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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 06:49

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ce 18 octobre, le Parti de la gauche européenne (PGE) a fait un nouveau coup de force : imposer aux communistes et forces de gauche la candidature unique de Alexis Tsipras à la Commission européenne. Une candidature qui pose problème, à plus d’un titre.


Le Parti de la gauche européenne (PGE) est méconnu des communistes français et européens. Parti politique européen, financé par la Commission, il a pour but comme tout parti européen « de favoriser l’intégration européenne et l’émergence d’une conscience européenne ».


Depuis sa création en 2004, il a suscité de nombreuses critiques de partis communistes comme le PC Grec (KKE), portugais (PCP) ou tchèque (KSCM), lui reprochant de vouloir fondre les Partis communistes dans des formations de gauche euro-compatibles et réformistes.


La décision que vient de prendre le Conseil des présidents du PGE, ce 18 octobre à Madrid, va pouvoir alimenter la polémique sur le rôle que joue le PGE dans la canalisation du mouvement communiste vers la constitution d’une social-démocratie de substitution.


Une légitimation d’une institution européenne anti-démocratique


Premier problème, proposer une candidature à la Commission européenne légitime les institutions européennes anti-démocratiques. D’abord la Commission dont la raison d’être est de contourner les peuples pour imposer des politiques au service du capital.


Le PGE a conscience de contradictions intenables, il dénote « que la démocratie est bafouée en Europe, les marchés financiers font la loi » et souligne que cette nouvelle disposition « n’est pas de nature à démocratiser l’UE (…) sinon à masquer son autoritarisme ».


Oui mais … « le PGE ne veut pas laisser le monopole de la parole aux forces responsables de la crise ». Juste au-dessus le PGE prétendait que « c’était aux citoyens, aux peuples, que doit revenir le pouvoir de décider de l'avenir de l'Europe ».


Comment le PGE peut faire croire que présenter une candidature à la Commission, battue d’avance, servant de marche-pied à une candidature social-démocrate, peut donner le pouvoir de décider aux peuples ?


Le PGE est obligé de le reconnaître, cette élection à la Commission est destinée à masquer, derrière un simulacre de démocratie, le renforcement de son autoritarisme qui passe par la consolidation de l’intégration européenne.


Or, le but du PGE avec cette candidature est précisément de renforcer l’intégration fédérale européenne en favorisant l’ « émergence d’une conscience européenne » conformément à ses statuts.


Une OPA du PGE sur le mouvement communiste


Deuxièmement, par cette manœuvre, le PGE réalise une OPA sur le mouvement communiste, et plus largement sur une gauche radicale européenne parfois assez critique envers l’UE.


Cela pose la question : qui le PGE représente ? Il ne faut pas le confondre avec le groupe parlementaire GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique).


Le groupe GUE/NGL, confédéral, réuni tous les partis de gauche radicale, souvent héritier ou encore porteur vivant de l’héritage du mouvement communiste. Il ne tranche pas entre une ligne européiste et euro-critique, réformisme et révolution.


Chaque parti reste libre nationalement de l’élaboration de sa ligne, et le groupe n’est qu’un appareil technique de coordination en vue d’obtenir une meilleure audience au Parlement.


Parmi les partis membres du groupe GUE, quatre partis communistes qui refusent catégoriquement l’entrée dans le PGE : le PC portugais (10,6 %, 2 députés européens), grec (8,3 %, 2 députés européens), chypriote (34,9 %, 2 sièges européens), tchèque (14,2 %, 4 sièges européens).


D’autres partis communistes ont refusé d’entrer dans le PGE : le Parti des communistes italiens (PdCI), le PC allemand, luxembourgeois, hongrois ou encore slovaque. On peut aussi penser au Parti du travail de Belgique (PTB), très proche des Partis communistes.


Enfin, des partis de la « gauche radicale » nordique refusent encore d’adhérer au PGE, pour conserver leur indépendance de pensée critique vis-à-vis de l’UE : l’Alliance de gauche finlandaise, le Parti de gauche suédois, le Parti socialiste néerlandais, le Mouvement populaire contre l’UE danois.


En réalité, qui mène le PGE ?


Des formations anti-communistes comme SYRIZA en Grèce et le Bloc de gauche au Portugal ainsi que des formations en rupture avec l’héritage communiste : PCF-PG-Front de gauche en France, PCE-Izquierda Unida en Espagne, Refondation en Italie, Die Linke en Allemagne.


Sur les 34 députés qui forment le groupe parlementaire GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), seuls 16 font partie du PGE dont la moitié de Die Linke. 7 autres sont observateurs, et 11 sont extérieurs au PGE.


En ce sens, la décision prise unilatéralement par les dirigeants du PGE, qui sera soumise au Congrès du PGE en décembre à Madrid, est un coup de force difficilement dissimulable.


Le communiqué peut bien conclure par : « d'ici le congrès de décembre, la présidence du PGE est donc chargée de consulter tous les partis membres et observateurs du PGE, les forces qui composent le groupe GUE-NGL au parlement européen » .


En quelle mesure les avis des forces qui composent le groupe GUE/NGL, qui refusent le projet porté par le PGE, compteront dans une décision prise directement par le groupe dirigeant du PGE ?


Il s’agit d’un coup de force symbolique et réel contre les forces communistes en Europe, contre les forces radicales qui portent une ligne anti-capitaliste et critique envers l’UE des grands groupes financiers.


Le choix de Tsipras : vers une gauche euro-compatible, de gestion du système


Troisièmement, le choix de Tsipras. Il marque l’ancrage du PGE et du mouvement héritier de la tradition communiste, de la gauche radicale, vers une solution résolument pro-européenne, de gestion social-démocrate du système.


On se souvient qu’en 2010, pour son 3 ème Congrès le PGE hésitait pour son nouveau secrétaire entre Pierre Laurent (PCF) et Alexis Tsipras, alors secrétaire d’un SYNAPSISMOS-SYRIZA au bord de l’implosion.


Pierre Laurent avait finalement été choisi. Un choix lourd de sens. L’élection du secrétaire du PGE préfigurant en général une attaque massive contre le Parti communiste du pays en question. Ce fut le cas pour l’Italie et l’Allemagne auparavant.


Le choix désormais d’Alexis Tsipras doit donc être analysé comme un signal lancé pour faire de SYRIZA un modèle pour les autres partis en Europe, et des idées de Tsipras le programme commun de la « gauche européenne ».


Comme le note le communiqué, « cette candidature serait un symbole fort pour l’Europe (…) car SYRIZA a su rassembler le peuple grec contre l’austérité, et pour un redressement de la Grèce dans une Europe solidaire ».


On connaît le programme de Tsipras, celui communiqué à Washington, Berlin, Londres, Francfort, Bruxelles, devant les dirigeants du FMI, de la BCE, de la Commission européenne :


« Nous voulons restaurer la stabilité en Grèce (entendre : l’ordre social capitaliste !) pour sauver l’Europe. Nous voulons l’Euro, mais avec moins d’austérité. ».


Répété avec maintes variantes, cette idée fixe suppose pour Tsipras de proposer ses services aux dirigeants européens – comme lors de cette fameuse lettre envoyée à Draghi, van Rompuy, Barroso en mars 2012 – et de négocier une austérité plus modérée.


En échange, Tsipras propose ouvertement de canaliser la colère sociale vers une gestion différente du système capitaliste (« plus humaine », aime-t-il à caractériser), vers l’idéal européen (« à sauver de ces dirigeants mêmes », souligne-t-il).


Cela conduit Tsipras à proposer des mesures de relance à l’échelle européenne, supposant la collaboration avec l’UE, la BCE, la Commission : un « plan Marshall » pour l’Europe, des « Accords de Londres » bis, pour réduire la dette grecque comme celle de la RFA en 1953.


Enfin, la méthode suivie par Tsipras dans son propre parti est très instructive.


En juillet, lors du Congrès fondateur de SYRIZA, c’est un « parti unique » de gauche qu’impose Tsipras, autour de sa personne, éliminant tout débat démocratique, centralisé à l’extrême sur une ligne institutionnelle, pro-européenne et de gestion du système, gonflé des transfuges du PASOK.


Du 13 au 15 décembre prochain, à Madrid, se déroulera le prochain congrès du PGE sous le mot d’ordre révélateur : « Change Europe » (« changeons l’Europe » !). Un congrès qui va marquer l’accélération du coup de force contre les partis communistes.


Car c’est un coup de force dans que tente d’imposer le PGE au sein du mouvement communiste : imposer la mutation vers une gauche euro-compatible, d’aménagement du système.


En ce moment même, la 15 ème Rencontre des partis communistes et ouvriers se tient à Lisbonne, respectueuse de la diversité des Partis communistes : c’est vers cet horizon que nous devons nous tourner, vers une alternative de rupture avec ce système capitaliste, avec l’UE du capital.

 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Politique
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