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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:08

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2013/01/2901-presseurop.gif

 

A un mois de l'ouverture complète du marché du travail britannique aux Bulgares et aux Roumains, le Premier ministre a plaidé pour de nouvelles restrictions à l'égard de ceux qui seraient tentés de profiter des largesses du système social local. "Nous sommes des barbares bien utiles", réagit amèrement un éditorialiste de Sofia. 


Rouslan Iordanov, 3 Décembre 2013


"La pénombre du soir est tombée, mais les barbares ne sont point venus. De la frontière des émissaires sont revenus : 'Les barbares n'existent plus!' ont-ils dit. Que ferons-nous maintenant sans eux ? Ils nous étaient tellement utiles pour résoudre nos problèmes..." Ainsi se termine le poème "En attendant les barbares" du poète grec du siècle dernier Constantin Cavafy (1863-1933).


Ces derniers jours, les pays riches de l'Ouest de l'Europe ont redécouvert la menace millénaire des barbares dépeints cette fois-ci sous les traits de leurs parents pauvres de l'Est du continent. La semaine dernière, le Premier ministre britannique a sorti de sa manche une série de mesures visant à limiter l'accès des ressortissants roumains et bulgares au marché du travail et aux prestations sociales britanniques. A partir du 1er janvier 2014 les dernières restrictions en ce sens devaient pourtant disparaître.


Cette quarantaine décrétée par Londres a provoqué une protestation assez molle de Bruxelles et une réaction un peu plus énergique que d'habitude de la diplomatie bulgare. Dans les jours qui ont suivi, l'Allemagne et la France ont rejoint la Grande-Bretagne en décrétant à leur tour des restrictions supplémentaires pour les Bulgares et les Roumains. La grande coalition d'Angela Merkela, réunissant la gauche et la droite, s'est engagée à mettre fin aux "prétentions non justifiées pour l'accès aux aides sociales". Le gouvernement socialiste de François Hollande en France a également déclaré avoir pris des mesures dans ce sens.


La xénophobie a le vent en poupe


Lorsque les trois pays les plus puissants de l'UE décident simultanément d'ériger des barrières, c'est qu'il se passe quelque chose. Dans la première moitié de 2012, l'Allemagne dit avoir accueilli quelque 550 000 immigrés, soit une hausse de 11 % par rapport à la même période l'année précédente. Deux-tiers sont des ressortissants de l'UE, dont une majorité d'Europe de l'Est. Mais Berlin a aussi pris acte de l'augmentation de l'immigration venue du Sud de l'Europe : + 39 % pour les Espagnols, + 41 % pour les Italiens et + 26 % pour les Portugais.


Certes, ces navettistes ne représentent aucun danger pour un pays de 82 millions d'habitants mais sont révélateurs d'une tendance inquiétante. En premier lieu, la crise de la dette qui a particulièrement affecté le Sud du continent a provoqué un afflux d'immigrés de ces pays qui se sont ajoutés aux Européens de l'Est. Et, en second lieu, la place de plus importante qu'ont pris sur la scène politique d'Europe du Nord et de l'Ouest les partis nationalistes, isolationnistes et anti-européens. Au Royaume-Uni, le Parti pour l'indépendance (UKIP) de Nigel Farage pèse de plus en plus sur les débats et s'il est privé de députés c'est uniquement à cause des spécificités du mode de scrutin majoritaire.


Selon les sondages, les opinions des Britanniques deviennent de plus en plus radicales sur le sujet et ils sont nombreux à se reconnaître dans un parti encore plus extrémiste, le Parti national britannique (BNP). En France, c'est le parti dynastique de Jean-Marie Le Pen, le FN, qui a le vent en poupe obligeant parfois certains ministres, à l'instar de Manuel Valls, de donner le ton à des campagnes particulièrement virulente contre les Roms. En Allemagne les velléités extrémistes restent sous contrôle grâce à une législation particulièrement rigoureuse en la matière.


Bref, l'Europe de 2013 est très différente de celle à laquelle Sofia et Bucarest ont adhéré en fanfare en 2007. On n'entend plus un mot sur l'unité enfin restaurée du Vieux continent et sur les vertus civilisatrices de la démocratie et de l'économie de marché. Non, en revanche, les immigrés miséreux (surtout les Roms) en provenance de Bulgarie et de Roumanie sont devenus une proie facile pour les journaux à sensation et les tabloïds. Un peu comme les réfugiés syriens en Bulgarie en ce moment...


Rouslan Iordanov
Publié le 29 novembre

 

Source : Courrier International

 


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