Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
  • Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
  • Contact

comité pour une nouvelle résistance C N R 06

Rechercher

Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:43

imagesjnht.jpg

Vous trouverez  plus bas, le message d'Yves Cimbolini à sa hiérarchie où il explicite son refus de posséder des actions gratuites d'EDF.


C'est un acte de Résistance! 

 

 

Voici quelques réflexions sur EDF.


La nationalisation de cette entreprise a été réalisée à la libération sous la direction du ministre Marcel Paul. Il a mis en application dans la France dévastée et ruinée d'après guerre, le programme du Conseil National de la Résistance. Voici deux phrases de ce texte important sur ce sujet:


" Une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle",

"Le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques".

 

387770 220411661361187 100001770649973 502942


Mais depuis les années quatre vingt, l'ultralibéralisme est devenu la doxa dominante. On pouvait prévoir ces dérives depuis le début. En particulier depuis la signature par messieurs Jospin et Chirac à Barcelone en 1998 du texte européen. Ils ont acté à ce moment là, la libéralisation du marché de l'électricité en France, conformément aux intérêts financiers qui ont crée l" Union Européenne" et qui la dirigent depuis toujours pour le plus grand bonheur des transnationales.


La distribution d'électricité doit être une marchandise rentable pour les actionnaires. Le service public n'est plus, place maintenant aux profits gigantesques pour les délinquants de la finance.


Malgré cette forfaiture signée dans la capitale de la Catalogne, le doute pouvait encore subsister tellement les promesses émanant des europiomanes ont souvent été ignorées, voire prises à contre-pied. Mais l'intérêt supérieur des marchés est une obligation qu'il faut respecter et imposer !


Le groupe EDF peu à peu va devenir une entreprise au service des capitaux privés. Peut-être passera-t-elle bientôt comme France Télécoms avant elle, et comme la Poste plus récemment, sous le statut juridique d'une société anonyme où tout est fait pour augmenter le profit des actionnaires. L'usager se transforme peu à peu en client qu'il convient de dépouiller chaque jour un peu plus.


C'est vrai que les bienfaits de l'économie de marché ne m'apparaissent pas clairement. Je suis trop attaché aux valeurs archaïques d'un autre temps. Pour moi, seuls les services publics sont garants de l'intérêt général.


La nécessité d'augmenter les tarifs d'électricité pour éviter les distorsions de concurrence est un impératif pour les ultralibéraux. Selon les instances européennes, les tarifs régulés constituent une distorsion de concurrence à l'égard des autres opérateurs du marché. Vendre aux usagers le kilowatt au prix de revient devient un crime. Ce beau monde doit s'enrichir allègrement sur le dos des clients que nous devenons.

Un parallèle intéressant. La CALIFORNIE.


La privatisation de l'électricité aux USA sous Ronald Reagan est abordée dans le film projeté. Le président a dit dans son discours d'investiture devant le congrès:"... l'état n'est pas la solution, c'est le problème!...". Les prédateurs ont eu les mains libres!


Le mode opératoire des adeptes de l'économie de marché est maintenant bien connu: Privatiser, Organiser la pénurie, Augmenter les prix, Organiser le racket et le pillage.


Il est instructif d'observer ce cas d'école. Le chantage exercé auprès de l'état pour l'obliger à accepter des augmentations de plus de 200% a été sans risque majeur pour les opérateurs privés. Une fois les accords signés, l'électricité est revenue par enchantement, importée du Canada si nécessaire, pour le plus grand profit de l'entreprise ENRON qui a ainsi raflé les concessions publiques offertes au "divin marché".

En France, avec un peu de retard le même chemin a été suivi.


Mais il faut rappeler que les services publics constituent l'un des moyens essentiels d'exercice des droits fondamentaux :

- Transport

- Poste

- Santé

- Education

- Accès à l'énergie…


Les services publics doivent être organisés par l'état qui est le garant de l'intérêt général et de l'égalité de traitement sur l'ensemble du territoire national. C'est par ailleurs un moyen essentiel que se donne la puissance publique:

  • Pour réguler le marché
  • Pour conduire des politiques pour la protection de l'environnement
  • Pour concourir à un développement économique et social harmonieux sur tout le territoire (aménagement du territoire)
  • Pour garantir l'égalité de traitement sur tout le territoire national. C'est l'exemple de la péréquation tarifaire.

La loi du marché et la concurrence fût-elle « libre et non faussée », ne peut garantir l'égalité de traitement sur le territoire national, c'est même l'inverse qu'elle propose. Le monopole public est une nécessité pour assurer ce principe d'égalité.


Le Conseil National de la Résistance a fait inscrire dans le préambule de la constitution de 1946, la phrase suivante, reprise dans le préambule de la constitution actuelle : « Tout bien dont l'exploitation a le caractère d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. ».


En fait la privatisation des services publics relève plus d'une décision dogmatique (économie de marché) que rationnelle. Les différentes privatisations vont coûter très cher en termes financiers, politiques, écologiques et sociaux à la collectivité. Il nous appartient de nous mobiliser contre ce pillage en règle de notre patrimoine commun.


Bien cordialement.

 

Lucien PONS

Président de l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".


images-lok.jpg

**********************************

 

Extrait de " EDF et les privatisations" 

 


 

**********************************

telechargement--69-mp.jpgLettre du citoyen Cimbolini à sa hiérarchie


 


MR Yves CIMBOLINI

Agent technique exploitation

RTE -TESE

                                                                                GET Cote d’Azur

                                                                                MR Pierre GADONNEIX

                                                                                Président Directeur Général

                                                                                 EDF

 

 

 

Objet : Tombées du camion

 

Mr le président,

 

Vous n’êtes pas sans  savoir que les industries électriques gazières telles que nous les avons connues jusqu' alors on été crées en 1946 et qu’elles sont l’émanation du Conseil National de la Résistance, dont le programme du 15 mars 1944 prévoyait entre autre la nationalisation des grands moyens de production.

 

Je vous rappelle que les membres de ce conseil ont prouvé plusieurs fois leur attachement aux valeurs de la nation tout d’abord pendant l’occupation en s’engageant dans la résistance, mais aussi après guerre. En effet le programme visionnaire du Conseil National de la Résistance prévoyait, notamment à travers la nationalisation des grands moyens de production, de doter la France d’un outil industriel sans précédent à la pointe du progrès dont nous en  profitons encore les bienfaits.

 

Compte tenu de cela, je pense pouvoir affirmer que l’entreprise EDF appartient à la nation et qu’elle en est la propriété insaisissable (c’est même écrit sur ses compteurs)

 

Vous comprendrez donc l’ampleur de ma surprise,  à la réception  d’un courrier m’indiquant que des actions EDF gratuites me seraient données prochainement.

 

Comment peut-on me donner une partie de ce qui fait partie du bien public ?

 

Comment puis-je accepter cela sans me transformer en receleur ?

 

Croyez moi,  je me suis longuement posé la question (pas si longtemps que ça en fait), et j’en ai facilement déduit que je ne pouvais accepter ces actions.

 

Accepter ces actions c’est accepter un système que je combat.

Accepter ces actions qu’elles soient payantes ou gratuites équivaut pour moi, à

trahir ceux qui dans une période très difficile de notre histoire, ont œuvré au péril de leur vie, et qui l’ont même perdue parfois, afin que nous vivions dans une société meilleure.

 

Je pense à Jean MOULIN, George BIDAULT, Louis SAILLANT, mais aussi Marcel PAUL, et tous les résistants et syndicalistes qui ont su défendre nos libertés. Je ne peux me résoudre à conclure leur action par un acte purement mercantile.

 

Il y a quelques temps, j’ai écrit à mon directeur de sous unité pour lui demander de prendre des mesures afin que ma messagerie ne soit plus encombrée par des messages ayant attrait à l’actionnariat salarié, qui sous cette forme libérale ne peut être qu’un leurre, voire à terme une escroquerie pour les agents.

 

Ma jeunesse je l’ai vécue dans  un quartier plus proche de la cour des miracles que de Neuilly, dans un appartement de vingt mètres carrés au maximum,  avec pour loisir principal la rue et son lot de surprises. Pourtant grâce à mes parents ouvriers, j’y ai appris, que l’on ne gagne pas sa vie sur le dos des autres, que voler n’est pas gagner,  que tout doit se mériter.

 

Pendant les dix huit mois que j’ai passés en école de métier, plus exactement à la Pérollière, au-delà du métier passionnant que j’ai appris, grâce au contact des anciens, j’ai acquis ou confirmé certaines valeurs sociales qui m’animent encore aujourd’hui, qui se traduisent entre autre par un attachement sans concession au service public.   

 

Je vous informe qu’en 2004 si j’ai fait plusieurs jours de grève pour défendre l’entreprise intégrée dans l’intérêt des usagers, ce n’est pas pour participer aujourd’hui à son morcellement matérialisé par des actions, qu’elles soient faites de papier recyclé ou non.

Je réside dans la région niçoise et pour ce qui est des confettis nous avons tout ce qui faut lors du carnaval. Le dernier jour nous nous payons même le luxe de bruler le roi.  

 

Je vous demande donc Mr le directeur de remettre ces actions où elles étaient, et de ne plus essayer de me tenter. Toute nouvelle tentative sera vouée à l’échec donc ne gaspillez plus le précieux temps du service public en le détournant pour ce genre de choses.

 

Enfin considérant qu’un peu d’histoire ne fait du mal à personne je vous joins le programme du Conseil National de la Résistance. Je vous invite à le lire, vous verrez il est vraiment d’actualité, d’ailleurs il ne parle pas que des IEG, il parle aussi, entre autre, des retraites, de la sécurité sociale, bref tout ce qu’aujourd’hui les partisans du monde libéral s’acharnent à détruire, faisant abstraction du sacrifice de nos anciens et de l’avenir de nos enfants. Comme la lettre de Guy MÔQUET il mériterait d’être lu et commenté dans nos écoles.

 

Au fait Mr le président savez vous qui est à l’origine de cette phrase « ce que vous nous prenez aujourd’hui,  nous vous le reprendrons  demain au centuple » ?  

C’est un patron revanchard, qui avait la défaite amère lors de la nationalisation des IEG.

 

Le temps de la revanche aurait il sonné ? Peut être…..Dans ce cas là nous pouvons espérer car le temps de la reconquête n’est plus très loin.

 

En vous écrivant cette lettre je suis conscient que je  prends des risques. Le risque de vous déplaire (je plais toujours à ma femme ça me suffit), le risque de vous mettre en colère (je ne suis pas inquiet mon bureau n’est pas à coté du votre), enfin, le risque de ne pas être compris (c’est celui qui me gène le plus, mais bon,  faudra faire avec).

En fait, ce sont vraiment de petits risques, comparés aux risques pris par ceux qui nous ont montré l’exemple ?

Après tout qui ne risque rien n’a rien.

 

Dans l’attente de vous lire peut être bientôt, je retourne à mes actions……celles de la rue bien entendu, elles rapportent plus sur le court et le long terme.

 

Avant de vous quitter Mr le Président, et en toute humilité, je me permets de vous faire une petite suggestion qui vous aidera dans votre quête effrénée du bonheur des agents.

Au lieu de leur donner des actions dont la valeur est incertaine et sujette à fluctuations je vous propose de faire un geste fort en augmentant leur pouvoir d’achat à travers leur salaire (n’hésitez pas c’est une valeur sure) et leur évolution de carrière. Des négociations sont en cour profitez en n’hésitez pas à vous faire entendre on pourra même vous donner un petit coup de pouce.

 

 

 
Je vous prie d’agréer Mr le Président l’expression de mes respectueuses salutations.  
  
MR Yves CIMBOLINI
 
Membre CGT de la commission secondaire de TESE-RTE
Délégué du personnel au GET Côte-d’Azur
 
                                                           Et avant tout Citoyen !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Service public
commenter cet article

commentaires