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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 08:08

Intervention du FSC au débat du M'PEP du 3 novembre à Aix

images--2-131.jpg(Merci au M'PEP pour son invitation à son université d'automne.)

 

AIX EN PROVENCE  SAMEDI 3 NOVEMBRE 20H30

Débat : UN NOUVEAU CNR EST-IL POSSIBLE ET NECESSAIRE ??

 

Intervention de Jacky Omer, secrétaire du FSC.

 

Mesdames, messieurs, chers amis et camarades, j'aimerais à ce meeting politique apporter la voix syndicale en toute indépendance, mais pas neutre .


Tout d'abord un constat s'impose, concernant cette double question .

Le peuple de France, dans sa grande majorité souffre, que ce soit la jeunesse, ceux qui n'ont pas de travail, les retraités et les salariés, de plus en plus exploités et démunis.

 

 Certains d'entre eux sont au bord du suicide tant l'exploitation capitaliste à des fins de rentabilités financières et rude et agressive envers l'individu, la Nation et nos acquis !

A cet effet, Pour le FSC , un nouveau CNR serait nécessaire, pour 3 raisons :

 

1) Nous y voyons là un intérêt de classe urgent,


2) Le rôle des syndicalistes de lutte sera valorisé et prépondérant sur le lieu de travail dans une perspective de rassemblement et du tous ensemble, 


3) Pour l'avenir, chacun va se retrouver devant un choix  entre celui de la défaite définitive avec un recul de plus d'un siècle ou la victoire revendicative pour l'ensemble du peuple. Historiquement, c'est bien dans un tel climat et quelques temps avant la grève insurrectionnelle que le CNR s'était créé en mai 1943 (Louis Saillant y représentait la CGT). Il était porteur de revendications révolutionnaires, il rassemblait tous ceux qui voulaient se libérer du joug nazis, sauver la Nation et changer de société, vivre mieux et autrement et lutter sur des bases de classe.


Certes, la situation n'est pas celle du début des années 40 avec une occupation physique et criminelle du pays, mais d'autres paramètres sont bien identiques tant au niveau économique, que politique. L'Euro constitue une occupation monétaire destructrice depuis 2002 et l'oligarchie financière occupe et possède le pouvoir . Cette Europe nous fait mal, très mal.


Le grand patronat, les héritiers des maîtres des forges des années 40, qui collaboraient avec l'occupant, ont actuellement leurs héritiers au MEDEF ex CNPF. Ils veulent toujours plus, comme pendant l'occupation, voyez ces meneurs du CAC 40 relancer le gouvernement à coup de besoins de milliards d'€, exiger plus de « productivité », l'augmentation du temps de travail, moins de salaires, d'emploi en voulant supprimer tous les acquis de 36, 45 et 68.


La France a besoin d'une réunification syndicale sur des bases de classe  ; l'avenir de la nation, de nos enfants de nos petits enfants, des services publics, de la santé et au delà l'exige !


Bien que nous ne soyons pas une organisation syndicale, nous pensons néanmoins, que le FSC peut jouer un rôle important dans cette bataille idéologique, pour aider à ce rassemblement.


Ceci étant, la réalité du terrain, l'ignorance et le manque de repères syndicaux de classe sont bien présents. De ce fait, la collaboration syndicale fait rage à de nombreux niveaux et principalement au niveau de l'UE. Cela déplaît à certains, mais nous ne pouvons faire l'impasse du rôle syndical dans ce processus d'intégration des forces du travail et de leurs représentants syndicaux pour la paix social dans l'intérêt du grand capital mondialisé.


A ce titre, nous dénonçons le rôle que jouent les organisations syndicales internationales la CES et CSI.


Pour ce qui est de la CES :


Elle fut constituée en 1973 et la CGT écrivait quelque temps plus tard :

« Cette organisation pouvait être le lieu de rassemblement de l'ensemble des forces syndicales face à la coalition patronale, des gouvernements et des sociétés multinationales. »

Par la suite, une réponse fut faite à la CGT, en juin 1980, à sa demande d'affiliation qui en dit long  :

« Considérant vos conceptions fondamentales de la société et du rôle des syndicats dans cette société, votre pratique politique et votre affiliation syndicale internationale (FSM) …. à l'heure actuelle, vous ne répondez pas aux critères qu'il a été arrêté, surtout en ce qui concerne les critères fondamentaux. Par conséquent, …une adhésion de votre organisation causerait plus de tort à la cohésion interne qu'elle n'apporterait de renforts à l'impact de la politique de la CES. »


Pour être à la CES il faut donc être sur des positions réformistes, contrecarrer le syndicalisme de lutte de classes, collaborer en tant que « partenaire social » pour implanter un syndicalisme de consensus.


Or la réalité du terrain ne s'efface pas comme cela et les masses poussent.


Si la CES « bouge » (9/10 octobre, nouvelle FD Europe métallo, puis Espagne, Portugal le 14/11). Pour la France, le 14 novembre l'action dictée par Thibault depuis Bruxelles apour thème principal : promouvoir l'EUROPE SOCIALE, un héritage de longue date qui  met en lumière toutes nos inquiétudes.

 

-Rappelons que Delors fut conseiller de la CFDT avant de devenir celui du premier ministre gaulliste Chaban-Delmas (1969-72) et, à ce titre, l'inventeur des fameux «contrats de progrès» qui visaient (déjà!) à associer les syndicats à la gestion des entreprises, à avancer dans la voie de l'intégration. C'est un pionnier de l'association Capital-Travail qui présida la commission européenne à partir de 1985.

 

Depuis Maastricht,

-Les dirigeants de la CES furent étroitement associés à l'élaboration du Traité constitutionnel européen (TCE) par le biais du Conseil économique et social. Logiquement, Giscard d'Estaing, qui dirigeait l'élaboration du TCE, fut invité à faire le service après-vente de ses travaux lors du congrès d'Athènes (2003) de la CES.

 

En France…

-Dans le cas français, le correspondant privilégié de la CES fut historiquement FO puis la CFDT quand elle revint sur ses bases idéologiques, d'ex CFTC, en 1978….


-Côté CGT, le processus de ralliement à la CES a débuté en 1995, avec son retrait de la FSM. C'est finalement en 1999 que la confédération rejoignit la CES, peu après l'arrivée de Bernard Thibault au secrétariat général avec une équipe de choc, renforcée à ce jour de consultants en tout genre.. Cette adhésion se fit malgré de fortes oppositions internes.


Il n'en demeure pas moins que la direction confédérale CGT a désormais pris toute sa place dans la CES. Un représentant cégétiste, Joël Decaillon, en fut longtemps secrétaire général adjoint. A ce titre il fut étroitement associé à l'élaboration du Traité constitutionnel (2003) et un de ses ardents défenseurs dans l'appareil. Quant à la FSU [Fédération syndicale unitaire – enseignement], elle a officialisé aussi sa demande d'adhésion (2011).


Oui, l'Union européenne « est une entente, une association des grands capitalistes en vue d'essayer de surmonter leurs contradictions et de renforcer leur puissance sur le dos des masses exploitées. » (B. Frachon, 1962)


Pour être plus direct , nous avons à faire à une association de malfaiteurs !!!


Pour exemple, Bernard Arnault, première fortune de France et 4ème du monde, annonce qu'il veut aller rejoindre ses pairs en Belgique, à commencer par son vieil ami, le baron et grand capitaliste Albert Frère. Il montre à tous qu'il n'a qu'une patrie, celle du fric et de son intérêt de classe, comme les émigrés de 1792, comme le patronat français durant la seconde guerre mondiale se rangeant de manière « décomplexée » derrière Hitler. Ne cherchons pas très loin : si le grand patronat a toujours crié « plutôt Hitler que le Front Populaire » en faisant le choix de la défaite, s'il était absent du Conseil National de la Résistance, c'est qu'entre 40 et 44, les profits, c'est Hitler.


C'est ce même capital, vaincus et vainqueurs réunifiés par les exigences de l'accumulation et de la lutte contre le mouvement ouvrier, qui a conçu la construction européenne, vendue aux écoliers à travers les figures des « pères de l'Europe », en réalité tous hommes du capital spécialistes de l'anti-communiste ou collaborateurs actifs du nazisme.


Il s'agissait de briser la résistance ouvrière et de construire un espace de valorisation du capital supranational : chômage de masse, précarité et flexibilité de l'emploi, mise en « concurrence libre et non faussée » des peuples et des travailleurs, destruction de la protection sociale, asphyxie des services publics et privatisations, privation des peuples de leur souveraineté jusqu'au TSCG et MES qui visent à placer les budgets et les parlements nationaux sous la tutelle directe du capital financier.


Le vieux rêve de la droite la plus réactionnaire sera alors réalisé : l'effacement non seulement de 1945 mais aussi de 1789 !


Cette lutte de classe planifiée et menée activement est reconnue voire revendiquée par ses promoteurs et ses profiteurs. Ainsi Warren Buffett, (3ème fortune du monde juste devant... Arnault) déclarait-il en 2005 : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».


Aujourd'hui nous en sommes là !!


Il fut un temps où les plus grandes forces syndicales rendaient coup pour coup et, par exemple, n'hésitaient pas à mener campagne ouverte contre l'UE née du Traité de Rome en 1957.

 

A l'époque, les discours et les articles sur l'Europe de Benoit Frachon, secrétaire général de la CGT, ne parlaient pas d'Europe sociale et n'escamotaient pas les enjeux pour les travailleurs :


«  La CGT a dénoncé ces mensonges et mis à jour le caractère impérialiste de cette opération des monopoles qui ne visait ni au bien des peuples ni à l'amélioration des conditions de vie et de travail des prolétaires …. mais uniquement aux intérêts des capitalistes, placés dans les conditions actuelles, devant la nécessité d'une concentration industrielle et bancaire de plus en plus impérieuse.


Nous devons au contraire démasquer leurs subterfuges et expliquer que les Etats-Unis d'Europe.., ne seraient qu'une simple association réactionnaire d'exploiteurs unissant leurs efforts pour maintenir les peuples sous leur domination, et empêcher l'évolution de la société vers le socialisme, vers une véritable collaboration fraternelle des peuples. » ( Benoit Frachon , Au rythme des jours )


Un demi-siècle plus tard, Benoit Frachon et la CGT avaient-ils raison ou tort ?


Le constat répond de lui-même, régression sociale tous azimuts et recul de civilisation, guerres impérialistes, organisation par l'Europe elle-même , au Luxembourg ou à Monaco , du blanchiment de l'argent sale, bienveillance vis-à-vis des mouvements fascistes qui se développent partout, à commencer par la Grèce où le mouvement pro-nazi « Aube dorée » est non seulement toléré mais encouragé par la troïka comme diversion à la résistance populaire !


A ce titre le mouvement syndical doit combattre l'UE, sa monnaie unique et quitter son appendice , la CES et mondialement la CSI. (Rappel alliance CISL et CMT, mariage du Vatican avec la CIA) .


L'histoire revient à grands pas , depuis le plan Marshall (1947) nous avons une chance historique à saisir, certes la tache sera rude, l'adversaire et solide mais moins nombreux. Notre société n'a plus de repère, plus d'objectifs. Reconquérir la confiance et ouvrir les yeux d'un plus grand nombre avec un nouveau CNR c'est possible. En excluant bien évidemment l'extrême droite et le MEDEF.

 

Pour finir :

Permettez-moi ces quelques mots de notre jeune camarade, Guy Môquet, fusillé avec d'autres militants ouvriers par les nazis à Châteaubriant :

« … Les camarades qui restez, soyez digne de nous qui allons mourir. S'il vous plait faites quelque chose pour qu'on ne soit pas mort pour rien ! »

 

Honneurs à ces camarades, relevons le défi !

Merci,

 

Front Syndical de Classe, Aix le 3 novembre 2012

 

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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Conférence - débat
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