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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 14:38

Comme il est beau ce coin de la mort par précarité à 20 ans 

 

800px-La_Clusaz_Janvier_2004.jpg


La Clusaz, une vitrine de l'or blanc, pépinière de champion et derrière la précatité glauque du travail saisonier. Une région où hoteliers et promotteurs se sont échinés avec des aides politiques fortes à chasser le tourisme social qui leur a permis de voir le jour mais qui sent la sueur voir le pinard pour implanter durablement des rentes à beurre sans se trainer les épinards:

 

Un incendie dans un fourgon deux morts brûlés vif, 17 et 20 ans.


Sur la presse en ligne nationale, silence. Place à la ruine de St Trop ou au Koblencien potapoutinien. Libé zéro pointé, Figaro idem,  Le Monde détail le CDD ...de Sérillon, l'Humatraite des exentricités de Bardot.


Faut dire que le mort n'est qu'un obscure ouvrier fondeur d'or blanc pour les coffres de ceux qui se gavent de leur boulot. Ca compte pour quoi un ouvrier précaire alors qu'il faut couvrir le Paris Dakar ?  

 

Avant que La Canaille vous inglige son courroucé commentaire, voici ce qu'en dit unDauphiné aussi "Libéré" que le Parisen du même métal :


"Voilà une quinzaine de jours que Thomas Schamberger était arrivé pour travailler aux remontées mécaniques, au téléski du Loup. « Il était super sympa » ajoute Émilie, également voisine du jeune homme et de son amie de 17 ans.


Des conditions de vie plus que précaires


Les camions des filles étaient encore stationnés hier matin sur le chemin des Rifroids. Une zone glacée sans eau, ni électricité où le soleil perce rarement. Bouteilles de gaz et bidons de pétrole sous les essieux témoignaient de conditions de vie plus que précaires. Des chiens tournaient autour des véhicules. « C’est aussi parce que nous avons nos animaux que nous ne pouvons pas aller dans un foyer pour saisonniers. D’ailleurs, la commune ne nous a jamais rien proposé » complétait Thibault, qui avait bien du mal à contenir sa colère.


Du côté de la mairie, on soulignait qu’habiter dans ces conditions relevait d’un choix. Alexis Bongard, directeur de l’office de tourisme, avançait : « 80  % de nos 1200 saisonniers sont logés sur le canton de Thônes, où les prix sont bien moins élevés que dans la station. Nous faisons beaucoup d’efforts pour favoriser le logement. Nous avons même un foyer géré par la Ville depuis 1994, avec 36 places. Et nous essayons de faire courir les contrats sur les deux saisons, hiver et été. »


Suite à une réunion de crise, le maire André Vittoz faisait savoir, par le biais d’un communiqué, que des engins municipaux allaient être mis à la disposition de saisonniers choqués afin de les aider à quitter les lieux du drame et s’installer sur le parking des Clus, à côté du Champ Bleu. Une solution de relogement allait être également proposée. Le message concluait qu’un chauffage défectueux pouvait être la cause de l’accident.


En début d’après-midi, la dizaine de jeunes concernés quittait effectivement la zone des Rifroids. « Au moins, là-bas, nous aurons du soleil et nous pourrons faire fonctionner nos panneaux solaires. C’est d’ailleurs ici que nous voulions venir initialement avant de nous entendre dire qu’on constituait une pollution visuelle » commentait Thibault, le plus âgé d’entre eux.


Hier, ils voulaient surtout des conditions d’accueil décentes, leur permettant de vivre dans leur camion. « Avec mon véhicule qui fait dix tonnes, je ne vais pas faire la route tous les jours entre Saint-Jean-de-Sixt et La Clusaz » concluait Émilie.

 

La canaille a regardé l'interview du directeur de la station et ce qu'il a vu et entendu l'a mis dans une rage noire, rage que les lignes ci dessus ne vont pas contribuer à calmer.


Ce monsieur, bien au chaud sur le devant de l'office du tourisme déclare aux caméras "le risque dans ces fourgons c'est que plus on a froid plus on chauffe". C'est un peu dire s'ils avaient moins chauffé il n'y aurait pas eu d'incendie. Et si les irlandais n'avaient pas embarqués dans les soutes du Titanic il ne s'y seraient pas noyés...sans jamais dire pourquoi en masse ils avaient embarqué.

Mais par contre si nous croisons le propos avec ce que le dauphiné retient, cela donne aussi cela ; « 80  % de nos 1200 saisonniers sont logés sur le canton de Thônes, où les prix sont bien moins élevés que dans la station." 



1200 SDF à statuts saisonniers précaires. Qui les emploit ? Pour quels métiers, quelles durées de contrats combien de CDD qui devraient peut-être devoir être requalifié en CDI ? Quelles conventions collectives ?

 

emploi saisonnier

 

Allez donc jeter un oeil sur ce lien pour voir comment est présenté ce paradis qui tourne souvent à l'enfer


Appelons un chat un chat : 110 stations rien qu'en "Pays de Savoies" qui s'offrent les services d'une autre forme de gens du voyage lesquels avec le reste des GdV se partagent parkings et bords de routes comme aires d'accueils.

 

Plusieurs dizaines de milliers d'esclaves des latifundiaires de l'or blanc.

 

"On" est bien bon, la preuve "on" les loge...loin de la station ou la rente mobilise chaque M2. 


Et puis les noctambules, c'est bruyant, donc qu'ils alimentent nos ZUP et nos terrains de camping ...en janvier c'est plus calme.


Tout cela quand ce ne sont pas ces campements "sauvages" qui ne troublent pas inconsidérement les employeurs.


Sauvages entre guillemets, parce que c'est encadré:

Le même responsable devant le fait que tous ne sont pas disposés à quitter leur véhicule. "Il n'est pas évident qu'ils les acceptent. Pour l'heure, la municipalité va donc les aider à déplacer leurs camions vers un autre emplacement."


Pendant les obsèques la vente des tickets continue !


Une question à poser : Pourquoi rester garer sur ces parking ? "Parce quedit un des saisonniers, un appartement, c'est au moins 1.000 euros. Et on ne peut même pas y emmener nos chiens, notre seule famille." Quant tu en gagne primes et pourliche compris 1700...


Le même pointant le manque d'infrastructures adaptées : "Pourquoi ne nous donnent-ils pas simplement un terrain où il y a l'électricité et l'eau ? Avec l'électricité, personne n'aurait besoin de stocker autant de pétrole dans une telle promiscuité : on est tous entassés, c'est très dangereux..."


Ajoutons aussi ceci toujours pris dans l'article du DL :

  "Les camions des filles étaient encore stationnés hier matin sur le chemin des Rifroids. Une zone glacée sans eau, ni électricité où le soleil perce rarement. Bouteilles de gaz et bidons de pétrole sous les essieux témoignaient de conditions de vie plus que précaires"


Et roule Raoul, ça passe comme une lettre à la poste : dortoirs précaires à chauffage et sanitaire digne d'un camp de réfugiés ou le fourgon sur le coin de parking.


Mais ouf, la morale est sauve, il y a un bidonville pour les filles, isolé de celui des gars.


Les patrons qui se gavent des recettes pour des gamin(e)s payés au smic vitaminés vont aller dire une messe et passer une annonce pour remplacer les morts ? 


L'organisation de cette précarité dans des zones par définition de climat extrême est une norme logique de vie imposée par des gens qui en discutent doctement assis un verre de Mondeuse ou de Roussette en main, au coin d'une cheminée avec vue sur le soleil couchant derrières les montagnes enneigées...à l'heure où les forçats de la neige rallument leur poêle à pétrole pendant que réchaufent leur soupe en boite ou la barquette de raviolis sur ce réchaud qui fera l'incendie.


Canaille le Rouge serait curieux de savoir si le ministre du travail a immédiatement envoyé sur place des hauts fonctionnaire de son ministère pour jeter un oeil sur les contrats de travails et les conditions d'hébergement des 1200 saisonniers du coin.


Pas que depuis qu'il est en poste mais... faut dire, l'or blanc, ça sent le Sapin.


On dirait que le titulaire du maroquin du 101 rue de Grenelle semble plus à l'aise pour distribuer des LH  aux patrons que pour aller là où le travail précaire tue.


Il est vrai que voir Sapin venir plancher sur un sujet, ce n'est pas forcement rassurant.

 

INSPECTI.gif

 

Canaille Le Rouge 


 

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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans La lutte des classes
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