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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:31

Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, est nommé à la tête du Conseil supérieur de l’Audiovisuel.


Olivier Schrameck (à gauche) aux côtés de Lionel Jospin et Alain Ménéménis, lors de la présentation devant la presse des travaux de la Commission chargé de la rénovation et de la déontologie de la vie publique, le 9 novembre 2012 - PRM/SIPA
Olivier Schrameck (à gauche) aux côtés de Lionel Jospin et Alain Ménéménis, lors de la présentation devant la presse des travaux de la Commission chargé de la rénovation et de la déontologie de la vie publique, le 9 novembre 2012 - PRM/SIPA
Bon, on le sait depuis des lustres : les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Pourtant, c’est une preuve de maturité que de ne jamais s’habituer à cette grammaire politique. Rappel des faits : François Hollande dans sa fameuse envolée syntaxique qui traduisait une échappée belle électorale avait (notamment) lancé : « Moi, président de la République, je n’aurais pas la prétention de nommer les directeurs des chaines de télévisions publiques, je laisserai cela à de instances indépendantes ». 

Une intervention salubre puisqu’elle signifiait clairement la promesse de mettre fin à des années d’intervention sarkozystes dans les médias (chasse aux sorcières de journalistes, immixtion dans la désignation de reporters, limogeage de patrons méritants mais encombrants, intervention dans le capital de journaux…). 

Un peu plus tard, le candidat socialiste promettait également une réforme rendant au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), le pouvoir de nomination des présidents de l’audiovisuel public et renforçant son indépendance par rapport au pouvoir politique. 

Aussi la nomination, hier, d’Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin et numéro 2 de l’exécutif socialiste de 1997 à 2005, a-t-il surpris plus d’une personne. C’est au point que les autres nominations au CSA n’ont provoqué aucun commentaire. Qu’importe désormais s’il est préférable d’être au Siècle pour siéger au sein du docte conseil. 

Faire de Schrameck, le nouveau boss du CSA est tout sauf anodin. D’abord parce que si sa compétence de haut fonctionnaire est reconnue, ce qui l’est beaucoup moins c’est son aptitude à maîtriser les dossiers de l’audiovisuel. Et pour cause, comme le rappelle Libération du 10 janvier 2013, c’est la première fois, depuis sa création en 1989, qu’une personnalité extérieure à l’univers des médias est nommée. « Peut-être a-t-il la télé », se demandent, taquins, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts. 

Souvenons-nous que Michel Boyon qui a été décrié a été un plutôt bon patron de Radio France et qu’il a tenu tête plusieurs fois à l’exécutif dans le passé… Tenir tête n’est pas non plus la qualité d’Olivier Schrameck dont le titre de gloire est avant tout d’avoir été le bras armé de Lionel Jospin durant cinq ans… et plus… puisqu’on le retrouve au sein de cette baroque Commission chargé de la rénovation et de la déontologie de la vie publique et autres lieues, présidée par l’ancien candidat malheureux de la gauche à la présidentielle de 2002. 

Pourquoi Schrameck ? Parce que cette promotion illustre, une nouvelle fois, le poids de Lionel Jospin sur ce quinquennat naissant. On sait déjà que l’ancien premier ministre exerce une influence non négligeable quant à sa méthode : en permanence et sur toutes les questions, créer (même artificiellement) une gauche et une droite afin de pouvoir, après avoir laissé du temps au temps, « trancher » en se plaçant au centre du débat. 

Jusqu’à présent, François Hollande donne l’impression d’avoir adopté cette démarche. Les deux hommes partagent, en effet, le goût de la notion de synthèse, ce triangle des Bermudes de la décision politique. Mais l’influence de Jospin s’exerce aussi par les personnes. C’est à se demander, aujourd’hui, s’il n’est pas devenu obligé d’avoir croisé, un jour, le destin de ce dernier pour être propulsé aux firmaments de la Hollandie. 

Au secours Jospin revient ? 

Dans la position singulièrement mou du genou du chef de l’Etat sur le mariage pour tous : certains veulent voir l’opposition de l’ancien premier ministre à une loi qui aurait le culot de vouloir remplacer « son » Pacs. C’est sans doute exagéré. 

Ce qui l’est beaucoup moins, en revanche, c’est que cette référence constante, parfois inconsciente, au jospinisme inscrit durablement le logiciel du hollandisme dans les années 70. Pour reprendre la formule des deux journalistes de Libération, Schrameck a sûrement la télé. Pas sûr, en revanche, qu’elle soit en couleur. 

La jospinite serait-elle la maladie sénile du hollandisme ?
Source: Marianne2

 

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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Service public
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