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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:54

Mardi 24 septembre 2013  Benito Perez

 

Elles avaient juré que plus rien ne serait comme avant. Après l’effondrement, le 24 avril, du gigantesque atelier du Rana Plaza au Bangladesh, qui coûta la vie à 1200 ouvriers, les transnationales de la mode avaient fait profil bas. Coincées entre les manifestations ouvrières et l’éclairage des médias internationaux, une quarantaine d’entre elles concédaient un ambitieux plan de sécurisation des usines sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). Et promettaient de revoir les conditions en vigueur chez leurs fournisseurs.


L’émotion passée, pourtant, les affaires sont redevenues les affaires. Début septembre, une réunion convoquée par cette même OIT à Genève devait permettre de négocier l’indemnisation des familles touchées par les drames du Rana Plaza et de Tazreen, une autre usine bangladaise partie en fumée en novembre 2012. Or, sur la trentaine de firmes concernées, seules une douzaine étaient présentes. Sans qu’aucune compensation soit finalement arrêtée.

 

 

Sur le terrain, la colère gronde. Lassés des promesses sans suite, des centaines de milliers de travailleurs bangladais manifestent depuis trois jours pour réclamer non seulement la sécurité mais aussi la dignité. Au cœur de leur lutte: l’exigence d’un salaire mensuel à 92 francs – soit  à peine le prix d’un jeans de marque vendu dans une boutique occidentale, mais près du triple du salaire mensuel aujourd’hui concédé aux forçats de la couture.


Deuxième exportateur de vêtements au monde, le Bangladesh est notre banlieue ouvrière. Plus de 4500 usines s’y activent pour nous permettre de changer de vêtements aussi souvent que le cœur nous en dit.

 

Mais pour quelque 3 millions de travailleurs, payés 30 centimes de l’heure, ces caprices sont aussi synonymes d’exploitation et de dangers mortels. Depuis 2006, plus de 2000 ouvriers ont péri dans la destruction de leur atelier. Comment pourrait-il en aller autrement quand quatre-vingts inspecteurs du travail veillent sur les 24 000 usines du pays?


La situation n’est guère différente au Cambodge ou au Pakistan, où le salaire horaire du secteur tourne respectivement autour de 70 et 50 centimes. Depuis que, sous l’impulsion de nos gouvernements, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a libéralisé le textile en 2005, le dumping planétaire est la seule règle connue des nouveaux chiffonniers.

 

Depuis cette année-là, le fondateur de Zara, l’Espagnol Armando Ortega, a quadruplé sa fortune, estimée aujourd’hui à 60 milliards de dollars.


A l’aune des salaires et des conditions de travail bangladais, ce seul chiffre montre bien ce que valent les promesses de développement partagé dans le cadre de la libéralisation sauvage des échanges. Ainsi que la crédibilité du discours sur la responsabilité sociale des entreprises.


A l’heure où le nouveau directeur de l’OMC rêve à haute voix de relancer le cycle de Doha, il serait bon de s’en souvenir.

 

http://www.lecourrier.ch/114508/la_mode_est_a_l_exploitation


 

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La lutte des ouvrières et des ouvriers du textile au Bangladesh

Depuis samedi 21 septembre où 50.000 ouvrières et ouvriers du textile ont manifesté dans les rues de Dacca pour obtenir un salaire minimum de 100 $ par mois (soit 8.114 takas contre 3.000, soit 38 $ actuellement), la lutte continue. Lundi 23 septembre, on comptait 200.000 manifestantes et manifestants à Gazipur (40 km au nord de la capitale).

Entre 100 et 150 usines textile sont fermées par la mobilisation des travailleuses et des travailleurs. A Gazipur, des affrontements ont opposés lundi ouvriers en grève et forces de répression.

 

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/gazipur2.jpg?w=500&h=333Manifestation à Gazipur le 23 septembre

 

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/gazipur3.jpg?w=500&h=334

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/dakha23a.jpg?w=500&h=333Rassemblement à Dacca le 23 septembre devant l’usine Brothers Fashion Limited

 

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/dakha23b.jpg?w=500&h=357

Manifestation à Dacca le 23 septembre devant la BGMEA (patronat du textile)

 

 

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/gazipur4.jpg?w=500&h=500Ouvrières face aux forces de répression à Gazipur

 

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/gazipur1.jpg?w=500&h=281Affrontements entre ouvriers et forces de répression à Gazipur le 23 septembre

 

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/09/gazipur5.jpg?w=500&h=350

 

 


 

 

 

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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Internationnal
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