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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:34

Mardi 29 avril 2014 par Rachad Armanios 


GENÈVE • Quatre-vingts manifestants ont protesté devant la mission australienne contre la reprise des négociations secrètes sur l’Accord sur le commerce des services.


http://www.lecourrier.ch/sites/default/files/courrier/imagecache/article_full/images/articles/tisa.jpgHier à Genève, les négociations sur la libéralisation du commerce des services ont repris au sein de la mission de l’Australie auprès de l’ONU. Quatre-vingts manifestants ont dénoncé devant le bâtiment grillagé la volonté de mettre en œuvre une libéralisation «extrêmement ambitieuse» des échanges de services, ainsi que le secret qui entoure ces discussions. Selon l’Internationale des services publics (PSI), organisateur principal qui représente 20 millions de travailleurs, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres pays, notamment à Londres et en Colombie. A Genève, le Syndicat des services publics, Attac ou encore Solidarités ont appelé à manifester. Plusieurs élus de la gauche genevoise étaient présents.


Entamés en février 2012 et devant être bouclés mi-2015 au plus tard, les pourparlers sur l’Accord sur le commerce des services (ACS ou TISA selon son acronyme anglais) impliquent 23 gouvernements, représentant 50 pays, dont la Suisse, ceux de l’Union européenne, les Etats-Unis, le Chili ou encore le Pakistan. Soit 70% du commerce des services mondial.


L’idée d’un tel accord a été lancée par les Etats-Unis à la suite de l’impasse du cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de l’Accord global sur les services (AGCS). Mais cette fois, les discussions ont lieu en marge de l’OMC, tout comme d’autres accords bilatéraux ou plurilatéraux actuellement en tractation, comme le traité transatlantique (UE-USA) ou l’accord transpacifique (USA-Canada-Chili-pays asiatiques). L’opération est globale comme doit l’être la mobilisation, a insisté Jacques Combon, d’Attac-France. «C’est une nouvelle génération d’accords sur le libre commerce qui se discutent en dehors du cadre de l’OMC, précise Rosa Pavanelli, secrétaire générale de PSI. Nous sommes critiques envers celle-ci, mais les négociations y sont au moins encadrées par un système de règles permettant à chaque pays de faire des objections et de poser ses conditions. Ces nouvelles négociations permettent aux grandes puissances et aux multinationales d’imposer les leurs.»


Vague de libéralisation sans précédent

 
PSI a profité de la reprise des discussions pour dévoiler un rapport qu’elle a commandé à des experts canadiens. Selon «L’ACS contre les services publics», c’est une vague de libéralisation d’une ampleur sans précédent à l’échelle mondiale qui se prépare. Une façon d’étendre secrètement les parties «les plus nuisibles» de l’AGCS. Il mettra en péril les services de santé, de radiodiffusion, d’eau ou encore de transports parmi tant d’autres, s’alarme PSI. En préambule du rapport, Rosa Pavanelli écrit: «En cas d’échec d’une tentative de privatisation, l’ACS empêchera les gouvernements de reprendre le contrôle des services publics.» Il limitera aussi les règles sur la sécurité des travailleurs, environnementales, de protection des consommateurs, etc. «Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans le sillage de la crise financière mondiale, l’ACS tente également de déréglementer davantage les marchers financiers.»


Paolo Gilardi, de la Gauche anticapitaliste, ajoute que les Etats devront observer une stricte neutralité. Une clinique privée devrait alors être subventionnée au même titre qu’un hôpital public, s’étrangle-t-il. Une municipalité privilégiant dans ses cantines les produit locaux ne le pourrait plus, s’inquiète un autre orateur.


Alors que les nations impliquées ont pour beaucoup entrepris une libéralisation massive des services, l’ACS prévoit d’aller beaucoup plus loin, selon le rapport. Toutefois, l’objectif premier serait d’intégrer ultérieurement à cet accord les principales économies émergeantes (Chine, Brésil, Inde et Afrique du Sud). La Chine a déjà demandé à rejoindre les pourparlers, mais difficile de dire si elle freinerait ou affirmerait l’ambition de l’ACS.


Lettre de protestation

 
«Pourquoi vous cachez-vous sans informer sur le contenu de vos discussions? reprend Rosa Pavanelli au mégaphone. C’est contraire à toute règle démocratique!» «En exposant au soleil le vampire qui se développe dans ce bunker, il mourra», lance ensuite Paolo Gilardi, tandis que les manifestants réclament la divulgation du texte du projet d’accord.


A la fin de la manifestation, Rosa Pavanelli remet à un agent de sécurité, à travers la porte grillagée, une lettre de protestation pour l’ambassadeur australien, signée par 350 organisations de plus de 115 pays. D’autres mobilisations sont à prévoir, notamment lors de la session de juin des Chambres fédérales, quand le Conseil fédéral répondra à une question d’une parlementaire sur les conséquences de la signature du traité par la Suisse (lire ci-dessous).

www.world-psi.org/fr/rapport-special-de-la-psi-lacs-contre-les-services-...


En lien avec cet article: «Des négociations en dehors du cadre démocratique»
«TISA menace directement les pays les plus faibles, qui seront soumis aux appétits des multinationales. Cet accord ne vise qu’un but: la marchandisation du bien commun.» Jean-Michel Dolivo, élu vaudois de Solidarités, ne cache pas ses craintes face à l’accord de libéralisation des services publics. Selon l’avocat, la Suisse ne sera pas épargnée. «Il s’agit ...

 

Trois questions à...

Rosa Pavanelli - Secrétaire générale de l’Internationale des services publics.

Quelles sont vos craintes?
En ouvrant totalement certains services aux privés, leur accès universel va disparaître, car jamais une entreprise privée n’assurera l’accès à l’eau potable dans les endroits les plus reculés. Les citoyens les plus faibles seront les plus affectés. Or les «vrais amis des services publics», comme ce groupe d’Etats s’autoproclame, veulent une nouvelle génération d’accords sur le libre commerce, en ouvrant au marché tous les services connus mais aussi inconnus. Car il a été décidé que les privatisations concerneront des services qui ne sont même pas encore inventés, une façon d’empêcher les gouvernements de décider de l’intérêt collectif.


Quels secteurs sont-ils concernés?
Tout ce qui peut rapporter aux multinationales: par exemple la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, les télécommunications, les transports, le commerce électronique, la propriété intellectuelle... Les gouvernements doivent décider maintenant, pendant ce round de négociations, quels services ils excluront de l’accord. Or il s’agit seulement de services régis par les gouvernements centraux et pas ceux gérés à l’échelle locale. Enfin, il y a la volonté de créer un tribunal devant lequel les multinationales pourront se tourner contre les gouvernements.


La mobilisation porte-t-elle des fruits?
Plus l’information circule et la prise de conscience grandit, plus les négociateurs prennent quelques précautions. Par exemple, l’UE a décidé de consulter les organismes de la société civile. Le gouvernement du Chili d’établir une table ronde avec la participation des syndicats et de la société civile pour accompagner les négociations. Mais pour la plupart, les gouvernements n’ont aucune volonté de transparence. Par exemple, il est prévu que le contenu du traité transpacifique soit rendu public seulement quatre ans après son entrée en vigueur! Il y a besoin de faire connaître ce qui se passe. Le cycle de Doha a failli grâce à la grande mobilisation de la société civile contre la privatisation des services!

 

Source: Le Courrier


 

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