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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:01

http://s-www.bienpublic.com/images/9B8B8FB8-97E0-476E-9300-5490D5571B07/LBP_03/dix-sept-des-vingt-salaries-de-l-equipe-de-nuit-de-mory-ducros-ont-bloque-le-site-de-longvic-durant-deux-nuits-photo-vincent-gautronneau.jpg

 

Si le site Mory Ducros de Longvic, 59 salariés, va être sauvé par Arcole Industries, les salariés ont fait grève durant deux nuits… pour les huit licenciés de Côte-d’Or, et par solidarité avec leurs collègues de toute la France.

 

Dans l’entrepôt, qui a habituellement des allures de ruche, seulement trois personnes s’échinent à préparer des palettes, mercredi soir. Deux chefs et un autre homme… Les 17 autres salariés de l’équipe de nuit de Mory Ducros, à Longvic, sont devant les grilles. Un camion arrive. « Je te laisse rentrer, mais tu promets que tu repars à vide », lance un salarié au chauffeur, qui n’a pas été dérouté par sa direction. « Pas de souci les gars, je respecte votre combat. » Il passe le portail, orné de deux drapeaux de la CGT, qui flottent dans la nuit noire. Il repartira d’ailleurs quelques minutes plus tard. Avec sa remorque. Ce sera le seul camion de la nuit. Les autres avaient été prévenus et dirigés vers Lons-le-Saunier, chez un prestataire extérieur.

 

Huit emplois menacés sur le site de Longvic


Car pour la deuxième fois consécutive, les salariés de Mory Ducros Longvic ont bloqué leur site, dans la nuit de mercredi à jeudi. La nuit dernière, ils ont suivi la consigne syndicale et n’ont pas bloqué leur entreprise, mais ont choisi de travailler au ralenti. Peu importent les menaces d’Arcole Industries, qui a suspendu son plan de reprise à l’arrêt des mouvements sociaux. « Ils nous menacent depuis la mise en redressement de toute manière », lance un homme, gilet “CGT Transport Ducros Express” sur les épaules. Ils ne donnent pas leurs prénoms. « Parce qu’il y a des menaces, parce qu’on ne sait pas encore qui va sauter », mais aussi parce qu’ils entendent « parler d’une seule voix. Ici, on est tous d’accord ».


Dans cette équipe de nuit, il devrait y avoir quatre licenciements. Et huit en tout sur le site dijonnais, qui va survivre à l’énorme casse sociale à venir chez Mory Ducros. Mais les Longviciens sont dehors, devant les grilles. « Pour les huit d’ici, mais pas seulement », lance un chauffeur. « Si on fait ça, c’est aussi pour ne pas casser le mouvement des mecs qui vont rester sur le carreau à Lyon, à Gonesse, à Rennes, à Besançon. Partout. » Le site de Longvic, lui, où travaillent 59 personnes, va être sauvé. « Tout le monde à l’air de s’en réjouir, mais personne ne pense aux huit qui vont être virés. »


Ils font partie des 2 500 personnes qui vont en effet se retrouver à la porte ce vendredi, si la reprise est validée par le tribunal de commerce. « C’est marrant, mais quand l’État, et les médias qui relaient, parlent de Mory Ducros, ils évoquent toujours les emplois sauvés, jamais la casse. En vrai, ce n’est pas 2 000 emplois sauvés, c’est 3 000 virés ! »


7 000 euros pour 30 ans d’ancienneté


Et ces « 3 000 virés » ont, en plus, la désagréable sensation qu’Arcole Industrie se « fout de (notre) gue… le patron, c’est un voyou », lance cet employé, cigarette au bec et thermos de thé à la main. Des mots violents qui caractérisent bien le ressentiment des salariés pour leur futur, et actuel, patron. Car Arcole Industries est déjà l’actionnaire majoritaire de Mory Ducros. « Ce plan social, c’est juste un moyen pour eux de virer du monde à moindre coût, en étant, en plus, subventionnés par l’État. Et il ne faut pas oublier qu’Arcole appartient au groupe Caravelle qui a fait 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. »


Face à ce constat, ce ne sont pas les 7 000 euros promis aux licenciés (le montant est passé à 9 000 après des négociations durant la nuit de mercredi à jeudi, ndlr) qui vont calmer leur ardeur. « J’ai plus de 30 ans de maison, et ils me donnent à peine quatre mois de salaires pour me virer. Faut pas déconner », lance un ouvrier de quai, un gaillard qui en a vu d’autres. « S’ils montent à 15 000 euros, je pense qu’on pourra accepter de partir dignement. » Pour cela, ils attendent un nouveau geste de l’État. Sans grande illusion sur l’impact que peuvent avoir les politiques. « Le meilleur, c’est Almeida (José Almeida, le premier adjoint de la mairie de Longvic, ndlr) qui se réjouit de la sauvegarde du site alors qu’il n’est jamais venu nous voir. Je suis sûr qu’il ne connaît même pas la rue de nos entrepôts (rires). »


Surtout que, pour ceux qui restent, l’avenir ne s’annonce pas rose non plus, selon les salariés de nuit. Même si le site va survivre, ils sont sceptiques quant à son avenir. « Ils disent qu’on va gagner des missions en plus grâce à la fermeture d’autres sites, et pourtant, ils réduisent nos effectifs », analyse un ancien, déjà touché par un plan social chez DHL il y a quelques années. « Ça n’a aucun sens. » Ils redoutent tous que leur direction fasse appel à des sous-traitants, mais aussi à- des « intérimaires qui feront des contrats de trois heures par jour. C’est leur façon de faire. »


Alors l’équipe de nuit veut continuer à lutter. Hier pourtant, la CGT a signé un accord et appelé à la levée des blocages. Mais dans toute cette histoire, les syndicats ont souvent été dépassés. Alors qu’hier, les salariés n’ont pas bloqué le site de Longvic, ils restent mobilisés : « On n’a rien à perdre de toute manière. On se bat pour nous, pour nos collègues. C’est une juste cause, et au fond, on n’évite pas le danger. Si on doit mourir, c’est notre destin, mais on se sera battu. »



Source : Le Bien Public, 31 janvier 2014 

 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans La lutte des classes
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