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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:49

 

Écrit et envoyé par Gilbert Rémond (14 avril 2014) Référence commentée:

Il y a 80 ans, le procès de l’incendie du Reichstag et la libération de Dimitrov (Solidarité Internationale, cité par Danielle Bleitrach)

 

Les Nazis ne sont pas arrivés au pouvoir par les élections, contrairement à une idée qui court et dont on peut se demander le pourquoi de sa diffusion. Certes ils avaient fait un score important mais la gauche dans son ensemble représentait encore une alternative possible. 

 

S'ils sont arrivés au pouvoir c'est parce qu'ils ont été appelés par la droite libérale, comme plus tard leur collaborateur Pétain le fut par Daladier, Chautemps et leurs partisans. Ils n'avaient alors que quelques portefeuilles de ministre. Tout comme il lui fallait un espace vital sans cesse élargi, un parti comme le parti des nazis ne pouvait pas se satisfaire d'une portion de pouvoir. La figuration n'étant pas dans leurs gênes, ils organisèrent cette machination odieuse de l'incendie du Reichstag et accusèrent les communistes  d'en être les auteurs au fin de retourner une opinion  apeurée et faire leur coup d'État  sans résistance.  


 Selon une stratégie qu'ils réutiliseront dix ans plus tard en France avec l'affiche rouge, Dimitrov allait devenir pour la circonstance une cible toute désignée. Étranger et communiste, responsable de l’Internationale, il était le coupable idéal pour leur démonstration. Ce procédé deviendra une constante dans la propagande fasciste, une méthode commode qu'elle utilisera a profusion, sa marque de fabrication  en définitive puisque désigner l’étranger et le communiste à la vindicte populaire, fabriquer des boucs émissaires était une technique constante de la manière qu'avaient les fascistes d'exercer le pouvoir afin de détourner l'attention du peuple des véritables dangers qu'il courait.

 

 Mais ce procédé allait rencontrer une difficulté que les stratèges de la politiques usurpatrice n'avaient pas prévue car "Lors du procès monté a Leipzig en 1933.... La machination s'effondre. L'accusé devient l'accusateur. Dimitrov ne joue pas le jeu de l'ordre juridique. Il développe une stratégie de détournement politique. Le prétoire n'est plus le centre d'une compétition, d'un "duel" ou le lieu d'une preuve". Dimitrov renverse le procès  qui devient celui du régime. Après un courageux effort de présence, à soi d'abord, puis face aux  Nazis, "la duperie laisse à la vérité sa place. La dupe ne répond pas aux intentions du maître. Il le contourne et le situe dans ses croyances  et dans sa politique. Il le rogne sur ses flancs, en lui laissant ses illusions dominatrices. Il scie la branche à la racine sans jamais sourciller vers le ciel. La dupe a le sourire du clown et l'allure disloquée du burlesque. Dans les échanges verbaux il répond à côté, par l'humour ou la rime, par le mime ou par la métaphore. Il parle pour la cantonade en négligeant sans cesse la dialectique des cercles et des retournements. Ce héros du désert qui semble  battre les moulins à vent dénonce les manipulations par l'étrangeté et la distance....

Lorsque parle Dimitrov, à la cour impériale, les magistrats et les témoins, les chefs et les jurés sont épinglés comme en retrait au centre de leur théâtre; ils sont d'emblée victimes de ce jeu du regard décentré; à la fois comédien et sujets de leur rôle, ils deviennent au présent les acteurs de l'histoire".  (E.Roudinesco  in "pour une politique de la psychanalyse" éd Maspero).


Bref nous sommes loin de cet autre spectacle, celui que Mélenchon s'était évertué de nous donner face à la fille Le Pen et qui parce qu'il voulait lui administrer une raclée en direct se retournait à son désavantage cette dernière refusant de faire son jeu. Les rôles s'étaient inversés. La dénonciation postulée, devenait l'outil de la ridiculisation de ses auteurs. La victime plus que jamais était victimisée. 


 Bien loin de la politique-spectacle qui caractérise les apparitions médiatiques des faux Don Quichotte qui cherchent à nous émouvoir,  Dimitrov, lui, négligeait son être assujetti au décorum et au pouvoir de ses juges pour " donner place par sa parole, au témoignage d'une dialectique irréductible au jeu de boxe: celle de la lutte des classes". Invoquant l'histoire contre la logique il déclarait alors :" Je suis profondément convaincu que Van der Lubbe n'est dans ce procès que ce qu'on peut appeler le Faust de l'incendie du Reichstag et que sans aucun doute, derrière son dos, se tenait auparavant, le Méphisto de l'incendie. Le Méphisto ayant disparu, le misérable Faust est resté seul devant la Cour d'Empire." Et  Elisabeth Roudinesco  de conclure par un aphorisme que nous devrions méditer par les temps qui courent et que Mélenchon aurait été bien inspiré de lire avant de se lancer dans ses joutes pitoyables  avec la responsable du FN :" Le maître est assuré de son succès, tant l'ennemi semble un projet à son image." car alors la dialectique qu'il emploie est "miroir aux échanges, tourniquet aux alouettes, manège du sujet et de son autre". Il faut déstabiliser cette relation du maître à son esclave par un retournement où le maître perd pied et prestige, ridiculisé il se retrouve nu, son discours n’opère plus. Il ne connaissait de son adversaire que la psychologie imaginée par lui.

 

Ainsi que le note en guise de conclusion E Roudinesco pour caractériser cet événement du fait de la tournure que lui avait donné Dimitrov," Leipzig est une victoire  réelle du mouvement ouvrier, une victoire par anticipation sur une pensée philosophique qui réduit la politique à la science fiction et l'histoire aux principes de l'anticipation. Elle anticipe sur la forme des luttes à venir et permet, par la critique qu'elle inaugure des erreurs et des leurres du mouvement ouvrier, l’élaboration d'une ligne politique, d'une tactique et d'une stratégie capable de combattre sur son terrain, et par des alliances adéquates l'ennemi fasciste". 


Depuis les élections municipales nous sommes inondés de déclarations sur un fascisme revenu en conquérant sur la scène politique. La scène politique? Nous sommes bien dans cette occurrence.

 

Celle d'un spectacle et de l'espace arrangé à cet effet où se produisent les scénarios écrit par des communicants à la solde des intérêts capitalistes. Tel le voleur qui crie au voleur, faire peur et/ou construire de fausses alternatives constitue toute la besogne d'une armée de mercenaires d'un nouveau type. Leur art? C'est l'artifice par quoi ils cachent les évidences. D’ailleurs sur ce sujet quand on se penche sur la réalité des résultats en prenant comparaison avec les élections précédentes équivalentes, l'on voit toute autre chose que ce qui nous est ressassé à longueur de journaux. Que voit-on? On voit que la progression du Front Nationales n'existe pour ainsi dire pas.  Nous sommes dupés, alors que de vrais périls sont camouflés sous cette mascarade. La démocratie est bafouée par ceux-là même qui la mette en œuvre et prétendent la défendre. Le Front national est un arbre qui cache une forêt de connivences et de sous entendus dont les conséquences seront dramatiques pour les peuples. Ceux qui portent atteinte au suffrage universel et à l'expression populaire, ne sont pas à ce  jour ceux qui brandissent la flamme tricolore mais ceux qui détournent un référendum, détruisent les bases de la démocratie et liquident le cadre national au profit de structures de décision incontrôlables par le peuple qui imposent sans état d'âmes, des politiques décidées par des consortiums  troubles et hors sol. 

 

Dans un texte présenté en 1935 devant l'internationale communiste, " le fascisme et la classe ouvrière", Dimitrov développait à partir de son vécu de militant et de la connaissance politique que lui apportait sa responsabilité, une analyse qu'il est utile de rappeler dans les circonstances qui sont les nôtres. Tout en se demandant, pourquoi et de quelle façon le fascisme avait-il pu vaincre? Il écrivait: 


" Le fascisme est le pire ennemi de la classe ouvrière et des travailleurs. Le fascisme est l'ennemi des neuf dixièmes du peuple allemand, des neufs dixièmes du peuple autrichien, des neuf dixièmes des autres peuples des pays fascistes. Comment, de quelle manière, ce pire ennemi a-t-il pu vaincre? Le fascisme a pu accéder au pouvoir avant tout parce que la classe ouvrière, par suite de la politique de collaboration de classe avec la bourgeoisie que pratiquaient les chefs de la social-démocratie, s'est trouvée scindée, désarmée au point de vu politique et au point de vu de l'organisation, face à l'agression de la bourgeoisie. Quant aux partis communistes, ils étaient insuffisamment forts pour soulever les masses, sans et contre la social-démocratie, et les conduire ainsi à la bataille décisive contre le fascisme". 


Le Fascisme est un ennemi des couches populaire et de ses intérêts, or c'est lui garantir le succès que de désarmer la classe ouvrière en détruisant son unité et les organisations qui la représent. C'est à quoi travaillent dans une alliance retrouvée la bourgeoisie et  la social-démocratie avec le concours des appareils idéologiques d'État, qui n'ont jamais été aussi puissant depuis qu'ils ont carte blanche du fait de leur effacement dans le discours politique.


 

 

http://fdata.over-blog.net/1/30/57/63/avatar-blog-1011820533-tmpphpzXI8Vh.jpegSource : Réveil communiste 

 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Politique
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