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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:54

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le défaut de paiement de la première économie mondiale n'aura pas lieu. Sans surprise, Démocrates et Républicains ont trouvé l'accord budgétaire mettant fin à une crise budgétaire montée de toute pièce pour justifier un plan d'austérité de plusieurs centaines de milliards.

 

Les ficelles étaient grosses. Le monde pendu à un hypothétique « défaut de paiement » américain aux conséquences inconnues, un président « progressiste » pris en otage par une frange d' « extrémistes », le tout sous un compte-à-rebours digne d'un thriller.

 

La mise en scène médiatique était rodée, la réalité est tout autre. Les marchés financiers en sont un bon indicateur. Ils n'ont jamais paniqué. Wall Street, dont les cours ont fluctué au gré des négociations, a clôturé en nette haussemercredi, à l'annonce de l'accord budgétaire.

 

L'accord voté à une large majorité au Congrès est celui prévu par les marchés : relèvement du plafond de la dette pour financer le gouvernement jusqu'en janvier 2014, accord sur les coupes budgétaires automatiques avant de relancer les négociations pour un plan de coupes structurelles.

 

Ce « shutdown », le 18 ème de l'histoire des Etats-unis. n'a rien d'exceptionnel. Il suivi le scénario habituel, celui de la crise de 1996 sous Clinton, ou de 2011 sous Obama déjà, servant à faire passer comme une dure nécessité des plans de rigueur adoptés par un président « progressiste ».

 

Un président démocrate instrumentalisant la frange extrémiste du camp républicain pour feindre l'intransigeance, avant de jouer l'impuissance pour mieux masquer le consensus général entre Parti démocrate et majorité Républicaine sur une politique économique ultra-libérale.

 

Plutôt un « lock-out » que « shutdown » : le peuple nord-américain pris en otage

 

Depuis le 1 er octobre, 800 000 fonctionnaires américains étaient au chômage technique, ceux des services publics dits « non-essentiels », fermés pour l'occasion.

 

« Services non-essentiels » : le terme est révélateur. On parle des services centraux de la santé, de l'éducation, des transports, de la justice, de l'énergie. L'essentiel de ces services étant par ailleurs déjà soit sous la responsabilité des États fédérés, soit privatisés.

 

Dans le même temps, les « services essentiels », notamment ceux travaillant pour la sécurité nationale (NSA, CIA, police, hauts fonctionnaires), eux ne connaissent pas la crise.

 

Des allocations vitales pour des millions d'américains ont été suspendues : le « Head Start » pour l'aide à l'éducation dans les milieux défavorisés, « WIC » (« Women, infant and child program ») pour l'aide alimentaire qui concerne 9 millions de familles en détresse.

 

Le « shutdown » ressemble prosaïquement à un « lock-out », une gigantesque grève patronale visant à placer délibérément les salariés dans une situation financière délicate, pour imposer un cadre favorable à des coupes dans les salaires, les aides sociales.

 

Contrairement au discours médiatique ambiant, au nom de la crise de la dette et des déficits, ce ne sont pas les Républicains qui ont pris en otage Obama, mais plutôt la classe capitaliste et ses serviteurs démocrates et républicains qui ont pris en otage le peuple américain.

 

« Obamacare » : fausse pomme de discorde, vrai consensus autour d'une opération de privatisation de la santé

 

Les médias ont fait de la « réforme de l'assurance santé » promue par Obama en 2010 le théâtre d'une opposition irréductible entre Républicains et Démocrates. La réalité est bien différente.

 

Le « Patient protection and affordable act », de son nom officiel, ou « Obamacare » comme l’appelaient ses détracteurs était une des promesses d'Obama en 2008. L'idée était de fournir une assurance santé universelle aux 50 millions d'Américains actuellement sans couverture.

 

Or, le projet est très loin d'une Sécurité sociale universelle et publique. Le système ressemble au modèle défendu par les think tank libéraux proches des Républicains, celui mis en œuvre … par l'ancien candidat républicain Mitt Romney dans son État du Massachussets.

 

Concrètement, le système qui est mis en place à partir du 1 er octobre s'apparente à un vaste plan de marchandisation de l'assurance-santé, offrant de nouveaux débouchés aux entreprises du secteur de la santé, des assurances, et de l'industrie pharmaceutique.

 

25 millions d'Américains, sous condition de ressources auront désormais accès à une couverture maladie (ce qui en laisse toujours 25 millions sur le carreau) qu'ils trouveront sur le « marché des assureurs privés », l’État assurant la solvabilité des plus modestes, par des aides et garanties.

 

La fronde républicaine a été d'abord massive, fustigeant une « réforme socialiste », jouant la carte identitaire de la défense de la liberté individuelle pour contenter un électorat conservateur.

 

Le « Tea Party » en est une illustration extrême, reflet tant d'un mouvement de fond aux relents fascisants dans la société américaine qu'habile épouvantail destiné à faire passer Obama pour un « radical » et les Républicains lambda comme des « modérés ».

 

Pourtant ces derniers mois, les ralliements à l' « Obamacare » se sont multipliés dans le camp républicain. Sous pression de l'industrie de la santé et des assurances, au moins cinq gouverneurs républicains avaient apporté leur soutien en mars denier au projet d'Obama.

 

Pendant la crise, les élus républicains ont fait passer le message que la lutte contre l'Obamacare n'était pas la bataille centrale, que l'essentiel était ailleurs : sur la politique d'austérité, sur le démantèlement de l'Etat-providence américain mis en place dans les années 1930 puis 1960.

 

Consensus entre Républicains et démocrates sur l'austérité et le démantèlement de la Sécurité sociale

 

Un accord a pourtant été trouvé sur l' « Obamacare ». Le système sera mis en place, avec de nouvelles restrictions sur les conditions d'éligibilité. Loin d'être une défaite des Républicains, il s'agit d'une victoire de la classe dominante américaine. Elle a aussi masqué l'ampleur du consensus.

 

Car le véritable enjeu, c'était la poursuite des coupes budgétaires, de la politique d'austérité dont l'instigateur est depuis 2008 le président Obama, en concertation avec les Républicains.

 

Ces trois dernières années, les salaires des fonctionnaires ont été gelés, tandis que plus de 750 000 d'entre eux ont perdu leur emploi, effet des politiques d'austérité, tandis que les budgets des services sociaux ont été drastiquement réduits. Voilà pour la politique sociale réelle d'Obama.

 

On peut rappeler qu'au même moment le gouvernement américain a lâché plus de 380 milliards de $ pour renflouer les banques (Citigroup, Bank of America), les grands groupes industriels (General Motors) menacés de faillite.

 

Entre 2008 et 2013, la dette a doublé, passant de 9 000 milliards (69%) à 16 000 milliards (104% du PIB). Son origine, outre la progression du déficit commercial, se trouve dans cette politique de financement public du grand capital financier.

 

Pourtant le prétexte de la dette a permis à Obama de mettre en place son innovation, un programme de coupes budgétaires automatiques, les « sequester ». En l'absence d'accord budgétaire spécifique, il s'applique chaque année sur les « services publics non-essentiels ».

 

En 2013, ces coupes se sont élevées à 85 milliards de $. Elles devraient se chiffrer à plus de 1 000 milliards de $ sur les huit prochaines années. C'est sur la défense de ces « sequester » que s'est réalisé le consensus entre Républicains et Démocrates au Congrès.

 

Certes, le relèvement du plafond de la dette n'accorde qu'un répit avant une deuxième phase de négociations, début 2014, sur les plans budgétaires à long-terme pour l’État américain.

 

Des tensions existent, notamment sur la question de la hausse des impôts, idéologiquement sensible pour les Républicains, bien que les deux partis ne soient pas enclins à faire contribuer grandes entreprises et plus riches.

 

Le gros morceau à venir, c'est le démantèlement de la Sécurité sociale américaine, enfin ce qu'il en reste, avant tout les dispositifs Medicare ou Medicaid, des assurances sociales partielles publiques, réservées aux retraités et aux plus pauvres.

 

Ces allocations, inscrites dans un système globalement privatisé, contribuent déjà à engraisser le secteur privé de la santé, elles ont déjà été attaquées – notamment sous la période Clinton – en durcissant ses conditions d'accès.

 

Le président Obama avait présenté en mars dernier son plan à long-terme pour Medicare et Medicaid : un plan d'économies de 400 milliards de $ d'ici 2020, inscrit dans un plan d'économie sur la décennie de près de 1,8 mille milliards de $.

 

Ce plan reposait notamment sur des coupes massives dans le budget des hôpitaux, des déremboursements généralisés et un changement du mode de calcul des aides, permettant de diminuer drastiquement le montant des aides.

 

Obama a insisté sur le fait que la réduction des déficits, et de la mise en place des « réformes structurelles » dans le secteur de la protection sociale, la priorité de son mandat. Le responsable de la commission budgétaire au Congrès, Paul Ryan (du Tea Party) a déclaré partager ces priorités.

 

Son programme « Obamacare » s'inscrit aussi dans cette grande transformation, à la fois vers plus d'austérité et plus de privatisation. Cela explique le consensus entre Républicains et Démocrates, masqué derrière un jeu de dupe destiné à tromper leurs électorats respectifs.

 

Bien loin les illusions sur l' « humanisation » du capitalisme américain avec l'élection d'Obama, le consensus entre les deux partis du capital américain est plus fort que jamais pour maintenir les privilèges d'une petite mince couche de la population américaine.

 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Internationnal
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