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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:49

 le  par 

 

http://autrementvu.files.wordpress.com/2014/03/sdf.jpg?w=640

 

Il était une fois une nation qui se croyait forte, civilisée, disaient ses dirigeants, économiquement avancée, prétendaient les financiers de tous poils, toujours prompts à analyser une situation par le seul prisme des nombres. Il était un pays qui se pensait encore le phare des droits de l’homme et de la pensée, un espace où la raison était censée gouverner les esprits éclairés par une culture millénaire …

 

Il était une nation qui avait eu une très forte tradition chrétienne, qui pensait qu’en franchissant le pas de la laïcité, l’état était capable de prendre le relais du clergé pour assumer une charité qui devenait de la solidarité sociale. Chaque citoyen était couvert par des lois bienveillantes. Le territoire était maillé de façon à ce que nulle détresse individuelle n’échappât à la vigilance des fonctionnaires dont c’était la mission.

 

Il était une nation qui, petit à petit, sombra dans les terribles travers de la modernité. L’individualisme fut élevé au rang de modèle, l’égoïsme accompagna naturellement cette doctrine qui prône le chacun pour soi. Plus le niveau de vie augmentait, plus les portes et les cœurs se refermaient dans ce pays où jadis, il faisait si bon vivre.

 

Il fut un pays qui décréta que le bien public était désormais une hérésie, que les agents de l’état étaient des parasites, des inutiles, des incapables. Les institutions se targuèrent de rechercher sans cesse des gisements d’économies possibles et c’est naturellement vers les subsides destinés aux plus faibles que furent réalisées les premières coupes sombres.

 

Dans le même mouvement, les gens de ce pays s’habituèrent à se regarder de travers. Petit à petit, la suspicion, le mépris, la crainte, la peur ou bien la haine firent des ravages dans les esprits. L’étranger, le différent, le pauvre, le malade ou bien l’handicapé furent montrés du doigt. Chacun se renferma dans son quant à soi, dans son petit confort que d’autres prétendait-on alors, voulaient mettre en danger.

 

Des idées affreuses firent leur apparition. Puis, les idées ne suffirent plus, la police passa à l’action. Des lois scélérates chassèrent les pauvres des centres-villes, les étrangers de certains camps, on interdit aux jeunes de se réunir dans les cages d’escaliers. Petit à petit, ce pays si fier de sa Révolution, sombra dans une morosité contagieuse, une indifférence généralisée, une insupportable folie sécuritaire.

 

Tout s’effrita, se délita, se liquéfia. Les rues devinrent le dernier refuge des laissés-pour-compte. Il leur fallait se cacher, échapper au regard des bonnes consciences, sortir du cadre pour ne pas indisposer par leur présence. Les centres-villes si beaux, si propres, si policés ne pouvaient plus tolérer ces épaves de la prospérité, ces gens sans toit ni choix.

 

Et puis l’impensable fit son retour. Dans ce pays, toujours plus riche pourtant, toujours plus évolué encore, des hommes et des femmes mouraient de froid, de faim et d’indifférence dans des rues sombres, des sous-bois, des quais déserts ou bien le long de friches industrielles. Ils avaient la délicatesse de mourir loin des regards de ceux qui n’étaient pas encore frappés par la malédiction sociale, la déchéance de la pauvreté sans issue.

 

Plus grave encore, des enfants furent comptés parmi les victimes dont le nombre, d’année en année ne cessait de croître. 453 sont ainsi morts dans la rue, pire que des chiens si souvent mieux traités qu’eux ! 453 morts sans laisser d’adresse, sans personne pour les pleurer, sans témoin ni accompagnement.

 

Ne croyez pas que ce pays est loin d’ici. C’est le vôtre, c’est le nôtre. C’est en France que 453 humains sont sortis en 2013 de la dignité humaine pour ne devenir que des bêtes traquées, des rats qu’on a laissés croupir dans nos immondices et qui ont fini par crever sans faire de bruit. C’est la honte de notre époque, le terrible recul de nos consciences, la disparition de la solidarité !

 

Nous portons tous une part de responsabilité. Nous avons tous accepté le discours infâme que nous ont servi des responsables aveuglés par la richesse d’une minorité cupide et incapable de comprendre la détresse de quelques-uns et les difficultés de tous les autres. Nous ne serons plus une nation tant que ce scandale perdurera. Nous n’avons pas à donner des conseils ou pire encore, des leçons aux autres pays quand dans le nôtre, ce drame effroyable se déroule sans que rien ne soit fait …

 

Désespérément leur.

 

 

 

 

http://www.mortsdelarue.org/

 


 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans société
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