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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:38

Publié le 27 mai 2014 par FSC


Nous examinerons la question essentiellement du point de vue de la responsabilité syndicale.

 

Coup de tonnerre, coup de semonce une fois de plus !


Certes !


Pour la première fois effectivement le FN vire en tête avec près de 25 % des suffrages exprimés

C'est un événement incontestablement important : le système d'alternance au pouvoir entre la droite et le parti socialiste en est fortement bousculé et les classes dominantes sont à la recherche d'une alternative à ce dispositif incluant le FN et qui ne menace pas leurs privilèges.

 

La montée du FN n'est donc pas un élément de subversion fondamental du paysage politique mais une donnée intégrée à la stratégie des classes dominantes qui explique en partie l'entreprise de dédiabolisation de cette organisation et sa valoriation médiatique.


Par exemple BFM-TV diffusant depuis plusieurs années déjà en direct le discours de Marine LEPEN au cours du rassemblement du 1er mai organisé en l’honneur de Jeanne d’Arc.

 

Et, sans doute comme dans les années 30 où pour les classes dominantes la crise ne pouvait trouver une solution adaptée à leurs intérêts que dans le recours au national-socialisme, la valorisation et la désignation du FN comme seule alternative à la faillite du système politique en place leur apparaît-elle comme souhaitable!

 

État de l'opinion

 

Pour examiner l'état de l'opinion, partons donc des données globales en nombre de voix et non pas seulement en pourcentages auxquelles les estimations dominantes restent confinées, masquant de ce fait et des réalités et des enseignements importants.

 

Par exemple, s'il devance tous les autres partis avec 4,7millions de voix multipliant pratiquement par 4 son score aux européennes de 2009 (à l'époque 1,1 million), il est en dessous du score de Marine LEPEN à la présidentielle de 2012 qui a été de 6,4 millions de voix

 

C'est donc relativement à la participation électorale que son poids s'enfle, parallèlement à un affaiblissement ou un effondrement (le parti socialiste) des autres organisations.

Par ailleurs il faut mettre ces résultats en rapport avec le nombre d'abstentions et de vote blancs et nuls qui affleurent au total les 60 % (plus de 27 millions d'abstentions et plus de 700.000 bulletins blancs et nuls!).

 

Et sans doute très nombreux sont les opposants à la politique du pouvoir socialiste et à la dictature de l'Union européenne qui ont choisi cette forme de protestation.

 

Ce qui pour le mouvement syndical et les militants demeure cependant plus que préoccupant, c'est que parmi ceux qui soutiennent à présent régulièrement l'extrême-droite figure de manière importante et le monde ouvrier et une partie importante de la jeunesse.

 

En quoi cela renvoie-t-il à notre responsabilité ?

 

Certes, dans sa conquête de l'opinion le FN s'évertue (avec succès) à brouiller les cartes.

En rupture avec la ligne de LEPEN père, le FN mêle étroitement le recours au socle anti-immigrés (le bouc émissaire de tout mouvement fasciste) ET la référence à la souveraineté populaire (contre les diktats de l'Union européenne) ET la référence aux intérêts des travailleurs contre la mondialisation, les banques et les marchés financiers...

 

Eléments constitutifs déjà du national-socialisme volontiers anti trust en paroles mais articulés avec habileté dans cette période de nouvelle crise profonde et systémique du capitalisme avec son cortège de chômeurs, de licenciements, de délocalisations, de précarisation de masse de travailleurs et d'insécurité auxquelles les classes populaires sont confrontées.

 

Et c'est là que pour les syndicats le bât blesse !

 

Pourquoi est-ce le FN qui apparaît à présent pour de nombreux salariés comme la force anti-système, seule capable de bousculer l'ordre établi et de mettre en difficulté les puissants ?

 

Pourquoi la plupart des partis et les organisations syndicales, CGT comprise apparaissent-ils à de nombreux travailleurs comme des institutions intégrées au fonctionnement de la société et partageant de ce fait la dégradation du sort qui leur est fait ?

 

Pourquoi le FN apparaît-il comme le champion de la défense de l'indépendance nationale et de la souveraineté populaire face aux diktats de l'Union européenne et en quelque sorte comme l'héritier naturel du refus populaire du traité constitutionnel de 2005 ?

 

Il faut bien prendre en compte que jusqu'à la fin des années 80, la CGT dénonçait clairement l'Union européenne comme un instrument du capital et Henri KRASUCKI en 1989 pouvait déclarer :

 

"C'est donc bien de la place de la France dans l'Europe que le grand capital veut nous faire, et que mettent en place les gouvernements successifs, qu'il est question aujourd'hui.

 

Il y a bien du monde pour présenter l'Europe comme un projet généreux, en agitant des idées qui ne nous sont en rien indifférentes, comme « progrès », « amitié entre les peuples », « solidarité internationale ». Mais ce qu'ils font, c'est tout autre chose !

 

Ce qu'ils veulent créer en vérité, c'est une zone de douze pays, délimitant un véritable terrain de chasse pour grands fauves. Ils pourront s'y affronter avec une férocité dont la valse des OPA nous donne quelque idée.

 

Dans cette lutte sans merci, des entreprises, des villes, des régions, peut-être des pays seront sacrifiés. Mais au-delà des contradictions, des rivalités, des affrontements entre capitalistes, dans cette jungle où régnera la loi du plus fort, le gibier ce sera avant tout les salariés."

 

Mais depuis lors, et dans le cadre de ces élections les dirigeants de la CGT comme ceux de la FSU entretiennent les illusions sur la possibilité d'une "Europe sociale"* et d'un syndicalisme soit-disant efficace alors qu'il est enfermé dans les canons européeens d'une CES totalement acquise aux traités existants !

 

Or dans leur masse les travailleurs rejettent de mirage évoqué depuis 30 ans à chaque consultation électorale et c'est donc faute de répondre à ces aspirations et quant au fonds à cette lucidité des travailleurs que nous laissons la voie libre aux promesses mensongères du FN.

 

Légitimement les travailleurs victimes des choix pro MEDEF de HOLLANDE et de son gouvernement vomissent cette politique et ce pouvoir, tandis

 

  • qu'un Thierry LEPAON accuse ceux qui dénoncent fermement cette continuité et de fait cette aggravation de la politique sarkozienne de faire le jeu du FN se situant de fait en protecteur du pouvoir socialiste.

 

  •  et qu'en rupture avec les traditions et les statuts de la CGT il déclare au Nouvel économiste :"Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté" rejoignant les tenants de la collaboration de classes.

 

L'heure est en effet grave.


Il est plus que temps que les militants syndicaux à quelque organisation qu'ils appartiennent renouent en grand avec les traditions de lutte frontale qui ont marqué l'histoire du mouvement social et ouvrier et des grandes conquêtes comme en 1936, en 45 ou en 1968.

 

En particulier, les militants et les structures de la CGT conscientes des enjeux et restées fidèles aux principes de classe de la grande Dame ont un rôle essentiel dans la conjoncture que nous connaissons.

 

Il doit être dit haut et fort que cela ne va pas dans nos organisations, que le bilan des 20 dernières années doit être fait, que l'orientation décidée alors au nom de la modernisation, de l'adaptation aux évolutions du monde du travail dans un moment de désarroi idéologique a de fait tourné le dos aux exigences du combat de classe livrant les travailleurs aux appétits de revanche des classes dominantes et aux entreprises de démantèlement des conquêtes chèrement acquises.

 

Exprimons donc tout cela plus haut et plus fort et de plus en plus nombreux car c'est à une réorientation majeure qu'il faut aboutir!

 

Dans les périodes les plus noires, notre peuple a su trouver les voies du rassemblement démocratique, du Front populaire ou de la Résistance ; nul doute que nous saurons nous montrer aussi dignes et résolus que ceux qui nous ont précédé !

 

Le Front Syndical de Classe

26 mai 2014

 

http://img.over-blog.com/298x224/3/06/23/69/logo-FSC.jpg

 

*****************

 

* Voir à ce sujet l'excellent montage sur le mirage de l'Europe sociale sur le site d'Olivier BERRUYER “Et maintenant, en route vers l’Europe sociale !”:

http://www.les-crises.fr/video-35-ans-europe-sociale/

 

 


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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 17:27

24 Mai 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Guy Hervy, secrétaire général du Comité parisien de la Libération, nous invite à participer à la commémoration de la première Journée nationale de la Résistance éditée par la Ville de Paris.
Cette manifestation est à initiative de plus de trente-cinq associations, organisations et institutions. Elle a reçu le concours de la Ville de Paris, la participation de l'ONACVG et bénéficie du parrainage du Secrétariat d’État aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre.
Le Comité parisien de la Libération, qui a activement travaillé à coordonner la réalisation de cette journée, sera ravi de vous y rencontrer.

 

Le 27 mai 2014, pour la première fois, la France va commémorer la « Journée Nationale de la Résistance » instaurée le 19 juillet 2013 par le Président de la République.


C’est le 27 mai 1943 que s’est réuni pour la première fois le Conseil National de la Résistance. Il réunit l’ensemble des organisations de la Résistance qui parviendront à établir à l’unanimité, le 15 mars 1944, un programme intitulé « Les jours heureux » qui, encore aujourd’hui, est en vigueur même si gouvernements et Medef veulent le réduire à néant.


Ce programme a ouvert de nombreuses perspectives démocratiques et sociales telles que la création d’un système de protection garantissant un droit égal à la santé pour tous, un régime de retraite équitable et solidaire, le respect de la liberté et de l’indépendance syndicale. Il a également mis en place de nombreuses réformes économiques et sociales au travers des nationalisations, des conventions collectives, de la réforme de la fonction publique et de l’élaboration du statut des fonctionnaires.


Rendre hommage à ce passé, c’est aussi s’engager pour l’avenir.


Le Comité parisien de la Libération est le maître d’œuvre des initiatives organisées pour cette journée avec la Mairie de Paris. Les associations parisiennes vous donnent rendez-vous le : 27 mai 2014 de 10 heures à 19 heures à l’Hôtel de ville.


Source: le blog de l'Union départementale CGT de Paris


 

http://www.crdp-creteil.fr/media/2013_0527_Buffon_plaque.jpg

 

Inauguration de la journée :


Après la cérémonie officielle avec la participation du Ministère de la Défense à la rue du Four, lieu de la première réunion du CNR le 27 mai 1943, qui aura lieu à 10h00, les officiels viendront sur l’Esplanade de la Libération, Place de l’Hôtel de Ville pour inaugurer cette journée à l’initiative des associations ; celle-ci est prévue entre 11h00 et 11h30.


Podium sur l’Esplanade de la Libération, Place de l’Hôtel de ville, avec chants, chorales, lectures de poèmes et de textes sur la Résistance.


Différentes expositions sur l’esplanade : « expositions « Jean Moulin », « Résister ! les Compagnons de la Libération (1940-1945) »


et dans le salon des Prévôts : « Résistance en région parisienne », « Syndicalisme en Résistance »,


Dans le salon des Prévôts, rencontres avec différentes associations et organismes de la Résistance ayant des stands individuels ou collectifs, dont notre Comité de Paris.


Différentes projections de films ou documentaires dans le salon des Prévôts, entre autres, documents produits par la ville de Paris pour les cérémonies du 25 août commémorant la Libération de la ville.


A l’auditorium :


En journée, projections réservées aux scolaires des films « Les jours heureux », version courte et «Faire quelque chose ».


Roger Colombier 

 

http://www.fil-info-france.com/conseil_national_resistance_cnr_1944.GIF

 

 


 

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 07:23

http://www.lariposte.com/local/cache-vignettes/L230xH210/arton2001-3520a.jpg

 

 

Mercredi 21 mai 2014 

 

 

La ministre de la santé a annoncé mardi en inaugurant le salon « Hôpital Expo » son intention d’imposer aux hôpitaux un nouveau plan d’économies particulièrement rigoureux : au moins trois milliards d’euros d’ici à 2014. Ils s’ajouteront aux 440 millions d’économies, un « effort » qu’elle avait alors qualifié d’« historique », programmées pour 2014 par le budget de la Sécurité sociale voté en octobre dernier. Elle a justifié ce nouveau tour de vis en affirmant que « dans un contexte financièrement contraint, des économies sont possibles, elles sont même nécessaires».

 

Marisol Touraine a en particulier demandé aux hôpitaux et aux cliniques d’accélérer le recours à la chirurgie ambulatoire qui permet la sortie d’un patient le jour même de son admission. Elle s’est dite persuadée qu’une opération sur deux pourra être réalisée dans ces conditions dès 2016, ce qui permettra, a-t-elle estimé, d’économiser 1 milliard d’euros. Elle compte aussi favoriser « la mutualisation au sein d’un même territoire d’un certain nombre d’activités liées au système d’information, à la formation, aux achats ». Telles sont les grandes lignes de la «loi de santé » qu’elle compte présenter « dans moins d’un mois ».

 

Après avoir pris connaissance de ces annonces gouvernementales, Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France, qui regroupe la quasi-totalité des hôpitaux et des cliniques du secteur public, s’est élevé contre cette « politique du rabot » et a affirmé qu’économiser un milliard d’euros grâce à la chirurgie ambulatoire était un objectif « illusoire ».


 

Source: 

 

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:52

http://iphonespip.sudptt.org/IMG/siteon0.jpg

 

mercredi 21 mai 2014, par Philippe Crottet


Communiqué de la fédération SUD PTT


Aujourd’hui 21 mai 2014, des militants de SUD PTT 92 ont été mis en garde à vue suite à la grève dans le département des Hauts-de-Seine qui dure depuis plus de trois mois.


Ils dénoncent les emplois jetables, alternants, stagiaires et contrats pro auxquels les directions de La Poste ont largement recours. Emplois largement subventionnés dont profite La Poste, malgré ses larges bénéfices en 2013 (650 M€).


Le fait que la police se fasse l’auxiliaire de la direction de La Poste pour réprimer les libertés syndicales et essayer de faire taire la contestation est symbolique de la forte dégradation du climat social.


Il y a trois ans devant le tribunal de Nanterre, des postiers militants étaient déjà devant les juges pour avoir défendu l’emploi face à la direction du courrier des Hauts de Seine. Benoît Hamon en tant que secrétaire du PS en campagne présidentielle avait soutenu les militants en soutenant que la décision du tribunal serait « politique ».


Aujourd’hui aussi le sujet est éminemment politique, l’Etat propriétaire est responsable au même titre que la direction de l’Entreprise de ce qui se passe à La Poste : la mise en oeuvre d’une stratégie de casse sociale de la plus grande entreprise de main d’oeuvre de France.


La fédération SUD PTT appelle à l’arrêt des poursuites judiciaires et apporte son soutien entier aux militant-es inquiétés par la justice.


 

http://iphonespip.sudptt.org/spip.php?article74

 

 

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Un rassemblement contre la répression à la Poste a eu lieu hier, mercredi 21 mai 

 

La grève des postiers du 92 dure depuis plus de 110 jours maintenant. Les postiers luttent contre les licenciements et la précarité, ils/elles mettent en place l’auto-organisation et cherchent à élargir leur mouvement à d’autres bureaux et d’autres secteurs.

Face à ça, la direction de la Poste cherche à décapiter des équipes syndicales à Paris et dans les Hauts-de-Seine :
- Elle a demandé le licenciement d’un postier de Paris qui avait eu le malheur d’aller saluer les grévistes du 92 pendant une de leurs actions.
- Elle fait passer trois autres postiers de Paris et sept autres du 92 en procédure disciplinaire.
- Cerise sur le gâteau: cinq postiers sont convoqués à la sûreté territoriale ce mercredi !

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 09:19

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De Christina Semblano 

 

Portugal : le ministère de la santé veut imposer la loi du bouchon (loi du silence) aux professionnels de la santé: le nouveau code d'éthique veut interdire personnels de la santé de dénoncer des situations qui peuvent mettre en cause l'image de l'institution.Dans un pays où l'on est en train de détruire le service national de santé en en excluant ou en en limitant l'accès aux citoyens, ne pas dénoncer des situations de ce genre relève de la science-fiction!

 
Il y a quarante ans la démocratie a été restaurée au Portugal et avec elle la possibilité pour les citoyens d'avoir accès à un service national de santé et à une école publique. Quarante ans après, le gouvernement de la Troïka est en train de tout casser et d'empêcher les professionnels des secteurs concernés de dénoncer les effets de la casse.


Aucune politique d'austérité n'est possible sans restriction des libertés, la loi du "bouchon" est son corollaire. et si ceci est vrai au Portugal, ce le sera aussi demain en France.


Jusqu'où pourront-ils aller? Jusqu'à l'inimaginable, car ils n'ont pas de limites. Ils auront jusqu'au où les peuples les laisseront aller car ni la faim, ni la souffrance, ni la misère ni la mort, ne sont des obstacles....

 


 

Article ( cliquez sur le lien ci dessous ):  

Maio 20, 2014

A ordem dos médicos denunciou que o ministério da Saúde está a preparar um despacho impondo a lei da rolha aos profissionais de saúde. "Se os médicos forem proibidos de denunciar situações que estão mal nas instituições do SNS, quem sai prejudicado são os doentes, é a segurança dos doentes que fica em causa", declara o presidente do conselho regional do norte da ordem dos médicos.


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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:15

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RÉUNION PUBLIQUE A BREST (Finistère)


Dans le Finistère, organisée par le M’PEP et le POI sur le boycott de l’élection européenne

Le 20 Mai 2014 à 17H30 à BREST (Finistère) Centre social de Pontanézen

5 rue Sisley

 

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RÉUNION PUBLIQUE A GRENOBLE (Isère)


Le mardi 20 mai 2014 à 21h A la Maison Des Associations de Grenoble rue Berthe de Boissieux

LE CDR-RUE 38 VOUS INVITE A LA CONFÉRENCE : 

 

"AUX ORIGINES DU CARCAN EUROPÉEN" avec ANNIE LACROIX-RIZ, Historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris VII- Denis Diderot


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MARDI 20 MAI A 21H00 - DONNEMARIE-DONTILLY (Seine-et-Marne)


"Élections européennes : faut-il (vraiment) aller voter ?"

Salle du Conseil de la Mairie 1, rue Cottereau 77520 DONNEMARIE-DONTILLY


RÉUNION PUBLIQUE organisée par La Fédération M’PEP 77


Les politiques d’austérité que nous subissons aujourd’hui ne sont que la poursuite des politiques néolibérales menées depuis 30 ans. Ce sont ces mêmes politiques qui ont conduit à ce que l’on nomme communément "la crise". Ces politiques sont gravées dans le marbre des traités européens, le dernier en date étant le Traité de Lisbonne (ex TCE) refusé en masse par les Français en 2005.


Le 25 mai, les citoyens sont invités à élire un parlement qui n’a pas le pouvoir de changer une virgule à ce traité. Les citoyens sont donc invités à voter pour l’austérité ou... pour l’austérité ! La question se pose alors : où est passée la souveraineté du peuple français ? Une démocratie peut-elle exister sans cette souveraineté ? Par conséquent, faut-il aller voter le 25 mai prochain ? L’insurrection citoyenne, ne passe-t-elle pas par un refus de vote massif affirmant notre volonté d’émancipation de cette tutelle européenne illégitime... et enfin, reprendre la main sur notre destin collectif ?


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LE 22 MAI à 18H A LANNION (Côtes d’Armor)


Réunion publique organisée par le CDR-RUE 22 sur le boycott de l’élection européenne

Avec Michel QUINET, membre du CNR-RUE

Centre Savidan salle n°1, place des Patriotes


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RÉUNION PUBLIQUE -23 mai 2014 19h00 – 22h00 - à Bordeaux (Gironde)


à l’Athénée Municipal

Place Saint-Christoly

33000 Bordeaux

Sur le thème "Le 25 mai prochain, la question qui s’impose à tous citoyens c’est : Voter aux élections européennes et cautionner l’UE, ou boycotter le vote de ce parlement potiche ?" Avec

 

-Bernard Conte  Auteur de : La Tiers-Mondialisation de la planète, Politiques néolibérales et prélèvement du surplus au Sud, Financement du développement, aides et dette, Analyse du post-ajustement et efficacité et plusieurs dizaines d’articles économiques et politiques sont parmi les œuvres de cet économiste engagé et éducateur populaire actif. 

- Maître de Conférence à l’Université Bordeaux 
- Membre du bureau du Comité Valmy

 

et


-Jacques Cotta , journaliste à France télévisions et écrivain. Après un passage de Radio France à Libération en passant par Le Canard Enchaîné, il réalise plus d’une trentaine de documentaires pour les magasines de France 2.


- Auteur de : L’imposteur (F. Hollande), Riches et presque décomplexé, 7 millions de travailleurs pauvres, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche ? 
- Journaliste de France télévisions : lauréat de plusieurs prix dont le 7 d’or pour le documentaire Front national, la nébuleuse diffusé dans l’émission Edition Spéciale. Il a produit et réalisé la série documentaire Dans le secret de dont : Dans le secret de la spéculation financière, … du crime financier, …du grand bazar européen, de l’accès aux soins, … 
- Animateur du blog La Sociale : http://la-sociale.viabloga.com/texts/la-sociale


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RÉUNION PUBLIQUE à ISSY-LES-MOULINEAUX (Hauts-de-Seine)


Débat avec Michèle DESSENNE sur le boycott de l'élection du parlement européen

22 mai 2014 20h30 – 22h45

Bar le Stella

5 rue Henri Mayer

92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

 

 

Source : CDR RUE 06

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 10:28

9 mai 2014


Quand Marisol Touraine (ministre de la Santé) annonce dans sa stratégie nationale de santé des mesures pour lutter contre les « déserts médicaux », elle découvre une réalité ancienne : certains territoires sont moins dotés que d’autres en professionnels de santé, principalement en milieu rural et dans les banlieues populaires des grandes villes. Elle y apporte pour réponse des maisons de santé libérales et quelques centres de santé associatifs. En d’autres termes : tout sauf le service public. D’où viennent les centres de santé (associatifs, mutualistes, municipaux) ? Où vont-ils ? Qu’ont-ils à gagner et à perdre quand la gauche de droite fait mine de les redécouvrir pour soigner les pauvres ?


A la fin du XIXe siècle, alors que la médecine libérale s’oppose aux sociétés de secours mutuel quant au périmètre du futur système d’assurance sociale, la loi de 1893 sur l’assistance médicale gratuite autorise les communes à créer des dispensaires. Ces dispensaires sont des établissements publics ou privés délivrant des soins gratuits ou peu coûteux. On doit le concept de « centre de santé » à Robert-Henri Hazemann (1897-1976). Ce militant communiste, conseiller municipal d’Athis-Mons de 1925 à 1927 et directeur du bureau d’hygiène et du dispensaire de Vitry-sur-Seine, innove en associant offre de soins, prophylaxie et action sociale via la mise en place d’un service d’assistantes sociales, d’un service technique d’assistance, mais également d’un laboratoire municipal (bactériologie et chimie) et une école de plein-air.. Son expérience et surtout sa  conception du dispensaire comme outil majeur de santé publique et de redistribution sociale, lui valent d’organiser les services municipaux d’hygiène et d’assistance sociale d’Ivry-sur-Seine, puis d’être nommé, en 1936, chef de cabinet technique du ministre de la Santé sous le Front populaire.


En 2013, l’Inspection Générale des Affaires Sociales publie un rapport signalant les difficultés de financement des 1220 centres de santés encore existants. Ces structures sont gérées pour 33 % d’entre elles par des associations, pour 32 % par des mutuelles, pour 12 % par des caisses de sécurité sociale, pour 9 % par des établissements de santé , pour 7 % par des collectivités territoriales et pour 7 % par d’autres organismes à but non lucratif.


En élargissant en 2009 à n’importe quel établissement de santé, y compris lucratif, le droit de créer et de gérer un centre de santé, la loi « Hôpital patients santé et territoires », votée par la droite et non abrogée par le gouvernement socialiste, a ouvert une brèche dans laquelle se sont engouffrés les centres de soins dentaires dits « low cost ». Remplacer une dent rapportant plus que de la soigner, ces centres préfèrent poser des prothèses plutôt que de soigner des caries, et ciblent pour cela les bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle complémentaire (CMUc).


Cette stratégie garantit au centre un remboursement intégral par la Sécurité Sociale, tandis que les  personnes ainsi soignées sont a priori peu disposées à se plaindre de sur-traitement. Pour les personnels des centres de santé « canal historique », les « low cost » font figure de brebis galeuses, mais pas pour des gestionnaires parfois prêts à sacrifier la qualité des soins et la santé publique à la rentabilité du centre de santé. C’est en outre une option politiquement bienvenue pour combler les « déserts médicaux » récemment découverts par Marisol Touraine sans s’affronter au sacro-saint dogme libéral de la liberté d’installation médicale.

 

 

http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/wp-content/uploads/2014/05/sante23.jpg

 

Un bon pauvre est un pauvre solvable


Comprenant que les centres de santé bénéficient d’un regain d’intérêt des pouvoirs publics, leurs gestionnaires, regroupés au sein de la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS) ont cru bon de prouver que les centres de santé soignaient les pauvres. L’enquête sur laquelle ils s’appuient, Epidaure-CDS[1] repose pourtant sur un indicateur de précarité éminemment discutable : le score Epices (Evaluation de la précarité et des inégalités de santé dans les centres d’examens de santé), développé par et pour les centres d’examens de santé (CES) de l’Assurance-Maladie. Celui-ci est basé sur sur onze critères : rencontre avec un travailleur social, assurance maladie complémentaire, vie en couple, propriété du logement, difficultés financières, pratique sportive, fréquentation de spectacles, départ en vacances dans l’année, contacts avec la famille, possibilité de trouver un hébergement ou une aide matérielle auprès de proches en cas de besoin. Selon cette évaluation, on peut donc être à la fois cadre et précaire. Alors que la surmortalité des classes populaires est amplement documentée, on est dès lors tenté de s’interroger sur l’intérêt d’un instrument de mesure refusant de prendre en compte ces indicateurs reconnus  que sont la profession, le niveau d’études et de revenus.


Or, a bien y regarder, il semble que la FNCS a fait le choix non pas de  rendre compte de la position sociale des patients et de la qualité des soins qu’ils reçoivent, mais bien de délimiter la population « précaire » qu’ils seraient censés prendre en charge.  Et peu importent ici les ambiguïtés du concept de précarité, puisqu’il est efficace pour décrocher des budgets orientés… vers la précarité. Les projets ainsi financés se réduisent souvent à faciliter l’accès aux soins des personnes reconnues « précaires », en leur ouvrant droit à une couverture sociale: dès lors que les droits à l’Assurance Maladie sont ouverts, le prestataire des soins est remboursé. Bien sûr, l’accès aux droits sociaux et aux soins constitue un progrès pour celles et ceux qui, à cause de la contraction continue du régime général de l’Assurance Maladie depuis 1967, en sont exclus.

 

Pourtant, parce que l’objectif principal de ces projets consiste avant tout à garantir le remboursement des structures qui pratiquent les soins sans avance de frais ou au tiers-payant (hôpitaux et centres de santé), il y a  toujours le risque de voir la qualité des soins passer au second plan. On assistera dès lors, au pire, à des dérives du type de celle des centres dentaires « low cost », et au mieux à la multiplication des actes au détriment de la prise en compte, au niveau du diagnostic comme du traitement, des effets de la situation sociale des personnes.


L’état des connaissances ne fait pas de doute : une situation sociale fragile (faibles revenus, travail manuel, isolement, faible niveau d’études, migration récente) rend l’évolution et le pronostic des problèmes sanitaires plus sombres. Soigner les membres des classes populaires n’est donc pas seulement complexe car l’accès aux soins leur serait limité mais aussi parce que les soins prodigués ne sont pas adaptés. Il est illusoire de croire qu’offrir le même accès aux soins conduit au même résultat. C’est le type et le système de soins qu’il faut repenser au bénéfice des usagers. Il faut savoir prendre des nouvelles par téléphone d’une femme enceinte vivant en squat et qui n’est pas venue à son rendez-vous médical de suivi de grossesse. Il faut savoir écouter un ouvrier immigré qui se plaint d’avoir mal à la tête depuis plusieurs années. Pour la première, l’ouverture de droits sociaux facilitera la pratique de l’échographie obstétricale (nécessaire), tandis que le second aura droit à un scanner cérébral (vraisemblablement superflu) mais aucun de ces soins n’améliorera leur état de santé ou leur situation sociale. La plupart des soignants qui ont choisi de travailler en centres de santé connaissent ces situations et s’efforcent de les prendre en compte dans leur pratique. A l’inverse, les projets de santé publique, centrés sur la notion de précarité, sont souvent construits autour de l’ouverture de droits à la couverture sociale et de l’accès aux soins et leur objectif se limite à rendre solvables des malades qui ne l’étaient pas. Or, ce qui pose problème et engendre des différences épidémiologiques notoires entre classes sociales, ce n’est pas seulement l’accès aux soins, c’est aussi  l’accès à des soins adaptés.

 

L’étude Epidaure, présentée comme la pointe du combat contre les inégalités sociales de santé par la FNCS, ne dit rien cependant de la qualité des soins fournis par les centres de santé. Quant aux inégalités sociales devant la mort, elles persistent : en France, un ouvrier sur quatre meurt avant 65 ans, contre seulement un cadre sur 8 ; une ouvrière sur 10, une cadre sur 16[2]. Et si ces déterminants de ces inégalités sont sociaux, le système de soins joue sans aucun doute un rôle dans leur permanence, voire leur aggravation.


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Et la santé publique réinventa l’opération « pétrole contre nourriture »


Pour ce qui est de réduire les inégalités sociales, la vision de la FNCS est à la mesure d’une étude, nommée PRECARITE,  qu’elle a promue en 2013 visant à tester l’effet sur le suivi de grossesse des femmes en situation précaire d’une incitation financière de 30 euros par consultation. Cette somme était supposée couvrir leurs frais de transport et de garde d’enfants. Inspiré des travaux d’Esther Duflo (économiste au Collège de France), le projet initial précise que « la somme perçue sera maximale si la consultation est réalisée dans les temps » et qu’elle diminuera proportionnellement en fonction des retards des femmes à leur consultation.

 

L’observatoire de Médecins du Monde a pourtant mis en évidence bien d’autres causes de renoncement ou de retard au recours aux soins : la méconnaissance du système de santé et des possibilités d’y accéder sans couverture maladie ou avec une simple couverture de base, la complexité des démarches, la barrière linguistique… et, pour les personnes en situation irrégulière, la peur – et non le coût !- des déplacements. Aucun des investigateurs de l’étude ne semble avoir envisagé de distribuer de façon randomisée, au lieu de la charité, un titre de séjour, dont une littérature épidémiologique considérable porte à croire qu’il améliorerait considérablement la santé des personnes. Dès lors, force est de constater que ce type de procédé entend « renforcer la performance du système de santé existant sans nécessiter de modification substantielle de sa structure ». Cette étude s’est finalement vu refuser son financement pour cause d’évaluation qualitative insuffisante, mais les incitations financières (incentives) continuent d’avoir le vent en poupe dans les recherches sur le développement et il y a fort à parier que d’autres projets de cette veine referont surface tôt ou tard. En 2010, l’équipe d’Esther Duflo n’a-t-elle pas prouvé en Inde qu’en échange d’un plat de lentilles les parents faisaient plus souvent vacciner leurs enfants.


Si l’étude PRECARITE était prévue pour se dérouler en grande partie dans des centres de santé, c’est en raison du « fort taux de précarité parmi [leurs] consultants (32 % contre 13 % en population générale) » documenté par l’étude Epidaure-CDS. On comprend alors le lien entre innovation épidémiologique (score EPICES, étude Epidaure-CDS) et cette nouvelle forme action publique (interventions incitatives). Il fait courir le risque d’une régression grave en santé publique : 1) le score EPICES délimite une population « précaire » ; 2) l’étude Epidaure-CDS prouve que cette catégorie d’usagers est sur-représentée dans les centres de santé ; 3) l’étude PRECARITE teste sur cette population des interventions qui font porter sur les malades des classes populaires la responsabilité de leur moins bonne prise en charge médicale.


La catégorie « précarité » est donc associée à des projets visant soit à expérimenter des moyens peu coûteux d’améliorer certains indicateurs de santé pour les plus pauvres (tels l’étude PRECARITE), soit à faciliter leur accès à des soins qui seront de moins bonne qualité tout en garantissant aux structures qui les soignent qu’elles n’y perdront pas d’argent (tels les centres de santé « low cost »).


Les centres de santé n’ont rien à gagner dans la course à la rentabilité. Les personnels ont tout à y perdre et les usagers méritent mieux que d’être segmentés en clientèles (« précaires », consultants des urgences…) La « plus-value » des centres de santé est sociale. Installés dans les quartiers populaires, ils sont plus accessibles et améliorent l’accès aux droits sociaux. Ils doivent encore faire la preuve qu’ils réduisent les écarts de santé entre classes sociales, mais sont outillés pour le faire. Il ne suffit pas de soigner les pauvres pour faire de la médecine sociale.


Frédéric Courage est médecin à Saint-Denis, où il a quitté un Centre Municipal de Santé (CMS) pour un projet de maison de santé, en raison de désaccords avec la direction des CMS.


Maud Gelly est médecin en CMS à Saint-Denis, elle participe à la lutte contre la direction des CMS.


[1] Afrite A. et al, « Les personnes recourant aux 21 centres de santé de l’étude Epidaure-CDS sont-elles plus précaires ? », Questions d’économie de la santé, 2011, 165

[2] Annie Mesrine, « Les inégalités de mortalité par milieu social restent fortes », INSEE-Données sociales, 1999


Source: 

http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/wp-content/uploads/2014/04/cropped-headernew.jpg

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 10:22

 |  PAR VICTORAYOLI

 

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Pendant qu’on nous enfume avec quelques ségolènitudes, son ancien jules et ses comparses bradent les bijoux de famille de la France. Vous avez aimé le bradage des autoroutes, vous allez adorer le bradage des barrages hydroélectriques !

 

Car c’est de cela dont il s’agit. Le gouvernement Hollande-Valls prépare en loucedé la vente au privé des barrages hydroélectriques. Valls l’a promis à la Commission européenne toujours avide de privatisations. L’aveu est dissimulé dans le « programme national de réforme » que le gouvernement a envoyé le mercredi 7 mai à la Commission européenne. (Delphine Batho, ministre "remerciée", a dénoncé ces manoeuvres dans une tribune du journel "Les echos" de même que J.L.Mélenchon dans son blog.)

 

Oh ! il faut chercher, ce n’est pas explicite, mais c’est clairement dit. A la page 16 il est écrit : « Enfin, un renouvellement par mise en concurrence des concessions d’exploitation des installations hydroélectriques sera privilégié. A la page 48 : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Et à la page 95« Renouvellement après mise en concurrence des concessions hydroélectriques. -  En cours -  Renouvellement progressif par mise en concurrence des concessions d'installations hydroélectriques. »

 

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des pipes aux idéologues de l’Europe ultralibérale. Et cela avant même des élections européennes qui peuvent changer la donne. Non mais à quoi vous jouez, camarades Hollande et Valls ?

 

L’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n'essaie-t-elle même pas ? Nous avons pourtant là, à portée de main, une énergie made in France(Oh ! Montebourg ! On ne t’entend pas !) qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale.

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande et ses nuisibles veulent brader au privé !

 

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Pourtant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a refusé la mise en concurrence à l’unanimité parce que contraire aux intérêts fondamentaux de la nation. Mais cause à mon cul… Pour faire plaisir à Barroso et obtenir quelques accommodements sur les déficits, on brade… Par-dessus les citoyens, par-dessus leurs représentants élus. François, Sarko, mêmes méthodes. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Les SEM, ancêtres f(u)ameuses des Partenariats public privé c’est : responsabilité et pertes pour le public, bénéfices pour le privé…

 

Citoyens, allons-nous sans broncher livrer aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?


 

http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/150514/aux-fous-francois-et-ses-complices-veulent-vendre-nos-barrages-au-prive

 


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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 08:35

Publié le 16 mai 2014 par FSC

 

 

Nos camarades de Nice marquent cette anniversaire à leur manière :

 

Trois ans après le centenaire d’IBM, la direction s’agite opportunément pour fêter cet anniversaire. La CGT vous raconte toute l’histoire depuis sa naissance, quand notre entreprise s’appelait ITR (International Time Recording) et résultait de la décision en 1914 de la société américaine CTR de s’implanter en Europe, alors que celle-ci s’embrasait dans un 1er conflit mondial meurtrier..


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Publié dans CGT

 

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:39

http://dormirajamais.org/wp-content/uploads/2014/05/andrea-sabbadini-sikh--533x355.jpgIndiens sikhs au travail dans les champs des Marais pontins © Andrea Sabbadini

 

 

Cet article, publié le 15 mai 2014 sur Il Manifesto, a immédiatement provoqué quatre questions parlementaires, trois à la Chambre des députés et une au Sénat, de la part du Parti démocrate et de SEL -Gauche, Écologie et Liberté.


La situation décrite n’est pas celle des chantiers du Qatar pour la coupe du monde de football de 2022. Nous sommes au cœur de l’Union européenne, dans les anciens Marais pontins, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Rome. Là-bas, des amphétamines et de l’opium sont vendus aux travailleurs-esclaves sikhs pour leur faire supporter fatigue et douleurs. Ce reportage fait suite à un dossier accablant paru dans In migrazione.


La pilule qui aide à supporter la fatigue coûte à peine dix euros, au marché noir de l’esclavagisme pontin. Singh a deux possibilités: faire fondre directement le contenu dans la bouche ou le mélanger au chai, le thé des sikhs. Il choisit la seconde solution parce que «si je la mange ça fait plus mal, à l’estomac et à la gorge». Ainsi, de bon matin, «la substance», comme l’appellent les Indiens de Bellafarnia, efface la fatigue et les douleurs de la veille et prépare la lutte quotidienne de celui qui va commencer « dopé comme un cheval », me dit Marco Omizzolo, un jeune sociologue auteur d’un dossier avec l’association In migrazione, qui est un J’accuse à l’encontre des petits patrons et des caporaux(1) du sud du Latium.


Singh n’est pas un prénom: les sikhs religieux portent tous ce même nom de famille, qui veut dire «lion», tandis que les femmes se font appeler Kaur, «princesse». Quoi qu’il en soit, les nombreux Singh des Marais Pontins travaillent presque tous dans les campagnes des environs, pour les cultures maraîchères intensives, sous le soleil ou dans des serres brûlantes qui se transforment en chambres à gaz quand on les oblige à répandre des agents chimiques sans aucune protection.

 

Soumis aux vexations et aux abus de pouvoir, exploités au-delà du vraisemblable, contraints à appeler «patron» leurs employeurs, sous payés, ils courent le risque de se faire voler leur salaire misérable quand ils rentrent chez eux à bicyclette. Comment faire face à tout cela? B. Singh raconte dans un italien laborieux: «Je travaille de 12 à 15 heures par jour à la récolte des courgettes et des pastèques ou avec le tracteur pour planter d’autres fruits et légumes. Tous les jours, samedi et dimanche compris. Je ne crois pas que ce soit juste: trop de fatigue et peu d’argent. Pourquoi les Italiens ne travaillent pas de la même manière? Au bout de quelques temps j’ai commencé à avoir mal au dos, aux mains, au cou, aux yeux aussi à cause de la terre, de la sueur, des substances chimiques. Je tousse toujours. Le patron est gentil mais il paie peu et il veut que tu travailles tout le temps, même le dimanche. Après six ou sept ans à vivre comme ça, je n’en peux plus. C’est pourquoi je prends une petite substance pour ne pas ressentir la douleur, une ou deux fois pendant les pauses au travail. Je la prends pour ne pas ressentir la fatigue, sinon je ne pourrais pas travailler autant à la campagne. Tu comprends? Je travaille trop, trop de douleurs aux mains.»


La voici, la nouvelle frontière de l’exploitation du travail des migrants: les esclaves des campagnes sont dopés pour produire davantage et ne plus ressentir la fatigue. Depuis le début de l’année, les forces de l’ordre ont confisqué entre Latina, Sabaudia et Terracina une dizaine de kilos de stupéfiants: des «méthamphétamines», contenues dans des petites pilules spéciales dealées surtout par les caporaux. Mais aussi des bulbes séchés de pavot à opium.


Dans les communautés sikhs de Bellafarnia et de Borgo Hermada on ne parle pas beaucoup de tout cela. Les sikhs, surtout s’ils sont en situation irrégulière, dénoncent rarement les injustices dont ils sont les victimes. S’ils se font détrousser, ils font contre mauvaise fortune bon cœur. La même chose se produit quand le patron ne leur donne pas leur dû ou tarde dans les paiements.

Les drogues sont interdites par leur religion, et celui qui en fait usage est peu enclin à en parler, quand il se décide à le faire il ne parvient pas à réprimer un sentiment de faute: «Nous sommes exploités et nous ne pouvons pas dire au patron maintenant ça suffit, parce qu’il nous renvoie.

 

Alors certains d’entre nous paient pour avoir une substance qui enlève la douleur aux bras, aux jambes et au dos. Le patron dit travaille encore, travaille, travaille, allez, allez, mais après 14 heures passées dans les champs comment peut-on travailler encore? Pour la récolte des courgettes nous travaillons courbés toute la journée. La substance nous aide à vivre et à travailler mieux. Mais tout le monde ne le fait pas: seuls quelques Indiens l’utilisent. Mais cela leur sert à tenir jusqu’à la fin du mois pour amener à la maison l’argent pour leur famille» dit K. Singh.

 

Le problème des drogues est en train de prendre une véritable dimension sociale, dans une communauté soudée, organisée, «travailleuse et silencieuse», comme la définit Omizzolo, qui m’emmène faire un tour dans les champs et les villages de ce petit bout d’Inde en Italie. Pour le définir, il a forgé un néologisme: «Punjitalia» [Pendjabitalie].


La rési­dence Bellafarnia mare en est la capitale. À quelques mètres des dunes de Sabaudia, loin de la vue des villas des VIP, vit une part de la plus nombreuse communauté sikh après celle de Novellara, en Émilie : 12 mille habitants officiellement recensés entre ce village de résidences secondaires sous-louées aux immigrés et les logements low cost années 80 qui tombent déjà en ruines et accompagnent le rationalisme fasciste de Borgo Hermada, une poignée d’habitations dans les campagnes de Terracina. En réalité, en comptant les personnes en situation irrégulière, le nombre augmente de manière décisive: 30 mille, peut-être même plus. Le syndicat Flai Cgil a même distribué quelques 40 mille blouses réfléchissantes aux travailleurs qui se déplacent en bicyclette, pour essayer de limiter les nombreux accidents de la route dans lesquels ils sont impliqués, surtout l’hiver, sur les routes de campagnes mal éclairées.


Omizzolo a mis des années pour conquérir la confiance de la communauté: il est allé avec eux dans les champs et il a accompli le parcours migratoire inverse, de l’Italie au Pendjab, où il a rencontré les familles d’origine et renoué les fils de la diaspora. Il a recueilli les histoires d’exploitation et, avec le dossier de l’association In migra­zione, il dénonce le fait que «pour survivre aux rythmes exténuants et augmenter la production des patrons italiens» les travailleurs sikhs «sont littéralement obligés de se doper avec des stupéfiants et des antidouleurs qui inhibent la sensation de fatigue». Il s’agit, explique-t-il, d’«une forme de dopage vécue dans la honte et pratiquée en cachette parce que contraire à leur religion et à leur culture, en plus d’être sévèrement combattue par la communauté».


«Et pourtant il s’agit de la seule manière de survivre aux rythmes de travail»: douze heures par jour à semer, défricher, cueillir, répandre des poisons. Pour quatre euros de l’heure, dans le meilleur des cas, souvent obligés de subir les torts, les vexations et brimades des employeurs, parfois non payés pendant des mois comme cela se produit pour un groupe d’une trentaine de travailleurs-esclaves qui réclament un salaire qui ne vient pas depuis six mois. Une situation qui ressemble beaucoup à celle de Rosarno, de la Capitanata et d’autres lieux d’exploitation de la main d’œuvre agricole. Sauf qu’elle est plus taciturne, peu encline à la rébellion et moins visible: les sikhs ne vivent pas dans des bidonvilles ou dans des refuges de fortune et ils n’arrivent pas seuls comme beaucoup d’Africains qui débarquent à Lampedusa. Ils se marient entre eux -même si, m’explique Omizzolo, on commence à enregistrer les premiers cas de mariage mixte, en général entre des hommes sikhs et des femmes roumaines rencontrées au travail dans les champs -beaucoup sont ici désormais depuis trente ans et leurs enfants sont italiens. Les habitations sont bien tenues, bien que dans quarante mètres carrés s’entassent parfois jusqu’à six personnes, les jardins sont fleuris. Le dimanche dans le Gurdwara Singh Saba, une ancienne baraque agricole transformé en bâtiment religieux, c’est un triomphe de couleurs et dans les cuisines communes on fait à manger pour tous. Ils ont même un journal, le Punjab express, que je vois distribué devant une boutique à l’intérieur de laquelle un vieux portant turban attend paresseusement les rares visiteurs.


Dillon Singh est le chef de la communauté: il gère une épicerie qui vend aussi du prêt-à-porter, sur la place de Bellafarnia. C’est un politicien -en Inde, il a été très proche d’Indira Gandhi, la première ministre assassinée par deux gardes du corps sikhs en 1984- et ces derniers jours il est inquiet parce que le projet du nouveau centre religieux, par ailleurs affiché sur les vitrines du temple, est bloqué. Une question de permis et de projets d’urbanisme, mais surtout d’entraves bureaucratiques introduites par la droite qui dirige la municipalité. Il est préoccupé parce qu’il devra rendre compte à la communauté de l’utilisation des fonds qu’il a recueillis: «Nous avons rassemblé l’argent mais nous sommes bloqués. Si ça continue les gens recommenceront à envoyer leur argent au Pendjab au lieu d’investir leurs gains en Italie» observe-t-il désolé.


À la fin février, cachés parmi les cageots de fruits et légumes transportés par deux Indiens, les douaniers de Sabaudia ont trouvé 6 kilos de bulbes de pavot et 300 grammes d’amphétamines.

 

Trois kilos et demi supplémentaires ont été saisis dans le coffre d’une auto on a même découvert une petite plantation de pavot à opium à Terracina. Qui gère le busi­ness? «Les Italiens donnent la substance aux Indiens, qui à leur tour la vendent et donnent l’argent aux Italiens» explique K. Singh. Cela veut dire qu’au sommet du trafic il y aurait les employeurs qui confieraient le sale boulot aux caporaux, en leur remettant le «matos» pour qu’ils le vendent à leur tour aux esclaves des campagnes.


Dans quelques cas cependant, ce sont «les Italiens» qui gèrent directement la vente au détail. C’est ce que soutient H. Singh: «Je connais des gens qui utilisent cette substance. Ils l’achètent aux Italiens et ils l’utilisent quand ils travaillent ou bien ils la donnent à leurs amis. Ils la dissolvent dans l’eau chaude puis ils la boivent. On peut aussi la manger mais ça fait mal à l’estomac et à la gorge.» Il arrive même que certains travailleurs, ayant flairé le profit qu’ils peuvent faire à leur tour de ce commerce, revendent les drogues achetées. S. Singh raconte: «Quelques Indiens, surtout les jeunes qui travaillent dans les campagnes, les achètent pour ne pas ressentir les douleurs, mais ils en revendent aussi une partie. Comme ça ils se font un peu d’argent et en même temps ils ne se sentent pas fatigués le soir et ils peuvent sortir. D’où viennent ces substances? Certains les font venir d’Inde, d’autres les achètent aux Italiens.». Qui de cette façon gagnent deux fois, avec le deal et par l’exploitation du travail.


Article paru sur Il Manifesto, le 15 mai 2014. Traduit par Olivier Favier.


 

* 1  Contremaîtres chargés de l’embauche des travailleurs clandestins. 

 

 


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