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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 12:32

Dans un entretien exclusif avec Herodote.net, l'historien Emmanuel Todd analyse l'évolution de l'Union européenne et dit son intention de ne pas aller voter le 25 mai, pour la première fois de sa vie. Un choix raisonné et, de son point de vue, civique...

 

Par ses travaux sur les structures familiales, Emmanuel Todd est l'un des principaux historiens de sa génération. C'est aussi un témoin engagé de son époque qui peut se flatter de n'avoir jamais été pris en défaut dans ses nombreux essais. Volontiers provocateur, il s'est attiré quelques inimitiés par ses interventions dans la presse et à la télévision mais rares sont les contradicteurs qui s'estiment assez armés pour lui faire front.

 

Herodote.net : À vous lire, on peut se demander si vous avez le don de prophétie. En 1976, à 25 ans, votre coup d'essai fut un coup de maître car vous avez annoncé dans La Chute finale l'effondrement à moyen terme du système soviétique sans connaître pour autant l'URSS.


http://www.eteignezvotreordinateur.com/wp-content/uploads/2010/09/todd.jpgEmmanuel Todd : Je vais vous l'avouer, il n'y a rien de miraculeux là-dedans ! Je fais simplement un peu plus attention que d'autres aux chiffres qui traînent partout. Par exemple, mon intuition sur La Chute finale est venue de ce que la mortalité infantile en URSS était en train de fortement remonter. C'est un phénomène exceptionnel et j'y ai vu l'effritement du système. J'en ai conclu que le pouvoir soviétique était condamné à brève échéance.


Plus récemment, en pleine guerre froide irano-américaine, j'ai pronostiqué avec mon ami Youssef Courbage l'entrée dans la modernité de l'Iran et de plusieurs pays arabes (Le Rendez-vous des civilisations, 2007). Ce n'était pas difficile, il suffisait de regarder le nombre d'enfants par femme et le pourcentage d'étudiantes à l'université. En adoptant une rationalité familiale proche des standards occidentaux, ces peuples étaient prêts à se convertir aussi à une nouvelle rationalité démocratique et politique.


En ce qui nous concerne, c'est différent. En écrivant L'invention de l'Europe, en 1990, j'ai pris conscience de l'extrême diversité anthropologique de notre continent et j'y ai vu l'illusion de réduire l'Europe à une construction étatique. Gardons-nous de sacrifier notre diversité car elle est la clé de notre dynamisme.


Pour cette raison, bien que partisan de l'Union européenne, j'ai voté Non au traité de Maastricht qui lançait la monnaie unique et, en 1995, quand mon livre a été réédité, je me suis hasardé à écrire dans la préface : « Soit la monnaie unique ne se fait pas, et L'Invention de l'Europe apparaîtra comme une contribution à la compréhension de certaines impossibilités historiques.


Soit la monnaie unique est réalisée, et ce livre permettra de comprendre dans vingt ans pourquoi une unification étatique imposée en l'absence de conscience collective a produit une jungle plutôt qu'une société.  »


Herodote.net : Nous y voilà ! Vous avez donc aussi voté Non au référendum sur le Traité constitutionnel en 2005 ?


Emmanuel Todd : Eh bien, pas du tout ! Quand la monnaie unique est arrivée, j'ai voulu faire preuve d'optimisme en bon citoyen européen et j'ai voté Oui au référendum. Mais la réalité nous a tous rattrapés...


Cela dit, j'ai été scandalisé par le viol du suffrage universel qu'a représenté le passage en force du traité constitutionnel sous le nom de Traité de Lisbonne. J'y vois un tournant historique avec le basculement dans une forme de post-démocratie. L'oligarchie s'assoit sur le suffrage universel... comme en Afghanistan où l'on affecte de prendre au sérieux des scrutins dont on sait pertinemment qu'ils sont massivement truqués. Nos parlementaires sont certes mieux élus mais ils n'ont pas plus de respect pour leurs électeurs et n'ont rien à faire de leur avis. Quand la révolte des Bonnets rouges a éclaté en Bretagne, les élus locaux n'ont rien vu venir et ils ont choisi de détourner les yeux ou de condamner les manifestants. Les discours sur la « fracture sociale » ou le « monde de la finance » ne servent que le temps d'une campagne. Rien à voir par exemple avec les débuts de la IIIe République en France.


Ce fossé entre les élus et les électeurs est bien plus grand encore au Parlement européen en raison du scrutin de liste à la proportionnelle, qui fait qu'on ne choisit pas une personne mais une étiquette, et plus encore parce que ce Parlement ne sert à rien !


Herodote.net : Le Parlement européen ne sert à rien ? Vous exagérez ?


Emmanuel Todd : Pas du tout. Voyez donc. Qu'il s'agisse de la crise financière ou des enjeux géopolitiques en Ukraine ou en Afrique, c'est au Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement, à la Banque Centrale Européenne et à la Commission européenne que se prennent toutes les décisions. Et c'est la Commission européenne qui détient le droit d'initiative alors que, dans toute véritable démocratie, il revient au Parlement.


Nous avons affaire à un « Parlement Potemkine », un vernis démocratique pour un système qui ne l'est pas. En toute confidence, les députés eux-mêmes ne se font pas beaucoup d'illusions. En réunion autour d'un verre avec d'anciens députés, ceux-ci ne m'ont parlé que de la maison qu'ils avaient pu acheter grâce à leurs indemnités !


Je constate que la Nation demeure le seul lieu au sein duquel nous pouvons faire valoir nos opinions par le vote. Et c'est le seul lieu où nos votes peuvent encore peser sur les choix de société.


Participer aux élections européennes n'a pas plus de sens pour moi que de voter aux États-Unis... quoique, si l'on me permettait d'échanger mon droit de vote au Parlement de Strasbourg contre un droit de vote aux présidentielles américaines, je choisirai ce dernier car, par son pouvoir de décision, le président américain a plus d'influence sur ma vie que les députés européens !

En conséquence, j'ai choisi de ne pas aller voter le dimanche 25 mai. Je ne veux pas apporter ma caution à une institution non démocratique et proprement illégitime.


Herodote.net : Comment ? Mais s'abstenir, ce n'est pas un comportement civique ! Et ce n'est pas comme ça que vous ferez bouger les choses ! Au moins, vous pourriez choisir de voter avec un bulletin blanc.


Emmanuel Todd : Voter blanc, c'est signifier que l'on croit en ce système et qu'il suffirait de changer le personnel pour l'améliorer et le démocratiser. Mais c'est une illusion. Même Le Monde, porte-parole des européistes, l'admet : tout ce qu'on peut attendre des élections, c'est de passer d'une orientation de centre droit à une orientation de centre gauche ! Que l'on vote ou non, cela ne changera rien au fonctionnement des institutions européennes, de la BCE comme de la Commission. Celles-ci continueront de tourner au-dessus nos têtes en ignorant le Parlement, ses députés et ses électeurs, de quelque parti qu'ils soient.


Ces institutions n'empêchent d'ailleurs pas les nations et les égoïsmes nationaux de s'exprimer. Quand le britannique BAE et le franco-allemand EADS ont voulu se rapprocher pour créer un géant européen de l'aéronautique, Angela Merkel y a mis son veto pour préserver les emplois allemands... En géopolitique, c'est encore plus net : chaque gouvernement agit selon ses intérêts en habillant ceux-ci d'une vague résolution européenne. La France agit seule en Afrique tandis que l'Allemagne mène la danse en Russie. Ce n'est pas un hasard si quatre des sept observateurs européens retenus en otage en Ukraine étaient Allemands.


S'abstenir, c'est signifier que l'on n'est pas dupe de la mascarade. C'est dénoncer l'européisme béat des partis classiques. C'est aussi dénoncer le Front National en mettant en évidence son appartenance au système. L'abstention massive aux élections européennes, si elle se vérifie, aura une conséquence pour le moins positive : elle témoignera de ce que la nation demeure le seul échelon démocratique au sein duquel peuvent s'affirmer les solidarités.

Propos recueillis par André Larané pour Herodote.net, le 12 mai 2014

 


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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 11:32

17 Mai 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Les patients qui fréquentent les hôpitaux publics, notamment ceux des classes populaires, n'ont rien à dire sur leur fonctionnement: aucune pénurie de personnel ni de moyens matériels à l'horizon, pas de file d'attente aux guichets et les rendez-vous sont donnés sur-le-champ. Bref, ça baigne dans les établissements public de santé et le plan d'austérité décrété par la ministre imposable sur l'ISF Marisol Touraine n'existe pas.


Ben oui, un riche émir saoudien (peut-être une redondance) s'en est lui aussi aperçu du 8 au 13 mai dernier, au 7e étage de l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.

 

Il a privatisé neuf chambres et une salle de détente. Des informaticiens les ont cablées pour le fax, internet et le téléphone. On a sorti des réserves fauteuils et canapés. Des plombiers ont bricolé les sanitaires pour permettre à des croyants de faire leurs ablutions rituelles.


Oui, l'émir saoudien était venu avec toute sa garde rapprochée, à bord de 6 mercedes rutilantes et de bon aloi garées tranquillement sur le parking du personnel. C'est le chef de service en personne du service orthopédique qui a opéré l'auguste personne d'un état très grand ami de la France, de ses gouvernants et de ses affairistes.


Ah, j'oubliais, tout ce cortège princier avait vu imprenable sur le bois de Boulogne et l'hippodrome de Longchamp. Par contre, les patients lambda en orthopédie sont eux cantonnés au premier étage.


 

Selon que vous serez puissant ou misérable, et bien, dans la République française dite "sociale"selon sa Constitution, vous serez soigné et cajolé pareillement. Ben oui, c'est marqué partoutEgalité au fronton des édifices républicains, non?


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Roger Colombier 

 

 


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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 11:08

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Entretien avec Ernst Lohoff sur les causes et les conséquences de l’actuelle crise économique

 

Dans leur dernier livre, « La Grande Dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise », Ernst Lohoff et Norbert Trenkle accordent une attention particulière à l’évolution de l’économie réelle dans leur analyse de la crise, se démarquant en cela de nombre d’autres publications sur le même thème. Ralf Hutter, journaliste au quotidien « Neues Deutschland », a rencontré Ernst Lohoff.[1]

 

 

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                                            Ernst Lohoff (Krisis-Streifzüge)   


 

Ralf Hutter : Vous prétendez que votre livre « La Grande Dévalorisation » va plus en profondeur que tous les autres livres consacrés à la crise économique. Pourquoi cela ?


Ernst Lohoff : Avant tout parce que nous étudions la corrélation entre cette crise et la disparition progressive du travail. La plupart des analyses se bornent à dire qu’il y a eu des dérives au niveau des marchés financiers mais que l’économie réelle, quant à elle, est fondamentalement saine. Nous, nous regardons aussi de près l’évolution de l’économie réelle. Nous raisonnons essentiellement sur le plan des catégories, avec la critique marxienne de l’économie politique comme système de référence théorique.


Est-il exact que la crise actuelle s’est au fond déjà produite en 1857, comme vous l’avez laissé entendre il y a peu lors d’une conférence ? 

   

Non. Jusqu’à aujourd’hui on n’avait jamais vu, loin s’en faut, l’accumulation du capital se découpler à ce point de l’exploitation effective du travail. Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est que les épisodes de crise ouverte partent, aujourd’hui comme hier, des marchés financiers.

 

Et aujourd’hui comme hier les observateurs en ont déduit que la cause du mal se trouvait dans la finance. Marx a déjà critiqué cette interversion de la cause et de l’effet : si la crise se présentait sous forme de crise financière – dévalorisations, faillites bancaires, chaînes du crédit qui se rompent – Marx pointait le fait qu’à l’arrière-plan on trouvait toujours des évolutions de l’économie réelle[2]. Le gonflement d’une superstructure financière résultait invariablement d’un tarissement de la valorisation dans le secteur de l’économie réelle.  

  

La « troisième révolution industrielle » joue un rôle important dans votre analyse. Qu’entendez-vous par là et quand a-t-elle eu lieu ?  

 

Ce concept avait déjà cours dans les années 1980. Il désigne l’introduction de la microélectronique, c’est-à-dire l’informatisation de la production, qui se poursuit d’ailleurs encore aujourd’hui. Ce qui rend cette transformation très intéressante pour notre approche théorique, c’est qu’elle marque une nouveauté par rapport aux précédents bouleversements de la base productive dans l’histoire du capitalisme. Les grandes avancées et innovations technologiques précédentes consistaient pour l’essentiel en l’arrivée de nouveaux produits sur le marché, avec pour conséquence l’ouverture de nouveaux champs d’exploitation du travail vivant. L’industrie automobile – l’une des industries qui ont porté le légendaire boom d’après-guerre – en est l’exemple type. Avec la révolution microélectronique, ce qui est décisif, c’est que sa mise en œuvre a pour effet de révolutionner d’emblée les process mêmes à travers tous les champs de production et, en tant que facteur de rationalisation, d’éliminer le travail vivant dans tous les domaines. Voilà le problème qui se pose au capitalisme avec cette forme d’innovation.  

 

Pourquoi ?  

 

Parce que la marchandise de base du système capitaliste, c’est le travail. L’exploitation du travail vivant devient obsolète. Avec cette innovation, le capitalisme scie la branche sur laquelle il est assis.  


C’est là qu’intervient un des concepts centraux de votre ouvrage : le « capital fictif ». De quoi s’agit-il ?  

 

Le concept de capital fictif doit permettre d’expliquer comment il se fait que, pendant trente ans, ce processus de base ne se soit pas traduit par des crises ouvertes. Pourquoi y a-t-il eu un boom en dépit de la révolution microélectronique ? L’explication, la voici : le capital a esquivé le problème en trouvant refuge dans la superstructure financière. C’est caractéristique de toute une époque. « Capital fictif » est un terme générique pour désigner actions, produits dérivés, titres de créances, etc. Il provient aussi de Marx, qui l’introduisit comme une sorte d’antithèse du « capital en fonction »[3]. Le capital en fonction est du capital qui se multiplie par l’utilisation de la force de travail. Le capital fictif, en revanche, est créé par l’échange d’argent contre promesse de paiement. Cette forme de capital représente donc l’anticipation d’une richesse à venir.    


Dans votre livre, vous parlez des « limites du programme de croissance keynésien [chapitre III.2.2] ». Voyez-vous quelque part en Europe un parti parlementaire proposant autre chose que le keynésianisme pour résoudre la crise ?  

 

Je n’en vois pas, non. Tous ne parlent que de cela, on s’acharne là-dessus. Seulement, ces messieurs-dames ont sur ce plan un tout petit peu de retard. Car, à vrai dire, le keynésianisme, qui consiste à stimuler la demande en élargissant les dépenses publiques, est caduc depuis au moins les années 1970. Et voilà qu’on mobilise à nouveau ce vieux programme. Cela dit, ce que les États mettent en œuvre aujourd’hui n’est pas du tout une politique keynésienne classique. C’est plutôt une sorte de « keynésianisme de sauvetage » à l’intention de l’industrie de la finance.

 

Ce retour au keynésianisme et à une dette publique excessive a été essentiellement une tentative pour rattraper le désastre bancaire. C’est seulement de façon très secondaire qu’on a cherché à relancer la demande. Pour l’essentiel il s’agissait de socialiser et nationaliser les perspectives de gains futurs de l’économie privée, qui avaient crevé comme des baudruches. 

   

Vous et votre co-auteur Norbert Trenkle, mais aussi feu Robert Kurz, qui intervenait souvent dans nos colonnes, avez acquis une certaine notoriété en tant que membres du groupe de théoriciens baptisé « Krisis », un groupe auquel on reproche d’attirer sur nous la catastrophe, l’effondrement du système, à force de parler sans cesse des limites du capitalisme. Quel sens donnez-vous au mot « limite » ?    


 « Limites », ça ne signifie pas qu’il va se produire un grand choc et adieu le capitalisme ; ça signifie que la capacité d’expansion du système capitaliste et sa capacité à atteindre ses propres objectifs – à savoir, transformer le capital en toujours plus de capital – conduit, à travers justement ce mouvement d’expansion à long terme, à quelque chose d’absurde. Ce procès d’élargissement caractéristique des deux derniers siècles, où toujours plus de travail vivant a été aspiré à l’intérieur du système capitaliste tandis que des montagnes de capital toujours plus hautes étaient amassées, doit nécessairement aboutir à un point de basculement à partir duquel ce procès n’est plus possible, et ce système alors se contracte.  

 

Comment cela « se contracte » ?  


Je veux dire que la reproduction sociale s’interrompt en partie et que la capacité de survie même de cette société est remise en cause. On peut d’ailleurs déjà le constater dans les pays touchés par la crise.   Mais dans leur cas le concept de « limite », selon moi, n’est pas très pertinent, dans la mesure où ce qui voit le jour n’est en fait qu’une nouvelle forme de capitalisme.  

 

 « Limite » renvoie à la logique du système et ne signifie pas qu’une société meilleure est en train d’émerger. Nous nous servons d’ailleurs peu de ce terme, pour cette raison même. Nous faisons plutôt appel au concept marxien de « borne interne [4] ». Globalement, au niveau de la société tout entière, il y a moins de capital disponible et c’est pourquoi cette société doit fatalement s’appauvrir.  


 Ou alors la guerre et la terreur doivent régner. On l’a vu dans le cas du national-socialisme, qui effectivement n’avait pas touché au système capitaliste.   

 

 Oui, toutefois le national-socialisme n’avait pas à l’arrière-plan une crise fondamentale aussi profonde que la nôtre. Quelles formes politiques nous risquons de voir apparaître aujourd’hui – cela, notre analyse n’est pas encore en mesure de l’indiquer 


 

Cet entretien au format PDF :  

 

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 00:54

Sur le blog de Nicolas Maury :


Vendredi 16 Mai 2014

Alexei Karpushev, le Premier secrétaire de la ville de Gorlovka du Parti Communiste d'Ukraine (KPU), mène le combat pour que la République populaire de Donetsk nationalise les entreprises des oligarques - article et traduction Nico Maury

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Les communistes dans le Donbass ne sont pas du côté des putschistes de Kiev. Il faut se le dire ils sont du bon côté de la barricade. La toute jeune République populaire de Donetsk doit mettre en place un Etat viable, avec des institutions, une administration et une fiscalité, de nombreux défis sont a relever, d'autant plus que le frère russe ne semble pas prêt a intervenir pour aider les populations du Donbass.

Les forces militaires de Kiev sont une menace constante qui oblige la République populaire de Donetsk a mettre en place une armée pour repousser les groupes néonazis (pseudo garde nationale) responsable de trop nombreux massacres de civils. Pour mener a bien cette mission et les missions qui incombent à un Etat (paiement des retraites, des allocations sociales ...) il faut une fiscalité et la richesse dans cette région est tenue par les oligarques, notamment Rinat Akhmetov.

 

 

Le maire "populaire" de Slaviansk et Alexei Karpushev pour la nationalisation des grandes entreprises


Il y a un point commun entre le maire "populaire" de Slaviansk, Vyacheslav Ponomarev et le communiste Alexei Karpushev, tous les deux militent pour que les grandes entreprises, les propriétés des oligarques du "clan de Donetsk" soient nationalisées par la République populaire de Donetsk et que 100% des bénéfices viennent directement dans les poches des ouvriers et du trésor de l'Etat.

"Ce n'est pas pour eux (les oligarques - ndlr) que le peuple du Donbass a versé du sang sur les barricades" déclare le communiste Alexei Karpushev.

Pour Alexei Karpushev (KPU) "les personnes qui sont sous les balles (de la junte de Kiev - ndlr) ne luttent pas pour que soit maintenue "la table seigneuriale" des oligarques. "Le printemps russe ne va pas créer un impôts de 2/3% sur les bénéfices que les oligarques pourraient, si ils le souhaitent, payer. Ces miettes ne pourront pas redresser le Donbass et rendre la vie normale. Il faut que 100% des entreprises deviennent des propriétés nationales, c'est notre but" note le communiste.

 

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Nicolas Maury

 


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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 10:52

Lambert Wilson, symbole de l’effondrement républicain !

la marsellaise arc de triompheLambert Wilson, comédien de son état, a démontré toute l’étendue de son talent en marge de l’ouverture du festival bling-bling de Cannes, où la bonne aristocratie se retrouve et copine, pour dénoncer « les paroles de La Marseillaisequi sont d’un autre temps », ajoutant même que « les paroles sont épouvantables, sanguinaires, d’un autre temps, racistes et xénophobes ».


NON, Monsieur Wilson, La Marseillaise n’est pas un chant raciste et xénophobe ! C’est un chant hautement patriotique, unissant tout le peuple français dans le combat contre les envahisseurs autrichiens et prussiens qui souhaitaient abattre la Révolution de 1789 pour sauver les contre-révolutionnaires, Louis XVI et son « Autrichienne » en tête. C’est un chant qui dénonce la trahison du « sang bleu » des aristocrates, émigrés dès le lendemain du 14 juillet 1789 et qui, depuis leur forteresse de Coblence, menaçaient de massacrer toutes les femmes et tous les hommes qui souhaitaient l’avènement d’un nouveau monde, défendaient la liberté, l’égalité et la fraternité, ces valeurs dont vous et tous les nobles se gargarisent pour couvrir leur haine de la France et du peuple français et donner l’illusion d’être intéressés par le sort de nos concitoyens et compatriotes. Le « sang impur » que la Marseillaise veut faire couler n’est pas celui des étrangers, mais celui des Révolutionnaires prêts à mourir pour défendre leur liberté – et que les aristocrates au « sang bleu » traitaient de « gueux au sang impur ». Comme les fellagah (« bandits ») anticolonialistes algériens, ils ont avec raison repris fièrement et ironiquement l’insulte avec laquelle leurs ennemis cherchaient à les humilier.


valmyCes déclarations sont tout simplement INACCEPTABLES ! Elles sont révélatrices de l’effondrement intellectuel et républicain de notre pays, symbolisé par cet aristocrate de notre époque marquée par la trahison des clercs et des élites qui constituent cette nouvelle noblesse bafouant les valeurs et l’histoire nationales, méprisant et humiliant le peuple français, ne songeant uniquement qu’à leurs intérêts de classe et leur égoïsme surdimensionné par rapport à la réalité de leurs misérables « mérites » et « talents ».


Bien entendu, la machine médiatique s’emballera : à la droite fascisante et l’extrême-droite fasciste, on aura beau jeu de récupérer les valeurs, l’hymne et le drapeau français, alors que ces formations sont les descendants mêmes des contre-révolutionnaires qui refusaient les droits de l’Homme, l’abolition des privilèges, la République, toutes les libertés et l’égalité, les descendants des collaborateurs qui ont souillé le drapeau national en 1940 en collaborant avec l’Allemagne nazie et attaquant les véritables patriotes, à commencer par les communistes, qui se battaient pour des jours heureux ! Ce discours convenu demeure un mensonge aujourd’hui : les discours haineux de l’UMPen en sont la preuve la plus évidente !

 


Delacroix-la-liberte-guidant-le-peuple.jpgA « gauche », n’attendons aucune réaction du Parti dit socialiste, véritable parti de « droite complexée » dont les chefs d’orchestre, François Hollande et Manuel Valls, passent plus de temps dans les locaux de Pierre Gattaz et du MEDEF qu’auprès des Français qui souffrent. Cela fait bien longtemps que le PS a abandonné toute défense de la patrie et de la République, de l’histoire socialiste et révolutionnaire de notre pays ! N’attendons rien des Verts dont la secrétaire nationale, Emmanuelle Cosse, déclarait encore en décembre 2013 vouloir « la dissolution de l’Etat-nation » et renforcer « l’Europe fédérale » au service du grand capital et des intérêts germano-américains, détruisant jour après jour les peuples d’Europe et toutes les grandes conquêtes sociales ! N’attendons rien des trotskistes qui vouent une haine viscérale à l’encontre des nations et se satisfont tout à fait de leur disparition au sein d’une utopique « Europe sociale », machine à rêves pour endormir les révolutionnaires de salon !


Ces déclarations sont une fois de plus la preuve de l’indispensable combat à mener sous l’étendard combiné des deux drapeaux, celui tricolore de la France républicaine et révolutionnaire et celui rouge de l’Internationale communiste et prolétarienne. Elles démontrent le vide abyssal de la pensée social-libéral-libertariste, qui pervertit l’Histoire et sert la soupe à l’extrême-droite fasciste toute heureuse de l’effet d’aubaine : le système est ainsi bien gardé au chaud et empêche une véritable révolution ! Elles sont enfin le résultat de la destruction programmée et souhaitée de l’Education nationale, dont les effectifs fondent à coup de politiques d’austérité et d’attaques sans précédent contre les fonctionnaires, dont les enseignements sont transformés en une vulgaire propagande du grand capital mondialisé au service duquel se sont placés l’UM’ Pen, le PS, les Verts et les directions « eurogauchistes » du Front de gauche et des partis trotskistes, pourfendant les Jacobins de 1793, la Commune de Paris, le marxisme-léninisme et l’URSS assimilée à l’ignominie nazie !


Face à cette situation, la résistance et l’insurrection sont indispensables pour défendre les conquêtes sociales et la République, pour assurer l’héritage de l’histoire révolutionnaire de notre pays, celui des Lumières et de la Révolution universelles, de la Révolution de 1848 et de la Commune de Paris, du Front populaire et de la Résistance contre les nazis et Vichy, de la République démocratique et du Conseil national de la Résistance, de la décolonisation et du soutien à tous les opprimés du monde entier, du refus de la capitulation face au capitalisme européiste et mondialisé et à l’impérialisme meurtrier. Oui, plus que jamais, nous devons être FIERS d’assumer l’héritage des deux drapeaux, des valeurs et de notre hymne national, appel à l’insurrection contre les aristocrates traîtres à la patrie, ce « plébiscite de tous les jours » qui délègue enfin le pouvoir au peuple, aux paysans, aux ouvriers, aux salariés, et non aux seuls nobles et élites dont le « sang pur » leur assureraient les privilèges et le pouvoir !

 



Bandeau PRCFNous, communistes patriotes du PRCF, réaffirmons et assumons entièrement l’extraordinaire héritage de la Révolution française et de ses symboles, à commencer par La Marseillaise appelant à la Résistance contre l’agresseur aristocrate monarchiste et le drapeau national révolutionnaire. Nous défendrons toujours les deux drapeaux, celui de la patrie républicaine et révolutionnaire et celui de l’Internationale communiste prolétarienne, fidèles à l’idéal républicain et au marxisme-léninisme, reprenant le combat des Jacobins de 1793 et des révolutionnaires de 1917 pour la liberté et l’égalité universelles et l’éducation du peuple pour son émancipation du capitalisme.


Héritier d’un passé glorieux de combat contre le nazisme, le fascisme et le colonialisme dont témoigne l’exemple de ses grands vétérans et résistants, le PRCF ne peut que rappeler cet avertissement de Karl Marx : « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre » !

 


source: initiative-communiste.fr/

 



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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 10:41

 

http://communistesclichy92.elunet.fr/public/communistesclichy92.elunet.fr/Holduppatrons.jpg

 

 

Une délégation de quatre experts du Fonds Monétaire International emmenée par Edward Gardner vient d’enquêter pendant quinze jours sur la situation de la France. Les experts du FMI ont rencontré les ministres de l’Économie et du Travail, le secrétaire d’État au Budget, les commissions des finances du Sénat et de l’Assemblée nationale, l’Autorité de la concurrence, les principales directions de Bercy, l’AMF, le Medef, des syndicats, des patrons, des banquiers… Un rapport complet devrait être publié mi-juillet mais jeudi 15 mai le chef de la mission a été reçu par Michel Sapin (ministre des Finances) à qui il a fait part de ses premières observations.


Edward Gardner a pris acte qu’un « ajustement budgétaire très substantiel a déjà été mené » et que «le déficit structurel a été réduit de moitié depuis 2010». Mais il met en garde, il n’y a «aucune marge pour dévier de la trajectoire d’économies annoncées». Si le FMI approuve le gel du point de la fonction publique il estime qu’il faut aller plus loin, seules des réformes structurelles étant aptes à réduire la dépense publique. Enfin, Edward Gardner incite la France à réfléchir à la manière "dont l’indexation du Smic peut-être rendue plus flexible". Le Smic, actuellement indexé sur l’inflation et l’évolution du salaire moyen, pourrait "peut-être aussi faire référence au chômage" des personnes les moins qualifiées, ainsi qu’à la "situation conjoncturelle".


Le président du Medef, Pierre Gattaz, appelle quant à lui à la mise en place d’un salaire inférieur au Smic pour permettre l’embauche des chômeurs de longue durée et des jeunes sans formation.

 

 

Source: 

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 12:31

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Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Il est clair que les mineurs à Soma sont les victimes du désir patronal de maximisation des profits.

 

L'ensemble du pays s'est transformé en une scène de crime, dans tous les secteurs, avec des meurtres en série.

 

Ports, chantiers navals, bâtiment, textile, mines ... C'est ASSEZ !

 

Est-on surpris que les questions de sécurité liées aux mines de Soma aient été portées au Parlement et cachées sous le tapis par le gouvernement ?

 

Est-ce une exception que toutes les normes techniques et de sécurité aient été violées dans cette mine ?

 

Est-il surprenant que les autorités, avec un entêtement délirant, aient tenté toute la journée de dissimuler les informations concernant le nombre de morts et la situation actuellement dans la mine ?

 

Ou, est-ce une surprise que la mine en question soit sous un régime de propriété privée ?

 

Citoyens,

Frères travailleurs,

 

Nous ne pouvons juste laisser passer cela en disant : « Bien, la vie humaine ne vaut rien dans ce pays » tandis que les nôtres se font massacrer. Nous devons nous SOULEVER contre l'offensive du capital, l'ignorance, l'indifférence face au sort que subissent des êtres humains !

 

Le Parti communiste de Turquie appelle les gens à exprimer leur solidarité avec les mineurs et à ce que des actions soient entreprises pour poursuivre en justice les criminels.

 

Deux mesures doivent être prises tout de suite :

 

Premièrement : Dans tous les secteurs où la mortalité est élevée, les normes de sécurité doivent être garanties par des commission formées de scientifiques, d'ingénieurs et de travailleurs. On ne peut pas confier nos vies à des patrons et leurs directeurs qui ont perdu leur humanité et qui sont aveuglés par l'argent.

 

Deuxièmement : la propriété privée dans le secteur minier doit être abolie et toutes les mines doivent être nationalisées.

 

Si nous n'agissons pas, nous ne pourrons que constater que nous avons laissé des centaines de travailleurs mourir dans des conditions infâmes.

 

Mais si nous agissons, les mineurs de Soma deviendront des héros qui se sont sacrifiés afin de sauver leurs frères de la tragédie qu'ils ont vécue.

 


La Turquie se souviendra toujours de vous !

 


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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:54

Par Jean-Baptiste Chastand / Le Monde 


http://s2.lemde.fr/image/2014/05/14/534x0/4416462_7_be5f_les-locaux-du-22-rue-d-alleray-a-paris_8624d716d36607d7ce1e1735e8acd28d.jpg

Le panneau « A louer » n'a même pas été décroché de la façade anonyme, où ne figure aucun logo.

Au 22, rue d'Alleray, au coeur du 15e arrondissement à Paris, ils sont pourtant des dizaines de chômeurs à se presser tous les jours dans l'espoir d'un « contrat temps plein à durée indéterminée », comme le leur promet le mail reçu sur leur adresse personnelle. Derrière la porte, les attendent des pratiques à la limite de la légalité.

 

Depuis plus d'un an, la Compagnie commerciale Saint-Honoré recrutement Limited (CCSH) n'hésite pas à démarcher par mail et parfois par téléphone des milliers de chômeurs pour les convoquer à d'étranges rendez-vous, parfois le jour même. « Suite à votre profil de candidat en recherche d'emploi publié sur Internet, nous vous proposons de rencontrer une société de gestion de patrimoine sur un poste de chargé de clientèle », leur écrit un mystérieux correspondant. La société est officiellement basée en Irlande, mais ses dirigeants sont domiciliés à Amiens.

 

 

 D'ÉTONNANTES CONVOCATIONS

 

« C'est toujours les mêmes mails avec les mêmes noms qui reviennent, ils tournent avec trois ou quatre adresses », témoigne Samantha Garnier, la première chômeuse à avoir fait état de ces pratiques sur son blog, en mars 2013. Depuis, chaque nouvelle campagne de mails fait brutalement tripler l'audience de son blog, des centaines de chômeurs s'interrogeant sur ces étonnantes convocations. La plupart d'entre eux supposent une arnaque et suppriment immédiatement ce spam. « Mais certains sont tellement désespérés qu'ils sont prêts à gober n'importe quoi et se rendent à ces rendez-vous », explique-t-elle.


En un an, les convocations ont été faites à au moins cinq adresses différentes enIle-de-France, et une autre fois à Roubaix (Nord). Dans les mails, le cabinet évoque les noms de différents courtiers en assurances, tout en restant très flou sur la réalité du poste. « Nous donnons des opportunités à des chômeurs et on nous accuse de recrutements frauduleux. Les blogs qui nous attaquent sont animés par des gens qui n'ont rien à faire, cela ne nous empêche pas decontinuer à travailler et eux d'être au chômage », rétorque Pascal Evrard, le dirigeant de CCSH, qui proclame sur son site, au graphisme minimal, que « le pire serait de ne rien faire ».


Depuis avril, il assure recruter pour F2F, un petit courtier installé à Roubaix, mais qui se présente sur son site, bourré de fautes d'orthographe, comme « un groupe financier international important ». Robert Coutiaux et Doriane Smeda, les deux dirigeants de cette société, ont également fondé une entreprise au même nom auLuxembourg.


Sur le site de F2F, les noms, les adresses mail, les numéros de téléphone d'au moins 80 000 chômeurs sont en libre accès. Contactés, plusieurs d'entre eux assurent que seul Pôle emploi disposait de ces informations. Alertée par Le Monde de l'existence de ce fichier, la direction de Pôle emploi assure qu'aprèsavoir croisé « un nombre significatif » de ces coordonnées, « entre 20 % et 25 % ne sont pas inscrits chez nous ». « Nous n'avons pas repéré d'intrusion sur notre site », se défend l'organisme, qui assure par ailleurs avoir alerté la police des pratiques de F2F et de la Compagnie commerciale Saint-Honoré après des alertes de ses conseillers en Ile-de-France« Nous nous sommes procuré ces coordonnées par des bases de CV et de sites d'annonces d'emploi. J'ai les factures », répond M. Evrard, le patron de Saint-Honoré, en refusant toutefois de les produire.


 UNE FORMATION NON RÉMUNÉRÉE D'UN MOIS


Tous les internautes qui se sont rendus à ce rendez-vous font état du même scénario, dont Le Monde a pu être témoin en se faisant passer pour un chômeur. Au cours d'un bref entretien dans des locaux équipés du minimum – les ordinateurs ne sont pas branchés et aucun logo de F2F ou Saint-Honoré n'apparaît sur la vitrine –, un recruteur propose aux chômeurs de se lancer dans une formation non rémunérée d'un mois pour devenir mandataire en assurance-vie.


Ce recruteur se prévaut du soutien d'Optimum-Vie, un gros assureur canadien ayant une antenne à Paris. « F2F est un simple courtier qui représente moins d'un pour cent de notre chiffre d'affaires », assure Benoît Lapointe, son directeur général adjoint à Paris, en assurant découvrir ces étranges méthodes. Les entretiens ont pourtant aussi eu lieu au sein même des locaux d'Optimum. « Nous avions une entente temporaire avec Saint-Honoré pour qu'il nous trouve des mandataires. Mais cela n'a duré que trois ou quatre mois », justifie M. Lapointe.


Lors des entretiens, plus question de CDI : les recruteurs assurent aux chômeurs qu'ils pourront, à l'issue de leur formation, vendre eux-mêmes ces assurances-vie sous le statut d'auto-entrepreneur, rémunérés à la commission. « Ils parlent de 25 % du montant des contrats, en promettant des rémunérations de 3 000 euros par mois », témoigne une chômeuse, qui a pressenti une arnaque, mais a tout de même laissé, comme des dizaines d'autres, son CV et signé une convocation.


 UNE CONVENTION DE STAGE


Lors de la visite du Monde, le formateur a fait signer à une dizaine de chômeurs une convention de stage en leur précisant bien d'éviter de signaler cette formation à Pôle emploi. Aucune copie de la convention ne leur a été remise, mais les pièces d'identité sont systématiquement photocopiées.


Les chômeurs qui acceptent ce marché suivent ensuite une formation théorique de deux semaines, selon plusieurs personnes passées par l'entreprise. « On nous a appris à caser des assurances-vie pour la société Optimum-Vie », explique l'un d'entre eux. Au bout des deux semaines, les chômeurs doivent appeler à la chaîne des clients potentiels. « Ce n'est pas tout à fait honnête, car on leur dit qu'il va yavoir une modification de la fiscalité sur l'épargne. Ce n'est pas vrai, le seul but est d'avoir des rendez-vous », témoigne ce chômeur. Seuls quelques « coachs » de la société sont autorisés à signer les contrats et à en percevoir les rémunérations, selon plusieurs témoins. 


« Sur la vingtaine de prospecteurs que nous étions, aucun n'a perçu de rémunération, même au bout de trois mois », assure l'un d'entre eux. Les recruteurs promettent que les formations déboucheront sur des habilitations de « mandataire d'assurance de niveau 2 », délivrées par une association officielle, l'Orias, qui répertorie tous les « intermédiaires en banque, assurance et finance ». Seul ce sésame permet de vendre des assurances en son nom et de percevoirles commissions. Selon les informations du Monde, des dossiers ont bien été déposés, mais aucune demande d'habilitation n'a encore été acceptée par l'Orias.

 

La société récuse toutes les critiques et accusations. « Tout ça est faux, entre 50 et 100 personnes ont été habilitées grâce à nous. Nous offrons ces formations gratuitement alors qu'elles coûtent normalement entre 3 000 et 6 000 euros », assure M. Evrard. Le dirigeant de F2F, Robert Coutiaux, reconnaît, de son côté, qu'on lui « a fait part de remarques de chômeurs sur Internet, qu'[il] ne consulte jamais ». Au 22, rue d'Alleray, les chômeurs qui se présentent, même sans rendez-vous, sont toujours reçus : la prochaine « formation » débute le 2 juin, leur assure-t-on.

 


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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:40

Info reprise sur :  http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-toutes-les-maneuvres-sont-bonnes-pour-fran-ois-hollande-contre-l-abstention-de-masse-qui-l-obsede-123593987.html

 

Toutes les maneuvres sont bonnes 

pour lutter contre l'abstention de masse qui l'obsède

François Hollande laisse croire qu'en votant le 25 mai

les électeurs choisiront ainsi

le futur président de la Commission européenne


mais Angela Merkel, qui n'a pas les mêmes

préoccupations, remet les pendules à l'heure...

 

STRALSUND Allemagne (Reuters) - François Hollande et Angela Merkel ont affiché samedi des opinions divergentes sur la manière dont les résultats des élections européennes doivent être interprétés pour remplacer José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne.


Malgré leurs efforts pour mettre en scène une complicité sans faille lors d'une visite du fief électoral de la chancelière sur les bords de la Baltique, le président français a exprimé une lecture divergente du traité de Lisbonne de celle de son "amie" allemande.


Ce texte précise que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne doivent "tenir compte" du vote des électeurs mais, pour les deux dirigeants, cette disposition peut être interprétée différemment.


Le président français s'est rallié explicitement jeudi dans une tribune publiée par Le Monde à la thèse défendue par le Parlement européen.


Selon cette interprétation, les Vingt-Huit sont tenus de désigner le prochain chef de l'exécutif européen sur la base du nombre de sièges que remportera chaque tête de liste aux élections qui se tiendront du 22 au 25 mai.


A deux semaines d'un scrutin pour lequel le Front national est souvent donné en tête par les sondeurs, le président français tente de motiver les électeurs pour limiter une abstention qui s'annonce très élevée.


La chancelière allemande, rétive à l'idée de se voir imposer un nom par les eurodéputés, n'a pas encore renoncé au rôle décisif qui revient, selon elle, aux chefs d'Etat et de gouvernement.


"Le 27 mai, le Conseil européen se réunit, et le traité de Lisbonne nous confie la responsabilité d'élaborer une proposition, aussi bien en ce qui concerne la personne du président de la Commission mais aussi du Haut représentant pour la politique étrangère", a dit la chancelière, qui entend prendre son temps.


"Il ne faut pas imaginer que mardi 27 ou mercredi 28 une décision soit prise, cela prendra un certain temps (...) et il faudra certainement plusieurs semaines avant que l'on puisse prendre ces décisions", a-t-elle ajouté, laissant entrevoir une négociation politique de longue haleine. 


En évoquant une "grande coalition", la chancelière ouvre la possibilité pour le Conseil de choisir une personnalité européenne qui représenterait mieux que Martin Schulz ou Jean-Claude Juncker, le résultat des urnes. Donc, selon Angela Merkel, le vote des citoyens à l'Assemblée européenne ne déterminerait  pas le choix du futur chef de la Commission...

Ce qui annule le calcul électoraliste du président français !


DE TOUTES FACONS, QU'ELLE SOIT  "ROSE"  OU  "BLEUE",

LA COMMISSION EUROPEENNE FERA TOUJOURS LA MÊME POLITIQUE

LES FRANCAIS EN FONT DEPUIS DES ANNEES L'AMERE EXPERIENCE  

DE SARKOZY  A   HOLLANDE   RIEN NE CHANGE...

 

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SI VOUS CROYEZ QUE VOUS ALLEZ ÉLIRE LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE, VOUS ALLEZ ÊTRE DÉÇU :

 

Article  >>>

 Si vous croyez que vous allez élire le président de la Commission européenne, vous allez être déçu

 

 


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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:30

Par   , le 13 mai 

Les militants ont salué l'annonce du gouvernement du report de son projet de loi controverséd'aménagement du littoral qui permettrait la construction et des activités privées sur le littoral.

http://www.okeanews.fr/wp-content/uploads/2014/05/9-skitso-2-thumb-large1-thumb-large.jpg

Ce qui attend les plages grecques si le gouvernement vote le texte de loi. Par Vangeli Papavasiliou (5 mai 2014)

 

Mardi, le ministre Dimitris Stamatis a indiqué que le Premier ministre avait ordonné la prolongation de la consultation publique sur le projet de loi jusqu'aux   du 25 mai  .


"Le Premier ministre veut une consultation approfondie et indispensable pour que tous les aspects de la question soient explorés. Il a également demandé que le gouvernement soit informé après les élections du Parlement européen des résultats et des conclusions de la consultation en vue de former sa position finale", a-t-il dit.


Le projet de loi du ministère des Finances ont suscité tollé, des pétitions en grec et en anglais regroupant plus de 135 000 signatures. Les écologistes ont déclaré que le projet de loi "dégraderait" le patrimoine naturel du pays et "mettrait à mal le secteur du tourisme".


La décision du gouvernement de revenir sur le projet de loi vient un jour après que des responsables du ministère de l'  indiquent leurs graves préoccupations au sujet du projet de loi. Ils ont dit qu'ils n'avaient pas été suffisamment informés sur les intentions du ministère des Finances et qu'il y a des doutes sur une série d'articles inclus dans les propositions.


http://www.okeanews.fr/20140513-grece-tolle-arrete-temporairement-projet-loi-privatisation-plages

 


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