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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:20

http://corse.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2014/01/05/sncm_mort_programmee.jpg?itok=izSljENaFTViaStella 04/01/14 - Sur le port de Bastia, une banderole annonce la "mort programmée" de la compagnie maritime SNCM

 

 

 

Lundi 12 mai, le président de la société maritime SNCM, n’a pas été reconduit dans ses fonctions par le conseil de surveillance suite au vote contre des six actionnaires de Transdev  (co-entreprise de Véolia et CDC) et des trois abstentions des représentants de l’Etat. Le président démis «s’est dit inquiet sur l’avenir de la SNCM»,


Ce vote laisse les mains libres à Véolia qui ne veut plus financer la société suite à la décision de la commission européenne de faire payer 440 millions d’euros d’amendes à l’entreprise pour avoir bénéficié d’aides de l’Etat incompatibles avec le principe de la "concurrence libre et non faussée".


En réaction à ce vote, les déclarations fusent: la sénatrice socialiste de Marseille Samia Ghali dénonce une décision qui «précipite un dépôt de bilan», «cet acte signe la disparition de la SNCM» a renchéri l’adjoint UMP des finances de la ville de Marseille.


Du côté des syndicats, «c’est une trahison…l’Etat se déjuge au profit d’actionnaires qui veulent envoyer la SNCM et ses salariés au tribunal de commerce» déclare la CGC. Pour la CGT, «c’est un choix politique et économique du gouvernement pour faire place libre à Corsica Ferries», le concurrent de la SNCM.


La saisine du tribunal de commerce, solution voulue par Véolia, aboutirait à réduire l’entreprise à 500 salariés et quatre bateaux contre 2600 employés et huit navires aujourd’hui.


Les 2600 salariés avec leurs organisations syndicales n’ont cessé d’exiger que l’Etat soutienne la SNCM et que soit dénoncé le diktat de l’Union européenne qui après avoir soutenu la privatisation en 2006 voudrait en finir avec le service public et le pavillon français de 1er registre.

 

 

 

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:15

14 Mai 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/69/18/83/20140513/ob_5b0445_10320473-754463904594466-2719647188711.jpg 

 

                                  initiative des cheminots CGT Paris-Austerlitz

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/69/18/83/20140513/ob_7ecac4_14-05-13-sncf-fd-et-cce.GIF

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:08


confindustria-cgil-cisl-uil.jpg

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Comme en Allemagne, en Italie, les trois principaux syndicats de salariés (CGIL, CISL, UIL) concordent avec le patronat italien (la Confindustria) pour une restriction gravissime du droit de grève, au nom de la représentativité.

 

Le « Texte unique sur la représentativité » signé par les syndicats et le patronat le 10 janvier 2014 constitue un coup de force limitant l'action des syndicats de lutte, restreignant le droit de grève, favorisant l'arbitraire patronal dans l'entreprise.

 

Ce texte constitue la concrétisation juridique des accords de principe déjà conclus le 28 juin 2011 (« Accord sur la représentativité ») et du 31 mai 2013 (« Protocole d'entente »).


Il s'inscrit plus largement dans la voie entreprise depuis l'accord tripartite de 1993 entre gouvernement, patronat et les syndicats : le passage de rapports sociaux conflictuels à une logique de co-gestion.

 

La généralisation du « modèle FIAT » de casse du syndicalisme de classe

 

Comme nous l’annoncions en 2010-2011, l'offensive lancée alors par le PDG de Fiat contre les syndicalistes de la FIOM (branche métallurgiste autonome de la CGIL) dans ses sites napolitain de Pomigliano et turinois de Mirafiori était un prélude à une attaque généralisée contre les syndicats

 

Sergio Marchionne, PDG de Fiat, avait alors fait adopter dans ses entreprises un plan d'intensification de l'exploitation – réduction des pauses, système en 3-8 7 jour sur 7, 24 h sur 24, chronométrage informatisé, suppression du droit aux allocations-maladie – sous menace de fermeture des sites industriels.

 

En violation des conventions collectives, Marchionne avait fait passer son accord d'entreprise, arguant du soutien des syndicats « représentatifs », en fait les branches métallurgistes des syndicats réformistes CISL et UIL, ajoutés à deux syndicats maison.

 

Cette pratique d' « accord séparé » s'était accompagnée chez le PDG de Fiat d'une dénonciation de l'attitude du syndicat de classe de la FIOM, excluant arbitrairement les syndicalistes de toute représentation dans l'entreprise. Le motif avancé était le non-respect du cadre décidé par les « partenaires sociaux » dans l'entreprise.

 

En 2014, c'est la victoire du PDG de Fiat, la généralisation du « modèle Fiat » à toute l'Italie avec la complicité non seulement de la CISL, de l'UIL mais aussi de la CGIL, héritière d'un syndicalisme de lutte en déshérence en Italie.

 

L'accord du 10 janvier : une remise en cause inédite du droit de grève

 

Concrètement, que contient l'accord du 10 janvier ?

 

1 – d'abord, l'acceptation de cet « Accord anti-grève » comme condition à la présentation aux élections d'entreprise : les syndicats qui « acceptent expressément, officiellement, intégralement le contenu de cet accord » seuls peuvent participer aux élections dans les entreprises à la RSU. Tout syndicat de lutte qui refuse cet accord perd toute représentativité dans les entreprises ;

 

2 – un droit à la négociation collective réservé aux syndicats dits représentatifs : en effet seuls les syndicats qui dépassent le seuil de représentativité de 5 %, prenant la moyenne du nombre d'adhérents homologués et des résultats des élections d'entreprise dans les RSU (Représentation syndicale unitaire), peuvent participer aux négociations portant sur les conventions collectives.

 

Or, puisque les syndicats de lutte refusant cet accord ignominieux sont exclus des élections d'entreprise, ils le sont tout autant des négociations sur les conventions collectives.

 

3 – la signature d'accord de branche, d'entreprise par les « syndicats représentatifs » :

 

Le patronat peut ainsi imposer un accord si il dispose du soutien des syndicats représentant 51 % des salariés. Les syndicats tentent de présenter cette disposition comme une avancée, prétendant que cela limiterait les « accords séparés » conclus avec les syndicats maison ou minoritaires.

 

Or, le précédent de FIAT, la signature des trois syndicats majoritaires à cet Accord avec la Confindustria révèlent que cet Accord ouvre la voie à la multiplication d'Accords de branche, puis d'entreprise soumis aux diktats patronaux, au nom de la « compétitivité et de l'emploi ».

 

Si les syndicats majoritaires avancent le fait que le consentement des travailleurs sera nécessaire à l'adoption des conventions collectives, encore une fois l'exemple de FIAT nous montre qu'il est aisé au patron d'exclure les syndicats de lutte de la représentation, de contraindre les travailleurs à signer un accord défavorable le couteau sous le gorge.

 

4 – La limitation du droit de grève, les sanctions contre les forces ne respectant pas l'accord : c'est le point central du « Texte unique sur la représentativité ».

 

Les organisations syndicales, une fois adopté la nouvelle Convention, doivent « s'abstenir de tout conflit de quelque nature que ce soit, qui conduirait à compromettre le fonctionnement normal des processus de négociation prévus par l'accord inter-confédéral ainsi que par les conventions collectives en vigueur ».

 

Cette mise en garde s'accompagne de menaces de sanctions plus claires visant les simples salariés mais aussi les délégués du personnel. Selon le Texte, ces sanctions seront stipulées dans chacune des conventions collectives.

 

En cas de litige – on pense naturellement au conflit qui a opposé le patronat à la FIOM chez FIAT – est prévue une commission d'arbitrage composée de trois représentants syndicaux (CGIL, UIL, CISL), trois représentants du patronat et un « expert » supposé indépendant.

 

De quoi ne laisser aucune illusion aux syndicats de lutte cherchant la voie de l'arbitrage : ils seront jugés par le patronat et ses syndicats complices.

 

5 – Renforcement des Accords d'entreprise sur les Accords nationaux :

 

le Texte unique prévoit d'une part la possibilité d'Accords d'entreprise qui constitueraient des « ententes modificatrices » des réglementations contenues par les conventions collectives de branche, dans les limites prévues par celles-ci.

 

D'autre part, il laisse ouverte la conclusion de « dérogations » aux conventions collectives portant notamment sur la durée du temps de travail, les conditions de travail.

 

La CGIL complice … colère chez les syndicalistes de classe

 

Que cet accord constituant une remise en cause historique du droit de grève en Italie ait été signé par l'UIL et la CISL n'est pas une surprise.

 

Ces deux syndicats réformistes, de collaboration de classe ont été dès leur fondation en pleine guerre froide – le premier sous hégémonie socialiste, le second chrétien – les forces d'appoint du capitalisme italien pour rogner sur les droits gagnés dans la Résistance au fascisme.

 

Pour la CGIL, hélas ce n'est plus une surprise. L'ancien syndicat proche du Parti communiste, hier expression d'un syndicalisme de lutte – révolu précocement, depuis sans doute plusieurs décennies – n'en finit plus de glisser dans les abîmes de la concertation sociale.

 

L'adhésion à la CES (Confédération européenne des syndicats) – où on retrouve une majorité de syndicats socialistes-réformistes, chrétiens, libéraux – en 1974, une première pour un syndicat issu du monde communiste, a marqué une date charnière dans cette conversion à l'idéologie patronale.

 

On se souvient que la secrétaire-générale de la CGIL, Susanna Camusso, avait salué l'avènement au pouvoir de Mario Monti en 2011, elle a affiché des prédispositions au dialogue avec Enrico Letta en 2013 et a encore manifesté ses espérances après la nomination de Matteo Renzi en 2014.

 

Loin de discours de circonstance, Camusso ne cesse de pointer la nécessité de « réformes structurelles ». Un discours étrangement convergent avec celui du numéro 1 du patronat italien, Giorgio Squinzi.

 

En juillet 2012, Squinzi et Camusso avaient même fait le tour de force de se trouver d'accord sur tout – la défense de l'Union européenne, du gouvernement Monti, de la réforme des retraites, des coupes dans les dépenses, la flexibilisation du travail – lors de rencontres organisées par la CGIL !

 

En septembre 2013, la CGIL avait déjà signé un texte commun avec la CISL, l'UIL mais aussi la Confindunstriapour demander une « Loi de stabilité pour l'emploi et la croissance ».

 

Dans ce document est posée comme valeur la « stabilité », la « gouvernabilité », le respect des « orientations de l'UE »,comme leitmotiv : « la réduction des charges fiscales sur le travail et les entreprises ».

 

Et l'annonce de l'arrivée au pouvoir de Renzi a poussé Camusso a salué l'esprit d'entreprise du leader libéral de gauche : « « On espérait une plus grande ambition (sic) (…) il ne suffit pas de dire que la libre initiative du marché des entreprises, peut-être avec quelques incitatifs, favorisera la relance. Ce sont des choses utiles, toutes, mais il faut des moyens pour créer des emplois ».

 

Quand on sait que Renzi envisage les cadeaux fiscaux massifs pour les ente prises, la flexibilisation totale du travail, cela fait froid dans le dos !

 

L'acte de soumission de la CGIL, matérialisé dans cet accord du 10 janvier, Mme Camusso l'assume pleinement :

 

« la CGIL, la CISL, l'UIL et la Confindustria démontrent ainsi qu'ils savent se rénover, apporter transparence et règles démocratiques à leur propre initiative de négociation, de favoriser la participation des travailleurs, avec leurs votes pour les délégués, sur les accords ».

 

Cette capitulation de la CGIL a suscité des réactions d'indignation dans certains courants internes, attachés à la résurgence d'un syndicalisme de classe, notamment les courants « La CGIL que nous voulons » et le « Réseau du 28 avril », ainsi que d'anciens dirigeants de la FIOM.

 

Toutefois, Gianni Rinaldini et surtout Maurizio Landini – tous deux figures historiques de la FIOM – affichent une crédibilité limitée.

 

Ainsi, ce dernier a accueilli avec enthousiasme l'accord préalable du 31 mai 2013 – annonçant le « Texte unique sur la représentativité » du 10 janvier – avant de faire volte-face, à quelques semaines du congrès de la CGIL … alors que Landini avait accepté de signer la base commune avec Susanna Camusso, votée à 97 % par les adhérents de la CGIL en décembre 2013.

 

De son côté, un autre dirigeant historique de la FIOM, animateur du « Réseau du 28 Avril », Giorgio Cremaschi a dénoncé avec vigueur :

 

« ces dispositions qui violent les principes et le Statut de la CGIL, donc la signature de Susanna Camusso est illégitime, elle ne nous représente pas et pour nous n'a aucune valeur. Nous désobéirons et combattrons cet accord pour la défense des libertés syndicales et de celles des travailleurs ».

 

Dans le même temps, l'USB (Union syndicale de base), le syndicat de lutte qui monte – confédération de syndicats de base, comptant 600 000 adhérents, qui a adhéré à la FSM l'an passé – a également condamné cet accord dont il devrait être le premier pénalisé :

 

« l'USB va lancer une campagne pour défendre la démocratie et le droit de grève. Ce sera une mobilisation dure et longue contre un accord qui acte des règles démocratiques, remet en cause le droit de grève, pour permettre aux entreprises de développer sans troubles leur politique.

 

L'USB va inviter les travailleurs à abandonner immédiatement la Cgil, la Cisl, l'Uil e l'Ugl pour construire ensemble une véritable, crédible et indépendante alternative syndicale ».

 

L'exemple italien, comme celui allemand, est instructif du danger du concept de « représentativité syndicale » comme instrument d'intégration des syndicats de lutte à une logique de collaboration de classe. La signature de l'Accord sur la représentativité syndicale en 2008 en France doit nous faire réfléchir – dans des contextes nationaux très différents – sur ce processus.

 

En tout cas en Italie, il existe des syndicalistes sur des positions de classe prêts à menacer la résistance face à cet « Accord anti-grève » : c'est à eux que doit aller notre soutien !

 

Voir les textes précédents :

 

Sur l'Allemagne : En Allemagne, remise en cause du droit de grève au nom de l’ « unité » et de la « représentativité » syndicale

 

Sur l'attaque de la FIAT en 2010-2011 : Chantage du patron de FIAT à l'usine de Pomigliano: alignement sur les conditions de travail des ouvriers polonais ou fermeture de l'usine

Remise en cause historique des droits syndicaux par le patron de FIAT à Mirafiori-Turin: le syndicat des métallurgistes FIOM crie au « néo-corporatisme » et appelle à la grève le 28 janvier

 

Sur les positions récentes de la CGIL : En Italie, la gauche parlementaire et les « partenaires sociaux », CGIL en tête, jouent l'opposition de façade au plan d'austérité concocté par Mario Monti

Nouveau coup d’État patronal et européen en Italie derrière un Berlusconi de gauche, Renzi, soutenu par les syndicats !


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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:56

14 Mai 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

On disait de François II qu'il n'était qu'un capitaine de pédalo, ce fut une profonde erreur. Depuis son palais-amiral de l'Elysée, il gère loyalement les affaires du capitalisme urbi et orbi. Et voilà qu'il vient de torpiller la SNCM, compagnie française sous droit du travail français, pour le plus grand profit de  Corsica Ferries, elle italo-suisse avec un droit social à 20 000 lieues sous la mer. Oui, la Suisse puissance maritime et l'Italie de Costa Croisières. Mais vive la concurrence libre et non faussée au service du capitalisme en Europe!


L'actionnaire principal de la SNCM est la société mixte privée (Véolia)-publique(Caisse des dépôts et consignation). Or celui-ci veut se désengager de la SNCM. Oui, les affairistes n'ont pas de patrie. Il se trouve que le boss de Véolia sur les flots est un ancien de l'ENA. Un pote de Jean-Pierre Jouyet, lui ex-ministre de Sarkozy mais copain à vie depuis l'ENA de François Hollande. Le dit Jouyet était le boss de la Caisse des dépôts et consignations, jusqu'à ce que François II l'adoube dernièrement secrétaire général de son palais.


Et donc, il y a eu un conseil d'administration de la SNCM. Le patron a été débarqué par 6 voix pour, 4 contre et 3 abstentions. Les contre: Véolia et Caisse des dépôts et consignations. Les abstentions: les 3 représentants de l'Etat (25% des actions). Celui qu'on a débarqué (on, n'est pas un con loin de là), voulait un avenir plus prospère entre la Corse et le continent, sous pavillon français.

 

Les syndicats de la SNCM ne vont pas en rester-là. Et la CGT des chantiers navals de Saint-Nazaire non plus: 4 navires pour la SNCM devaient se construire chez eux.

 

Mon voisin me demande ou sont passés Cocorico-Montebourg et la madone du Poitou en charge des transports et de la mer.


A mon avis, ils voguent sur Corsica Ferries, là où la croisière s'amuse pour les hors-sol, les rupins et le patronat.


http://occupyvousdefrance.files.wordpress.com/2012/10/xav_dessins_de_presse_ps_naufrage.jpg?w=584

 

Roger  Colombier 

 


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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 09:55

http://auto.img.v4.skyrock.net/2804/50422804/pics/2951311163_1_7.png

par Jean Pérèsle 12 mai 2014

Après l’entrée de LVMH (Bernard Arnault) au capital de Gallimard à hauteur de 9,5 % en octobre 2013, un autre grand groupe capitaliste vient de prendre le contrôle des Presses universitaires de France : le réassureur Scor de Denis Kessler. Arnaud Lagardère (Hachette) et les frères Wertheimer (La Martinière-Le Seuil) vont se sentir de moins en moins seuls. 

La presse a fait peu d’écho à cet événement, se contentant en général de reprendre la dépêche AFP. Il n’est pourtant pas sans intérêt, notamment en regard de l’importance de cet éditeur dans le domaine des sciences humaines et sociales.

Le 10 avril 2014, l’assemblée générale des actionnaires des Presses universitaires de France a approuvé la prise de contrôle (51% des actions) de la société par le groupe de réassurance Scor, multinationale française au chiffre d’affaires de 9,5 milliards d’euros en 2012 et disposant de 2150 salariés dans le monde entier. L’opération a été réalisée par la filiale Scor global investments, dirigée par François de Varenne.


Un patrimoine à sauvegarder


Le PDG de la SCOR, Denis Kessler, a déclaré à propos de cette acquisition « Il y a là un patrimoine français qu’il était intéressant de sauvegarder. » Et en fait de patrimoine, Monsieur Kessler s’y connaît. Il s’est notamment fait remarquer en matière de patrimoine social, mais pas pour le sauvegarder : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » [1].


Monsieur Kessler est aussi compétent en matière de patrimoine économique. Pour preuve, ce que l’on peut lire dans Le Point du 8 avril 2013 : « Le PDG du réassureur français ScorDenis Kessler, va rejoindre le "comité des sages" chargé de conseiller les héritiers de Serge Dassault, et au besoin d’arbitrer entre eux, le jour où il faudra lui trouver un successeur, at-il indiqué lundi. »


Ce « sage » fut aussi le vice-président du Medef de 1998 à 2002, sous la présidence de Ernest-Antoine Seillière, et Président du « Club du Siècle » de janvier 2008 à décembre 2010, un club très élitiste qui réunit tous les derniers mercredis du mois la crème de l’establishment [2]. Un mot de cet ancien maoïste résume son itinéraire, sa pensée et son action : « La lutte des classes, j’y crois toujours, mais maintenant je suis de l’autre côté de la barrière ! »(L’Express, 24 février2000)


On peut augurer qu’avec un patron d’un tel tonneau, les PUF vont se trouver aussi bien loties que le fut en son temps le groupe Editis repris en 2003 par E. A. Seillière et son fond Wendel-investissement. On se rappelle que ce dernier, après avoir annoncé « que son groupe n’avait pas l’intention de revendre rapidement Editis, qu’il était là pour 10 ou 15 ans au moins » [3] s’était empressé de faire le contraire au bout de trois ans, après quelques fortes mesures d’assainissement (dont le blocage des salaires), avec une plus -value de 300 %.


Les PUF et leur histoire


Bien qu’elles soient une « petite entreprise » (12 millions de CA en 2012) comme dit Denis Kessler, les PUF sont, avec l’Harmattan, le plus important éditeur français spécialisé en sciences humaines et sociales. Elles éditent 450 nouveaux livres par an et diffusent une trentaine de revues. Nées en 1921 à la suite d’une initiative originale d’universitaires insatisfaits des conditions de diffusion des travaux de recherche, elle est alors organisée sous la forme d’une coopérative qui « doit permettre de dégager des contraintes commerciales l’édition des travaux universitaires. » [4] : une exigence qui n’a rien perdu de son actualité.


Pour maîtriser l’ensemble de la chaine de production, les PUF s’équipent également d’une librairie, place de la Sorbonne, et d’une imprimerie à Vendôme. En 1939, elles fusionnent avec trois autres éditeurs, Alcan (philosophie), Leroux (histoire) et Rieder (littérature et essais avec notamment la première édition du livre de Paul Nizan,Les chiens de garde) sous le nom de Presses universitaires de France dirigées par Paul Angoulvent. Le succès international de la collection « Que sais-je ? », de la collection « Quadrige », de manuels et dictionnaires, un fonds prestigieux où se côtoient Freud, Bergson, Durkheim, Mauss ou Bachelard, permettront aux PUF de se développer jusqu’aux années 1990 où elles connaitront leur première crise importante.


Dirigées alors par Michel Prigent, elles abandonnent successivement leur statut de coopérative (1999), la librairie de la place de la Sorbonne (1999) et l’imprimerie de Vendôme (2002), avec nombre de licenciements à la clé. Un reste de l’esprit coopératif perdure dans l’association Libris qui regroupe les auteurs et les directeurs de collection et qui détient alors 55% du capital de la société. C’est ce dernier vestige d’une formule qui a pourtant fait ses preuves pendant plus de 70 ans qui vient de sauter avec la prise de participation majoritaire de la Scor.


Les PUF ont été dirigées successivement par trois hommes. Paul Angoulvent, qui en fut le fondateur et inventeur des « Que sais-je ? », jusqu’en 1968, puis son fils Pierre jusqu’en 1994, qui démissionne du Conseil de surveillance en 1999 suite à son désaccord sur le projet de restructuration de Michel Prigent, son successeur et troisième homme des PUF, mort il y a à peine trois ans.


Indépendance ?


Il semble qu’aucun éditeur ne s’est porté acquéreur des PUF et que ces dernières ont choisi le mieux offrant parmi quatre offres extérieures aux milieux de l’édition. Même le groupe Madrigall (holding de Gallimard-Flammarion) qui détient pourtant 15% des actions depuis la crise de 1999 n’aurait pas fait d’offre, sans doute trop endetté à la suite de son achat de Flammarion en 2012 (230 millions d’euros). Pourtant, la qualité et le prestige des PUF sont largement reconnus, et le prix de cession relativement peu élevé (entre un et deux millions d’euros). Un tel désintérêt est symptomatique de la crise que subit l’édition universitaire spécialisée en sciences humaines et sociales et dont sont victimes les PUF, très liées depuis leur origine au milieu universitaire [5].


Le nouveau directeur général, Frédéric Mériot, diplômé d’HEC, venu du groupe Editis après quelques années chez Hachette-livre, a déclaré pour commenter cette acquisition : « L’investissement de SCOR dans les PUF permet de renforcer la structure financière de la société et d’œuvrer au rétablissement de sa rentabilité dans un contexte de transformation profonde du secteur de l’édition, portée par la numérisation et le changement des pratiques de lecture. Il permet de garantir la pérennité de l’entreprise et son indépendance.  » [6]


Vraiment ? Ce n’était pas l’avis de Pierre Angoulvent quand il déclarait en 1999, au moment de la transformation de la coopérative en société anonyme : « L’entrée des PUF dans le système capitaliste, outre qu’elle constituerait une fausse solution aux problèmes posés, reviendrait à leur enlever leur indépendance à l’égard de toute pression idéologique ou financière, d’où elles tiennent leur renom international. » (Libération, 18 mai 2009)

Jean Pérès

Notes

[1] « Adieu, 1945, raccrochons notre pays au Monde », Denis Kessler, Challenges, nº 94, 4 octobre 2007, p. 38.

[2] Ce « dîner du Siècle » a été popularisé, si l’on peut dire, par les films « Fin de concessions », de Pierre Carles, et « Les Nouveaux Chiens de garde », de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre qui épinglent les éditocrates et autres faux experts médiatiques qui y participent.

[3] André Schiffrin, L’argent et les mots, La Fabrique, 2010, p. 10.

[4] Elisabeth Parinet, Une histoire de l’édition contemporaine, Le Seuil, 2004, p. 324.

[5] Malgré leur nom, les PUF ne sont pas un éditeur universitaire public comme peuvent l’être les Presses universitaires de Rennes, de Grenoble ou de Berkeley, mais bien un éditeur privé commercial.

[6] Souligné par nous

 

http://www.acrimed.org/IMG/siteon0.gif?1332110978

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:04

 http://img.over-blog-kiwi.com/0/69/18/83/20140510/ob_97178c_mines.jpg Le 26 octobre 1948 à Anzin, la troupe traverse les corons pour aller investir le dernier puits occupé par les mineurs grévistes

 

 

Publié le 10 mai 2014 par FSC

 

 

Source de l'article :

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2014/05/la-cgt-et-le-25-mai.html

 

Canaille le Rouge a eu le regard attiré par une présentation sur le site de la CGT d'une déclaration produite après la CE confédérale du 6 mai et mise en ligne durant le pont du 8 mai.


Regrettons venant de la CE plus de mobilisations pour un 9 mai sans signification profonde et l'absence d'expression de la CGT autour du 8 mai surtout dans un moment de remontée des fascismes dans cette Europe dont nous parle le communiqué de la CE.(http://www.cgt.fr/La-CGT-appelle-a-porter-la-voix-du.html)


Ce papier ne portera que sur cette introduction tant la suite découle de ces deux premiers paragraphes et veux éclairer la déclaration de la CE.


Cette page vaut interpellation fraternelle des membres du CCN et nul doute qu'il sera possible de faire qu'ils puissent l'avoir en main.


Le texte sur le site commence ainsi :

 

"En ce 9 mai, déclaré « Journée de l'Europe », la CGT rappelle que l'Europe fut bâtie, au sortir de la 2nde Guerre mondiale sur la paix et la coopération entre les peuples. Elle déplore qu'aujourd'hui, cette conception fondamentale soit battue en brèche par des gouvernements européens influencés par les objectifs de libéralisation des marchés et appelle à porter la voix du progrès social lors des élections du Parlement européen.


Dans une déclaration adoptée par sa Commission exécutive confédérale, mardi 6 mai 2014, la CGT estime en effet que les questions sociales doivent être au cœur des débats européens, notamment au moment des élections européennes, dont le 1er tour aura lieu le dimanche 25 mai prochain. Elle y appelle l'ensemble des salariés, des retraités et des privés d'emploi à se saisir de ces questions pour porter la voix d'une autre Europe sociale qui refuse leur mise en concurrence et l'opposition entre les peuples."


Ce n'est pas la vérité et le dire ainsi traduit soit une ignorance profonde de l'histoire, soit une volonté politique. Ce qu'on appelle Europe aujourd'hui n'est pas né à la fin de la Guerre. La victoire sur les puissances de l'axe, en Europe le nazisme et une grande part des fascismes (l'Espagne et le Portugal ont été curieusement épargnés), a été suivie de la mise en place d'institutions de paix et de coopérations entre les peuples au plan mondial autour de l'ONU et sa déclaration, l'UNESCO et toutes leurs déclinaisons.


En Europe ce qui se construit, comme par hasard après les premières grandes répressions anti-ouvrières d'après-guerre, outre le contournement des principes fondateurs de l'ONU, c'est la CECA (communauté européenne charbon acier) qui va réorganiser durablement la liquidation des mines singulièrement en France, le pillage colonial et le soutien à des régimes sanguinaires dans les colonies (dont l'apartheid en Afrique du Sud- charbon, le néocolonialisme en Mauritanie - Acier) ou équivalent.


C'est la monté en puissance du capital, dépossédé de ses biens quelques années plus tôt pour fait de collaboration avec le nazisme à partir d'une reconstruction à partir de fond anglo-américain d'un pôle allemand de l'industrie et la casse en France de ses atouts industriels.

Dès le départ, la CGT a combattu ces politique dans l'intérêt de la classe ouvrière française et des peuples colonisés.


Ceux qui ont construit cette CECA autour de R.Schuman sont historiquement les recyclés du pétainisme et de la collaboration, les résurgences du CGPF et de l'UIMM de Pucheu et consort.

Pour preuve qu'il n'y avait rien de social mais que du mercantile, le premier nom après la CECA sera "Marché Commun" objectif capitaliste exclusif. D'entrée, les textes s'attaquent aux lois sociales qui entravent ce marché.


Après la CECA et le marché commun viendront dans l'ordre la "CEE" (communauté économique européenne qui deviendra "CE" pour masquer la dimension économique (lire profits) de l'objectif et maintenant Union Européenne pour imposer le cadre institutionnel rejeté par les urnes en 2005. Durant tout ce temps, la CGT s'opposera avec une argumentation depuis ben tombée en désuétude à mesure des reculs idéologiques et abandons de repères dans l'organisation.

La CGT de Frachon puis de tous ses successeurs jusqu'au référendum de 2005 lutteront contre la renaissance des compromis de la collaboration et leurs avatars.


2005 marquera la forfaiture institutionnelle que les démocrates n'auront de cesse de dénoncer.

Il est donc faux d'affirmer que ce qui est appelé Europe s'est construit sur une volonté de paix et de progrès social d'autant plus qu'elle était outil de guerre froide et de tension et d'entrée s'est inscrite dans la politique des blocs et de l'OTAN.


Au point que c'est cette question de l'OTAN qui fera que De Gaulle y sera longtemps réticent et que c'est pour cela que la droite l'a lâché pour avoir les coudées franches et engager à partir de 1969 l'accélération dans l'intégration.


Toutes les politiques poursuivies dans le cadre des institutions capitalistes de l'UE ne font que semer de la misère et de la guerre. Il est impossible réglementairement de changer ses statuts ; la CGT a-t-elle intérêts à s'engager sur ce terrain ?


Tout ce qui précède n'est pas un point de vue mais des faits que les archives de la CGT et sa presse, à disposition de tous les membres de la CE confédérale, et qu'ils peuvent consulter et ainsi mieux maîtriser : une histoire de notre maison qui semble leur échapper. Sinon à quoi servirait d'avoir à la CGT un Institut d'Histoire Sociale dont les historiens par ailleurs vantent la qualité des travaux et la richesse de la documentation ?


À partir de là, appeler à se mobiliser pour participer à un scrutin pour des institutions construites sur une forfaiture est un débat qui n'est pas celui que canaille le Rouge propose dans ce courrier.

Par contre demander que les arguments qui permettront aux syndiqués de se prononcer ne soient pas pipés voire consciemment tordus est une exigence que le CCN peut manifester et statutairement imposer.


Les bientôt quarante années de cotisations sur ses cartes puis ses carnets pluriannuels autorisent Canaille le Rouge à demander à la direction confédérale quels objectifs elle poursuit en dédouanant ainsi les auteurs de 60 années de régression, répression sociale et de démissions sur leurs valeurs affichées ; pour soutenir quelles forces politiques la direction de la CGT semble vouloir emmener les salariés ?


C'est d'un autre débat qu'il s'agit de mener où la pratique démocratique impulsée dans les luttes doit être la règle au sein de l'organisation sous peine, en imposant des décisions non-conformes aux analyses et choix de congrès, de créer des fractures qui deviendraient irréductibles.

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:46

Mandana TZOURIO : Le 25 mai je resterai fidèle à mes convictions politiques et aux intérêts de la jeunesse et des travailleurs d’Europe et refuserai de participer à cette tromperie électorale !

 

10 mai 2014

 

Mandana TZOURIO
Etudiante, responsable de la section jeunes du M’PEP


Je suis étudiante en histoire, âgée de 20 ans, militante et responsable syndicale à Bordeaux. J’aspire à une société juste, égalitaire et démocratique. Dans la situation actuelle où les rapports de forces sont très défavorables aux travailleurs et à la jeunesse sur le plan international, la reconnaissance du cadre national comme lieu privilégié des luttes de classes est fondamentale.


Pourquoi je boycotte les élections du parlement européen?


« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » Art 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

 
Le droit de vote et le respect du choix des électeurs est le principe de base de la démocratie en Occident. Pourtant, quand les Français ont voté contre le traité constitutionnel européen, le gouvernement français, les partis du système et la Commission européenne se sont permis de désapprouver et sévèrement critiquer le choix légitime du peuple et l’ont trahi avec la complicité des députés pro-UE. Cette expérience ainsi que les politiques économiques désastreuses pour le plus grand nombre, imposées par les institutions et les gouvernements de l’Union Européenne, m’ont prouvé qu’ils ne se soucient pas des populations et ont le plus grand mépris pour les peuples et leur souveraineté politique.


A l’approche des élections du parlement européen, il est de notre devoir de nous rappeler que ces partis et instances de l’UE nous invitent aujourd’hui à participer à leur jeu électoral, alors qu’ils avaient bafoué notre choix au referendum de 2005.


A la lumière de ce désastre démocratique il nous faut poser cette question : pourquoi veulent-ils si ardemment que nous participions aux élections du parlement européen, quel que soit notre choix politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite ?


Il nous faudra alors remettre en question les compétences accordées aux députés de ce parlement par les dirigeants de l’UE qui ont conçu ce traité.


Si une majorité de députés de gauche radicale occupait le parlement européen, auraient-ils le pouvoir de changer la nature des politiques économiques de cette UE entièrement au service des classes dirigeantes de nos sociétés ? La réponse est NON, car ce soi-disant parlement n’est qu’un parloir où les élus n’ont pas le pouvoir de proposer des lois sur les questions qui encadrent les politiques rejetées par les peuples d’Europe. Ce pouvoir fondamental d’initiative législative appartient aux technocrates de la Commission européenne pour le choix desquels les citoyens européens ne sont pas sollicités !


A quoi sert alors un parlement sans les compétences d’un parlement ? A l’évidence, il sert à tromper les peuples et à contenter les partis d’oppositions avec quelques sièges et privilèges ; il sert surtout à donner de la légitimité démocratique à l’Union européenne dont le fonctionnement antidémocratique est de plus en plus critiqué par les populations.


Le 25 mai je resterai fidèle à mes convictions politiques et aux intérêts de la jeunesse et des travailleurs d’Europe et refuserai de participer à cette tromperie électorale !

 

 

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Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne : signez l’Appel

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:40

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8 MAI A 15 H

sur Radio Campus Lille, 106,6 mhz

Une émission sur le thème :

 » VOTER, PAS VOTER LE 25 MAI ? « 

Enregistrée avec deux animateurs du « Comité Départemental de Résistance Républicaine à l’Union Européenne » du 59 – CDR-RUE 59Vincent Flament et Marie Dutro.

Pour écouter l’émission enregistrée cliquez : ICI

 


Ecoutez


http://www.campuslille.com/

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:26

redwedgermt

Déclaration des syndicats des travailleurs du transport affiliés et amis de la FSM, réunis à Londres le 25 avril 2014 à l’initiative du RMT, repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Etaient présents et sont signataires des représentants des pays suivants : Grèce (PAME), Portugal (CGTP), France (CGT-Versailles), Grande-Bretagne (RMT), Chypre, Italie (USB).

 

 

Cheminots de tous pays, refusez le 4° paquet ferroviaire et les politiques de privatisation, mobilisez-vous pour défendre vos droits sociaux et le monopole public ferroviaire !

 

La commission européenne a adopté le 30 janvier 2013 le « 4ème paquet ferroviaire », et le processus pour son vote par le « parlement » de l’UE est lancé.

 

Ce paquet de mesures voulues par les monopoles vise à généraliser partout en Europe la privatisation du secteur ferroviaire engagée depuis le début des années 90.

 

Pour s’attaquer aux conquêtes historiques de la classe ouvrière, les capitalistes de chacun des pays de l’Union se sert des directives de l’UE comme un prétexte et un moyen de frapper et de briser la résistance des cheminots de leurs pays respectifs.

 

Différentes « réformes » du secteur ferroviaire ont ainsi été mises en application depuis plusieurs années, avec comme prétexte le respect des précédents « paquets », avec une seule et même logique dans tous les pays : la création de monopoles PRIVES, en lieu et place des monopoles PUBLICS historiques, et la casse des statuts et des conditions de travail des cheminots.

 

Selon le même schémas que lors des attaques contre les travailleurs de l’énergie, des postes ou des télécommunications, les cheminots des opérateurs publics historiques sont divisés, éclatés et réorganisés en plusieurs entités, de plus en plus indépendantes en vue de leur privatisation future.

 

De même, les conditions de travail, de formation, de rémunération des cheminots sont lourdement attaquées dans le but de maximiser les profits, la sécurité des voyageurs est aussi menacée et les prix des billets sont en augmentation constante à une vitesse largement supérieure à l'inflation. De ce point de vue, les cheminots subissent les mêmes attaques que l'ensemble de la classe ouvrière.

 

Ce 4ème paquet ferroviaire prévoit dans ses mesures phares :

 

·         L'obligation de séparation intégrale de la gestion de l'infrastructure ferroviaire (aiguillage, maintenance du réseau, etc.) d’un côté, et de l'exploitation des trains (commercialisation des billets, conduite et accompagnement des trains, maintenance du matériel roulant etc.). Le but affirmé étant de faciliter l'entrée de nouveaux opérateurs sur le réseau déjà existant.

 

·         L'ouverture généralisée à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur, avec appels d'offres obligatoires pour chaque « délégation de service public », ce qui conduit à la privatisation progressive de l’ensemble des réseaux.

 

Car c’est bien la privatisation, par la création de grands groupe monopolistique privés qui est le but de ces prétendues « ouvertures à la concurrence », car les premiers à organiser l'arrivée de cette « concurrence »… se recrutent avant tout dans les directions des monopoles ferroviaires publics historiques. A l'image du groupe SNCF (France) ou le groupe Deutsche Bahn (Allemagne). Ces groupes ont mis sur pied des milliers de filiales de droit privé, tant dans le transport ferroviaire que routier, pour organiser eux même la « concurrence».

 

Pour nos syndicats, amis ou affiliés à la Fédération Syndicale Mondiale,

les réformes ferroviaires qui s’appuient sur ce projet

de nouvelle directive à l’échelle européenne sont inacceptables !

 

Nous ne connaissons que trop bien les conséquences de ces politiques :

 

·         En Angleterre, elles ont aboutie à une dégradation catastrophique de la sécurité du réseau, car les opérateurs qui remportent les appels d’offre sont ceux qui proposent le service le moins cher, donc qui font des économies sur la sécurité. Mais cela a aussi conduit à de nombreuses fermetures de lignes « non-rentables » et à la hausse vertigineuse des prix des billets de train, car seule la recherche du profit maximum intéresse les compagnies. Les conditions de travail, de retraite, de rémunération, la précarisation de l'emploi cheminot ont été le lot commun des travailleurs du rail britanniques. Alors même que les champions de la privatisation vantaient les « économies » … les subventions publiques attribuées aux opérateurs privés sont largement supérieures à celles perçues par British Rail avant sa disparition en 1994.

 

·         En Grèce, près de 40% des postes de la compagnie nationale ont été supprimés, avec des reclassements comme brancardiers dans les hôpitaux ou agents de nettoyage dans les écoles et administrations, sans parler de la diminution drastique des salaires et des pensions. Et on a appris en 2013, que le groupe SNCF (France) est sur les rangs de « l’appel d’offre » pour racheter des parties du réseau grec !

 

·         En France, l'expérience de « l'ouverture à la concurrence » dans le transport ferroviaire de marchandises depuis 2006 à confirmé notre analyse. Alors même que le fret SNCF transportait 55 GTK en 2000, le volume global transporté par tous les opérateurs confondus n'est que de 34 GTK. Les tarifs ont augmenté, des triages entiers ont été fermés avec des dizaines de milliers de suppressions d'emplois. La « concurrence » est brandie pour justifier les attaques permanentes contre la réglementation du travail des cheminots. Les cheminots sont déjà divisés dans plusieurs « branches » et « activités » prêtes à être privatisées, avec souvent une interdiction absurde de coopérer ensemble. Partout, la priorité est aux économies, y compris sur la maintenance des voies, la formation et le nombre de personnel. Pour les voyageurs, les prix continuent à augmenter chaque année. La réforme ferroviaire en préparation (ouverture des débats au parlement le 16 juin 2014) vise à aggraver cet état de fait en abrogeant la réglementation du travail en vigueur à la SNCF, pour l'aligner sur ce qui se pratique chez les opérateurs privés, et en réorganisant les cheminots, qui seront divisés dans 3 entreprises distinctes, afin de faciliter la privatisation du réseau.

 

Les syndicats des travailleurs du transport, affiliés et amis de la FSM,

soutiennent la mobilisation nationale des cheminots français,

à partir du 22 mai prochain, contre ce projet de réforme ferroviaire !

 

Pour nos syndicats, amis et membres de la Fédération Syndicale Mondiale, le constat est simple, le patronat de chacun des pays de l’Union, coalisé par le biais des institutions de l'Union Européenne, applique les mêmes recettes partout en Europe.

 

Pour la Fédération Syndicale Mondiale, ces deux dernières décennies n'ont fait qu’illustrer le fait que, sans un monopole public ferroviaire du transport de marchandises et de voyageurs, débarrassé du parasitisme de la recherche capitaliste du profit, il n’est pas possible d’assurer la satisfaction des besoins populaires en matière de transport ferroviaire.

 

C'est le sens de notre revendication affirmant l'exclusion des intérêts privés, la fin de la mise en concurrence dans le chemin de fer partout. La « réforme » dont nous avons besoin, c'est la réunification de tous les cheminots dans chacun des pays au seind’un monopole public, tourné exclusivement vers la satisfaction des besoins populaires, et placé sous le contrôle de ses travailleurs et de ses utilisateurs. Avec les embauches en nombre suffisant etune réglementation du travail de haut niveau, pour assurer un service de qualité et garantir la sécurité des circulations.

 

Pour nos syndicats, membres et amis de la Fédération Syndicale Mondiale, il est grand temps de rompre avec la fuite en avant du « lobbying » en direction des institutions de l’Union Européenne, comme le prône la CES, il est l’heure de remettre à l'ordre du jour dans tous nos pays respectifs, la lutte de classe et de masse par la grève dans les chemins de fer contre les politiques de privatisation et de casse de nos droits sociaux.

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 09:35

cp ukr

Communiqué du Parti communiste d'Ukraine (KPU)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


En ce 6 mai 2014, la majorité bourgeoise nationaliste de la Verkhovna Rada (Assemblée nationale ukrainienne) a adopté une décision illégale, un précédent, en retirant le groupe du Parti communiste de la session de l'Assemblée, un parti pour lequel ont voté trois millions de citoyens ukrainiens.

 

Un parti qui s'oppose fermement au fascisme en Ukraine, défend l'unité du pays. Un parti qui a toujours défendu les intérêts des gens du peuple, pas les intérêts des clans oligarchiques criminels.

 

Le chef du groupe Petro Symonenko a exposé ses légitimes récriminations lors de la session de l'Assemblée nationale, permettant au peuple ukrainien d'entendre de vive voix le témoignage du massacre de civils dans les régions de Donetsk et Luhansk et d'autres régions, sur les gens morts brûlés vifs à Odessa.

 

La majorité pro-fasciste, au mépris des lois ukrainiennes, des procédures parlementaires, a pris la décision de faire sortir les députés communistes de la salle.

 

La junte néo-nazie a lancé une guerre civile en Ukraine. La junte néo-nazie a détruit l'intégrité territoriale du pays. La junte néo-nazie, bafouant la Constitution, les lois, les normes du droit international, a lancé l'armée, des groupes para-militaires contre des civils.

 

La junte néo-nazie – dirigée par Tourchinov, Iasteniouk, Nalivaychenko, Parubiya, Koval, Avakov et les autres – est coupable de la mort de centaines de victimes civils, ils sont personnellement responsables des atrocités des combattants qui ont brûlé vifs des gens à la Maison des syndicats à Odessa.

 

Ils ont sur leurs mains le sang des « centaines d'innocents », le sang de tous ceux qui sont morts à la suite de leur assaut, au service de leurs maîtres dans la guerre civile sanglante lancée par la Maison Blanche et Bruxelles en Ukraine. Cette vérité, ils en ont peur, donc ils se barricadent derrière les portes fermées du Parlement.

 

Le groupe du Parti communiste a demandé que l'on commémore tous ceux qui sont tombés comme victimes de la guerre civile déclenchée par le régime. Mais cela a été rejeté. Cela révèle combien les militants d'Odessa brûlés vifs ne sont pas considérés comme des victimes.

 

Le groupe du Parti communiste a demandé que l'on désarme les militants néo-nazis de « Secteur droit », la soi-disant « Auto-défense de Maidan » et d'autres organisations et criminels nationalistes, extrémistes.

 

Les députés communistes ont également demandé au régime de cesser immédiatement toutes les provocations, actions hostiles, de négocier et d'adopter une résolution consentie par tous les groupes parlementaires, le Président, le Premier ministre, les chefs des communautés et des conseils locaux, qui définisse clairement les enjeux et le timing d'un référendum sur l'organisation territoriale de l'Ukraine, sur le statut de la langue russe, les compétences des collectivités territoriales. Y compris la question de la fédéralisation pour préserver l'unité du pays.

 

Le groupe du Parti communiste dénonce les provocations du régime néo-fasciste qui cyniquement a annulé la célébration du Jour de la Victoire, le 9 mai. Ainsi, la majorité des députés pro-régime - « Svoboda », « UDAR », « Patrie » - ont clairement fait comprendre que ce jour reste pour eux, néo-nazis et néo-fascistes, en travers de la gorge.

 

Le groupe du Parti communiste déclare : l'Ukraine est entrée dans une phase de dictature néo-fasciste, elle a déjà détruit méthodiquement l'Etat ukrainien.

 

Ce sont les mêmes qui prétendent haut et fort défendre l'unité du pays, le patriotisme !

 

Ceux dont la politique criminelle et anti-nationale a conduit à la perte de la Crimée et à la menace de « balkanisation » de l'Ukraine.

 

Ceux qui ont voté aujourd'hui l'interdiction du groupe communiste dans l'Assemblée natonale, allégeant la menace du séparatisme, ce sont eux les vrais séparatistes qui divisent le pays en fiefs oligarchiques, privant l'Ukraine de toute souveraineté et indépendance réelles.

 


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