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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 18:01

farage-cigar.jpg

Article du Morning Star, quotidien communiste britannique

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les progressistes sont consternés, à juste titre, par le message incendiaire anti-immigrants placardé sur les panneaux d'affichage de toute la Grande-Bretagne par le UK Independance Party (UKIP).

 

Mais le Parti travailliste et les syndicats devraient tenir compte de l'avertissement du responsable de la coalition No2EU – Yes to Workers rights [NdT : coalition « Non à l'Union européenne – oui aux droits des travailleurs » menée par les communistes, syndicalistes, forces de gauche hostiles à l'UE du capital]Brian Denny pour qui l'UKIP continuera à prospérer tant que la gauche refusera d'admettre la colère populaire contre cette Union européenne anti-démocratique.

 

La posture odieuse de Nigel Farage est celle de prétendre s'adresser aux gens d'en bas et non aux nantis, à l'élite métropolitaine qui s'en tire si bien malgré la crise économique dans laquelle a sombré le pays il y a six ans de cela.

 

Ces prétentions sont des mensonges.

 

Avant de prendre le parti de l'UKIP, M.Farage était un boursicoteur de la Citytout comme ces spéculateurs foireux qui ont provoqué le krach financier de 2008.

 

En tant que député européen, il s'est gracieusement servi pour lui-même en allant à la gamelle des fonds jamais remis en question du Parlement européen, se vantant en 2009 d'avoir récolté 2 millions de £ de la sorte.

 

Comme tant d'autres membres du Parti conservateur, auquel il appartenait auparavant, il a du mal à comprendre que l'argent public n'est pas son bien personnel.

 

Et loin d'être un parti « anti-establishment » comme il aime à se présenter, l'UKIP partage pleinement l'idéologie néo-libérale de l'establishment de Westminster.

 

Les travailleurs qui ont perdu leurs emplois à cause de l'offensive virulente du gouvernement contre le secteur public doivent savoir que Farage défend des coupes encore plus importantes dans les dépenses publiques que les Conservateurs et les Libéraux-démocrates.

 

L'UKIP prétend s'inquiéter des menaces pesant sur les services publics – et il appelle pourtant à des coupes massives dans les dépenses du NHS (Système national de santé) et propose d'aller plus loin dans la sous-traitance des services de santé à des prestataires privés assoiffés de profits.

 

Les exonérations fiscales du Ministre de Finances George Osborne sur les plus riches ne vont pas assez loin pour Farage, qui veut un seul taux d'imposition sur le revenu pour tous, l'abolition de toutes les taxes sur l'héritage et l'abaissement du taux d'imposition sur les sociétés.

 

Même ses prétentions à défendre la souveraineté nationale sont suspectes – comme « No2EU » le souligne, son parti a soutenu la législation européenne forçant les Etats-membres de l'UE à privatiser et fragmenter leurs systèmes ferroviaires.

 

Oh, et cette année, il a aussi appelé à diminuer le montant des retraites.

 

L'UKIP est clairement un parti patronal.

 

Mais une bonne partie du mouvement ouvrier doit encore se réveiller sur le fait que l'Union européenne est aussi une institution patronale.

 

Ses organes les plus puissants, la Commission européenne et la Banque centrale européenne, ne sont élus par personne et ont été utilisés pour faire passer une politique thatchérienne de destruction d'emplois, de privatisation des services publics et démolition des droits des travailleurs.

 

En échange du « renflouement » de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal, elle a exigé d'énormes coupes dans les dépenses et contraint à la suspension des conventions collectives.

 

Elle s'est alignée sur la politique étrangère agressive des Etats-unis et a récemment joué un rôle capital dans la facilitation du renversement d'un gouvernement corrompu mais élu en Ukraine par un fatras de fanatiques du capitalisme, de fascistes en armes et de zélotes nationalistes homophobes.

 

Les sondages successifs montrent que les travailleurs britanniques ne soutiennent pas du tout l'UE.

 

Ce n'est pas, comme le discours paternalistes du « new Labour » et des Libéraux-démocrates le suggère, car ils n'ont pas bien compris ce qu'elle était.

 

Ce n'est pas non plus parce que les travailleurs britanniques avec leur vénérable tradition de solidarité internationale avec les opprimés, sont une bande de xénophobes.

 

Les travailleurs ont une méfiance pleinement justifiée envers cet empire néo-libéral qui débite son dogme capitaliste-libéral et dont les leaders n'ont même pas été élus.

 

Le Parti travailliste devrait partager leurs préoccupations. D'ici qu'il le fasse, « No2EU » existe pour proposer une alternative progressiste, socialiste.

 

Contrairement à l'UKIP, cette organisation de la classe ouvrière ne reçoit pas de financement de millionnaires qui l'aident à diffuser son message. Il a au contraire besoin de notre soutien pour porter ce message.

 

Car nous avons bien besoin de reprendre le contrôle de notre pays. Non pas des mains des étrangers dénoncés par l'UKIP, mais de cette classe capitaliste parasitaire et de ses institutions à Westminster et à Bruxelles.

 


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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 13:40

DU MASSACRE D’ORADOUR SUR GLANE A CELUI D’ODESSA

 

Samedi 3 mai 2014 

 

Il faut suivre sur le site de Danielle Bleitrach les infos au jour le jour sur la guerre civile que l’occident et ses fascistes imposent au peuple Ukrainien. La logique de confrontations qui se poursuit contre la Russie confirme cette réalité d’un impérialisme occidental sous domination états-uniennes que symbolise l’OTAN.


L’affrontement Est-Ouest hérité de la guerre froide n’était pas seulement la guerre contre cette société non capitaliste que représentait malgré tout l’URSS, mais aussi la guerre impérialiste pour la domination du monde.


Non seulement, la chute de l’URSS ne s’est pas traduit par la victoire de la "force de la politique contre la politique de la force", comme le promettait Gorbatchev, mais au contraire, par la libération de la violence intrinsèque du capitalisme poussé à son stade impérialiste.


L’Union Européenne se révèle toujours plus pour ce qu’elle est, loin des discours sur les promesses de paix et la réunification du monde. L’Europe est la frontière "Est" de l’impérialisme US, poussant sa conquête toujours plus loin comme il le fait plus au Sud au Moyen-Orient, tentant avec frénésie par la guerre de détruire ses concurrents et de conquérir de nouveaux marchés pour faire face à sa crise.


La lutte pour la paix devient urgente, en lien avec la dénonciation de l’impérialisme, et elle passe par des initiatives urgentes de solidarité avec le peuple Ukrainien !

pam


DU MASSACRE D’ORADOUR SUR GLANE A CELUI D’ODESSA

http://histoireetsociete.files.wordpress.com/2014/05/61.jpg?w=300&h=240

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/05/03/du-massacre-doradour-sur-glane-a-celui-dodessa/

 

Témoignage d’un rescapé de l’enfer…

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/05/03/temoignage-dun-rescape-de-lenfer/


 

sur le blog histoire et société de Danielle Bleitrach


 


 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 20:54

Ce 26 février 2014, à Paris, Léon Landini résistant FTP-MOI, militant et président du PRCF, combattant d’hier combattant d’aujourd’hui vous appelle à la résistance contre l’UE en rejoignant la campagne de boycott de l’élection européenne.

Voici-ci après le discours qu’il a prononcé lors du meeting de lancement de la campagne de boycott du CN-RUE.


 

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2014/03/LeonLandini-b3cad.pngMesdames, messieurs, chers amis,


Au crépuscule de ma vie, rien ! Non rien ! Ni le temps passé, ni l’âge, ni la maladie, ne peuvent m’empêcher de rappeler les raisons profondes, qui avaient permis à beaucoup de mes camarades de se battre jusqu’à la mort et de supporter l’insupportable.


En écrivant cette intervention, j’ai revécu une quantité de souvenirs que je croyais effacés.

Ceux-ci me sont réapparus comme si cela venait de se passer il y a seulement quelques jours.

La mémoire ! Oui, la mémoire est une force impérieuse, impossible de la contrôler,  impossible de lui échapper.


Elle me fait revivre des images vécues que je croyais oubliés et qui pourtant m’arrachent une sueur glacée.


C’est toujours la gorge serrée, que je revoie le visage souriant de Jean Carrara mon ami d’enfance, celui avec qui  j’ai distribué  mes premiers tracts.


Celui avec qui en  septembre 1942,  j’ai participé à mon premier déraillement, alors que la zone sud n’était pas encore occupée.


Jeannot, mon ami, mon camarade, mon frère. Jeannot a été abattu par les SS le 27 mars 1944, cela fait juste 70 ans qu’il est tombé héroïquement la mitraillette à la main dans les Basses Alpes, à l’âge de 19 ans.

 
Les « Boches » l’ont laissé tout le jour par terre alors qu’il agonisait, en interdisant à la population de l’emmener.


Mais d’autres images et d’autres visages m’apparaissent parfois la nuit et j’ouvre les yeux trempé de sueur par un effroyable cauchemar.


Je revoie, Jeanine Zontag, belle jeune fille de 19 ans, arrêtée par la Gestapo.


Afin de lui faire avouer le nom de ses camarades, les nazis lui ont incisé les seins avec un rasoir, ils lui ont ébouillanté les jambes et comme Jeanine ne parlait  toujours pas, elle a alors été interné au Fort-Montluc à Lyon.


Le 20 août 1944, les SS sont arrivés et ont emmenés 120 prisonniers à Saint-Genis-Laval (banlieue lyonnaise) où ils ont tous été massacrés.


Comment pourrais-je également oublié mon ami Simon Frid, qui lui fut condamné à  mort à l’âge de 21 ans par un tribunal des Sections Spéciales.


Au moment où les gardiens l’emmenaient à la guillotine il se dégagea en leur disant, « je vais vous faire voir comment sait mourir un jeune communiste » et il alla tout seul se placer sous la machine à couper les têtes.


Au moment précis où le couperet tomba tous les internés de la prison Saint-Paul, à Lyon, afin de lui rendre un dernier hommage chantèrent la Marseillaise et l’Internationale.


Je revoie souvent défiler devant mes yeux le visage de 52 de mes camarades FTP-MOI des bataillons Carmagnole et Liberté, morts sous la torture, sans avoir lâchés un seul nom à leurs tortionnaires.


Ils sont morts avec la conviction qu’ils n’allaient pas mourir pour rien, que les survivants pourraient vivre dans un monde meilleur, dans un monde où précisément il ferait bon vivre.

Ils sont morts pour que la France redevienne une Nation, Libre, Forte, Démocratique, indépendante et souveraine.


Aujourd’hui, notre Nation n’est, ni forte, ni libre, ni démocratique, ni indépendante, ni souveraine.


Aussi il ne faut pas m’en vouloir, si le cœur gros c’est par là que je commence cette intervention, car c’est le souvenir de tous mes camarades disparus, qui me permet encore à 89 ans, de continuer à me battre pour la défense de ce programme et des acquits qu’il nous avait légué.


En effet, comment pourrais-je parler du sacrifice de mes camarades sans évoquer le programme du Conseil National de la Résistance.


Ce programme qui a été écrit, non pas avec de l’encre, mais avec le sang de mes camarades.

Ce programme qui concrétisait tous nos espoirs, toutes nos espérances et qui nous donnait cette conviction qu’après nous les gens pourraient vivre  heureux.


Ce programme que nos gouvernants obéissant aux injonctions et aux directives de Bruxelles, de Berlin et de la grande finance internationale sont en train de détruire. 

 
Ce sont ces même gouvernants, qui sans aucun respect pour la démocratie, nous ont imposé l’assujettissement et la dictature, en nous affiliant à une union européenne que nos concitoyens avaient pourtant largement rejetée lors du référendum sur la Constitution, le 29 mai 2005,


C’est ce référendum, que nos députés et sénateurs, avec un profond mépris de la démocratie annulèrent, en s’asseyant allègrement sur le vote de près  de 16 millions de personnes qui avaient dit NON !


Ce sont ces députés et sénateurs, qui sans aucune vergogne adoptèrent à une écrasante majorité le traité de Lisbonne, qui nous soumettait à une concurrence libre et non faussée.

A cette concurrence libre et non faussée qui est totalement antinomique du programme du CNR.

Je n’ai jamais cessé de lutter afin de reconquérir ce qui nous a été volé, c’est-à-dire, entre autre, la démocratie et la souveraineté de notre pays.


Pour cela, je me comporte parait-il, en octogénaire qui, loin de s’assagir avec l’âge, je deviens comme les mulets des Alpes,  plus rétif encore en devenant vieux.


Il arrive même que l’on me reproche d’avoir l’outrecuidance agaçante, de la part d’un ancien résistant déjà encombrant en tant que tel, de ne pas me contenter de n’être qu’un ancien résistant.


Il est vrai, que plutôt que de cultiver mon passé de résistant j’ai choisi de le prolonger de façon militante en luttant de toutes mes forces pour débarrasser notre pays du carcan que nous imposent l’UE et son euro.


Dans quelques jours, le peuple de France va être appelé à voter pour des députés européens.

Ces élections et nous le savons, ne sont qu’un simulacre de démocratie, car ce Parlement pour lequel on nous demande de voter, ne sert pratiquement à rien et son inutilité nous est clairement démontrée par un livre écrit par Patrick Le Hyaric, directeur du journal l’Humanité mais également député européen.


Ce livre est intitulé « La pacte des rapaces » « Pacte pour l’euro plus »  Voici ce que Patrick Le Hyaric  écrit page 12 :

« Au fond, il ne resterait plus aux Etats qu’une seule liberté, celle d’appliquer sans broncher ce pacte. On comprend mieux pourquoi les parlements nationaux, les organisations syndicales et sociales, les peuples ont été soigneusement tenus à l’écart de dispositions qui vont pourtant au-delà du Traité de Lisbonne. Le sale travail achevé en catimini, le Parlement européen a simplement été informé du résultat ».

Après avoir lu ces quelques lignes, comment ne pas être certain, que notre devoir est d’appeler le peuple de notre pays à ne pas se prêter à cette comédie qui se voudrait démocratique.


Par ses écrits, Le Hyaric a contribué a nous convaincre, que si nous voulons rester les dignes successeurs de la révolution de 1789, du pays des droits de l’homme, du pays de la Commune, de 1936 et de la Résistance, nous devons refuser d’être pris pour des imbéciles et de n’accepter en aucune façon de tomber dans le piège soit disant démocratique.


Notre devoir nous impose de boycotter avec fermeté ces élections, car voter maintenant ce serait se renier, après notre précédent et ferme refus de 2005.


Aujourd’hui, la défense de notre indépendance et de notre souveraineté, nous commandent non seulement de ne pas se prêter à cette comédie, mais pour que chacun d’entre nous sache bien,  qu’il nous faut œuvrer de toutes nos forces pour que nos concitoyens comprennent que de boycotter ces élections est un acte d’auto défense, un réflexe de dignité.


Le seul geste utile que nous aurons à faire pour défendre l’honneur de notre pays c’est de boycotter cette élection européenne.


Car si vous allez voter et quel que soit votre bulletin de vote, ce sera valider l’existence d’un parlement fantoche, vitrine faussement démocratique de l’UE, de l’euro et de la banque centrale européenne.


IL FAUT QUE LES URNES RESTENT VIDES.


Oui refusons de voter ! Boycottons ! Oui Boycottons et relevons la tête dignement en disons NON à la soumission que par ce vote veut nous imposer la grande finance internationale.


Tout comme pendant la Résistance.
Disons, comme nous l’avons dit,     
Oui nous avons raisons !
Nous sommes les plus nombreux !
Nous sommes les plus forts ! 

 
Un peuple qui se bat pour sa Liberté et pour son indépendance, un peuple invincible ! Oui nous vaincrons !!!


Léon Landini 26 avril 2014 à Paris – Meeting de lancement de la campagne de boycott de l’élection européenne du CNR-RUE

 

 

 


 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:01

http://cdn1.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-64-1023-585-561-321/media/images/Hellinikon_Airport_aerial_view_1998-3-9.png

Le front de mer de l'ancien aéroport a été privatisé pour 915 millions d'euros


Jeu, 01/05/2014 - 12:34
Par  Effy Tselikas (Athènes)

A un mois d’élections cruciales pour le pays, le gouvernement grec brade en catastrophe tout son domaine public pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l'Etat. Premier épisode avec la vente de l’ancien aéroport Elliniko après des années d’atermoiements.

915 millions d'euros, adjugé, vendu ! Le large front de mer de 3,5 km, tout près d’Athènes, considéré comme l'une des plus belles opportunités immobilières de tout le pourtour méditerranéen, ira donc à Lambda Développement SA. Cette société détenue par Spiros Latsis, riche armateur domicilié en Suisse, a remporté le gros lot, face à ses deux concurrents, la britannique London and Regional Properties et l’israélien Elbit Cochin Ltd.

Les voisins se rebiffent

L'aéroport international d'Elliniko a desservi la ville d'Athènes jusqu'en 2001, date à laquelle il fut remplacé par l'aéroport d'Elefthérios-Venizélos.

La destinée du terrain est déjà connue: ce sera un lieu touristique haut de gamme, avec marinas, hôtels, golfs, casinos, etc., sur le modèle de ce qui se fait à Dubaï ou Singapour. Un projet pharaonique assorti d'une alléchante promesse: 35 000 créations d’emplois attendues

Reste que le feuilleton n'est pas terminé. La cession de ces quelque 620 hectares, s’étendant de l’ancien aéroport Elliniko à la marina de même nom jusqu’à l’ancien centre de voile olympique Aghios Kosmas, fait grincer certaines dents

En l'occurrence celle du voisinage. Dix habitants des alentours ont porté l’affaire devant le Conseil  d‘Etat, arguant que cette transaction du TAIPED, l’agence des privatisations grecques, porte sur des bords de mer, des plages et des étendues boisées dépendant du domaine public, qui sont par définition inaliénables. La vente serait donc illégale et anticonstitutionnelle.

Vente inconstitutionnelle

De plus, selon la Constitution, tout transfert d’un bien public à une entreprise privée doit se faire sur proposition de loi, votée par le Parlement et non sur décret ministériel comme c’est ici le cas.
Autre bémol: aucune étude environnementale, ni sociale comme l’exige la loi, n’a été faite. De même, vu que c’est une zone archéologique, il faut l’autorisation du ministre de la culture. Les maires des municipalités alentours, Elliniko-Argyroupolis, Alimos, … se sont joints à la requête des citoyens. 

Andréas Tastanis, candidat à la mairie de Glyfada, une commune avoisinante, explique que

ce site, l'un des plus beaux de Méditerranée, est bradé à l’investisseur, sa valeur réelle est estimée entre 18 et 20 milliards d’euros !"

Christos Kortzidis, le maire de Elliniko, qui se bat depuis des années pour un développement durable de cette superficie, renchérit:

Ce sera un territoire de luxe, réservé à quelques nantis au lieu du vrai projet ouvert à tous, celui d’un aménagement durable du territoire de la région de l’Attique qui en a bien besoin".

http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/media/images/googleearthelleniko2.jpg
Vue aérienne de l'ancienne aéroport d'Elliniko

Une contre-société investit les lieux

Et Panos Totsikas, architecte et membre de la commission pour le combat pour le parc métropolitain d’Elliniko, d'insister:

C’est un crime environnemental de grande ampleur, agrémenté d’un scandale financier, qui va fortement peser sur notre pays. Les contribuables grecs vont payer les frais de mise à niveau des infrastructures du site (eau, électricité, voirie, voies de communication,etc.), d’une valeur de plusieurs milliards d’euros, et ne pas en bénéficier. En un mot, nous offrons la dot au mariage des investisseurs".

L’eurodéputé Kriton Arsenis parle, lui, d’une double violation des directives européennes, une sur les contrats publics et une sur les appels d’offres, avec, en plus, une exonération d’impôts illégale.

Sur les espaces abandonnés depuis de nombreuses années, de nombreux contestataires se sont installés, avec le soutien informel des autorités municipales des communes voisines. Une véritable contre-société est née, avec ses associations, ses clubs sportifs (utilisant les installations olympiques laissées à l’abandon) et même un dispensaire autogéré avec gratuité des soins.
Sommés d’évacuer les lieux ces derniers jours, ils sont toujours là.

Le gouvernement, en cette période électorale, fait profil bas, pour ne pas reproduire une affaire qui pourrait dangereusement ressembler au précédent français de Notre-Dame-des-Landes, l'hypothétique futur aéroport de Nantes.

http://fr.myeurop.info/2014/04/30/aeroport-athenes-privatise-bradage-13751

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 22:51

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Vidéo:

Des centaines de Grecs se sont poussés et se sont invectivés lors d'une distribution gratuite de légumes et de poisson par des vendeurs, ce mercredi 30 avril, dans un marché d'Athènes. Maria, une retraitée de 85 ans, venue chercher un panier de salades et de poissons, interpelle la caméra. Elle se demande comment faire avec une pension rognée à 500 euros par mois.
La Grèce a été contrainte de réduire les salaires et les retraites, une exigence des bailleurs de fonds de l'Union européenne et du Fonds monétaire international .

 

 

 

 

Article :

 

Scènes étonnantes aujourd'hui sur les marchés hebdomadaires d'Athènes et de Thessalonique, où les producteurs ont cédé produits gratuits pour protester contre une nouvelle loi que le gouvernement veut mettre en place sur les performances des marchés en plein air.

Les vendeurs de rue , parmi lesquels de nombreux producteurs sont en grève et ont organisé une manifestation hier à Athènes, où les soutiens-gorge et culottes accroché en face du parlement, un signe qu'ils sont tout voler, "vers le bas sous-vêtements". (1)

 

Suite >>> 

 

http://t.co/xSNzfkLALZ

 


 


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 11:11

http://www.cip-idf.org/IMG/jpg/image_9-2.jpg

 


 

Les 26 et 27 avril 2014, 20 régions se sont réunies afin de constituer la Coordination des précaires, chômeurs, intermittents et intérimaires.


Aquitaine (Gironde), Auvergne, Basse Normandie (Caen), Bourgogne, Bretagne (Rennes, Brest), Centre, Franche Comté, Île de France, Languedoc Roussillon (Montpellier), Limousin, Lorraine, Midi Pyrénées (Aveyron, Toulouse), Nord Pas de Calais (Lille), Pays de Loire (Nantes), Provences Alpes Côte d’Azur (Marseille, Côte d’Azur, Avignon), Rhône Alpes (Lyon, Grenoble, Drôme Ardèche, Saint Étienne)


http://www.cip-idf.org/article.php3?i…


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:34

Mardi 29 avril 2014 par Rachad Armanios 


GENÈVE • Quatre-vingts manifestants ont protesté devant la mission australienne contre la reprise des négociations secrètes sur l’Accord sur le commerce des services.


http://www.lecourrier.ch/sites/default/files/courrier/imagecache/article_full/images/articles/tisa.jpgHier à Genève, les négociations sur la libéralisation du commerce des services ont repris au sein de la mission de l’Australie auprès de l’ONU. Quatre-vingts manifestants ont dénoncé devant le bâtiment grillagé la volonté de mettre en œuvre une libéralisation «extrêmement ambitieuse» des échanges de services, ainsi que le secret qui entoure ces discussions. Selon l’Internationale des services publics (PSI), organisateur principal qui représente 20 millions de travailleurs, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres pays, notamment à Londres et en Colombie. A Genève, le Syndicat des services publics, Attac ou encore Solidarités ont appelé à manifester. Plusieurs élus de la gauche genevoise étaient présents.


Entamés en février 2012 et devant être bouclés mi-2015 au plus tard, les pourparlers sur l’Accord sur le commerce des services (ACS ou TISA selon son acronyme anglais) impliquent 23 gouvernements, représentant 50 pays, dont la Suisse, ceux de l’Union européenne, les Etats-Unis, le Chili ou encore le Pakistan. Soit 70% du commerce des services mondial.


L’idée d’un tel accord a été lancée par les Etats-Unis à la suite de l’impasse du cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de l’Accord global sur les services (AGCS). Mais cette fois, les discussions ont lieu en marge de l’OMC, tout comme d’autres accords bilatéraux ou plurilatéraux actuellement en tractation, comme le traité transatlantique (UE-USA) ou l’accord transpacifique (USA-Canada-Chili-pays asiatiques). L’opération est globale comme doit l’être la mobilisation, a insisté Jacques Combon, d’Attac-France. «C’est une nouvelle génération d’accords sur le libre commerce qui se discutent en dehors du cadre de l’OMC, précise Rosa Pavanelli, secrétaire générale de PSI. Nous sommes critiques envers celle-ci, mais les négociations y sont au moins encadrées par un système de règles permettant à chaque pays de faire des objections et de poser ses conditions. Ces nouvelles négociations permettent aux grandes puissances et aux multinationales d’imposer les leurs.»


Vague de libéralisation sans précédent

 
PSI a profité de la reprise des discussions pour dévoiler un rapport qu’elle a commandé à des experts canadiens. Selon «L’ACS contre les services publics», c’est une vague de libéralisation d’une ampleur sans précédent à l’échelle mondiale qui se prépare. Une façon d’étendre secrètement les parties «les plus nuisibles» de l’AGCS. Il mettra en péril les services de santé, de radiodiffusion, d’eau ou encore de transports parmi tant d’autres, s’alarme PSI. En préambule du rapport, Rosa Pavanelli écrit: «En cas d’échec d’une tentative de privatisation, l’ACS empêchera les gouvernements de reprendre le contrôle des services publics.» Il limitera aussi les règles sur la sécurité des travailleurs, environnementales, de protection des consommateurs, etc. «Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans le sillage de la crise financière mondiale, l’ACS tente également de déréglementer davantage les marchers financiers.»


Paolo Gilardi, de la Gauche anticapitaliste, ajoute que les Etats devront observer une stricte neutralité. Une clinique privée devrait alors être subventionnée au même titre qu’un hôpital public, s’étrangle-t-il. Une municipalité privilégiant dans ses cantines les produit locaux ne le pourrait plus, s’inquiète un autre orateur.


Alors que les nations impliquées ont pour beaucoup entrepris une libéralisation massive des services, l’ACS prévoit d’aller beaucoup plus loin, selon le rapport. Toutefois, l’objectif premier serait d’intégrer ultérieurement à cet accord les principales économies émergeantes (Chine, Brésil, Inde et Afrique du Sud). La Chine a déjà demandé à rejoindre les pourparlers, mais difficile de dire si elle freinerait ou affirmerait l’ambition de l’ACS.


Lettre de protestation

 
«Pourquoi vous cachez-vous sans informer sur le contenu de vos discussions? reprend Rosa Pavanelli au mégaphone. C’est contraire à toute règle démocratique!» «En exposant au soleil le vampire qui se développe dans ce bunker, il mourra», lance ensuite Paolo Gilardi, tandis que les manifestants réclament la divulgation du texte du projet d’accord.


A la fin de la manifestation, Rosa Pavanelli remet à un agent de sécurité, à travers la porte grillagée, une lettre de protestation pour l’ambassadeur australien, signée par 350 organisations de plus de 115 pays. D’autres mobilisations sont à prévoir, notamment lors de la session de juin des Chambres fédérales, quand le Conseil fédéral répondra à une question d’une parlementaire sur les conséquences de la signature du traité par la Suisse (lire ci-dessous).

www.world-psi.org/fr/rapport-special-de-la-psi-lacs-contre-les-services-...


En lien avec cet article: «Des négociations en dehors du cadre démocratique»
«TISA menace directement les pays les plus faibles, qui seront soumis aux appétits des multinationales. Cet accord ne vise qu’un but: la marchandisation du bien commun.» Jean-Michel Dolivo, élu vaudois de Solidarités, ne cache pas ses craintes face à l’accord de libéralisation des services publics. Selon l’avocat, la Suisse ne sera pas épargnée. «Il s’agit ...

 

Trois questions à...

Rosa Pavanelli - Secrétaire générale de l’Internationale des services publics.

Quelles sont vos craintes?
En ouvrant totalement certains services aux privés, leur accès universel va disparaître, car jamais une entreprise privée n’assurera l’accès à l’eau potable dans les endroits les plus reculés. Les citoyens les plus faibles seront les plus affectés. Or les «vrais amis des services publics», comme ce groupe d’Etats s’autoproclame, veulent une nouvelle génération d’accords sur le libre commerce, en ouvrant au marché tous les services connus mais aussi inconnus. Car il a été décidé que les privatisations concerneront des services qui ne sont même pas encore inventés, une façon d’empêcher les gouvernements de décider de l’intérêt collectif.


Quels secteurs sont-ils concernés?
Tout ce qui peut rapporter aux multinationales: par exemple la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, les télécommunications, les transports, le commerce électronique, la propriété intellectuelle... Les gouvernements doivent décider maintenant, pendant ce round de négociations, quels services ils excluront de l’accord. Or il s’agit seulement de services régis par les gouvernements centraux et pas ceux gérés à l’échelle locale. Enfin, il y a la volonté de créer un tribunal devant lequel les multinationales pourront se tourner contre les gouvernements.


La mobilisation porte-t-elle des fruits?
Plus l’information circule et la prise de conscience grandit, plus les négociateurs prennent quelques précautions. Par exemple, l’UE a décidé de consulter les organismes de la société civile. Le gouvernement du Chili d’établir une table ronde avec la participation des syndicats et de la société civile pour accompagner les négociations. Mais pour la plupart, les gouvernements n’ont aucune volonté de transparence. Par exemple, il est prévu que le contenu du traité transpacifique soit rendu public seulement quatre ans après son entrée en vigueur! Il y a besoin de faire connaître ce qui se passe. Le cycle de Doha a failli grâce à la grande mobilisation de la société civile contre la privatisation des services!

 

Source: Le Courrier


 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:11

http://img.over-blog.com/500x194/4/77/97/72/tableaux-II/experts.jpg

 

Je me suis à nouveau tapé hier soir un "C dans l'air" consacré à la situation économique. La présentatrice faisait son boulot, et les participants en faisaient un autre, qui a dû me faire monter la tension (je n'ai pas mesuré).


Donc, comme mon hypertension semble plutôt maîtrisée par de judicieuses molécules, j'ai pris la décision de la maintenir en état, et donc d'éviter de regarder les émissions dites de débats où pontifient les sempiternels experts politico-économiques.


Bien sûr, j'ai tort, parce que moi, je ne sais pas, alors que eux, ils savent.


Et quand ils distribuent le blâme et l'éloge à ceux qui nous gouvernent, c'est pour leur intimer d'appliquer scupuleusement les exigences économiques et financières européennes, et demander aux classes populaires et moyennes d'accepter cet effort, et d'y participer.


Je ne connais pas tous leurs noms, mais je connais trop tous leurs visages et leurs tics de langage. Il en est de venimeux, il en est de résignés, il en est de compréhensifs, mais (à la différence des démagogues syndicalistes ou politiques, suivez mon regardces docteurs des temps modernes ne vous cachent rien du diagnostic : " - C'est grave, Docteur ? - Soyez courageux, mais il faut regarder la vérité en face"...


Ils vous l'ordonnent : la potion ne sera pas magique, elle sera amère, mais il faut boire la ciguë... Oui, je sais, la ciguë est mortelle, mais en la buvant vous mourrez guéri.

 

 

Ceci dit, je pense partager avec beaucoup ce rêve éveillé : un jour une bonne fée rassemble ces experts et leur dit : "dorénavant, plus de sinécure d'enseignement, de bonne planque journalistique, de "ménages" bien rétribués à la télé et dans les colloques ; dorénavant, finis les contacts juteux, dorénavant plus de carnet d'adresses pour trouver le meilleur lycée pour vos gosses, le meilleur hôpital pour vos maux, la meilleure combine pour vos vacances ou pour vos placements ; oubliez votre matelas d'économies judicieusement constitué, il est bloqué ; et ne comptez sur personne désormais ; car vous allez participer à une aventure extraordinaire, une aventure enrichissante (enfin, façon de parler), vous allez tenter de vivre pendant dix ans avec pour tout potage notre bon vieux SMIC ; vous avez le choix du lieu de vie : l'un de vous nous expliquait l'autre jour que vivre avec le SMIC est bien difficile à Paris, mais que ma foi, en province, ça le fait... donc vous pourrez vivre l'expérience en province..."


 

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-experts-123474066.html

 

 


 


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:48

La Grèce, crise et châtiments (extrait - France 5 - Avril 2014) 

 

 

 

« Pour nous balancer des gaz lacrymogènes, s’insurge une femme, ils trouvent toujours l’argent, mais pour nourrir et loger les trois millions de pauvres en Grèce, il n’y a en jamais. » Depuis que la crise de sa dette publique a éclaté en 2008, la Grèce, mise au régime sec par la « troïka » Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne, s’enfonce dans une crise sans précédent. Coupes budgétaires drastiques dans les services publics, salaires divisés par deux, salaire minimum fixé à 476 euros, augmentation de la TVA, baisse des retraites… la cure d’austérité, avalisée par un gouvernement libéral, devait aider le pays à regagner la confiance des marchés. Elle n’a pourtant pas permis de diminuer la dette, passée de 124 % du PIB en 2008 à 174 % aujourd’hui. Avec un taux de chômage avoisinant les 30 % de la population active, la misère s’est installée partout.

 
Sans emploi, Chryssanti, qui élève seule sa fille Konstantina,­ survit grâce aux subsides qu’elle trouve auprès d’associations caritatives comme Praksis. « Dans les hôpitaux, le système de santé est en train de s’écrouler, relève ­Nathalie Simonnot, de Médecins du monde-Grèce. Les hôpitaux nous appellent pour des pansements, des bandages. […] Les parents ne vaccinent plus leurs enfants parce que c’est trop cher. » Autres signes de cet effondrement, les maternités qui gardent en otages les nourrissons tant que les parents n’ont pas payé les frais d’accouchement ou les malades, suivis pour un cancer ou un diabète, qui ne se soignent plus, faute de moyens.

 

L’école, de son côté, a vu fondre son budget d’un quart. Mais quand on informe Chryssanti que six cents personnes viennent d’être licenciées à l’université d’Athènes, elle n’en a cure : « Je n’ai aucune pitié pour les fonctionnaires. Ils comprendront comme c’est dur pour nous dans le privé depuis plus de quatre ans. »

 

 

France 5

 


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 09:02

Texte repris sur le blog de Diablo

 

http://img.over-blog.com/420x157/0/32/46/53/Syndicats-logos/FSC-FSM.jpg

 

Fonctionnaires, éducation nationale, cheminots, retraités … Les luttes reprennent et les rendez-vous revendicatifs se multiplient les uns après les autres.


Depuis des années nous connaissons ces journées d’action et de colère qui changent de la résignation  et des trahisons des relais du pouvoir que sont les dirigeants de la CFDT ! 


Mais comment stopper l'attaque générale et passer à la contre-offensive ? 

 

Car nous sommes tous sous le feu de décisions et de choix responsables de ce qui nous arrive : chômage, fermetures d'entreprises appauvrissement, attaques contre le droit à la santé, contre les hôpitaux publics, agression contre la sécurité sociale, baisse des salaires réels et des pensions, extension de la misère et de la précarité, hausses du logement, du chauffage, du transport... incertitude du lendemain …

 

Du côté du gouvernement, c'est la capitulation : tout sauf s'attaquer à l'essentiel, les profits, l'accumulation de la richesse chez une petite minorité.


Les médias et le pouvoir, la droite et l'extrême droite  tentent de nous embarquer dans des débats oiseux et diviseurs : mieux vaut-il s'en prendre aux fonctionnaires ? Aux retraités ? Aux chômeurs ? Aux précaires ? Aux intermittents ? Consentir quelques miettes aux petits retraités dans le cadre imposé (réduire à tout prix les investissements publics) à la demande des députés PS ?


Tout cela pour masquer les véritables enjeux et pour mieux épargner les véritables privilégiés.


Par exemple la fraude fiscale des plus riches, le  montant de leurs planques, c'est 80 milliards !

 

Alors si réellement on voulait faire des économies sans s'en prendre au peuple alors les fameux 50 milliards de restriction de l'investissement public et des dépenses sociales (le tout pour alimenter les caisses déjà remplies des grandes entreprises) seraient largement couverts.

 

Et si on ne le fait pas c'est que le choix de ce gouvernement comme des droites et de l'extrême droite aux ordres du profit privé c'est de s'en prendre aux dépenses sociales utiles (santé, protection sociale, emplois des collectivités territoriales, hôpitaux ...) afin de faire place nette aux entreprises privées, aux fonds de pension, aux assurances. C’est aussi que ce système est synonyme de crise sans fin : et c’est en son nom et des fameux "emplois de demain qui ne viennent jamais " que l’on étrangle les peuples et qu’en France, ce qui reste du modèle social bâti grâce aux conquêtes de 1936, 1945 ou 1968 est en passe d’être complètement démantelé par un gouvernement "socialiste".

 


Le rôle de l'Union européenne

 

L'Union Européenne impose partout des politiques d'austérité et de régression sociale au nom des équilibres économiques.


Elle est l'outil régional de la dépossession de la souveraineté populaire et nationale et de la mise en œuvre de la politique du capital.


Pour renouer avec le progrès social et avec l'espoir, il faut en finir avec l'illusion d'une  Europe sociale et retrouver notre souveraineté nationale et monétaire.


Il faut en même temps voir clair dans le double jeu de la CES paraissant s'opposer aux politiques d'austérité côté cour pour sauver en fait l'Union européenne du capital côté jardin.


Le traité transatlantique


Vaste marché unique de « concurrence libre et non faussée », il se négocie entre l’UE et les Etats-Unis, dans le secret et dans le dos des peuples d'Europe. Il vise à donner définitivement le pouvoir aux grands monopoles capitalistes et briser les protections encore existantes à l'aide de juridictions privées tranchant les conflits entre entreprises et droits sociaux ou environnementaux.


Un précédent existe en France avec le tribunal arbitral privé mis en place par le pouvoir sarkoziste permettant d'attribuer 403 millions d'euros à Bernard Tapie, spoliant le contribuable et le citoyen.

 

 

C'est à ces processus gros de terribles dangers qu'il faut mettre un coup d'arrêt pour repasser à l'offensive. Cela passe par la construction d’un rapport de force pour gagner, en mettant en perspective la possibilité d’un changement de société, et la nécessité pour le peuple d’unir et d’utiliser ses forces : mouvement de masse, grèves, manifestations ... pour initier une situation de "blocage " mettant la classe dominante sur la défensive.

 

Et nous n'y parviendrons pas par des luttes partielles, séparées, corporatistes.

 

Mettons donc en discussion dans nos organisations et avec les travailleurs la perspective et l'urgence d'un mouvement d'ensemble visant dans un premier temps à contraindre le gouvernement à renoncer à ses contre-réformes !


Le capitalisme c'est la guerre !

 

L'expérience historique douloureuse montre par ailleurs que le capitalisme en crise a toujours cherché une issue en faisant appel aux services de l'extrême droite et en ayant recours à la guerre !


Défendre nos conditions de vie et lutter pour la paix c'est le même combat !

Les médias aux ordres ne cessent de mentir !


Les classes dominantes, l'Union européenne et les Etats-Unis n'hésitent pas derrière leurs discours hypocrites sur la démocratie et les droits de l'homme à multiplier les interventions et à nouer des alliances avec les pires forces à l'œuvre comme en Syrie ou comme en Ukraine avec le soutien actif aux néo-nazis de Svoboda et de « Secteur droit ».


Il est du devoir du mouvement syndical de dénoncer ces mensonges et ces alliances et de se battre pour une solution politique et pacifique de ces conflits.


Et en conformité avec la grande tradition de lutte du 1er mai d'affirmer et de faire vivre notre solidarité avec les travailleurs et avec les forces qui à l'échelle internationale se battent aussi contre  la misère, l’exploitation, pour le progrès social et pour la paix, contre les dépenses militaires qui explosent et qui constituent un danger majeur pour l'humanité !

 

Pour adhérer au Front syndical de Classe :


- Adhésion individuelle : 30 euros par an (10 euros pour les bas revenus) Chèque (à l'ordre de "Front Syndical de Classe") à envoyer au trésorier : Jacky OMER/FSC 11 rue de Tivoli 13005 MARSEILLE 

 

- Adhésion de syndicats et d'organisations de base : contacter le trésorier ou nous écrire à frontsyndical.classe@laposte.net 


source: FSC

 


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