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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 23:18

28 avril 2014

 

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On assiste, depuis longtemps déjà, à une sorte de « godwinisation » du débat public, notamment du débat européen. Cette « godwinisation » aboutit à ce phénomène presque systématique : on est disqualifié aussitôt que l’on tente de mettre en cause le bien fondé de la construction européenne. Ou même seulement d’en pointer les faiblesses. Exprimer un désaccord, oser formuler un doute équivaudrait, selon certains, à « faire le jeu des extrêmes ».


C’est que l’Europe telle qu’elle s’est construite fait la part belle à deux choses étonnamment complémentaires : la technique d’une part, la morale d’autre part. C’est au nom de la seconde qu’il apparaît indécent de pointer les errements de la première.


Il semble en effet que la politique ait déserté notre continent. Non seulement on est en panne de volontarisme, mais on est même en panne de projet, en panne de dessein collectif, en panne d’idée directrice susceptible de mobiliser le corps social. La construction européenne actuelle est un édifice littéralement post-politique. C’est pour cela que technique et morale y règnent sans partage.


D’abord la technique :


Son omniprésence est évidente dans cette Europe qui est avant tout est une Europe de l’économie et du droit. Le fait que l’euro, monnaie fédérale créée sans qu’existe préalablement un Etat fédéral, soit considéré comme la réussite européenne majeure, en est un signe. On a cherché à fabriquer une Europe instrumentale, en s’imaginant que la mise en commun d’un outil monétaire suffirait à créer du lien, à générer du sentiment d’appartenance. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est mitigé !


On a également multiplié les institutions à caractère technique, pour ne pas dire technocratique, comme la Commission européenne, la Banque centrale, la Cour de justice de Luxembourg. Certaines, notamment la BCE ont conquis une très grande autonomie. Mario Draghi est un homme puissant. Sa voix a du poids. A l’été 2012, au plus fort de la crise des dettes souveraines, il a suffit qu’il dise qu’il ferait « tout ce qui est nécessaire » pour sauver l’euro pour qu’immédiatement, les marchés soient apaisés. C’est là une prouesse qu’un chef d’Etat ou de gouvernement de l’eurozone aurait été incapable d’accomplir.


Mais la question suivante se pose alors : si le patron de la Banque centrale européenne possède une indéniable légitimité technique, quelle est sa légitimité démocratique ? Est-il élu ? En aucune façon. Devant qui est-il responsable ? On ne sait pas. De quel intérêt général est-il garant ? On l’ignore tout à fait.


Mario Draghi est un technicien, un expert. En dépit du poids considérable que l’institution qu’il dirige et lui-même ont acquis au sein de l’eurozone, il n’est en aucune façon un responsable politique.


 Ensuite la morale :


Evidemment, l’effarante primauté accordée, au sein de notre Europe, à la technocratie, est difficile à admettre et à faire admettre. Elle heurte violemment la conscience démocratique des populations. Ainsi a-t-on trouvé, pour rendre cet état de fait acceptable, un habile stratagème. On a enrobé tout cela dans un discours enjôleur et moralisant.


Et l’on abuse du recours au lyrisme et de l’énoncé de grands principes, évidemment incontestables : l’Europe c’est « l’Union des peuples libres », c’est « le respect de la dignité humaine ». L’Europe c’est « la Paix ». De sorte qu’il devient éminemment suspect de formuler une critique. Qui prendrait le risque, en effet, d’apparaître comme un adversaire de la Paix ? Ou de la dignité humaine ? Ou de l’amitié entre les peuples ?


Voilà donc pourquoi la technique et la morale marchent ensemble. L’une sert à rendre l’autre présentable. Mieux : la morale sert à disqualifier tout adversaire putatif du triomphe de la technique et à décourager, en les faisant apparaître d’avance comme scandaleux, tous ceux qui oseraient questionner certains dogmes.


Hélas, tout ceci n’a finalement qu’une conséquence : l’atrophie du débat, elle-même caractéristique de la mort du politique


Coralie Delaume

L' Arene Nue - blog de Coralie Delaume

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:14

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 Tribune Idées - L’Humanité 24 avril 2014, par Michel Etiévent (1)


C’est le meurtre de la Sécurité sociale que le locataire de Matignon prémédite

 

Valls veut prolonger et accentuer le travail en cours du patronat pour détruire le concept édicté à la Libération d’une Sécurité sociale solidaire et par répartition. C’est le meurtre de la Sécurité sociale que le locataire de Matignon prémédite.


Nous savions déjà que le social-libéralisme considérait que la Sécurité sociale était un coût exorbitant pour la compétitivité et qu’il fallait en finir avec « l’état providence » comme disent les libéraux.


Pourtant, dans un pays détruit par la guerre, des hommes et des femmes de la Résistance n’ont pas hésité à mettre en place cette grande conquête sociale et lui ont donné les moyens de son existence. Ils l’ont mesuré à l’aune de la solidarité entre tous et toutes. Ils n’ont pas hésité à faire appel à autre chose que l’impôt en décidant que la cotisation représentait celle directe du salarié calculée sur son salaire brut et celle socialisée de l’entreprise chiffrée à partir de l’assiette salariale et prise sur la plus-value réalisée par le travail salarié.

Le patronat n’a jamais avalé cette décision, la considérant comme un coût venant grever ses profits.

Cette Sécurité sociale, sous prétexte de son financement, a été l’objet de toutes les attaques : celle de retirer aux travailleurs le soin de diriger et de gérer leur Sécurité sociale solidaire par la non-élection des administrateurs, par les remises en cause des remboursements, par l’allongement de l’âge de la retraite, par des modifications importantes dernièrement concernant les allocations familiales.


Puis, surtout, par le fait que les gouvernements successifs depuis une vingtaine d’années ont considéré que la cotisation sociale était contradictoire avec le libéralisme, et nous avons vu la droite remettre en cause le versement de la part dite patronale pour les salariés au Smic, puis jusqu’à 1,6 Smic ; le Parti socialiste a poursuivi la même trajectoire : création de la CSG, acceptation de la baisse des prestations sociales en matière de santé par toutes sortes de franchises, de participation forfaitaire, de forfait hospitalier.

Des centaines de milliards ont été ainsi détournées des caisses de la Sécurité sociale pour soi-disant permettre aux entreprises de créer de l’emploi.

Le doigt, la main, le bras, le corps tout était mis dans l’engrenage : ainsi l’ennemie était la cotisation sociale.


Dans plusieurs écrits parus dans l’Humanité, j’ai dénoncé cette farce, la cotisation sociale n’est pas l’ennemi de l’économie, elle est d’une puissance telle qu’elle fait vivre l’économie, la vraie, celle qui répond aux besoins, celle qui crée de l’emploi, celle qui est justice et solidarité face au pillage du capital.


C’est ce que le CNR avait considéré en 1945 : le financement solidaire, celui du salarié et de l’entreprise, pris sur la valeur ajoutée fruit du travail salarié, créait les conditions du développement, de la croissance, de l’emploi, notamment de ceux au service de la population et de créations de richesses nécessaires pour répondre à ces besoins sociaux.


Le gouvernement vient de prendre la plus mauvaise décision en confirmant les exigences du Medef de toucher aux cotisations sociales, y compris celles du salarié qui sont issues de cette grande idée de la solidarité. Ce serait la porte ouverte toute grande à l’assurantiel, comme au temps des assurances sociales d’avant-guerre et de toutes les injustices sociales qui les caractérisaient.


Le gouvernement Valls pourrait ainsi, selon certaines informations qui ont filtré, exonérer de cotisations sociales jusqu’à 1,6 Smic le financement des retraites, dont on sait qu’il avait déjà invoqué le manque de financement pour allonger l’âge de la retraite à soixante-six ans dès son retour au pouvoir.


Quand Valls dit aux organisations syndicales qu’elles ne doivent pas s’inquiéter et que le financement des retraites sera assuré, on peut craindre le pire, notamment : poursuivre la réduction des coûts en matière de retraites par un nouvel allongement de l’âge de la retraite et déjà le patronat veut tout de suite soixante-cinq ans comme âge légal de départ à la retraite et pendant qu’on y est le passer à soixante-dix ans.


Il y a quelques jours, le président de la République rendait hommage à ce programme du Conseil national de la Résistance qui portait comme titre « les Jours heureux » ; quelle hypocrisie, puisqu’il savait que le programme du CNR est totalement à l’opposé de celui que son gouvernement défend, celui de la cupidité contre la solidarité.


Oui, comme Croizat, ne croyons qu’à nos luttes pour empêcher la désintégration de la Sécurité sociale. « La Sécurité sociale est la seule création de richesse sans capital. La seule qui ne va pas dans la poche des actionnaires mais est directement investie pour le bien-être de nos citoyens. Faire appel au budget des contribuables pour la financer serait subordonner l’efficacité de la politique sociale à des considérations purement financières. Ce que nous refusons.  »


Ainsi Ambroise Croizat définissait-il la Sécurité sociale lors de sa création en juin 1946. Fidèle au message du CNR qui revendiquait « un plan complet de Sécurité sociale visant à donner des moyens d’existence à tous ceux qui ne pouvaient se les procurer par le travail avec gestion par les intéressés », il ouvrait une ère de dignité en bâtissant avec le peuple de France, et essentiellement la CGT, un système solidaire financé uniquement par les richesses créées dans l’entreprise, autrement dit par la cotisation sociale, le salaire socialisé.

« La Sécurité sociale, ajoutait-il, sera un véritable îlot de socialisme dans une France libérée des féodalités financières. »

Formule reprise plus tard, de façon plus méprisante mais tout aussi explicite, par Michel Rocard, insistant sur le décalage entre le capital et le caractère socialiste de l’institution lorsqu’il affirmait : « En France, il y a le capitalisme et la Sécurité sociale ! » Il était urgent, dès la mise en place des nouvelles institutions solidaires de la Libération, de détruire ce modèle social. Détricotant l’oeuvre du « ministre des travailleurs  », il s’empressa de créer la CSG, ouvrant ainsi une Sécurité sociale fiscalisée basée sur un impôt inégalitaire.


Mais Michel Rocard ne fut qu’un simple maillon de ce long détricotage entamé sous de Gaulle lorsque celui-ci, dès 1958, arguant d’un retour aux « anciennes assurances sociales » basées sur la capitalisation, promulgua la nomination des directeurs de caisse et le contrôle préalable des budgets. Pierre Laroque sentit très vite le vent des attaques et la volonté d’effacer l’édifice solidaire.


Reprenant les mots d’Ambroise Croizat, il déclarait en 1951 : « Le plan de Sécurité sociale dans ce qu’il pouvait avoir de révolutionnaire par sa volonté de détruire les inégalités et d’affirmer une solidarité effective a vite buté sur l’obstacle des structures existantes qui se sont affirmées plus puissantes que les forces de renouvellement.


Les éléments conservateurs qui aujourd’hui encore n’osent pas se dire contre la Sécurité sociale recherchent toutes les raisons d’en casser les institutions satisfaisant leur opposition inavouée. »

Aiguillonnées par le CNPF (devenu Medef) qui, en 1960, affirmait : « La Sécurité sociale met l’économie du pays au bord du gouffre ; les salariés profitent sans cesse d’un traitement dont ils n’ont pas besoin, la maladie étant le moindre prétexte de repos », ces premières tentatives de déstructuration trouveront leur point d’orgue en 1967 avec les ordonnances Jeanneney.


Elles cassent l’édifice en trois branches, suppriment les élections et établissent un paritarisme qui offre sur un plateau la gestion de l’institution aux patrons. Viendront ensuite l’avalanche des plans Barre (1974), Veil (1976), Dufoix (1985), Balladur, Rocard, Juppé, Raffarin (1995), qui multiplient déremboursements, franchises, baisse des prestations et des pensions, recours à l’impôt à coup de CSG ou de CRDS.


L’objectif déjà annoncé par Yvon Chottard (vice-président du CNPF) en octobre 1977 est constant : « Abolir, disait-il, cette machine anonyme qui fait s’effondrer l’économie sous les charges et rendre rapidement l’édifice à une assurance privée efficace.  » Autrement dit fiscaliser les recettes, effacer la cotisation patronale, livrer l’édifice au privé.


Ainsi à l’orée du XXIe siècle se dirige-t-on vers ce que la Confédération syndicale des médecins français et le Syndicat des médecins libéraux avouaient vouloir inaugurer avec impatience  : « Le grand tournant libéral, une ère nouvelle qui annoncera la fin de la Sécurité sociale en partenariat avec AXA. »


Les dernières attaques (plan Mattéi et surtout ANI) confirment l’objectif et se doublent d’un ressassement de l’argument du coût du travail, justification des délocalisations, de la mort industrielle et surtout de la disparition de la cotisation jugée « charge sociale ».


Tout ce qui ne va pas à la finance sera considéré comme une charge. Exit le coût du capital qui saigne à blanc l’entreprise, déplaçant l’investissement vers les marchés financiers. En 2012, 85 % des profits sont reversés sous forme de dividendes !

En 1981, le travailleur français travaillait quatorze jours pour les actionnaires, quarante-six jours aujourd’hui !

Les mesures Valls vont dans le même sens : poursuivre à marche forcée la disparition de la cotisation avec un objectif, le plan Chadelat  : une Sécurité sociale minimale qui frôle l’aumône pour nécessiteux, le reste aux complémentaires et surcomplémentaires pour riches.


Il est vrai que le gâteau fait saliver le privé : 539 milliards d’euros à la clé Pas question de toucher aux 312 milliards d’euros de revenus financiers non soumis à la cotisation, aux 50 milliards d’exonérations de cotisations patronales (370 000 patrons sont aujourd’hui en défaut de paiement de cotisations !), aux 100 milliards d’évasion fiscale, qui s’ajoutent au « don » des récents 50 milliards de cotisations familiales et aux 20 milliards du crédit d’impôt. Le choix est politique. D’une exceptionnelle gravité.

Sans doute la plus violente attaque depuis 1945.

Parce qu’elle vise à saper le coeur même de l’édifice solidaire  : la cotisation sociale A la clé, un retour de soixante-dix ans en arrière. Présenter aux salariés la réduction de leurs cotisations sociales comme un moyen d’augmenter leur salaire net relève du mensonge éhonté. En effet, ces cotisations représentent une partie du salaire, « socialisé  », justement ce qui ne va pas grossir les dividendes mais est directement investi dans l’enveloppe de la Sécurité sociale, pour permettre à tous dans le cadre de la solidarité de prendre sa retraite, de se soigner, soi et sa famille, d’élever ses enfants. Dans la dignité


La création de la Sécurité sociale en 1945 répondait à une grande ambition  : organiser la société sur des bases justes et solidaires, favoriser l’émancipation citoyenne. En cela elle fut subversive et audacieusement visionnaire d’une autre façon d’asseoir le développement de la société. Dès sa mise en oeuvre, le projet initial fut altéré par les conservatismes et des résistances fortes.

Le principe d’unité s’est peu à peu effacé devant la segmentation du système, l’approche gestionnaire a pris le pas sur l’enjeu sociétal. La solidarité nationale s’est progressivement estompée face aux mesures sectorielles et à la segmentation des droits.


La transformation du capitalisme, la mondialisation et l’idéologie néolibérale ont signé la fin des synergies entre développement économique et protection sociale voulues par les créateurs de la Sécurité sociale et dont on a pu mesurer les bienfaits durant toute la période de reconstruction économique de la France. Traitée malheureusement comme une charge et non plus comme une chance pour le pays et ses habitants, la Sécurité sociale d’aujourd’hui a conservé son nom, mais on lui a fait perdre progressivement de son âme.


L’exemple de l’assurance maladie est éloquent : cette branche de la Sécurité sociale a été rendue déficitaire sans discontinuité depuis 1989. Elle ne rembourse plus aujourd’hui que la moitié des soins courants pour les personnes qui ne sont pas en affection de longue durée et ses prestations se sont progressivement déconnectées de la réalité des dépenses supportées par les ménages. Les conseils des caisses n’administrent plus, l’essentiel des pouvoirs étant confié aux seuls directeurs.


La politique conventionnelle, qui laisse libre cours aux vieux principes de la médecine libérale, s’avère incapable de faire évoluer un système de soins inadapté face à l’explosion des maladies chroniques et des affections de longue durée. Alors oui, la Sécurité sociale doit être défendue. Contre un pacte dit de responsabilité qui veut la priver des ressources essentielles et réduire ses prestations. Contre des évolutions de la complémentaire santé qui tendent à limiter sa place et son rôle.

Mais défendre la Sécurité sociale implique aussi de la repenser, à l’aune des besoins actuels, à travers un plan d’ensemble explicité et débattu démocratiquement,

comme le fut celui qui présida à sa création. Posons-nous quelques questions fondamentales. Sur le financement, pourquoi ne pas asseoir les cotisations sur toutes les richesses créées dans l’entreprise, de manière neutre vis-à-vis des facteurs de production, le capital et le travail ? Ne peut-on aussi imaginer une fiscalité qui protège à la fois l’environnement et la santé des personnes ? Sur les prestations, ne faut-il pas encourager la prévention des risques sanitaires et sociaux plutôt que leur réparation ?


Ne faut-il pas considérer la protection sociale comme un investissement susceptible de réduire les inégalités et de contribuer au développement économique et humain ? Sur la gestion, ne peut-on faire émerger une démocratie sociale, participative et représentative, tirant enseignement des expériences du paritarisme et des impasses de l’étatisme ? Sur le partenariat avec la mutualité, celui-ci n’est-il pas une voie à privilégier  ?


Car la solidarité nationale ne peut répondre à tout, alors ne nous interdisons pas de faire barrage ensemble à la marchandisation de la santé, encourageons les actions visant à mieux réguler et mieux organiser le système de santé, cherchons les voies nous permettant de conjuguer nos compétences et nos savoirs au service des personnes comme à la création de la Sécurité sociale, sur les critères de responsabilité, de démocratie, de solidarité, de mouvement social et citoyen.


Le fatalisme n’est pas de mise, pas plus que les contraintes de la construction européenne. La Sécurité sociale doit redevenir une perspective qui réenchante, mobilise et soutient les progrès sociaux et sociétaux.

 

 

(1) Auteur d’Ambroise Croizat ou l’invention sociale.

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:53

25 avril 2014 

 

Chômeurs, travailleurs précaires, intérimaires, intermittents, postiers, avec ou sans papiers, nous sommes ici, face aux locaux de votre ministère, Monsieur Rebsamen, pour vous rappeler à vos engagements [1]

 

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Nous vous rappelons également, Mr Rebsamen, que Franck Halimi arrêtera sa grève de la faim qui dure depuis 47 jours quand les propositions des coordinations d’intermittents et de précaires seront effectivement étudiées par les instances concernées, l’Unedic, les partenaires sociaux et le gouvernement.


Vous qui avez signé, il y a moins de deux mois la plateforme du comité de suivi de l’assurance chômage, pourquoi ne vous êtes vous toujours pas positionné publiquement contre le projet d’accord Unedic du 22 mars 2014 ? Comment est-il possible que, malgré vos fonctions et les responsabilités qui sont les vôtres, vous restiez passif ? Seriez vous devenu complice de ce projet d’accord inique ?


Alors que chacun a pu prendre la mesure des méthodes anti-démocratiques qui ont présidé à l’adoption de ce projet, les signataires (MEDEF, FO, CFDT, CFTC) recommencent leurs négociations de couloir. Les petits arrangements entre amis qu’ils préparent sont censés faire croire que nous aurions été entendus afin de désarmer et stopper la mobilisation en cours. Il n’en est rien.


De fait, les partenaires ne reviennent pas sur le projet d’accord en tant que tel mais sur un seul de ses aspects problématiques (le différé d’indemnisation tel qu’il s’appliquerait aux annexes 8 et 10). Encore ne le font-ils qu’à la marge : de nombreux chômeurs commenceraient leur chômage par une période plus ou moins longue de dressage préalable à la non-indemnisation pendant que - dans leur majorité et toutes catégories confondues - les chômeurs, resteraient dépourvus d’allocation.

 

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L’annexe 4 n’est même plus évoquée par ce qui tient lieu de débat public alors qu’elle serait détruite par ce projet d’accord : si il était adopté, des centaines de milliers d’intérimaires toucheraient de 50 à 300 euros en moins chaque mois. Est-ce parce qu’il est difficile d’utiliser les intoxs et diversions habituelles, impossible de parler des intérimaires comme des privilégiés ou des assistés, que cela n’est dit nulle part ?


Par la carence comme avec le sort fait aux intérimaires, les partenaires sociaux et le gouvernement s’apprêtent à diminuer des droits des chômeurs déjà fort peu consistants. Pour leur part, les politiques et les médias focalisent l’attention sur des points spécifiques pour faire oublier le danger de cet accord, occultant ainsi des enjeux sociaux parmi les plus fondamentaux. Qui croit pouvoir faire passer des arrangements qui n’en modifient ni la logique (faire payer les chômeurs) ni la fonction (fabriquer la concurrence entre salariés) pour des victoires ? Ce n’est pas sérieux.

 

http://www.cip-idf.org/local/cache-vignettes/L488xH650/image_2-4-8d3ca.jpg

 

C’est l’ensemble de ce projet d’accord qui est totalement inacceptable. 

 
La mobilisation pour exiger que le gouvernement refuse d’agréer ce projet d’accord n’est pas prête de s’arrêter.

 
Ce que nous proposons concerne chacun, ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Pour une réforme juste et équitable, comité de suivi de la réforme de l’assurance chômage des intermittents

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:38

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2014/04/vid%C3%A9o-meeting-de-lancement-de-la-campagne-du-CNR-RUE-pour-le-boycott-de-l%C3%A9lection-europ%C3%A9enne-300x182.jpg

Élection européenne : le CNR-RUE lance la campagne de boycott. Ni UE, Ni Euro, Ni FN, refus de vote, abstention citoyenne et mobilisation populaire

Samedi 26 avril 2014 à Paris lors d’un grand Meeting le comité national de résistance républicaine à l’élection européenne CNR-RUE a donné le coup d’envoi de la campagne de boycott de l’élection européenne


Retrouvez ci-après l’ensemble du meeting en vidéo


Parmi les interventions des personnalités du CNR-RUE, celles de Léon Landini président du PRCF, FTP-MOI et Georges Gastaud secrétaire national du PRCF, philosophe.

Le meeting en vidéo >>>

 [vidéo] CNR-RUE lance la campagne de boycott de l’élection européenne : le meeting en vidéo

 

http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/cnr-rue-video-lancement-campagne-de-boycott-de-l-election-europeenne/

 

 

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:24

Réponse d'Annie Lacroix Riz à une lectrice ( message en bas de la page )

 

 

22 avril 2014

 

 

http://socio13.files.wordpress.com/2010/02/annielacroixriz1.jpgChère lectrice, 

 

Votre courriel sincèrement déçu et indigné mérite réponse sérieuse.

 

Je suis grand-mère, comme vous, et autant que vous « soucieuse d’avenir ». Je suis également attachée au droit de vote, fruit des luttes populaires que j’ai fait connaître à mes élèves et étudiants et à certains de mes lecteurs. Je trouve cependant de plus en plus difficile d’en faire usage et me sens de plus en plus souvent contrainte de ne pas mettre de bulletin dans l’urne. N’ayant pu me débarrasser de la longue habitude, mûrement réfléchie, du vote pour le parti communiste français, je n’ai fait ainsi que prendre acte d’une déshérence que, comme nombre de membres ou anciens membres du PCF, je combats.

 


Si vous lisez mon dernier ouvrage, Aux origines du carcan européen, 1900-1960, vous serez moins choquée par l’idée qu’il n’y a rien à sauver de cette Europe du grand capital, à laquelle une majorité de Français a dit non en 2005, avis que la « gauche » et la droite de gouvernement se sont entendues pour bafouer. On ne change pas en entreprise bénéfique aux peuples une création exclusive, des origines à aujourd’hui, du capital financier. C’est une très grave responsabilité (parmi bien d’autres) de ce qui reste du mouvement ouvrier naguère combatif que de faire croire à ses mandants qu’un changement de l’intérieur est possible.

 

http://img.over-blog.com/379x500/5/19/70/31/Mes-imagesc4/140421-carcan-europeen.jpg


Le prétendu changement de l’intérieur, objectif que la CGT a fait valoir à ses membres pour les convaincre d’accepter l’adhésion à la Confédération européenne des syndicats issue de la « Confédération internationale des syndicats libres » (la CISL américaine de 1949) qu’elle a si longtemps combattue, a simplement aligné la Confédération, longtemps si combative, sur les syndicats non-combatifs. Cette ligne a privé les travailleurs français de leurs meilleures traditions de combativité syndicale et des résultats concrets de cette action contre « les empiètements pied à pied du capital ». Plusieurs décennies de reculs et d’échecs, la renonciation de fait à l’action, impliquant combat contre celle-ci de la direction confédérale, combat insidieux puis, et de plus en plus, ouvert : tel est le bilan du chimérique « changement » planifié depuis les années 1980 par certains des prédécesseurs de Bernard Thibaut, et consacré formellement depuis l’adhésion de 1999. Il est bien résumé par la publicité officielle de la CGT en faveur de l’ectoplasme « européen », que je vous cite (http://www.cgt.fr/-Confederation-europeenne-des-.html):


La Confédération européenne des syndicats (CES) a été créée en 1973 afin de défendre les intérêts des travailleurs au niveau européen et de les représenter devant les organes de l’Union européenne (UE). La CGT s’y est affiliée en 1999. L’incidence grandissante de la législation européenne sur la vie de tous les jours, a changé le cadre d’action des syndicats. Pour défendre leurs membres et négocier en leur nom efficacement au niveau national, ils doivent coordonner leurs activités et leurs politiques sur le plan européen. Pour influencer l’économie et la société au sens large, ils se doivent de parler d’une même voix et d’agir de concert au niveau européen. C’est la raison d’être de la CES. L’objectif de la CES : établir une UE avec une dimension sociale forte garantissant le bien-être de l’ensemble de ses citoyens. À l’heure actuelle, la CES regroupe 82 organisations membres de 36 pays européens, ainsi que 12 fédérations syndicales européennes, soit plus de 60 millions de membres, ainsi que des organisations ayant un statut d’observateur en Macédoine, en Serbie, et en Bosnie et Herzégovine La CES est un des partenaires sociaux européens et est reconnue par l’Union européenne, par le Conseil de l’Europe et par l’Association européenne de libre-échange (AELE) en tant qu’unique organisation syndicale interprofessionnelle représentative au niveau européen. 


Vous pourrez comparer ce type de littérature avec les présentes réalités syndicales, avec ce que pensait la CGT de Frachon du « marché commun » germano-américain et avec l’action qu’elle menait contre cette machine à écraser les salaires, question que j’évoque dans le petit ouvrage susmentionné. Au « moins disant » salarial européen, « dumping social » fébrilement requis par le patronat et annoncé dès 1950 par nos hauts fonctionnaires, « européistes » (pour leur écrasante majorité) ou non, a correspondu ce « moins disant » syndical. Je vous épargne une démonstration sur le plan politique de « l’eurocommunisme », qui aboutirait à un constat identique.


Les monopoles bancaires nés du « capitalisme mondialisé » non pas récemment mais depuis les années 1880, fondateurs et maîtres de « l’intégration européenne », et remarquablement organisés, eux, aux niveaux national et européen pour combattre les salariés et casser les salaires, ne se transformeront pas en fées « sociales ». Le cas qu’ils font du scrutin est quotidiennement démontré à propos de « l’Europe », dont les institutions soumises au vote populaire comptent notoirement pour zéro ‑ et je ne parle même plus ici du non majoritaire dans certains pays, systématiquement foulé aux pieds, y compris avec le concours des représentations « nationales » de parlements-croupions (aucun parlement « européen » ne dispose du moindre pouvoir, à commencer par le nôtre, qui ne dispose depuis 1958 d’aucun droit, entre autres, en matière budgétaire).


Pensez-vous sérieusement que le boycott de l’Europe ou la résurrection du sigle CNR puisse valoir à ses partisans « la sympathie des media dominants » ou soit synonyme de « quête de place »?

 

Vous savez comme moi que feu Stéphane Hessel, « européiste » d’origine, n’a obtenu de triomphe médiatique que parce qu’il appelait à s’« indigner » sans préciser contre qui il fallait s’indigner et agir, et parce que cette prétendue révolte ou révolution débouchait, qu’il en eût été conscient ou non, sur le mirage ou l’escroquerie de « l’Europe sociale ». Admettez que son courageux combat contre la politique d’apartheid qui frappe les Palestiniens lui a valu moins d’honneurs et d’éloges médiatiques.


Lequel d’entre nous attend de cet appel au boycott des prébendes, voire un accès équitable (ou un accès tout court) aux « médias dominants »? « Facilité  de la vague abstentionniste », écrivez-vous, pour qualifier un combat très difficile, au contraire : nombre d’électeurs qui appartiennent à la gauche se réjouiront d’apporter au « Front de gauche » ce qu’ils considèrent comme un vote de gauche efficace, puisque ce dernier leur promet obstinément une « Europe de gauche » ‑ et ils seront aussi indignés que vous par ce qu’ils prennent pour une désertion.


C’est des luttes populaires, auxquelles appellent « [mon] association de boycotteurs » et les groupements qui la composent, que tout dépend désormais, sachant que le boycott sera aussi pour chacun de ses partisans « un moment d’éducation populaire » et de lutte. Tout en respectant scrupuleusement les règles du travail scientifique, j’ai conçu l’ouvrage que je vous présente dans les pièces ci-jointes comme un instrument civique « d’éducation populaire ». Il est d’ailleurs d’autant plus légitime, du point de vue tant historique que politique, que l’université s’est engagée officiellement et de longue date dans la croisade idéologique « européenne ». Ne renoncez donc pas à me lire, même si c’est un peu contrariant sur le coup.


Puisque nous sommes toutes deux grands-mères, peut-être avez-vous comme moi conservé le souvenir de la campagne de Jacques Duclos de 1969 en faveur de l’abstention entre « blanc bonnet » et « bonnet blanc » : particulièrement combative, elle constitue un de mes meilleurs souvenirs militants. Sur le plan du combat électoral, assurément le meilleur, et de très loin.

Nous aurons peut-être l’occasion de reprendre, lors d’une rencontre de fin de conférence, cet échange. Je m’autorise à le communiquer à plusieurs de mes amis « boycotteurs », de même que vous avez librement communiqué votre protestation à mes éditeurs.

 

Bien cordialement,

 

Annie Lacroix-Riz

 

Merci de me préciser le sens, que je n’ai pas compris, de votre allusion à 1939, période, en effet, à laquelle ressemble la nôtre. La similitude est encore plus frappante, par nombre d’aspects, avec la longue ère d’abdications (ce pluriel est volontaire) du mouvement ouvrier international, France incluse, qui a précédé la Première Guerre mondiale. Cette faillite spectaculaire a suscité la réflexion et l’appel à l’action de Lénine avant, pendant et après la boucherie impérialiste de 1914-1918. Le renouveau, indéniable et rapide, qui a succédé à ce fiasco n’a pas été, vous en conviendrez, imputable au moindre scrutin : il a été la conséquence 1° de la terrible expérience de populations que leurs tuteurs, patronaux et étatiques mais aussi issus de leurs propres rangs, avaient si durablement dupées et 2° du vaillant combat des « minoritaires », si isolés en 1914.

 

***********

bonjour,


j’ ai lu vos livres et aidé à leur diffusion... D’où ma surprise de vous voir surfer sur la facilité  de la vague abstentionniste: après les municipales, elle sera haute et houleuse pour les élections européennes.

il y a des combats qu’il est plus confortable de ne pas mener... cela me fait penser à  1939...   mais qui d’autre que les vainqueurs actuels du capitalisme mondialisé y trouveront leur compte?

Quant au sigle CNR  dont votre association de boycotteurs se pare.... elle vous attirera la sympathie des média dominants, mais certains dans leur tombe...., en pièce jointe ce que nous diffuserons sur Pau le premier mai.

Boycotter ce n’est pas lutter, donnez vous les moyens de présenter des listes et des propositions...une campagne électorale , c’est un moment d’éducation populaire.

 

Paule Lanta

grand mère soucieuse d’ a venir,militante associative, syndicale et politique de terrain....et porteuse de cette irremplaçable expérience que les VIP en place ou en quête de place feraient bien de prendre en compte

 

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:53

26 avril 2014

 

http://www.rougemidi.org/local/cache-vignettes/L200xH143/arton8378-ef3c9.jpgEn ces temps où l’ennemi à abattre, c’est la valeur travail et son insupportable « coût », la nouvelle est passée inaperçue. C’est dommage, car elle vaut son pesant de bonus. Selon une étude de Henderson rapportée par Les Echos (24 février), pour la première fois, les dividendes versés dans le monde ont dépassé les 1000 milliards de dollars pour atteindre 1030 milliards de dollars. Champagne !


En soi, le résultat est impressionnant, mais la tendance l’est encore plus. En effet, alors que l’on rebat les oreilles de la crise, des efforts à fournir, des sacrifices à partager, des boulons à visser, des bretelles à remonter, des ceintures à resserrer et des vestes à retourner, que constate-t-on ? Que les dividendes ont progressé de 43% depuis 2009.


En somme, bourrasque ou pas, dérèglement ou pas, les rentiers et leurs familles se portent comme les oligarques d’Ukraine ou d’ailleurs. Ils prélèvent une véritable dime sur l’entreprise.

Et les actionnaires bien de chez nous, les riches de souche hexagonale, comment vont-ils ? Bien, très bien, merci pour eux. Avec 50 milliards de dollars de dividendes versés en 2013, la France se situe en troisième place, juste derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Autrement dit, une fois que l’on enlève les deux principales places financières de la planète (Wall Street et la City), Paris est la ville de toutes les opportunités pour actionnaires en mal de rentabilité.


C’est bon à savoir, vu ce que l’on entend sur la santé des entreprises écrasées par les « charges » (celle du travail, pas du capital, dont on ne parle jamais), l’avenir des riches tondus par le fisc, le sort des malheureuses banques, et le manque d’« attractivité » d’un pays boudé par les capitaux, au point que le président de cette drôle de République en est à faire des risettes au président du Medef sans obtenir le moindre remerciement en retour.


En fait, les chiffres précités ne font que confirmer les résultats récents du CAC 40. Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année.


Dans un pays où l’on nous explique jusqu’à plus soif que les caisses sont vides, voilà une musique dissonante. Imaginons une seconde le concert auquel on aurait eu droit si, par hypothèse absurde, les grosses légumes du CAC 40 avaient annoncé des pertes. Seulement voilà. Depuis 2007, nonobstant la crise dont ils sont mes premiers responsables, Nos Amis de la Bourse ont toujours obtenu des résultats positifs - inégaux, certes, mais positifs.


Le problème est que l’on n’en mesure aucunement les conséquences sur l’économie, l’investissement et l’emploi. En effet, les groupes concernés se développent surtout à l’étranger.

 

Pour eux, la France est plus un boulet qu’une patrie. Ils boycottent l’hexagone sous prétexte que la « compétitivité » n’y est pas ce qu’elle est ailleurs, oubliant au passage de préciser que leur expansion serait impossible sans leur base nationale, largement nourrie de fonds publics.

Ainsi se referme le piège. D’un côté, des groupes hyper puissants qui se développent hors sol. De l’autre, des PME qui tirent la langue faute de demande (merci l’austérité) et de moyens (merci les banques).


Voilà pourquoi le « pacte de responsabilité » idéalisé par le Medef tombe à plat. Pour l’essentiel, il va bénéficier aux multinationales qui profitent déjà des aides publiques pour s’expatrier, tandis que les petites entreprises de l’industrie seront réduites à la portion congrue.


Mieux vaudrait cibler les interventions et rappeler les groupes du CAC à leurs responsabilités, en exigeant des engagements clairs et précis en contrepartie d’éventuelles aides publiques. Mieux vaudrait redire haut et fort que les tirades sur le patriotisme économique sont destinées à tout le monde, y compris à ceux qui se comportent comme des émigrés de luxe.


Jack Dion le 26/02/2014 
Directeur adjoint de la rédaction de Marianne

Transmis par Linsay


Source

 


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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 09:38

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Le Peuple Breton – Mai 2014                  Leurre de vérité  

 

 

Nous y courons !

 

 

La tragédie se noue, inexorable. L’entêtement à poursuivre la désastreuse cure d’austérité va précipiter la France vers l’avènement d’un régime politique fort. L’issue fatale pourrait survenir dès 2017. Le peuple n’aurait pas compris où veulent le mener ses dirigeants actuels. Ils vont lui expliquer plus fermement, par des coupes toujours plus claires dans les budgets sociaux, des allègements de « charges pesant sur les entreprises» plus conséquents qu’ils ne le sont déjà, le soutien inconditionnel au « monde bancaire » qui reste le nerf de la guerre économique à laquelle l’on est bien obligé de participer pour qu’un jour les lendemains du peuple chantent enfin. Pour mener à bien ce considérable chantier il fallait un pédagogue en chef, un homme providentiel capable d’inverser la courbe du mécontentement puisque l’inversion de celle du chômage n’est plus qu’un pâle souvenir. Cet homme existait. Il était tapi dans l’ombre timide de son prédécesseur dont la mollesse proclamée serait la cause de la fronde populaire. Manuel Valls nous était donc promis dès lors que nous savions inébranlable la ligne politique poursuivie depuis longtemps. La pente descendante ne pourra donc que s’accentuer. Il faut néanmoins mesurer les ressorts profonds de cette descente vers l’enfer pavé des bonnes intentions d’un « front bleu marine ».

 

Hélas, la Finance est devenue notre horizon indépassable. Et il en sera ainsi tant que nous ne déciderons pas qu’une autre vie en société est possible, non systématiquement subordonnée à l’impératif de la performance financière. Cette subordination aveugle est une barbarie au service des possédants : elle libère le potentiel des inégalités mortifères et opprime alors une fraction croissante de la population. A-t-on entendu ces derniers temps quelque chose d’aussi cocasse que l’annonce de la fin de la crise grecque ? Qu’est-ce qui autorise cette affirmation péremptoire reprise servilement par nombre de médias… de masse ? La baisse du taux de chômage de ce peuple honni pour son inconséquence légendaire ? Non, il est de plus de 26% , record européen !

 

La baisse du nombre hebdomadaire de suicides ? Non, le geste définitif continue d’occuper dramatiquement l’esprit de bon nombre d’hommes et de femmes désespérés par leur vie désormais sans issue. La bonne nouvelle, la nouvelle formidable qui enthousiasme les observateurs patentés est la réouverture de la Bourse d’Athènes ! Cet évènement cardinal rassure les marchés qui étaient très inquiets depuis trop longtemps et remet – on en est sûr – la Grèce sur le bon chemin. Le chemin de quoi, vers quoi, pour qui ? Ces questions semblent inutiles. L’indifférence aux souffrances d’un peuple culmine ici à son comble. Les Portugais ou les Espagnols ne sont guère mieux lotis. Et notre tourarrive maintenant !

 

Pot de terre contre pot de fer : le pacte de solidarité ne pèsera rien contre le pacte de responsabilité. Le premier est une vague promesse faite par le Président de la République au lendemain de la déroute des élections municipales pour le PS. Il ne trouva du reste aucune concrétisation dans le discours de politique générale prononcé le 8 avril dernier au Palais Bourbon par le tout nouveau Premier Ministre. Le second pacte, en revanche, accordera bientôt de nouvelles largesses au patronat en matière fiscale et sociale sans aucune garantie que celui-ci modifie d’un pouce ses stratégies de confiscation de la richesse. La domination du capital sur le travail ne sera en rien modifiée. Au contraire, elle va être renforcée. La protection sociale, notamment la couverture maladie, des citoyens les plus modestes sera un peu plus écornée. Le chômage ne baissera pas tandis que la précarité de l’emploi progressera comme partout où s’abat la politique d’austérité. Et l’on espère que de prononcer les mot solidarité et responsabilité suffira à apaiser les esprits, à faire reculer le désespoir. Les mots même sont usurpés. N’est-il pas là aussi le comble de la trahison du « peuple de gauche » qui croyait encore un peu au changement ? C’est bel et bien le mot continuité qui triomphe malgré l’alternance des gouvernements depuis 1982. « On a tout essayer contre le chômage », disait l’autre en son temps. Il semble qu’il restait encore une solution dans les réserves de la République bananière tout au service du détricotage du tissu social. Réduire sérieusement le nombre des régions et supprimer les départements allègera les finances publiques et permettra de soutenir plus efficacement les banques. Avait-on besoin de cette preuve ultime de la subordination absolue de la réalité sociale à la loi d’airain de la Finance ?

 

Venons-en à la basse politique, la meilleure alliée de la domination financière et de l’aggravation des inégalités. Le Président de la République et sa garde rapprochée, toute rassemblée désormais autour de lui dans une sorte d’entreprise de la dernière chance, misent gros sur l’incapacité de l’UMP à résoudre rapidement ses fortes tensions internes, ce qui l’empêchera de se donner un candidat sérieux pour affronter la Présidentielle de 2017. Ainsi, face à une droite restée affaiblie, François Hollande pourrait envisager un second quinquennat , d’autant –élucubration suprême - que la candidate du Front National, susceptible d’être présente au second tour, ne saurait alors remporter la victoire. Le pari politicien serait encore incomplet s’il ne s’agissait pas dans le même temps de souhaiter qu’une fraction non négligeable des déshérités s’abstienne d’aller aux urnes. Ce calcul répugnant déshonore un peu plus ce que l’on a peine à nommer encore la Gauche. Le rêve de rester au pouvoir pourrait faire place au cauchemar de le perdre au profit de l’extrême-droite. Pour conjurer un tel cauchemar il faut nourrir un autre rêve : être au pouvoir pour le mettre d’abord au service des humbles et des valeurs que nécessite ce choc de remémoration.

 

Et pour que ce rêve-là connaisse un début de réalité il conviendrait de satisfaire un ancien désir de Michel Foucauld : arracher la politique au monopole des gouvernants.  Nous n’avons en effet plus guère de temps pour faire enfin la haute politique que réclament les enjeux sociaux et écologiques de notre époque. Courons vite !

 

Yann Fiévet

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 09:03

25/04/2014 - Boursier.com 

 

Alors que les chiffres du chômage pour le mois de mars seront dévoilés dans les prochaines heures, le PDG de GDF Suez et président de la Fondation agir contre l'exclusion (FACE), Gérard Mestrallet a formulé 150 propositions visant à favoriser l'insertion professionnelle, en particulier via la formation en entreprise. Elles sont compilées dans un rapport remis ce vendredi au gouvernement.


Priorité aux jeunes


Le document, élaboré en collaboration avec quelques 5.000 entreprises met l'accent sur l'intégration des jeunes, au moment où le taux de chômage des 15-25 ans culmine à 25%. Dans un premier temps, il propose de "rapprocher l'entreprise de l'école" en enseignant par exemple la création de sociétés ou en créant un stage en entreprise pour les futurs enseignants, afin qu'ils apprennent à coopérer avec le milieu des dirigeants.


Plus largement, Gérard Mestrallet appelle à développer l'alternance pour en faire "la voie de l'excellence", alors que l'an dernier, dans un contexte de crise économique, "les entrées en apprentissages ont reculé de 8% (273.000 contrats) par rapport à 2012 et celles en contrats de professionnalisation de 5% (117.000)". Les aides à la formation (fiscales, sociales ou financières) pourraient être renforcées.

Développer la formation des chômeurs par l'entreprise

Arme efficace de lutte contre le chômage, l'alternance aurait d'ailleurs le mérite de bénéficier à un public plus large que les jeunes. Le rapport recommande d'expérimenter le dispositif pour les décrocheurs scolaires ou les chômeurs de longue durée. Ces derniers pourraient également être formés par les entreprises, dans le cadre de leurs structures internes de formation, sans qu'un contrat de travail soit signé. Le dispositif mérite en tout cas d'être expérimenté, estiment les auteurs de l'étude. Ils proposent aussi de créer des formations solidaires : un chômeur inscrit au Pôle Emploi en catégorie A pourrait être parrainé par un salarié d'une entreprise. Il assisterait à un stage court de formation inter-entreprises en sa compagnie, le salarié mobilisant son DIF ou "bientôt son compte personnel de formation".

 

http://t.co/IkEUm2Rikm

 

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BmG5_nQCEAA5HZR.jpg( Photo Lewis Hine ) Des travailleurs d'avant le syndicalisme..
La loi du marché, y'a que ça de vrai, hein?

 

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 08:44

Des pauvres à la bibliothèque - Conférence de Serge Paugam à Martigues


Conférence du sociologue Serge Paugam le 9 avril 2014 organisée à la bibliothèque Louis Aragon de Martigues en partenariat avec l’ABF, la librairie l’Alinéa, le CNL et l’EHESS.


Je suis absolument méfiant vis-à-vis de toute tentation qui consisterait à considérer la bibliothèque comme un espace de l’intervention sociale (...) Il faut faire très attention à ne pas spécialiser de trop les interventions sociales, ne pas faire comme si c’était un service social ordinaire, ce n’est pas un service social. Et d’ailleurs on voit très bien qu’il y a des populations qui sont en situation de pauvreté qui y viennent tout simplement (...) parce qu’on ne les considèrent pas comme relevant d’un service social. Il y aurait un risque majeur à créer des filières spécifiques d’entrées en triant (...) ceux qui viennent pour avoir un accompagnement social et ceux qui ne relèveraient pas d’ un accompagnement social. Il faut me semble-t-il rester ouvert ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de répondre de façon adroite, méticuleuse aux attentes des uns et des autres.

 

 

 

 

 

Source:Médiathèque de Martigues

 

 


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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 08:40

Lu sur El Diablo

 

http://img.over-blog.com/500x336/0/32/46/53/illustrations-27/Lvov-pro-nazis.jpg

                  Anciens combattants de la milice collabo UPA défilant en 2013 à Lvov

 

 

Le conseil municipal de Lvov a annoncé que les 8 et 9 mai seront des jours de deuil pour les personnes tuées pendant la Seconde Guerre mondiale et les victimes du régime totalitaire et lors de ces journées seront interdites l'utilisation des symboles soviétiques, nazis et communistes.


Selon un membre du parti "Svoboda" Lioubomir MELNITCHOUK, Lvov en tant que ville européenne doit honorer les morts de la Seconde Guerre mondiale conformément à la pratique européenne.


Le conseil municipal a décidé que les 8 et 9 mai de mettre les drapeaux en berne dans la ville Lvov, il n'y aura ni divertissements, ni festivités, ainsi que sera interdite l'utilisation de feux d'artifices et interdite l'utilisation ces jours-là dans la ville des symboles soviétiques, nazis et communistes.

MELNITCHOUK a motivé l'initiative de l'adoption de cette décision pour ne pas tolérer des provocations dans la ville. Plus tôt cette semaine, il a été rapporté dans les médias que le forces de l'ordre la région de Lvov , à partir du 7 mai , placera sous protection les monuments commémoratifs de la guerre.


Comme à Chisinau, en Moldavie, au nom de l'européanisation de la politique et de la société les autorités locales annulent les fêtes de la victoire soviétique sur le fascisme. Le but idéologique de ce type de pratique est simple : délégitimer la contribution principale de l'URSS à la victoire sur l'Allemagne nazie et ainsi dire : "cette victoire était le passage d'un totalitarisme à un autre" et que collaborer avec l'Allemagne nazie, finalement, n'était pas si grave. Et donc, comme chaque année, le défilé des anciens miliciens de l'UPA (armée insurrectionnelle ukrainienne) et autres groupes collaborationnistes sera autorisé. Car, si les symboles nazis seront interdits, il n'en sera pas de même pour ceux des organisations "nationalistes" ukrainiennes ayant collaboré avec l'Allemagne nazie.



Cette action russophobe n'aura pas pour effet de renouer l'unité de l'Ukraine, bien au contraire. Les fascistes du maïdan ivres de leur victoire, continuent de cracher à la figure du peuple de l'Est et du Sud de l'Ukraine qui considère que les sacrifices faits pour la victoire sur le fascisme comme l'action héroïque des peuples de l'URSS et, bien sûr du peuple ukrainien ne va pas prendre cette nouvelle autrement qu'une invitation à quitter l'Etat ukrainien.


Dans un tel contexte on peut se demander qui sont les "séparatistes"...

 

Source :

http://rusvesna.su/news/1398066041

 

Lu sur Le monde russe

 


 


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