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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 08:47

15 Avril 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Le Train jaune, dénommé aussi le Canari, circule sur 62,5 km dans les Pyrénées catalanes. Cette ligne dans les hautes montagnes fut déclarée d'utilité publique le 4 mars 1903. Elle reliait à la vallée les populations montagnardes. Depuis, le Train jaune est un haut-lieu touristique pour qui veut visiter la beauté sauvage de Pyrénées françaises en toute sécurité.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/11/Trainjaune_03.jpg/290px-Trainjaune_03.jpg

 

Seulement voilà, le service public n'est plus dans le programme de la SNCF. Et la région Languedoc-Roussillon, dirigée par le PS, voudrait bien faire du Train jaune un machin chose public-privé (surtout privé) et en raccourcissant la ligne. Notons que dans l'équipe PS de la Région se trouve Jean-Claude Gayssot, hier ministre coco des Transports, qui ne fit rien pour réunir RFF et SNCF en une seul et unique service public.


Bon, les cheminots CGT et les populations locales luttent pour la survie du Train jaune..

Et dans ce cadre-là, voici la dernière création artistique de nos camarades CGT chanteurs de Béziers (Mario Mazel, Stéphane Perez, Guillaume Berthézene, Jean-Marc Campo, Eric Lagardère et Eric Magnet chanteur et guitariste):

 

 

Faites passer!

 

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Roger Colombier 

 


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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 21:02

 

Les Français souffrent d’une crise d’identité collective, car il est difficile d’être seul face au monde, abandonné par une collectivité sans vision.


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Quel est en effet l’objectif de la collectivité nationale qui s’appelle « la France » ? maintenir les acquis ? mais comment ? se fondre dans l’Europe ? mais quelle Europe ? s’adapter à la mondialisation ? mais à quel prix ?


Nos dirigeants nous cachent non seulement leurs véritables objectifs pour la France, mais pire encore leur impuissance. L’affaire de l’Euro l’illustre bien, même si elle n’est que la part monétaire de notre dépossession de pouvoir.


Nous avons concédé notre souveraineté monétaire à la Banque Centrale Européenne. Qu’en a t-elle fait? l’Euro frôle les 1,40 dollar et la BCE se demande encore s’il ne faudrait pas, finalement, faire baisser sa valeur !


La stabilité de l’Euro promettait une harmonisation progressive de l’économie européenne, mais l’on observe l’écrasement des industries du Sud de l’Europe par celles du Nord. De plus, force est de constater, du point de vue économique, qu’il vaut mieux se trouver en dehors de la zone Euro qu’à l’intérieur.

Nous aimerions bien que l’Euro baisse, mais qui nous écoute ?


Nous aimerions bien que nos industriels bénéficient des mêmes conditions que les industriels allemands, mais comment faire ?


En attendant, notre déficit commercial atteint des niveaux records, nos entreprises ferment, nos salariés se retrouvent au chômage, nos diplômés fuient le pays, nos impôts augmentent ce qui n’empêche nullement notre déficit budgétaire de rester désespérément élevé et notre endettement public de s’accroître.


Quand est-ce que toutes ces tendances négatives nous feront le plaisir de s’inverser ? Quand nous n’aurons plus d’industrie, quand nos salaires, nos allocations chômage et nos retraites se seront effondrées ? Un jour, c’est certain, nous trouverons l’équilibre, ou le fond…


En espérant qu’un jour la dégringolade s’arrête, que nous proposent nos dirigeants ? De prendre l’argent ici pour le mettre là et parfois, avec une audace renversante, d’effectuer de microscopiques réformes étalées sur une décennie. Pour couvrir le bruit de la chute, ils s’essaient à nous convaincre que rien de plus ne peut être tenté, avec l’aide du chœur des profiteurs du statu quo à tout prix. Or, même ces efforts de propagande sont couronnés d’échec si l’on en croit les sondages d’opinion, les élections et plus profondément l’humeur générale du pays.


Qu’attend donc la France pour agir ? Les Français savent confusément que le statu quo n’est pas possible puisqu’ils constatent quotidiennement que les dérapages financiers, industriels et sociaux les obligent à renoncer progressivement aux avantages d’une nation riche, prospère, puissante pour rejoindre le statut de ces peuples dépendants qu’ils méprisaient si facilement il y a peu.


Et pourtant, le mouvement ne demande qu’à être inversé, comme le répètent sur tous les tons de plus en plus d’économistes et comme je l’ai écris à de multiples reprises dans des blogs précédents. Il suffit de reprendre notre autonomie monétaire pour que nos coûts de production soient réduits en fonction de la valeur que nous donnerons à notre monnaie, sans aucun doute inférieure à l’Euro, pour que produire en France devienne plus attractif et acheter à l’étranger moins, pour que l’embauche reprenne et que le bâtiment reparte.


Les blocages qui nous empêchent de le faire relèvent plus de la psychanalyse que de l’économie : notre endettement serait certes mécaniquement accru en monnaie nationale, mais il serait stoppé, nos voisins allemands seraient mécontents, mais ils s’y feraient, Marine Le Pen serait contente, mais ce n’est pas elle qui en tirerait le bénéfice politique.


Ceux qui en tireront le bénéfice politique, ce seront les hommes d’État courageux qui sauront s’extraire du statut d’eunuques politiques dans lequel ils ont été enfermés.


Il faut ajouter que la reprise de contrôle monétaire ne peut être que le début de la prise de conscience des Européens de la nécessité de sortir l’UE de sa condition de colonie américaine, une condition de moins en moins tenable alors que s’affirment les nouveaux pouvoirs, en Chine, en Russie ou en Afrique.


Pour survivre au milieu d’eux, l’Europe doit pouvoir mener une politique autonome, par conséquent non inféodée au pouvoir de Washington. Sinon les USA nous sacrifierons sans hésiter à la défense de leurs propres intérêts. L’affaire ukrainienne l’illustre, qui montre la nécessité d’entente avec la Russie et non de s’y confronter comme le veulent les Etats-Unis.

 

Aussi la sortie de l’Euro doit-elle, paradoxalement, annoncer la reprise du pouvoir des peuples européens sur leur destin, un moment abandonné au pouvoir déclinant des Etats-Unis. C’est sans doute pourquoi elle suscite tant de passions contraires.

 

André Boyer



André BOYER est professeur en Sciences de Gestion, à l'IAE de Nice. Il a enseigné dans seize pays et contribué à la création de programmes de formation dans douze pays.

 

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:34

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14 janvier 2014


Les dirigeants européens n’en finissaient plus de se féliciter, jeudi. La mine réjouie, tous saluaient le grand succès du retour de la Grèce sur les marchés. Athènes avait réussi à lever 3 milliards d’euros auprès d’investisseurs internationaux, avec le soutien des grandes banques internationales, dont Goldman Sachs, JP Morgan et Deutsche Bank. « Une opération souscrite plus de 5 fois », insistait le ministre grec des finances, Yannis Stournaras. « Le plus fort de la crise est derrière nous », ajoutait le premier ministre, Antonis Samaras. Le message a été repris en boucle par tous les responsables européens, à commencer par la chancelière allemande, Angela Merkel, qui s’est précipitée dès le lendemain à Athènes.


Le retour de la Grèce sur les marchés n’est-il pas la preuve que la politique d’austérité, en dépit de toutes les critiques, était la bonne ? Auparavant, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal sont eux aussi parvenus à se refinancer sur les marchés. Tous les signes manifestes de la crise de la zone euro ont disparu. L’ordre budgétaire commence à régner dans pratiquement tous les pays.  Et il n’y a plus de grands problèmes sur les dettes souveraines : les taux d’intérêt des pays de la périphérie de la zone euro sont redescendus entre 3 et 5%. Ce qui, au passage, en dit long sur les préoccupations des dirigeants européens, plus attentifs à la courbe des taux obligataires qu’à la déflation qui s’installe dans toute la zone euro.


 « Tout cela n’est qu’une pure opération de com » ont accusé des opposants grecs et d’ailleurs. Les dirigeants européens, selon eux,  veulent faire bonne figure et tenter de présenter un bilan acceptable avant les élections européennes dont ils redoutent le résultat. Passées les élections, les problèmes vont resurgir .


 Le succès de l’opération grecque, ajoutent certains experts du monde financier, est des plus relatifs. Les investisseurs et notamment les hedge funds , rappellent-ils, ont gagné beaucoup d’argent ces douze derniers mois, en achetant des titres grecs à prix bradés mais offrant des taux d’intérêt stratosphériques – entre 6 et 10%- dans cette période d’argent à taux zéro , le tout placé sous la garantie de la Banque centrale européenne et de la zone euro.


 Pas étonnant dès lors que la nouvelle émission ait été souscrite à plus du tiers par les hedge funds. De plus, tout est sans risque. La nouvelle levée de dette a été placée sous droit anglais :  en d’autres termes, les investisseurs sont prémunis de tout défaut éventuel de la Grèce.


 Ce qui peut paraître un détail n’en est pas un. Car la question d’une nouvelle restructuration de la dette grecque, mais aussi d’autres pays européens,  pourrait  resurgir assez vite après les élections européennes. En tout cas, elle est anticipée par les milieux financiers, d'où leur vigilance à protéger elrus intérêts.


 Si les politiques d’austérité sont parvenues à endiguer les dérives budgétaires des pays européens, la question des stocks de dettes, elle,  n’a pas été résolue. Elle n’a même jamais été abordée depuis le début de la crise. La chute des PIB additionnée à des endettements massifs donne des ratios effrayants. L’endettement de la Grèce , qui était de 97% du Pib , est désormais à 173% du Pib, après restructuration de la dette. L’endettement de l’Italie , qui était de 100% du Pib en 2010, atteint 133%  aujourd’hui. L’Espagne – un modèle , rappelons-nous selon Jean-Claude Trichet-,  qui avait une dette  représentant  57% du Pib avant la crise , est désormais proche des 100%.


 Même s’il n’y a pas de chiffre magique, à l’inverse de la thèse de  Reinhart et Rogoff qui avaient bâti toute une théorie sur le seuil crucial des 90%, il y a des niveaux d’endettement qui finissent par être dangereux, des accumulations de dettes sont insupportables. D’autant que les fameux surplus budgétaires européens , dont la commission européenne se félicite, ne sont pas dûs à une reconquête économique, une hausse des exportations , une reconstruction industrielle mais à un affaissement de la demande , une chute des importations, à la récession

 

C’est particulièrement vrai pour la Grèce. «  L’économie grecque est effondrée » , rappelle l’économiste Yanis Varoufakis sur son blog .  Les chiffres qu’il cite sont hallucinants. Loin de décélérer, la récession a encore augmenté en 2013 : l’activité a chuté de 14% en un an . Depuis 2010, près de 30% du Pib a été effacé. La chute industrielle se poursuit, au rythme de 5% en janvier 2014.


 Les banques voient leurs mauvaises créances grossir à vue d’œil. Entre les faillites des entreprises, le surendettement des ménages, les impayés généralisés , celles-ci représentent un volume d’environ 30% de leur total de crédit. En dépit des engagements du gouvernement grec, aucun nettoyage réel  des établissements bancaires n’a été engagé. Le FMI chiffre le besoin de recapitalisation des banques à 20 milliards d’euros. La Troïka ( BCE, Commission européenne et FMI) et le gouvernement grec se sont accordés sur le chiffre de 10 milliards d’euros. De là à penser que comme d’habitude, tous sont tombés d’accord pour mettre le problème sous le boisseau ….


 Et puis, il y a toutes ces statistiques effrayantes citées par Yanis Varoufakis. Une population de 3,5 millions d’actifs doit supporter 4,7 millions de chômeurs et d’inactifs. Sur les 2,7 millions de ménages, 2,3 millions ne peuvent pas payer tous les impôts et les taxes qu’ils doivent. Un million de personnes ne parviennent plus à payer leur électricité. 34,6 % de la population est menacée ou vit dans la pauvreté et l’exclusion sociale. On peut en ajouter bien d’autre sur la diminution des salaires et des retraites, des soins de santé,  l’absence de revenus et de domicile.


 Comment penser qu’un pays, plombé par des dettes gigantesques où plus d’un tiers de sa population est réduit à la pauvreté, où l’appareil productif a été détruit d’un tiers environ, où plus aucun investissement productif n’est fait depuis cinq ans , où les seuls paris que veulent bien prendre les investisseurs étrangers sont des accaparements immobiliers ou des situations de rente , comme le loto- seule privatisation réussie à ce jour, puisse rebondir ? Poser ces questions est déjà y répondre.


 Les responsables européens savent que le cas grec est devenu un symbole  de tous les dysfonctionnements de la zone euro et une peur pour leurs populations. Dans un souci de se montrer plus compréhensifs, plus humains, ils commencent à évoquer un allongement de la durée de la dette. Mais leur mauvaise conscience risque de ne durer que le temps d’une campagne électorale.


 Même si la Grèce obtient un  rééchelonnement de sa dette, la mesure de toute façon ne sera pas à la hauteur de l’enjeu. L’Europe , cependant, n’entend pas faire plus persuadée : les investisseurs financiers ne l’accepteraient pas. Cela risquerait en plus de relancer la question des autres pays européens endettés. Et puis le problème grec n’est-il pas désormais résolu, puisque le pays a de nouveau accès aux marchés financiers ? Bref, toutes les bonnes raisons de temporiser et nier les réalités sont à l’œuvre.  Loin d’être une bonne nouvelle, cette émission obligataire pourrait au contraire être une très mauvaise : juste une opération politique qui leurre les esprits. 

 

Martine Orange

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/martine-orange/140414/grece-le-grand-leurre-du-retour-sur-les-marches

 


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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:17

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Près de 10 000 cheminots actifs et retraités ont manifesté hier, 10 avril 2014, pour la défense et l'amélioration de leurs droits spécifiques.

Cette manifestation unitaire a confirmé la mobilisation des cheminots retraités et actifs pour la satisfaction de leurs revendications, et cela malgré l'absence de la CFDT qui a décidé de rompre l'unité confirmant qu'elle est favorable « au pacte de responsabilité et de solidarité ».

 
Par cette mobilisation, les cheminots retraités ont interpellé le Gouvernement pour exiger le maintien du paiement trimestriel des pensions à terme à échoir et de défendre les revendications spécifiques des retraités telles que :


  • La prise en compte dans toutes les pensions des quarts des gratificationsd'exploitation et de vacances intégrées dans le salaire liquidable en 2009, 2010 et 2011 ;

 

  • La prise en compte dans toutes les pensions de la deuxième moitié de laprime de travail contenue dans la prime de fin d'année intégrée dans le salaire liquidable en 2009 ;


  • Le relèvement du taux de réversion sans condition de ressources et application immédiate aux cheminot(e)s de la mesure portant ce taux à 60% dans le régime général pour celles et ceux qui ont moins de 800 euros par mois pour vivre ;


  • L'attribution du 10e échelon (8e pour les ADC et 7e pour le service discontinu) à tous les retraité(e)s remplissant la condition d'ancienneté ;


  • La prise en compte dans toutes les pensions de la majoration uniforme de 5€ de la prime de travail ;


  • Le relèvement substantiel du minimum de pension.


  • Le maintien et l'amélioration de nos droits aux facilités de circulation.


A la suite de cette forte mobilisation des retraités, les UFR CGT, UNSA, SUD-RAIL et la FGRCF vont s'adresser au Ministère des Affaires Sociales, pour obtenir des réponses à leurs revendications.


Cette mobilisation doit se poursuivre avec la participation nombreuse des retraités lors de la manifestation nationale unitaire du 22 mai à Paris pour la défense du Service Public SNCF et du Statut.


Nous appelons également les retraités à participer massivement à la manifestation nationale du 3 juin 2014 organisé par l'UCR CGT.


Montreuil, le 11Avril 2014

 



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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:23

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On augmente les prix de l'électricité pour permettre la concurrence, voilà le résultat de l'ouverture du capital d'EDF.


Souvenez-vous, à l'époque les partisans de la privatisation disaient à ceux qui voulaient bien le croire, malgré les avertissements répétés des agents EDF et autres défenseurs du service public, que l'ouverture du capital permettrait la concurrence ce qui permettrait ensuite la baisse des prix.


C'est tout l'inverse qui se passe. En fait, à moins de fausser les règles du jeu avec la complicité de l'état, aucune entreprise ne pouvait être concurrentielle avec une entreprise comme EDF, car sa mission n'était pas de faire du profit pour des actionnaires, mais d'être un service public. Donc de pratiquer des tarifs au meilleur cout pour l'usager.


Aujourd'hui les concurrents d'EDF, pourtant défenseurs du liberalisme donc opposés à toute régulation par l'Etat (Enfin théoriquement), demandent à ce même Etat d'intervenir en augmentant les tarifs réglementés, sans qu'aucune raison réelle liée au prix de revient de l'électricité ne l'impose, mais uniquement pour leur permettre de faire du profit.

 

Voir le texte ci dessous,

 

CONTRE LE NOUVEAU RACKET SUR NOS FACTURES D’ELECTRICITE:


Le Conseil d’Etat a annulé vendredi 11 avril 2014 les tarifs réglementés d’électricité d’EDF pour les particuliers (27 millions de foyers), avec effet rétroactif sur la période juillet 2012- juillet 2013, ce dernier prétend obliger le gouvernement à une nouvelle augmentation de nos factures d’électricité pour combler la hausse insuffisante de 2% de l’ancien gouvernement. Elle devrait être de 5,7% dans un premier temps, 9,6% ensuite: 20 à 40 euros en moyenne!


 La note d’électricité infligée à l’écrasante majorité qui font toujours confiance à EDF (92%), et refusent debasculer vers la concurrence du privé, vient déjà d’augmenter de 5%, le 1er août 2013 - dans l’attente d’unenouvelle hausse annoncée  de 5%  en août prochain ( 2014). 

Le Conseil d’Etat prétend donner un délai de” deux mois” au gouvernement Valls pour signer les décrets nécessaires.


 Cette nouvelle augmentation, scandaleuse et pesant de tout son poids sur les plus précarisés, sur les plus pauvres, vient s’ajouter à tout ce qui est estompé ces derniers temps, taxes, retraites, etc.


Le Conseil d’État avait été saisi par l’Anode, un regroupement de "concurrents alternatifs d’EDF" (Direct Energie notamment, au motif que la hausse insuffisante des tarifs de l’opérateur historique lui créait un préjudice concurrentiel par le fait que les prix n’augmentent pas autant que prévu. Depuis, pour se mettre en conformité, l’exécutif a réalisé une hausse de 5% des tarifs en août 2013 et une autre de 5% suivra en août 2014.


 Cette décision du Conseil d’État a été prise sous la pression des sociétés privées concurrentes du service public nationalisé, qui jugent ses tarifs trop bas, et cherchent à faire exploser les services publics à la française pour engraisser leurs actionnaires “sans patrie ni frontières”. 


 Il y a d’autres moyens de faire des économies et de financer les nécessaires investissements d’EDF: à commencer par un vaste plan de rénovation urbaine et de construction de logements neufs à loyers modérés permettant des progrès en matière d’isolation, donc des factures moins lourdes!


Le nouveau Premier ministre doit refuser de se soumettre, refuser de signer les décrets ; EDF doit redevenir un service public nationalisé à 100% public.


 

Enfin et surtout n'oubliez pas la scélérate loi NOME, (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité) qui impose à EDF de retribuer à ses concourants et à prix coutant, 1/4 de sa production Nucléaire (Joli cadeau n'est-ce pas?). Loi mise en place par le gouvernement Sarkosy, mais toujours en vigueur malgré les promesses de l'amnésique "Moi Président !"

 

Yve C.

 


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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 07:06

De Yanninfo

                                           

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                                    A l'Elysée, en avril 2014 (photo MaxPPP)

 

François Hollande est-il en manque d'idées sociales-libérales ? Les trois économistes Philippe AghionGilbert Cette, et Elie Cohen, récents auteurs de l'ouvrage Changer de modèle, de nouvelles idées pour une nouvelle croissance (éditions Odile Jacob), très critique contre la politique économique conduite par François Hollande depuis 2012, vont en tout cas aller lui glisser leurs conseils sur la manière de réformer la France, mardi 15 avril.

Une rencontre entre François Hollande et ces trois économistes apôtres du social-libéralisme version 2014 figure en effet à l'agenda officiel du président de la République, pour un déjeuner, mardi 15 avril.


Dans leur ouvrage, qui a bénéficié d'un large relais dans les médias, les trois économistes critiquent une France prisonnière d'un vieux logiciel de pensée, de la base à son élite. Ils regrettent par exemple la "doxa keynésienne, utile en son temps, (qui) n'est plus vraiment adaptée au contexte d'une économie mondialisée".


Ils n'hésitent pas, également, à bousculer quelques croyances de gauche, en réclamant, par exemple, la fin du SMIC.


Ils écrivent ainsi :

En constituant un obstacle à l'amélioration des revenus des personnes qui ne parviennent pas à trouver un emploi ou à augmenter leur nombre d'heures de travail, le SMIC se retrouve en réalité contre certains de ceux qu'il est censé protéger.

Sur ce point, ils rejoignent les prises de positions successives des socialistes Pascal Lamy, ou Hubert Védrine.


Si François Hollande cherche des idées iconoclastes, voilà un déjeuner qui devrait assurément lui en fournir.

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:14

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR », s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.

 

Cette association indépendante de toute organisation politique, professionnelle, confessionnelle est garante, dans la réalisation de son objet, des principes qui ont fondé notre République et ses valeurs : défense d’une France libre et des souverainetés populaire et nationale, d’une démocratie économique et sociale juste et solidaire.

 

L’Association  organise le samedi 12 avril 2014 au CUM (Centre Universitaire Méditerranéen, 65 promenade des anglais à Nice) un colloque à l’occasion du 70ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance signé à Paris le 15 mars 1944.


Notre modèle social est directement issu de la volonté des Résistants qui ont imposé à la Libération, « les Jours Heureux » .

 

Devant les régressions qui s’annoncent, il est de première urgence de raconter cette belle histoire afin de redonner de l’espoir à nos compatriotes.

 

Vous trouverez ci-après, le détail précis des différentes interventions.

 

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/robert_Charvin.jpgRobert CHARVIN : Agrégé des  Facultés de Droit, Professeur Emérite à l’université de Nice Sophia Antipolis, Doyen honoraire. Spécialiste de droit international. Auteur de nombreux ouvrages  Dernier livre paru : Côte d’Ivoire 2011 « La bataille de la seconde indépendance »

 

Titre de la conférence : « Les différentes morts du programme du Conseil National de la Résistance » 14h15 à 15h 45.

 

 

 

 


http://images.sudouest.fr/images/2012/09/13/819014_21302226_460x306.jpgBernard CONTE
 : Enseignant chercheur à l’Université Bordeaux IV et à Sciences-Po Bordeaux. Il a été consultant pour la Commission Européenne et pour divers ministères et institutions. Auteur de nombreux ouvrages. Dernier livre paru : « La Tiers-Mondialisation de la planète »2° édition, revue et augmentée parue aux Presses Universitaires de Bordeaux en 2013.

Titre de la conférence : « La ré-industrialisation pour un développement souverain et populaire ». 16h à 17h 45.

 

 

 

http://www.amistempsdescerises.org/IMG/jpg/cotta.jpgJacques COTTA : Journaliste, réalisateur et producteur de documentaires à la télévision française. Il a en charge la série « dans le secret de …» sur France 2. A réalisé de nombreux films d’investigation dont  « Front national la nébuleuse » (7 d’or). Il est aussi écrivain, auteur de plusieurs ouvrages d’enquêtes sur des thèmes comme travailleurs pauvres et les services publics. Dernier livre paru : « L’imposteur » aux éditions Balland février 2014.

Titre de la conférence : « Aujourd’hui comme hier,  bien commun contre intérêts particuliers ! ». 18h à 19h45.

 

 

 

Le site du CUM :    http://www.cum-nice.org/agenda/colloque-pour-le-70deganniversaire-du-programme-du-conseil-national-de-la-resistance

 

 

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 22:37

 |  PAR PHILIPPE MARLIÈRE

 

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Il y a deux ans, un démographe donnait une interview choc dans les colonnes du Nouvel observateur. Contre la droite sarkozyste « inégalitaire » qui désignait des boucs émissaires (immigrés, jeunes, chômeurs) comme responsable de la crise, il saluait l’« appréciation très perspicace du sens de l’histoire » de François Hollande, ainsi que son plaidoyer pour une présidence « normale ». Il voyait un candidat socialiste « revenu au principe d’égalité », qui « prend le parti du peuple ». Il pariait sur un « hollandisme révolutionnaire » qui poserait la question du pouvoir de la finance une fois aux commandes de l’État, car les circonstances économiques et politiques du moment « l’amèneraient à se radicaliser ». [1]


N’accablons pas l’auteur de ces fortes paroles : le pronostic de notre démographe s’est en partie avéré pertinent : d’une part, les « circonstances » ont effectivement amené le président de la république à se radicaliser. Seulement c’est une radicalisation à droite, et non à gauche, qu’il a opérée. D’autre part, le hollandisme est effectivement de nature « révolutionnaire » dans le paysage politique français : Thatcher avait son ennemi de l’intérieur, les mineurs, Hollande a désormais le sien : la gauche de transformation sociale. Deux ans à peine après son élection, je propose une ébauche topographique du hollandisme présidentiel : où se situe-il et où nous amène-t-il ?


 À droite du New Labour


Le cap a été fixé dès le lendemain de l’élection présidentielle. Contrairement à la promesse de campagne, il n’y a eu aucune renégociation du pacte de stabilité germano-européen qui condamne virtuellement l’eurozone à des politiques d’austérité ad aeternam. La politique sociale et économique du gouvernement est uniquement au service des intérêts des possédants. Le monde de la finance et de l’actionnariat, vivement décrié dans le discours du Bourget, est choyé.

 

Il n’est pas une semaine sans que le gouvernement ne lui a octroie de nouveaux abattements fiscaux au nom d’un surréaliste « ras-le-bol fiscal ». Les patrons du CAC 40 ou de start up menacent et leurs vœux sont aussitôt exaucés. Le pacte de responsabilité est la caricature de ce hollandisme antisocial : faire des milliards d’euros d’économie sur le dos des travailleurs, petits et moyens, pour les redistribuer aux patrons et actionnaires sans contrepartie économique et sociale. Le hollandisme révolutionnaire n’est vraiment pas l’adversaire de la finance. Il est, au contraire, son plus fidèle et dévoué allié.


François Hollande a prétendu avoir entendu le message du peuple et tiré les enseignements de la déroute des municipales. Dans la foulée, il a nommé le plus droitier des dirigeants socialistes. Insouciance, mépris des électeurs, légèreté dans l’exercice de ses fonctions ? C’est possible. N’écartons pas cependant une décision mûrement réfléchie : le néolibéralisme autoritaire de Manuel Valls tient aussi de feuille de route du hollandisme.


J’ai vécu l’arrivée de Tony Blair à la tête du Parti travailliste (en 1994), puis son accession au pouvoir (en 1997), ainsi que ses réélections (en 2001 et 2005). Pendant cette période, la « troisième voie » blairiste était considérée à Solferino comme une variante soft du thatchérisme. À l’automne 1997, j’accompagnais une délégation du Parti socialiste emmenée par François Hollande à Downing Street. En sortant de la résidence du premier ministre, il me glissa : « Nous, en France, on ne fera jamais du blairisme ».


Bisounours politiques


Je le dis aujourd’hui sans forcer le trait : le hollandisme est une variante de droite du blairisme. Hollande partage avec Tony Blair la même conception du monde dans lequel les classes ont disparu (« We’re all middle class now ! »). Dans cet univers apaisé, les luttes de classes n’ont donc plus lieu d’être. La gauche et la droite sont devenues des notions désuètes puisque les représentants des deux camps s’entendent pour mener les mêmes politiques. Sur la planète des bisounours politiques, Hollande croit jouer dans la cours des Grands : Angela Merkel, Barak Obama ou le monde du business.


Blair cultivait un atavisme étatsunien qui nous valut une guerre d’Irak fabriquée de toutes pièces. Hollande nous offre « l’Europe, l’Europe, l’Europe ! ». Chez Hollande, l’Europe n’est jamais celle des peuples, de la culture ou de la solidarité. C’est l’Europe des élites, des possédants, des marchés et des entreprises.  Il ne reculera pas, n’en démordra pas : l’Europe des dominants est son unique projet. François Mitterrand l’avait rejointe après avoir tourné le dos à la social-démocratie de gauche au moment du tournant de la rigueur. [2] Hollande l’avait déjà adoptée avant d’entrer à l’Élysée. Le retour en Hollandie de Jean-Pierre Jouyet, ami intime, ex-ministre sarkozyste et autre cabri européen, corrobore mon développement. En nommant Jouyet secrétaire général de l’Élysée, Hollande réaffirme la ligne droitière décomplexée inaugurée lors de la conférence de presse de janvier dernier.


Cessons les médiocres débats sémantiques : François Hollande n’est ni un socialiste, ni un social-démocrate. Il ne se rattache pas non plus à la tradition sociale-libérale. Hollande est un centriste qui se positionne dans le sens du vent néolibéral. C’est ici que réside la nature historiquement révolutionnaire du hollandisme : il est fondamentalement hostile aux valeurs et aux politiques de la gauche.


Notes


[1] Emmanuel Todd, « Je parie sur le hollandisme révolutionnaire », Le Nouvel observateur, 5 mars 2012,http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120304.OBS2872/emmanuel-todd-je-parie-sur-l-hollandisme-revolutionnaire.html

[2] Philippe Marlière, « Republican King », London Review of Books, Vol. 36, No. 8, 17 avril 2014,http://www.lrb.co.uk/v36/n08/philippe-marliere/republican-king

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/090414/hollandisme-revolutionnaire

 


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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:07
Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH169/arton25059-2a5ef.pngIl s’avère que depuis la fin de la période des 30 glorieuses où le capitalisme n’avait pas encore atteint son stade ultralibéral, l’appareil économique (industries et commerces) a été une nouvelle fois confisqué par une poignée de capitalistes concentrés et possédant les moyens de productions et d’échanges.

Depuis 40 ans, les membres de cette minorité se sont rétribués et redistribuée les plus-values issues du travail et du surtravail produites par une majorité. Donc depuis 40 ans, la part pour les exploiteurs et possédants s’est à nouveau amplifiée exponentiellement, et mécaniquement la part pour les exploités, qui ne vivent que par leur travail, n’a cessé de baisser.


Ce cycle qui n’est pas terminé même si le capitalisme s’épuise de crise en crise, correspond aussi à la dégénérescence de la direction du Parti Communiste Français dont la ligne idéologique n’a plus grand-chose en commun avec le marxisme, c’est-à-dire avec le but de renverser le capitalisme pour abolir les classes sociales et mettre en place la dictature du prolétariat, le fond incontournable du communisme.


Son implication (PGE) dans l’idéologie Européenne qui forme depuis 60 ans un nouvel impérialisme par la fédération de ses Etats dans un bloc capitaliste composé de centaines de millions de travailleurs exploités ou asservis par l’ultralibéralisme, a miné les derniers espoirs révolutionnaires de ce parti qui fût créé au lendemain de la naissance de l’Union Soviétique. De compromis en compromis, d’alliances en alliances, de partenariats en partenariat, le PCF s’est délayé au point d’être relégué à l’état de supplétif des néolibéraux de la social-démocratie historiquement fourvoyée dans l’anticommunisme.


Les 25 dernières années ont été les plus douloureuses de cette période de 40 ans, car la chute (provisoire) de l’URSS et du bloc antagonique aux impérialismes en construction, a permis la re-mondialisation des marchés et de l’économie. Mais depuis le « choc pétrolier de 1974 », ce sont plus particulièrement les 12 dernières qui ont été les plus difficiles pour les travailleurs, et leur parti et syndicat historique (PCF et CGT) ont perdu d’année en année, même et malgré la plus grande sincérité de leurs militants honnêtes et dévoués dont les plans de carrière ne sont pas calqués sur une trajectoire électoraliste et réformiste.


En effet, le passage à la monnaie unique à fait grimper les prix alors que les salaires stagnent sur l’inflation, ce qui freine la capacité d’achats, et l’ouverture du marché dans le cadre de « la concurrence libre et non faussée » a permis des délocalisations vers les ex-pays du bloc socialiste, des zones où le coût de la main d’œuvre est faible (en termes de salaires, de cotisations sociale, et de droits) et dans lesquelles l’Europe, pour éviter la résurgence de son ennemi, a mis en place une politique économique keynésienne dopée par des aides et des prêts bonifiés, avec en bonus des subventions pour l’installation.


L’Europe a ouvert la boîte de Pandore, et une à une les productions sont délocalisées vers ses zones à fort taux de rentabilité financière à court terme, ce qui entraîne la montée du nationalisme chauvin incarné par l’extrême-droite qui masque sa réalité ultralibérale et profondément antisociale (la négation de la lutte des classes) en agitant des spectres divers et variés selon les périodes et les échéances électorales.


La France importe plus que ce qu’elle-même produit nationalement, par exemple, 80% des denrées alimentaires sont importées quand d’autres productions (céréales, pomme de terre,...) sont financiarisées et ne servent plus qu’à la spéculation depuis qu’elles ont été indexées sur les cours du pétrole, donc du dollar. Mais comment être en mesure de contrôler quand personne ne veut plus rien contrôler au nom de la concurrence libre et non faussée, alors que nous risquons réellement une crise des denrées alimentaires mais aussi une crise sanitaire ? (nous avions fait un n° spécial sur les pays de l’Est en proie aux multinationales de l’industrie agro-alimentaire : voir sur notre site)


Et, ce qui est valable pour l’agro-alimentaire l’est aussi pour l’ensemble des productions livrées aux marchés, à la spéculation et aux profits exigés par les actionnaires, c’est-à-dire à la dictature de la finance... pour un financier, produire des cochons, des voitures ou des chaussettes l’importe peu, lui il ne voit que les colonnes de chiffres, les marges et les bénéfices à s’accaparer... l’être humain passe en second plan, quant aux plus pauvres des êtres humains, ils passent dans la colonne des « pertes conjoncturelles » voire « naturelles », ils sont une « variable d’ajustement » dans un monde où la concurrence entre capitalistes est à son apogée... jusqu’à la guerre militaire !


Rappelons-nous toujours ce que :


-  Karl Marx, nous enseignait dans Le Capital « Le capital maudit l’absence de profit ou un profit minime, comme la nature a horreur du vide. Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10% d’assuré, et on peut l’employer partout ; 20%, il s’échauffe ; 50%, il est d’une témérité folle, à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines ; à 300%, et il n’est pas de crime qu’il n’ose commettre, même au risque de la potence. Quand le désordre et la discorde portent profit, il les encourage tous deux ; à preuve la contrebande et la traite des nègres »


-  Jean Jaurès, disait en août 14 quelques jours avant la grande boucherie de 14/18 : « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme les nuées porte l’orage »


-  Anatole France, écrivait à la fin de la Première Guerre mondiale : « On croit mourir pour la Patrie mais on meurt pour des industriels »


-  Michele Isgrò, le procureur fasciste italien, a dit au moment d’envoyer Antonio Gramsci en prison en juin 1928 : « Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans ».

Si effectivement, nos usines, nos industries et nos entreprises de service sont productives, d’ailleurs plusieurs expertises comme celle d’Ernst & Young sur l’industrie automobile, le démontrent, la propagande mise en place pour travestir cette réalité, a des effets subjectifs sur les consciences des masses.


Il nous faut donc être à la hauteur pour lutter contre cet endoctrinement réactionnaire pour répéter et expliquer que les productions sont productives en termes de rentabilité financière mais qu’en fait, elle été monopolisée par une minorité qui en demande toujours plus.


Cette caste de riches assiste dans une totale indifférence objective au creusement du fossé entre eux qui possèdent les moyens de productions et d’échanges, et la classe sociale composée des travailleurs qui produisent les véritables richesses. Il y a donc un profond antagonisme lié à la lutte de classes et ses balbutiements organisés, entre les salaires réels et une productivité dégageant d’énormes profits qui n’ont cessé d’augmenter depuis 40 ans.


Aussi, cette intoxication, voulue et organisée par les média, les experts et les politiciens... qui se comportent en valets corrompus par le capital, amène à une lutte à l’intérieur même de notre propre classe sociale. Il y a de plus en plus d’acceptation d’une re-prolétarisation de masse par ceux qui n’acceptent pas d’être re-prolétarisés...


Les couches moyennes et petites bourgeoises au sein même de notre classe sociale, voire même une partie de la classe ouvrière, qui n’ont pourtant pas d’autres moyens de subsistance que le travail, n’acceptent pas que la partie la plus précarisée voire même sous-prolétarisée, dépourvue de travail, soit aidée : ils appellent cela « assisté »...des camarades parlaient « d’un racisme social » qui se crée par la division même à l’intérieur de notre classe.


Les salaires en berne sont rattrapés par les minima sociaux et ceux qui travaillent considèrent de plus en plus ceux qui sont assistés comme des « parasites » à qui il faudrait confier les tâches les plus ingrates sans possibilité de refuser, afin qu’ils puissent garder leur petite indemnité de survie.


Au fur et à mesure des années, avec cet endoctrinement et de la déliquescence d’un parti de classe, mais aussi un effet du sentiment d’impuissance face à un appareil politicien, étatique, médiatique et économique complétement vérolé par le corruption et les arrangements de caste, la solidarité qui a fait la force historique des mouvements de masse a été remplacée par l’individualisme et le repli sur soi-même, la preuve dans la montée du sectarisme politique et du corporatisme syndical.


Le réformisme est aujourd’hui dépassé par l’intolérance, le vote à droite et à l’extrême-droite le confirme, et bientôt, l’esprit révolutionnaire sera banni et considéré comme une dissidence, une forme de déviance comportementale contre laquelle des lois seront votées au nom de la sauvegarde des intérêts de l’Etat.


En Allemagne, les réformes entreprises dès 2003 par Peter Hartz, le conseiller du social-démocrate Gerhard Schröder, ont autorisé le transfert des ressources et des richesses vers les entreprises et vers le secteur financier ... ce qui a permis à l’Allemagne de doper un temps ses exportations.

A coup de réduction des salaires et de lois drastiques du marché et du droit du travail, l’Allemagne a amélioré sa productivité mais en comprimant à l’extrême le coût du travail.


C’est sur cette stratégie que s’appuie le gouvernement français pressé d’un côté par le patronat et de l’autre par les commissaires européens, d’ailleurs Peter Hartz a été reçu à l’Elysée en janvier dernier… , « une visite de courtoisie » nous a-t-on dit en nous prenant pour des incultes.


Cette compétitivité est subjective dans la capacité d’un pays riche occidental à affronter la concurrence des BRICS, mais elle permet à un patronat opportuniste et décomplexé, d’exiger objectivement et sans détour, de privilégier son amélioration par des lois et des mesures qui permettent de diminuer les coûts à la production et de favoriser les exportations, donc d’augmenter les marges financières.


D’ailleurs depuis son arrivée en 2012 jusqu’à ce 30 avril 2014, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et sa majorité, n’ont cessé de tailler à coups de serpe dans les droits et acquis des travailleurs pour répondre aux exigences du capital...On ne peut nier que la re-prolétarisation forcée de millions de travailleurs, est en marche et que les réformes programmées ne vont pas améliorer la situation des familles...


Peter Hartz, conseiller courtois de François Hollande, n’avait-il pas affirmé que : « Un petit job de quelques heures payées à 4 euros est quand même mieux que pas de job du tout sans aucune ressource » ?


Ainsi, l’endoctrinement consiste à concentrer le débat sur le coût du travail pour ne pas aborder le coût du capital, alors que les revenus distribués aux actionnaires ne cessent de croître chaque année.


Le niveau actuel est historiquement le plus important depuis 70 ans, après s’être amplifié depuis le choc pétrolier de 1974, il a encore bonifié de manière très importante les 12 dernières années où des dividendes considérables ont permis, malgré la crise de 2008, le doublement du nombre de grandes fortunes en millions d’euros.


Donc les lamentations des sirènes patronales qui, les larmes aux yeux, se plaignent des « lourdes charges et du droit du travail contraignant » qui feraient abaisser leur taux de marge, pour expliquer les raisons des licenciements de masse, des faibles investissements dans les outils de production et dans la recherche et le développement, ne sont que des mensonges dans une stratégie du chaos.


Le capital veut passer sous silence la part du « gâteau » de plus en plus grosse, que les entreprises décident, via leur conseil d’administration, de redistribuer aux propriétaires des moyens de productions et d’échanges ou aux investisseurs financiers et actionnaires, et ce quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière.


La re-prolétarisation au service de la finance nous indique clairement le pourquoi et les raisons des attaques incessantes contre les droits des salariés, qui devraient être compressés pour gagner des parts de marché sur les pays à bas coût de production, notamment pour l’exportation.

 

On comprend mieux la raison qui avait poussé un cadre de Bridgestone à Béthune à dire : « dans deux ans, il faudra à Béthune, une productivité égale au sud-est asiatique ». A l’évidence, en accord avec le gouvernement, tous les coups deviennent permis pour toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et les places financières (fonds de pension, fonds d’investissement, bourses...).


Cette cohérence du capitalisme ultralibéralisé et mondialisé est toutefois prise dans ses propres contradictions, et les propos des DRH, patrons d’entreprise ou investisseurs financiers, atteignent des pics d’arrogance inouïe dès lors qu’une interdiction des licenciements boursiers ou pour raison de restructurations ou de délocalisations, est mis en avant. En effet, ces nantis osent nous expliquer que lutter contre les plans de licenciements revient à lutter contre l’emploi... mais compétitivité ne rime pas forcément avec chômage, avec précarité, avec explosion des inégalités, inversement à ce que marchés financiers et patrons imposent aux travailleurs depuis plus de 40 ans avec une accélération depuis 2002 et le passage à l’euro.


L’action politique auprès des masses laborieuses et des quartiers populaires qui rejettent en bloc la politique pro-patronale du gouvernement doit aujourd’hui renaître de ses cendres afin de modifier profondément les règles du jeu économique et social... c’est une question de survie pour notre classe.


Il ne s’agit plus, comme certains veulent le prétendre, de vouloir mettre sous tutelle le capitalisme ultralibéral, mais de tout faire pour le chasser et remplacer la culture du chiffre qui revient à fouler aux pieds les droits des travailleurs et la nature même du travail qui est la source de toutes les valeurs économiques et sociales. Cela ne se fera que par la construction, donc par la volonté de construire un grand mouvement national, un Front Populaire antilibéral qui fera resurgir le véritable Parti de masses et de classe et ses fondamentaux historiques plus d’actualité que jamais depuis 70 et 40 ans...


n° 90-01/04/2014

comibase@gmail.com - http://joukov.eklablog.com/


 

 


 


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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:21

Par  Julien Salingue 

 

 

Donc, le 8 avril, Manuel Valls a fait son discours de politique générale :



 

Les députés du Parti Socialiste ont écouté, se demandant s'ils allaient voter la confiance :

 

 

Du côté de l'UMP, on n'a pas trop su quoi penser, parce qu'on était plutôt d'accord : 

 

 

Un peu comme à l'UDI : 
L'extrême-droite, elle, s'est rapidement fait un avis : 
Du côté du Medef, la réaction a été mitigée :
Comme chez les 11 députés de "l'aile gauche du Parti Socialiste" qui ont fini par s'abstenir : 
Au Front de Gauche on n'a pas voté la confiance, et on l'a fait savoir :

 

Alors que les écologistes ont majoritairement voté pour, manifestant leur "soutien critique" :
Pendant ce temps, certains éditorialistes saluaient le discours du Premier Ministre :
Tandis que d'autres éditorialistes saluaient le discours du Premier Ministre : 
Et que d'autres éditorialistes saluaient le discours du Premier Ministre :
Bref. À la fin de la journée, Manuel Valls a gagné. Et ça l'a rendu heureux :

 

 

http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/2014/04/le-roman-photo-du-discours-de-politique.html 

 


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