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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 21:21

L’enseignement professionnel paie cher la survalorisation des disciplines académiques et la dévalorisation des savoirs appliqués au sein du système éducatif français. L’opinion de Vincent Troger, sociologue de l’éducation.




Le 28 septembre 2012, le journal Le Monde consacrait son éditorial aux bacheliers professionnels. C’était sans doute la première fois que les élèves de lycées professionnels avaient ainsi les honneurs d’une première page du quotidien de référence français. Mais l’éditorial s’intitulait « La triste histoire des bacs professionnels » et l’auteur y déplorait l’échec des bacheliers professionnels qui tentent leur chance à l’université. Cet épisode illustre à lui seul la place que ceux qui ont accès à la parole publique, (journalistes, experts, universitaires, politiques), réservent en général aux lycées professionnels et à leurs élèves.


Lorsque deux heures d’histoire disparaissent du programme de terminale S, l’événement fait la Une de nombreux médias et provoque une polémique nationale. Lorsqu’en 2009 le cursus du baccalauréat professionnel est réduit de quatre à trois ans, ce qui constitue pour 700.000 jeunes, soit un tiers des lycéens français, une transformation majeure de leur scolarité avec de forts enjeux pour leur insertion professionnelle et leurs poursuites d’études, les médias n’en parlent qu’à travers les manifestations de protestation des enseignants ou les conséquences négatives de l’arrivée des bacheliers professionnels dans les premiers cycles universitaires. Autrement dit, les lycées professionnels et leurs élèves n’accèdent que très rarement à une visibilité sociale et médiatique, et lorsque c’est le cas, c’est souvent sur le mode de la déploration ou du misérabilisme.

Une première explication de cette tendance à l’occultation ou à la dévalorisation de l’enseignement professionnel relève presque de l’évidence. Les lycées professionnels préparent à des diplômes (CAP, BEP, Bac professionnel) qui correspondent aux emplois d’ouvriers ou d’employés qualifiés. Or, outre que ces emplois occupent une place subalterne dans la hiérarchie sociale contemporaine, ils souffrent aussi de deux maux qui nuisent fortement à l’attractivité de la filière professionnelle.
D’une part, ce sont les emplois les plus exposés au chômage. D’autre part, compte tenu de la concurrence des diplômés que l’enseignement supérieur fournit désormais en grand nombre, il est devenu très difficile, dans le privé comme dans le public, de construire une carrière par promotion interne à partir d’un emploi subalterne.
Les familles, y compris populaires, craignent donc que si leurs enfants choisissent l’enseignement professionnel, ils s’enferment durablement dans une situation socioprofessionnelle inférieure et fragile. D’où une orientation vers l’enseignement professionnel qui s’opère pour l’essentiel par défaut, lorsque les résultats au collège sont insuffisants pour permettre l’accès à l’enseignement général. Ne font exceptions que quelques spécialités qui disposent pour diverses raisons d’une bonne reconnaissance du public (hôtellerie-restauration, système électronique numérique, mécanique moto...).

Les élèves des lycées professionnels sont donc majoritairement les enfants de l’échec scolaire : 60% d’entre eux ont redoublé au moins une fois à l’école élémentaire ou au collège. Et comme l’échec scolaire touche prioritairement les enfants des milieux populaires, ces derniers sont très majoritaires dans les LP. Ce qui, dans les banlieues de certaines grandes métropoles, là où les classes populaires comprennent une part importante de populations d’origine étrangère, se double d’une présence très majoritaire d’enfants de l’immigration.
Or comme l’a souligné le sociologue Aziz Jellab, cette ethnicisation des LP en accentue la dévalorisation puisqu’elle rend physiquement visible l’origine des élèves et leur donne le sentiment d’être doublement stigmatisés : par leur orientation et par leurs origines ethniques. Enfin, il est évidemment très rare que celles et ceux qui ont accès à la parole publique soient issus des lycées professionnels ou que leurs enfants y soient scolarisés. Tout concourt donc à ce que les LP constituent la part d’ombre de notre enseignement secondaire.

Mais à ces logiques socio-économiques externes au système éducatif, s’ajoutent aussi les effets d’une hiérarchisation symbolique interne, d’un rapport de domination propre au champ académique, pour parler comme le sociologue Pierre Bourdieu. Pour comprendre ce mécanisme, il faut faire un peu d’histoire et remonter aux étapes de la constitution du collège unique. En effet, à deux reprises, en 1975 et en 1989, la question du modèle pédagogique adapté à l’accueil de la totalité de la population scolaire au collège a été posée.
Deux solutions étaient possibles. La première consistait à prolonger les principes d’organisation de ce que la troisième République avait appelé les « cours complémentaires » : après l’école primaire, les élèves lauréats du certificat d’études pouvaient prolonger leurs scolarité dans ces établissements, où enseignaient des instituteurs bivalents (français-histoire, maths-sciences, français-anglais) dans le cadre de programmes qui approfondissaient les acquis de l’école primaire, initiaient très progressivement aux études secondaires et comprenaient également des enseignements pré-professionnels. Par ailleurs, une autre partie des élèves, souvent issus des couchesles plus favorisées, entraient directement le secondaire.

L’historien Antoine Prost a montré que dans les années cinquante, ces cours complémentaires avaient permis assez efficacement la promotion d’élèves d’origine populaire qui rejoignaient les lycées en seconde dans les filières scientifiques. C’est la voie qu’avait suivi le prix Nobel Georges Charpak, fils d’émigré polonais. L’autre solution consistait à reproduire au collège le modèle beaucoup plus élitiste du lycée, où les élèves étaient directement confrontés à des méthodes et à des programmes académiques dont la finalité étaient de sélectionner les meilleurs pour les conduire aux filières d’excellence de l’enseignement supérieur. Pour des raisons trop longues à expliciter ici, c’est ce second modèle qui a été privilégié. La première conséquence de ce choix est connue : c’est, dès la classe de sixième, la confrontation d’une forte proportion de jeunes dont les acquis de l’école primaire sont moyens ou médiocres et dont les familles ne disposent pas d’un capital culturel élevé avec des enseignants porteurs d’une conception universitaire et spécialisée de leur discipline. Cette confrontation produit chaque année son lot d’échec scolaire. Dés 1984, Hervé Hamon et Patrick Rothman avaient identifié ce processus dans leur livre « Tant qu’il y aura des profs » (Ed. Seuil).

Mais plus profondément, ce choix du « lycée unique », et non d’un collège adapté à la massification des publics, a généralisé à l’ensemble de l’enseignement secondaire un système de valeurs qui place en haut de la hiérarchie scolaire les savoirs académiques les plus abstraits, comme en témoigne l’ordre de présentation des matières sur les bulletins scolaires. Simultanément, ont été disqualifiés ou dévalorisés tous les savoirs appliqués, qu’il s’agisse de sciences appliquées, de technologie ou d’art, et avec eux tous les élèves qui maîtrisent plus facilement ce type de savoirs que ceux où l’abstraction langagière ou logico-mathématique s’imposent d’emblée. Logiquement, l’enseignement supérieur a aligné ses critères de sélection sur ceux du secondaire massifié, privilégiant systématiquement les bacheliers S ou ES, qui investissent ainsi toutes les filières dont les débouchés professionnels sont assurés, y compris celles initialement destinées aux élèves de l’enseignement professionnel ou technologique comme les BTS et les IUT.

Cette logique de domination symbolique des savoirs académiques et de dépréciation systématique des savoirs appliqués, transforme donc nécessairement les filières professionnelles en voie de consolation pour les élèves d’un niveau insuffisant dans les disciplines générales et aggrave la réticence des familles à leur égard. Paradoxe de l’histoire, alors que dans le système antérieur à la « démocratisation », la distinction précoce, dès la sortie de l’école élémentaire, de voies primaire supérieur (les cours complémentaires) et technique indépendantes de la voie générale permettait de dégager des élites professionnelles qui accédaient à des emplois de cadres dans l’industrie , le commerce et même l’administration, le collège unique soumis à l’hégémonie de la culture académique transforme inéluctablement tous les enseignements de savoirs appliqués en voie de relégation. Dés 1937, le directeur de l’enseignement technique Hippolyte Luc, qui défendait alors l’autonomie de sa filière, avait anticipé cette évolution : « Si tous les enfants intelligents font des études qui n’ont point un caractère pratique, écrivait-il, il n’y aura pour une vie pratique que ceux dont on aura dit qu’ils étaient inaptes à faire des études prolongées (…) Le danger serait que (…) ce régime de classes contre lequel luttent toutes les démocraties (..) se trouverait ainsi institué par les intellectuels d’un côté et les manuels de l’autre ».

Il serait évidemment totalement anachronique aujourd’hui de prôner un retour à une sélection précoce des élèves. Si une volonté politique existe réellement de revaloriser les savoirs professionnels, technologiques et de sciences appliquées, elle passe par le développement des possibilités de poursuites d’études offertes aux élèves de l’enseignement professionnel ainsi que par une transformation des enseignements au collège. C’est le seul moyen de réduire la réticence des familles à l’égard de ces filières et de diversifier le recrutement des élites professionnelles. C’est bien l’esprit de la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans. Mais l’annonce faite par l’actuel ministère d’imposer un quota de bacheliers professionnels en BTS ou en IUT suppose de la part des enseignants de ces filières l’effort d’adapter leurs pratiques pédagogiques, et surtout d’accepter l’idée que certains des jeunes issus des voies professionnelles sont capables, à condition qu’on leur en donne les moyens, de maîtriser les mêmes savoirs que ceux qui viennent des filières générales. Il n’est pas sûr que tous y soient prêts.

Vincent Troger est sociologue de l’éducation, maître de conférences, IUFM de l’université de Nantes.

Source: L'observatoire des inégalités

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:58

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George Mavrikos, secrétaire-général de la FSM a exposé les grandes lignes de cette analyse aux participants au 20 ème Congrès de l’Union des des syndicats unis du centre de l’Inde


Extraits :


"Deux éléments importants caractérisent la période que nous vivons :


1/ La profondeur de la profonde crise du capitalisme dans les pays de l’Union Européenne. Certains pays sont plus touchés comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et d’autres moins. En même temps la crise s’approfondit aux États Unis et au Japon.


2/ L’augmentation de l’agressivité de l’impérialisme avec des guerres et des invasions. Les États unis et l’Otan n’hésitent pas à plonger les populations dans des bains de sang pour satisfaire et servir les intérêts de leurs monopoles et des compagnies multinationales.

De notre point de vue, les développements en Syrie ne sont qu’une partie du complot impérialiste pour le « Grand Moyen-Orient », un complot orchestré par l’OTAN pour ouvrir la route aux attaques contre l’Iran.


Le danger d’une guerre généralisée est flagrant.


Ces deux caractéristiques sont les deux faces de la même médaille. Elles révèlent le fait que le capitalisme devient de plus en plus agressif pendant cette crise. Ce n’est rien de moins que de se maintenir lui-même sur le dos des peuples les privant même chaque jour de plus en plus de biens qui sont produits avec leur propre sueur et leur propre sang et les privant de plus en plus de leurs droits et de leurs libertés qu’ils ont gagnés par leurs luttes et même par leurs propres vies.


Dans ces moments cruciaux, notre responsabilité pour le mouvement présent et futur de la classe ouvrière est grande. Il est grand temps pour nous de combattre pour la protection des travailleurs, hommes et femmes, dans chaque lieu de travail contre l’attaque frontale, sans relâche et contre eux.


Face à cette situation, la FSM qui regagne ses forces grâce à beaucoup d’efforts, la FSM armée idéologiquement avec l’expérience du mouvement international de classe, avec la solidarité et l’action internationales contribue de tout son pouvoir à la reconstruction et à la résurrection du mouvement de la classe ouvrière dans tous les pays du monde.


Avec des sacrifices personnels, avec du courage, avec la fidélité à la classe ouvrière et esprit de décision nous continuerons pour que la classe ouvrière ne se mette pas à genoux et se batte encore plus contre les tentatives du Capital et des gouvernements de la bourgeoisie de toutes les couleurs.


C’est une lutte pour sortir de la crise non seulement pour les travailleurs mais aussi pour les paysans pauvres, les petits entrepreneurs et tous ceux qui travaillent et vivent dans les taudis des pays du monde.


C’est une lutte pour l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme."


Publié dans : Fédération Syndicale Mondiale

 

     

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    18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 16:36

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    ça n'a pas tardé!

    Les patrons de l'automobile comme chez Renault ont compris le message adressé par les accords du 11 janvier sur la flexibilité signés par la direction de la CFDT et vantés à gogo par le gouvernement socialiste.


    Le chantage aux fermetures de sites et aux licenciements massifs contre davantage de précarité, l'aggravation des conditions de travail s'intensifie donc.

     

    Avec au final, en perspective la fermeture des sites et la liquidation pure et simple de la production automobile en France comme cela est prévu par la répartition des productions au sein de l'Union européenne.


    La baisse des ventes en Europe n'étant que le prétexte saisi pour la mise en œuvre de choix politiques et stratégiques déjàétablis!

     

    Preuve étant faite que céder à ce chantage ne préserve absolument pas notre emploi, mais au contraire encourage ces patrons de combat à accélérer le processus de casse.


    De fait ils testent la capacité de résistance et la détermination des travailleurs : céder aujourd'hui à leur chantage c'est laisser la voie libre à leur projet de destruction et de liquidation !

     

    C'est pourquoi le choix des travailleurs de PSA d'Alnay et celui des Renault de Flins c'est la réponse gagnante et la seule qui peut donner espoir et garantir l'avenir!

    Allo les directions confédérales!

     

    Pour tous les travailleurs, comme pour les directions confédérales une question se pose : va-t-on laisser ces travailleurs se battre tout seul?


    Va-t-on enfin se mettre à coordonner les luttes dans l'ensemble de la branche et au-delà pour contrer ces politiques dévastatrices, conforter ces travailleurs dans leur choix et donner l'ampleur nécessaire à leur combat?

     

    Là est la responsabilité des directions syndicales et de la direction confédérale de la CGT en particulier!


    *************************************************

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    D’après le Parisien    FLINS-SUR-SEINE

    vendredi 18 janvier 2013 

     

    APRÈS L’ANNONCE DE LA SUPPRESSION DE 8300 POSTES 

    Les salariés de l’usine Renault votent la grève  

     

    lls n’ont pas hésité longtemps.  Hier, les syndicats de Renault ont  décidé d’une grève qui devrait se dérouler  le 23 janvier. « Nous avions  prévu une réunion pour réfléchir à  d’éventuels débrayages. Mais tout le  monde s’est rapidement mis d’accord pour la grève », confie Ali Kaya, secrétaire  de la CGT sur le site de Renault  Flins. D’autres usines en France  devraient suivre. Les employés du  groupe ont appris mardi soir les projets  de la direction de supprimer  8300 postes d’ici à 2016. 

     

    Une augmentation de la  durée du temps de travail  proposée 

     

    Flins, le 10 janvier. Après s’être rassemblés plusieurs  fois pour dénoncer leurs conditionsde travail,  les salariés de Renault menacent désormais  d’une grève le 23 janvier. Photo : (DR.)   

     

    A Flins-sur-Seine, la nouvelle a  d’abord sonné les 2800 ouvriers,  avant de les regonfler à bloc. « Il y  a une mobilisation importante. Je  n’avais jamais vu ça », ajoute le  porte-parole qui indique que la CFDT  appuie également le mouvement.

     

    Le  syndicat FO réserve sa réponse. Il est  demeuré injoignable hier. 

     

    Le mouvement prendrait la forme de  deux débrayages, de 9h30 à 11h30 et  de 16 heures à 18 heures. Cette colère  fait suite au plan de compétitivité  présenté par la marque au losange. 

     

    Outre les suppressions de postes, la  direction envisage de contraindre les  salariés à la mobilité et propose  d’augmenter la durée annuelle du  temps de travail de près de 9%.

     

     Le 22 janvier, les responsables du  groupe présenteront l’ultime volet de  ce plan avec une réunion consacrée  aux rémunérations. « Ce rendezvous  précédera notre grève. On est  assez intelligent pour savoir qu’ils  n’annonceront pas de hausse de salaires  », sourit Ali Kaya. ¦  par M.g.        

     

    Source :Front syndical de classe .        

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    18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:56
    Petit poème sans prétention en soutien aux courageux camarades marcheurs vers Notre Dame des Landes.
    Avec mille mercis pour cette action si belle.
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    Sur le chemin de Nantes entrain

    Et bonne humeur au menu du matin

     

    Dynamisme et à propos pour sabrer

    Les polémiques les propagandes salées

     

    Bon pied bon œil toujours à l’affût

    Expliquer discuter dénoncer les abus

     

    En compagnie de volatiles clandestins

    Le jeu de mot s’amuse et fait le malin

     

    D’autres volailles sont du doigt montré

    Ce sont les projets des pigeons plumés

     

    Ah ! La belle poule au pot que voilà

    La casserole en frémit d’attente et de joie

     

    La route petit à petit défile au pas

    De nos volontaires bras sous le bras

     

    L’émulation sème ses petits  l’air de rien

    Cette marche espoir porte en un lendemain

     

    Voyant l’éveil des consciences vertes

    L’éveil de masses confiantes et offertes

     

     

    Courage à nos petits marcheurs solidaires

    Leur long voyage porte ses fruits et fédère


     

    Carole Radureau (16/01/2013)

     

     

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    18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:45

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    17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:46

    Les marcheurs de Nice  à Notre Dame Des landes:

     LA ZAD

     

     

                                    - 15/01/13 ...   Pause Agen

                                    - 16/01/13 ... Agen / Port Sainte Marie 


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    Mardi 15 

     

    Enfin une matinée de repos, faire la grasse matinée, quel bonheur !ça nous a permis de bien nous reposer, faire un brin de lessive.


    Nos hôtes sont tous d'une compréhension militante qui comble toutes nos espérances sur le plan matériel, sur le plan logistique et sur le plan affectif.


    Cette chaine de fraternité, de solidarité et de lutte est bien en place tout le long de notre parcours.

    A 14 h jusqu'au repas du soir nous nous sommes réunis dans une salle prêtée par le CE de la SNCF.


    Nous avons bien besoin de nous retrouver de temps en temps pour faire le point sur nos besoins matériels, notre stratégie vis à vis des gens rencontrés ou des médias.


    C'est aussi l'occasion de "décharger " certaines craintes, certaines angoisses et de "recharger" mutuellement notre bonne humeur.


    L'émotion est toujours présente dans ces réunions, elle est la source de notre  osmose nécessaire.


    Seul compte d'arriver à Notre Dame des Landes afin de soutenir les courageux résistants qui mettent en difficulté, nous en sommes surs maintenant, cette politique désastreuse.

     

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    Mercredi 16


    De la pluie, de la pluie, depuis que nous sommes partis d'Agen de la pluie.


    A la pause de la mi journée, un camarade qui avait pris de l'avance a rencontré le maire d'une commune, il se trouve que cet élu


    soutient la cause de Notre Dame des landes et est révolté par le principe des accords PP(pigeon plumé). Il nous a donc prêté une salle bien chauffée afin de nous restaurer et de nous reposer dans de bonnes conditions.


    Décidément , nous sentons bien que nous ne sommes pas seuls à nous battre même si certains sont plus discrets que d'autres ! Le soir à Port sainte Marie, le comité de soutien a été égal à nos espérances : soupes chaudes, bon, repas, excellents échanges, discussions politiques et fraternité.

     

     

    Alain Fuentes

     

    ************

     

    Le Nouvel Ordre Local : Notre Dame Des Landes (reportage MilitantVibes)

    Publiée le 16 janv. 2013

     

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    17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:17

    Les engrais industriels contenant de l’azote émettent un gaz à effet de serre extrêmement puissant, qui contribue au dérèglement climatique. Une firme californienne a mis au point des plantes OGM capables de limiter ces émissions de gaz. Le procédé vient d’être homologué par l’Onu. Les entreprises, telles Monsanto, qui développeront ces OGM, à grand renfort de pesticides, pourront bénéficier de financements estampillés « climat ».


     

    L’entreprise Arcadia Biosciences, basée en Californie, a mis au point un procédé permettant, selon elle, aux plantes de mieux « fixer » l’azote, très présent dans les engrais industriels et fortement émetteur de gaz à effet de serre. Mais pour rejeter moins d’azote dans l’atmosphère, ces plantes sont modifiés génétiquement. Ce procédé, dénommé « Nitrogen Use Efficiency » (NUE), vient d’être homologué, le 19 décembre dernier, par le Conseil exécutif du mécanisme de développement propre (MDP) qui dépend de l’Onu.


    Or, ce mécanisme est censé favoriser les investissements des entreprises des pays industrialisés dans des technologies moins polluantes en leur accordant en échange des « droits à polluer ». Concrètement, cela signifie que les plantations agricoles où auront été semées des plantes génétiquement modifiées par ce procédé, pourront obtenir des certificats de réduction d’émissions de gaz à effets de serre valorisables sur les marchés du carbone. Une entreprise investissant dans ces OGM pourra donc en bénéficier.


    Réduire l’usage d’engrais azotés

    Pour se justifier, Arcadia met en avant l’impact majeur de l’agriculture sur les émissions de gaz à effet de serre. Les engrais industriels contenant de l’azote génèrent du protoxyde d’azote lorsqu’ils sont épandus dans les champs. Le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre 275 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, avec une durée de vie de 120 ans. Ce gaz, principalement émis par l’agriculture, provient « essentiellement de la transformation des produits azotés (engrais, résidus de récolte…) dans les sols agricoles » expliquel’Inra, l’Institut national de recherche agricole. Les semences OGM d’Arcadia Bioscience sont donc supposées réduire l’usage d’engrais azotés.


    Développées en collaboration avec l’université des sciences de la forêt et de l’agriculture de Ningxia (Chine), ces semences génétiquement modifiées ont déjà été testées en plein champs en Chine. La firme a signé des accords avec Monsanto pour une exploitation de cette technologie sur le colza (2005), avec DuPont sur le maïs (2008), avec Vilmorin sur le blé (2009), avec United State Sugar Corporation sur la canne à sucre (2012) et avec SESVanderHave sur la betterave à sucre. Les premières semences sont attendues pour 2016, annonce l’entreprise.


    Une technique de greenwashing ?

    Monsanto, DuPont, Vilmorin, les plus grandes firmes semencières sont sur les rangs. Et ce n’est pas un hasard selon Christophe Noisette de l’associationInf’OGM qui relève que « les variétés utilisant la technologie NUE sont des variétés hybrides génétiquement modifiées nécessitant de nombreux pesticides ». L’association Attac France dénonce de son côté une décision qui« cherche à redorer le blason et étendre l’usage des OGM sous couvert de lutte contre le changement climatique, tout en offrant de nouveaux échappatoires à des industriels et pays du Nord qui refusent de réduire leurs propres émissions ».


    Les MDP semblent en effet avoir permis aux industriels d’engranger des sommes importantes pour des réductions d’émissions de gaz à effets de serre largement fictives. Ces mécanismes ont généré 215 milliards de dollars d’investissement en moins de dix ans ce qui en fait le plus grand marché de compensation carbone. Mais rares sont les communautés locales qui bénéficient de ces financements estampillés « climat », comme Basta ! avait pu le démontrer dans le domaine du recyclage notamment [1]. Pour l’association Inf’Ogm, « la solution au changement climatique passera par une modification importante et radicale des pratiques culturales et non par une technique qui n’a pour but que de donner une image plus verte à l’agriculture intensive et industrielle ».


    Sophie Chapelle ( Basta!)


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    Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Environnement - Ecologie
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    17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 09:58

    Pénétrer la complexité du conflit malien je ne le puis. Les stratégies de l’Empire sont tellement récurrentes, prendre des gens qui hier s’entendaient en bons voisins, et même en bons amis, monter les groupes les uns contre les autres, fabriquer des ennemis intérieurs, en importer de l’extérieur. Et forcer « l’opinion publique internationale » à choisir une cause parfois entre deux - ou plus de - causes tout aussi indéfendables les unes que les autres.


    Désolée, je suis farouchement opposée à toute intervention de l’empire, parce que j’en connais les motivations, les méthodes et les conséquences désastreuses, et je refuse d’entrer dans ce jeu qui me force à définir des bons et des méchants selon leur règle. Je suis du camp de ceux qui se retrouvent pris entre deux feux d’un combat qu’ils n’ont pas voulu parce qu’ils savent bien que la guerre est toujours la pire réponse à un conflit, et jamais une solution, je suis du camp du juif israélien tabassé et emprisonné par la police de son pays pour s’être uni à la lutte de son frère palestinien.


    Je suis du camp des Lubumba qui se lèvent pour libérer la parole d’un peuple. Qui ne peuvent accepter que Baudouin roi des Belge accordant au Congo une indépendance de façade parle d’œuvre de civilisation là où il est question de meurtres, d’esclavagisme, de mains coupées, de viol et de pillages. Quand se lève l’homme noir pour dire à l’homme blanc qu’il se trompe et qu’il ment la punition ne se fait pas attendre, ils ont tué Patrice Lubumba. Ils ont dissous son corps dans l’acide.


    Je suis du camp des Sankara, l’auteur de ces paroles auxquelles il n’a pas survécu.


    « De cette façon nous pourrions dire aux autres qu’en refusant de payer la dette nous ne rentrons pas dans une démarche belliqueuse, au contraire, mais dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique, mais ceux qui veulent exploiter l’Afrique ce sont les mêmes qui exploitent l’Europe, nous avons un ennemi commun. » 

    .

    En lisant ces paroles de Thomas Sankara, nous ne pouvons que constater l’échec du projet de gauche, comme il se concevait à l’époque. S’il avait réussi jamais nous n’aurions été sommés de choisir entre nos amis ou nos alliés par notre ennemi commun. Ce projet de gauche était celui d’une grande alliance des Peuples qui aurait depuis longtemps du faire barrage aux avancées néolibérales et les renvoyer aux oubliettes de l’histoire dès qu’elles ont pointé le bout du nez.


    J’ai été de cette gauche qui parlait de fraternité des Peuples, je ne suis pas de ceux qui collabore avec les pilleurs de l’Afrique et les assassins de ses espoirs.

     

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    Thomas Sankara

    Bien qu’une dizaine de livres en français lui aient été consacrés, Thomas Sankara reste méconnu du grand public. Il fait pourtant partie des rares révolutionnaires intègres du XXème siècle et, à ce titre, mérite d’être connu et reconnu. Cet homme a donné son nom au Burkina Faso, soit « le pays des hommes intègres ». Durant les quatre ans où il fut Président, de 1983 à 1987, Sankara mit en place une politique sociale unique en Afrique qui augmenta significativement le niveau de vie de ses concitoyens.


     Le 29 septembre 1987 Sankara prononça un discours historique sur la dette, qui fait étrangement écho à ce que pourrait prononcer un dirigeant grec, espagnol ou portugais aujourd’hui. Lors de ce discours dans lequel il exhorte les pays africains à former un front uni contre la dette, Sankara affirme que :

     « La dette sous sa forme actuelle contrôlée et dominée par l’impérialisme orchestre une reconquête savamment organisée pour que l’Afrique, sa croissance, son développement, obéissent à des paliers et des normes qui nous sont étrangères de sorte que chacun d’entre nous devienne esclave financier, c’est-à-dire esclave tout court. »


    Puis, il précise le principe du front uni qu’il appelle de ses vœux : « De cette façon nous pourrions dire aux autres qu’en refusant de payer la dette nous ne rentrons pas dans une démarche belliqueuse, au contraire, mais dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique, mais ceux qui veulent exploiter l’Afrique ce sont les mêmes qui exploitent l’Europe, nous avons un ennemi commun. »


    Nous devons reconnaître le caractère visionnaire de Sankara, ce dernier expliquant enfin que  « si le Burkana Faso seul refuse de rembourser la dette je ne serai pas là à la prochaine réunion »


    L’homme avait vu juste ; il fut assassiné deux semaines plus tard lors d’un coup d’Etat portant au pouvoir Blaise Campaoré. Ce denier mit immédiatement en place une politique dite de « rectification de la révolution » entendons une table rase de ce qu’avait bâti Sankara pendant 4 ans. Depuis le Burkina est redevenu un maillon docile de ce que l’on nomme le réseau Françafrique. François-Xavier Verschave définit ce réseau[1] :

    «  La Françafrique désigne une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisée sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système, autodégradant, se recycle dans la criminalisation. »


    L’un des personnages centraux de la Françafrique se nomme Pierre Messmer. Nous le mettons en avant car il a co-fondé, l’Observatoire Européen pour la Démocratie et le Développement (OEDD). Cet organisme est le seul à avoir envoyé des observateurs lors de la dernière élection au Burkina Faso en 2010. Campaoré y fut réélu avec 80% des suffrages au 1er tour. Les observateurs de l’OEDDdéclarèrent que ces élections s’étaient « tenues selon les règles de l’art ».


    Effectivement pour qui connaît les méthodes de la Françafrique, une élection au 1er tour avec 80% des suffrages est une élection respectant les règles de l’art….et comprend surtout qu’un Homme comme Thomas Sankara ait une durée de vie limitée en tant que chef d’État.

    [1] François-Xavier Verschave, Françafrique : Le plus long scandale de la République

     

    Source : Thomas Sankara


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    16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:20

    L’austérité et le diktat des marchés ont crée une foule de nouveaux “fidèles” malgré eux : les précaires. Et menacent le joyau de la civilisation européenne, la sécurité sociale, selon l’écrivain belge Geert van Istandael. Extraits.

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    Connaissez-vous la paroisse de Saint-Précaire ? Même sans guide vous n’aurez pas de mal à la trouver et le jour où vous y arriverez, vous aurez de bons motifs de désespoir.


    Car dans la paroisse de Saint-Précaire il n’y a pas de place pour l’espérance. La grande majorité des paroissiens y travaille pour un salaire de misère afin d’assurer les privilèges du haut clergé. Ce haut clergé a remplacé la théologie par l’économie.


    Les chiffres de la croissance étincellent dans la paroisse de Saint-Précaire. Le budget y est toujours excédentaire. Comment est-ce possible ? C’est simple. Baissez les salaires. Et surtout, bannissez la solidarité. Fini toutes ces charges sociales coûteuses qu’il fallait verser, en des temps arriérés, à des retraités égoïstes, des chômeurs paresseux et des malades imaginaires. Et vive la minorité privilégiée, triée sur le volet.

    Le règne de TINA

    A quoi l’église paroissiale consacrée à Saint-Précaire ressemble-t-elle ? Le bâtiment comprend seulement des murs élevés sans fenêtres ni toit pour protéger les paroissiens contre la pluie ou les ardeurs du soleil. N’essayez pas de les escalader, vous vous arracherez les ongles. Au-dessus de l’autel flottent les lettres TINA, ce qui signifie en latin moderne : There Is No Alternative — Il n’y a pas d’alternative [slogan politique attribué à Margaret Thatcher quand elle était Premier ministre du Royaume-Uni].


    Mais ne croyez pas que la paroisse de Saint-Précaire est le fruit de l’imagination débordante d’un poète mélancolique. Elle existe vraiment. A Milan, en 2004 a eu lieu la première procession qui promenait l’icône deSaint-Précaire. Ce qui était frappant, c’était que le cortège était uniquement composé de jeunes, nouveaux diplômés, nouveaux actifs, nouveaux chômeurs. Ces jeunes imploraient la clémence de Saint-Précaire à ses pieds.


    Je vous ramène à l’une des significations de "precarius" : obtenu par la prière ou la supplication. Les caprices de celui qui donne sont imprévisibles. Aujourd’hui, il laisse tomber de rares pièces d’or en Europe. Demain, il jette d’un geste désinvolte des pièces d’or encore plus rares à des Chinois ou des Nigérians. Cela s’appelle “la mondialisation”. Et la mondialisation, c’est l’avenir.

    Zèle religieux aveugle

    Ma thèse est la suivante. La crise économique et financière qui sévit déjà depuis quatre ans en Europe est utilisée pour détruire les fondements de la civilisation européenne, l’Etat-providence, la démocratie.

    Est utilisée. Mais par qui ? Par la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), mais sans aucun doute aussi par le Conseil des ministres et, en dehors de l’Europe, par le Fonds monétaire international (FMI), bien que nous puissions constater qu’une lutte féroce sur les orientations à prendre fait rage au sein de cette dernière institution. De même, dans un trop grand nombre d’Etats membres de l’Union, des politiciens se comportent comme des missionnaires propageant le message destructeur avec un zèle religieux aveugle.


    Les rangs des paroissiens grossissent. Chaque jour. En Espagne, au Portugal, en Grèce et en Italie, on voit comment le type d’économie que nous laissons sévir étrangle la jeunesse.


    Mais il commence à faire jour. En novembre 2008, le penseur politique peut-être le plus important de l’Allemagne d’aujourd’hui, Jürgen Habermas, a parlé d’injustice sociale criante dans Die Zeit.


    Si Habermas n’était pas un homme aussi pondéré, je dirais que c’est un prophète. Les élites régnantes ont résilié unilatéralement leur grande convention tacite avec le citoyen. Elle était la suivante : la classe dominante peut amasser autant de richesse qu’elle veut, tant que le citoyen lambda gagne correctement son pain et profite en outre aussi d’une sécurité sociale convenable. Cette convention a été rompue.

    La technocratie plutôt que la démocratie

    Selon les patrons de la BCE, Mario Draghi, de la Commission, José Manuel Barroso, et du Conseil, Herman Van Rompuy, la fin de la crise se dessine à l’horizon. Mais les marchés financiers maintiennent l’Europe sous leur joug. L’Europe a beau se débattre avec fureur, la chance ne tourne pas. Ou alors pendant seulement trois heures, comme la fois où l’Espagne s’est vu octroyer 100 milliards d’euros par la BCE. Au mieux cela dure une journée, voire une semaine.


    Depuis que Draghi, a obtenu de son conseil d’administration que la banque puisse acheter des obligations d’État de pays en souffrance au moyen du Mécanisme de solidarité européen (MES) afin de faire ainsi résolument baisser les intérêts sur ces obligations, les marchés financiers semblent être un peu moins féroces. Qui s’étonnera encore de ce que les pays qui ont besoin de cet appui soient obligés de ramper, que la démocratie y cède par conséquent la place à la technocratie ?


    Mais il y a autre chose. La décision de la BCE revient à créer de l’argent. C’est à peine une caricature de dire que Mario Draghi, si on en arrive là, va faire tourner la planche à billets. Et moi qui avais toujours pensé que c’était plutôt un truc pour des gens comme Mobutu.

    Coups de fouet

    Il n’y a pas que les populistes, les communistes ou les fascistes purs et durs qui sont parvenus à l’idée qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tactique et la stratégie européenne. Ce sont des citoyens paisibles et travailleurs qui sentent leur cœur se serrer d’angoisse, des citoyens qui ne désirent rien d’autre qu’un modeste logement, qui veulent avoir des enfants, un salaire permettant de faire vivre décemment leur famille. Mais ils ne nous accordent même pas cela, ils essaient de nous soutirer ce petit bonheur, ils nous poussent à coups de fouet vers la paroisse de Saint-Précaire.


    Un travail payé à un prix équitable, une petite maison, une famille. C’est ce que j’appelle des souhaits rationnels. Mais il semble de plus en plus qu’une seule rationalité a droit à l’existence, c’est la rationalité économique qui dicte que les gens recherchent toujours le profit maximum pour soi.


    Cette paix à la maison, dans son jardin et sa cuisine, cette ambition limitée mais soutenue démocratiquement n’a été possible que grâce à l’une des plus grandes performances de la civilisation européenne. Je veux dire l’état-providence ou simplement la sécurité sociale.

    Ennemi de la civilisation

    Nous devons qualifier, sans réserve, la sécurité sociale comme la Belgique, la Suède, la France, les Pays-Bas et jusqu’à récemment aussi l’Allemagne l’ont construite depuis le XIXème siècle et surtout au cours des années de l’après-guerre, de joyau de la civilisation européenne, aussi précieux que les joyaux des cathédrales françaises, les symphonies de Beethoven, les tableaux de Vermeer, le Faust de Goethe ou les romans de Camus. L’édification et la préservation de la sécurité sociale exigent une vision, de l’imagination, des connaissances techniques, de l’ingéniosité, de la rationalité ; exactement les facultés dont Beethoven avait besoin pour composer ses symphonies.


    Si par conséquent monsieur Draghi dit dans le Wall Street Journal que le modèle social de l’Europe a déjà disparu et que le contrat social traditionnel du continent est dépassé, le grand patron de la BCE se désigne lui-même comme ennemi de la civilisation européenne. Draghi fait partie du haut clergé de la paroisse de Saint-Précaire.


    15 janvier 2013  par Geert van Istendael (Presseurop )

     


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    16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 14:53

     

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    Politique de la sinistrose

    Ni bon goût ni bonne prose

    Chaque jour nous rend morose

    On ne peut passer devant la chose

    Gouvernement à la sauce rose

    Continue la décadence la névrose

    Pas de changement : rêve si tu l’oses

    Ils cassent nos acquis les ankylose

    Cinq ans de règne et c’est l’arthrose

    On en peut plus on se décompose

    Pourtant on n’y peut pas grand-chose

    A part espérer une métamorphose

    Ou bien leur refiler la toxoplasmose

    Ou une belle et irritante zoonose

    Chaque jour la gerbe nous propose

    Une version édulcorée à l’eau de rose

    Copie conforme de la droite symbiose

    Toujours plus pour le capit-hallucinose

    Jetons-nous sur les calories de glucose

    Avant que nous sorte au croupion

    une furonculose.

     

    Carole Radureau (16/01/2013)


     COCO- MAGNANVILLE


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