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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 10:42

D'après FR3 Paris-Normandie

Fécamp : mobilisation pour sauver la ligne ferroviaire vers Bréauté

Une centaine de personnes a manifesté samedi 14 juin en gare de Fécamp pour réclamer le maintien de la ligne SNCF vers Bréauté. Elle doit fermer à l'automne prochain.


© France 3 Haute-Normandie
© France 3 Haute-Normandie

La ligne ferroviaire entre Fécamp et Bréauté, ce sont vingt kilomètres de rail en mauvais état. Le coût estimé de la remise en état s'élèverait à 18 millions d'euros, trop cher pour Réseau Ferré de France (RFF) qui  a décidé de fermer la section dès octobre 2014.

La ligne est en sursis : un train sur deux a déjà été supprimé et remplacé par des autocars. La vitesse des trains est réduite à 40 km/h. 

 

 

Le mauvais état des voies conduit Réseau Ferré de France à fermer la ligne Bréauté-Fécamp dès octobre 2014. © France 3 Haute-Normandie
© France 3 Haute-Normandie Le mauvais état des voies conduit Réseau Ferré de France à fermer la ligne Bréauté-Fécamp dès octobre 2014.


Pour les 600 usagers quotidiens de la section, la perspective de fermeture est une catastrophe. Certains d'entre eux ont créé une association. Cette dernière a lancé une enquête en partenariat avec RFF pour mieux cerner les besoins des voyageurs. Elle est ouverte jusqu'au 20 juin. 

Les collectivités locales mobilisées


Dans les rangs des manifestants ce samedi, il y avait des voyageurs, mais aussi des élus locaux. Car ces derniers s'inquiètent de l'impact que pourrait avoir la fermeture de la ligne sur l'économie de leurs communes. 

La région, par l'intermédiaire de son président Nicolas Mayer-Rossignol, se dit prête à investir aux côtés de l'Etat, mais demande aussi à la ville de Fécamp de participer aux frais de rénovation des rails : 

De son côté, la marie de Fécamp, qui ne refuse par de participer au chantier de rénovation de la ligne, rappelle que l'entretien des voies est de la responsabilité des régions et de l'Etat. 

 

Commentaire :


Ainsi donc la majorité et l'opposition se renvoient la balle.  Les nouveaux élus locaux sont UMP.  La région est "union de la gauche" ( majorité ?) et dirigée par un socialiste.  Les socialistes et la droite sont pourtant responsables, les uns et les autres, de cette ouverture à la concurrence qui fait mourir la SNCF service public, société nationale créée en 1936 dont nous sommes tous co-propriétaires.  Droite et PS ont voulu éclater l'entreprise nationale en plusieurs établissements ( EPIC) et filiales privatisées comme Kéolis qui utilise l'argent de la SNCF pour investir au Royaume-Uni.  Ils avaient décidé auparavant, de concert, avec le conseil européen, de la politique de privatisation du rail.


Aujourd'hui, par exemple, la SNCF, par le biais de sa branche Keolis, s'occupe de se tailler une partie de plus en plus importante du réseau anglais. La conquête de « parts de marché » a commencé en 2007, essentiellement par la mise en place de « joint ventures » (entreprises co-gérées par plusieurs maisons mères), notamment dans « Govia » avec le groupe britannique « Go-Ahead ».  Keolis, filiale de la SNCF, contrôle désormais 4 500 km de réseau en Grande-Bretagne, 920 trains, 7 500 employés, pour un trafic annuel de 420 millions de passagers. Elle s'occupe en partenariat de quatre ligne de trains : le Transpennine express (reliant les villes du nord), le London Midland (entre Londres et Birmingham), le Southern et le Southeastern faisant la liaison entre Londres et le sud de l'Angleterre.  


Keolis ne compte pas s'arrêter là. Il est en concurrence avec « Virgin » et « Stagecoach » pour récupérer une des cinq lignes majeures du pays : la « East coast main line » qui mène de Londres à Edimbourg, un contrat d'un milliard d'euros par an qui commence en 2015 … pour un réseau comparable au réseau Corail inter-cités français !

 

Ainsi la SNCF a besoin d'argent pour se développer en Angleterre et pour cela elle abandonne des lignes en France!


Qui peut encore prétendre après que les caisses de la SNCF sont vides, et qu'elle manque d'argent pour entretenir le réseau, pour garantir des prix accessibles, pour maintenir des liaisons, et assurer aux salariés des conditions de travail décentes, quand une filiale de la SNCF investit des milliards à l'étranger ?


Elle investit des milliards en Angleterre et supprime des trains en France (comme les 5 corails direct Dieppe Paris supprimés le Week-end) et la ligne de Fécamp!  RFF ( Réseau ferré de France) n'a pas entretenu le réseau, l'a laissé se dégrader et prétend maintenant que les travaux coûteraient trop chers.  C'est RFF le premier responsable, avec les gouvernements successifs et la direction de la SNCF, du mauvais état des lignes ferroviaires.

 

 

( d’après le blog de l’UL-CGT de Dieppe).

 


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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:58

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Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La Grèce, laboratoire non pas de l' « austérité » mais de la liquidation pure et simple du patrimoine public au nom d'une dette fabriquée de toute pièce, profitant aux grands monopoles européens. Un processus qui n'est pas une fatalité, comme le montre le cas de l'eau.

 

Athènes, ville à vendre : les compagnies du gaz, des chemins de fer, de la poste, du pétrole mais aussi tous ses aéroports, ses ports, ses autoroutes et même jusqu'à ses monuments historiques et ses plages de rêve, c'est la grande braderie en Grèce orchestrée par le FMI et l'UE !

 

La vente des biens publics devait rapporter momentanément 50 milliards d'euros, une somme désormais revue à la baisse, à 20 milliards d'euros. Chaque année, ce seront des milliards d'euros de perdus, de quoi alimenter pour des décennies une dette bien profitable aux banques européennes.

 

Parmi ce patrimoine du peuple grec démantelé, un secteur stratégique : l'eau.

 

Si la plupart des services d'approvisionnement en eau sont municipalisés, les réseaux des deux principales villes du pays – Athènes et Salonique – sont entre les mains d'entreprises publiques, sous contrôle étatique, ce sont respectivement l'EYDAP et l'EYATH.

 

SUEZ, candidat numéro 1 au rachat des réseaux de Salonique et Athènes

 

Pour l’État grec, l'année 2014 devait être celle du transfert des parts publiques dans ces entreprises entre les mains d'un organisme public (la TAIPED/Fonds de la République hellénique pour le développement patrimonial) chargé de mener un appel d'offre pour assurer leur privatisation.

 

Dans les deux processus de privatisation, un nom commun, celui de la multi-nationale française Suez déjà fermement implantée en France bien sûr, mais aussi en Espagne où elle contrôle le réseau de Barcelone, et désormais en Italie, avec une implantation récente à Rome.

 

Suez a déclaré son intérêt pour le réseau de la capitale athénienne, mais était déjà plus loin dans le processus de rachat de l'entreprise de l'eau de Salonique, l'EYATH, où elle a pris la tête d'un consortium comptant également le grec ELLAKTOR et l'israélien MEKOROT.

 

La gestion catastrophique de SUEZ, premier groupe dans la gestion des réseaux d'eau dans le monde, a déjà suscité des vagues de désengagement : 30 villes dans le monde n'ont pas renouvelé le contrat avec le groupe français dont Johannesbourg, Thu Duc (Vietnam), Shenyang (Chine), La Paz, Buenos Aires, Milwaukee, Atlanta, Budapest, Potsdam, Bordeaux, Grenoble ou Paris.

 

Son alliance avec l'israélien MEKOROT a de quoi indigner les combattants de la cause palestinienne : l'entreprise est connue pour ses forages en territoire palestinien, elle fournit l'intégralité des ressources en eau des colonies israéliennes, et pratique la discrimination dans l'accès et la tarification pour les populations palestiniennes.

 

Il faut dire que le contrat convoité par SUEZ est plus que juteux. Le groupe EYATH a réalisé 110 millions d'€ de profits entre 2007 et 2013, alors que les prix ont triplé depuis dix ans. Or, le rachat de 51 % des parts du groupe était envisagé à hauteur de 110 millions d'€.

 

De quoi rentabiliser en quelques années l'investissement, surtout que SUEZ – outre les promesses d'investissement et de création d'emplois irréalistes (250 millions d'€ et 4 000 emplois sur 5 ans!) - a laissé entendre qu'elle envisageait de rehausser les prix, parmi les plus bas d'Europe.

 

SUEZ qui a pris à la lettre les recommandations de François Hollande qui, au début de l'année 2013, lors de sa visite en Grèce versait des larmes de crocodile sur le sort du peuple grec … tout en recommandant aux entreprises françaises de profiter du processus de privatisation pour se tailler la part du lion.

 

Un processus mis en échec par une mobilisation populaire !

 

Pourtant, SUEZ risque de ne pas profiter du pillage du peuple grec. Car le processus de privatisation est, à l'heure actuelle, mise en échec. Le résultat d'une mobilisation populaire qui a fait reculer le gouvernement.

 

Créée en mars 2013 à l'initiative des syndicats des employés de l'eau, le collectif « SOSTE to NERO » (Sauvons l'eau) a construit un mouvement liant habitants, travailleurs, élus locaux autour d'une revendication simple : rejet de la privatisation, défense de l'entreprise nationalisée.

Un mouvement qui a pris de l'ampleur d'abord grâce aux travailleurs de l'entreprise EYATH, à Salonique, qui depuis plusieurs années mènent la lutte contre la privatisation : de grèves de la faim en journées de grève, de sit-in en occupations de bâtiment.

 

Mais un mouvement qui s'est élargi également aux élus locaux d'Athènes et Salonique. Les 11 maires de l'agglomération de Salonique ont ainsi signé une résolution commune au début du mois de juin refusant de livrer leurs réseaux d'eau communaux à SUEZ et ses partenaires.

 

Cette prise de position fait suite au rapport de force conquis auprès des riverains qui ont pu participer, le 18 mai dernier, à un référendum local auquel 60 % des habitants ont participé et qui ont vu 98 % des votants refuser la privatisation de l'eau de Salonique.

 

C'est dans ce contexte de fronde populaire à Salonique, relayée à Athènes, que le pouvoir a dû céder, rappelé à l'ordre parle Conseil d'Etat qui a jugé fin mai la privatisation de la compagnie d'eau de Salonique comme étant inconstitutionnelle.

 

Trois arguments étaient invoqués : d'abord, le danger pour la continuité, la qualité et l'accessibilité du service public ; ensuite, la remise en cause du droit constitutionnel à la santé ; enfin, l'existence d'un monopole de fait dans le secteur de l'eau.

 

Cette décision du Conseil d'Etat devrait être confirmée dans le cas de la privatisation de l'eau à Athènes et mettre un coup d'arrêt – si ce n'est définitif, en tout cas une halte – au processus de privatisation de l'eau en Grèce.

 


Vague de dé-privatisation de l'eau : processus positif à analyser avec prudence


 

Il est important de rappeler que les deux plus grands opérateurs privés dans le monde sont des multi-nationales françaises, Veolia et Suez, qui à elles seules couvrent un marché de 250 millions d'usagers-clients, plus que tous ses concurrents réunis.

 

Mis en difficulté en France par le non-renouvellement des concessions sur les réseaux en France, Suez et Veolia tentent de renforcer leurs positions sur les marchés à l'étranger, bien que 90 % de l'offre mondiale soit encore en régie publique.

 

Le pillage éhonté des populations, l'exploitation implacable des personnels, le danger pour la santé humaine d'une gestion guidée par le seul profit, tous ces éléments conduisent désormais à une vague de « re-municipalisation » / « dé-privatisation » de l'eau.

 

Un processus positif en soi bien qu'il doive inciter à la prudence, au cas par cas. Il est souvent à l'origine de mouvements de protestation symbolisant le rejet du tout-privé, du règne de l'argent.

 

En Amérique du sud, en particulier en Bolivie dans le cas emblématique de Cochabamba, ce fut le point de départ d'un mouvement de transformation sociale, remettant le contrôle populaire sur l'économie au centre.

 

Ailleurs, en Europe, le processus incite à la prudence, à Naples, Berlin, Budapest comme en France à Paris, Bordeaux, Grenoble, l'eau redevient publique. Une occasion de récupérer les marges colossales réalisées par les SUEZ, Veolia ou RWE.

 

Mais peut-être une aubaine pour certains de ces groupes qui ont délibérément sous-investi dans le réseau, livrant sa rénovation – après s'être gavé de profits dûment encaissés pendant toutes ces années – aux frais du contribuable.

 

Mais si l'analyse du processus dans le détail reste à faire, c'est avec satisfaction qu'on salue la résistance des travailleurs, de la population de Salonique comme d'Athènes : pas de Suez, pas de Veolia en Grèce ni en France, re-nationalisation de ces entreprises maintenant, nationalisation des secteurs du gaz, de l'eau et de l’électricité !

 


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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:49

25 Juin 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/61/83/70/20140625/ob_5c5ec9_10304341-624967190932849-3238845052829.jpg

 

272 députés Ps (et seulement 4 contre), les 17 députés écolos et les 14 radicaux ont donc voté l'éclatement de la SNCF au profit de la concurrence privée capitaliste libre et non faussée. Ils ont ainsi suivi les ordres du palais de l'Elysée et de Bruxelles. Ils ont reçu le concours de 49 députés de droite. Le Ps d'aujourd'hui, en s'aplatissant devant le capitalisme, est égal à celui d'hier, ce parti munichois de 1938 qui fit place nette à Hitler. Et qu'on ne s'y trompe pas, si 148 députés Ump ont voté contre le projet ferroviaire, ce n'était pas pour une SNCF une et indivisible au service de la nation, mais parce que le projet socialiste n'était pas assez à droite!

 

Résultats du vote à l'Assemblée nationale:

Ps 272 pour, 4 contre, 2 abstentions

Eelv 17 pour

Radicaux 14 pour

Udi 25 pour, 2 abstentions

Ump 24 pour, 148 contre, 21 abstentions

Gdr 2 pour, 10 contre, 2 abstentions


Le groupe Gdr est formé de 10 députés Fg et de 4 députés ultramarins. Il est dirigé par le Pcf-Fg André Chassaigne. Si les 10 Fg ont voté contre, les 4 ultramarins se sont dispersés entre l'abstention et le vote favorable à l'éclatement de la SNCF.

 

Voilà, 355 représentants de la nation, malgré l'ampleur de la grève des cheminots, n'en ont pas tenu compte. Et parmi eux, ceux se proclamant toujours de gauche, mais qui sans honte ont mis fin à la SNCF, l'unique société nationalisée sous l'égide du Front populaire. C'est dire, qu'en plus de suivre le combat initiée par Sarkoyy contre les droits conquis par la nation depuis la Libération de la France, les laquais de François 2 vont encore plus loin dans la politique antisociale.

 

Ensuite, on peut toujours battre les estrades avec des députés socialiste dits frondeurs, soi-disant pour "construire le projet de gauche dont la France a besoin". On peut donner la parole à des dirigeants socialistes ou écolos dans le journal fondé par Jean Jaurès, en proclamant en long en large et en travers que l'unité est em narche. Aux lendemains de ce vote contre la Société Nationale des Chemins de fer Français, les frondeurs sont allés à la soupe dans les cuisines de l'Elysée et aucun dirigeant soc ou écolo n'a quitté son parti.


La brêche est toujours béante dans les classes populaires souffrant de plus en plus de la crise capitaliste. Et sans une réponse sur des bases de classe dans les entreprises et dans la vie de la cité pour une perspective progressiste, l'abstention s'accroit. Et puisqu'on semble l'ignorer ou le minorer, le rappel du sondage Ifop à l'occasion des élections: 43% des ouvriers, 38% des employés et 37% des chômeurs ont voté pour les brun marine. Soit plus que l'ensemble des partis de gauche pris au sens le plus large de l'extrême gauche aux écologistes. Ce triste rappel n'est-il plus de saison?

Mais allez, avec vous mes camarades, hier comme aujourd'hui, on ne lâche rien. Sur des bases de classe. Pour une alternative de justice et de progrès social.

 

http://npa49.free.fr/local/cache-vignettes/L490xH319/037-c109c.gif

Roger Colombier


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Quel choix a fait votre député : Assemblée nationale - Analyse du scrutin n°840 - Deuxième séance du 24/06/2014

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:07
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Suite à la manifestation du 22 février à Nantes contre les menaces d’expulsion de la zad et de démarrage des travaux de l’aéroport, nous faisons face à une campagne continue d’arrestations. Fait nouveau dans ce pays, ces arrestations se font en majorité à posteriori, sur des bases d’images vidéos, d’appels à délations et de croisements avec des fichiers politiques.

La manifestation du 22 février avait regroupé plus de 50 000 personnes et 500 tracteurs. Son parcours avait été prohibé, au dernier moment, par le Préfet. Mais des milliers de personnes ont décidé de braver la zone rouge et se sont, de fait, mises ainsi dans l’illégalité. Le jour même la répression policière, à coup de gaz, grenades et flashballs, a été particulièrement féroce. 3 personnes y ont perdu l’usage d’un oeil. Dans les semaines qui ont suivi la manifestation, une campagne politico-médiatique de diabolisation s’était mise en œuvre, sans succès, pour diviser et fragiliser le mouvement. Au final le gouvernement n’a eu d’autre choix que de mettre le projet d’aéroport en stand-by pour une durée indéterminée et peut-être à jamais.


Mais 4 mois après, l’État continue à se venger de cet affront, sur le plan judiciaire : en isolant des personnes et groupes qu’il incarcère pour distiller la peur au plus grand nombre. Une vingtaine de personnes arrêtées dans les semaines et mois qui ont suivi la manif’ sont déjà passées en jugement. Une d’entre elle a été condamnée à un an de prison ferme pour avoir fabriqué et utilisé des fumigènes. Une manifestation de soutien aux inculpés et blessés a déjà regroupé plus de 1500 manifestants le 19 mai. La solidarité continue à se diffuser, avec des appels à rassemblements de soutien lors de deux nouvelles journées de procès d’inculpés du 22 février.

 

Dans ce contexte et deux jours avant le procès du 19 juin, 6 nouvelles arrestations sont survenues. Un jeune rennais a été arrêté mercredi matin à domicile, inculpé pour des faits de dégradation pendant la manifestation du 22 février. Il est resté en garde à vue jusqu’à son passage devant le juge ce jeudi. Après avoir refusé la comparution immédiate, il a été remis en liberté jusqu’à son procès le 10 juillet.


5 autres ont été arrêtées mardi suite à un contrôle par la bac, soit-disant "de routine", sur le périphérique nantais. Parmi elle, R. une des personnes qui devait passer en procès jeudi et se rendait à Nantes pour voir son avocat avec des amies. Après 48h de garde à vue, 4 d’entre elles se sont vues inculpées de recel, soupçonnées d’une sombre histoire de vol de lampe frontale, et de refus d’identification (signalétique et adn). Beaucoup plus grave, elles se voient accusés, sous prétexte de la présence dans leur voiture d’affiches d’appel au rassemblement du 19 et du 27 juin ainsi que d’une boîte à outils, d’"association de malfaiteur", en l’occurrence "entente établie en vue de commettre un rassemblement armé devant le tribunal de Nantes". Ils risquent jusqu’à 5 ans de prison pour ce délit. Le ministère public a demandé le maintien en détention provisoire pour deux d’entre elles, en argumentant sur l’"absence de garantie de représentation" de l’un et sur le "passé activiste" de l’autre. Au final le juge a confirmé la mise en détention du premier et la libération des 3 autres, avec contrôle judiciaire et interdiction de présence en Loire Atlantique et ce jusqu’à leur procès le 18 juillet.


Sur les 4 personnes qui sont passées en procès aujourd’hui pour des faits liés à la manifestation du 22 février, R est inculpé sur la base de photos floues, montrant une personne masquée levant la main en direction de l’hôtel de ville et d’une autre photo montrant quelqu’un sortant du local de Vinci avec un fumigène. R avait été identifié comme étant cette personne sur la base des fiches politiques de la DCRI et d’une photo de lui à 13 ans. R a nié être cette personne. Sur la simple base des photographies, la juge l’a condamné à 9 mois de prison avec sursis, interdiction de se rendre en Loire-atlantique pendant deux ans et à une amende de 4500 euros pour les dégâts occasionnés sur la mairie. En somme elle a appliqué à la lettre les réquisitions de la procureur. Celle-ci avait reconnu à demi-mot que le dossier était vide, mais avait placé la décision sur un plan politique en argumentant sans état d’âme, qu’en l’absence de preuves plus probantes, la juge devait prendre parti malgré tout entre le ministère public et la défense.


3 autres personnes ont été condamnées. K, accusé d’avoir jeté d’avoir jeté des pavés en direction des forces de l’ordre et interpellé en possession d’un marteau et d’un burin, a été condamné à 4 mois avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve (obligation de trouver du travail) et 105 heures de tig. C. accusé de participation à attroupement armé et jet de canette sur les forces de l’ordre a été condamné à 2 mois avec sursis simple. G arrêtée en possession d’un marteau a été condamnée à un mois de sursis.


Après le succès du 22 février, l’impossibilité d’expulser la ferme nouvellement occupée à Saint-Jean du tertre et d’empêcher l’acheminement et la construction d’un nouveau hangar au rosier, l’État se venge comme il peut face à un mouvement qui ne cesse de monter en puissance. Pour paralyser la contestation, il vise tout d’abord à faire accepter la mis en place de nouveaux dispositifs répressifs. Ceux-ci nous concernent tous et toutes car ils menacent les possibilités de lutte en général. Ils s’attaquent à présent aux soutiens et amis des inculpés : les manifestations de solidarité deviennent des "associations de malfaiteurs". Aujourd’hui, deux cents personnes se sont rassemblées malgré tout devant le tribunal de Nantes.


Nous ne nous laisserons pas gagner par la peur. Plus que jamais, une solidarité massive doit se construire à l’échelle du mouvement contre l’aéroport et bien au-delà. Le prochain moment pour l’exprimer sera le 27 juin, de nouveau devant le tribunal de Nantes et partout ailleurs où des rassemblements et actions pourront s’organiser.


Des manifestant-e-s du 22 février, des occupant-e-s de la zad, des collectifs et personnes en lutte

 

Source.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/80/24/02/20140401/ob_792f35_10003984-10152301064806718-97884909-n.jpg


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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:01

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24 juin 2014 à 15h, les agents de Pôle emploi Paris Laumière, en grève depuis 5 jours pour dénoncer le manque d'effectifs, ont été rejoints par des collectifs de chômeurs, précaires, agents de pôle emploi, intermittents et intérimaires. Devant le mutisme de leurs directions, ils ont décidé d'aller les rencontrer à la direction générale, au siège de Pôle emploi, rue du docteur Gley, Paris 20e. 

Après un accueil musclé des agents de sécurité, ils ont été bloqués au mépris des règles élémentaires de sécurité dans le hall d'accueil. Certains d'entre eux ont voulu profiter de l'ouverture d'un sas de sécurité et ont subi la violence physique d'un des vigile. Une personne est en état de choc. La police venu constater l'agression s'est vu refuser l'entrée du bâtiment pendant 20 minutes. 

Les occupants continuent d'exiger d'être reçus. Mais la direction refuse toute entrevue. Dix occupants ont pu pénétrer dans les étages et sont allés rencontrer les délégués syndicaux réunis en comité central d'établissement. Des échanges ont eu lieu sur les évolutions de l'organisation de Pôle emploi (sous-traitance, baisse d'effectifs, mise en concurrence des conseillers, privatisation) et sur le "pacte de responsabilité" et la nouvelle convention chômage. Parmi les délégués syndicaux n'ayant pas quittés le CCE, certains manifestent leur soutien envers les grévistes de Pôle emploi ainsi qu'envers les chômeurs, précaires, intermittents et intérimaires en lutte. 

Mouvement soutenu par: SNU Pole emploi ,FSU, Solidaires ,SUD emploi,CIP-idf

 

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:55

 

Publié le 24/06/2014 à 13:51 par najatehaie

 

 

http://najatehaie.n.a.pic.centerblog.net/373b0630.pngArnaud Montebourg visitant le site Alstom de Belfort en mars 2013 (photo © S. Bozon/AFP).

 

 

Après Peugeot, Alstom ou le « retour de l’État stratège »… Plusieurs syndicats souhaitent que l'État « nationalise » la dette de la SNCF et de RFF… Nouvelle donne de la mondialisation ou faux-semblants au moment où l'Argentine se retrouve, elle, au bord du gouffre sous les coups des fonds vautours et de la Justice américaine. L’État et le marché convolent à nouveau pour le pire du mélange des genres. Rétablissons les choses au nom d'une autre vision du monde.



Détour par l'Argentine d'abord parce qu'elle se retrouve à une décennie d'intervalle dans une situation impossible, menacée cette fois de défaut de paiement à très court terme. Sa dette souveraine en est la cause. Une dette pour partie absolument illégitime puisqu'elle relève dans ce cas précis de l'action des fonds vautours qui ont refusé à l'époque de participer à la restructuration quand 95 % des détenteurs de papiers argentins en acceptèrent la perspective et les modalités. L'une n'était pas discutable au nom de l'intérêt général, les secondes l'étaient comme elles le sont toujours. Un de ces fonds voyous, prêteur de 50 millions de dollars à l'époque, en réclame aujourd'hui 1,3 milliard. Le pire, c'est que la Justice américaine jusqu'à la Cour suprême avalise cette tentative d'extorsion de fonds arguant que l’État argentin ne pouvait imposer à tous ses débiteurs une restructuration de sa dette et qu'il n'est nullement fondé aujourd'hui à distinguer entre ceux-ci en remboursant les uns et en ignorant les autres. Tous les États, en particulier européens, sont à ce titre concernés. Si ce jugement, marqué du sceau de la culture de marché nord-américaine, devait s'imposer, alors plus aucune restructuration ne serait sécurisée nulle part sur la planète. L'existence d'un tribunal arbitral international en la matière ne s'en trouve que plus fondée, mais à la condition impérative qu'il soit inspiré par l'intérêt général et non par la présupposée légitimité de tous les intérêts privés. C'est l'un des enjeux du Traité transatlantique en cours de négociation dans l'opacité entre Washington et Bruxelles. Les Européens ont donc tout intérêt à se déclarer solidaires de Buenos Aires en imposant d'autres critères que le jeu sauvage du marché pour régir les échanges économiques.

Là où tout se complique, c'est que cultures et pratiques économiques ne se conjuguent pas harmonieusement de part et d'autre de l'Atlantique. Aux États-Unis, où la culture de marché irrigue tous les pores de la société, l’État sait imposer sa loi au marché au nom de l'intérêt supérieur du pays. C'est ainsi que les banques, d'origine américaine ou étrangère dont BNP-Paribas, passent à la caisse les unes après les autres pour leurs fraudes et opérations illégales en tout genre. Le Trésor américain a ainsi récupéré plusieurs dizaines de milliards quand ses homologues européens sont à la diète faute de la moindre poursuite judiciaire à l'encontre des pratiques délinquantes des établissements bancaires, dans le déclenchement et le déroulement de la crise de 2008-2013 notamment. Hollande s'est même fait rembarré par Obama quand il a prétendu plaider au nom de BNP-Paribas sur le thème « une amende oui, mais raisonnable ». À l'inverse et à l'initiative de Montebourg, le gouvernement Valls s'est lancé à corps perdu dans un remake du mécano industriel d'antan, du temps du Général. Chez Peugeot comme chez Alstom, l’État entre ou monte directement au capital d'entreprises jugées stratégiques. Il n'a pas ou plus les moyens d'assumer correctement ses missions dans l’Éducation ou la santé, mais il va dépenser des milliards à jouer l'actionnaire, qui plus est minoritaire, serait-il celui de référence. Ce n'est pas à proprement parler une « nationalisation » avec prise de contrôle des manettes, mais un « droit de veto », prétend-il, ou plus exactement une « garantie » qu'il paiera quoiqu'il arrive et à supposer qu'il en ait encore les moyens. C'est à cette mesure que les investisseurs privés, y compris américains, sont consentants à pareille aubaine, quitte à améliorer à la marge leur mise initiale comme vient de le faire GE.

Ce mélange des genres et des responsabilités procède d'un mirage que cultivent Montebourg et quelques autres, celui de la revitalisation de l’État-nation. On est parti dans l'affaire Alstom d'un « Airbus – européen – de l'énergie » pour aboutir à une co-entreprise plurielle américano-française. Du point de vue du marché, cela s'entendait et nous l'avions dit et écrit dès le départ. Du point de vue des intérêts des contribuables français et de l'Europe, c'est plus discutable quand l’État met la main à la poche. Fallait-il en effet que l’État-nation intervienne à grand renfort de moulinets et de milliards ? D'autant que l'on imagine sans peine l'impasse que constituerait une généralisation du modèle. À ce titre, il n'est pas davantage souhaitable que l’État, sauf à se mettre en faillite, « nationalise » les dettes des entreprises, assumeraient-elles des missions d'intérêt général comme la SNCF et RFF. Il n'en va pas différemment quand l’État capitulant sur l'écotaxe poids lourds, renonçant de ce fait au financement de plusieurs projets de transport en commun, s'apprête à investir directement dans une co-entreprise avec des investisseurs privés. Il faut plutôt aller vers une claire répartition des rôles et des responsabilités où la puissance publique, seule garante possible de l'intérêt général, se garde de jouer à l'actionnaire inspiré – elle ne l'est jamais – et se réserve en revanche de peser de tout son poids et de son autorité par la loi sur les conditions générales de la production et de la distribution des biens et services.  L’État ne peut en théorie et en pratique réguler le marché que s'il n'en est pas un des acteurs intéressés d'autant que, compte tenu des volumes de valorisation considérés, il ne saurait en être qu'un acteur mineur.  Cela vaut pour les Etats les plus puissants et à plus forte raison pour les États-nations européens en déclin. C'est le seul moyen d'éviter le double écueil soit du tout libéral où l’État disparaît ou presque de la scène en temps normal soit du tout bureaucratique où celui-ci est toujours omniprésent paralysant toute initiative qui ne procède pas de lui. Les peuples ont largement donné au XXe siècle dans ces impasses pour ne pas y revenir.

 

 

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 07:07

L-emir-du-Qatar-et-Francois-Hollande_pics_390.jpg

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ces derniers temps, il est de bon ton – quoique tardif – de s'émouvoir sur la déliquescence de l'Etat irakien. Un effroi légitime, un oubli étonnant face aux raisons de cet effondrement : vingt ans de guerre anglo-américaine, l'action de milices financés par les pétro-monarchies.

 

Ce lundi 23 juin, le président Hollande reçoit l'émir du Qatar à Paris. « Notre ami l'émir Al Thani » sent le souffre : soupçon de corruption généralisée pour une Coupe du monde où plus de 1 500 esclaves sont déjà morts sur les chantiers et financement du terrorisme islamiste radical.

 

La « diplomatie des droits de l'Homme », paravent hypocrite justifiant les interventions au nom des intérêts français en Syrie, au Mali, en Centrafrique.

 

Un alibi qui s'arrête aux frontières de nos dictatures amies comme la Syrie ou l'Arabie saoudite, un prétexte qui tombe face à la promesse de contrats juteux pour nos marchands de canons, nos bâtisseurs de projets immobiliers monstreux où meurent les esclaves des temps modernes.

 

SNCF/RATP, Alstom, Dassault : investir au Qatar plutôt qu'en France !

 

Pour notre Président, l'odeur du souffre cède à celle du gaz. Pour les entreprises publiques comme privées, le Qatar est synonyme de contrats à neuf chiffres. Trois accords de coopération ont été signés pendant la visite de l'émir du Qatar.

 

La SNCF ne parle que de dette du ferroviaire, d'argent perdu à cause des grévistes en France … or, les caisses ne sont pas vides, la SNCF est une entreprise très profitable qui investit de plus en plus ses profits à l'étranger dans des contrats négociés par ses filiales.

 

Au Qatar, c'est Systra, filiale de la RATP et la SNCF, qui va concevoir et superviser la construction de la ligne 1 du métro de Doha : un contrat de 170 millions de $ à la clé.

 

En France, Alstom est une entreprise en crise contrainte au rachat par Siemens ou General Electric. Mais de l'argent il y en a chez Alstom capable avec Vinci de finaliser la construction du tramway de la ville de Lusail au nord de Doha : 2 milliards de $ en jeu.

 

Troisième contrat négocié par le « commis du patronat » Hollande, celui associant la Caisse des dépôts et Qatar Investment Authoriyty – un des principaux fonds souverain au monde – pour le financement des PME innovantes françaises.

 

Enfin, Hollande a les yeux qui brillent face à la promesse potentielle de vendre les invendables Rafale de Dassault –meilleur en trafic d'influence en France qu'en conquête de marchés à l'étranger  dans le cadre d'un appel d'offre pour 72 chasseurs-bombardiers.

 

La montée de l'Etat islamique d'Irak et du Levant :

 

le Qatar un interlocuteur voué à la paix dans la région ? (sic)

 

Dans les rapports filtrant dans la presse, sont évoqués des « discussions » autour de la situation en Irak, de la destruction programmée du pays, miné par les rivalités confessionnelles, saccagé par une insurrection islamiste en lien étroit avec ce qui se passe en Syrie.

 

La France fait du Qatar un interlocuteur crédible, vouée à la paix et la stabilité dans la région : de qui se moque-t-on ?

 

En août 2012, François Hollande recevait déjà l'émir du Qatar pour « constater leur convergence de vues » et décider de « coordonner leurs efforts » en vue d'une « transition politique en Syrie », confiant ouvertement l'aide apportée par les Qataris à l'Armée syrienne libre (ASL).

 

Le Qatar a été à l'avant-garde du soutien diplomatique à la rebellion syrienne, on se souvient que la première ambassade des opposants syriens avait été ouverte à Doha en avril 2013, ou de l'organisation il y a un an d'une Conférence des « Amis de la Syrie » à Doha encore qui actait une radicalisation de l'aide logistique apportée à la rébellion.

 

Deux ans après, en Syrie, les islamistes fondamentalistes dominent la rébellion, multiplient les exactions, s'attaquent désormais aux « modérés » : la lutte est désormais entre les tenants officiels d'Al Qaeda « le Front al-Nosra » et les dissidents de l'Etat islamique de l'Irak et du Levant (EIIL) !

 

Déchirée par les luttes intestines, les rivalités entre pétro-monarchies qataries et saoudiennes, la rébellion syrienne a essaimé dans la région, en particulier les sinistres djihadistes de l'EIIL, considérés comme la milice la plus riche de la région.

 

On se rappelle qu'en juin 2013 le Financial Times révélait que le Qatar aurait livré pour au moins de 3 milliards de $ d'aide financière à la rébellion dominée par les milices islamistes sunnites. Si l'aide apportée aux groupes islamistes est indéniable, le Qatar prétend ne pas soutenir spécifiquement la rébellion d'EIIL.

 

Pourtant, c'est l'Arabie saoudite et le Qatar qui sont pointés du doigt dans le développement irrésistible de l'EIIL non seulement par l'Iran, la Syrie mais aussi par le chef du gouvernement irakien Nouri al-Maliki.

 

Des soupçons qui suscitent la réserve même des Etats-unis qui – contrairement aux dirigeants socialistes français va-t-en guerre – commencent à reculer sur l'interventionnisme en Syrie, puis en Irak, et à envisager des formes de coopération restreinte avec l'Iran.

 

Si il est difficile de connaître exactement les sources financières de la prospérité de l'EIIL – outre le fruit de ses enlèvements et détournements –, il est certain que la milice est financée par des bailleurs issus du pays du Golfe, que ce soient les Etats directement, ou des financiers « privés ».

 

Dans des pays comme le Koweit, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, ou le Qatar où les liens sont si étroits entre milieux étatiques, financiers et religieux, cette distinction est néanmoins très floue.

 

Soutien financier direct de l'Etat qatari à l'EIIL jusqu'à remontrance occidentale, ou soutien respectif au Qatar à Al-Nosra, et de l'Arabie saoudite à l'EIIL : les différents schémas explicatifs mettent le Qatar au centre de la déstabilisation de la Syrie puis de l'Irak.

 

Récemment, la presse iranienne Fars a même avancé des preuves d'un document issu de l'ambassade du Qatar en Libye selon quoi le gouvernement qatari avait favorisé le recrutement de 1 800 mercenaires nord-africaines pour aller combattre auprès de l'EIIL en Irak.

 

Dans la guerre des propagandes, il est parfois difficile de faire le tri mais cette information paraît tout sauf invraisemblable au vu des antécédents du Qatar dans la région.

 

Combien de temps va-t-on encore laisser le Qatar, les pétro-monarchies réactionnaires, avoir une telle influence sur la politique étrangère de notre pays, et tant d'influence sur l'avenir de l'ensemble du monde arabe, au détriment des peuples de la région.

 


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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:30


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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'été sera chaud sur les rails, pas seulement en France mais aussi en Belgique où le principal syndicat cheminots, la CGSP, a lancé un appel à la grève nationale pour le 30 juin pour lutter contre la politique de casse du service public du rail incarné par la SNCB.

 

Les cheminots français ne sont décidément pas seuls. Mais les travailleurs du rail belges ne se contentent pas de messages de solidarité, effectivement envoyés à leurs camarades français. Place à la solidarité de fait, avec une journée de grève générale dans le secteur pour le 30 juin.

 

36 jours de congé en retard par an et par cheminot en Belgique !

 

Un mouvement de grève lancé par la CGSP – la centrale des services publics de la FGTB (proche des socialistes historiquement) –, alors que la CSC Transcom et la SLFP, respectivement syndicats chrétiens et libéraux du secteur, ont réservé leur participation à l'action.

 

Si la direction de la SNCB, préoccupée à l'approche des vacances, a tenté une ultime conciliation ce vendredi par l'intermédiaire de son nouveau gestionnaire du personnel, HR-Rail, la CGSP a considéré qu'aucune concession n'avait été faite sur les revendications des salariés de la SNCB.

 

La revendication numéro un, souvent la seule relayée par la presse belge, c'est la régularisation des « jours de liberté », de repos, accumulés mais non octroyés aux salariés de la SNCB : en tout 1 million de jours pour les 35 000 cheminots, soit 36 jours de congé en retard par personne !

 

Les « réformes ferroviaires » depuis 2005 :

précarisation du personnel, privatisation de la SNCB, dégradation du service

 

Toutefois, la colère des cheminots belge va au-delà de cette question. Elle remet en cause les « réformes ferroviaires » qui ont touché le secteur depuis 2005 et n'ont contribué qu'à précariser le personnel, dégrader le service public, et progressivement casser la SNCB.

 

Les craintes des syndicats cheminots portent avant tout sur le recrutement du personnel de la SNCB, tant en quantité qu'en qualité.

 

En quantité, car les effectifs de la SNCB fondent depuis une dizaine d'années, ce sont en moyenne 500 à 1 000 emplois qui sont perdus cette année. De 2004 à 2014, on est passé de 40 à 35 000 employés à la SNCB.

 

En qualité également, avec le développement des emplois non-statutaires dénoncés par les syndicats depuis des années, qui se sont nichés dans les filiales de la SNCB, et qui remettent en cause le statut unique du cheminot qui est la norme d'emploi dans l'entreprise publique.

 

Les secteurs pionniers de cette filialisation ont été, comme ailleurs : la logistique-l'entretien (« B-Logistics »), le fret (« B-Cargo »), sans oublier l'essor des activités de consulting liés aux projets informatiques (« Ypto »).

 

Or, ce processus de dégradation des conditions d'emploi est indissociable de la casse de la SNCB, but ultime des différentes « réformes ferroviaires » menées depuis 2005.

 

L'éclatement de la SNCB, un cas éclairant pour la France

 

Une réforme en deux phases.

 

En 2005, la SNCB a été éclatée en trois groupes, avec la séparation de l'infrastructure, coûteuse et confiée à l'entreprise publique « Infrabel », et de l'exploitation du réseau, laissée entre les mains de la SNCB, se préparant à l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs intérieur.

 

Trois groupes car une troisième entité avait été créée, chapeautant les deux autres, la « SNCB Holding », propriétaire du patrimoine immobilier, employeur de l'ensemble du personnel et chargée de coordonner les efforts entre les trois entités.

 

Cette troisième entité, « SNCB-Holding », avait été présentée comme une contre-partie aux syndicats, une façon de garantir le maintien d'un statut unique des cheminots, et d'une structure unifiée dans la nouvelle SNCB.

 

L'évolution des conditions d'emploi à la SNCB a prouvé que ceci n'était que poudre aux yeux : l'éclatement de la SNCB en trois entités a été le point de départ de la casse du statut par la filialisation accélérée, concurrence intégrée au sein même de l'entreprise publique.

 

En 2014, ces trois entités ont été officiellement fusionnées en deux : la SNCB Holding était ré-intégrée à la SNCB, opérateur historique du réseau, tandis qu'Infrabel restait à la tête de l'infrastructure …

 

Ce qui n'empêche pas la création d'une nouvelle troisième entité, HR-Rail gérant l'ensemble du personnel. L'usine à gaz dénoncée avec l'éclatement de la SNCB en trois continue.

 

Le faux argument de la dette, prétexte à l'éclatement de la SNCB

 

L'argument avancé alors en 2005, et encore en 2014, pour la séparation de l'infrastructure et de l'opérateur est celui de la dette du ferroviaire : 4 milliards d'euros en 2014.

 

Là encore, un argument de la dette qui ne tient pas à l'analyse, même sommaire. Dernier scandale en date, le service de la SNCB dédié à la liaison avec l'aéroport de Bruxelles et construit en PPP (Partenariat public-privé) entre Infrabel et l'entreprise privée Diablo.

 

Diablo a financé 300 des 678 millions d'euros du projet en échange de la propriété du projet pendant 35 ans.

 

Entre la rente payée par Infrabel (9 millions par an), la taxe sur les billets versée par les voyageurs (4,40 € par ticket), et même un montant forfaitaire par billet vendu par la SNCB (0,5 % de tous les billets) : c'est 922 millions d'euros assurés pour Diablo, soit trois fois l'investissement initial !

 

Comble de cette chère politique de privatisation, Infrabel a intégré une clause qui lui permet de poursuivre la SNCB et de récolter 1 milliards de dommages si le nombre de voyageurs par an est inférieur à 4,5 millions. Actuellement, il peine à dépasser les 3,5 millions de voyageurs par an.

 

Un hold-up sur le dos du contribuable qui pourrait faire passer la dette du ferroviaire de 4 à 5 milliards par an.

 

« Plan transport 2014 » de la SNCB : les usagers, premiers pénalisés

 

Le prétexte de la dette légitime dans le « Plan de transport 2014 » de la SNCB une dégradation inédite du service public du rail.

 

C'est d'abord la suppression de centaines de trains – notamment les premiers et derniers, mais aussi la quantité de trains aux heures de pointe –, la hausse des tarifs et des trains aux trajets toujours plus longs. Un exemple, le Bruxelles-Namur mettait 48 minutes en 1938, contre 51 minutes aujourd'hui !

 

Les usagers sont les premiers pénalisés par les réformes ferroviaires et la casse de la SNCB : le taux de ponctualité des trains est passé de 93 % en 2004, contre 86 % en 2012.

 

Les cheminots belges, comme ceux français, se battent non seulement pour défendre leurs droits, leurs conditions de travail mais aussi le droit des usagers à un service public de qualité et accessibles.

 


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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 08:57

Versailles, le 19 juin 2014


Madame, Monsieur,


Les cheminots sont en grève dans tout le pays depuis 9 jours déjà, à l’appel national des fédérations CGT et Sud-Rail, auquel s’est joint FO, contre le passage en force au parlement d’un projet de loi portant réforme ferroviaire.


cheminot

 

Ce projet est absolument néfaste aux intérêts des cheminots et des usagers, car il porte en lui le démembrement de la Société Nationale des Chemins de fer Français et une harmonisation sociale par le bas de nos conditions de travail, le tout, dans le but avoué de favoriser l’ouverture généralisée du réseau à la concurrence.


Le relevé de décision, remis le jeudi 12 juin dernier par le secrétaire d’Etat aux transports, Monsieur Cuvillier, aux organisations syndicales CGT et UNSA et signé vendredi 13 juin par la CFDT et l’UNSA, n’est pas de nature à calmer les cheminots, car il ne s’agit que d’une réécriture à la marge du projet de loi initial.

 

I. Sur le volet structuration de la SNCF


Malgré les effets de manche du gouvernement, les effets d’annonce, ce projet de loi ne dispose pas d’une réunification de la « roue et du rail », de RFF et de la SNCF.


C’est en vérité un renforcement de la division actuelle, avec le transfert de plus de 50 000 agents de l’actuelle SNCF vers RFF, rebaptisée « SNCF Réseau ».


Les incohérences de l’organisation actuelle et ses fameux doublons n’en seront évidemment que renforcées.


Les incohérences de ces doublons ne seront pas gommées par la mise en place d’un « EPIC de tête », simple paravent d’unicité… au sein d’un groupe de 3 entreprises distinctes !

Les engagements du ministre, dans le « relevé de décision » ne sont pas de nature à nous satisfaire : bien qu’il soit envisagé de créer un CCE commun aux 3 EPIC (ce qui ne paraît même pas légal en l’état actuel du droit) et de renforcer les prérogatives de l’EPIC de tête, l’éclatement de la SNCF en 3 entreprises distinctes demeure !


Pour nous, une véritable réunification de RFF et de la SNCF s’impose pour en finir avec la désorganisation du réseau issu de la création de RFF : il faut réintégrer RFF au sein de l’EPIC SNCF !


II. Sur le « cadre social harmonisé »


Le projet de loi vise l’abrogation du régime spécifique de travail des cheminots (nos actuels RH 77 et 677), auxquels se substituerait une convention collective de branche négociée par les organisations syndicales et le patronat de l’UTP.


Le gouvernement ne pouvant donner aucune garantie sur le niveau de cette convention collective, un décret socle devrait être produit pour en fixer les cadres minimums, qui tout naturellement devrait être les règlements actuellement en vigueur en matière d’organisation du travail à la SNCF, soit les RH 77 et 677.


En l’état, les modalités de négociation visée par l’article 14 de ce projet ne permettent pas une négociation sur une base équitable et sereine.

 
En effet, la date butoir d’existence du décret 99-116 figurant dans cet article met sous contrainte les organisations syndicales des salariés dans le cadre de la négociation et, inversement, met les organisations patronales dans une posture favorable.

La convention collective ne peut se discuter sur la base d’un terrain vierge de toute règlementation comme le provoque cette date butoir, mais sur l’existant à savoir le décret 99-116 s’appliquant à 95% des salariés du ferroviaires qui seront sensés dépendre de cette convention collective.


Si le projet de loi se voulait respectueux et équitable concernant la négociation de la convention collective, la date figurant à l’article 14 devrait être retirée pour que la phase transitoire d’application du décret 99-116 courre jusqu’à la finalisation de la convention collective ferroviaire.


Pour nous, les cheminots ne doivent pas voir leurs conditions de travail revues à la baisse sous prétexte d’ouverture à la concurrence, le gouvernement doit prendre ses responsabilités en matière de règlementation du travail en matière ferroviaire, car cela est la condition d’une sécurité ferroviaire de haut niveau : Il faut produire un décret-socle reprenant nos RH 77 et 677 comme base minimum et permettre ainsi, sans date butoir, des négociations équitables entre syndicats et UTP pour bâtir une convention collective de haut niveau.


Mesdames et Messieurs les parlementaires,


Les discussions à l’Assemblée Nationale et au Sénat qui précèdent le vote de cette loi auraient dû permettre à l’ensemble du pays de s’emparer de ce débat qui est une grande cause populaire, concernant autant les cheminots que les usagers, le gouvernement n’en a pas voulu, préférant le passage en force.


Il vous revient la responsabilité de la destruction de l’entreprise historique et structurante, la SNCF, ou de faire le choix d’une véritable réunification du rail au sein de l’EPIC SNCF.

De même, il vous revient la responsabilité de raser l’ensemble de l’organisation du travail à la SNCF, sans aucune garantie sociale claire dans les négociations, avec une date butoir au-delà de laquelle quoi qu’il puisse arriver, elle sera abrogée, où de pérenniser l’organisation du travail actuelle de la SNCF, en l’étendant à tous les cheminots en la fixant par un décret socle comme un cadre minimal à toute négociation.


Nous continuerons à utiliser tous les moyens à notre disposition pour porter ce débat en pleine lumière et mettre vos discussions et votre vote sous la surveillance des cheminots mobilisés.


Veuillez recevoir, Mesdames et Messieurs les parlementaires, nos salutations.


L’Assemblée Générale des cheminots grévistes de Versailles

 


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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 08:33

23 Juin 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Oui, parce que c'est important, que pour tout baigne dans l'huile, nous les patrons et vous les eurodéputés on soit sur la même longueur d'onde, comme ça se fait déjà en Gaule avec notre cher ami François 2 à l'Elysée et son porte-voix syndical(sic) la CFDT.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/61/83/70/20140622/ob_3d5c51_lettre-du-medef-aux-europdeputes.jpg

 

Voilà le courrier adressé par le MEDEF aux députés socialistes (coucou à toi Edouard Martin, le zorro de Florange qui n'a n'en rien dit), aux députés de droite. Même aux eurodéputés d'extrême droite, comme quoi ceux du château de Montretout à Saint-Cloud sont du côté du prolétariat.


Par contre, les autres eurodéputés français n'ont pas reçu ce type de missive.

 

Bon, quand je vous disais que l'UE est à la solde du capital et qu'on ne peut pas changer un rouage du capitalisme à moins d'abolir ce dernier, certains ont fait la moue en objectant: "Europe sociale, Europe sociale"! Comme si une poignée de députés sur 751, dans un système antidémocratique au possible et où, de plus, les ficelles sont tirées par les 28 gouvernements de droite, sociaux-démocrates ou de coalition droite-socialiste, pourrait inverser la chose?


Anne, ma soeur Anne, ne vois tu rien venir dans l'abstention populaire ?

 

En parlant d'abstention, les élections se suivent et se ressemblent en France. 1er tour de l'élection législative partielle dans la 21ecirconscription du Nord (Valenciennes) ce dimanche:


Abstention 74,1%

Droite 47,02%

Extrême droite 18,69%

Fg Pcf 10,27%

Divers droite 10,18%

Ps 7,12%

Eelv 3,56%


Seules la droite et l'extrême droite sont qualifiées pour le 2e tour.

 

En juin 2012, 1er tour: 53, 58% de votants. Droite 42,99%, Fg Pcf 24,33%, Extrême droite 14,08%. 

Les 2 premiers étaient qualifiés pour le 2e tour et Borloo était élu avec 55,83% contre 44,17% au Fg Pcf (participation 53,58%).


 

Roger Colombier

 


 


 


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