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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:19

Vivre en maison de retraite coûte cher en Allemagne (comme en France d’ailleurs). Entre 2 900 euros et 3 400 euros par mois. 400 000 retraités allemands seraient aujourd’hui dans l’incapacité de payer une telle somme. La solution (néolibérale) ? Délocaliser les maisons de retraites dans les pays de l’Est. Plus de 10 000 Allemands vivraient aujourd’hui en Hongrie, République tchèque ou Slovaquie, révèle une enquête du quotidien britannique The Guardian. La Thaïlande ou les Philippines accueillent également de plus en plus de retraités allemands.

 

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Mêmes principes que pour les délocalisations d’usines : là-bas, le « coût du travail » est plus faible, tout comme la construction et l’entretien des bâtiments, les coûts de fonctionnement (blanchisserie, restauration...). Bref, les maisons de retraite y sont plus compétitives, les vieux y coûtant moins chers.


« Déportation inhumaine »

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Des associations allemandes dénoncent une « déportation inhumaine ». Une partie de ces retraités partent pour avoir accès à des soins moins chers, d’autres subissent cette délocalisation. En particulier les personnes atteintes de maladies dégénératives, parfois inconscientes de ce transfert. Celui-ci peut avoir de graves conséquences sur leur état de santé. « Les personnes atteintes de démence sénile, en particulier, peuvent avoir des difficultés à s’orienter dans une culture tout à fait étrangère, avec une langue totalement différente, parce qu’ils vivent complètement dans un monde composé de leurs souvenirs passés », souligne Sabine Jansen, présidente de la Société Alzheimer d’Allemagne.


Pendant longtemps, le secteur de l’hébergement de personnes âgées a fonctionné en Allemagne grâce à l’emploi massif de travailleurs non qualifiés venus de l’Est. Et payés moins cher. Une solution qui atteint aujourd’hui ses limites, dans un pays qui connaît l’un des plus rapides vieillissements. L’Allemagne devrait compter 4,7 millions de personnes dépendantes en 2050. Le nombre de retraités ne pouvant pas payer un loyer en maison de retraite augmente de 5 % par an.


La loi européenne interdit pour le moment aux organismes d’assurance de signer directement des contrats avec des maisons de retraite en dehors de l’Europe. Mais face à la situation, la législation pourrait évoluer.

Et demain, tous les retraités européens, dépendants ou malades, seront-ils contraints de passer leurs vieux jours en Grèce ou au Bangladesh ? Sur ce sujet également, faudra-t-il s’inspirer du « modèle allemand » ?

 

En France, on expulse bien les nonagénaires des maisons de retraite...

 

PAR AGNÈS ROUSSEAUX  ( Basta!) 



 


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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 11:31

Déclaration du Front Syndical de Classe

 

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Négociation marché du travail :

pièges et mensonges !

 

Pour créer des emplois, gouvernement socialiste, MEDEF, éditorialistes des grands médias et économistes médiatiques sont d’accord : les entreprises doivent être "sécurisées", c’est-à-dire qu’elles doivent pouvoir licencier à volonté ; ce sont les "contraintes" du code du travail, les procédures juridiques et les coûts des plans sociaux qui gênent nos licencieurs !

 

En gros donc, ce n'est pas leur système économique qui génère crise et misère : ce sont les garanties et droits conquis par les travailleurs au long de décades de luttes parfois sanglantes qui seraient responsables du chômage de masse !

 

Et les syndicats sont priés de consentir à un accord soi-disant gagnant-gagnant comme y poussent les dirigeants de la CFDT, le recul essentiel sur les garanties encore existants étant camouflé derrière des "avancées" en matière de sécurité pour les travailleurs seulement évoquées (extension des complémentaires santé, « portabilité » des droits en cas de changement d'entreprise, amélioration de la formation et de l'information des salariés sur la stratégie de l'entreprise, droits des chômeurs renforcés …).

 

En camouflant de surcroît que derrière les acteurs de façade ce sont l'UE, les « marchés financiers » et les agences de notation qui trouvent trop rigide le marché français du travail et qui exigent sa flexibilisation !

 

En réalité, l’argument selon lequel le marché français du travail serait "cadenassé", trop rigide est un pur mensonge :

 

  • les CDD intérim c’est déjà 15% des emplois (plus qu’en Allemagne)

  • le taux de rotation trimestriel de la main d’œuvre dans les entreprises de plus de 10 salariés n’a cessé d’augmenter des dernières années (de 9 à 13%)

  • les CDD de moins d’1 mois, les contrats hyper courts ont augmenté de 90% en 10 ans

  • la rupture conventionnelle a fêté aujourd’hui son millionième salarié quittant une entreprise, cette rupture conventionnelle constituant la plupart du temps un licenciement déguisé, libérant l’employeur de ses obligations et laissant le salarié sans véritable défense.

 

Ce qui est donc planifié dans notre pays par le patronat, les multinationales, le gouvernement et l'UE, c’est encore plus de flexibilité et de précarité pour les travailleurs –dans le privé comme dans le public où a explosé le nombre de précaires, auxiliaires, contractuels…- non pas afin de créer des emplois et sécuriser les parcours professionnels, mais pour engranger encore plus de profits et briser toute volonté de résistance en aggravant et la précarité et la concurrence entre les salariés !

 

Là réside l’enjeu de classe du soi-disant "compromis historique" c'est -à-dire la poursuite de la guerre de classe menée depuis 30 ans au profit d’une infime minorité, avec la mise en cause de toutes les conquêtes sociales issues des luttes (1936, 1945 et le programme du Conseil national de la Résistance,1968 …).

 

Et ils veulent aller plus loin encore au nom de leur crise et de leur volonté d’en faire payer le prix aux travailleurs et aux couches populaires !

 

Pour sauver leurs profits et leurs privilèges, pour sauver l’euro, pour sauver la construction européenne, véritable outil de leur domination et de remise en cause de la souveraineté des peuples.

 

Nous devons savoir qu’il n’y a pas d’issue à la crise en acceptant de nouveaux sacrifices, le recul du pouvoir d’achat, la remise en cause du code du travail.

 

Ils veulent que les syndicats avalisent une politique déjà mise en œuvre sur le terrain comme c’est le cas à Sevelnord de PSA ou chez Air France, ou encore chez Renault en Espagne fondée sur le chantage : "ou vous acceptez les reculs sociaux où nous fermons l’entreprise, ou nous délocalisons !".

 

C’est cela même la mondialisation et la concurrence dans l’union européenne : la guerre de tous contre tous au profit d’une minorité d’exploiteurs qui tirent les marrons du feu !

 

C’est ce chantage qu’il faut briser par l’union dans la lutte !

Et c’est avec tout cela qu’il faut rompre pour commencer à sortir de la crise et du marasme !

Et pas d’autre issue que la lutte "TOUS ENSEMBLE en même tempspour commencer à triompher de la mise en concurrence et du dumping social !

 

Les organisations syndicales au pied du mur

 

La CFDT par la bouche du successeur de Chérèque (récompensé pour ses bons et loyaux services en étant nommé en conseil des ministres inspecteur général de l’Inspection générale des affaires Sociales et héritant de la présidence de la boîte à idées sociale-libérale Terra Nova) fait le forcing en vue de la signature de l’accord à l’issue des réunions de ce 10 et 11 janvier et condamne par avance toute résistance authentique ("Nous ne sommes pas en guerre" dixit Laurent Berger), ce qui en clair signifie en fait le refus de tout positionnement de classe et de lutte de classes sur ce sujet comme sur d’autres (les retraites par exemple).

 

La position de FO n’est pas encore fixée tandis que la CGT semble s’orienter vers un refus de signature de l’accord.

 

Il reste à appeler les travailleurs à l’action et à la résistance et pour les travailleurs et les syndicats de base eux-mêmes à faire triompher dans la pratique et dans leurs propres organisations (congrès prochains de la CGT et de la FSU) les principes gagnants qui ont fait leurs preuves : le rapport de force, la résistance pied à pied, l’union sur des bases de classes dans le concret des propositions et dans les idées !

 

Le Front Syndical de Classe

9 janvier 2013

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On peut lire dans "Valeurs actuelles du 3 au 9 janvier" :"La perspective d'avoir à payer des indemnités exorbitantes en cas de licenciement ou de voir un plan social annulé après plusieurs années pour vice de forme a amené les entreprises à recourir à des expédients qui, en définitive, leur sont préjudiciables comme à leurs salariés. "

 

La lutte des Goodyear d’Amiens –au-delà des difficultés actuelles qui montrent que rien n’est définitivement réglé- qui a empêché durant 5 ans la direction multinationale de fermer l’entreprise et entraîné la condamnation devant les tribunaux du plan social prévu, illustre l’obstacle que représente la législation actuelle à la stratégie de restructuration, de délocalisation et de liquidation industrielle.

C’est cela que le patronat, les classes dirigeantes et la social démocratie à leur service veulent contourner avec leur "compromis historique"!


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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 11:07

La Canaille, cheminot retraité ne pourra pas participer à l'élection des administrateurs salariés de la SNCF. Est-ce une raison pour autant pour s'en désintéresser ?

Vous imaginez bien que non, il faudrait autre chose pour le faire taire.

Comme c'est  aussi une question qui intéresse les usagers réguliers occasionnels ou potentiels de ce service public qui leur appartient raison de plus pour s'immicer dans le débat.

 

http://www.cheminotcgt.fr/new_site/essentiel_actu/new/img/bouton_voeux2013.png

La Canaille s'autorise d'user du logo de campagne de son organisation pour expliquer pourquoi si il avait le droit de participer au vote du 05 février il voterait CGT (mais est-ce une surprise ?).

 

La question est de savoir comment pour le service public échapper à la standardisation de la priorité à droite. 

 

Le mieux n'est-il pas de regarder comment la casse est faite de sinistres mélodies en sous sol, qui tient les instruments, qui distribue les partitions ?

 

Ses camarades actifs en ce début d'année ayant la tête dans le guidon compte tenu que simultanément à la préparation de cette échéance ils font face à une kyrielle d'agressions fomentée par la direction de l'entreprise. 


Comme Canaille le Rouge a eu le temps d'aller jeter un œil sur une de ces facettes techniques qui permet à la direction de l'entreprise publique de pousser les feux de la privatisation. Ne pas le garder pour soi et le mettre au pot commun des arguments qui doivent alimenter le bon résultat de la CGT à ces élections est façon de participer à cette campagne.


Notons de suite que les agressions tout azimut sus mentionnées, répression anti-syndicale comprise se produisent sans que la tutelle publique (ceux que guillaume III appelle affectueusement son actionnaire) ne le rappelle à l'ordre …et donc le laisse poursuivre.


La Loti (Loi d'orienation des transports intérieurs) qui met en place la SNCF de l'après 1983 (celle qui renouvelle la convention de 1937) prévoyait un certain nombre de procédures pour encadrer les textes régissant l'ensemble des procédures de gestion d'une entreprise qui n'appartient pas au gouvernement mais à la nation (les cheminots en particulier en 1995 se sont chargé de le rappelé à un certain Juppé qui n'était pas encore "papyumpéiste"). Au final des décrets pris en conseil des ministres après avis du Conseil d'Etat permettaient aux services juridiques de la SNCF d'avancer sur un terrain balisé par la volonté publique.


Cela faisait obstacle dans l'esprit ultra libéral de démantèlement des services publics et il fallait trouver autre choses. Les luttes pour empêcher la transpositions de la directive 91/440 qui eutrent aussi un echo fort dans les srvices internes de la SNCF et au ministère firent que les "libéraux" (lire totalitaires du capital) cherchèrent des pistes pour contourner lce fameux obstacle.


Cela a été le rôle des cabinets d'avocats par essence privés et libéraux, grassement rétribués par les directions de ces entreprises... dont la SNCF.


Une remarquable enquête du "Monde Diplomatique" de janvier vient à point nommé pour désosser ce fonctionnement, son auteur (Mathilde Goanec)  précisant qu'EDF, la Poste ou la SNCF n'ont pas cru devoir donner suite aux demandes de confirmation ou réfutation de l'existence de ces pratiques.


Rien que ce cadre déjà valide le besoin non seulement de disposer d'administrateurs représentants les cheminotes et les cheminots, mais vu la nature des projets et approches des différentes OS, l'expérience en matière d'orientation et défense de l'outil public de service public,  depuis le tire fond jusqu'aux  orientation stratégiques,  de faire que la représentation de la CGT des cheminots soit la plus importante possible.


Nous apprenons par cette enquête que "selon le rapport parlementaire rédigé en 2011 par les députés François Cornut-Gentille (Union pour un mouvement populaire, UMP) et Christian Eckert (Parti socialiste, PS), 102 millions d’euros ont été alloués à des prestations extérieures d’audit dans le cadre de la RGPP, dont 20 millions pour sa seule phase préparatoire. « Le principe affiché [de cette réforme] est de faire examiner les objectifs, les dépenses, les résultats et les modus operandi des grandes politiques publiques ministérielles par des équipes d’audit », explique Philippe Bezes, chercheur en sciences administratives et politiques. McKinsey, Boston Consulting Group (BCG), Capgemini, Ernst & Young ou encore Mazars, les gros cabinets de conseil français ou internationaux, participent désormais au processus décisionnel public à titre d’experts".


Cette dynamique, qui s’inscrit dans le cadre des politiques de restrictions   budgétaires, fut enclenchée au début des années 2000 par le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie ; elle doit beaucoup à la formidable concentration du secteur de l’audit privé, engagée dix ans plus tôt, et qui a conduit à l’« émergence de multinationales du conseil ». Celles-ci ont peu à peu développé « des filiales spécifiques “services publics” et des prestations évolutives, d’abord centrées sur l’informatique, puis sur les audits comptables et les réformes de la comptabilité publique et, enfin, sur des réorganisations-débureaucratisations »"


La Canaille aura la cruauté de rappeler qui était aux manettes au début des années 2000, c'est une des autres sous facettes de l'histoire qui rappelle les promesses non tenues d'aujourd'hui.

http://www.lelotenaction.org/medias/images/info-lot-ligne-cahors-capdenac-rail.jpg

La réunification du système ferroviaire au sein d'une SNCF service public unique au programme d'un ex-futur ministre reste un objectif, les formes retenues par les héritiers de jospin Gayssot ne rassurent-pas.


Maintenant allons y voir d'un peu plus près :

Les critères de ce qui est baptisé du très anglo-saxon "lean management" qui consiste entre autre à importer dans les sphères de décisions des conseillers en stratégie, cabinets d'audit qui tous sont liés à des cabinets d'avocats d'affaires pour y rendre prégnant les critères du marché.


 Ces officines ont pour caractéristique de ne pas aller recruter au portes des ateliers du matériel, dans les dépôts, gares ou PRS mais exclusivement dans un vivier dont les poissons sont le plus souvent des piranhas façon Copé des silures genre Borloo au service de pêcheur en eaux troublées par les Proglio ou Pepy ou Gallois.


Ces cabinets se sont fait la main, rapporte un certain Michel Guénaire, avocat associé dans ce qui au plan international est devenu une des références mondiales en la matière(Gide-Loyette-Nouel) en préparant un certain nombre d'amendements pour les députés de droite au moment des privatisations sous Chirac dès 1986. Notre homme a cette phrase délicieuse : "Nous avons alors été le Conseil d'État pour ces privatisations, sa cheville ouvrière, tout en élaborant des contrats avec des banques pour leur mise en œuvre".


 Parlant du cadre général d'intervention de ces lobbyistes, un membre du Conseil d'Etat maintenant membre du Conseil Constitutionel, pas réputé pour être un sous marin du soviet de la Gare Montparnasse ou de celui des ateliers du Landy, qui fut commissaire du gouvernement au CA de la SNCF disant "il y a un cheminement officiel, via la profusiond'organismes consultatifs au sein des administrations centrales dans les quelles les intérets économiques et sociaux sont représentés. Et puis il ya des procédés officieux. Les visiteurs du soir, des gens qui sont plus ou moins liés avec les puissants". Venant de Renaud Denoix de Saint-Marc, le propos prend dimension d'un réquisitoire.


Les cabinets en question fort de ses résultats se retrouvent dans tous les mauvais coups : pour GLN, privatisation de la banque postale, Fusion de GDF Suez (privatisation). Mais il ne sert pas que la droite…s'il s'agit de privatiser le cabinet GLN sait se mettre au service de la "gauche", DSK a usé de ses compétences toujours grassement rétribuées et a continué d'œuvrer sous le règne à Bercy de Christine Lagarde.


 Où cela devient encore plus intéressant pour la ou le cheminot(e)s qui cherche à comprendre (attention début de comportement subversif) le pourquoi de telle phrase dans un texte réglementaire, tel vocable dans la vie quotidienne scandé comme prière rituelle par les directions et repris par les prédicateurs qui répètent le message en cascade ( le client qui remplace l'usager ou la forme et le cadre de la nomenclature des textes en sont des exemples quasi emblématiques).


 En soulevant le coin du rideau on rencontre d'autres cabinet conseil chargé de transposer les directives européennes, d'autre encore qui d'occupe à aider à l'harmonisation des textes.




http://www.avocats-lobbying.com/photo/art/default/4030006-6113984.jpg?v=1332502616

Voila, au pasage , ce qui a aussi permis de rétrécir le perimètre d'intervention des directions juridiques, des services de contrôle des marchés et autre outils à la fois de gestion et d'assurance déontoilogique)


 Bientôt si on ne stoppe pas la machine, au nom de l'harmonisation des conditions de concurrences et de la complémentarité des modes va-t-on avoir la transposition de la priorité à droite de la politique en priorité à droite sur les passages à niveau. Caricature ?


C'est ainsi que rapporte le "Diplo", le Cabinet ADAMAS, un de ces cabinet dont la SNCF a refusé de confirmer si elle usait ou pas de ses services est venu en aide aux président des sociétés d'économie mixte pour entrer dans le champ de la concurrence.  Le dit ADAMAS revendiquant son rôle de poisson pilote auprès de la SNCF pour modeler le projet de directive sur les concessions de services, ce pivot de la casse qui doit imposer de soumettre à la concurrence une nouvelle partie des activités qui vont être au cœur de l'affrontement revendicatif dans l'entreprise.



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Et Guillaume III dans sa tournée des popotes ou lors du grand Te Deum de la SNCF pour ses 75 ans annonçant, tel le fameux notaire d'un viager apportant des fleurs à Jeanne Calmant, plus la maison de retraite pour la grande dame que la reprise du flambeau du service public. Un Ganelon qui  se parfume d'être le rempart face à ceux… qu'il rémunère et entretient pour casser la maison.


Il y a plus que jamais besoin que les cheminots et les usagers puissent non seulement stopper ces opérations mais agir pour que les entreprises publiques soient gérées autrement. Comme les numéros des deux duettistes Cuvillier et Le Branchu sont loin de présenter le minimum de garanties nécessaires. Comme l'expérience nous rappelle de façon cuisante que la délégation de pouvoir vers des politiques qui font le contraire de ce que pourquoi ils ont été élus et refusent d'écouter les conseils des expertises compétentes en particulier ceux des cheminots, exige de monter le rapport de forces, vous comprenez pourquoi Canaille le Rouge fait campagne et pour qui ?


Plus la CGT des cheminots sera forte et moins les partisans de l'UE du traité de Lisbonne et des traités antérieurs auront les coudées franches. Disons le clairement cet appel d'un retraité toujours cheminot est un acte de légitime défense et celui d'un citoyen offensif pour ses services publics. 

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 Le c@rnet de Canaille le Rouge


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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 09:42

 

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                          Athènes - 8/01

 

La première neige de l’année 2013 sur Athènes c’était ce matin (8/01). « C’est déjà un changement », tel est message d’une auditrice sur Real-FM. Effectivement, à part les déboires de certains ex-ministres depuis « l’arrivée » de la prétendue (nouvelle) liste dite « Lagarde », la radiographie du jour s’attarde davantage sur les routes déjà bloquées au nord de l’agglomération et dans une moindre mesure, sur le séisme de 5,8 R de l’après midi dans la partie nord de la mer Egée. Une fine petite poudreuse tombée dès la levée du jour, et voilà, qu’à la dérégulation bancocrate planétaire, s’ajoute la dérégulation athénienne tout court.

 

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Et ce matin comme hier, il faut compter sur l’occupation par les agents, du principal entrepôt du métro athénien provoquant des retards sur toutes les lignes : « Nous réclamons l’intervention du procureur, car la direction et les politiques veulent prouver à tord, que la Régie des transports serait une entreprise fortement déficitaire, ce qui facilitera évidemment sa mise en vente aux… investisseurs pour une bouchée de pain ». D’où un certain retard dans la circulation des rames, la neige en plus. 


Dans un café à Metaxourgeio, un quartier en perpétuelle transition dans une période de crise devenue durable, les habitués se retrouvent après les fêtes dans le sourire : «Quelle joie que de voir la neige enfin tomber sur Athènes, mais il fallait sortir avant 10h pour se faire une belle idée. Mon neveu qui a émigré en Suède depuis un an, m’a raconté que la vraie neige c’est alors en Suède. Il gagne bien sa vie, il ne regrette pas d’être parti, sauf pour la sociabilité. Un autre monde. Il avait par exemple proposé à ses collègues de prendre un verre ensemble, et eux, lui ont répondu – oui, mercredi d’après à 19h30 - chez nous c’est immédiat… ou plutôt c’était, avant la Troïka. Mais nous aimons tellement notre ville et notre sociabilité, je suis née ici dans ce quartier, tout comme ma mère. Elle est née en décembre 1944, c’était alors ici la première ligne dans cette bataille entre les communistes et les anglais épaulés des sbires de l’extrême-droite et éternels collabos des Allemands… leurs petits enfants gouvernent toujours…». 


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                         "Dans un café à Metaxourgeio" - 8/01

 

Des jeunes, assis autour d’une table voisine ont alors offert une tournée d’ouzo aux autres habitués : « Bonne année à tout le monde, nous méritons mieux cette année, non ? » Parmi eux, un couple déjà suffisamment hispanophone et qui ne cache pourtant pas ses intentions : « Eh les gars, nous partirons en Amérique du Sud, la vie est devant nous, ici en Europe nous ne pouvons plus rien faire car les vrais chefs politiques manquent pour organiser la résistance ou simplement le renouveau. Même lorsque nous résistons au système, c’est par – comment le dire – réaction chimique, par automatisme, on coordonnerait d’une certaine façon notre volonté et tous ces pantins seraient vite rayés de la liste des gouvernants ». 


A part les consommations commandées, les jeunes avaient également apporté des aliments emballés dans du papier d’aluminium, ce qui devient désormais une pratique courante parait-il. Et justement au même moment, un homme âgé, a pénétré dans le café pour ainsi implorer, notre attention, quelques petites pièces et des cigarettes. Il n’est pas parti bredouille pour une fois. La crise s’invite à notre sociabilité, et surtout hélas, elle s’y impose. D’abord, elle nous est imposée sous ses diverses formes sémantiques, ses mots, son vocabulaire. Parler de « crise » ou de « mémorandum » c’est déjà accepter le... structuralisme bancocrate. D’où certainement les jeux de mots, la dérision, la création si possible d’un autre vocabulaire, le nôtre. Ce n’est pourtant guère facile, nous savons que les médias dominants imposent également et sans trop de peine les termes de nos univers concentrationnaires. 

 

20130108-103857.JPG                          "Dans un café à Metaxourgeio" - 8/01

 

J’observe d’ailleurs que chez certains pays de l’U.E., cette « préparation » sémantique de « l’entrée en crise » connait ses heures de gloire en ce moment. Et comme pour une entrée de guerre, il faut aussi façonner sa culture, « spontanément » ou pas. Certains historiens de la Grande guerre avaient jadis proposé la notion de la « culture de guerre », je suggère alors déjà à mes collègues historiens du présent et du futur, celle de la « culture de crise ». Et pour finir, plus que pour avoir appauvri et dépecé le monde du travail et piétiné sa dignité, nos « dirigeants » devraient être poursuivis pour avoir imposé leur culture et pour « crime contre la sociabilité ». Une Cour d’exception les jugerait ainsi pour cet état « exceptionnel », durablement mortifère qu’ils imposent aux « citoyens d’en bas », espérons-le en tout cas. 

 

 Au marché central rue d’Athéna, les restaurants populaires servaient ce matin le seul véritable plat du jour : la soupe aux tripes. Nos retraités en raffolent, et comme du temps d'antan, ils commandent alors parfois une demi-portion : « Une "oligi", s’il vous plait… ». Décidément, c’est le règne de… l’oligarchie en ce moment. Ils payent alors 4 euros pour « l’oligon », et 6,80 euros pour une portion complète, pain et couvert compris. "L’oligon" extrême n’est qu’à deux pas, c'est-à-dire en face, de l’autre côté de la boucherie « viande de Naxos », où un sans-abri (se) partage l’arrière-cour des halles d’Athènes avec un chat, toujours « non-desposé », (le chat).


20130108-095911                          "Le seul véritable plat du jour : la soupe aux tripes" - 08/01

 

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20130108-095828.JPG                         La boucherie « viande de Naxos » - 8/01

 

Mais il y a plus grave, car au même moment, d’autres sans-abri du centre, se protègent comme ils peuvent. Et ce matin, dès que le soleil a fait une apparition brève, ils se sont déplacés pour en profiter, sur la Place Koumoundourou par exemple, comme ailleurs. Un cadre Syriziste, sur le point de franchir sans trop se presser la porte au siège de son parti (sur cette même place), ne remarque plus, ni le rare soleil, ni ses ombres humaines du jour ou peut-être bien d’époque. La Gauche radicale stagne dans les sondages, d’où peut-être toute cette énergie dépensée autour de la création d’une commission d’enquête statuant sur les fautifs de la « liste Lagarde ». 

 

La « liste »… qui n’est pas une liste, mais une « refonte » d’archives qui ont transité entre les services secrets français et les agents de « l’Etat » grec (selon le reportage de ces derniers jours) : "déjà la justice française considère que de tels éléments qui sont le produit d’un vol d’archives ne peuvent pas être utilisés" (Real-FM, 8/01). 

Rappelons qu’à l’origine, un ancien cadre du service informatique de la banque suisse HSBC, après avoir subtilisé les fichiers de son ancien employeur en 2008, avait d’abord tenté à prendre contact avec plusieurs organisations gouvernementales, dont celles de la France. C’est d’ailleurs ce que Papakonstantinou a répété à la télévision hier soir : « ces fichiers sont légalement inutilisables, je n’irai pas en prison, rien que pour sauver le gouvernement », on comprend au moins, que ce n’est plus de son film qu’il s’agit, mais de l’entracte de notre système politique. 

 

20130108-095212.JPG                        "D’autres sans-abri du centre, se protègent comme ils peuvent" - Athènes 8/01

 

 

Chez Syriza par contre on fonce toujours, on considère ainsi qu’à part Giorgos Papakonstantinou, Venizélos (le chef du Pasok) devrait également comparaitre, mais (paradoxalement !), pas forcement Giorgos Papandréou. On comprend que Syriza pense « récupérer » ce qui resterait des électeurs du Pasokisme historique (et hystérique) en « salissant » le profil… Venizéliste et sa grande… muraille. On se croirait en plein… Facebook et en tout cas dans le virtuel. Au moins, et dans un certain concret, depuis hier (7/01) deux députés de la « Gauche démocratique » (le parti de Fotis Kouvelis qui participe au « gouvernement » de la Troïka de l’intérieur en bons Samaritains de … Samaras), ont été rayés des rangs de leur parti. Officiellement c’est leur position sur les… remontées d’acidité de la « liste Lagarde », rendue publique par voie de presse qui ont mis le feu au lac, officieusement, ces deux élus, se rapprocheraient gentiment du parti d’Alexis Tsipras, ce qui ne serait pas forcement une bonne nouvelle.

 

Le chef de Syriza se rendra à Berlin ce week-end, à l’occasion du Congrès des partis issus de la « Gauche européenne », terme qui tient d’ailleurs de l’oxymore mais passons. Déjà Samaras et Papoulias (notre marionnette présidentielle), se trouvent à Berlin depuis hier : « la crise inaugure une nouvelle page dans l’amitié gréco-allemande, nous invitons nos amis allemands à visiter la Grèce », déclare depuis la métropole notre vieux Papoulias. Le pauvre. Paroles en l’air un jour de neige sur Athènes. Même la presse n’a pas accordé trop de place à ses déclarations, quant aux convives de Metaxourgeio n’en parlons pas : « Le café c’est à la fois un Parlement et un cabinet médical », peut-on lire sur un mur du bistrot, ce que même notre gauche, (gentiment) radicale et néanmoins sympathique, finit par oublier. Déjà la sympathie n’a jamais été de partie dans une réflexion politique, et ensuite, il y a la triste évidence : la vie parlementaire dans un pays où la démocratie est morte, c’est du mouvement d’insectes dans une tombe, elle relève de l’entomologie forensique. Manifestement, la vie est ailleurs, comme par exemple dans ce café, entre l’ouzo et le (chant) rebetiko, entre la Grèce et ses… Amériques du Sud.


20130108-130728.JPG                         « Le café c’est à la fois un Parlement et un cabinet médical » - 8/01

 

Et ce midi, la table vivante de la bière n’a pas manqué à souhaiter la bonne année à la table valeureuse de l’ouzo, au moment où tout le monde a fredonné une chanson de Vassilis Tsitsanis de 1948. Ce pays vient de loin, mais il n’ira peut-être plus nulle part : «Bonne année, nous n’avons plus peur de mourir », tiens, c’est la première fois que j’entends ce vœu. 

 

Évidement, si l'on s'en tient à l’actualité « formelle », le bois brûle à fond dans les cheminées, le pays tout entier est ainsi dévoré… par les flammes du « progrès », et nos politiques, par celles de la dite « liste Lagarde ». Trangas quant à lui, le vieux renard du journalisme est de retour sur antenne de Real-Fm (depuis hier), et également en Grèce après un séjour en « exotérique » comme dit, selon l’expression consacrée (c'est-à-dire à l’étranger). Il exprima encore hier, d’abord son dégout de la politique et de l’actualité (« étonnant » !), et ensuite, ce sentiment libérateur aux dires de beaucoup de monde ici, car lié au départ, comme une délivrance, ce qui tient de la nouveauté des temps mémorandaires. Effectivement, pour ceux qui le peuvent encore depuis chez nous, quitter la Grèce, non pas pour émigrer, mais pour « simplement » sortir en… permissionnaires du camp troïkan, cette expérience s’avère salvatrice et instructive, tel un bol d’air. Indéniablement, et en tous cas pour l’instant, « l’exotérique » c’est un univers au moins d’une certaine altérité. Paris, Marseille, Bruxelles, Londres, Berlin… territoires hors crise ouverte (THCO), ou presque.


20130108-131017.JPG                         "Nous avons acheté des agrumes au marché du coin" - Athènes 8/01

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Trangas a aussi révélé (?) qu’en France par exemple (telle fut en tout cas son impression), que « les pièces d’identité grecques ne sont pas acceptées au même titre qu’avant c'est-à-dire avec la même facilité, et que l’on exigerait presque des passagers à présenter leurs passeports, tout cela demeure certes officieux, de même que le contrôle des passagers en provenance d’Athènes ».

 

Les convives du café ont regardé une "dernière" fois la neige tomber après la brève éclaircie, et ils… iront aux Amériques. Athènes, au métro perturbé, vivant ses musiques et ses (petites) résistances quotidiennes. Nous avons acheté des agrumes au marché du coin avant les retrouvailles… autour du chat de notre mouvement « Unité 2012   ». Sociabilité et luttes à Athènes un jour de neige.

 

20130108-134918.JPG                                        "Retrouvailles… autour du chat de notre mouvement..." - 8/01


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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 23:09

Ils ont entre 18 et 25 ans, une formation mais pas de travail ou si peu. Ils assurent avoir voté François Hollande mais, depuis, ne voient rien venir.

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Mercredi 2 janvier, dans le hall d’un gymnase des Hauts de La Paillade : venus de plusieurs immeubles du quartier, ils sont une vingtaine de garçons désireux de s’exprimer. Ils disent qu’ils auraient pu être cent à tenir les mêmes propos, que les filles aussi vivent la même situation. Âgés de 18 à 25 ans, titulaires de CAP BEP pour certains, du bac pro pour d’autres, ils sont tous en recherche d’emploi, d’une véritable insertion sur le marché du travail.

Jamais on ne nous rappelle

Leurs paroles traduisent la colère, la rage parfois, la détresse aussi. En ce début d’année, alors que la lutte contre le chômage est classée priorité des priorités par le gouvernement, ils enragent de ne rien voir venir. "On a fait des CV, on les a déposés dans les agences d’intérim, on fait toutes les démarches, il n’y a rien, jamais on ne nous rappelle. On ne trouve même pas de formation", témoignent-ils. Mourad, Amin, Bilal, Mohamed, Karim ou Walid décrivent le même quotidien marqué par l’attente d’un appel, les rendez-vous qui s’achèvent en impasse.

Seulement trois fiches de paie

"Moi, ma mère me lève à 6 h du matin. Mais à 6 h, je n’ai déjà plus rien à faire, lâche l’un d’eux. Les seuls emplois que j’ai trouvés c’est tout seul et souvent ce n’est déclaré qu’une partie du temps." Ces expériences de travail au gris sont fréquentes mais sans lendemain. "J’ai 21 ans et seulement trois fiches de paie, ce n’est pas normal. On entend parfois “Y’en a ras le bol des jeunes des cités” mais on veut travailler, on a faim."

40 % de chômage à La Paillade

"On se bouge", insiste le groupe mais les efforts se concluent régulièrement par des échecs. "On est allé voir pour la sécurité du stade, y’a rien. Chez Nicollin, on n’a pas de réponse. À la ville, cela fait deux mois que j’ai déposé un CV, je n’ai pas de réponse." À La Paillade, le taux de chômage dépasse les 40 % de la population active et s’avère particulièrement élevé chez les jeunes demandeurs d’emploi. "Je veux juste qu’on me mette le pied à l’étrier. Je ne veux rien, seulement parler à quelqu’un", explique gravement Walid.

Trop de piston

Au fil des mois, des années, la défiance vis-à-vis des associations, des structures intermédiaires, des initiatives institutionnelles s’est installée et apparaît définitive. "Il y a quelques jours, il y a eu un forum pour l’emploi organisé ici. Ils y sont allés. Résultat, zéro", déplore un père de famille. "Ce n’est que du bluff. On se sent abandonné. Les administrations locales ne font rentrer que les gens qu’elles connaissent. Il y a trop de piston", assurent-ils. Le lien avec les élus locaux, "absents ou impossibles à rencontrer", semble aussi cassé. En mai dernier, des adultes assurent que l’élection de François Hollande a toutefois redonné de l’espoir avec la promesse de créer 150 000 emplois d’avenir (lire ci-dessous).

Si ça continue, ça va péter

Le candidat socialiste a recueilli sur le canton 73,31 % des voix au second tour, le meilleur score dans l’Hérault. Mais les retombées de son action tardent à se concrétiser et les jeunes mettent en garde contre une nouvelle désillusion. "Ça ne va plus. Si ça continue, ça va péter. On va faire une émeute, on fera un blocus. On va mobiliser, on peut être mille, assurent-ils. Ce sont des menaces, vous pouvez le dire."

1 735 CONTRATS DANS L’HÉRAULT

 

Selon le gouvernement, les emplois d’avenir devraient permettre de répondre aux problèmes posés par les jeunes chômeurs. 30 % du dispositif est réservé aux jeunes issus des zones urbaines sensibles. Il s’adresse aux 16-25 ans sans emplois. Dans l’Hérault 1 735 emplois d’avenir ont été octroyés et plusieurs collectivités territoriales - Département, Agglo - ont déjà indiqué qu’elles étaient candidates pour en accueillir. 

une centaine d’emplois d’avenir ont été contractualisés

À Montpellier, la mise en œuvre de ce dispositif a été confiée à la mission locale d’insertion, chargée de collecter les offres des employeurs et de leur proposer des jeunes candidats. « Pour l’instant, le secteur marchand n’est pas concerné. Pour qu’il le soit, il faut un arrêté spécifique du préfet qui va cibler les métiers pouvant être éligibles. Dans l’Hérault c’est en réflexion », explique-t-on à la Dirrecte. À terme, 10 % du quota départemental pourraient être affectés au secteur marchand. Jusqu’à présent, une centaine d’emplois d’avenir ont été contractualisés. La Dirrecte précise qu’elle sera vigilante « afin que ce dispositif bénéficie aux jeunes qui en ont le plus besoin. Le rôle des missions sera de s’assurer que les jeunes soient bien éligibles et correspondent à l’objectif fixé ».

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 14:46

D'accord historique, en termes de négociations sur l'emploi, sauf coup de théâtre de dernière minute, il n'y aura pas. Il faut dire que le Medef avait dès le début plombé la négociation en exigeant la flexibilité maximale pour tous.

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Slovar les Nouvelles vous a expliqué au fil de ces dernières semaines, comment le Medef s'était ingénié à plomber les négociations sur l'emploi. Après le premier constat d'échec, en décembre 2012, on s'achemine vers la fin du compromis historique souhaité par François Hollande. Car, il est clair comme nous l'écrivions que Laurence Parisot souhaite maintenant mettre la pression sur le gouvernement et sur les parlementaires en les soumettant au chantage à l'emploi ou au licenciement. 

Cette tactique est méprisable dans la mesure où cela fait des années que le Medef souhaite remplacer le législateur par le dialogue entre partenaires sociaux. Sauf que pour le Medef, le dialogue social se résume à ... un monologue ! 

Une des raisons étant que traditionnellement, les grandes négociations se déroulent au siège du Medef, autour, comme le révélait le site Atlantico, de ses propositions, toutes plus outrancières les unes que les autres. Le jeu consistant, pour les syndicats, d'essayer d'obtenir un adoucissement plus ou moins prononcé de celles-ci. 

Or, cette fois-ci, le Medef, s'appuyant sur un taux de chômage record, a décidé de placer la barre très haut,  puisqu'il exige la mise en place : d'une flexibilité généralisée, de la capacité de licencier plus facilement et à moindre coût et de la suppression de la voie judiciaire en cas de plan social injustifié. Le tout, sans quasiment aucune contre partie. 

Son argument ? : Fluidifier le marché du travail. En clair, si on rendait les licenciement plus simples et moins onéreux cela améliorerait l'embauche ! 

Quelle sont les réactions des organisations syndicales ?

Du côté de la CGT et de FO, on est parfaitement clair : « Les secrétaires généraux de la CGT et de Force ouvrière (FO) ont confirmé mardi que leurs organisations ne signeraient pas un accord sur la réforme du marché du travail si le patronat maintenait ses exigences en matière de flexibilité (...) » Lire aussi le communiqué sur le site de la CGT qui appelle à manifester devant le siège du Medef.

Qu'en est-il des autres organisations ?

A la CFDT, on continue d'y croire, sans trop d'illusions, toutefois : « (...)  L’objectif est de trouver un compromis qui fasse avancer les droits des salariés et notamment des plus précaires. » (...)  En clair, l’heure n’est plus aux manœuvres dilatoires.  « Le 10 et 11 janvier constitueront le dernier round de négociation, prévient le chef de file de la délégation. Le patronat porte désormais l’entière responsabilité d’un éventuel échec. Il doit être conscient qu’après le 11, la balle sera dans le camp du gouvernement. » À bon entendeur… » 

A la CGC si on montrait les dents, on se targuait d'avoir obtenu des avancées  : « (...) ou l’art patronal de freiner une négociation qui avançait vers le consensus ! Est-ce bien digne de l’urgence à relever le marché du travail de la chute où les plans sociaux successifs l’entraînent ? Cependant, la CFE-CGC a obtenu quelques avancées : un compte personnel de formation tout au long de la vie et un droit à la mobilité temporaire plutôt bien encadré...mais les enjeux sont tels que ces propositions pèsent bien peu face aux demandes réaffirmées du MEDEF de libéralisation maximale des procédures de licenciements, face à une « barémisation » indécente des indemnités et dommages et intérêt ! »

Quant à la CFTC qui ne sait toujours pas si elle pourra continuer à exister par manque de représentativité, on se persuadait d'être efficace : « (...) Même si rien de concret n’a été acté sur la lutte contre la précarité de l’emploi, les employeurs qui se montraient si inflexibles n’ont pas été totalement insensibles aux revendications des organisations syndicales exprimées les semaines précédentes. “On sent du côté du patronat plus d’ouverture, notamment sur les contrats précaires (...) »

Or, la lecture d'un communiqué du MUNCI, association professionnelle qui fédère en France les membres salariés indépendants et demandeurs d’emploi des professions informatique et des métiers du numérique, publié le 18 décembre 2012 et mis à jour le 6 janvier 2013, on apprenait que : 

« (...) Sans rien à redire, plusieurs syndicats (la CFDT, la CFTC et peut-être aussi la CFE-CGC ) sont sur le point de valider deux propositions du patronat particulièrement dangereuses pour les travailleurs : une extension du "contrat de travail intermittent" aux entreprises de -50 salariés et à de nouveaux secteurs, et surtout la création d’un "contrat de projet à durée indéterminée" (une vieille revendication du patronat jusqu’ici toujours rejetée par les syndicats de salariés). Les maigres compensations offertes en retour par le patronat sont sans commune mesure avec la PRÉCARITÉ MAXIMUM qui concernera potentiellement des MILLIONS DE SALARIÉS TRAVAILLANT EN MODE PROJET (tels que les prestataires de services), sans compter la CONCURRENCE ABUSIVE que ces contrats pourra engendrer vis à vis des CENTAINES DE MILLIERS de PROFESSIONNELS AUTONOMES (indépendants, portage salarial) qui ont fait le choix d’une FLEXIBILITÉ ASSUMÉE en contrepartie de revenus nettement plus élevés en période d’activité. Par esprit de compromission, ces syndicats vont-ils "sacrifier" de nombreux travailleurs pour tenter d’obtenir un accord "globalement équilibré" avec le patronat ?Le MUNCI entend combattre RADICALEMENT cette nouvelle flexibilité dans nos professions (…) et met en garde les syndicats de salariés contre un détournement durable et profond des travailleurs à leur égard…» 

Information qu'apprécieront certainement l'ensemble des salariés et les adhérents à ces syndicats avides d'accords à tout prix ! Néanmoins, il faudra attendre le 11 janvier pour connaître la position officielle de ces syndicats.

En cas d'échec constaté, il reviendra au gouvernement et au parlement de faire les arbitrages entre les demandes de flexibilité et de sécurisation de millions de salariés. 

Imposeront-ils,  en contrepartie d'un assouplissement des conditions de licenciements et de généralisation d'accords compétitivité-emploi (qui faisaient partie du programme économique et social de l'ancienne majorité) ?  :

L'obligation d'une participation de toutes les entreprises à une complémentaire de santé ? 
 
Une taxation des abus de CDD de courte durée ? 
 
Des droits rechargeables pour ceux qui alternent période de chômage et d'emploi ? 

Qui toutefois, comme l'écrit Gérard Filoche : « (...) sont tous petits et limités, sinon marginaux, en regard de ce que le Medef met dans la balance en face d’eux. Il n’y a rien de « gagnant-gagnant » là dedans ! Une taxe pour les contrats courts, qu’est-ce à côté du droit fondamental de licencier sans motif ? Qu’est ce qu’une « complémentaire » santé à charge des salariés, à coté de l’acceptation de pactes de compétitivité baissant les salaires, allongeant les durées du travail et augmentant le nombre de chômeurs ? (...) »

Aujourd'hui, nul ne le sait. Par contre, ce que tout le monde sait, c'est que le Medef vient de mettre fin à l'illusion du dialogue entre partenaires sociaux et faire naître chez tous les salariés une colère qui ne sera plus canalisable à court terme par les syndicats. D'autant que si l'assouplissement des conditions de licenciements et de travail devaient être avalisée, ce seraient des milliers de salariés en plus qui devraient se retrouver au chômage pendant que ceux qui ont encore un emploi seraient fragilisés par des contrats de travail à caractère précaire !

Réhabiliter la lutte des classes en guise de compétitivité, il fallait y penser. Laurence Parisot pourra se vanter de l'avoir fait !

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 11:44

 

                     Nice-Notre Dame des Landes.

                                 

                            7/01/13 ... Toulouse 

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Matinée de repos .



images (84)A midi distribution de tractes au coeur de Toulouse , ensuite 
le comité local a organisé une représentation de clwwon  afin d'attirer l'attention des passants :opération réussie .


Le soir dans une salle de spectacle nous attendait une réunion géante avec 200 personnes les échanges ont été passionnants , cela nous a amené  jusque très tard dans la nuit .


 

Des journalistes des médias locaux nous ont sollicité ... voir télé sud et radio grand sud .

 

 

AMITIES

 

Alain Fuentes.

 

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Photos Marche Narbonne / Lezignan

 

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Action NDDL Laval 6 janvier 2012


 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 08:04

 

 


 

Entretien avec Pierre Lévy, rédacteur en chef

de Bastille-République-Nations

 

et auteur du roman d'anticipation intitulé L'Insurrection

 

EL DIABLO

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:37

La culture est en berne en Italie.

 

NDSC_0302_800--1-.jpg Photo : Le Colisée, photographié de soir (Photo de Jacques Lanciault)


Les coupes budgétaires imposées par l'austérité ont des répercussions graves sur l'héritage culturel.


A Naples, la bibliothèque de l'Institut des études philosophiques et ses 300.000 ouvrages sont menacés.


Ce catalogue inestimable consulté principalement par des chercheurs et des étudiants n'est pas la priorité du gouvernement italien. Le fondateur de cette prestigieuse bibliothèque, Gerardo Marotta s'est même adressé à l'ex président du Conseil en ces termes : « Mario Monti, toi qui as enseigné ici, viens à Naples voir cette honte ! ».


Un appel qui n'a toujours pas été entendu.

 

telechargement--47-.jpgLe reportage est signé Salvatore Aloïse.


 

 

 

 

Pour voir la vidéo , cliquez ici>>>  Italie : trésor culturel en péril


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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 20:23

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Pendant cette longue absence, je n'en ai pas moins gueulé sur Twitter, sur divers sujets — les connards homophobes, les crétins machistes qui s'assument pas (et même ceux qui s'assument), la surveillance, les élitistes, les bigots, les flics, la répression, les pollueurs, les capitalistes. Et ce sera pareil cette année. Je n'ai toutefois pas trouvé matière à écrire un vrai post, surtout parce que ça m'aurait donné l'impression d'enfoncer des portes ouvertes.


Mais je voulais revenir sur une histoire dont les grands médias nous ont rebattu les oreilles avec une médiocrité affligeante, à savoir la "fugue" de Camille et Geneviève, les deux lycéennes qui ont osé s'échapper de leur lycée pour aller rejoindre la Zone A Défendre de NDDL.

Ils disent que c'est une fugue. Que c'est pas bien, que ce sont des jeunes en pertes de repères, que leurs parents faut les comprendre. Et surtout, surtout, ils insistent bien sur leur âge. Des "jeunes filles", des "adolescentes" voire des "ados" (ce diminutif qui décrédibilise encore plus les paroles et les actes de quelqu'un). Bref, des gens irresponsables.

Putain de merde. Le nombre de fois où j'ai eu envie d'exploser la radio/l'ordinateur.
 
Ces filles se sont débrouillées toutes seules. Autonomes. Elles ont eu le courage de partir pour aller donner un coup de main, se sentir utiles, lutter. Elles ont eu le courage d'accomplir ce que je n'ai pas su faire : partir vraiment, aller lutter concrètement, joindre leurs gestes à la parole, prendre leurs idées en main, faire.

Et leurs parents, au lieu de se poser des questions sur la force de ce geste, de les féliciter pour leur investissement politique, vont les chercher de force, alors que Camille les avaient invités à venir voir comment ça se passait.

C'est pourtant ce qu'on prône, nan, en méritocratie ? Les self-made (wo)men, tout ça… Des gens qui seprennent en main (dixit mes profs). 

Aaaah oui. Mais il y a un petit problème. Plusieurs, en fait.

D'abord, elles vont quand même voir des gens ultra-dangereux.

Des anarcho-autonomistes. Des délinquants. Des opposants au gouvernement qui utilisent des méthodes de protestation très très louches, comme les débats, les concerts, le plantage de choux-fleurs, l'écriture de tracts (activité qui rappelle la période souvent évoquée avec un ton paternaliste et condescendant, genre c'était-pas-sérieux-et-ça-a-pas-marché, mai 68).

C'est tellement suspect que l'autre soir, au JT de France 2, la journaliste disait que Camille n'avait "subi aucune agression". Avec deux sous-entendus : "c'est bizarre" et "si elle avait eu quelque chose, ça aurait forcément été la faute des anarchistes"

Mais dites-moi, c'est qu'on avait peur hin. C'est sûr que depuis deux mois, c'est vraiment les Zadistes qui font le plus preuve de violence. J'aurais eu plus peur qu'elle se fasse taper par des flics, personnellement.

Ensuite, ce sont des gens qui n'ont pas eu envie de suivre des voies toutes faites. Ça, ça ne plaît pas, ni aux parents, ni à l'opinion, ni aux flics, ni aux journalistes de France 2, ni aux ministres. Ces ingrates qui osent défier le système qui les nourrit !

Et puis, et puis, leur âge. 

La place des mineurs, c'est à la maison chez papa-maman. Sûrement pas en train de prendre des initiatives. 

Les mineurs ne doivent pas trop réfléchir.

Ou plutôt si. Ils doivent réfléchir à se trouver une "bonne place" dans la société. Et pour ça, ils doivent ingurgiter ce qu'on leur sert à l'école. Que la démocratie c'est le bien, que le capitalisme ça va forcément avec et que c'est tout ce qui existe pour éviter les dictatures. Et par-dessus tout, que l'enfant ou l'adolescent a une place bien définie (celui pour qui on décide), tandis que l'adulte a le rôle du décideur. 

Et que ces rôles ne changeront jamais.
Alors autant l'accepter.
Autant se résigner.
Les mineurs doivent réfléchir selon des normes imposées "pour leur bien".
Les mineurs doivent être continuellement protégés, et ce sont les gentils adultes qui vont le faire.

Que… quoi ? Qu'entends-je ? L'autogestion ? Mais vous n'y pensez pas ! Des enfants ? Se protéger eux-mêmes ? Ils en sont incapables, voyons. Ils sont faibles. Ils sont inexpérimentés. Et l'expérience, bien sûr, ne s'acquiert qu'à l'école dans les bras des adultes. Pas sur les routes ou en construisant des cabanes en rondins.

Ceux qui contestent cette vision des choses doivent en permanence se justifier de leurs idées : la domination des adultes sur les enfants n'est pas admise et remise en question par grand monde. Elle semble couler de source.

Non, je ne dis pas qu'il ne doit jamais y avoir d'adultes pour donner quelques repères aux enfants.
Non, je ne pense pas qu'un enfant de cinq ans doit pouvoir faire ce qu'il veut.
Non, je ne suis pas contre la notion de respect, au contraire. Je veux juste que ce respect soit exactement le même de l'adulte pour l'enfant que de l'enfant pour l'adulte. Sans que plus personne ne dise "mais enfin, c'est évident, on ne doit pas le même respect à quelqu'un de 10 ans qu'à quelqu'un de 40".

Oui, je connais des gens de tous âges qui défendent ces idées. 

Non, ce n'est pas lié à une rébellion passagère contre mes parents. C'est politique. Ça s'inscrit dans un refus du monde tel qu'il est, dans un refus de toutes les oppressions et de toutes les inégalités.

(Et suivent les habituelles approximations sur l'autogestion) : Non, je n'ai jamais dit qu'il ne devait pas y avoir de règles, anarchie ≠ anomie. Non, ça ne conduit pas au chaos. Oui, ça a déjà été expérimenté et ça a très bien marché, ça existe toujours aujourd'hui.


A l'école, on nous dit qu'on doit être « responsables ». 

Responsable, pour eux, ça veut dire rentrer dans le rang. Faire plaisir aux profs. Être sage, ne rien déranger. Ne pas faire partie des statistiques de la délinquance juvénile, "problème fondamental de nos sociétés actuelles". Se "prendre en main", mais selon leurs règles.

Si tu ne corresponds pas à ce schéma (et même pas besoin de caillasser des voitures, hein, suffit d'avoir des idées un peu bizarres), tu es décrété inexpérimenté, immature, idéaliste. Bref, la définition habituel du "jeune" par les adultes.
 
On doit tous s'excuser d'être libres, mais encore plus quand on est jeune, femme, pas très hétéro et pas très blanc. 
 
Le fugueur ou la fugueuse est toujours supposé instable, victime de problèmes familiaux, etc. Toujours sans but. 

Nous sommes trop jeunes pour comprendre, trop jeunes pour penser par nous-mêmes. On nous rabâche ça tous les jours, mais la justice des adultes peut quand même nous foutre en prison quand ça les arrange. Toujours ça de potentiel contestataire en moins.

Ce qui est drôle, c'est de voir les journalistes qui aimeraient bien pouvoir dire que les deux filles ont été maltraitées, mais qui sont bien obligés de rapporter leurs réactions : elles étaient en sécurité, elles se sentaient en accord avec elles-mêmes, et utiles à une lutte.

Je me suis surprise à apprécier les déclarations du proc. Il les prend au sérieux, lui ; beaucoup ont considéré cet acte comme quelque chose d'irréfléchi. Des mineures qui s'engagent, réellement, dans un vrai combat politique, pas juste pour "jouer les rebelles", ça n'existe pas dans l'idée qu'ils se font de la jeunesse. 

Il suffit de voir les premiers paragraphes, lamentables, précédant cette interview de Geneviève dans Le Parisien.
"Le manteau de cuir clouté, les rangers de bûcheron et le pantalon camouflage n’y font rien. Derrière son look un peu rude, Geneviève cache mal sa petite bouille d’adolescente."
"Les deux ados, qui se revendiquent anarchistes, voulaient goûter à la vie en communauté sur fond de contestation écolo."

On a droit aux classiques. "Elle essaye de faire rebelle mais en fait c'est un cœur tendre""Elle se revendique anarchiste" = "elle ne sait pas vraiment ce que c'est, elle est trop petite pour ça, elle ne se rend pas compte, elle ne l'est pas vraiment, c'est juste une attitude". Je passerai sur le sous-entendu condescendant sur le combat même de tous les zadistes.

Cet excellent article d'un zadiste (Lisez la suite, j'ai envie de le citer en entier. Faut juste ignorer les fautes d'accord dues à une louable volonté de parité du langage...) dit :
Si les réactions journalistiques sont si violentes, si les commentaires sur les blogs ou sites ”d’infos” sont si durs, c’est parce que Geneviève et Camille ont osé remettre en cause la famille et leur dépendance à l’autorité parentale, illes ont osé proclamer qu’illes étaient en droit de choisir ce qu’illes voulaient faire de leur vie, librement. [...] Les familles s’inquiètent nous dit-on, heureusement qu’illes s’inquiètent, illes ont décidés que c’est d’eulles que devait venir l’éducation apportée aux plus jeunes et illes n’ont jamais pensé à leur apprendre à vivre libre, illes n’ont jamais pensé à leur expliquer ce que pourrait être le quotidien sans eulles, illes s’inquiètent parce que ces deux jeunes ne sauraient pas (selon eulles) se débrouiller, se protéger, … Illes s’inquiètent parce qu’illes ont pris soin de ne pas leur apprendre tout ça. [...]

Illes s’inquiètent surtout, parce que les unes et les autres se rendent compte qu’en fait, les jeunes n’ont pas besoin d’eulles, que les parent-es ne sont utiles aux jeunes que tant qu’illes n’ont pas la possibilité de se nourrir par eulles-mêmes (et encore ce pourrait être aussi un besoin assumé par la société, comme cela c’est apparemment passé pour Camille et Geneviève, nourri-es par le partage de dons de tous horizons).

L'âge adulte n'est pas beaucoup mieux, mais au moins, tes pairs te considèrent comme un interlocuteur légitime.
 
Jamais on ne prend au sérieux le désir de révolte des enfants. Suffit de taper "children rebellion" dans son moteur de recherche : des images de petits garçons qui boudent, des solutions pour endiguer la "rébellion" de vos enfants qui ne veulent pas manger leurs épinards. Des analyses de psychologues disant que "ça les aide à se construire", aka "ça va passer, c'est normal, circulez, rien à voir". C'est ça, la révolte des enfants, pour beaucoup d'adultes.  

Il est très difficile de trouver des informations sur les mouvements de mineurs des années 70 en France. Il y en a un peu plus sur les grèves d'enfants de 1911 en Angleterre, parce que leurs revendications paraissent aujourd'hui raisonnables : baisse du prix des livres scolaires, suppression des châtiments corporels. Ça ne vient pas d'une volonté de taire ces évènements. C'est juste que tout le monde s'en fout.

Les quelques discours positifs sur la jeunesse aujourd'hui servent juste à encourager leur engagement dans La Vie Politique pour dire "aaaah, les jeunes, l'aveniiiiir". Genre "ouf, heureusement que vous êtes là pour réparer les conneries des générations précédentes". Quand on s'intéresse à nous sans nous dénigrer complètement, c'est pour nous mettre sur le dos un engagement forcé. De manière raisonnable et "adulte", nous allons devoir « améliorer le système ». Pas nous révolter contre notre condition et contre le monde qui va avec. Jamais.

On demande aux élèves de respecter leurs profs sous prétexte d'une "reconnaissance de l'expérience et du savoir". Et alors ? On doit féliciter chaque prof de tout ce qu'il/elle sait en disant « merci maître » ?

Ça ne veut pas dire qu'on ne peut/veut rien apprendre d'eux (sinon je n'irais pas en cours de violon). Ça ne veut pas dire qu'on n'estime pas le travail qu'ils ont fait pour en arriver là. Ça veut juste dire que ce n'est pas ce qui doit déterminer les relations prof-élèves.

J'ai tellement envie que les gosses, ensemble, reprennent en main leur vie, leurs libertés, soient conscient de l'aliénation et aillent contre elle. Et même que les majeurs se joignent à eux. 

L'aliénation des enfants fait partie d'un système, comme toutes les formes d'oppression. Elle témoigne d'un fonctionnement plus global. On ne sera pas assez de milliers de mômes pour la détruire. Il ne s'agit pas d'une guerre contre "les adultes", mais contre le monde qui leur permet d'être "les adultes", d'avoir le pouvoir qu'ils ont, et surtout de ne pas voir eux-même l'oppression qu'ils exercent sur les mineurs.

Par Kimaali - " La Fabrique d'Hirondelles "

 

 


 
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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Humeur
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