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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 13:58

 

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Devant la faculté d’Économie - Athènes 4/01

 

Janvier 2013, c’est déjà entrer au cœur de l’hiver et à celui du mémorandisme réel. Place de la Constitution ce matin (4/01), les édifices « d’Athènes en fête » n'ont pas encore été démantelés, il nous manquent aussi les mendiants et autres sans abri, habitués des lieux, ils arrivent en effet un peu plus tard. D’ailleurs, j’avais remarqué durant les « fêtes », l’absence du mendiant « attitré » de l’entrée gauche du métro Syntagma, Sous un soleil pourtant généreux, notre ville souffre du froid de saison et de (la) crise. Comme nous.

 


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Place de la Constitution ce matin (4/01)

 

 

Nous avons alors célébré notre deuxième réveillon de type nouveau chez nos amis sans chauffage, le cœur toujours bien réchauffé. Les filles de Théodoros et de Fanny, tous deux dentistes, se sont regroupées devant le seul radiateur portatif allumé, c’est désormais la place d’honneur dans les foyers grecs sans feu, n’ayant que la flamme… de vivre. Alors les dents en crise sont bien creusées par les caries et on abandonnera la dentine dans son déclin… organique, sauf que Theodoros n’a plus trop envie de plaisanter cette année, ni de raconter des anecdotes sur le collagène de type I de la matrice dentinaire de ses patients comme les autres années. Il n’a pourtant pas perdu tout son sens de l’humour, et il n’a plus tellement envie non plus, de reprendre sérieusement ses analyses politiques: « La Révolution arrivera camarades, mais certainement après notre mort à nous tous, faisons donc la fête ce soir ! ». Nous nous sommes alors remémorés nos étés et nos hivers d’antan entre un verre de vin et les friands aux poireaux faits-maison, les salades et le salami. Nos amis n’ont pas cuisiné de viande cette année pour le réveillon, ce qui n’a infortuné évidement personne, "l’essentiel étant ailleurs" selon la nouvelle formule consacrée. 


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"Les filles se sont regroupées devant le seul radiateur portatif allumé"

 

 

20130101-234054.JPG"Entre un verre de vin et les friands aux poireaux faits-maison"


Theodoros, bon vivant, possède (ou plutôt possédait) deux véhicules et un petit bateau à moteur, long de cinq mètres. La crise est passée par là, bien avant... la révolution : «Nous étions des adeptes du camping libre en mer Égée. Plus par conviction et par idéologie que par manque de moyens. Chaque été, nous prenions le chemin des îles en famille. C’était notre grand moment de détente, pour se ressourcer comme nous aimions dire. Depuis 2010, nos patients se font de plus en plus rares et surtout, ils n’arrivent plus à régler les actes. Sans compter sur le fait que pour nos fournitures il faut désormais tout régler par avance, plus aucun fournisseur – importateur ne fait crédit et les banques plus du tout. Dès l’été 2011, nous avons immobilisé le bateau le sortant de l’eau pour ne plus avoir à l’entretenir, ni à payer les taxes liées à son utilisation.

 

On nous annonce qu’une nouvelle taxe sera introduite, cette fois-ci frappant… les bateaux retirés de l’eau et radiés des registres maritimes, un comble de plus. De toute manière, nous ne pouvons plus l’utiliser, déjà à cause de sa consommation. Nous avons aussi retiré de la circulation notre véhicule le plus gros, vieux de vingt ans, il nous servait surtout à tirer le bateau. Nous avons tenté à les vendre, puis à les donner, bateau et véhicule, sans succès. L’été dernier nous sommes partis en vacances, toujours en campant librement mais sur le continuant. Nous étions trois familles à se partager certains frais et surtout à monter la garde de nuit car l’insécurité règne. En 2013 nous ne partirons plus je crois… » 



Mais notre ami et ses proches ne pensent pas quitter le pays. « J’y reste et je vais lutter comme je l’ai d’ailleurs toujours fait, par mon travail et par mes engagements politiques…. Contre vents et marées ». Mais pour d’autres, le seuil de l’inadmissible serait déjà franchi. Comme pour Antonis et son épouse Dimitra, pour qui, il n’y aurait désormais plus d’autre choix que de quitter le pays : « Je suis médecin spécialiste en chirurgie. J’exerce depuis plus de quinze ans au sein d’un établissement privé de la capitale, accueillant disons une clientèle très aisée. Mon épouse est cadre dirigeant dans le secteur financier d’une grande banque grecque. Nous avons toujours suffisamment gagné notre vie, je peux dire que nous faisions partie de la classe moyenne-haute. Depuis 2012, mon salaire, ainsi que celui de mon épouse ont été diminués de 35% tandis que l’imposition a été multipliée par deux. Inutile de dire que dans ce pays tout se dégrade. Je peux vous assurer qu’on peut mourir d’une rupture d’anévrisme désormais facilement.

 

A l’hôpital, certaines fournitures et préparations font défaut, il y a disons 50% de chances d’en survivre, au mieux. On ne prend plus plaisir à vivre ici, donc nous partons. Je viens de décrocher un poste à Londres. Mon épouse quant à elle, elle a négocié son départ, elle recherchera du travail une fois sur place, bien que ce ne soit pas si évident. Nos deux enfants nous accompagneront dans cet exil. Il n’y aura pas trop de problème d’adaptation pour eux, car ils sont déjà scolarisés dans une école anglophone d’Athènes. Nous avions déjà placé l’essentiel de nos économies dans l’achat d’un petit appartement à Londres car nous préparions les futures études des enfants. Par contre, nous n’avions jamais imaginé qu’un jour cet appartement abriterait notre résidence principale. Nous partons… presque sans regret. La Grèce est un pays enseveli, pour l’embellie économique, il va falloir attendre dix, voire vingt ans. Déjà, dans nos univers professionnels les gens partent par milliers. Nous voulons finir notre vie sans souffrir et dans la dignité ».


Le smog d'Athènes - 01/2013 -

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Antonis et son épouse Dimitra ont toujours été les plus aisés de tous et ce retour inattendu à « la simplicité et la convivialité frugales » leur semble inacceptable, d’autant plus, qu’ils pensent pouvoir « s’en sortir » autrement. Comme par hasard, ils ont été les seuls parmi les convives, sans doute du dernier réveillon ainsi organisé « dans toutes les formes » (rien que les formes !), rappelant l’ancien temps, à mélanger les stéréotypes et les arguments politiques pour en faire un vrai « potage » : « Le FMI a raison, il faut mettre de l’ordre comme en Grande Bretagne du temps de Margaret Thatcher, il était temps aussi d’en arriver là chez nous, sauf que c’est mal fait, nous, la classe moyenne du secteur privé nous souffrons trop, tandis que l’Etat pléthorique conserve ses fonctionnaires, basta… » 


Antonis et les siens sont rentrés chez eux aussitôt après minuit de la « nouvelle année ». Il faut dire que personne n’a eu envie de discuter leurs « arguments ». C’est encore une de nos nouvelles ruptures dans notre instant précaire devenu permanent. Nous ne discutons plus aussi facilement entre nous si on n'est pas sur la même longueur d’ondes, quant à la prise de conscience des enjeux. Ce n’est plus tellement une question d’affinités politiques (bien qu’il a aussi un peu de cela), mais de vision dans toute sa percée, percutante ou pas. Des simplismes, des « arguments » issus du Jurassid park des médias mainstream, de la seule actualité imposée par le calendrier du « gouvernement » et des occupants du pays, nous n’acceptons plus d’en débattre autant qu’avant.

 

20130104-161718.JPG"Solidarité aux incarcérés de Villa Amalia" - Athènes 04/01

 

C’est aussi, que nous ne voulons plus semble-t-il convaincre tous nos « égarés », et tous nos « aveuglés » volontaires ou engagés de gré ou de force dans le camp adverse. « Ce n’est pas la peine » insista Theodoros qui n’a pas voulu ainsi engager la discussion avec Antonis et les siens. N’empêche, les « grands médias » imposent en apparence en tout cas, leur ton des urgences au plus grand nombre d’entre nous. Ainsi, dès ces premiers jours de janvier 2013, les reportages se sont succédé pour alerter de la dangerosité de la nouvelle pollution atmosphérique à Athènes (ou d’ailleurs), toujours liée à l’utilisation du bois en principal combustible de chauffage. Les universitaires, nos académiciens… ont tiré la sonnette d’alarme et le ministère de la santé a publié une liste contenant les commandements « de bon sens » à observer pour « réduire les risques et la nocivité ».

 

Pour autant faire dans le sensationnel, les journalistes ont cru révéler « que du pellet analysé par échantillons, c'est-à-dire des granulés bois théoriquement issu du compactage des sous-produits de la première transformation du bois comme la sciure de résineux, comporte bien d’autres substances, nocives. Les règles ne sont pas respectées, les contrôles sont inexistants et la quête du profit à tout prix règne avant tout autre considération. On compacte de la menuiserie recyclée, des poubelles, voire même des déchets organiques issus des hôpitaux. (…) L’ordre des médecins d’Athènes dans un communiqué (4/01) exige  que de mesures soient prises par les autorités, comme la généralisation des allocations destinés à promouvoir les combustibles de chauffage moins polluants que le bois ».

 

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"Les reportages se sont succédé pour alerter de la dangerosité de la nouvelle pollution" 04/01

 

 

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"Sur liste Lagarde" - 04/01

 

 

C’était d’ailleurs le deuxième thème d’actualité ce matin sur les chaînes de télévision, après la liste Lagarde et les cousines fortunées de l’ancien ministre fumiste et FMiste, Giorgos Papakonstantinou. C’est bien connu, la pollution rejoint la pollution, sauf que les résidus politiques nous gouvernent encore. Nous nous enlisons dans la crise. J’ai aussi remarqué que certains sans abri du centre-ville gisant sur les trottoirs n’émeuvent plus grand monde, tout comme les suicides. Ils font leur apparition furtive à travers l’actualité dans l’indifférence ou plutôt dans la lassitude. D’autres nouvelles par contre, ont l’air plus significatives en ce moment. D’abord, le propriétaire du groupe Real (radio et presse anti-mémorandum avec… précautions), Andreas Kouris, vient d’être écroué pour dettes, neuf millions d’euros selon les reportages  tandis qu’au même moment, la chaîne de télévision Mega-Tv (pro-mémorandum), propriété du groupe BTP et de presse Bobolas (et de celui de DOL) se voit accorder un prêt de 89 millions d’euros, justement pour pouvoir faire face à ses dettes.

 

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"Certains sans abri du centre-ville n’émeuvent plus grand monde" - Athènes 04/01

 

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Et on vient d’apprendre ce vendredi (hebdomadaire satyrique To Pontiki) que deux résidences secondaires appartenant à Fotis Bobolas, ainsi que celle du maire adjoint de la municipalité de Sfakia (en Crète), ont été mitraillées, puis incendiées. Les auteurs de l’incendie ont même laissé en guise de signature un slogan : « Traître à la solde des Allemands ». Le maire de Sfakia, Pavlos Polakis a aussitôt déclaré que « de tels actes ne relèvent pas de la tradition, ni de la culture de Sfakia » .

 

 Toujours de saison, certaines revues littéraires nous rappellent les affinités de Martin Heidegger avec le nazisme, et Syriza, l’extrême gauche athénienne et le mouvement anarchiste dénoncent « les méthodes nazies de la police et du ministre Dendias », suite à l’évacuation violente de « l’espace autogéré » de la villa Amalia ainsi que des vendeurs ambulants immigrés du trottoir de la faculté d’Economie. Depuis deux jours, la tension est palpable autour de la faculté, le quartier est surveillé par la police et les jeunes étudiants montent la garde devant l’entrée. Tout devient affrontement, peut-être aussi car le temps de la politique faite par d’autres moyens est révolu. Nous sommes en guerre, sociale en tout cas.


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Il fait pourtant bien vivre chez nous car nous savons encore… savourer l’amertume. Certaines tavernes du centre-ville ou des quartiers, offrent désormais à leurs clients de la musique, du chant populaire et rebetiko faisant appel à de petits orchestres (souvent composés de brillants amateurs potentiellement chômeurs), deux à trois fois par semaine, y compris de jour, et ceci, sans supplément de tarif. La formule est apparemment plébiscitée, comme ce vendredi, à deux pas de la manifestation des étudiants à la faculté d’Economie. Sur le mur d’en face, un nouveau (petit) slogan : « Résistez à la Sinisation[du monde du travail]» ! Dans ce monde de crise au moins, nous n’avons guère le temps de nous ennuyer. A défaut de construire par le haut pour le moment, nous nous construisons nos univers parallèles ou sinon, nous nous redéfinissons la teneur en bonheur des anciennes pratiques.


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« Résistez à la Sinisation [du monde du travail]» - Athènes 04/01

 

 

20130104-155644.JPG"Certaines revues littéraires nous rappellent les affinités de Martin Heidegger avec le nazisme"

 

 

Comme entre ces nageurs d’hiver, qui se sont aménagé un meilleur coin barbecue à l’extrémité de la plage. « Grâce » au chômage, nous sommes d’ailleurs un peu plus nombreux qu’avant à pratiquer cet exercice exigeant, en plus de sa sociabilité. C’est important pour tenir sauf que la sociabilité et ses solidarités ne résoudront pas à elles seules la question de la grande politique et de la portée de ses décisions. Nous sommes tout autant assez nombreux à ne plus rigoler du tout. L’année 2013, solidarité ou pas, n’augure par exemple rien de nouveau pour Christos, le voisin artisan en faillite. « Bonne année… ça va très mal chez nous… ». Il y a encore un mois, nous entendions des cris, de petites engueulades ou du bruit depuis son appartement, mais ensuite plus rien. La crise les a rendus silencieux, discrets et je suppose ralentis, dans leur mouvements et gestes quotidiens. Nous les croisons d’ailleurs de moins en moins sur le palier ou devant l’entrée de l’immeuble. Christos pensait avoir trouvé un travail de quatre mois en Autriche mais apparemment la porte du Tyrol se refermerait.

 

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Entre ces nageurs d’hiver - 01/2013

 

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En tout cas, celle de Berlin reste ouverte, pour nos politiques au moins. Carolos Papoulias, le président de la « République » y sera en visite dès le 7 janvier, et sous peu, s’y succéderont, Samaras, Venizélos et même Alexis Tsipras. Nous au moins, nous accueillerons Christos et les siens chez nous entre-temps, pour leur remonter le moral, simplicité et convivialité frugales, plus rebetiko…. l’autre (grand) soir. Temps de crise, pourtant si humain. Bonne année Christos.

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:56

Ilsreprennent la route ce matin, avec un rendez-vous fixé à 8 h, devant la mairie de Bram. Direction Castelnaudary, dernière étape audoise d’une longue marche qui, entamée le 8 décembre à Nice, doit les mener le 6 février sur le site où est projeté l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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Mais hier, c’est par une action symbolique que les opposants ont marqué leur passage. Quelques jours après un réveillon passé chez un viticulteur de Moux, c’est au péage de Carcassonne Ouest que les “antis” ont affiché leur peu d’affection pour la société titulaire du contrat de concession pour l’aéroport du Grand Ouest tant contesté.

 

Opération “péage gratuit” durant une heure

Cédées par l’Etat en 2005, les autoroutes du Sud de la France (ASF) font en effet partie de la galaxie Vinci. Quoi de mieux donc, que de mener durant une petite heure une opération “péage gratuit”. Une action destinée à informer les automobilistes qui voulaient bien donner quelques minutes de leur temps précieux, sous le regard bienveillant des gendarmes présents pour assurer la régulation de la circulation à l’approche des barrières de péage levées.

 

"Il y a une vraie défense de la terre nourricière à mener."
Michel David

Parmi la grosse vingtaine de militants, Michel David, responsable de la Confédération Paysanne, persuadé que cette marche a un sens tout particulier dans le département : "Les paysans sont directement concernés à Notre-Dame-des-Landes. Mais ici, le bétonnage et l’artificialisation des sols, c’est aussi une réalité : entre les golfs, le projet de ligne à grande vitesse et les carrières qui se multiplient, il y a une vraie défense de la terre nourricière à mener."

 

Un huissier de justice était sur place

Un message passé sans aucune tension, lors de l’opération menée en présence de Me Durant-Dastes, huissier de justice mandaté par la société pour constater d’éventuels débordements ou dommages. Mais de problèmes, il n’y en eut point. A 11 h, les marcheurs pouvaient reprendre la route.

 

Source : Midi Libre

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:50

   Nice-Notre Dame des Landes.

 

 

Le 04/01/2013

61363 525694474114902 1917883356 n-copie-1La trève de Noël est terminée, je rejoins les marcheurs résistants à Castelnaudary par le train au départ de Limoges.

Les retrouvailles se font dans la joie et quel bonheur de constater que d'autres camarades nous ont rejoints.


Lénergie est intacte, la détermination grandissante.


Pour certains copains, la trève s'est terminée le 26 décembre, depuis toutes les rencontres et les actions entreprises pendant leur progression s'avèrent être positives.


De plus en plus de citoyens ont conscience qu'à NDDL se déroule un drame :

drame humain, écologique, économique et social aux dimensions nationales.


Nous ne sommes plus à combattre un projet mais bien une politique de deshumanisation de la société, une politique  ploutocrate écrasant l'humain.


De plus en plus les accords de partenariats sont décriés. Les citoyens se rendent bien compte et ce, un peu grâce à notre action, à quel point ces accords constituent la forme la plus élaborée de technique de spoliation.


Ces accords instaurés par Raffarin et élargis par Sarko (ils semblent que certains membres de son entourage soient des actionnaires de Vinci) n'ont pour but que d'enrichir les actionnaires au détriment des fonds publics : on privatise les bénéfices et on socialise les pertes.

 

Le comité de soutien de l' Aude et Castelnaudary en particulier,  à réserver aux marcheurs une très belle réception.

 

 

La suite demain soir.

 

Alain Fuentes.

 

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47763 387012658052538 611443596 nMarche de Nice a Nddl - Pause repas à Servian dans l Herault

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Marche Nice Nddl - pause midi avant Narbonne


 

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Marche Nice Nddl - arrivee a Narbonne


 

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La marche Nice Nddl est acceuillie par les militantes du Planing Familial de Lezignan Corbiere


 

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Marche Nice Nddl - Les marcheurs reveillonnent!

 

 

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En allant a Castelnaudary, pause repas dans le froid. 

 

Merci à Lucio Le pour  les photos de ces derniers jours. 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 15:46

Tandis que les négociations sur l’emploi reprennent le 10 janvier 2013, la perspective s’éloigne du « compromis historique » entre syndicats et patronat espéré par M. François Hollande. Des représentants de salariés refusent le nouveau contrat de travail unique — et précaire — proposé par le Mouvement des entreprises de France (Medef). Instauré en 2008, le système de rupture conventionnelle en constitue un banc d’essai.

téléchargement

par Céline Mouzon, janvier 2013


La période d’essai de Clotilde (1) vient d’être renouvelée lorsque ses employeurs la convoquent pour lui « proposer » un passage à trois cinquièmes de temps (trois jours travaillés par semaine). La jeune femme est sous le choc : elle n’a pas compté ses heures dans cette petite entreprise spécialisée dans la vente de produits écologiques sur Internet. Si elle refuse, elle pourra dire adieu à son embauche. Sur les conseils d’une amie avocate, elle contre-attaque, faisant valoir que, le délai pour l’informer du renouvellement de sa période d’essai n’ayant pas été respecté, elle bénéficie de fait d’un contrat à durée indéterminée (CDI).

 

Elle refuse toute modification d’horaires et propose finalement une rupture conventionnelle : « Ils se sont déchaînés. Un ouragan ! Ça a frisé le harcèlement. Mes deux chefs ne m’adressaient plus la parole et me demandaient un compte rendu détaillé de mes activités tous les jours. » Trois mois plus tard, elle obtient gain de cause dans un conflit qui aurait dû se solder par un licenciement. Manquement à ses obligations de la part de l’employeur, volonté d’en finir rapidement de la part de la salariée : l’exemple est caractéristique de la zone grise officialisée par la loi de modernisation de l’économie (2), qui instaure notamment la rupture conventionnelle.


Lors de son adoption, en juin 2008, le débat sur la flexisécurité à la française faisait rage. Ce nouveau mode de séparation devait ouvrir une brèche dans le dualisme du marché du travail français entre contrat à durée déterminée (CDD) et CDI, considéré comme un facteur de rigidité : aucun motif de séparation à avancer au-delà de la « liberté de consentement des parties », pas de préavis et un délai de rétractation de quinze jours. Employeur et salarié remplissent un formulaire succinct qu’ils envoient à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi. Sans réponse sous quinze jours, ils peuvent considérer la séparation comme homologuée. Le délai de contestation devant les prud’hommes est de douze mois.


Bon divorce et mauvais mariage

Ce dispositif garantit certains droits aux salariés : une indemnité de départ au moins égale au montant légal appliqué en cas de licenciement (un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté) et la possibilité de toucher l’assurance-chômage une fois inscrit à Pôle emploi. C’est mieux que la démission, qui n’ouvre pratiquement aucun droit (3), mais moins intéressant que les mesures d’accompagnement prévues en cas de licenciement économique, individuel ou collectif. Et, surtout, le vice de consentement s’avère difficile à prouver devant le juge.


Néanmoins, quatre ans plus tard, près d’un million de ruptures conventionnelles ont été signées. Les directions départementales en homologuent en moyenne vingt-cinq mille chaque mois. Le dispositif est entré dans les mœurs, associé à une singulière métaphore : celle du couple, dans lequel « un bon divorce vau[drait] mieux qu’un mauvais mariage ». Une analogie d’abord proposée par Mme Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef) : « Ne devrait-on pas inventer un mode de séparation par consentement mutuel, comme pour le divorce depuis 1975, avec des indemnités intéressantes pour l’employé mais plus prévisibles pour l’employeur ? », interrogeait-elle dès 2006 dans La Croix (4). L’image est ensuite reprise par la plupart des journaux.


Pourtant, si nul ne conteste qu’il existe en effet des divorces « réussis », force est de constater que la rupture conventionnelle ouvre la voie aux abus. Car, contrairement au droit civil dans le couple, le droit du travail constate l’inégalité des parties dans le contrat de travail. Ce qu’explique Mme Anne Braun, juriste à la Confédération générale du travail (CGT) :« Comme la relation de travail n’est pas égalitaire, la rupture conventionnelle peut trop facilement être détournée pour obliger un salarié à partir en lui mettant la pression. »


« Mettre la pression » ? L’expérience de Cédric, 45 ans, cadre dans une grande entreprise de distribution pendant dix-huit ans, éclaire l’expression : « On m’a demandé de faire l’ouverture, la fermeture, et d’être présent les jours fériés. J’ai refusé. La hiérarchie a insisté. J’étais coincé et j’ai finalement dû accepter une rupture conventionnelle. »Pressé de tourner la page, il préfère signer sans faire de vagues plutôt que de s’engager dans un conflit aux prud’hommes. Directrice des ressources humaines (DRH) dans une petite entreprise, Bérénice confie de son côté : « Quand on veut se débarrasser d’un salarié, on lui propose une rupture conventionnelle. Pour l’entreprise, il y a moins de risque d’aller aux prud’hommes qu’avec un licenciement. En revanche, on refuse toujours une demande de rupture conventionnelle formulée par un salarié. Sinon, c’est la porte ouverte à toutes les demandes. »


L’homologation par l’administration doit en principe permettre de vérifier que la rupture conventionnelle est signée dans les conditions prévues par la loi. Actuellement, elle est accordée dans 94 % des cas (5). M. Jean-Christophe Sciberras, président de l’Association nationale des DRH, et lui-même DRH de Rhodia France, voit dans ce score un signe de bon fonctionnement : « Comme l’homologation est donnée dans presque tous les cas, observe-t-il, on pourrait même la supprimer. » A moins que ce pourcentage ne cache une insuffisance du contrôle…« C’est surtout une formalité administrative, précise l’économiste Camille Signoretto. L’administration vérifie le respect des délais, le montant de l’indemnité de rupture et les conditions d’assistance (6).Faute de moyens, il ne peut réellement y avoir de contrôle sur le fond. »


Au-delà des abus, la rupture conventionnelle fonctionne comme un accélérateur de séparation. En témoigne une enquête réalisée par le Centre d’études de l’emploi (CEE) et remise en juillet à la Confédération française démocratique du travail (CFDT), sa commanditaire. A partir de cent un entretiens avec des salariés aux profils différents — allant de l’électricien au cadre commercial en passant par le clerc de notaire et la préparatrice en pharmacie (7) —, cette recherche indique une tendance lourde : la rupture conventionnelle correspond à un choix du salarié dans un quart des cas seulement. Le reste du temps, elle se rapproche d’un licenciement ou d’une démission pour cause de souffrance au travail. Laquelle est parfois intentionnellement générée par l’employeur afin de pousser le salarié vers la sortie. Cette pratique de naturalisation du harcèlement, dans des environnements de travail individualisés, conduit à faire porter au travailleur la responsabilité de sa souffrance. A moins d’être renseigné sur ses droits ou informé par des syndicalistes compétents, celui-ci se trouve rapidement isolé… et acculé. La rupture conventionnelle vient alors mettre fin à une situation intenable.


« Elle devient ainsi un remède miracle, écrit Dominique Méda, sociologue et coauteure de l’étude. Au moindre désaccord, la rupture conventionnelle est là, qui coupe court au dialogue et incite à choisir la séparation plutôt qu’une autre solution. Elle dispense l’entreprise de tout effort pour améliorer les conditions de travail. » Horaires inadaptés, éloignement du domicile, détérioration dans les modes d’organisation, nouvelle équipe de direction peu attentive aux salariés : autant d’éléments qui peuvent susciter la volonté de quitter l’entreprise lorsque rien n’est fait pour y remédier. Le juriste Bernard Gomel, également coauteur de l’enquête, complète : « Beaucoup de problèmes de l’entreprise se trouvent réglés avec cette procédure. Il n’y a pas de fraude à proprement parler, plutôt des usages qui n’ont été ni prévus ni écartés par le législateur. C’est la raison pour laquelle c’est un outil dangereux. Il faudrait repartir sur des dispositifs plus spécifiques. »


Un exemple de ces abus légaux ? Sonia, employée dans une régie téléphonique, est convoquée par sa direction après huit mois de relations particulièrement tendues avec une supérieure hiérarchique qui surveille ses moindres faits et gestes. Elle sait par ses collègues qu’on prévoit de la rétrograder d’un poste de manager où elle est chargée d’une équipe de vingt personne à un autre où elle ne superviserait que trois collaborateurs. Anticipant le rendez-vous, elle prend contact avec un syndicaliste, refuse le changement de poste et fait une contre-proposition : la rupture conventionnelle. Elle se félicite aujourd’hui de l’issue : « Je ne m’attendais pas à ce qu’ils acceptent. Ça ne se fait pas dans cette entreprise. Ils poussent les salariés à bout pour qu’ils démissionnent. » Sonia a touché une indemnité de départ minimale, qu’elle n’a pas cherché à négocier, estimant n’avoir aucune marge de manœuvre : 1 500 euros pour cinq ans d’ancienneté et un salaire d’environ 1 300 euros. Quant à son ex-employeur, il n’a rien changé à ses pratiques. La collectivité, elle, assume, par le biais des indemnités de chômage, une situation créée par l’entreprise, qui se trouve ainsi dédouanée. Le coût pour l’assurance-chômage n’a jamais été évalué.


Problème collectif, solution individuelle

Monsieur Gomel souligne cette tendance de fond à faire disparaître derrière des cas particuliers les problèmes structurels de l’entreprise :« Le licenciement est vu comme un trouble à l’ordre public ; la rupture conventionnelle, comme une affaire privée entre deux volontés. » Sur les cent un salariés interrogés pour l’étude, quatre-vingt-quatre estiment que la rupture conventionnelle a été une bonne chose pour eux, sans pour autant se prononcer sur le dispositif en général. Solution individuelle à un problème qui ne l’est pas toujours, elle serait socialement et psychologiquement plus acceptable que le licenciement. Elle demande en tout cas moins de temps. M. Gérard Taponat, DRH chez Manpower et responsable du master « Négociations et relations sociales » à l’université Paris-Dauphine, souligne : « A Nanterre, les affaires engagées aux prud’hommes aujourd’hui ne seront pas tranchées avant 2014. Que fait un salarié pendant ce temps-là ? »Ceux qui n’ont pas d’économies se retrouvent pris à la gorge. A la CGT, Mme Braun est favorable à l’instauration d’une procédure d’urgence devant le juge des référés, qui statuerait sous dix jours. Le choix de certains salariés en faveur de la rupture conventionnelle s’en trouverait peut-être infléchi.


Toutefois, pour M. Christian Janin, secrétaire confédéral, responsable du service emploi et sécurisation des parcours professionnels à la CFDT, cette rupture « officialise des procédures qui existaient déjà ».Effectivement, reconnaît Signoretto, « elle ouvre cette possibilité à tous les salariés, alors qu’auparavant seuls les plus qualifiés avaient accès aux transactions ou aux licenciements négociés. Mais est-ce que le salarié qui n’avait pas de pouvoir de négociation autrefois en a plus aujourd’hui ? Pas forcément ». Ceux dont le niveau de qualification est le plus élevé peuvent en effet utiliser leurs connaissances comme armes dans une négociation. Financièrement et culturellement, ils sont en mesure de prendre un avocat et de se renseigner sur leurs droits. Mais les autres ? Les trois quarts des ruptures conventionnelles sont signées dans des entreprises qui comptent moins de cinquante salariés et n’ont ni représentant syndical ni délégué du personnel. Moins d’un salarié sur dix se fait accompagner pendant la négociation (8).


Impatient de passer à la vitesse supérieure, le Medef propose désormais la rupture conventionnelle collective. « En 2008, nous avons fait un grand pas en matière de flexisécurité avec l’invention de la rupture conventionnelle, déclarait Mme Parisot en juillet dernier. Il faut inventer quelque chose d’équivalent sur le plan collectif, c’est-à-dire dans l’hypothèse où une entreprise doit faire des ajustements d’effectifs ou des restructurations (9). » Licencier sans contrainte, ou presque…


Céline Mouzon

Journaliste

 

(1) Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressés. Les citations proviennent d’entretiens réalisés en mai et juin 2012.

(2) Le dispositif est régi par l’article L. 1237-11 et suivants du code du travail, faisant suite à l’accord national interprofessionnel signé par trois organisations patronales et quatre syndicats sur cinq (la Confédération générale du travail [CGT] a refusé de signer) en janvier 2008.

(3) Au bout de quatre mois, sous réserve de justifier d’une recherche active d’emploi, le salarié démissionnaire peut demander le réexamen de sa situation auprès de Pôle emploi.

(4) «  “Il faut réformer le dialogue social”  », La Croix, Paris, 24 avril 2006.

(5) Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), Paris, juin 2012. Ces chiffres concernent les salariés non protégés.

(6) L’employeur ne peut être assisté si le salarié ne l’est pas.

(7) Le salaire des personnes interrogées s’échelonne de 600 euros à 5 000 euros, et l’ancienneté de trois mois à quarante et un ans. «  Des ruptures conventionnelles vues par les salariés  », Centre d’études de l’emploi - Confédération française démocratique du travail, juillet 2012.

(8) «  Les ruptures conventionnelles de la mi-2008 à la fin 2010  », Dares, juin 2011. Le pourcentage (9,4 %) date de l’année 2009.

(9) «  Le Medef veut mettre la compétitivité au cœur du sommet social  », Reuters, 3 juillet 2012.

 

Licenciement-copie-1.jpg

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 15:16

A la fac, carte d’étudiant rime désormais avec Monéo : un porte-monnaie électronique propriété d’un fonds de pension géré par une banque…

Aix-Marseille Université (AMU), l’auto-proclamée « plus grande université de France », intègre elle aussi un porte-monnaie électronique Monéo sur ses cartes étudiantes. Ce système permet sur le campus de régler ses repas, d’emprunter des livres ou encore d’accéder à des zones restreintes. Même si plus de 60 % des étudiants français en bénéficient, une minorité exprime toujours sa méfiance vis-à-vis du dispositif.


Il y a 5 ans, sur le site du campus de Tours, une vingtaine d’étudiants ont même détruit huit bornes de rechargements. Un collectif des faucheurs Monéo dénonçait alors « une technologie liberticide, offrant aux banques un nouveau moyen de nous suivre à la trace ». Si depuis aucune action de cette engergure n’a été reconduite, les syndicats étudiants expriment toujours leur opposition. Jean-Baptiste Martini, co-fondateur de la Fédération syndicale étudiante, était élu au CEVU (Conseil de la vie universitaire) en juillet 2008, au moment de l’introduction de la carte dans l’académie Aix-Marseille : « Quand Monéo est arrivé ici, on nous a demandé de voter pour l’approuver alors que la carte avait été présentée à la presse seulement la veille. Ça nous a été clairement imposé. »


Bénéfices pour le Crédit Agricole

Georges Timonia, militant à Fac Verte, constate aujourd’hui que la plupart des étudiants sont soit résignés, soit ne se posent plus de questions. « Depuis 4 ans, la carte s’intégre de plus en plus dans l’université, constate-t-il. L’usage s’amplifie, notamment au resto U. Il y a des files spéciales Monéo pour que les gens qui payent avec passent plus vite que les autres. Cela encourage fortement à ne plus utiliser de cash. »


Pour les responsables de l’université, la carte ne comporte que des avantages. « Payer en liquide a un coût, explique Frédéric Poirier, directeur adjoint du Crous. Il y a le transport de fonds, la gestion de la monnaie, des problèmes de sécurité. Utiliser le système Monéo nous permet d’alléger ces coûts. » Il y voit également une avancée pour les étudiants : « Avant, on vendait des tickets repas par 10. L’étudiant devait donc faire une avance importante alors qu’aujourd’hui, sur une borne Monéo, il peut recharger sa carte par tranche de 10 euros. »


Cécile Pavillon, responsable communication à la BMS-Monéo, société qui exploite le porte-monnaie électronique, elle-même propriété de BlackFin Capital Partners, un fonds d’investissement français, regrette les malentendus qui circulent, selon elle, parmis les étudiants : « La plupart pensent que Monéo touche une commission sur chaque transaction, alors que c’est faux. Nous répondons à l’appel d’offre émis par l’université. » Une offre qui comprend la fourniture des cartes, le logiciel pour les caisses électroniques et près de 2000 heures d’animation sur 87 sites répartis à travers le territoire national. De fait, seule la banque chargée de faire l’interface entre Monéo et les achats sur le campus, le Crédit Agricole à l’AMU, empoche une commission. Selon Frédéric Poirier, elle est de l’ordre de 0,1 % et n’a pas de répercussion sur les prix pour les étudiants.


Un monopole privé

Face aux inquiétudes sur la vie privée, la BMS-Monéo précise que les cartes sont envoyées vierges, avec seulement la puce permettant l’usage du porte-monnaie électronique. L’université s’occupe de l’encodage, en apposant la photo et d’autres informations sur l’étudiant, ainsi que sa côte, lui permettant de bénéficier notamment du tarif étudiant dans les resto U. De cette manière, données personnelles et informations bancaires resteraient séparées, permettant l’anonymat lors de l’achat.


Mais les usagers-étudiants ont toujours du mal à s’y faire ! Comme Samya, en Master Langues étrangères appliquées, qui confie être parfois perdue : « A la rentrée, on m’a dit que ma carte monéo était périmée. J’ai voulu savoir comment récupérer mon solde, mais apparemment c’était trop tard. J’avais 50 centimes dessus, c’est pas trop grave, mais je suis loin d’être la seule. » Tous regrettent aussi que la perte de la carte entraîne également la perte du crédit contenu, ainsi que l’obligation de fait de la renouveler, au prix d’une dizaine d’euros, car liée à plusieurs services. « On assiste à un monopole privé favorisé par l’Etat, déplore Georges Timonia. Il serait normal a minima qu’on ait notre mot à dire. Les étudiants devraient avoir au moins le choix de se tourner vers une banque un peu plus éthique que les autres, une qui n’investirait aucun euro dans une entreprise d’armement par exemple…  » Ce n’est pas encore au programme…


Samir Akacha



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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:26

Un nouvel ouvrage d’Annie Lacroix-Riz

 

images--74-.jpgEn 2004, dans un pamphlet intitulé L’histoire contemporaine sous influence, Annie Lacroix-Riz s’inquiétait d’une certaine dérive de la recherche historique depuis les années 1980.

 

Le climat idéologique s’est alourdi avec la généralisation d’un certain révisionnisme historique pour lequel toute révolution serait liberticide. Ces nouveaux dogmes conduisent aussi à censurer où à mettre à l’index les travaux des historiens qui continuent à penser hors des sentiers battus. Depuis, de « réforme » de l’université en nouvelles lois sur les archives, la situation s’est aggravé. S’est banalisée l’histoire d’entreprise, l’histoire de connivence, qui fait l’impasse sur les épisodes les moins glorieux de la vie des entreprises ou de leurs dirigeants.


En témoigne l’affaire Louis Renault qui a défrayé la chronique au début de cette année : afin d’obtenir la réhabilitation de leur ancêtre, les héritiers Renault – et certains « historiens » avec eux – ont réécrit sa biographie.

 

Dans un contexte ou le statut de fonctionnaire est menacé, dans quelles conditions la recherche historique peut-elle être indépendante des pressions financières ?

 

Cet ouvrage peut être commandé ICI  (12 Euros)


L'histoire contemporaine toujours sous influence


 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 09:25

PAR CAMILLE BOTELLA (4 JANVIER 2013)

 

C’est une épicerie, bar, café concert. Un lieu multi-services que font vivre les habitants d’une commune du Morbihan : vente de produits bio, production de bière locale, livraisons pour les personnes âgées, lieu de débat... Une coopérative au service des habitants, dont tous peuvent devenir copropriétaires. Petite visite guidée à Augan, où se réinvente le vivre-ensemble.

 

 

Trouver une alternative au capitalisme marchand tout en créant de l’emploi et en répondant aux besoins locaux ? C’est le défi que se sont lancés en décembre 2009 les 67 associés du Champ Commun, une coopérative de services de proximité à Augan, commune morbihannaise de 1400 habitants. En janvier 2010, ils créent une société (SARL) pour l’exploitation de l’activité économique avec, à la clef, la création d’emplois. Pari réussi puisque aujourd’hui le Champ Commun emploie six salariés et compte plus de cent associés ! Alors que la lutte contre la disparition des services de proximité dans les communes rurales s’organise, le Champ Commun apporte sa pierre à l’édifice.


« On avait envie avant tout de créer un lieu où les gens du village se rencontrent », explique Mathieu Bostyn, co-gérant de la coopérative. L’endroit combine à la fois une alimentation générale et un bar-café, à la programmation musicale et culturelle variée. En plein cœur d’Augan, c’est le lieu où l’on peut se retrouver pour discuter d’un sujet de fond tous les premiers jeudis du mois avec l’association Polen, ou s’initier à la couture avec l’Atelier de Louise et Sandrine. C’est aussi une épicerie, Le Garde-Manger, qui propose des produits bio, locaux, mais pas que.


Devenir copropriétaire de l’entreprise

Les gérants veulent soutenir la production paysanne locale et promouvoir une autre manière de consommer. Pour autant, dans un esprit de service commun, l’épicerie a choisi d’être une alimentation générale ouverte à tous les habitants. Et propose une large gamme tous publics, « dans l’idée de faire une alimentation générale populaire, au sens premier du terme », précise Mathieu Bostyn. On y trouve 1 200 références de produits conventionnels, 350 produits issus de l’agriculture biologique et 200 produits locaux.

 

champ_augan-facd8.png

 

Quand la coopérative voit le jour, les premiers associés créent en parallèle une Société civile immobilière pour l’acquisition d’un bien immobilier destiné à accueillir les différentes activités. Ils diffusent un appel à soutien. Différentes modalités sont possibles : premier niveau, devenir copropriétaire de l’entreprise coopérative en prenant une part sociale, « pour faire appel le moins possible au système bancaire ». Mais s’associer au projet collectif peut passer par d’autres chemins, comme participer aux travaux d’aménagement des locaux, via des chantiers participatifs ouverts et orchestrés par une équipe permanente expérimentée dans les métiers du bâtiment.


Alimenter le champ des possibles

D’autres responsabilités sont partagées par le collectif : la programmation culturelle du bar, ou encore le lien avec les producteurs locaux pour alimenter les rayons de l’épicerie. Le Champ Commun prend de l’ampleur et de nouveaux projets se greffent progressivement. Toujours dans une dynamique de développement local, une micro-brasserie s’est montée et propose une bière maison au comptoir du café, des livraisons pour les personnes âgées ont lieu plusieurs fois par mois et un projet d’accueil en auberge est en train de naître… avec 101 associés. De quoi alimenter le champ des possibles !


Pour que la gestion collective soit avec et au service de la communauté, ses initiateurs ont adopté, en avril 2012, le statut de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), permettant ainsi aux salariés, bénévoles, usagers, mais aussi aux collectivités publiques, entreprises et associations, d’être sociétaires.

 

Camille Botella (membre de l’Afip Bretagne)

 

Source : Basta

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:47

par Frédéric de ManasseinJulie Morelle 4 janvier 2013

 

les-nouveaux-chiens-de-garde-les-grandes-oreilles

Pour se faire une idée de l’économie politique de l’industrie médiatique, rien de tel que de tenter d’en proposer une représentation visuelle. C’est ce qu’avait proposé, sous une forme imprimée, la « carte du PPA » publiée par PLPL, reproduite avec le DVD des Nouveaux chiens de garde (que l’on peut encore commander ici...) Celle que nous vous proposons ici, réalisée par Julie Morel et Frédéric de Manassein, s’en inspire. Vous accéderez à cette carte en suivant ce lien.

Cette carte répertorie la plupart des propriétaires des médias français, qu’il s’agisse de personnes privées, de familles, d’entreprises ou de groupes. Sa représentation graphique, encore quelque peu artisanale, sera ultérieurement améliorée. Elle est par ailleurs appelée à être mise régulièrement à jour en fonction des recompositions et des mouvements capitalistiques incessants qui touchent le secteur - les données qui y figurent actuellement datant d’environ un an.


Pour consulter la carte, vous devez disposer du logiciel Java,téléchargeable aisément et gratuitement.


Sans vous laisser dérouter par la page blanche qui vous accueille, descendez et naviguez ! Cette navigation est intuitive : 

 
- En cliquant sur chacun des propriétaires, vous déploierez les niveaux successifs d’arborescence indiquant les groupes et les marques qu’ils détiennent en partie ou totalement, puis les titres de presse, les chaînes de télévision, les stations de radio, les sites internet et les entreprises de télécommunication que ceux-ci recouvrent. 

 
- En survolant (sans cliquer) les icônes jaunes vous obtiendrez diverses informations complémentaires sur les propriétaires, et notamment leurs participations minoritaires dans des entreprises médiatiques. 

 
- Vous pouvez aussi effectuer une recherche d’un média spécifique en sélectionnant "Plan entier" sur la carte elle-même, puis en cliquant sur l’icône représentant une loupe en haut à gauche de la page.


Bonne navigation !


Acrimed 

 

presse

 

 

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 14:13

Faire-quelque-chose-film.jpg

 

FAIRE QUELQUE CHOSE

Film documentaire de VINCENT GOUBET

France - vidéo HD - 16/9è - 90 minutes – couleur

 

SORTIE NATIONALE LE 2 JANVIER 2013

à l’Espace Saint-Michel - 7, Place Saint-Michel - 75005 Paris

Métro : Saint-Michel

 

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Rencontre avec quelques-uns des derniers résistants français de la deuxième guerre mondiale.

Au début des années 1940, tous ont décidé d'agir contre ce qui leur paraissait inacceptable. Le film est le récit de ce qu’a été leur combat, sa naissance, son évolution et son aboutissement.


Après plus de cinq années de travail et de rencontres avec les derniers résistants de la Seconde Guerre mondiale, Vincent Goubet sort son premier long métrage documentaire « Faire quelque chose » le 2 janvier 2013.


Chaque année disparaissent de nombreux acteurs de ce que fut la Résistance.


FAIRE QUELQUE CHOSE est un film qui relie les témoignages de quelques-uns des derniers résistants.


Ces femmes, ces hommes se replongent dans le contexte d’une époque et partagent avec nous ce que fut leur engagement, sa naissance, son évolution et son aboutissement.


L’essentiel, ce qui les rapprochait, c’était le choix de ne pas subir et la volonté d’agir .


Avec Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Raymond Lévy, Lise London, Jacqueline Olivier-Timbaud, Serge Ravanel...

 

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Le film va ensuite circuler un peu partout en France. Chacun aura la possibilité de le faire venir dans sa ville :

Programmation : Nadia Polle

07 60 29 18 10 - dhr.programmation@yahoo.fr

Distribution : Coopérative Direction Humaine des Ressources http://cooperativedhr.fr/

 

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LA BANDE ANNONCE

  

Lu sur El Diablo  

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:44

Poème offert à Lucien Pons et le CNR pour la galette républicaine ( ceci n'est pas une fève  )

 

 

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Entrons en résistance


comme si nous entrions dans la danse.

Prenons la main à gauche

Prenons la main à droite,

et courons tournons en une ribambelle

s’arrêtant lorsque  sourires rires,

éclaboussures de joie sincère étincellent

au milieu des moroses pensées austères.


Entrons en résistance


Comme si nous partions en vacances.

Avec pour bagage l’espoir d’abondance

partagée d’un humanisme non éthéré,

l’énergie à diffusion non modérée,

le droit d’y croire et fortement fédérer,

puis la joie de se retrouver ensemble réunis

autour de la galette ou du pot au feu

garni des mots Liberté, Fraternité, Laïcité,

Egalité, Humanité, élan de générosité,

spontanéité, gaieté dans les luttes, amitié,

partage en beauté, humour libéré, force

décuplée d’un combat pour la vérité,

justice sociale à la sauce révoltée.


Que ce mot RESISTANCE soit à jamais

sur vos lèvres gercées pour l’avoir trop prononcé

qu’il soit dans vos cœurs lassés mais non découragés

dans votre main prêt à être diffusé, donné et non prêté

dans vos têtes comme une évidence bien ancrée

que ce mot résistance que je vous offre

soit votre étendard prônant notre soif de liberté.

 

Carole Radureau (03/01/2013)

 

 

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COCO- MAGNANVILLE

 

 

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