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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:41

PAR  Nolwenn Weiler  (2 JANVIER 2013)


En France, 3,5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire, ces produits de première nécessité distribués par les organisations caritatives. Financée grâce au budget européen, cette aide est aujourd’hui remise en cause. Les efforts déployés depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de ces aliments, et ne pas enfermer les plus précaires dans la malbouffe, seront-ils réduits à néant ?

 

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120 millions de personnes menacent, en Europe, de sombrer dans la pauvreté. Les gouvernements européens, qui discutent en ce moment du budget 2014-2020, hésitent cependant à prolonger le financement de l’aide alimentaire destinée aux plus pauvres. C’est pourtant une minuscule part d’un énorme budget : 0,4% sur 1 000 milliards d’euros ! Né en 1987, le Programme européen d’aide aux plus démunis prévoit que les excédents agricoles – sous lesquels croule alors l’Europe – soient redistribués à celles et ceux qui en ont besoin. Depuis, les excédents se font rares. L’Europe aligne donc du cash : des subventions versées aux associations au titre de l’aide alimentaire (500 millions d’euros en 2012) et l’achat direct de produits destinés à être redistribués (383 millions) s’ajoutent à la reprise d’excédents agricoles (177 millions).


Tous les États membres ne bénéficient pas de cette aide, qui passe par le budget de la Politique agricole commune (PAC). Certains pays, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni refusent d’y recourir. « L’Angleterre considère que l’Union européenne doit rester un grand marché et l’Allemagne pense que l’Europe ne doit pas s’immiscer dans les politiques sociales, gérées par les Lands », précise Nadège Chambon, chercheuse à l’institut Notre Europe.


Austérité pour les plus démunis


Les principaux bénéficiaires sont l’Italie (95 millions d’euros en 2012), l’Espagne (80 millions d’euros), la Pologne (75 millions d’euros), la France (70 millions d’euros) et la Roumanie (60 millions d’euros). « Le montant de l’aide est calculé en fonction de la proportion de la population ayant un revenu inférieur à 60% du « revenu médian » national [1]. Cela a fait passer l’Espagne en tête cette année », indique Nadège Chambon. En France, quatre associations gèrent cette aide : La Croix rouge, les banques alimentaires, le Secours populaire et les Restos du cœur.


Mais cette aide n’est pas du goût de tout le monde : plusieurs pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède [2] considèrent que l’aide aux pauvres relève de l’action de chaque État. Et refusent de payer. Début 2012, l’Allemagne obtient la condamnation de l’aide alimentaire par la Cour de Justice européenne. Le dispositif actuel n’existera donc plus en 2014. Il pourrait être remplacé par un « Fonds européen d’aide aux plus démunis » moins bien doté [3]. Soit « 350 millions par an, à partager entre 28 pays membres, contre 500 millions actuellement, détaille Gaëtan Lassale, de la Fédération française des banques alimentaires. Sachant que de nouvelles thématiques s’ajouteront à l’aide alimentaire : l’achat de biens essentiels à destination des SDF et des enfants en situation de précarité notamment ». Inquiètes, les associations se sontmobilisées pour que ce fonds voit bel et bien le jour.


Les pauvres, abonnés à la malbouffe ?


Il faudra donc aider mieux, et plus de familles, avec moins. Alors même que le nombre de personnes poussant les portes des soupes populaires ne cesse d’augmenter. « 3,5 millions de personnes ont bénéficié de cette aide en France l’année dernière, souligne Marianne Storogenko, de la Direction générale de la cohésion sociale, en charge du dossier. 8,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et pourraient donc en bénéficier. En plus des familles monoparentales et des chômeurs, recourent aujourd’hui à l’aide alimentaire les travailleurs pauvres, les étudiants et les personnes à la retraite. »


Autre problème : la qualité de cette aide alimentaire. Les bénéficiaires de cette aide présentent souvent des troubles nutritionnels, pouvant induire des pathologies telles le diabète ou des problèmes cardiovasculaires, selon une étude menée par l’Institut de veille sanitaire [4]. Seule une personne sur dix mange les cinq fruits et légumes par jour recommandés par le Programme national nutrition santé. Suite à cet alarmant constat, les critères d’achat de denrées pour l’aide alimentaire ont été revus. Dans les appels d’offre lancés par les ministères, la qualité nutritionnelle compte pour 30% de la note, les tests gustatifs pour 40% et le prix pour 30%. « S’alimenter est un besoin fondamental, mais c’est aussi une source de bonne ou de mauvaise santé, rappelle Marianne Storogenko. Et puis, recevoir des produits de qualité, c’est nécessaire aussi pour l’estime de soi. Si on vous offre quelque chose de bon, c’est que vous êtes quelqu’un. »


Des alternatives pour un bon repas


Ces appels d’offre ne couvrent qu’un quart de l’aide alimentaire. Les 75% restants sont collectés auprès des particuliers à la sortie des supermarchés ou remis gracieusement par les enseignes de la grande distribution, qui écoulent ainsi des marchandises qu’elles ne peuvent pas vendre, pour des raisons d’ordre esthétique le plus souvent. Une autre partie des produits vient des partenariats passés entre des grandes entreprises et les associations. « Dans la relation avec les donateurs, il faut parfois s’armer de courage pour leur dire : "c’est très gentil, mais nous ne prendrons pas la cinquième tonne de pains au chocolat parce que les gens ne mangent pas que des pains au chocolat. Il nous faudrait plutôt des haricots verts" », poursuit Marianne Storogenko.


Des initiatives émergent pour améliorer le contenu de l’assiette de personnes obligées de recourir à l’aide alimentaire. La Fédération des paniers de la mer (PLM), par exemple, travaille avec les criées, lors des retours de pêche, pour valoriser les poissons invendus, créer des emplois sur l’activité de mareyage – l’achat de poissons en gros – et permettre de diversifier les apports en protéines. « Il ne s’agit pas seulement de remettre un produit aux gens, explique Hélènet Rochet, directrice de la fédération des PLM. Mais de leur donner envie de cuisiner, d’offrir un bon repas à leur famille. » A l’aide de fiches recettes, et à force de communication avec les bénévoles des associations, les paniers de la mer remettent au goût du jour le tacot, le congre, la roussette.


« Les personnes pauvres ne sont pas condamnées à le rester, estime Hélène Rochet. Et quand leurs moyens le leur permettront, ces personnes pourront reprendre le chemin des poissonneries, et participer à la valorisation de produits qu’elles connaîtront déjà. » La démarche emporte l’adhésion des pêcheurs.« Leur métier est rude. Et savoir que le fruit de leur travail n’est pas perdu est très important pour eux. »


Mieux que le discount, les épiceries solidaires


Un autre acteur a fait son entrée dans le monde de l’aide alimentaire : les épiceries sociales et solidaires (regroupées au sein de l’association Andes). Elles proposent en libre-service des produits de consommation courante, contre une participation financière de 10 à 30% du prix normal. En 2011, 130 000 personnes se sont pressées dans les 240 épiceries solidaires que compte désormais le territoire français (voir la carte.). « Pour lutter dignement contre la faim, il faut permettre aux gens de choisir », affirme Guillaume Bapst, fondateur des épiceries solidaires. « Quand on vous donne un colis, on nie votre identité : ce que vous aimez, votre façon de cuisiner... Et quand on reçoit une seule ration, on ne peut pas inviter quelqu’un à partager son repas. »

 

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Pour remédier au déficit de fruits et légumes, l’Andes lance en 2008 « le potager de Marianne » à Rungis. Un chantier d’insertion dans lequel on trie les fruits et légumes invendus pour approvisionner les circuits de l’aide alimentaire. Des « potagers » qui essaiment à Perpignan, Marseille et Lille. En janvier dernier, une ferme maraîchère solidaire a ouvert ses portes en Basse-Normandie.


Des paysans dépendants de l’aide alimentaire


« Il vaut mieux récupérer des produits alimentaires que de les jeter, rappelle Guillaume Bapst. Mais la lutte contre le gaspillage ne doit pas être la seule finalité de l’aide alimentaire. Sinon, on se contente de donner aux pauvres ce que l’on a récupéré. Et on ne s’intéresse pas à leurs besoins nutritionnels. Il faut laisser l’approche purement caritative pour remettre les gens à leur place de citoyen. » Pour Marianne Storogenko, « la fourchette est un excellent outil d’insertion. Il faut faire en sorte que ces personnes se sentent soutenues et pas assistées. »


Jean-Claude Balbot, éleveur dans le Finistère, est plus radical : « L’agro-industrie produit de la pauvreté. Même des paysans deviennent clients de l’aide alimentaire ! Ou ces employés des usines agro-alimentaires qui se retrouvent sans travail. Finalement, l’agriculture n’a pas tenu ses promesses, à savoir nourrir le monde et donner du travail aux gens. » 

 

Membre actif de la fédération nationale des Civam (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural), Jean-Claude Balbot participe à un groupe de travail qui planche sur la question de l’accès à l’alimentation. Pour les Civam, il faut rapatrier l’aide alimentaire vers les territoires. « Cela coûterait moins cher à la collectivité, que ces échanges de conteneurs, de boîtes et de produits transformés », estime Jean-Claude Balbot. Pensée à petite échelle, l’aide alimentaire pourrait passer par la création de potagers collectifs, par le troc, la révision de certains prix, voire du système productif tout entier.


Les exclus de la qualité


Assidu de la vente directe, et producteur bio, l’agriculteur regrette le profil trop uniforme de sa clientèle, relativement aisée. « Quand je vais livrer les gens, je sais toujours à quoi m’attendre : le type de maison, de voiture, de journaux.... C’est sympa, mais cet enfermement, pour moi et d’autres collègues, est le signe d’un échec de nos modes de production. Nous tenons à garantir la qualité, mais nous excluons de fait une large partie de la population. »


La solution ?

 « En tant que producteur, il faut que je m’arrange pour produire quelque chose que tous les consommateurs peuvent acheter. Nous devons réfléchir au prix, très sérieusement.

Est-il normal, par exemple, que les consommateurs paient une partie des emprunts que j’ai contracté pour m’installer ? Et qu’ils participent ainsi à l’accroissement d’un capital qui n’appartiendra qu’à moi. » 

Pour savoir ce que les consommateurs sont en mesure de payer, « il y a un vrai travail de connaissance et de reconnaissance à faire. » Les échanges entre fermes et quartiers, qu’il pratique avec d’autres collègues sont, à ce titre, très riches d’enseignements. « L’aide alimentaire que nous aimerions voir se développer doit s’inscrire dans ces échanges citoyens, dans ce partage, ces discussions où l’on réfléchit ensemble à l’accès à l’alimentation. » 

Le ministre Stéphane le Foll, pour qui « l’accès à une alimentation de qualité est un élément décisif pour rester inséré dans la société », prêtera-t-il attention à ces expérimentations ?

 

Nolwenn Weiler

 

Notes

[1] En France, le revenu médian se situe aux alentours de 1 600 euros (il varie de 1431 euros pour une personne seule à 3 700 euros pour un couple avec trois enfants) : la moitié de la population, en fonction du type de ménage, a des revenus inférieurs et l’autre moitié dispose de revenus supérieurs.

[2] Ainsi que le Danemark, les Pays-Bas et la République tchèque.

[3] L’éventuel Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) s’élèverait à 2, 5 milliards d’euros sur 7 ans.

[4] Voir l’étude menée en 2005.

 

Source : Basta ! 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 21:38

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L’association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR",  vous présente ses meilleurs vœux pour l'année 2013. 


Cette année doit être l'année des Résistances contre toutes les dominations possibles.

 

Les voeux de bonne année pour 2013, doivent se traduire par le mot: "Résistance". 

 
Tous nos voeux pour protéger notre vivre ensemble.
 
Tous nos voeux pour retrouver la beauté des choses. 

 

 

A la fin de la seconde guerre mondiale il n'y avait plus rien. Pourtant, ils ont imposé :   

« L’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle » 


 « Une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie »   


«Une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle » 


« Le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des  compagnies d’assurances et des grandes banques » . 


              C’était: Le Programme du Conseil National de la Résistance! 

         

                         En 2013  tout ceci ne serait plus possible… ? 

 

 

 

 L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise :      

                         

         

            Le mardi 8 janvier 2013. 

                                 

                       Dans la salle Avellanie 

                       De la Maison des Associations de 18h à 21h. 

                       12 Place Garibaldi à NICE. (Arrêt du tram). 

                                    Entrée libre . Tout public. 


 

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-La Galette de l’amitié. 


-La projection/débat du film sur la privatisation de l’électricité. 


-Le débat sera animé par Yves Cimbolini.  

Agent ERDF. Responsable syndical 

 

 

Venez nombreux participer au débat.   


 

Vous pourrez trouver des informations complémentaires sur le blog de Lucien Pons >>>  cliquez ici

 

 

720.jpgMarcel PAUL, PCF,  Ministre de la production industrielle le 21 novembre 1945. Il organise la création d’EDF-GDF, qui est votée le 8 avril 1946. Il fait de la nouvelle entreprise publique une forteresse sociale avec la création du statut du personnel .

 

 

 

 

 

 


 

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Manifestation du 1er mai 1945. Discours de Marcel Paul, syndicaliste français, à Paris.

 

APPEL DE MARCEL PAUL AUX PERSONNELS DES EGF


« Je vous demande de ne jamais oublier que vous avez en charge un instrument fondamental de la vie du pays.Votre dignité, comme l intérêt national, vous font un devoir impérieux 

 De continuer à défendre sans jamais défaillir le service public, propriété de la nation, contre les représentants du grand capital industriel et bancaire dont le seul objectif est d asservir encore plus le pays a leurs insatiables besoins de domination et de profits.


De continuer avec le même courage a défendre notre légitime statut national, nos retraites, nos œuvres sociales, qui fond désormais corps avec les deux établissements public, issus du programme du conseil national de la résistance, expression du combat e ceux qui ont été jusqu au sacrifice de leur vie pour sauver le pays et, avec lui, ses riches traditions d humanisme et de liberté. »


Marcel PAUL

 

 

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 21:27

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Le Canard Enchaine vous donne rendez-vous le mercredi, chez votre marchand.


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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:50

Adeline Raynal | 02/01/2013


Alors que la crise économique est loin d'être résolue et que l'Union européenne doit faire des économies, les fonctionnaires européens vont avoir l'heureuse surprise de voir disparaître une taxe de 5,5% de leur bulletin de paie à compter de ce mois-ci. En cause, l'incapacité des leaders européens à trouver un accord.

 

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Si aux Etats-Unis, les dirigeants politiques ont finalementréussi à éviter in extremis le "mur budgétaire", coté européen, les représentants des Etats membres ne sont pas parvenus à s'entendre sur un train de mesures pour réaliser des économies au niveau des instances européennes. Résultat : une taxe de solidarité prélevée sur les salaires des fonctionnaires européens et instaurée en 2004 va devenir caduque. Son taux avait évolué de 2,5% à sa mise en place, à 5,5% en 2012.


Cameron proposait -10% sur les salaires

L'accord n'a pas été possible en raison de l'opposition des différents gouvernements européens sur la question majeure du budget européen. Lors des négociations pour la période 2014-2020 cet automne, le Premier ministre britannique David Cameron avait notamment jeté un pavé dans la mare en demandant "au moins" 6 milliards d'euros de baisse de dépenses en matière de salaires et de retraites des fonctionnaires de l'Union européenne. Il proposait une réduction de 10% des salaires des 45.000 fonctionnaires européens, assortie d'un recul de l'âge de départ en retraite (à 68 ans) et une diminution de leur pension. "C'est une proposition radicale", avait alors commenté François Hollande, peu enclin à satisfaire la demande du britannique. Le budget consacré au salaire des fonctionnaires représente 3 % du budget européen.


Voyant la fin de la taxation de 5,5% poindre à la fin de l'année 2012, le commissaire en charge de ce dossier  - Maros Sefcovic - avait pourtant émis la proposition de la maintenir une année supplémentaire. Les pourparlers sur le sujet auront duré plus d'un an, en vain. Alors que la Commission avait proposé de l'augmenter de 6%, elle a tout simplement fini par être supprimée, puisqu'à l'origine instituée pour une durée limitée.


911 euros de prime mensuelle de représentation


Rappelons qu'un fonctionnaire européen touche un salaire mensuel brut minimum de 2.654,17 euros (grade1, échelon 1) et maximum de 18.370,84 euros.

 Leur salaire moyen est d'environ 5.000 euros. Le 5 décembre, la Commission européenne proposait de le revaloriser de 1,7% rétroactivement à compter de juillet 2012, c'est moins que l'inflation à Bruxelles, où résident la majorité des fonctionnaires concernés.


Des indemnités mensuelles exemptées d'impôts complètent cette rémunération. Les fonctionnaires ont en effet droit à une prime de 373 euros par mois et par enfant scolarisé dans une école privée, une prime de représentation de 911 euros par mois réservée à quelques hauts représentants et également à une majoration de 16% du salaire de base au titre de l'expatriation pour les personnes travaillant hors de leur pays d'origine.


Une renaissance de cette taxe reste possible

Mais les fonctionnaires européens ne doivent pas se réjouir trop tôt de ce beau cadeau de début d'année. La possibilité d'un accord n'est pas enterrée. "De manière officieuse, on nous a conseillé de ne pas toucher à ce surplus car il y a de fortes chances qu'on arrive à un accord et que la nouvelle taxe, une fois adoptée, soit rétroactive" confie un fonctionnaire européen au Figaro.


Source : La Tribune 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:28

Mardi 1 Janvier 2013

 

Quel est l'événement politique le plus important de l'année écoulée ? On voudrait pouvoir écrire que c'est l'élection, le 6 mai dernier, de François Hollande à la présidence de la République. Ce sera peut-être le cas, mais il est encore trop tôt pour le dire. En politique, on ne sait jamais à l'avance de quoi hier sera fait. 

En attendant, ce qui domine l'année, c'est la dégradation inouïe de nos mœurs politiques. Mensonges, truquages, corruption ont fait notre quotidien. Marianne s'en faisait l'écho récemment, et Michel Rocard, à sa manière franche et désabusée, n'y allait pas par quatre chemins, affirmant que le mensonge fait, en somme, partie intégrante de notre vie politique.


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Congrès de Toulouse du Parti Socialiste, octobre 2012


 Voyez, par exemple, le jeu pervers auquel se livrent l'électeur et le candidat à chaque échéance importante. Le premier fait monter les enchères au maximum avant de se décider, tandis que le second finit par laisser échapper des promesses qu'il sait ne pas pouvoir tenir : c'est le prix à payer pour l'élection. Une fois celle-là acquise, nouveau changement de rôle : l'électeur, le crayon à la main, coche les cases des programmes déjà remplies et tempête en constatant les vides. 

Ou bien on agite de purs symboles, tels la célèbre tranche d'impôt à 75 % pour les revenus de plus de 1 million d'euros, effet électoral énorme, incidence financière quasi nulle, effet Depardieu garanti. 

Quelle entreprise, quelle association, quelle institution tendrait longtemps à pareil jeu de bonneteau ? Aussi longtemps que la démocratie électorale reposera sur des promesses, et non sur un contrat entre l'électeur et l'élu, elle ne sera rien d'autre qu'un jeu infantilisant, digne des monarchies de bas empire. 

Mais il y a encore plus grave : il y a l'imposture permanente du microcosme et la scène politique transformée en caverne d'Ali Baba. Les derniers dirigeants des deux partis les plus importants de ce pays, le PS à gauche, l'UMP à droite, doivent leurs fauteuils à des impostures, à des truquages. Le scrutin de Reims (novembre 2008) qui vit l'«élection» de Martine Aubry au détriment de Ségolène Royal fut brigandage, personne, aujourd'hui, n'en doute ; cependant que c'est un authentique champion de la grande truanderie, Jean-François Copé, qui, pendant la plus grande partie de l'année 2013, va présider aux destinées de l'UMP. 

Et que dire de ces séances surréalistes, dignes du Parrain, de Francis Ford Coppola, où les représentants des principales écuries présidentielles, désignés par antiphrase du nom de «poètes», se partagent les places, le pistolet sur la table, au comité directeur du Parti socialiste ? 

Que dire de ce même parti, à Marseille, où des notables aux prises avec la justice continuent de faire la loi et décident des majorités ? Nous sommes tellement habitués au fonctionnement mafieux de nos organisations politiques que nous ne songeons même plus à nous en scandaliser. 

Ce sont pourtant ces officines vérolées qui donnent naissance aux divers pouvoirs de la République, ceux qui font la loi, lèvent l'impôt, administrent la justice, dispensent l'instruction et la morale, font régner l'ordre et disposent de la police. A défaut d'autre raison, une telle indignité à la tête de l'Etat suffirait à expliquer la persistance des populismes, à l'extrême gauche et surtout à l'extrême droite. 

Les remèdes ? Ils existent et ils sont simples, mais, comme leur adoption dépend exclusivement de ceux auxquels ils sont censés s'appliquer, il n'y a aucune chance qu'ils soient mis en œuvre. 

C'est pourquoi la mesure la plus simple et la plus élémentaire, à savoir l'interdiction stricte de tout cumul des mandats, ne sera pas votée : je tiens le pari. Mais, si l'on veut aller plus loin, si l'on veut lutter efficacement contre cette professionnalisation de la vie politique qui est incompatible avec la démocratie, il faut empêcher que quelques milliers de personnes vivent, leur vie durant, de la politique. 

Jacques Chirac a passé son existence entière dans les palais de la République ; jamais il n'en est sorti ; jamais il n'a exercé une profession, jamais de sa vie il n'a payé un repas de sa bourse. C'est un exemple typique ; mais la plupart de nos hommes et de nos femmes politiques vivent sur le modèle breveté Chirac. 

Il est pourtant une mesure qui permettrait de mettre fin à cette situation anormale : l'interdiction de se présenter deux fois de suite à la même fonction. A ceux qui rétorquent rituellement qu'une telle règle priverait les assemblées de l'«expérience» indispensable, je réponds : c'est une blague. 

Les seules assemblées qui ont réformé la France et ont établi les lois que nous respectons étaient faites d'hommes neufs, et«inexpérimentés» : témoins, la Constituante de 1789, l'Assemblée nationale de 1848, la Commune de Paris, les assemblées de 1945-1946. 

Car, si l'élection est l'honneur de la démocratie, la réélection est son fléau. Le souci de la réélection est à la base de toutes les lâchetés, de toutes les faiblesses, de toutes les capitulations. Vous voulez la démocratie, dites-vous, vous voulez l'égalité ? Alors, organisez la rotation des citoyens au pouvoir ! Pour que la vie politique soit quelque chose pour tous, il faut qu'elle cesse d'être tout pour quelques-uns.

 

Jacques Julliard – Marianne

 


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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:13

31 décembre 2012 | Par Christophe Gueugneau


Les esprits étaient bien préparés : 2013 serait l'année de tous les dangers et de tous les efforts pour les Français. François Hollande l'a confirmé ce lundi soir à l'occasion de ses premiers vœux en tant que président de la République. Un président affable sans être totalement souriant, grave sans être totalement pessimiste, et qui se plie de bonne grâce à cette « belle tradition » des vœux. Pour le reste, beaucoup de confirmations, et peu d'annonces. 


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Confirmer le tournant social-libéral, très éloigné de la campagne électorale, impulsé cet été, d'abord et surtout. En témoignent les « trois décisions majeures » prises lors de ce semestre, sur lesquelles François Hollande a beaucoup appuyé : le « rétablissement des comptes publics », le pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros offert aux entreprises, et, enfin, la « maîtrise de la finance ». Même si, pour ce dernier point, le bilan risque au final d'être bien plus mitigé.


Car sur ce dernier chapitre, Hollande cite la Banque publique d’investissement – dont les conditions de création et les moyens sont loin d'être exemplaires  –, la prochaine loi bancaire – dont on a vu qu'elle était a minima – et la taxe sur les transactions financières, qui « sera introduite au niveau européen dès l’année prochaine » mais qui de fait traîne en longueur 


Au rang des autres réalisations vantées par François Hollande, on notera la « justice fiscale »alors même que ces premiers mois marquent surtout un recul par rapport aux ambitions initiales , sans parler du dernier épisode de la taxe à 75 % retoquée par le Conseil constitutionnel pour laquelle François Hollande a entretenu le flou lundi soir ; la « justice sociale », dans laquelle le président fait rentrer la hausse du Smic  !


Mais pour 2013, promet François Hollande, « toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d’ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte ».


Outre le pacte de compétitivité, les emplois d'avenir et les contrats de génération, le chef de l'État mise beaucoup sur les négociations en cours entre les syndicats et le patronat, qui devaient prendre fin en décembre mais qui se poursuivront en janvier.

 

L'objectif, a rappelé François Hollande, sera certes de « donner plus de stabilité aux salariés » mais aussi « plus de souplesse aux entreprises ». « Bref, a insisté François Hollande, conjurer une double peur : la peur du licenciement pour les travailleurs, la peur de l’embauche pour les employeurs. » Le chef de l'État reprend donc la vieille antienne patronale de la peur d'embaucher. Au reste, les syndicats ne sont pas partis pour conclure un accord et l'exécutif s'apprête déjà à passer par la loi (lire ici sur BFMTV).


Côté annonce, une réflexion demandée à Jean-Marc Ayrault qui devra « proposer une stratégie d’investissements publics comme privés pour moderniser la France à l’horizon 2020 ».

 

L'année 2013 s'annonce donc dure pour les Français. Elle risque bien de l'être aussi pour les socialistes et pour la gauche.


Le texte de l'allocution envoyé par l'Élysée :

 

Mes chers compatriotes,

 

Fidèle à une belle tradition, je présente à chacune et à chacun d’entre vous mes vœux les plus chaleureux pour la nouvelle année.

 

En mai dernier, vous m’avez confié la tâche de conduire notre pays dans un moment particulièrement grave. Avec une crise historique, un chômage qui progresse implacablement depuis près de 2 ans et une dette record. 

Je n’ignore rien de vos inquiétudes. Elles sont légitimes. Et je n’entends pas vous dissimuler les difficultés qui nous attendent. Elles sont sérieuses.

 

Mais ce soir je veux vous dire ma confiance dans notre avenir : la zone euro a été sauvegardée et l’Europe a enfin mis en place les instruments de stabilité et de croissance qui lui manquaient. Ce résultat semblait, il y a encore 6 mois, hors de portée. Il a été atteint. 

 

Ma confiance, elle est surtout dans la France. Je connais le talent de nos entrepreneurscomme de nos salariés. Mon devoir, mon premier devoir, mon seul devoir, c’est faire que notre pays avance et que notre jeunesse retrouve espoir.

 

C’est pourquoi, j’ai pris, depuis mon élection, avec le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT,trois décisions majeures.

 

La première, c’est le rétablissement de nos comptes publics. Je veux désendetter la France. Un effort a été demandé. Je sais ce qu’il représente après déjà tant d’années de sacrifices. Je vous assure que chaque euro prélevé sera accompagné d’une lutte drastique pour réduire les dépenses publiques inutiles. L’argent des Français est précieux.  Chacun d’entre vous le gagne durement. Il doit donc être au service d’un Etat exemplaire et économe.

 

La deuxième décision, c’est le pacte de compétitivité. Je veux redonner, dès 2013, des marges de manoeuvre aux entreprises grâce à un crédit d’impôt de 20Mds euros pour leur permettre d’embaucher, d’investir et d’exporter.

 

La troisième, c’est la maîtrise de la finance : la Banque publique d’investissement est créée, la prochaine loi bancaire nous préservera de la spéculation et la taxe sur les transactions financières sera introduite au niveau européen dès l’année prochaine.

 

Cette marche en avant ne s’est pas faite sans soubresaut ni contretemps. J’en conviens. Mais le calendrier que j’ai fixé c’est de faire les réformes maintenant pour sortir de la crise plus vite et plus fort.

Ces décisions étaient indispensables, elles avaient été trop longtemps différées. Je les ai prises avec esprit de justice.

Justice fiscale, d’abord. Les revenus du capital sont désormais taxés comme ceux du travail. Et il sera toujours demandé davantage à ceux qui ont le plus. C’est le sens de la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus qui sera réaménagée, suite à la décision du Conseil Constitutionnel, sans changer son objectif.

Justice sociale. Avec l’augmentation du SMIC, du RSA, de l’allocation de rentrée scolaire. Et le droit de partir à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt.

 

Justice entre les générations, avec la priorité donnée à l’éducation nationale, avec des enseignants plus nombreux et mieux formés.

 

2012 a donc été l’année où ensemble nous avons engagé le redressement. 

 

2013 sera l’année de la mobilisation de tous pour le réussir.

 

Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d’ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte.

 

Avec 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes les plus éloignés du marché du travail. Avec les contrats de génération qui permettront de lier l’expérience du senior avec l’espérance du jeune. Ils prendront effet dès demain.

 

Avec la formation professionnelle qui sera réformée pour accompagner prioritairement les chômeurs vers l‘activité.

 

Mais l’Etat n’est pas le seul acteur. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a ouvert la négociation sur la sécurisation de l’emploi.

 

Son objectif ? donner plus de stabilité aux salariés et plus de souplesse aux entreprises. Bref, conjurer une double peur. La peur du licenciement pour les travailleurs, la peur de l’embauche pour les employeurs. Cette négociation, si elle aboutit, sera une chance pour la France. Je fais confiance aux partenaires sociaux pour prendre leurs responsabilités. A défaut je les assumerai. 

 

Voilà, le cap est fixé : tout pour l’emploi, la compétitivité et la croissance.

 

Ce cap sera tenu. Contre vents et marées. Je n’en dévierai pas. Non par obstination, mais par conviction. C’est l’intérêt de la France. 

 

Pour préparer l’avenir, notre pays a besoin d’investir dans tous les domaines ; dans nos filières industrielles et agricoles, dans le logement, dans l’environnement, dans la santé, dans la recherche, dans les nouvelles technologies. J’ai donc demandé au gouvernement de proposer une stratégie d’investissements publics comme privés pour moderniser la France à l’horizon 2020.

 

Chers Compatriotes, de Métropole, de l’Outremer et de l’étranger, nous avons toutes les ressources pour réussir à la condition de nous retrouver sur l’essentiel. Et si nous pouvons parfois débattre de grandes questions de société et ce sera le cas en 2013, la France est la France quand elle va de l’avant sur l’égalité des droits -y compris le mariage pour tous, sur la démocratie -y compris le non cumul des mandats, et sur le respect de la dignité humaine -y compris lors de la fin de la vie.

 

La France est également elle-même quand elle défend ses valeurs dans le monde.


******


Elle l’a fait en Afghanistan. Sa mission est achevée. Comme je l’avais promis, toutes nos forces combattantes sont rentrées à Noël. J’exprime ma reconnaissance à nos soldats pour leur courage et je salue la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. Ils sont 88. Et je n’oublie pas les blessés : ils sont plus de 700.

 

C’est toujours au nom de ces valeurs que la France soutient en Syrie l’opposition à la dictature. Et, au Mali, les peuples africains dans leur lutte contre la menace terroriste.

 

J'ai une pensée particulière pour nos otages, et pour leurs familles, qui vivent dans l’angoisse. Qu’ils sachent bien que tout est fait pour obtenir leur libération. Sans rien concéder de nos principes.

 

Une de nos forces, c’est la solidarité. Nous la devons aux peuples opprimés. Nous la devons, tout près de nous, aux plus fragiles, aux malades, aux personnes isolées, à celles en situation de handicap ou qui connaissent la précarité ou la solitude. Ce ne sont pas des assistés. Ce sont des citoyens, un moment meurtris par la vie.

 

Il y a de l’honneur dans une grande Nation comme la nôtre à être capable de conjuguer compétitivité et solidarité. Performance et protection. Réussite et partage.

 

C’est l’ambition de cette France réconciliée et confiante en elle-même que je porte pour l’année qui s’ouvre. C’est cette ambition qui donne un sens à l’effort de tous. 

 

Vive la République !

Vive la France !

 

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/311212/voeux-hollande-maintient-son-cap-social-liberal

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 14:17

« Bonne chance » - Athènes 12/2012

 

Sur un mur d’Athènes, un graffiti récent en guise de vœux suffit à lui tout seul pour ainsi faire dans le meilleur syncrétisme… bien à la hauteur des circonstances : « Bonne chance». En face, sur un mur un de nos animaux adespotes complète la scène par son regard, splendide étonnement. Avec la défaite de la vérité face au toc bancocrate depuis les élections de juin et le mémorandum III de cet automne – pour ne retenir que l’essentiel de l’événementialité 2012 – nos vœux de l’ancien temps ont été aussi décapités, ou au mieux, asséchés dans des bandelettes de tissu trempées dans de la résine du mémorandum III. Manifestement, notre corps social serait en voie de momification, de ce fait et déjà, le seul vœu ayant encore un sens devant l’étendue invisible du temps qui nous surpasse, c’est : liberté.


« Bonne année 1967 » - Athènes 12/2012

 

Quand on a un vœu à se dire, on se le dit alors entre nous, la bouche pleine de sens : liberté. C’est à peu de choses près ce que suggère une autre affiche récente sur certains murs d’Athènes nous souhaitant « Bonne année 1967 », 1967 étant l’année de la précédente dictature, celle des Colonels. Ce qui implique de notre part, un certain sens de l’histoire et de compréhension des enjeux en cours. Le stalag grec sera rejoint par les autres baraquements de l’U.E., elle-même, pièce (con)jointe à l’univers concentrationnaire de la planète des funds… saisissants. Déjà, les citoyens allemands ont été prévenus  par la chancelière Merkel : « l'environnement économique sera plus difficile en 2013 qu'en 2012, [appelant] à la patience et au courage ». Nous comprenons que même les métropolitains de l’U.E. ne seront pas épargnés, quant à nous, sujets des colonies du… tiers-sud, n’en parlons pas.


"Ce matin du 31/12, les enfants du quartier étaient sortis chanter"


Décidément, bonne chance et surtout, liberté. Le « parlement » grec a été saisi ce lundi (31/12) d'une demande d'enquête sur les responsabilités de l'ex-ministre socialiste des Finances Giorgos Papaconstantinou dans la falsification de la première version de la liste dite Lagarde de détenteurs de comptes en Suisse, dont certains membres de sa famille. C’est évidement la "grande nouvelle" du jour depuis  Athènes, sauf qu’elle ne l’est pas. Papaconstantinou sera sans doute « sacrifié », puis bien d’autres petits « bourreaux » que personne n’a jamais authentiquement aimé dans toutes les histoires comme dans toute guerre, occupation ou collaboration. Comme de ce temps trop présent.

 

C’est sous une pluie battante ce matin que le ministère des Finances a annoncé que sept jours supplémentaires seront accordés aux retardataires de la vignette automobile, censés la régler avant le 1er janvier, sauf que dans une bonne moitié, les automobilistes restants ne se sont pas empressés devant les guichets des banques, principaux « hauts lieux percepteurs » de cette taxe depuis fin 2012. On sait que d’un l’aveu officiel, les impôts (TVA comprise) ne sont plus récoltés selon les « espérances » inscrites dans le budget, c'est-à-dire, déjà 4,2 milliards d’euros de moins en ce décembre 2012 selon la presse  économique (c'est-à-dire la presse tout court). Plus de 70% des sujets de la baronnie s’avouent être exsangues, déjà par leur mort économique et ensuite par la surimposition devenue « quasi-existentielle », parmi les 30% restants, il faudrait mener l’enquête auprès des tenants du clientélisme du premier cercle (et de la liste Lagarde), chez les plus nantis par exemple qui ont été historiquement les moins imposés (« légalement » ou pas).

 

Ce matin du 31/12, les enfants du quartier étaient sortis chanter comme de coutume, les vœux de la tradition en frappant à la porte des voisins ou des boutiques pour récolter en échange de l’argent de poche. Comme ailleurs et comme depuis cette année et suite aux attaques que certains enfants et adolescents ont subi, dorénavant ils sont escortés par leurs parents ou leurs proches, adultes en tout cas.

 

Vœux alors sous la pluie et sous la grande mutation. Plus grand-chose n’est comme avant et les jours dits « de fête » nous le rappellent encore davantage. La boutique du coin proposait ce matin des « prix choc » tandis que sur un mur à proximité on peut lire un slogan venu de loin parait-il : « haine de classe ». En attendant, des tarifs réveillon « d’ami » de certaines tavernes promettent « un réveillon complet : musique live, vin, plat et dessert pour 18 euros par personne », un « nouveau service » se propose pour garder les animaux « desposés » (ayant un propriétaire, en grec un despote, ce qui est également un terme juridique) à partir de 5 euros par jour, et enfin… « Osaka Sarl, une équipe helléno-polonaise propose ses services dans la rénovation en bâtiment pour un prix logique », et c’est ainsi que l’année III du mémorandum prend fin ce soir.

 

 

Les vœux des « politiques » mémorandistes et de Samaras ont déjà été dites comme la messe, ce qui n’a plus aucun sens d’être mentionné. Nous n’irons pas à la taverne du réveillon complet mais chez nos amis. Entre chômeurs ou travailleurs assujettis au plus long moment précaire… du futur, nous échangerons nos vœux en espoir : « 2013 : liberté ». Et à tous les amis de ce blog : « Demeurons libres ».

Bonne chance et merci pour votre solidarité et votre soutien. 

 

 

Panagiotis Grigoriou. Historien et Ethnologue

 

« Prix choc »  - Athènes 31/12  

« Haine de classe » - Athènes 31/12

«Un réveillon complet... 18 euros par personne» - Athènes 12/2012  

Un « nouveau service » se propose pour garder les animaux « desposés » - Athènes 12/2012  

« Osaka Sarl, une équipe helléno-polonaise.... » - 31/12

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:24

Proposition de discussion de Christian MAUREL.

dimanche 23 décembre 2012
publié par Christian Maurel

 

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Les partis politiques ont-ils fait leur temps ?


Ce n’est pas seulement l’actuelle déconfiture de l’ UMP qui nous conduit à nous poser cette question de l’inadaptation et, en quelque sorte, de la fin possible des partis politiques, ces organisations sociales et publiques qui sont consubstantielles de notre démocratie et qui émergent, dans notre pays, dans la deuxième partie du 19ème siècle. La réalité dont nous parlons et qui fonde notre propos n’est pas de nature conjoncturelle (une défiance démocratique passagère) mais bien structurelle - même s’il y a fort à parier que le dépérissement de ces partis politiques, dans leur forme actuelle, ne soit que progressif et que leur passé glorieux ne dure encore longtemps.


Les signes de cette crise profonde, qui pourrait les condamner au discrédit, à leur étiolement et à leur perte, sont nombreux. Ils sont aussi ceux d’une démocratie représentative à bout de souffle : perte d’audience électorale et citoyenne, désengagement militant, clientélisme, recherche effrénée et accumulation des pouvoirs entre les mains de quelques uns, affaiblissement des vertus publiques servant l’intérêt général, personnalisation de la vie politique, impuissance face aux lobbies économiques et financiers …

Leur organisation et leur fonctionnement sont chez tous (on aurait beaucoup de mal à trouver des exceptions, de la droite extrême à la gauche radicale) dépassés par une histoire qui se construit en dehors d’eux, comme ce fonctionnement hiérarchique et centralisé d’une autre époque : il arrive encore souvent que le militant de base soit condamné à distribuer localement, dans son quartier, sur son marché, le tract élaboré et envoyé par Paris…. Et en période électorale, à n’être mobilisé que pour « faire du collage et du boitage », remplir les bus et assurer la claque du meeting.


Ces remarques peuvent apparaitre caricaturales et même des lieux communs. Cela tient moins à une opinion largement partagée qui s’évertuerait à discréditer injustement ce qui serait encore le fondement de notre démocratie, qu’au fait que, malgré leur discours de modernisation, les partis politiques se caricaturent et s’affaiblissent eux-mêmes. Cela tient surtout, et il y a quelques raisons d’être optimiste, au fait qu’un monde nouveau est en train de naitre dans l’ancien. Mais que de ce monde nouveau, les partis politiques n’en ont aucune réelle vision pertinente qui, si c’était le cas, devrait éclairer leurs pratiques en vue de radicalement les transformer.


Ce monde nouveau, quel est-il ? Il est encore balbutiant comme une vie naissante qui palpite encore maladroitement et se cherche dans les contradictions de l’ancien qui peine à enfanter. Ce sont les mouvements altermondialistes et leur forums sociaux mondiaux, dont le prochain aura lieu en Mars 2013 à Tunis ; ce sont ailleurs toutes les initiatives coopératives, mutualistes et solidaires ; c’est, partout dans le monde, l’émergence d’une société civile dans laquelle une multitude diverse et de plus en plus large prend ses affaires en main, là où elle vit, pense, souvent souffre et lutte pour sa survie ; ce sont aussi tous ces mouvements d’indignation, de conscientisation et d’émancipation qui nous indiquent que le monde ne peut continuer en l’état et qu’il est nécessaire de le transformer ; ce sont également tous ces cercles du silence se réunissant dans les lieux publics qui témoignent de ce qui est intolérable et en disent souvent plus que de longs discours venus d’en haut ….


Tous ces mouvements ne prennent pas encore, ou pas toujours, des formes massives et coordonnées au service d’alternatives et de mobilisations dont on sait que, peu ou prou, elles auront une dimension planétaire. Leurs convergences, dans les idées comme dans leurs modes d’action, sont cependant porteuses de la volonté et de la capacité d’agir de ceux qui s’y investissent comme de ceux qui n’en sont encore que les spectateurs. Et c’est là tout ce qui les distingue des partis politiques envers lesquels ils ont une grande méfiance, parce qu’ils ont compris que ceux-ci se préoccupaient bien plus de la prise du pouvoir et de sa conservation, que de ce qui importe le plus, à savoir de créer les conditions d’une nouvelle puissance individuelle, collective et démocratique d’agir permettant de faire l’Histoire et de ne plus la subir.


Mais toutes ces manières de penser et d’agir ne sortent pas de terre comme des champignons après une bonne pluie d’automne. Ne serions nous pas dans une nouvelle période de « révolution sociale » au sens où Marx l’entendait, notamment dans la préface de saContribution à la critique de l’économie politique de 1859 ? Le développement accéléré des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication n’est-il-pas en train de remettre en cause les rapports productifs, économiques, sociaux, politiques et interindividuels hérités de la modernité industrielle ?


L’Humanité, que nous voulions ou non, est en marche. Nous avons le plus grand besoin d’une « science politique » bien différente de celle du Siècle des Lumières, ne venant pas, en surplomb, guider des peuples qui ne sont plus aussi ignorants du monde dans lequel ils vivent et de la place qu’ils pourraient y occuper. D’une science politique construite dans une confrontation coopérative des points de vue et des expériences. Et surtout, d’une éducation populaire qui, en nous mettant à l’école de réalités en transformation accélérée, nous conduirait à une meilleure conscience des transformations en cours pour pouvoir les conduire jusqu’à leur terme.


Ces processus à la fois éducatifs et politiques sont à l’œuvre, dans les mouvements sociaux, dans les associations, dans les nouvelles formes coopératives de production, de partage des richesses et de ce qui devrait être le bien commun. Nous sommes au milieu du gué. N’est-il-pas temps de prendre le chemin d’Etats Généraux de la transformation sociale et politique appuyés sur les doléances, expériences, propositions et revendications du plus grand nombre, de construire de manière ascendante une déclaration des droits humains fondamentaux, et de jeter les bases d’une nouvelle organisation économique, sociale et politique ? Qui prendra l’initiative de les convoquer ? Il y a à craindre qu’aucun parti politique au pouvoir ne le fasse et qu’il faille collectivement les imposer. Ce serait l’acte fondateur d’un nouveau contrat social qui, loin de considérer la démocratie comme une forme de gouvernement parmi d’autres, affirmerait l’engagement d’individus devenus des sujets politiques venant déborder, subvertir et transformer les logiques sociales en place.


Christian MAUREL, sociologue, cofondateur du collectif national « Éducation populaire et transformation sociale ».


 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 22:23

Ugo Palheta 

Dans son ouvrage intitulé La domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel et de son public (PUF, collection «Le lien social»), Ugo Palheta, maître de conférences à l’université Lille 3, propose une plongée dans le monde de l’enseignement professionnel. L’occasion pour ce chercheur qui s’inscrit dans la tradition sociologique de Pierre Bourdieu de dénoncer l’illusoire démocratisation scolaire et les discours qui prétendent revaloriser la voie professionnelle.

En dénonçant «l’idéologie de l’égalité formelle des filières», vous estimez d’emblée que la filière professionnelle est un «ordre scolaire dominé». Vous n’y allez pas un peu fort ?

C’est une domination qui s’exprime d’abord dans les caractéristiques sociales et scolaires des élèves qui fréquentent la voie professionnelle : les deux tiers d’entre eux sont issus de milieux populaires, la majorité d’entre eux ont connu des difficultés d’apprentissage et leurs parcours scolaires ont été le plus souvent chaotiques. De plus, la plupart de ces lycéens vont accéder à des statuts, aujourd’hui très dévalorisés, d’ouvriers ou d’employés dans l’industrie ou les services. Mais il y a aussi un aspect subjectif de cette domination qui est lié à la représentation que se font beaucoup de ces jeunes et de leurs parents de ces formations professionnelles, à l’heure où le modèle dominant, véhiculé notamment dans les grands médias, est le modèle urbain de cadres diplômés, c’est-à-dire l’idéal des études longues et générales.

Vous montrez cependant à travers votre enquête que les élèves en lycée professionnel ne s’estiment pas tous victimes d’une orientation subie…

En effet, tous ne s’estiment pas relégués. Certains parviennent même, ce qu’on oublie trop souvent, à se reconstruire en lycée professionnel. Mais la plupart ont été «infériorisés» pendant leur parcours scolaire. Car le système éducatif prépare les élèves à leur orientation vers la voie professionnelle à travers toute une série de verdicts. Les uns sont informels et passent souvent inaperçus, notamment dans la salle de classe, via des remarques apparemment anodines sur un niveau scolaire insuffisant, sur le comportement, sur telles ou telles inaptitudes... Les autres sont formels : c’est le redoublement ou l’orientation vers des classes de relégation à partir du collège, telles que les SEGPA, les CLISS, le préapprentissage… Ces classes, comme en témoignent parfois les enseignants eux-mêmes qui y interviennent, ne remplissent pas leur rôle assigné de rattrapage. Et finalement, en fin de troisième, la plupart des élèves qui sont orientés vers la voie professionnelle ont été convaincus de longue date que leur destin scolaire ne se trouve pas dans les filières générales.

En quoi la perception de cette domination diffère-t-elle selon les spécialités de filières professionnelles, mais aussi selon les contextes familiaux ?

Dans certaines spécialités – c’est le cas d’une partie des garçons dans des filières industrielles ou des filles dans les spécialités des soins aux personnes –, l’orientation en voie professionnelle n’est pas vécue comme une dépréciation. Dans les formations tertiaires comme le secrétariat ou la comptabilité, les élèves se situent en quelque sorte dans l’ombre des filières générales, mais l’on trouve chez eux et elles une forme d’espérance scolaire, notamment soit à travers l’espoir de rejoindre la voie générale (considérée comme la voie «normale»), soit par l’intermédiaire d’une poursuite d’études postbac, notamment en accédant au BTS ou encore à l’université.

L’histoire familiale a également une incidence forte. Par exemple, les élèves dont le père a aussi suivi la voie professionnelle et a connu par la suite une forme, même mesurée, d’ascension sociale (en devenant contremaître ou technicien, ou encore en montant une petite entreprise artisanale), n’éprouvent pas nécessairement un sentiment de dévalorisation d’eux-mêmes parce qu’ils partagent un rapport moins dépréciatif à la voie professionnelle et aux emplois auxquels accèdent les titulaires de diplômes professionnels. Ce qui n’est pas le cas de ceux, notamment les jeunes issus de l’immigration maghrébine ou subsaharienne, dont les pères connaissent, bien plus que les autres, le chômage prolongé, des conditions de travail dégradées, la précarité de l’emploi ou l’absence d’avancement. Ceux-là vivent cette entrée dans le statut d’ouvrier – ou plus généralement de salarié subalterne – comme un échec, avec peu d’espoir de promotion.

 

Il est illusoire de prétendre refonder l’école sans s’attaquer aux inégalités dans le monde du travail



La réforme du bac professionnel en trois ans tout comme les dispositifs de passerelles et autres possibilités de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur après un bac pro n’ont-ils pas permis de revaloriser la voie professionnelle ?


En forçant le trait, je dirais que ces politiques d’ouverture et d’alignement formels de l’enseignement professionnel sur les autres filières de niveau bac peuvent fonctionner comme le pendant d’un double renoncement. Le premier renoncement concerne l’idéal de la démocratisation scolaire et de l’accès au savoir du plus grand nombre et notamment des enfants des classes populaires. Avec ce que cela implique si l’on souhaite réaliser cet idéal : des moyens mais aussi et peut-être surtout une réflexion pédagogique sur l’école que nous voulons et les moyens d’y parvenir : une école de l’émancipation ou une école vouée à transmettre un simple «smic culturel» ?

Le second renoncement, c’est l’amélioration des conditions d’existence et de travail des classes populaires, dont proviennent et vers lesquelles se destinent ces élèves de la voie professionnelle. Disons-le une fois pour toutes : il n’y a pas de transformation de l’école dans ses fondements et dans ses structures sans un changement de société. Il est illusoire de prétendre refonder l’école sans s’attaquer aux inégalités dans le monde du travail et dans toutes les dimensions de l’existence.

Et pourtant il n’a jamais été autant question de «revalorisation des filières professionnelles»…

On a d’autant plus besoin de ce discours de la «revalorisation» que la dévalorisation de ces filières est patente. On a d’autant plus besoin de réaffirmer cet idéal d’égale dignité des filières que cet idéal est introuvable dans l’esprit des décideurs publics comme dans celui de beaucoup de parents des classes moyennes et supérieures. À partir du moment où rien n’est fait pour lutter contre les facteurs objectifs de dévalorisation de ces filières – et le premier d’entre eux est bien la dévalorisation des emplois ouvriers et employés du point de vue des salaires, de la stabilité, des conditions de travail, de la survie des emplois –, ces discours sur la «revalorisation» servent juste, au mieux à se donner bonne conscience, au pire à donner le change.

http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/ugo-palheta-sociologue-les-discours-sur-la-revalorisation-de-l-enseignement-professionnel-servent-a-se-donner-bonne-conscience.html

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:18

A quelques jours du passage en 2013, les paysans dont les tracteurs protègent depuis le 25 novembre le "village gaulois" de la Chataîgne, avaient invité tous ceux qui le désiraient à partager un grand pot au feu sur la Zad.

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Cela se passait sous le hangar de la ferme St Antoine, près de la Chataîgne. Un symbole car cette ferme sera réoccupée très prochainement, un projet de culture collective étant en cours.


Quelques centaines d'opposants, zadistes, paysans et autres sympathisants échangeaient entre eux les dernières nouvelles de la lutte, partageant autour des actions passées et à venir, tout en dégustant ce plat qui sentait bon le terroir !

 

28-ferme-ste-antoine.jpg

Pour le dessert, une prise de parole très attendue : celle des paysans de la Confédération paysanneregroupés dans le collectif COPAIN (un réseau de Loire-Atlantique réunissant la Conf, le Gab, le SivomTerroirs 44Manger bio 44), expliquant leur démarche et les actions en cours. 


"Pour le moment les tracteurs sont présents jusqu'au 10 janvier. On est en discussion sur le fait de les laisser ou pas jusqu'au printemps mais ce qu'on peut vous dire c'est qu'on s'est organisés pour intervenir au quart de tour si besoin. Les départements limitrophes sont aussi prêts à démarrer aussitôt, on a mis en place des chaînes téléphoniques. On a décidé de venir se réinstaller sur la ferme de St Antoine, pour le moment il y a juste la serre qui a été montée ; l'idée est de réoccuper les bâtiments et de préparer une occupation plus importante au printemps. On a déjà commencé à réfléchir avec d'éventuels candidats à l'installation sur la zone sur les terrains libérés... puisque l'aéroport ne se fera pas !"


32-prise-de-parole-de-la-confederation-paysanne.jpg


D'autres intervenants, dont des paysans venus de Rennes "neufs et plein d'énergie" (photo) et les "Féelés du vélo"des Ardéchois partis de Vanosc qui ont pédalé durant 800kms pendant 7 jours et sont arrivés la veille sur la Zad de Notre Dame des Landes.

 

33-prise-de-parole-des-feles-du-velo-venus-d-ardeche.jpg"Tout le long de la route nous avons été accueillis par d'autres collectifs, des associations, on a rencontré beaucoup de gens et ça nous a fait chaud au coeur. Ici, comme ailleurs on défend nos terres, nos terres nourricières. Si on nous enlève notre nourriture que va-t-on devenir ? Il faut que chacun d'entre nous agisse comme des colibris, chacun apportant sa goutte d'eau."


S'ensuit un moment émouvant, celui de la lecture de la lettre de Cyril, un opposant emprisonné pour 5 mois à la prison de Carquefou. Un rassemblement a été décidé pour le lendemain, samedi 29 décembre, de nombreuses lettres de soutien ont été envoyées.


Une dernière prise de parole de la part d'un collectif venu de l'Est de la France venu participer à la gestion du quotidien à la Chataîgne :

"Le but de cette initiative étant de faire fonctionner ce lieu qui a été construit ensemble par tous les opposants à ce projet lors de la manifestation du 17 novembre. Nous sommes là du 26 décembre au 2 janvier, on fait la bouffe, l'accueil,on propose des discussions, des projections, le programme est sur le site de la Zad. D'autres groupes prendront le relais ensuite..."


Tout autour de la ferme St Antoine, le bocage est magnifique, l'une des nombreuses mares du site témoigne, s'il en est besoin, de l'omniprésence de l'eau... Les 90% de zones humides de la Zad seront bientôt arpentées par des naturalistes en lutte eux aussi contre la destruction de la biodiversité afin de dresser l'inventaire des espèces.


30-etang-zone-humide-remplie-de-biodiversite.jpg

 

Sur le chemin du retour, mon regard est attiré par deux sculptures de bois dressées contre des troncs d'arbre devant l'un des chemins d'accès de la forêt de Rohanne. Je m'avance pour les prendre en photo "Si vous allez un peu plus loin vous en verrez d'autres, ils sont en train de les sculpter." m'indique un homme sur le sentier.


Guidée par le bruit des tronçonneuses, j'arrive sur le lieu où travaillent avec dextérité Gaspard et Simon, charpentiers et sculpteurs à l'occasion :

"Les Tikis sont des divinités polynésiennes aux pouvoirs protecteurs, elles sont censées protéger la forêt de Rohanne. On est venus aujourd'hui participer à notre façon à cette lutte." me confie Gaspard, "Je suis charpentier mais j'aime aussi de temps à autre sculpter de cette manière, c'est un bon défouloir."


Un Tiki est une sculpture en bois ou en pierre originaire d'Océanie représentant un homme ou une tête d'homme. Les plus connus sont certainement les Moaïs, statues monumentales de l'île de Pâques. Les tikis sont souvent de sexe masculin, plutôt costauds. Les bras sont repliés et ramenés vers l'avant, les mains posées sur le ventre. Les jambes sont fléchies et la tête souvent disproportionnée laisse apparaître des yeux immenses. La bouche est parfois très expressive laissant imaginer un cri. Les tikis symbolisent Tiki, l'ancêtre mi-humain mi-dieu qui fut le premier homme. C'est ce personnage mythique qui engendra les humains. Source Wikipédia


"Nous profitons aussi de notre présence pour montrer comment procéder respectueusement lorsqu''il a été décidé d'abattre un arbre pour construire." rajoute Simon.


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 Il reste à espérer que la présence bienfaisante de ces belles sculptures protège contre la menace qui pèse sur la forêt de Rohanne et les terres nourricières qui l'entourent dans les mois à venir.


Des paysans qui invitent à partager un pot au feu pour échanger autour de leurs actions, des "Féelés du vélo"ardéchois qui pédalent durant 800 kms pour rejoindre la Zad, des groupes sympathisants venant de toute la France pour gérer le quotidien à la Chataîgne, des charpentiers artistes sculptant des divinités protectrices....il s'en passe de belles choses sur la Zad et je ne peux qu' inviter ceux qui ne sont pas encore venus sur place, à chausser leurs bottes pour venir s'imprégner des bonnes ondes que l'on y trouve !


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Presquilegazette.net

 

 

" Notre Dame des Luttes !", un documentaire de Jean-François CASTELL

 

 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Notre Dame des Landes
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