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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 21:32

Un communiqué de presse émis aujourd’hui par France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand, la Coordination Eau Ile de France et ATTAC

Bruxelles – La Commission européenne promeut délibérément la privatisation des services de l’eau comme l’une des conditions imposées dans le cadre des plans de sauvetage, a-t-elle reconnu dans une lettre adressée aux groupes de la société civile. La direction du commissaire européen Olli Rehn a répondu aux questions posées dans une lettre ouverte, écrite par des organisations de la société civile, concernant le rôle joué par la Commission quant à l’obligation de privatisation imposée par la Troïka à la Grèce, au Portugal et dans d'autres pays. Aujourd'hui, dans une deuxième lettre au commissaire Rehn, les organisations exigent qu'il « s'abstienne dorénavant de toute pression imposant des conditions de privatisation de l'eau ».

Le fort appui de la Commission pour la privatisation va à l'encontre de la tendance croissante en Europe et ailleurs à constater que la privatisation ne livre pas forcément les bienfaits annoncés. Paris et d'autres villes ont récemment re-municipalisé leurs services d'eau en raison de mauvaises expériences avec la privatisation. En 2004, le gouvernement néerlandais a adopté une loi interdisant la délégation du service public de l’eau au secteur privé et la Cour constitutionnelle italienne a jugé que toute législation future tentant de privatiser les services publics serait inconstitutionnelle.

Dans sa réponse, la Commission n'a pas avancé le moindre argument permettant d’appuyer sa position, et ce alors que la recherche montre que les services publics sont souvent plus efficaces que ceux du privé. Elle enfreint également des articles clés du Traité de l’Union Européenne prévoyant sa neutralité concernant le régime de la propriété des services de l'eau [1].

Certains eurodéputés ont déjà posé une question à la Commission pour demander des éclaircissements sur la contradiction entre les recommandations de la Troïka et la neutralité requise de la Commission.

« Cela montre vraiment comment la Commission a perdu contact avec la réalité. Leurs arguments idéologiques ne sont pas fondés sur des faits attestés et vont jusqu’à ignorer la volonté démocratique du peuple », a déclaré Gabriella Zanzanaini, de Food & Water Europe.

« La Commission doit s’expliquer sur bon nombre de points. Non seulement il n'existe pas de preuve pour soutenir l'idée que le secteur privé est plus efficace, mais il y a aussi une très forte résistance du public face à la privatisation. Les citoyens européens ne reculeront pas facilement sur ce sujet », A déclaré Jan Willem Goudriaan de la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics (FSESP).

Alors que les mouvements à travers l'Europe s'intensifient pour lutter contre la vente de l'eau publique, une première Initiative Citoyenne Européenne a été lancée pour promouvoir la mise en œuvre du droit à l'eau pour tous en Europe et afin que l'approvisionnement en eau et la gestion des ressources en eau ne soient pas soumis à aux « règles du marché intérieur » tout en étant exclus de la libéralisation.

[1] La « neutralité » sur la question des régimes de la propriété public ou privé des services de l’eau est présenté dans l’article 345 TFEU et Art. 17 1 de la Directive 2006/123/EC relative aux services dans le marché intérieur

http://www.france-libertes.org/privatisation-eau-commission-europ%C3%A9enne.html#.UIqFXxxqlYX

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 19:17

Le suicide d'un homme, retrouvé pendu jeudi 25 octobre dans le sud de l'Espagne au moment où il devait être expulsé de son logement, a provoqué la colère des militants luttant contre les expulsions.

 

Une centaine se sont rassemblés en face d'une agence de la banque Bankia à Madrid et certains ont décidé de s'y installer. "Ça sera notre nouvelle maison", lance l'un d'eux en entrant dans cette agence à deux pas de la Puerta del Sol, lieu emblématique des manifestations des indignés espagnols.

 

VIDEO : http://www.lemonde.fr/economie/video/2012/10/26/des-manifestants-envahissent-une-succursale-de-bankia-a-madrid_1781920_3234.html#ooid=FodzZkNjqqgR9EHAF24rLR_9tDiVCvDF

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 19:09

Des sirènes de police retentissent à tout va sur la ZAD. Les hurlements de camarades se font entendre à travers le bocage. Le son d’une batucada est perceptible à travers ce brouhaha inquiétant. Mouvement général. On va aller voir les camarades, ils/elles ont surement besoin de nous.

Il doit être midi. On est le mardi 23 octobre et la ZAD est de nouveau assiégé. Parcouru en tout sens par des légionnaires en bleues. « L’opération César », comme ils l’ont si joliment (sic) appelé, continue son sale boulot. Il ne doit rien rester de NDDL, alors quand à faire, autant profiter des expulsions pour détruire une partie de la ZAD. Et aujourd’hui, c’est la Gaieté qui est menacé.

La Gaieté, c’est un lieu qui a son histoire, comme tant d’autres lieux aujourd’hui détruits (ou en voie) sur la ZAD. Ancien corps de ferme racheté par Vinci, il devait fêter ses 100 ans en 2014. Mais bon dans le monde dans lequel on vit, le vieux, l’ancien, cela n’a pas sa place. Il faut moderniser, aménager, dynamiser le territoire, le bétonner et le vider de toute vie en somme. Sacrifions des vies, des souvenirs, des beaux moments passés pour quelques miettes de temps gagné sur une vie. Sauf que leur vie de cadre ultra-pressé qui veut absolument son petit aéroport, et bien elle en détruit d’autres, elle rase, elle anéantie, elle spolie, elle expulse pour mieux savourer ses quelques miettes de temps gagnés.

La ZAD, c’est plus qu’un territoire, c’est une zone de vie, d’entraide, de nature et de bocage préservé. Mais pour tous ces mégalos de la croissance, ces rapaces de prometteurs, une vie çà à un prix, une vie ça doit rapporter. C’était sans compter sur notre volonté de défendre une vie différente, où les échanges gratuits comptent plus que leur profit !

La Gaieté en est le parfait exemple. Lieu de VIE qui a été le lieu de nombreux concerts de la ZAD, où des amitiés se sont liés, où on réparait soi-même son vélo.

Y’a aussi Joël, un paysan qui y a aussi vécu avant de subir la pression du conseil général pour vendre. « Ça me fait mal au ventre. J’ai grandi ici, entre la Gaîté, les Domaines et l’Épine. Maintenant, je n’ai plus rien. Je suis un squatteur. Mes vaches aussi ! » (source : ouest torche)

Joêl pleure, pas par les lacrymos lancés à tout va par les militaires. Non, joël pleure parce que sa vie disparait sous ses yeux. La gaieté est en voie de démolition. Faut faire place nette, effacer les souvenirs, effacer les joies et les peines d’une vie entière pour un peu plus de leur gloire et de leur profit !

On est bien une centaine à tenter d’accéder à la ferme de la gaieté pour tenter de les déloger. On s’approche, on est gazés. Des camarades tentent bien d’envoyer quelques projectiles pour les empêcher de continuer leur travail, mais faut compter sur les chiens de garde du capital pour nous mater. La milice privée de Vinci, on a bien du mal à la déloger ! C’est pour cela aussi qu’on a besoin de vous. Parce que l’on a beau avoir toute la volonté du monde, le coeur en rage de voir tant d’existences, de nature détruites, on est si peu face à leur puissance militarisée !

Bien sur, on les fait peiner. Ils n’ont pas réussi à nous déloger de tous les lieux comme ils l’avaient prévu. Ils prennent du retard dans les chantiers de destructions des maisons et cabanes. Et super nouvelle, on compte déjà des défections dans leur rang (7 au 23/10) ! Ils croient nous user, ils ne font que renforcer notre rage et notre détermination à défendre ce territoire unique !
On fera de la ZAD un bourbier pour leurs légions privées !

Les gaz pleuvent sur le champ près de la Gaieté, les gendarmes chargent puis se positionnent. Ils regazent, les camarades ripostent comme ils/elles peuvent par des projectiles variés (épis de mais, caillasses…). Ca recharge. Ils tentent de nous prendre à revers par la forêt, misérable tentative tant leur carcasse de bouclier les fait peiner. On vous avait bien dit que ce sera leur bourbier ! :)

Des camarades bien déterminés à leur en faire baver, leur envoie des mottes de terre bien trempées. Les jeunes bleu-e-s sont maculés de boue, le moral est pas à son plus beau fixe. On le sent bien, leurs pas sont hésitants, ils reculent parfois sans les ordres de leur maitre, ou chargent en solo sans couverture, reculant aussitôt sans trop y croire. Pendant ce temps, les travailleurs collabos continuent leur sale boulot de démolition de la Gaieté et les renforts militaires arrivent toujours plus nombreux-se-s (ils finiront par être plus de 300 ! à entourer la gaieté). Ils se déploient dans les champs, formant une ligne de plus d’un km qui nous fait penser à une ligne romaine. Cela ne vous rappel pas quelque chose ?

On a fini de jouer avec eux/elles. On reviendra pour les harceler, et avec un peu de chance stopper le chantier de destruction (ne serait-ce que quelques minutes !). La bataille a duré plus d’une heure. Effectivement on n’a pas gagné, mais on a vu qu’on avait une chose que eux n’ont pas : la volonté ! Et que la ZAD deviendra leur bourbier (ils faillaient voir leurs déplacements hésitants dans leurs champs, leur lenteur dans la boue) !

Pour la petite histoire, c’est un chargement de vaches simplement aidé  par des camarades qui a fait paniquer les flics et qui a provoqué les sirènes :) Les vaches avec nous ! :)

La ZAD, on la défendra jusqu’au bout, parce que notre vie elle n’a pas de prix et que cette zone mérite d’être défendue bec et ongles !

Stoppons la machine de guerre de l’Etat et de Vinci ! Rejoignez-nous sur la ZAD!
Continuez à effectuer des actions de soutien et à envoyer es messages de solidarité ! On en a toutes et tous besoin ! Et c’est ce qui les fera plier !

On finira par les avoir ! La ZAD deviendra leur nouveau larzac !

Un résistant

N.B :aux dernière nouvelles, un camarade qui avait un appareil photo ce jour là se l’ai fait arraché violemment par un flic ! Résultat : multiples fractures à la main et 21 jours d’ITT . Leur violence ne nous fera pas reculer pour autant !

 Les photos insérées dans le texte sont extraites de l’agence pipa press, de la presse du coin et de camarades.

http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/2012/10/25/loperation-cesar-finira-par-sembourber-on-a-defendu-la-gaiete-et-nos-vies-zad-nddl-le-23102012-nos-vies-valent-mieux-que-leurs-profits/

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:05

Quatre familles, qui occupaient depuis six mois deux maisons vides à Roubaix, ont été expulsées par la mairie avec l’aide de la police municipale. Une vingtaine de personnes, dont une quinzaine d’enfants, on été mises à la rue. Les associations de quartier dénoncent une expulsion illégale. En guise de relogement, le maire a proposé quatre tentes...

Elles en avaient marre d’être ballotées de campements en terrains et de terrains en campements. Faute de mieux, quatre familles roms ont réquisitionné en mai dernier deux maisons de la rue Franklin à Roubaix. Avec le soutien de Droit au logement (DAL) et d’associations de quartier, elles ont occupé pendant six mois ces logements, se sont intégrées dans le quartier et ont scolarisé leurs enfants. Rachetées par la Ville, les maisons étaient vides depuis plusieurs années, puisque promises à une démolition dans le cadre d’un projet de nouvelle rue.

Qualifiant ces logements « d’insalubres et de dangereux », la municipalité a entamé fin juin une procédure judiciaire pour mettre un terme à cette occupation. Obtenant du Tribunal d’instance un jugement d’expulsion exécutoire sans délai, la ville a dans la foulée dépêché un huissier, qui a procédé dans la matinée du 18 octobre à l’évacuation des familles, une expulsion pour le moins expéditive.

Expulsion illégale

Les militants associatifs locaux sont consternés. « La mairie a décidé de se faire justice elle-même. La procédure n’a pas été respectée, tance Philippe Deltombe, président du DAL Nord-Pas-de-Calais. L’huissier a exécuté l’ordre d’expulsion sans demander le concours de la force publique ». Comme le rappelle le DAL, « l’usage de la force pour priver un ménage de son domicile est un privilège de la police qui ne peut intervenir en droit français qu’avec l’autorisation du Préfet. En prétendant que les occupants sont partis de leur propre chef, l’huissier et la mairie de Roubaix se sont affranchis de cette règle. Leurs effets personnels ont été laissés dehors, sous la pluie, et non placés dans un garde-meuble comme la loi l’exige ». Autant de violations de la procédure qui ont incité le DAL à déposer plainte et à dénoncer le caractère illégal de cette expulsion.

La municipalité et son maire Philippe Dubois (PS) n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. Du côté de la Préfecture du Nord, on reste prudent. Se disant « non-informée préalablement de la date de mise en œuvre de la procédure » - donc, en somme, pas impliquée dans la démarche de la mairie - elle confirme, dans un communiqué, que « l’intervention de l’huissier s’est faite sans demande de concours de la force publique » et « qu’aucun policier de la police nationale n’a participé à l’évacuation ». C’est la police municipale qui était présente sur les lieux « pour une mission de sécurisation des bâtiments ».

Enfants à la rue

Les militants présents livrent un tout autre point de vue. « Dès que nous avons appris que les familles se faisaient virer manu-militari, nous nous sommes précipités avec ceux qui étaient disponibles pour essayer de résister, en s’enchaînant aux portes et aux boîtes aux lettres, témoigne Nawal Badaoui, coordinatrice au sein de l’association de quartier La Solidarité, qui accompagne ces familles. La presse locale décrit « une scène déroutante » : « Des hommes allongés sur le trottoir alors qu’on scelle les portes et mure les fenêtres. Des femmes aux traits tirés qui serrent leurs enfants contre elles et n’ont que leurs yeux pour exprimer leur détresse. Sans caravane ni solution de repli, l’expulsion équivaut à une mise à la rue, ils le savent. Comme nombre de passants, médusés par le « spectacle » qui ont tenu à témoigner leur indignation », rapporte le quotidien Nord Eclair.

Hasard du calendrier, Philippe Deltombe et Jean-Baptiste Eyraud, fondateur et porte-parole du DAL, prennent connaissance de la nouvelle alors qu’ils sont invités, à Lille, au congrès des syndicats Sud Santé-Sociaux. « En apprenant la situation, les copains de Sud ont laissé leur congrès quelques heures pour venir avec nous soutenir les expulsés. » La rue Franklin voit donc débouler à 15 heures un cortège d’environ 150 personnes, emmené par le DAL. « Nous sommes arrivés en criant « non aux expulsions ! » et « réquisition des logements vides ! » et nous avons trouvé les maçons en train de murer les maisons, encadrés par la police municipale », raconte Jean-Baptiste Eyraud. Il tente avec ses camarades de jouer les trouble-fêtes.

Le maire propose... quatre tentes

Aucune violence n’est constatée, mais devant la pression militante, la police nationale est rappelée en renfort. Le maire de Roubaix accepte finalement de recevoir une délégation. « C’est regrettable d’en arriver là pour que le maire accepte de rencontrer des Roubaysiens et d’expliquer pourquoi la ville met des enfants à la rue, lâche Nawal Badaoui la coordinatrice de La Solidarité, encore amère. Mais il n’a rien voulu savoir. Il nous a simplement confirmé l’expulsion, en refusant de réintégrer les familles et en renvoyant la responsabilité de leur relogement à l’État. »

Une solution a pourtant été proposée... « Un geste de grande bonté : le maire a proposé quatre tentes, ironise Philippe Deltombe. Sauf que monter des tentes sous la pluie, pour y faire dormir des enfants, c’est quand même plus que problématique. »Devant l’inaction de la municipalité, le DAL a saisi le ministère du Logement. Le ministère aurait assuré, à l’occasion d’un déplacement de Cécile Duflot le 11 octobre à Roubaix, qu’il n’y aurait pas d’expulsion de ses familles.

Les engagements de Duflot et d’Aubry

La ministre était venue lancer, avec François Lamy, ministre délégué à la Ville, une grande concertation sur la politique de la Ville (un ensemble de dispositifs étatiques destinés à améliorer les conditions de vie dans les zones dites « sensibles »). Pour l’instant, l’interpellation des associations est restée vaine. Difficile de savoir si elle sera suivie d’effets : comme la municipalité, les services du ministère de l’Égalité de territoires et du Logement n’ont pas répondu aux demandes de Basta !.

En attendant, les familles « sont à l’abri », grâce aux associations qui les hébergent dans un dortoir improvisé. « Ce qui est dramatique, c’est qu’on assiste à un désistement complet de la part des autorités. Les roms, personne n’en veut. Du coup, la situation de ces familles ne repose plus que sur des initiatives associatives ou individuelles, alors qu’elle devrait être du ressort des pouvoirs publics », déplore Dominique Dumontet, président de La Solidarité.

Élan de solidarité

Un abandon d’autant plus étonnant que Martine Aubry, présidente de la Communauté urbaine de Lille, dont fait partie Roubaix, avait condamné, fin août, devant la Ligue des droits de l’Homme (LDH), les expulsions de roms sans relogement. Elle avait « affirmé que la France et la Région avaient les moyens d’accueillir dignement les Roms actuellement présents », selon la LDH.

Dominique Dumontet salue cependant l’élan de solidarité qui a accompagné les familles. « On entend beaucoup parler des gens qui n’aiment pas les roms, mais on voit aussi arriver des personnes qui ne sont pas d’accord avec cette discrimination et font un petit geste pour témoigner de leur soutien, apporter des couches ou préparer des repas. Certains se rendent compte qu’il y a 30 ou 40 ans, c’était eux les immigrés qu’on accusait de vols, de vandalismes et de toutes autres sortes de nuisances. »

Linda Maziz

http://www.bastamag.net/article2734.html

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 14:28

800px-Tonnerres_de_Brest_2012_-_Francois_Hollande_04.jpg                             Photo : François  Hollande et le maire PS de Brest François Cuillandre

Bonsoir, Bonjour,

Ce soir, une nouvelle escalade dans l’ignominie et l’inhumanité vient d’être outrepassée par une structure qui est sensée gérer (héberger…) les personnes demandeuses d’asile.

Les faits :
alors que plus d’une vingtaine de personnes (familles complètes, adultes – enfants) s’étaient réfugiées dans les couloirs de l’AFTAM pour tenter de passer la nuit à peu près sereinement (à l’abri de la pluie et du froid en gros) ; cette structure a décidé de virer manu-militari toutes ces personnes et de les mettre dehors, à la rue sans autre solution.

Pour être sure, que les personnes y restent, cette structure a fait appel à une société de gardiennage (vigile) pour maintenir toutes ces personnes dehors.

Le 115, qui doit se préoccuper des personnes à la rue, ne veut pas enregistrer les noms de celles-ci, puisque «ce sont des personnes étrangères et qu’elles ne sont pas prises en charge par ce service» (instruction de l’Etat, préfecture).

Nous avons décidé et nous vous invitons à aller occuper l’AFTAM

1 rue Madagascar au port de commerce

demain matin, vendredi 26∕10 à partir de 9h.

Nous y resterons jusqu’à temps que nous ayons des explications sur leur façon de faire (non prise en compte de demande d’hébergement, mise à la rue de personnes…) et afin de leur demander qu’ils/elles fassent leur travail, c’est à dire alerter les différents services étatiques et sociaux pour que des personnes ne dorment pas à la rue !

Nous vous y attendons avec plaisirs !

Bonne soirée, nuit !

CASSS-paPIER

 

Source : http://www.galeresdebrest.fr/2012/10/25/brest-20-migrants-demandeurs-dasile-expulse-e-s-dorment-devant-coallia-rejoignez-les-le-26102012-9h00/

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 14:25

un-bidonville-en-centre-ville

 

Une quinzaine de personnes, dont des femmes et des enfants, vivent dans un campement de fortune sur les remparts au-dessus de Battant. État des lieux.

«Je passe chaque jour chemin du Fort-Griffon et un camp est installé sur les hauteurs de Battant. Invisible depuis le parking, à peine perceptible depuis le chemin du Fort-Griffon », nous alerte un lecteur. « Seules des grilles de chantier, récupérées pour certainement cloisonner un peu de périmètre de vie, sont visibles », poursuit-il.

« Et pourtant c’est sûr, des gens vivent là. Encore hier, vers 18 h, une femme et un enfant descendaient la butte par un petit sentier qui a été fait à force de passages avec un bidon pour aller chercher de l’eau. »

« ÇA ME CRÈVE LE CŒUR »

Et ce lecteur de conclure : « Ça me crève le cœur… et que de culpabilité pour moi qui passe avec mes gosses bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds et pressant le pas pour fuir l’humidité automnale ! Je ne sais pas à qui parler ni que faire… »

Il suffit en effet d’emprunter le sentier décrit pour tomber sur sept tentes igloo entourées de débris et de détritus divers. Vélos déglingués, paquets de gâteaux, sacs, bouteilles d’eau… plantés là sur la bande de terre en haut du rempart surplombant le parking Battant, entre le fort Griffon et le square Bouchot, avec vue sur les hauteurs de l’immeuble Président.

« ON FAIT LA MANCHE… »

Deux des « campeurs » qui viennent de se réveiller expliquent qu’ils sont seize à vivre ici depuis deux semaines. Dont trois femmes et deux enfants, comme en témoigne un petit jeu vidéo qui traîne à proximité des écuelles en fer-blanc et des réchauds. Tous Roumains et semble-t-il « de la même famille ». La relative bonne maîtrise du français dont font preuve ces deux interlocuteurs ? « Ça fait dix ans qu’on vient en France… » Pourquoi être venus ici ? « Pour du travail mais on n’en a pas. » De quoi vivent-ils ? « On se débrouille, on fait la manche… » Et les deux hommes d’enfiler leurs chaussettes, chaussures et blouson pour descendre en ville prendre leur poste de mendicité.

Le froid qui arrive ? « On le sait et il y a des bébés ici. On verra bien… »

http://www.estrepublicain.fr/doubs/2012/10/26/un-bidonville-en-centre-ville

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 13:05
 Mesures strictes pour la fête du Saint Patron St Dimitri, 7 fourgons anti-émeute devant l'Eglise , hélicoptère, rues fermées
"La police n'a pas laissé les citoyens dans l'église de Saint- Dimitrios à Thessalonique à l'intérieur , seul sont autorisés les hommes politiques ...
La tension monte ...

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 12:01

 

ronde-vautours-298258.jpg

 

 

 

 

 

Une bonne odeur de sang frais répand son fumet dans la savane

Signalant l’hallali sonné par les félins affairés à mettre la table du festin

Surveillant d’un œil avisé l’alentour tels des traitres en habits camouflés

Ils rôdent et guettent estomac affûté, se léchant le bec des funestes propos

Ils se ruent en masse sur le cadavre encore fumant volant dans les plumes

Des malheureuses lionnes dont le mérite de cette terrible chasse revient

Se jetant sur la proie de leurs becs tranchants ils en arrachent des lambeaux

Faisant fuir les chasseresses aux ventres décharnés par les jeûnes répétés

La bête n’est pas encore morte ! Son cœur se révolte en de petits soubresauts !6a00d8341c710a53ef0148c8328d5c970c-800wi

Qu’importe, d’un coup de cisaille l’artère sectionnée pendouille et sanglote

Au bec de son prédateur sans pitié.

Ils se repaissent de sang chaud , boyaux bien garnis dégageant l’odeur de fumier

Le fumier est leur monde leur univers à eux doré le seuls qu’ils connaissent

Dans lequel ils ont toujours baigné

Un bain de sang, de chair parfois décomposées et putréfiées bouffées par les vers

Remplit d’aise leur triste univers

Nourris de charognes en décomposition les nettoyeurs de cadavres  sont à l’œuvre

Dès que la misère s’abat sur le monde

Leurs entrailles garnies de pestilences on ne sait comment ils digèrent

Un jour ou l’autre charogne ils seront et à leur tour rempliront les ventres

De leurs compères.

 

Carole Radureau (26/10/2012)

 

Le blog  de coco Magnanville

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-les-charognards-111710364.html

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 11:16

 

La description qu'un jeune énarque fait de son école rappelle les mots de l'historien Marc Bloch expliquant la démission des élites en 1940. Glaçant.

 

 

S-P-Co-Ena COlivier Saby vient de faire l’ENA. Et il a tiré de sa scolarité un livre titré « Promotion Ubu Roi »,  sous titré « Mes 27 mois sur les bancs de l’ENA ». D’entrée de jeu, on redoute un de ces témoignages amers dus à des diplômés qui se sont trompés d’orientation. Et le style du livre, un récit sous forme de journal, fait craindre un exercice narcissique comme il en pullule sur les blogs.  Aucune de ces interprétations n’est la bonne.

 

Pour la première fois, un diplômé de l’ENA entreprend de nous conter par le menu ce que furent sa vie et ses cours pendant 27 mois. Il ne s’agit donc pas, non plus, du Nième livre proposant les réformes à apporter à l’auguste institution. C’est un livre qui nous donne à voir en direct la médiocrité du programme de l’école, en nous immergeant dans la scolarité. «J’aime cette émission télévisée qui s’appelle « Strip Tease », explique Olivier Saby : des tranches de vie présentée sans aucun commentaire. On laisse le spectateur juge. Mon bouquin, c’est un peu ça »

 

L’obsession du classement

 

Beaucoup de choses dans ce livre laissent une impression glaçante. On comprend assez vite que c’est une école qui sélectionne 80 brillants jeunes gens via des épreuves impitoyables pour leur infliger par ensuite un cursus pitoyable. Saby parle de « vide abyssal de l’enseignement. » Un vide dont ils n’osent pas se plaindre parce que cela pourrait nuire à leur classement de sortie. L’obsession de ce sacro-saint classement, qui peut déterminer une carrière à vie, et que plusieurs gouvernements ont sans succès envisagé de supprimer, marque au fer rouge le cursus et l’ADN des diplômés. C’est un permanent sujet de conversation entre élèves, et anciens élèves. Quand Saby débarque en stage à l’ambassade de France à Beyrouth, l’une des premières questions que lui pose le N° 2 de l’ambassade, ancien de l’ENA, porte sur le classement qu’il vise. Et l’énarque de décliner aussitôt son propre classement, comme on donnerait sa carte de visite. Rebelote avec l’ambassadeur. Saby s’attend à être questionné sur les raison de son choix du Liban. Au lieu de cela, la première question de l’excellence est : « est-ce que le classement est toujours en vigueur à l’ENA ? ». Monsieur l’ambassadeur est énarque  (il donne bien sur aussitôt son classement) mais aussi fils et frère d’énarques. Il n’a pas la moindre idée du travail qu’il va confier à ce stagiaire, qui attendra 2 semaines avant de recevoir quelques instructions.

 

 Le rejet de l’initiative et de l’innovation

 

Saby raconte la redoutable épreuve du « Thème d’observation » qui dure 8 heures, enfermé, sans pouvoir bouger, sans documents. L’examen porte sur le développement rural et sa place au sein de la mécanique européenne.

 

  Ce sujet nous est aussi inconnu qu’à une poule landaise. Mais ce n’est pas grave, l’important est juste que nous sachions pondre une résolution, en étant notés sur notre capacité à imiter des textes déjà existantes et à singer leur formulation. L’erreur serait de faire preuve de créativité. La sanction serait immédiate »

 

 En cela ils suivent le conseil que leur a donné un tuteur de l’école s’ils veulent des bonnes notes : apprendre par cœur règlements, directives, décisions de la Commission Européenne et avis du Parlement européen . « Pour réussir l’épreuve, pas besoin de réfléchir : vous devez connaître le format et le remplir avec les mots-clés adequats »

 

Chaque fois que Saby, seul ou avec quelques camarades, se risque à demander si on ne pourrait pas améliorer ceci où cela, il s’attire une réponse du type «pourquoi changer, on a toujours fait comme ça ». Il n’existe pas de résumé plus clair du conservatisme et de l’immobilisme. Est-ce bon d’instiller à forte dose une telle philosophie à ces futures élites ? 

 

 « Il faut ménager ses arrières »

 

 Plus radical est le : « pas d’initiatives, ça risque de nous desservir ! » L’auteur raconte son stage très décevant à la Communauté Urbaine de Brest, où il attendra en vain pendant 5 mois de se voir préciser sa mission . Doit-il en faire la remarque au directeur des stages venu l’inspecter sur place ? Saby a appris à s’autocensurer :

 

ne pas oublier que l’inspecteur qui me note à la fin de mon stage sera peut être demain amené à faire appel à moi lorsqu’il accédera à une préfecture ou à un cabinet ministériel. C’est le problème du circuit fermé. L’inspecteur des stages sera préfet, chef de cabinet après demain… Qui sait. Il faut ménager ses arrières, ne jamais faire obstacle aux règles qui ont fait les carrières de nos juges et pairs, se glisser dans le courant et se laisser entraîner 

 

 En lisant ces histoires de soumission et de résignation,  on pense soudain à cet autre fascinant témoignage qu’est « L’Etrange défaite », un livre clé écrit juste après la débâcle de 1940 par l’historien Marc Bloch. On y trouve des observations qui recoupent presque mot pour mot les analyses de Saby.

 

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Bloch, qui a exigé à 54 ans d’être mobilisé comme officier de réserve ( avant d'être fusillé par les nazis), cherche à comprendre comment la France n’a pas vu monter, pendant 8 ans, le péril hitlérien, et a pris une faramineuse dérouillée sur le terrain.  Il incrimine une « démission des élites, frileuses et conventionnelles » qui nourrira par la suite d’innombrables débats. Il fustige notamment en ces termes la soumission des officiers qui, au front, n’osaient pas exprimer leurs désaccords :

 

 c’était par peur des histoires, et par ce souci de diplomatie qui, chez des hommes en mal d’avancement, devient une seconde nature, [et aussi] la peur de mécontenter un puissant d’aujourd’hui ou de demain. 

 

 Saby a plusieurs fois voulu prendre des initiatives, seul ou avec des camarades, pour se plaindre des cours. Comme ce jour où un cas sur l’hôpital est traité par un intervenant du Quai d’Orsay «  qui ne connait pas grand-chose à la problématique santé et découvre le dossier comme nous » Chaque fois il s’est fait contrer par d’autres élèves sur le mode

 

 Tu es fou, ça va être inscrit à vie sur ton dossier, ça pourrait plus tard te barrer l’accès à certains postes 

 

Marc Bloch, dans son chapitre consacré à l’enseignement en France  déplore

 

 La crainte de toute initiative, chez les maîtres comme chez les élèves, la négation de toute libre curiosité, le culte du classement ( Bloch dit « succès ») substitué au goût de la connaissance 

 

« Vous serez grillés »

 

Retour à l’ENA : à l’occasion d’un exercice, Saby veut, avec deux collègues, suggérer par écrit une innovation : fondre les trois grandes écoles d’administration ( ENA, fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière) en une seule : les élèves choisiraient leur spécialisation en cours d’études, mais il y aurait un socle de valeurs communes avant de s’orienter. Des camarades le dissuadent de publier cette proposition : « cet article risque de se retourner contre toi. Ils vont l’intégrer à ton dossier et il te suivra pendant toute ta carrière »

 

 Plus amusant. Saby échoue à faire baptiser la promotion « Ubu Roi ». A défaut les élèves votent pour « promotion Badinter ». Lors de la cérémonie de photo de promotion qui se déroule à Strasbourg, Saby et quelques acolytes proposent que des élèves portent le costume alsacien. C’est la bronca :

 

 vous êtes complètement fous. Si un journal sort cette photo le jour où l’on pensera à vous pour un ministère, vous serez grillés ! »

 

Huit élèves ont quand même l’audace de prendre cette initiative. Le directeur de l’école est décomposé à l’arrivée de Robert Badinter. Or contre toute attente celui-ci le complimente  «  quelle excellente idée, Monsieur le directeur ». Puis il exige que les « alsaciens » se groupent derrière lui sur la photo. « A cause de vous et votre idée stupide, je ne vais pas pouvoir montrer la photo à ma grand mère » se désespère néanmoins une future énarque. 

 

« On vit quand même bien sans chauffeur à plein temps »

 

Le bêtisier que nous présente Olivier Saby mérite vraiment le détour, dans lequel Ubu le dispute àCourteline. On y croise un conseil en communication qui « vend du vent avec talent » à 1200 euros la journée à la Communauté Urbaine de Brest. Chargé d’inventer une campagne de promotion, il a « un putain d’avis sur la question » et, au bout de 8 mois, propose une idée lumineuse : prendre pour axe de communication l’océan.

 

 On y croise un ministre, Alain Joyandet, en mission de coopération au Liban, se comportant en véritable mufle à l’égard d’une directrice d’école, refusant la part du gâteau qu’elle lui offre,  sur lequel était écrit « vive la francophonie, vive la France ». Seul l’intéresse le numéro de l’Equipe que lui a subtilisé l’ambassadeur.

 

On y entend la directrice de la formation à l'ENA raconter :

 

quand j’ai quitté la préfectorale pour venir à l’ENA,  j’ai d’abord eu un choc car on m’a expliqué que j’allais partager un chauffeur avec un autre membre de la direction. Et puis avec le temps je m’aperçois que finalement, on vit quand même très bien sans chauffeur à plein temps 

 

Ou encore cette énarque qui dit au sujet des élections présidentielles « si on pouvait militer le droit de vote aux polytechniciens et aux énarques, la France tournerait mieux » 

 

Et cette veuve éplorée qui se désole :   

 

dire que mon époux regrettait encore, deux jours avant son décès, les quelques points qui l’avaient séparés de l’Inspection générale des finances ! »

 

Ce livre nous apprend ceci : les énarques sont formés à administrer et gérer, certainement pas à inventer et innover. On ne les a aucunement préparés à être stratèges, imaginatifs, audacieux, courageux. On leur a même instillé les vertus inverses. Or tous les leviers de l’état et des politiques publiques sont aux mains d’énarques. Comment s’étonner que la France patauge dans le conservatisme, la crainte des réformes, un conformisme désespérant  ?

 

En lisant ce témoignage, on comprend ces incroyables bourdes que font régulièrement les Inspecteurs des Finances, les plus brillants diplômés de l’ENA, à Bercy. Prenez la récente affaire de la taxation des créateurs de Start Up qui a conduit à la révolte des « Pigeons ». Il est clair que les énarques n’ont pas la moindre idée des ressorts qui animent les créateurs d’entreprises ni des flux de financement de la création et de l’innovation.  Il n’y a pas de divorce entre l’Etat et l’entreprise en France, mais entre certains énarques et l’entreprise. Ils ont été formés sur deux planètes qui n’ont rien à voir. Si dans un MBA, ces programmes de formation au management de troisième cycle qu’on enseigne, comme à l’ENA, à des participants de 27 à 35 ans souvent dotés d’une première expérience, on professait comme à l’ENA, les élèves se révolteraient dés le premier jour. On a l’impression à lire Saby qu’à l’ENA, les élèves sont infantilisés, effarouchés, lobotomisés.   

 

Marc Bloch avait anticipé l’ENA, «  une école close »

 

Concluons avec Marc Bloch qui  écrivait en 1940 :

 

Apres la guerre, de tant de reconstructions indispensables, celle de notre système éducatif ne sera pas la moins urgente. Notre effondrement a été avant tout (…) une défaite à la fois de l’intelligence et du caractère. Parmi ses causes profondes, les insuffisances de la formation ont figuré au premier plan. Une réforme timide serait vaine. On ne refait pas une éducation en rapetassant de vieilles routines. C’est une révolution qui s’impose (…) Pour les hommes en charge de l’enseignement, le pire danger résiderait dans une molle complaisance envers les institutions dont ils se sont fait peu à peu une commode demeure. »

 

Qui osera « révolutionner » l’ENA ? Voici en tous cas le plus étonnant : Bloch fit preuve d’une sorte de don de voyance en racontant  en ces termes l’irruption, à la veille de la guerre de 40,  de l’idée qui donnera naissance à l’ENA en 1945

 

 [Juste avant la guerre les gouvernants ont voulu] briser le quasi monopole des Science politiques comme pépinière de notre haute administration. Ils auraient pu créer un programme préparé dans les universités. Au lieu de cela ils préférèrent tracer le plan d’une nouvelle école spéciale : une autre Ecole des Science politiques, encore un peu mieux close que sa rivale »  

 

 

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http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20121025.OBS7128/l-ena-facteur-de-declin-francais.html

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 09:26

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Jeudi 25 octobre peu avant 9H, le préfet de la Savoie et les forces de l'ordre sont intervenus pour déloger des syndicalistes de la région, principalement de la CGT, venus soutenir leurs collègues de l'usine "CAMIVA" menacée de fermeture.

Au petit matin, des cheminots notamment, sont venus prêter main forte aux "CAMIVA" pour empêcher l'entrée des poids lourds à plate-forme sur le site d'assemblage des camions de pompiers. Les salariés de "CAMIVA", sous la menace d'une astreinte de 1.000 euros en cas de blocage, avaient fait appel à tous les syndicalistes de la région pour mener ce piquet devant le site. Eux se tenaient à l'écart. La plupart était à l'intérieur.

Finalement, après l'intervention de CRS, huit camions ont pu entrer. Les salariés ont l'impression qu'on "déménage" leur usine.

Claude Collombet, Secrétaire Général de l'Union Locale CGT de Chambéry, a été interpellé par la police pour une audition au commissariat de Chambéry.

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Le préfet en faveur du code de la route

Dans un communiqué la préfecture de la Savoie explique que "l'intervention des services de la police nationale (20 fonctionnaires), s'est effectuée à la demande du préfet et en accord avec le Procureur de la République de Chambéry". Une intervention qui s'inscrivait "dans le cadre de la prévention des entraves à la circulation", selon "l'article L.412-1 du code de la route" (sic).

Le préfet de la Savoie souhaite "que la discussion puisse reprendre entre les salariés de l'entreprise et la direction sur la base du projet d'accord auquel la médiation des services de l'Etat avait permis d'aboutir mi-octobre

Des "camions de déménagement"

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Dans le bras de fer entre la direction d'IVECO-MAGIRUS-CAMIVA et les salariés du site de Saint-Alban-Leysse, une nouvelle étape a été été franchie mercredi 24 octobre avec l'arrivée de "camions de déménagement" aux abords de l'usine.

On le sait depuis juillet, le fabricant de véhicules d’incendie IVECO-MAGIRUS-CAMIVA a annoncé son intention de délocaliser la production de son unité de Saint-Alban. Le site fait partie des usines promises à une fermeture en Europe pour regrouper l'activité en Allemagne.

Mais, cette décision semblait abstraite jusqu'à ce jour. Or, huit camions à plate-forme on fait leur apparition sur des parkings à proximité de l'usine. Les salariés se sont alors persuadés qu'ils venaient pour emmener des citernes vers l'Italie qui, ironie de l'histoire, avaient été livrées il y a quelques semaines par une usine italienne et qui devaient être assemblées à Saint-Alban.

"On est vraiment peu de choses, ici on n'a même pas de machines puisqu'on ne fait qu'assembler, ils peuvent nous rayer de la carte, comme ça, d'un revers de manche", témoigne ce syndicaliste, "au moins si on n'avait pas été condamnés au tribunal à 1.000 euros d'astreinte en cas de blocage, on pourrait stopper ça".

Les syndicalistes ont donc lancé un appel à leurs collègues d'autres entreprises pour bloquer le site à leur place. Les cheminots ont répondu en nombre.

Toujours ce mercredi, un peu plus tôt, dans une ambiance tendue, le directeur général est venu rappeler aux salariés que les négociations sont toujours au point mort. En cause, le fameux scrutin organisé par les syndicats et au cours duquel les salariés, à une grande majorité, se sont prononcés contre le plan social proposé par la direction.

Leur presse :http://alpes.france3.fr/2012/10/24/saint-alban-leysse-savoie-des-camions-inquietent-les-salaries-de-camiva-130211.html

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