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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 15:58

Décision de la Cour de cassation dans l’affaire des héritiers Renault

Communiqué de l’association « Esprit de Résistance »
samedi 8 mars 2014
Lu sur le site "Le canard républicain"
http://img.over-blog.com/300x187/0/30/32/66/renault/renault.JPG

La Cour de cassation vient de prendre une décision de non admission du pourvoi en cassation interjeté par les héritiers Renault. En clair, cela veut dire que la Cour de cassation trouve le pourvoi tellement évidemment infondé qu’elle décide de ne même pas l’examiner sur le fond.

C’est une victoire pour ceux, au premier rang desquels notre association, qui luttaient contre cette révision de l’histoire ; c’est une claque pour les héritiers Renault.

 

Il faut rappeler la chronologie des faits.


En mai 2011, sept des petits-enfants de Louis Renault ont assigné l’État en indemnisation devant le Tribunal de Grande Instance de Paris


En janvier 2012, le juge de la mise en état a déclaré le TGI de Paris incompétent, fondant son ordonnance sur le fait que, pour être compétent (pour être la juridiction adéquate), il aurait fallu que l’ordonnance de nationalisation des usines Renault soit un acte administratif . Or il a été jugé que l’ordonnance de 1945 a valeur législative, et n’était donc pas une décision administrative, ce que reconnaissaient implicitement les héritiers Renault en posant conjointement à leur requête une Question Prioritaire de Constitutionnalité mettant en cause la constitutionnalité de l’ordonnance de 1945.


En novembre 2012, la cour d’appel de Paris a confirmé l’ordonnance de janvier 2012

En février 2014, la Cour de cassation a rendu une décision de non admission du pourvoi.

 

En pièces jointes, [ sur le site  "lecanardrépublicain" ]vous trouverez : la décision de la Cour de cassation, les annexes de cette décision (l’argumentaire des héritiers) et les arguments qui ont fondé la décision de la Cour de cassation.


Cette victoire met partiellement un terme à l’imposture des héritiers Renault : la chef de file des héritiers a bien été obligée de reconnaître, dans un article de presse récent qui vous a été adressé, que non seulement elle n’avait pas connu son grand-père, mort avant sa naissance, mais que son propre père ne lui en avait jamais parlé (les rapports entre Louis Renault et son fils ne semblant pas très chaleureux). Il s’agit donc simplement d’une affaire de gros sous, qui relativise les larmes d’une arrière-petite-fille montrées à la télévision par des journalistes complaisants. L’affaire a d’ailleurs été bien orchestrée en matière de campagne de presse via, entres autres Le Monde, France 2 France 3, Europe 1, etc. et en abusant d’à-peu-près se référant à « la confiscation des biens de Louis Renault », alors que seuls les biens industriels de la SAUR (Société Anonyme des Usines Renault) ont été nationalisés, et que le fils a hérité de tous les biens « personnels », comprenant aussi bien les propriétés (2000 hectares en Normandie, 50 hectares dans la presqu’île de Giens, hôtel particulier avenue Foch, yacht, etc.) que des biens comme la propriété de la DIAC, la filiale de financement de crédit automobile de Renault, tellement indispensable au fonctionnement de l’entreprise que la Régie Renault la rachètera au fils en 1947 !


C’est une première victoire, pour laquelle nous devons tenter de briser le mur du silence de la presse, et chacun d’entre nous peut agir dans ce sens.


Nous devons rester vigilants, car il se peut que les héritiers Renault tentent d’autres actions et que nous ayons encore à les combattre, tant au nom du respect de l’Histoire et de la lutte contre ce révisionnisme, mais aussi au nom des résistants des usines Renault qui ont payé de leur vie ou de la déportation leur combat pour la Libération de la France.


Association « Esprit de Résistance »
http://www.espritderesistance.fr/

 


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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 15:41

http://www.jaures.eu/wp-content/uploads/2013/11/cropped-jaures_entete_6.jpg

 

Il est malheureusement assez facile, pour un esprit malhonnête et manipulateur, de faire croire, en isolant de leur contexte quelques citations, que Jaurès serait un nationaliste qui, comme le proclamait une affiche du FN il y a quelques années, « voterait front national » ! Jaurès, en son temps, s’était pourtant plusieurs fois exprimé très clairement sur le« chauvinisme imbécile et bas » de ces « misérables patriotes qui, pour aimer et servir la France, ont besoin de la préférer. » 


Quand elles ne déforment pas les convictions de Jaurès, les citations courtes comportent un autre risque : celui de n’être plus que des formules élégantes certes mais assez incompréhensibles. En témoigne bien ces phrases célèbres – l’une des citations les plus publiées de Jaurès : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »


Nous avons donc choisi ici, plutôt que quelques citations courtes, de rappeler synthétiquement les principales convictions de Jaurès concernant cette question du patriotisme et du nationalisme. Avec à chaque fois quelques extraits permettant de restituer dans leur contexte certaines formules célèbres. Et des liens offrant au lecteur intéressé le chemin pour aller lire l’intégralité d’articles ou de discours consacrés à ces thématiques.

La patrie, l’histoire, l’enfance…

Premier point à rappeler : Jaurès aime son pays, sa région natale – il leur est lié par ce qu’il définit comme « un fonds indivisible d’impressions, d’images, de souvenirs, d’émotions ». Mais il les aime sans chauvinisme, sans esprit de clocher. Il n’est pas de ces « imbéciles heureux qui sont nés quelque part » que déteste aussi Brassens… Il n’a pas besoin (cf. le texte déjà cité au début) de rabaisser les autres pays ou les autres régions pour aimer celui qu’il aime, celle où il a passé son enfance.


Jaurès possède donc cet attachement, affectif, personnel ; qu’il sait être lié aussi à ce que le pays porte de son histoire et des idées qui s’y sont inscrites : en cela, la France est pour lui la nation de la Révolution française…


« 1792 – La patrie est en danger : la patrie, c’est-à-dire la France révolutionnaire ; et cette patrie commune de tous les révolutionnaires, de tous les citoyens qui veulent être libres, tous les révolutionnaires, tous les citoyens ont le devoir de la défendre : ils en ont le droit. »


… la France est pour lui la patrie de la République sociale, de cette République qui contient en elle le socialisme, cette République qui a donné aux citoyens le pouvoir dans l’ordre politique et doit maintenant leur donner le pouvoir et l’autonomie dans l’ordre économique.


Jaurès est également convaincu que tous les hommes ayant partagé une même époque en un même lieu sont liés les uns aux autres par des liens particuliers – ceux qui font de l’homme un animal social, ceux qui permettent à l’individu de devenir humain par le contact avec les autres humains :

«A l’intérieur d’un même groupement [...] il y a forcément chez les individus, même des classes les plus opposées ou des castes les plus distantes, un fonds indivisible d’impressions, d’images, de souvenirs, d’émotions. L’âme individuelle soupçonne à peine tout ce qui entre en elle de vie sociale, par les oreilles et par les yeux, par les habitudes collectives, par la communauté du langage, du travail et des fêtes, par les tours de pensée et ces passions communs à tous les individus d’un même groupe que les influences multiples de la nature et de l’histoire, du climat, de la religion, de la guerre et de l’art ont façonné. »


Comme il l’explique dans le chapitre X de l’Armée nouvelle , dont ces lignes sont extraites, ces liens entre les individus créent des forces – des forces qui peuvent s’exprimer lors d’événements heureux (fêtes populaires, etc.) mais des forces qui conduisent aussi aux« entraînements aveugles », au chauvinisme, aux manifestations brutales de l’égoïsme collectif, etc. (Ce seront bien ces forces-là qu’il verra à l’oeuvre et contre lesquelles il en appellera à la Raison, au seuil de la Guerre, dans son éditorial du 31 juillet 1914 : Sang froid nécessaire).

De la patrie à l’internationale

Jaurès pense donc la nation comme indispensable aux individus, comme lieu de socialisation d’abord, comme lieu d’élaboration politique ensuite… En effet, la révolution se prépare concrètement. Jaurès ne croit pas en un parti, en une organisation qui n’aurait jamais rien tenté, proposé, expérimenté, en son propre pays, et prétendrait demain, au réveil d’un Grande soir de Révolution, établir sur le monde entier un nouveau mode de fonctionnement ! (Voir à ce sujet le passage sur l’Icarie, toujours dans le chapitre X de l’Armée nouvelle)

La Patrie n’est pas une idole !

Mais si la patrie est nécessaire, il faut aussitôt rappeler, face au risque d’idolâtrie et de chauvinisme, qu’elle n’est ni une idole ni un absolu !


 » Elle n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu. Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : “La patrie au-dessus de tout”, nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au-dessus de toutes nos convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes. Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus du droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non. Non, elle n’est pas au-dessus de la discussion. Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la liberté et la dignité de l’être humain, elle perdrait ses titres. [...] La patrie n’est et ne reste légitime que dans la mesure où elle garantit le droit individuel. Le jour où un seul individu humain trouverait, hors de l’idée de patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour sa liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte. » (Socialisme et liberté, 1898)

Une fédération de nations libres et amies

Des nations nécessaires quand elles sont légitimes, donc. Et des nations qui, comme les individus, doivent être libres, et égales.


Comme Jaurès le rappelle en 1907 lors d’un meeting parisien : « Hervé dit [...] que toutes les patries [...] se valent… C’est possible ; mais c’est précisément parce qu’elles se valent qu’aucune n’a le droit d’asservir les autres…


Les anciens disaient : Plaignez l’esclave, car il n’a que la moitié de son âme… Eh bien ! il en est ainsi des nations esclaves, des nations serves : leur âme est mutilée, leur génie est incomplet et nous avons besoin, pour la grande œuvre de libération ouvrière et d’organisation humaine, que tous les cerveaux aient toute leur puissance, que tous les individus aient toute leur force de pensée et que toutes les nations aient leur force originale, leur génie et leur faculté propre de développement. »


Et de même qu’il en est des nations comme des individus, que chaque nation, comme chaque individu, doit être autonome et libre, il en est de l’internationale (des nations) comme de la société (des individus) : elle ne doit pas dissoudre les nations / les individus, elle ne doit pas les soumettre, elle doit être construite par eux pour leur permettre justement de se retrouver, de se connaître, d’échanger, de s’enrichir les unes des autres, dans le respect de la liberté et de l’autonomie de chacun.

Etre ensemble et être soi-même (simul et singulis)

Pour Jaurès, individualisme et collectivisme ne s’opposent pas : le vrai collectivisme, celui qui n’est pas imposé, repose sur les relations librement construites entre des individus autonomes. De même, ne s’opposent pas patriotisme et internationalisme : l’internationalisme reposant sur des relations de droit et de respect entre nations implique des nations autonomes et fortes dans leur identité (pour autant, rappelons-le encore une fois, qu’on conçoit bien l’identité solide comme celle qui n’a pas besoin, pour se sentir forte, d’écraser les autres…).


« De même que l’organisation collective de la production et de la propriété suppose une forte éducation des individus, tout un système de garanties des efforts individuels et des droits individuels, de même la réalisation de l’unité humaine ne sera féconde et grande que si les peuples et les races, tout en associant leurs efforts, tout en agrandissant et complétant leur culture propre par la culture des autres, maintiennent et avivent dans la vaste Internationale de l’humanité, l’autonomie de leur conscience historique et l’originalité de leur génie. » (« Méthode comparée », Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur, octobre 1911)


Jaurès peut donc conclure par des propos qui, lorsqu’ils sont sortis de leur contexte, sonnent bien souvent comme des formules paradoxales. Notamment le fameux :

« C’est dans l’internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »

Les ennemis de la patrie

Le patriotisme de Jaurès possède de nombreuses implications sur d’autres aspects de sa pensée, de son action, sur lesquels nous reviendrons par ailleurs. Précisons simplement ici qu’il implique que la patrie se défende, refuse de se laisser asservir.


« J’ai toujours été assuré que le prolétariat ne souscrirait pas, dans l’intimité de son être, à une doctrine d’abdication et de servitude nationale. Se révolter contre le despotisme des rois, contre la tyrannie du patronat et du capital, et subir passivement le joug de la conquête, la domination du militarisme étranger, ce serait une contradiction si puérile, si misérable, qu’elle serait emportée à la première alerte par toutes les forces soulevées de l’instinct et de la raison. »


La patrie doit donc posséder  une armée – mais défensive, et populaire. Pour se défendre contre l’ennemi extérieur, s’il attaque.


En n’oubliant pas la défense contre les ennemis intérieurs… Certains insistent beaucoup aujourd’hui, dans la droite ligne des partisans de l’Union sacrée de l’été 1914, sur ce « Jaurès qui aurait défendu la patrie contre les Allemands ». Mais en oubliant généralement d’insister sur le Jaurès qui voulait la libérer de ses ennemis intérieurs, l’arracher « aux maquignons de la patrie, aux castes du militarisme et aux bandes de la finance », autrement dit à tous ceux qui s’en sont encore plus emparé à partir de l’été 1914.  Nous y reviendrons dans un prochain article…


Jérôme Pellissier.

http://www.jaures.eu/wp-content/uploads/2014/02/jaures_terrasse.jpg

http://www.jaures.eu/ressources-pedagogiques/jaures-et-la-patrie/


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Jaurès, la naissance d'un géant , téléfilm français (2005) réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 10:24

10 Mars 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/2354/mortier340.jpg

 

Angela Merkel est la chancelière de droite d'Allemagne. Mais des socialistes collaborent aussi à son gouvernement. On appelle ça la "grande coalition" (capitaliste note de ma pomme). Et dans cette participation social-démocrate, émerge FranK-Walter Steinmer ministre des Affaires étrangères.

 

Comme ce n'est pas un perdreau de l'année et qu'il dirige les affaires extérieures du pays régentant l'UE avec Bruxelles, quelques mots sur son pedigree.

 

Ce 31 janvier, dans le cadre de la Conférence de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), il déclarait au quotidien Die Deutsche Zeitung : « L’Allemagne est trop grande pour se contenter de commenter les affaires du monde. »  Tout un programme. L'OSCE a été créee en même temps que l'OTAN dans le cadre de la Guerre froide entre l'Ouest et l'Est. Mais la chute du Mur de Berlin advenu, l'OTAn est demeuré et l'OSCE aussi. Bref, l'Allemagne ne va compter pour rien et ce, avec le soutien des USA, via l'OTAN son bras armé et l'OSCE son bras politique.


Angela Merkel n'a pas adoubé Frank-Walter Steinmer au hasard. Le zigue (dit de gôche) a fait carrière dans les services spéciaux allemands, jusqu'à en devenir le grand chef en 1999 et avoir sous ses ordres le BND (Bundesnachrichtendienst), le service fédéral de renseignement. A ce titre,  il a été le responsable des programmes germano-américains nommés « guerre contre le terrorisme ».

Et toujours à ce titre, dans l'ex-Yougoslavie, notamment en Serbie et plus particulièrement au Kosovo, il n'a plus reconnu l'UCK (Armée de libération du Kosovo) comme une organisation terroriste. Pire, il l'a soutenue sans réserve, sur le plan matériel, technologique et de propagande dans sa guerre contre le gouvernement de Serbie. Et dans ce cadre-là, sa collaboration fut sans faille avec les USA pour "l'indépendance du Kosovo".


Le même zigue ne cache pas son admiration pour l'impérialisme américain. En 2009, il écrit une lettre ouverte à Obama (via Le Spiegel du 12 janvier 2009)«Ensemble, nous pouvons façonner le monde du XXIe siècle. »


Les événements en Ukraine tombent donc à pic pour nourrir  son activisme: en association avec son collègue polonais, Radoslaw Sikorski, il a contribué à faire basculer le pouvoir à Kiev. Non sans raison, ce dernier avait déclaré à Berlin en 2011: «Je redoute moins la puissance allemande que l’inaction allemande.» Le ministre polonais n’a rien à craindre, le camarade Steinmer s’occupe déjà des dossiers de la Moldavie et de la Géorgie. Et Sikorski, lui, est pressenti comme futur candidat au poste de secrétaire général de l’OTAN, bras armé des USA quitte à me répêter.


Et aussi dans le collimateur de Steinmer, la Béliorussie...

 

Il va sans dire que notre très élégant ministre des affaires étrangères à nous fait pâle figure à côté de son pote de l'Internationale socialiste. Que voulez-vous,  l'Elysée n'est que le gérant loyal du capitalisme, pas l'un de ses patrons. Et tous ses chambellans que de pâles valets.

 

Pour plus d'autres renseignements sur le ministre socialiste allemand des affaires étrangères: http://www.humanite.fr/monde/l-ukraine-et-le-savoir-faire-de-la-nouvelle-diplom-560584, le papier de Vladimir Caller, analyste politique.

 

Roger Colombier 

 


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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 08:50

http://1.bp.blogspot.com/-N3if7Slaf4Q/UxmwaGvPePI/AAAAAAAADqc/xSYj5HpgCic/s1600/688X.jpg

 

Pour moi l'attitude des BR après les événements de Nantes a été significative et a marqué la rupture ... La Bretagne que veulent ceux qui sont derrière les BR n'est pas la mienne...  une terre de Bretagne qu'il faut préserver et protéger, une culture qui ne doit pas être du Folklore , un peuple qui doit être solidaire et non exploité sous le label "produit en Bretagne " ... Les Bonnets Rouges ne sont ni des ânes ni des idiots, ils sont simplement semblables à l'ensemble des français désemparés et devenus incapables d'analyser les situations ... il y en a qui suivent Mélenchon et d'autres l'Institut de Locarn et le CCIB .... 

Glon est très clair sur ce sujet :" l'Etat doit laisser les patrons gérer l'économie au plan local". (1)

et encore :  « On pilote deux choses : les “bonnets rouges” et un projet pour la Bretagne » ... (1)

Des bonnets rouges Pilotés par Glon et le CCIB ?


IL y a fort à parier que bien des désastres attendent la Bretagne ... La destruction de la Forêt de Brocéliande en est un parmi d'autres, les monts d'Arrée et autres suivront peut-être avec les prospections minières qui ont l'aval de l' Institut de Locarn ... 

Une question demeure : La Bretagne a-t-elle encore un avenir en dehors des nuits celtiques ?

Au départ du mouvement tout n'était pas joué... on pouvait espérer que la base fasse évoluer les choses  ... mais nous avons vu comment tout débat était interdit la parole confisquée...

Les pseudos "états généraux" avec ces cahiers de doléances récoltés par Breizh Impacte liée de très près à l'institut de Locarn serviront de prétexte à recadrer les troupes et préparer un printemps dont nous savons ce qu'il a donné partout où il a eu lieu... Avec les "Bonnets Rouges" nous assistons à ce qui se passe un peu partout : des pseudos révolutions manipulées par des pouvoir économiques...

Les Bretons ne sont pas des cons ... non , ils voient sous leur yeux la Bretagne mourir et disparaitre et ils ne le veulent pas ... alors ils s'engouffrent derrière ceux qui semblent leur proposer un avenir meilleur... même si cet avenir n'est qu'une illusion car ce ne sont ni les patrons, ni les économistes qui font vivre un pays mais le Peuple et les travailleurs qui produisent ce qui est justement fabriqué en Bretagne ...  Une illusion, car sur le long terme  la bretagne peut s'en sortir exsangue pressée comme un citron par des intérêts qui ne sont pas les siens .

Quelques uns d'entre nous ne baisseront pas les bras, et se battront pour une BRETAGNE UNIE, LIBRE et SOLIDAIRE ... quand sera passé le printemps breton, tombées l'euphorie et les illusions ils seront là debouts ...

Bevet Breizh ! 


Maryvonne Leray 

Notes

Cité dans Le Monde 
On pourra dire que ce ne sont que des mensonges, mais le Monde ne fait que citer  les initiateurs du mouvement ... nous n'avons jamais été dupes mais cela ne valait pas le mépris des soi disant révolutionnaires français ... quand un peuple se révolte on cherche à comprendre et pas à l'humilier ... voilà pourquoi nous avons été solidaires de ce mouvement pour une Bretagne chère à notre coeur ... Nous ne mépriserons pas les militants BR ... mais l'avenir est ailleurs dans une vraie unité sur de vraies valeurs humaines.


 

Source: Billets du Temps Perdu

 

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:50

http://berthoalain.files.wordpress.com/2010/10/carte-bretagne.gif

 

 

Dans une interview au journal «le télégramme » du 8 mars, Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère vient de se déclarer partisan de la création d’une collectivité unique pour la Bretagne formée par le regroupement du conseil régional et des quatre conseils généraux, «l’Assemblée de Bretagne»


Comme il le précise, « il ne s’agit pas d’une absorption des départements par la région mais d’une nouvelle organisation qui exercerait l’ensemble des compétences actuellement dévolues à ceux-ci plus le pouvoir réglementaire d’adaptation évoqué par François Hollande».

Rappelons que dans sa déclaration du 14 janvier, François Hollande avait indiqué ses choix en matière de région : "De nouvelles compétences leur seront transférées : les aides aux entreprises, le développement économique. Un pouvoir réglementaire local leur sera confié pour leur permettre d’adapter la règle nationale au territoire."


Urvoas poursuit « Nous avons 284 conseillers régionaux et généraux. J’estime que l’on peut faire avec la moitié » il propose également « une assemblée délibérante qui pourrait, par exemple, être installée à l’est de la Région et un exécutif installé à l’ouest, pour éviter tout centralisme rennais. »


Ces positions, de son propre aveux sont loin de recueillir l’accord : « Les premières réactions ont été une indifférence polie. L’adhésion des conseils généraux n’est pas garantie » mais il souligne que les textes que prépare Marylise Lebranchu sur la décentralisation permettraient de demander "aux départements de fusionner avec une région Cela ne me semble pas gagné en Bretagne".

Et sinon il prévoit un autre amendement «une seule collectivité peut demander un référendum sur le territoire concerné pour faire passer le texte. En Bretagne, cela pourrait être la Région ».


A propos de ces propositions, « le télégramme » parle de big-bang…on pourrait plus simplement parler de viol de la démocratie!


 

Source :  

 

 


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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 23:35

http://observers.france24.com/fr/files/imagecache/observers_520_220/article_images/floor.jpg

Toutes les photos de l’intérieur de l’hôpital-prison ont été postées sur Facebook.

Des matelas à même le sol, des cellules pleines à craquer, des médecins en sous nombre. Voilà le quotidien des détenus de l’hôpital prison de Korydallos, en Grèce. Grâce à des photos prises avec un smartphone introduit discrètement dans l’établissement, ils tentent de briser le silence autour de cette prison de  "l'enfer".
 
Les prisonniers de Korydallos sont en grève de la faim depuis mi-février pour dénoncer leurs conditions de vie dans l’hôpital prison où ils sont incarcérés. Ils mettent notamment en cause la surpopulation des cellules qui, selon eux, contribue à la propagation des maladies infectieuses  L’établissement, qui a une capacité de 60 détenus, accueillerait actuellement plus de 200 prisonniers.
 
Les  images de l’établissement postées sur Facebook et sur Twitter depuis le 20 février par les détenus sont effectivement sans appel. Le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Nils Muiznieks, a exprimé son inquiétude, demandant qu’une solution soit trouvée.  
 
De son côté, le ministre grec de la Justice a expliqué, lundi, que le personnel de l’établissement serait renforcé et qu’une nouvelle législation permettra à certains malades condamnés à moins de 10 ans de détention d’être libérés avant d’avoir purgé l'intégralité de leur peine. 

http://observers.france24.com/fr/files/imagecache/observers_520_320/rfi_multimedia_element_image/more%20bunks.jpg
Des patients sur des lits superposés dans l’hôpital prison de Korydallos.

"On dort avec des détenus atteints de tuberculose, d’hépatite ou encore de la gale"

Dimitris (pseudonyme)  est un détenu de l’hôpital prison de Korydallos, situé à l’ouest d’Athènes. Atteint d’un cancer, il y vit depuis plusieurs années. 

Nous avons lancé plusieurs mobilisations ces dernières années. Des promesses ont été faites, mais aucune n’ont été tenues. Cette fois, nous avons fait entrer illégalement un téléphone avec une connexion Internet afin de pouvoir donner un écho à notre grève sur les réseaux sociaux, et de prendre le monde à témoin.

Ici, il y a des patients atteints de cancers, de problèmes rénaux, de maladies respiratoires. Par ailleurs, plus de la moitié sont séropositifs. D’autres encore ont des maladies contagieuses comme la tuberculose, l’hépatite ou encore la gale. Et nous vivons tous les uns sur les autres, peu importe que nous ayons des maladies contagieuses ou non.

http://observers.france24.com/fr/files/imagecache/observers_full_width/rfi_multimedia_element_image/room.jpg
Selon les détenus, il s’agit de la seule cellule où il n’y a pas de lits superposés.

Le 16 février, la grande majorité d’entre nous est entrée en grève de la faim et des soins, après que certains ont attrapé la gale dans la prison. Il est également indispensable que nous ayons tous droit à un test de dépistage de la tuberculose, mais pour l’heure, seule une poignée d’entre nous l’a obtenu.

http://observers.france24.com/fr/files/imagecache/observers_portrait_width/rfi_multimedia_element_image/again%20IV.jpg
La perfusion d’un détenu accrochée à un manche de balais. 

“On est une vingtaine à se partager une cellule de 30 mètres carrés”

C’est l’enfer. On est une vingtaine à se partager une cellule de 30 mètres carrés. Il n’y a aucune chambre individuelle pour les plus âgés ou les plus malades. Les gardes restent le plus souvent à l’extérieur des murs de la prison. Et quand ils doivent entrer pour nous compter, ils portent des masques et des gants. Il y a seulement deux docteurs. Les infirmières sont deux ou trois le matin, mais l’après-midi et la nuit, il n’y en a plus qu’une seule. Et l’hôpital est sale et insalubre.

http://observers.france24.com/fr/files/imagecache/observers_520_320/rfi_multimedia_element_image/dirty%20floor.jpg
Un détenu dans une salle de douche. 

On nous répète qu’il n’y a pas d’argent pour les médicaments. Alors récemment, des co-détenus se sont cotisés pour payer le traitement d’un patient atteint de la maladie d’Hodgkin qui en avait besoin pour survivre.

On manque aussi cruellement d’équipement. Quand un patient doit être transféré en urgence dans un vrai hôpital, ça prend des heures car l’ambulance doit être escortée par la police, ce qui ralentit sérieusement les choses.

Beaucoup d’entre nous purgent des peines pour des crimes financiers. Nous n’avons rien fait de violent. On est des êtres humains et on ne comprend pas comment on peut-être traités ainsi.
http://observers.france24.com/fr/content/20140226-detenus-horreur-hopital-prison-grec-Korydallos-malades

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 14:04

Info reprise sur le blog du docteur Jacques Lacaze 

 

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Y AURAIT-IL UN SUPER BUSINESS

 

DE LA MALADIE QUI NE TIENDRAIT

 

PAS COMPTE DES PATIENTS?

 

Jean-Yves Bilien  qui a réalisé les deux films relatant l'affaire André Gernez sous le titre: "Le scandale du siècle" lance aujourd'hui un appel public: Il faut faire connaître très largement le travail du Docteur Nicole Delepine et de son équipe lourdement menacé par le ministère de la santé.

 

 Le docteur Nicole Delépine, Cancérologue, responsable de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches (APHP), pratique avec son équipe une cancérologie individualisée et sans aucun doute mieux tolérée et de surcroît plus efficace. Ses résultats parlent d’eux-mêmes : plus de 90% de réussite sur des cancers de l’os chez l’enfant si la prise en charge est immédiate contre 50% ailleurs.

 

Après trente ans de bons et loyaux services le Dr Delépine s’apprête à partir en retraite en juillet prochain et à cette occasion les pouvoirs publics envisagent très sérieusement la fermeture du service. La présence de la petite équipe des 8 médecins séniors pédiatres qui exercent avec elle, depuis plus de trente ans garantit la pérennité de ses méthodes et pourtant l’avenir du service reste très incertain.

 

Si le ministère de la santé essaie de faire croire que les revendications du Dr Delépine sont une lubie qui ne concerne qu’elle, il suffit d’aller dans son service pour constater qu’elle est loin d’être seule dans son combat. Une équipe dévouée à la cause, des parents reconnaissants du travail accompli visant à sauver leurs enfants en péril, de nombreuses personnalités soutenant la cause, des associations constituées pour crier haut et fort la nécessité de conserver ce service, sont autant d’énergies réunies vers un seul but : Conserver ce service qui obtient des résultats probants. Le réseau de radiologues, de chirurgiens, de médecins nucléaires, a su avec l’expérience acquise durant toutes ces années à travailler ensemble, adapter des traitements spécifiques, aux besoins de chaque patient. L’échange, la discussion sont les atouts de ce service.

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APPEL DE JEAN-YVES BILIEN POUR SOLLICITER SUR LA MISE EN PRODUCTION DE SON PROCHAIN FILM: 

 

 

Votre participation permettra dans un 1er temps de financer le tournage et la post-production du film d'1h15 et dans un 2ème temps permettra de réaliser le tournage du Colloque organisé par le Dr Nicole Delépine le 4 avril 2014 à l'hôpital la Pitié Salpêtrière à Paris.

 

Bien sûr votre soutien sera récompensé selon le montant souscrit - DVD du films, invitation aux projections, noms au générique etc. plus d'infos ici

 

Pour ceux qui ne pourraient pas apporter leur soutien financier, nous vous invitons vivement à parler de ce projet autour de vous. Divulguez ! Faites savoir ! Nous sommes tous concernés par un tel sujet, votre geste sera déjà une aide fondamentale !

 

Afin d’organiser le financement nous avons décidés de le faire via le site “Touscoprod” qui est un site de financement participatif. Selon vos moyens et aussi votre intérêt sur ce sujet épineux, il vous est possible de participer. L’objectif est d’atteindre un montant de 17000€. Nous tenons à vous informer que votre participation sera débitée en fin de campagne le 17 avril 2014. Si le montant n’était pas atteint, en ce cas votre participation réglée par carte de crédit ne sera pas débité.

 

Participer à la fabrication de ce film, c'est en quelque sorte miser sur la qualité des soins que chacun est susceptible d'attendre !

 

Votre aide est précieuse pour que ce film voit le jour. Merci de votre soutien !

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:35

Nous luttons contre le capitalisme, le patriarcat et pour nos droits !

 

http://www.viacampesina.org/fr/cache/multithumb_thumbs/b_350_0_16777215_00___images_stories_womenrally_photo8scaled.jpg(Harare, 7 mars 2014) A l'occasion du 8 mars, journée internationale des Femmes, la Via Campesina réaffirme son implication dans la lutte anti-capitaliste et anti-patriarcale. Nous sommes résolues à lutter, à prendre les rues et à nous mobiliser pour une nouvelle vision du monde basée sur les principes de respect, d'égalité, de justice, de solidarité, de paix et de liberté. Nous mènerons les batailles nécessaires pour faire avancer la lutte commune avec les femmes travailleuses des zones rurales et urbaines. 


La première célébration de la Journée internationale de la femme eut lieu le 19 mars 1911 en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, avec des rassemblements où l’on revendiqua que les femmes aient le droit de vote, le droit d’exercer des fonctions publiques, de travailler et de ne pas être discriminées au travail. 


Quelques jours plus tard, le 25 mars, plus de 140 travailleuses, pour la plupart immigrées, périrent dans l’incendie d’une usine textile à New York. Cet événement eut d’immenses répercussions sur le droit du travail aux États-Unis, ainsi que sur les célébrations suivantes de la Journée internationale de la femme, au cours desquelles on dénonça les conditions de travail qui avaient conduit à cette catastrophe. 


Depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, les femmes continuent de lutter pour revendiquer leurs droits. La société actuelle, capitaliste et patriarcale, repose sur la différence et l’exploitation non seulement des ressources naturelles et de la terre, mais aussi du genre humain lui-même, et base sa richesse et son développement sur l’inégalité qui devient ainsi nécessaire.


Dans ce contexte, nous, femmes des milieux ruraux, journalières, paysannes, femmes des communautés autochtones…, nous nous trouvons de surcroît dans une catégorie encore inférieure du seul fait de notre sexe. Nous sommes doublement exploitées, doublement soumises.


La violence faite aux femmes, que ce soit une violence sexuelle, physique ou psychologique est très répandue dans nos sociétés. Une étude récente en Europe a montré qu'un tiers des femmes a été confrontée à de la violence de genre. Ainsi, les coupures récentes dans la sécurité sociale qui ont des impacts plus forts sur les femmes, et les changements régressifs des lois reproductives sont également une expression de la violence faite aux femmes.


Nous, femmes, luttons résolument pour le changement de nos sociétés et pour demander la réparation et l'abolition de toutes les pratiques sexistes. Par exemple, en Asie, nous luttons pour la réparation et la reconnaissance des crimes commis par l'armée japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale : des femmes ont alors été forcées de travailler systématiquement comme esclaves sexuelles. Aujourd'hui encore, le viol organisé a lieu dans des situations de conflit et constitue une des expressions les plus horribles de la violence faite aux femmes.


Nous allons renforcer la campagne de Via Campesina pour arrêter la violence faite aux femmes.

Notre lutte et nos mobilisations pour la Souveraineté alimentaire a donné aux femmes l’opportunité de reconnaître leur participation historique dans le développement des systèmes alimentaires dans le monde ainsi que le rôle qu'elles ont joué depuis la naissance de l’agriculture. En récoltant et propageant les semences, en protégeant et sauvegardant la biodiversité et les ressources génétiques, les femmes représentent l'un des principaux piliers affectif, éthique et social de la souveraineté alimentaire.


Femmes rurales, paysannes, travailleuses agricoles, femmes des communautés autochtones, nous continuerons la lutte pour la défense de la nature, de la Terre mère, de l'alimentation et de la souveraineté alimentaire. Nous nous opposerons à l'exploitation et à la violence à tous les niveaux et sous toutes ses formes, ainsi qu'au système économique et aux multinationales qui exploitent les individus et dévastent le monde.


Les femmes et les hommes de La via Campesina revendiquent la création d'espaces de débat et d'échange pour construire des outils valides pour un monde pluriel. Il s'agit de créer des outils pour soutenir la prise de conscience dans les communautés des visions politiques et culturelles qui empêchent d'avancer vers l'égalité de genre.


Nous, paysannes organisées, sommes convaincues qu'il est impossible de faire marche arrière. Nous ne pouvons pas revenir sur les avancées et les conquêtes déjà obtenues, et encore moins sur la conscience acquise des femmes. Nous continuons la lutte pour la « Souveraineté de la terre, du territoire et du corps », c’est à dire que nous disons non à toute forme de violence faite aux femmes.


Nous revendiquons l'égalité des droits, le respect de la diversité culturelle, de genre et d'éthnie, la justice sociale pour tous les êtres humains et le droit inaliénable à vivre en dignité.


Nous nous engageons à approfondir et à élargir notre processus d’élaboration collective d'une proposition politique pour construire les bases du « Féminisme Paysan et Populaire »,


GLOBALISONS LA LUTTE, GLOBALISONS l'ESPOIR

 

 

Vidéo : Semeuses de luttes et d’espoir !  

Cartes postales contre la violence faîte aux femmes

 

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:11

http://expansionquebec.com/wp-content/uploads/2013/08/carte-ukraine-2013.gif

 

Lire les éditoriaux sur l’Ukraine aujourd’hui, c’est faire un voyage dans le temps. Prenons celui de Nathalie Nougayrède publiè dans Le Monde du 7 mars 2014 : « Quelles leçons tirer à ce stade de la spectaculaire crise surgie au cœur du continent européen, en Ukraine, longtemps ce « fantôme de l’Europe », selon une expression de l’ancien dissident Léonide Plioutch ? La diplomatie russe est un formidable rouleau compresseur avançant sans relâche, dans le style Gromyko des années 1970 (…) ». Quelques jours auparavant, le grand quotidien du soir avait publié plusieurs dessins de Plantu montrant Poutine arborant la faucille et le marteau. Le communisme a beau être mort, son fantôme semble toujours hanter les rêves des anticommunistes.


Mais je vois que mes jeunes lecteurs semblent perplexes. Je vois que vous demandez qui peut bien être Léonide Plioutch. Est-ce un chanteur de Rock ? Un homme d’affaires peut-être ? Et non… c’est « super-dissident ». On a du mal à croire que son nom, comme celui de Iouli Daniel, de Anatoli Chtcharansy, d’Andrei Siniavsky et beaucoup d’autres a été pendant une décennie à la une des gazettes les plus en cours sur la place de Paris. Que des titres aussi prestigieux parmi la bienpensance que Le Nouvel ObservateurLibérationLe Point, Le Monde ou l’Express leur ouvraient généreusement leurs colonnes.

 

Qu’ils étaient la coqueluche de toutes sortes d’émissions de télévision, de pétitions et de colloques. Aujourd’hui, qui s’en souvient d’eux ? Oh ! combien de marins, combien de capitaines, qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, dans ce morne horizon se sont évanouis ?


Tous ces éminentes mathématiciens, philosophes, écrivains, intellectuels qui en leur temps furent qualifiés de conscience du monde sont aujourd’hui oubliés. Qui lit les œuvres complètes de Iouli Daniel ou Andrei Siniavsky, dont wikipédia nous dit que ce sont des « écrivains » mais ne cite pas une seule de leurs œuvres ? Qui connaît un seul travail des éminents mathématiciens Plioutch ou Chtcharansky ? Personne, bien entendu. C’est d’ailleurs aussi le cas pour des « dissidents » ayant eu une carrière médiatique de premier plan, comme Andreï Sakharov – le physicien génial qui n’a rien produit en physique – ou même Alexandre Soljénitsine. « L’archipel du Goulag » doit être le livre qui bat le record du rapport entre les gens qui en parlent et ceux qui l’ont lu.


Comme disait Coco Chanel, « la mode est ce qui se démode ». Et les « dissidents » se sont affreusement démodés. Ils avaient été élevés au rang de « grands intellectuels » dans une logique de propagande au service d’une politique, celle du néolibéralisme reagano-thatchérien de la fin des années 1970 au début des années 1990 qui a fort habilement utilisé le mécontentement des « fausses classes moyennes » (1) surgies en URSS et dans les autres pays socialistes pour abattre ces régimes. Dès lors que l’objectif a été atteint, ils ont été rangés au magasin des accessoires. Plus d’entretiens exclusifs, plus de pétitions, plus d’articles. Certains sont devenus d’ailleurs peu présentables à force de survivre à leur cause. Tant qu’ils se contentaient de dire du mal de l’URSS, ça passait. Mais lorsqu’un Soljénitsyne s’embarque dans des délires nationalistico-mystiques aux forts relents antisémites pour finir par embrasser sur la bouche Pinochet et de prononcer son éloge, lorsqu’un Chtcharansy devient en Israel un politicien d’extrême droite et milite pour le « grand Israel », cela commence à faire désordre. Et certaines personnalités de ce qu’on appelait pudiquement « la gauche non communiste » - nom code pour la gauche anticommuniste – ont pu légitimement se demander s’ils n’avaient pas servi d’idiots utiles à une campagne politique qui les dépassait et dont ils n’avaient pas compris les véritables tenants et aboutissants (2).


Certains me diront que cela n’a guère de l’importance. Que seuls les résultats comptent, et que le résultat est là : la démocratisation d’une grande partie de l’Europe de l’Est et son intégration aux institutions internationales qui assurent la stabilité du monde occidental, l’amélioration des niveaux de vie… c’est une objection valable et que je garde pour un prochain papier. Mais le projet thatchero-reaganien allait bien plus loin que cela. Il s’agissait de remettre en cause l’ensemble du « pacte social » issu de la deuxième guerre mondiale. Sur le plan intérieur, cela voulait dire le retour à un libéralisme sauvage et la disparition des organes de redistribution de la richesse. Sur le plan extérieur, la remise en cause des principes fondamentaux inscrits dans la logique des nations unies, et notamment les principes de non ingérence dans les affaires intérieures des états, d’intangibilité des frontières et d’action collective.


En quoi consistent ces principes ? Celui de non ingérence semble être évident : chaque nation souveraine gère ses conflits internes comme bon lui semble, et les autres nations n’ont pas à intervenir. Celui de l’intangibilité des frontières aussi : les frontières des nations telles qu’elles ont été fixées après 1945 sont intangibles et aucune modification qui ne se fasse par un commun accord n’est possible. Enfin, le principe d’action collective implique qu’on puisse dans des circonstances exceptionnelles violer les deux premiers principes, mais seulement avec un accord unanime des grandes puissances et une majorité des nations. C’est la logique de fonctionnement du Conseil de Sécurité des Nations Unies.


Ces principes n’ont rien de sacré ou de naturel. Ils sont au contraire teintés de pragmatisme. Celui de la non ingérence comme celui de l’intangibilité des frontières tirent les leçons des deux guerres mondiales, et notamment la question des minorités nationales : l’espoir de faire modifier les frontières invitait les minorités à refuser tout accord et jouer la politique du pire – ce fut le cas dans les Sudètes, par exemple – et aux états voisins de se mêler des affaires intérieures. En même temps, le principe d’action collective donnait une soupape dans les cas ou le comportement d’un Etat serait si contraire aux intérêts de tous que l’unanimité des puissances pourrait être obtenue. Comme tout « principe », ceux-ci ont connu un certain nombre de violations pendant la période 1945-80. Mais à chaque fois, ces violations ont été soigneusement limitées pour ne pas faire apparaître la violation au grand jour. Dans le monde bipolaire de l’époque, il paraissait difficile de donner à l’autre camp des arguments en violant les principes en question d’une manière trop flagrante. La France et la Grande Bretagne ne l’ont pas compris en 1956, lors de l’intervention de Suez, et se sont fait moucher.


La « chute du mur » et ce qui s’en est suivi a permis pendant quelques années aux américains et leurs alliés de croire à un monde unipolaire. Les USA étant tout-puissants, on allait voir ce qu’on allait voir. On allait pouvoir enfin faire triompher le Bien et le Beau sans avoir à se gêner avec des consultations et des principes obsolètes. Et chacun se donna à cœur joie. Les américains ont conçu le rêve délirant de sauver le monde un peu partout : en Somalie, en Irak… avant de constater que les choses ne sont pas si simples, et que comme le disait Talleyrand, on peut se faire un trône avec des baïonnettes, mais qu’il est imprudent de s’asseoir dessus. En Europe, ce fut l’Allemagne – à qui Mitterrand n’avait rien à refuser – qui réalisa son rêve : casser les ensembles multinationaux pour fabriquer des petits états ethniques, plus faciles à intégrer à l’espace centro-européen dominé par l’Allemagne. La reconnaissance de la Slovénie – qui aura pour effet de provoquer les guerres de Yougoslavie – tout comme celle des pays baltes ou la division de la Tchécoslovaquie ont mis en morceaux le principe de l’intangibilité des frontières. Mais l’exemple le plus dramatique reste sans doute le Kossovo. Dans cette affaire, les puissances occidentales sont intervenues sans mandat de l’ONU pour détacher une province d’un état souverain dont les frontières étaient reconnues. Tout ça, bien entendu, au nom du plus grand Bien et de la Morale la plus élevée. D’accord, c’était illégal, mais comment peut-on être aussi mesquin lorsqu’il s’agit d’un tyran comme Milosévic ?


Ce sont vingt ans de turpitudes qui reviennent nous rendre visite aujourd’hui. Après le Kossovo, on devrait avoir du mal à chanter avec des trémolos dans la voix la sérénade de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Si les kossovars avaient la possibilité, sous prétexte qu’ils ne s’entendaient pas avec les serbes, d’obtenir des bombardements de l’OTAN sur Belgrade pour obliger la Serbie à leur accorder l’indépendance, pourquoi les ukrainiens russophones de crimée (ou d’ailleurs…) n’auraient eux aussi la possibilité de faire bombarder Kiev pour obtenir la même liberté ? Heureusement que Poutine est plus modéré que Clinton…


Lorsqu’on représente le Bien, nous dit la doctrine actuelle, tout est permis. Pour faire le Bien, on peut bombarder un pays, emprisonner des gens pendant une décennie sans jugement ni même accusation, assassiner des gens par simple décision administrative. Dès lors qu’on est du côté de l’excellence morale – et c’est nous qui déterminons qui est de ce côté, donc la boucle est bouclée – on peut légitimement tout se permettre. Et c’est exactement ce qu’on fait depuis trente ans. Il est paradoxal de constater que l’effondrement du communisme a eu pour effet secondaire l’effondrement de tous les principes philosophiques et moraux que le « monde libre » avait semblé soutenir avec autant de vigueur lorsque le monstre communiste était encore débout. Je me souviens encore d’un de mes éminents professeurs de droit argumentant que la supériorité du monde occidental sur le système communiste était contenue dans le principe d’habéas corpus. Je me demande ce qu’il enseignerait aujourd’hui, ce professeur, au vu de Guantanamo, des « extraordinary renditions », des « assassinats ciblés ».


C’est que la chute du communisme, contrairement à la croyance naïve de beaucoup de « dissidents » et de leurs amis occidentaux, ne s’est pas traduit par le triomphe du Bien. Le rêve d’une Russie, ou de n’importe quel autre pays intégrant l’ancienne URSS, allant vers un capitalisme libéral ne pouvait qu’être déçu. Pour la simple raison qu’un capitalisme de type féodal était bien plus intéressant non seulement pour les couches moyennes russes, mais aussi pour les entreprises multinationales. Aux premières, un capitalisme féodal offrait la possibilité de mettre la main sur une bonne partie des actifs publics de l’époque soviétique et bâtir du jour au lendemain des fortunes. Aux secondes, cela offrait la possibilité de juteuses affaires.

 

C’est pourquoi le « système » Boris Eltsine – dont la corruption n’avait rien à envier à celle du régime Poutinien – a été soutenu jusqu’au bout par l’ensemble des puissances occidentales, celles-là mêmes qui reprochent tout et le reste à Poutine (3). Pourquoi ? Parce que, comme disait Roosevelt à propos de Somoza, Eltsine était un fils de pute mais c’était notre fils de pute. Poutine est peut-être un fils de pute, mais ce n’est pas le notre. D’où la campagne qui s’abat sur lui depuis un certain nombre d’années, et surtout chaque fois qu’il met en cause le « je fais ce que je veux et je vous emmerde » des occidentaux. Mais au-delà des postures médiatiques, si les chancelleries occidentales condamnaient les dirigeants corrompus et autoritaires simplement parce qu’ils sont corrompus et autoritaires cela se saurait. Et on observe au contraire que ces chancelleries s’accomodent fort bien de la corruption et de l’autoritarisme chez ceux qui servent leurs intérêts.


Et le même raisonnement vaut pour l’Ukraine. Ioulia Timochenko était prête à vendre l’Ukraine à l’Union Europenne. Les occidentaux ont donc soutenu la « révolution orange » puis le gouvernement corrompu et clientéliste qui en est issu. Et lorsqu’elle a fini en prison – ce qu’elle méritait incontestablement – on l’a encore et toujours défendue. De la même manière, le gouvernement corrompu et clientéliste de Viktor Ianoukovitch n’a semblé gêner personne aussi longtemps qu’il semblait prêt à signer l’accord d’association avec l’Union européenne. Et s’il l’avait signé, cet accord, il serait certainement en train de siroter son thé dans sa mansion de Kiev en compagnie de quelque dignitaire occidental venu lui rendre visite et s’enquérir de ses besoins. Mais voici qu’il décide plutôt de signer avec la Russie. Et tout à coup, le clientélisme et la corruption deviennent pour nos dirigeants insupportables, scandaleux au point de justifier son renversement par la rue. Par contre, la légitimité du nouveau gouvernement ukrainien, présidé par un ancien du gouvernent Timoshenko – les clientélistes et les corrompus doivent trembler de peur – et comptant plusieurs ministres néo-nazis ne pose de problème à personne…


Il suffit d’écouter la radio ou de lire les journaux pour réaliser qu’on essaye de nous faire repartir en croisade morale. On nous invite à considérer la crise ukrainienne en termes manichéens. Du côté du Bien, le « peuple de Maïdan » formé essentiellement des classes moyennes urbaines mais qui prétend représenter « peuple ukrainien. Du côté du Mal, l’infâme Poutine et les affreux « russophones » qui, et ce n’est pas totalement innocent, coïncident aussi avec l’Ukraine industrielle et ouvrière. Ca ne vous rappelle rien ?


Pourtant, cette présentation manichéenne montre quelques fissures et devient vite incohérente. Ainsi, on découvre par exemple que le gouvernement ukrainien composé sous la pression de « euro-Maïdan » compte une participation importante du mouvement politique « Svoboda », dont l’expression publique ferait passer Jean-Marie Le Pen pour un agréable modéré, et Marine Le Pen pour une gauchiste.

 

Polonophobie, russophobie, antisémitisme, homophobie – je dis cela pour les dragons de vertu qui, dans le cas de Poutine, semblent beaucoup plus regardants – sont les mamelles du discours de cette organisation. Qui s’est distinguée par exemple en glorifiant le passe collaborationniste ukrainien, ou en organisant la commémoration du 70ème anniversaire de la création de la division SS Halychyna constituée de collaborateurs ukrainiens et qui s’est distinguée, si l’on peut dire, par des actes de barbarie qui font pâlir la réputation de la SS Das Reich. Une organisation qui maintient des contacts nourris avec les partis néo-nazis les plus extrêmes, comme le NPD allemand. Un mouvement qui détient aujourd’hui cinq postes ministériels dans le gouvernement ukrainien et pas des moindres : premier ministre adjoint, secrétariat du Conseil de Sécurité et de Défense, Procureur général, ministère de l’Education… Pour un gouvernement censé représenter le Bien, on est bien mal parti. Mais bon, le nouveau premier ministre a promis de signer l’accord d’association avec l’Union Européenne, et cela vaut toutes les indulgences. Quand on pense qu’il n’y a pas si longtemps Bruxelles s’était fâché tout rouge lorsque les autrichiens s’étaient donnés un gouvernement de coalition avec l’extrême droite…


Revenons donc à la réalité, même si cela doit faire de la peine à Natalie Nougayrède et couper les élans lyriques et assez délirants – l’âge n’arrange généralement rien à la mégalomanie – de BHL. L’Ukraine est une région de l’empire russe devenue, par les hasards de l’histoire, indépendante. Et malgré tous les efforts pour reconstruire une « culture nationale ukrainienne » à partir des bribes d’une histoire très complexe au cours de laquelle le territoire qui est celui de l’ukraine aujourd’hui a été plusieurs fois divisé et re-divisé, colonisé et recolonisé par des peuples de langues, de cultures et de traditions différentes, on peut se demander s’il existe un véritable « état-nation » ukrainien. Il faut remonter au XVIIème siècle pour trouver une unité politique indépendante, et encore, il s’agit de l’Hetmanat cosaque, qui ne couvrit qu’une petite partie du territoire actuel. L’Ukraine, c’est en plus, un capitalisme féodal, dominé par des oligarques extraordinairement riches dans une société très pauvre. Et comme toute féodalité, ces oligarques ne craignent rien autant que la constitution d’un pouvoir fort, d’un tsar en mesure de mettre au pas les boyards. C’est pourquoi cette oligarchie pousse à l’intégration européenne plutôt qu’aux accords avec la Russie. La soi-disante surveillance de Bruxelles n’a jamais empêché les systèmes maffieux de prospérer. Pour le constater il suffit de passer quelques jours en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie en Italie ou à Bruxelles même, la ville aux cent mille lobbistes. Poutine est dangereux parce qu’il peut vous mettre en prison, tout oligarque que vous êtes. A-t-on jamais vu Bruxelles mettre un oligarque en prison ? Vous plaisantez…


Il y a aussi en Ukraine une classe moyenne urbaine qui rêve d’Europe. Disposant de diplômes, de capital, bref, de tout ce qu’il faut pour se lancer, elle rêve de vivre comme les classes moyennes à Paris, à Londres ou à Berlin. On peut compter sur elle pour aider à renverser tout pouvoir qui la priverait de ses rêves.


Et il y a finalement une classe ouvrière qui est dans l’attente. Elle sait par expérience combien l’intégration européenne est ambiguë à son égard. D’un côté, elle lui apporte du travail et des investissements, attirés par le faible coût de main d’œuvre, des contraintes administratives et environnementales. D’un autre côté, elle détruit le tissu économique et social du pays en le faisant entrer en compétition avec des économies à très haute productivité. Les régions industrielles sinistrées de Pologne, d’Allemagne de l’Est, de Roumanie rappellent cette triste réalité.


A cette réalité sociologique s’impose une seconde, une réalité ethnique. Les temps ne permettent pas aujourd’hui une politique de type jacobin, qui « ukrainiserait » les russes installés dans le coin pour certains depuis trois cents ans. Dans ces conditions, les alternatives sont la partition ou le fédéralisme accompagné d’un état central suffisamment efficace pour donner envie aux provinces fédérées d’y rester. Le vote par le parlement ukrainien sous la pression de « euro-Maïdan » d’une loi faisant de l’ukrainien la seule langue officielle et excluant donc le russe montre que sur cette question le Kiev prêche plutôt l’intolérance. Ce n’est pas un début encourageant.


La partition de l’Ukraine serait en fait dans la continuité de cette doctrine ethniciste et communautariste qu’on nous sérine depuis trente ans et qui veut qu’on ne puisse vivre correctement qu’avec des gens qui sont comme nous. C’est au nom de ce principe idiot qu’on est reparti pour constituer des états « ethniquement purs » en Europe sur les ruines fumantes des états « multinationaux ». Tchèques est Slovaques étaient-ils si différents qu’ils ne pouvaient pas partager un Etat ? Serbes et Croates, Slovènes et Macédoniens qui avaient vécu un demi-siècle en paix étaient-t-ils prédestinés à la guerre ? Et plus près de chez nous, ne nous raconte-t-on pas qu’il est urgent de donner aux Flamands, aux Catalans, aux Basques, aux Bretons et aux Corses leur indépendance puisqu’il est évident qu’ils ne peuvent partager des institutions avec des gens qui ne sont pas comme eux ?


Pourquoi ce qui serait parfaitement légitime à Anvers ne le serait pas à Kharkov ? Pourquoi ce qui vaut pour Sébastopol ne vaudrait pas aussi pour Bilbao ou Bastia ? Le principe d’intangibilité des frontières protégeait autant la paix en Ukraine que celle de la Belgique ou de la France. Il serait peut-être temps de s’en souvenir.


Descartes


(1) Vous direz que c’est ma marotte, et je l’assume. Je pense que le rôle des classes moyennes est fondamental pour comprendre la dynamique des sociétés du dernier quart du XXème siècle. Cette question prend une forme particulière dans le monde capitaliste, celle d’une couche sociale qui arrive à empocher la totalité de la valeur qu’elle produit. Ce phénomène n’existe pas, bien entendu, dans un système socialiste. Cependant, dans un monde ou chacun sait ce que les autres font, elle produit un effet miroir. Le professeur, l’ingénieur, le petit commerçant soviétique pouvait observer les avantages et privilèges dont jouissaient les gens ayant un capital équivalent au sien, et désirer donc un retour au capitalisme qui ne pouvait être qu’à son avantage. C’est à mon sens ce mécanisme d’effet miroir qui explique la puissance de la pression exercée par ces groupes sociaux sur Gorbatchev pour rétablir une forme de capitalisme, et ensuite, lorsqu’il s’est avéré qu’il n’était pas prêt à aller assez loin, à le destituer et le remplacer par une personnalité capable d’ouvrir bien grandes les vannes. C’est sous Eltsine que la « fausse classe moyenne » soviétique est devenue une vraie classe moyenne, reprenant les meilleures traditions des classes moyennes occidentales, y compris celle de jeter la classe ouvrière au crocodile…


(2) Par charité chrétienne je n’évoquerais pas plus longuement ici la transformation médiatique des Talibans et autres obscurantistes locaux en « combattants de la liberté », ou la défense du régime des Khmers Rouges par les anciens maos lorsque le régime vietnamien – allié, horresco referens, de l’URSS - prit le parti de les renverser. Pas plus que je n’évoquerai l’histoire des « repentis », anciens militants communistes qui après une révélation divine passèrent le reste de leur vie à brûler ce qu’ils avaient adoré et adorer ce qu’ils avaient brûlé. Ce qui bien entendu ne gêna nullement leur carrière. On peut vivre longtemps, avec trente deniers…


(3) A ce propos, l’affaire Khodorkhovsky est assez révélatrice. Mikhail Khodorkhovsky est un oligarque russe qui a fait sa fortune – par les moyens qu’on peut imaginer – durant la période eltisinienne. Une très grande fortune, est-il besoin de le préciser ? Emprisoné par le régime de Poutine suite à d’obscurs conflits entre nouveaux et anciens oligarques, Khodorkhovsky a été emprisonné. On aurait pu s’attendre à ce que nos commentateurs concluent cette affaire d’un lapidaire « celui qui tue par le fer, périra par le fer ». Et bien non : du jour de son incarcération, il est devenu la coqueluche des médias occidentaux. Une sorte de nouveau « dissident », en somme, au point de mériter une pleine page dythirambique dans « Le Monde ». Et aussi - ce qui est plus étrange – il a pu compter sur l’attention d’un certain nombre de gouvernements. Ainsi, par exemple, Angela Merkel avait sollicité, lors d’une visite officielle en Russie, sa libération. Ce qui amène à s’interroger sur le véritable rôle de Khodorkhovsky pendant les années Eltsine… était-il plus qu’un simple agent d’influence ?

 

http://descartes.over-blog.fr/2014/03/ukraine-a-l-est-rien-de-nouveau.html

 


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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:07

Flag-map of Mali

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Au Mali, rien de nouveau ? A en croire nos médias peut-être, pourtant la réalité est différente. Après l' « Union sacrée » de 2013 de la guerre, les travailleurs maliens sont exaspérés, des mouvements de grève touchent tous les secteurs. Désordonnés mais combatifs.

 

Une dizaine de mouvements de grève depuis le 1er janvier, touchant tous les secteurs stratégiques : de l'éducation aux mines, de la santé aux (rares) industries, des ministères à la sécurité privée.

 

Les revendications sont les mêmes partout : revalorisation salariale toujours, paiement des salaires non-payés souvent. Et une colère contre les mesures autoritaires du gouvernement pour étouffer la contestation sociale.

 

Malgré certaine confusion syndicale et politique, l'absence de convergence des luttes, les enjeux de pouvoir entre appareils, les revendications catégorielles, ces mouvements révèlent une colère sociale latente : le Mali semble assis sur un volcan.

 

Après la « trêve sociale » de 2013, la lutte pour les salaires repart, d'abord dans le secteur public

 

En 2013, le gouvernement a fait passer auprès des travailleurs l'idée d'une « Union sacrée », d'une « trêve sociale » sous prétexte de la guerre au Mali, dans un État en déliquescence, soumis à l'intervention de l'ancienne puissance coloniale.

 

En 2014, l' « état d'exception » est devenu la norme avec son cortège d'arriéré de salaires et d'allocations, d'heures supplémentaires non-payés, de gel des avancements

 

Les travailleurs de la fonction publique sont les premiers à subir cette politique, les premiers à se mobiliser : l'éducation et la santé sont les secteurs qui ont été les plus touchés par les grèves ces dernières mois.

 

Ainsi dans l'éducation, à tous les niveaux, les grèves se sont multipliées : préavis de grève dans l'éducation primaire en janvier, grève illimitée dans l'éducation secondaire à partir du 7 février, grèves dans l'éducation supérieure les 15-16 février puis grève illimitée à partir du 23 février.

 

Dans l'éducation primaire, c'est le paiement des arriérés de salaire liés à l'avancement qui a motivé la mobilisation.

 

Dans l'éducation secondaire, c'est le non-paiement des salaires pour le mois de janvier des « fonctionnaires territoriaux » dans la région de Bamako, une conséquence néfaste pour les travailleurs de la politique de décentralisation.

 

Dans l'éducation supérieure, ce sont les accords de mars 2012, « suspendus » pour cause de guerre. Les enseignants réclament notamment l'intégration des contractuels à la fonction publique, la revalorisation des salaires, le remboursement des arriérés de l'assurance maladie.

 

Le mois de février a été marqué par des grèves ininterrompues dans les collèges et lycées de Bamako, ainsi que les Grandes écoles et universités de la capitale. Le pouvoir a maintenu le bras de fer avec les enseignants.

 

Attaques contre le « droit syndical », l' « indépendance de la justice : halte à l'autoritarisme

 

Les syndicats évitent l' « affrontement politique » avec le pouvoir installé dans le sillage de l'intervention française.

 

Les deux syndicats majeurs, le CSTM (Confédération syndicale des travailleurs du Mali) et l'UNTM (Union nationale des travailleurs du Mali), restent les héritiers de la « co-gestion » post-coloniale du pays.

 

Toutefois, dans certains secteurs précis, des oppositions se font jour pointant les pressions contre les représentants syndicaux, la casse du secteur public, la remise en cause de l'indépendance de la justice.

 

Ainsi, dans la santé, le succès de la grève générale des 19 et 20 févrierqui protestait contre la « mutation » du secrétaire général du syndicat de l'hôpital CHU Gabriel Touré de Bamako, Losseny Bengaly,muté dans un service central de « pharmacie », pour l'éloigner du terrain militant.

 

La grève convoquée par trois syndicats (Le syndicat national des médecins, le Syndicat des cadres médicaux et le Syndicat national de la santé) a été massivement suivie, à plus de 80 % dans les hôpitaux de Bamako. Seul le service minimum a été assuré par les internes.

 

Comme le notait le secrétaire à l'organisation du syndicat de la Santé, Dijmé Kanté, « il s'agit non de défendre un homme, une structure mais la liberté syndicale en générale. Cette mutation est une décision politique ».

 

Dans la justice, la menace de la grève a déjà été brandie par les trois syndicats de la Justice (Syndicat autonome de la magistrature, Syndicat autonome des greffiers, Syndicat libre de la magistrature) face à la tentative de prise en main de la Justice par le pouvoir exécutif.

 

Outre les conditions désastreuses d'exercice de la justice, les syndicats dénoncent les propos et la pratique du nouveau Ministre de la Justice, Mohamed Ali Bathily, qualifié de « va-t-en guerre » contre le pouvoir judiciaire : de l'arrestation de magistrats au mépris de la présomption d'innocence à l'annonce de la surveillance des magistrats par la Sécurité d'Etat (police politique).

 

Ainsi, pour le secrétaire du Syndicat autonome de la magistrature (SAM), Issa Traoré : « nous nous ferons entendre, même s’il faut passer par les grèves. Qu’il sache qu’à partir d’aujourd’hui, nous sommes prêts à lui répondre coup pour coup. Nous ne nous laisserons plus faire ».

 

Grève dans les mines, mouvement des agents de sécurité privé, mobilisation au Nord-mali : des mouvements significatifs

 

Des grèves hautement significatives, des mouvements forts en symbole se sont aussi produits ces dernières semaines.

 

On pense d'abord à la grève du 10 au 15 février des mineurs dans l'ouest du Mali, sur les sites de Sadiola et Yatela, gérés par des sous-traitants du grand groupe minier sud-africain Anglogold Ashanti, troisième producteur mondial.

 

Dans ces mines d'or, les travailleurs maliens luttent contre le plan de licenciement de 400 de leurs camarades contractuels, sachant que 600 autres sont sous cette même menace.

 

Si les industries sont rares au Mali, la cimenterie de Gangonteri, toujours à l'ouest du pays, connaît une ébullition sociale, les travailleurs maliens en grève en 2013 contre les salaires de misère (de 30 à 50 centimes de l'heure!), les discriminations (entre « Indiens » et « Maliens ») ont subi les représailles, sous la forme de licenciements massifs contre les Maliens.

 

Autre mouvement symbolique, même si le préavis ne s'est pas transformé en grève, celui des agents de sécurité privée du grand groupe britannique G4S. Depuis la guerre et l'intervention française, ces entreprises de sécurité prolifèrent au Mali.

 

Les agents de l'entreprise britannique avaient déposé un préavis de grève pour le 30 février réclamant non seulement une revalorisation salariale, le paiement des arriérés d'allocations familiales mais surtout une amélioration des conditions exécrables de travail.

 

Enfin, le nord-Mali a aussi connu un mouvement de grève, dans des conditions pratiques extrêmement précaires, celui des personnels de santé les 29 et 30 janvier, dans la région de Gao.

 

Une grève massivement suivie exigeant le paiement d'une prime exceptionnelle au vu des traumatismes subis avec la guerre de 2013.

 

Remettre en cause l'occupation française, le grand tabou ?

 

La remise en cause de la présence française au Mali reste un grand tabou dans les mouvements sociaux au Mali, même si certains partis (comme le SADI) commencent à la poser, timidement.

 

C'est aussi l'absence d'une conception politique de la grève qui est frappante : faible recherche de la convergence des luttes, absence de remise en cause générale de la politique du pouvoir malien, recherche de compromis sectoriels.

 

Au-delà de la combativité réelle des bases dans tout le pays, dans tous les secteurs, c'est d'un mouvement syndical de classe dont souffre le pays. Toutefois, il est faux de dire que le peuple malien ne bouge pas, il se mobilise et pourrait bien gêner la fondation d'un « ordre nouveau » encore plus favorable aux intérêts impérialistes français au Mali.

 


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Internationnal
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