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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:06

A Roubaix, on l'appelle le médecin des pauvres et des Roms. Le Docteur Christophe Lamarre vient d'être suspendu par le conseil de l'ordre national des médecins. Deux mois d'interdiction de pratiquer.

 

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2014/03/03/maxnewsworldthree347176.jpg?itok=oqq4L2sZ© MaxPPP Christophe Lamarre

 

 

Motif : une suractivité et des amplitudes horaires excessives

 

Fin septembre 2013, lorsque les forces de l'ordre ont évacué le campement dit du Galon d'eau, proche de son cabinet roubaisien, le médecin généraliste, qui soignait des patients roms depuis plusieurs mois, se rend sur place et trouve "sur le trottoir" une famille qu'il connaît, "six personnes dont un malade".

Devant l'absence de solution pour les reloger, le médecin pense à son ancienne maison médicale, qui lui appartient toujours : "je les ai installés là pour le week-end en leur demandant de ne rien dire à personne". Avec l'aide d'un responsable de la Ligue des droits de l'homme, il y amène ensuite deux autres familles avec des malades.

Bien vite, des Roms "sont arrivés de partout avec des caddies", relatait le médecin en octobre 2013 : "Peut-être deux cents personnes, dans la rue et dedans. J'étais complètement dépassé". Ils étaient à cette date, une cinquantaine à y vivre le jour, les trois familles d'origine et "les plus fragiles" des Roms arrivés ensuite : de nombreux enfants malades en bas âge, une femme enceinte.

 

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/2014/03/03/roubaix-le-medecin-des-roms-christophe-lamarre-suspendu-426027.html

 


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:37
http://img.over-blog-kiwi.com/0/80/87/91/20140302/ob_bc7d41_sam-0987.JPG
Déclaration de Sortir du Colonialisme / 2 mars 2014

Depuis 6 ans,  l’Association Sortir du colonialisme”  organise avec le soutien de dizaines d’organisations, une marche de clôture de la Semaine anticoloniale et antiraciste, déclarée en préfecture conformément à la législation.

 

Or cette année pour la première fois, la préfecture nous signifie le refus de notre parcours allant de République à Ménilmontant en passant par Belleville, au motif que des “casseurs” l’infiltreraient (syndrome NDDL!)

Nous tentons alors de négocier un 2nd parcours qui irait en direction de Barbès pour arriver devant l’église St Bernard, et nous nous heurtons à un second refus sous prétexte de trouble à l’ordre public

 

Pour la première fois une interdiction nous a donc été notifiée​ par la préfecture de police ​qui veut par la pression ​nous impos​er​ un rassemblement statique Place de la République.

 
Alors que nous nous apprêtions malgré tout​ à partir en manifestation pacifique, un déploiement policier ​hallucin​ant et totalement disproportionné​ a bloqué le cortège, ​l’a empêché de quitter la place de la République refoulé sur le terre plein central pour l’encercl​er, ​interdisant toute possibilité de sortie de ce périmètre  jusqu’à 17 heures. Une sorte de camp de rétention provisoire à ciel ouvert a donc retenu en otage des centaines de manifestant​-e-​s en plein Paris ! 
 Même sous  la présidence de Chirac et de Sarkozy, de telles pratiques d’intimidation et de répression contre nos initiatives ne s’étaient jamais produites. L’association « Sortir du colonialisme” et les organisations signataires appelant à la manifestation du 1er mars  dénoncent cet abus d’autorité d’un pouvoir qui se prétend socialiste et bafoue l’exercice du droit constitutionnel de manifester. Après la véritable provocation du week-end dernier à Nantes, transformée en citadelle assiégée par les forces de l’ordre, Manuel Valls entend intimider et museler tous ceux qui refusent de courber l’échine devant la politique du gouvernement.

 

​C’est ce même ministre de l’intérieur qui, ​depuis des mois , fait preuve d’une grande complaisance envers les forces réactionnaires et fascistes ​qui ​occupent la rue en toute impunité et sécurité​, et défilent le bras tendu.

Nous dénonçons avec fermeté la politique colonialiste de la France, fer de lance de la défense des intérêts de la Françafrique, son soutien aux régime israélien, marocain, tur​c​ et autres qui maintiennent une domination coloniale sur les peuples palestinien, sahraoui, kurde.Nous dénonçons le​ maintien du système colonial en Kanaky, aux Antilles et partout ailleurs.Nous entendons poursuivre nos mobilisations malgré la répression et les intimidations, et appelons toutes les forces démocratiques à défendre notre droit inaliénable à la liberté d’expression. Nous nous réservons le droit de porter plainte contre cet atteinte inqualifiable contre le droit non négociable​ de manifester.

 

Notre combat continue.

Contacts: 

Gisèle Felhendler 07 86 10 95 30 jzl2805@gmail.com 

Patrick Farbiaz    06 81 07 59 29 p.farbiaz@gmail.com

 

____________________________________

 

 

 


 

 


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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:30

nazis-ukraine.jpg

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'instauration d'un gouvernement par la force présentée comme une victoire démocratique, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'activistes fascisants comme celle de combattants de la liberté : même nos médias ont de la peine désormais à nous vendre la mascarade ukrainienne.

 

« Maintenant, le règne des banquiers va commencer ». On n'est pas en 1848 mais en 2014, en Ukraine. Derrière la mascarade d'une « insurrection populaire » animée par les groupuscules fascistes, manipulée depuis Berlin, Washington, la réalité d'un gouvernement qui n'a rien de révolutionnaire.

 

Le nouveau Premier ministre est le banquier Arseni Iasteniouk. Favori des États-Unis, il connaît bien le régime ukrainien pour y avoir occupé tous les postes-clés : président du Parlement, Ministre des Affaires étrangères, Minçistre de l'Economie, président de la Banque centrale. Il y a appliqué alors avec zèle une ligne pro-européenne et de soumissions aux diktats du FMI.

 

Dans les postes-clés ont été installés des leaders pro-européens, du parti de Timoschenko, très proche de l'Allemagne et de l'UE dans un gouvernement composé essentiellement de bureaucrates, de trafiquants, de banquiers et de voyous fascistes, certains cumulards.

 

Un mélange hétéroclite mais cohérent : des banquiers prêts à obéir au FMI, de « businessmen » nés de la chute de l'URSS formés aux Etats-unis, des « ministres professionnels » pro-européens, trempés dans les scandales de corruption, proches des clans oligarques. Regardons cela en détail.

 

Aux affaires étrangères, des bureaucrates pro-européens

 

Aux Affaires étrangères, Andei Dechitsia, diplomate de formation, pro-européen, il a travaillé notamment dans les institutions internationales. La dernière en date, l'OSCE, l'Organisation pour la sécurité et la coopération européenne !

 

A l'intégration européenne, Boris Tarasiuk, un politicien professionnel, il a déjà servi comme ministre des Affaires étrangères dans quatre gouvernements différents de 1992 à 2007. Pro-européen, atlantiste, il a déjà été ambassadeur au Bénélux, représentant de l'Ukraine à l'OTAN.

 

Il est également le fondateur de l'Institut pour la coopération euro-atlantique (IEAC), une fondation qui milite activement pour l'adhésion de l'Ukraine à la fois à l'UE et à l'OTAN.

 

A la politique régionale, Volodimir Groysman, jeune loup, maire de Vinnitsa. Cet ancien membre du « Parti des régions » de Ioutchenko a fait fortune dans l'agro-business et l'immobilier, c'est aussi un ami de l'oligarque de Vinnitsa pro-européen et pro-américain Petro Poroshenko. Grosyman est par ailleurs réputé pour être proche du gouvernement polonais.

 

A l'économie, des banquiers proches des « oligarques »

 

A l'économie, Pavlo Cheremeta, la vitrine officielle, cet économiste de propagande formé aux Etats-unis est le fondateur de la première « business school » à Kiev, il est à la tête d'un réseau d'universités, écoles de commerces en Europe centrale et orientale diffusant l'idéologie libérale, tout comme la « Kiev school of economics » dont il était le président jusqu'en février 2014.

 

Aux finances, Oleksander Chlapak, le vrai homme fort. Successivement vice-président de PrivatBank – la 1 ère banque privée du pays – vice-président de la Banque centrale d'Ukraine et enfin président du Trésor national ukrainien, tout en ayant servi entre-temps comme Ministre de l'économie et de l'intégration européenne !

 

Chlapak est connu pour être le représentant de l'oligarque Kolomoysky, la deuxième fortune du pays, à la tête d'un conglomérat réunissant banques (PrivatBank), métallurgie, pétrole, médias, finance.

 

A l'énergie, Youri Prodan, a déjà été ministre sous Ioutchenko au même poste. Il est connu pour avoir travaillé à la création du « Marché national de l'énergie », censé réguler le marché national de l'énergie, en fait aboutissant à un partage du gâteau entre groupes oligarchiques et à une corruption généralisée. Prodan est également très proche du groupe du millardaire Igor Kolomoisky.

 

A la justice, Pavlo Petrenko, spécialiste du consulting privé en droit, il a été pendant plusieurs années Conseiller général de la Caisse des bons du trésor ukrainienne, une des premières banques du pays.

 

Enfin à l'Intérieur, le businessmen véreux Arsen Avakov, fondateur d'une banque commerciale et d'un fonds d'investissement, condamné pour prise illégale de terres, abus de pouvoir, il est sur la liste internationale d'Interpol. Un bon garant du respect du droit et de l'ordre juste !

 

Des fascistes aux postes-clés … jusqu'au numéro 2 du régime !

 

Le vice-premier ministre, numéro 2 derrière Iasteniouk, est Alexander Sytch. Membre du parti fasciste « Svoboda ». Il est connu pour ses interventions virulentes au Parlement, sa croisade « anti-avortement », son anti-communisme fervent (sa région Ivano-Frankisvk a fait interdire le PC).

 

La présidence du Conseil de sécurité nationale, organe suprême pour la défense et l'intérieur, est confiée à Andrei Parubiy, fondateur du Parti national-social (inspiré du NSDAP de Hitler, oui !) ancêtre de Svoboda, dont il fut le leader de sa jeunesse para-militaire, il a dirigé les forces d'auto-défense à Maidan, aujourd'hui il se dit membre de l' « opposition modérée » (sic).

 

Dans un autre poste majeur, le Bureau du Procureur général, on retrouve un membre de Svoboda, Oleg Makhnitsky. Le procureur général dispose du pouvoir suprême sur le plan judiciaire, pouvant notramment lever l'immunité parlementaire pour faire inculper tout élu.

 

Le ministère de l'Agriculture est confié à Olexandr Myrni, autre membre de « Svoboda ». Ce millionnaire fasciste a fait fortune dans … l'agro-alimentaire. Les grands groupes allemands, polonais, américains qui lorgnent sur le « grenier » ukrainien peuvent être rassurés !

 

Enfin, le ministère de l'écologie va aussi à un membre du parti « Svoboda », Andrei Mokhnyk. Lui qui n'y connaît rien à l'écologie est aussi un farouche opposant des énergies renouvelables.

 

Cela va peut-être décevoir – comme le notent les médias ukrainiens – les multi-nationales qui avaient signé des accords pour ce type d'énergie, mais cela va rassurer par contre les multi-nationales du gaz, de l'électricité, du pétrole qui peuvent être les mêmes.

 

A l'Education, Sergei Kvit a fréquenté dans sa jeunesse diverses organisations néo-nazies, dont le « Trident », organisation se revendiquant des groupes collaborateurs pendant la dernière guerre.

 

Aux Sports, le voyou Dimitri Bulatov, héros des indignés à crânes crasés pour avoir organisé la logistique sur la place Maidan, est aussi connu pour ses liens très étroits avec le groupe ultra-fasciste « Secteur Droit ».

 

On pourrait aussi ajouter une égérie du mouvement, la journaliste anti-corruption Tatiana Tchornovol à la tête du Bureau anti-corruption qui fut responsable à la communcation de l'UNA-UNSO, groupe néo-nazi se revendiquant du nationalisme ukrainien collaborant avec les nazis, mantenant des relations très proches avec le parti néo-nazi NDP.

 

A noter que si les deux principaux dirigeants des partis d'extrême-droite ne sont pas au gouvernement, ce n'est pas parce qu'on les a exclus mais … parce qu'ils ont refusé les postes, préférant se préserver pour les prochaines élections.

 

Ainsi, le chef de Svoboda, Oleg Tyahnybok s'est vu proposer le poste de vice-premier ministre. Celui du parti néo-nazi « Secteur droit », Dmitri Yarosh a refusé le poste de vice-secrétaire du Conseil de sécurité national, attendant mieux peut-être.

 

Et des bouffons (corrompus) à la pelle, partout !

 

On pourrait continuer la liste des membres du gouvernement, même les miettes lancées aux « manifestants » n'ont pas convaincu même les plus fanatiques ou crédules des dits « indignés de Maidan ».

 

On peut penser à Olga Bogomolets aux Affaires humanitaires.

 

Cette millionnaire formée aux Etats-unis a fait fortune dans la création après 1991 de cliniques laser, d'instituts privés de dermatologie et de cosmétologie. Elle investit depuis sa fortune dans des institutions philanthropiques … avant tout destinés à glorifier la nation ukrainienne éternelle, bien ancrée à l'ouest.

 

Aux affaires sociales, Lioudmila Denisova, elle aussi déjà ministre du même poste pendant trois ans, elle a déjà été dénoncée par plusieurs ONG pour abus de pouvoir, népotisme et détournement de fonds. Une belle figure morale !

 

On pourrait continuer, pour rire, avec l'acteur raté Yevhen Nischchuk à la Culture, le recteur d'université servile Sergei Kvit à l'Education, ou le docteur formé aux Etats-unis et en Allemagne, Oleg Musiy à la Santé : tous ont suscité au mieux les réticences, au pire la désapprobation générale même des étudiants, milieux culturels et de santé pro-européens !

 

 

Arrêtons le massacre, arrêtons la mascarade. L'Union européenne – en soutenant ce coup d'Etat et ce gouvernement fantoche – a enterré la démocratie, montré l'hypocrisie de son discours, précipité le risque de guerre avec la Russie : que l'on sache enfin à qui nos dirigeants veulent confier le sort d'un des plus grands pays d'Europe.

 


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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:12

Info reprise sur Commun commune Le Diablo

 

http://img.over-blog.com/600x438/0/32/46/53/illustrations25/Illustration26/sauter-bruxelles.jpg

 

Par François Ruffin

C’est pas rien l’Europe.
 

Elle surveille nos déficits et contrôle nos budgets. Elle gère notre monnaie.
 

 

Elle en appelle à la « compétitivité » et à la « modération salariale ».

 

Mais autant on surveille l’Élysée, autant la Commission, rien que d’y songer ça nous fait bâiller : comment s’informer sur ce machin qui, à deux heures en Thalys de Paris, nous paraît si lointain ?

 

Pour s’informer sur l’Europe, on a donc fait du tourisme.

 

On a visité le « quartier européen », un kilomètre carré, environ.

 

On a flâné parmi ces bâtiments aux vitres teintées, ces grandes esplanades.
Et à se balader entre les tours, on découvre d’autres détails, qui peuvent nous servir de symboles.

C’est une plaque d’amitié, devant l’entrée du Parlement, entre les lobbies et les députés européens. C’est une statue portant un euro à bout de bras. C’est un portrait géant de Jacques Delors.

 

Et puis, on est rentrés dans les tours, on a discuté avec les « décideurs », fonctionnaires, élus, lobbyistes, syndicalistes, comme ça, en reporter qui baguenaude. Et s’affiche tranquillement la fusion, la confusion, de la politique avec la finance.

Environ 120 pages

Prix : Une balade dans Bruxelles pour 7 euros seulement !
Frais de port : 2 euros
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 21:47

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2014/03/LeonLandini-b3cad.pngRETOUR AUX ANNEES 30 ?


Obama menace la Russie de lourdes représailles si elle prend des mesures afin que les néo-nazis au pouvoir à Kiev, suite à leur coup d’Etat appuyé par l’UE et les USA, n’envahissent pas la Crimée. 


C’est vraiment scandaleux.


Alors que des dirigeants américains, français, allemands, anglais etc.. se sont rendus personnellement en Ukraine pour soutenir les fascistes insurgés et, probablement, qu’ils les ont financés, voilà que les incendiaires revêtent les vêtements des pompiers et qu’ils menacent la Russie si elle prend des mesures afin que la Crimée, où 60 % de la population est russe, ne soit pas envahie par des fascistes soutenus et armés par la finance internationale.


Scandale également quand le FMI annonce qu’il est prêt à accorder un soutien financier à l’Ukraine, alors que d’autres pays européens crèvent dans la misère : voir la Grèce !


Il y a de quoi être révolté. Cela ressemble de plus en plus à 1941-42…


Pourtant, comme l’a dit Charles Tillon le 17 juin 1940 (un jour avant la déclaration de de Gaulle) : « nous sommes le nombre, nous sommes la force et nous vaincrons ! ».


Léon LANDINI, ancien officier FTP-MOI, Grand Mutilé de guerre, torturé par la Gestapo, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur, président du PRCF.

 


http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2014/03/arseni-Iatsenouk-premier-ministre-ukraine.jpgUkraine : Le « premier ministre » Arseni Iatseniouk en train de faire le salut nazi a droite Vitali Klitschko chef du parti national-libéral Oudar et à gauche Oleg Tiagnybok, leader du parti national-fasciste Svoboda

 

Source:

 

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2013/05/Banniere-IC2.gif


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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:17
Chaque semaine, un photographe décrypte l’une de ses images qui l’a marqué
http://6mois.fr/local/cache-vignettes/L620xH413/colaco_620-b93f6.jpg
« J’habite à Lisbonne, au Portugal. A chaque fois que je vais acheter mon journal, je passe devant un chantier désaffecté. Un promoteur avait commencé à construire des immeubles il y a cinq ans. Avec la crise, le chantier s’est arrêté et les choses en sont restées là. J’ai toujours pensé que ces bâtiments étaient vides.

Un matin, mon œil s’arrête sur l’une des fenêtres : elle a été bouchée par des planches de bois. Je décide d’aller voir d’un peu plus près. C’est comme cela que je fais la connaissance de Manuel. Il a 62 ans et habite l’un des immeubles en chantier avec quelques autres personnes.

Manuel a travaillé toute sa vie dans le secteur du bâtiment : en Allemagne, en France, en Suisse, au Canada… En vieillissant, il a choisi de rentrer au pays. Il ne touche pas de retraite mais il se bat pour recevoir ne serait-ce qu’une petite allocation. En attendant, il doit s’adapter. Il a vécu dans la rue, puis squatté une usine… Aujourd’hui il habite là. Il vit de ce que les gens lui donnent.

Quand j’ai rencontré Manuel, il était cordial mais pas vraiment d’accord pour que je le photographie. J’ai mis dix mois à prendre cette photo. Ce jour-là, il est allé chercher de l’eau dans la cage d’ascenseur (elle fait office de réservoir d’eau de pluie) puis a commencé à se laver à la bassine. Aujourd’hui, si je ne devais garder qu’une image, ce serait celle-là. Elle est plus intime. Cette proximité me permet de transmettre le message de ce reportage : aujourd’hui, il y a des gens en Europe qui vivent dans ces conditions de pauvreté. Se laver, c’est quelque chose de très commun et de concret. Tout le monde le fait, mais pas comme cela. »
http://6mois.fr/local/cache-vignettes/L620xH267/contact_sheet-db417.jpg
Propos recueillis par Victoria Scoffier

http://6mois.fr/local/cache-vignettes/L85xH105/auton335-3c7f2.jpgBruno Colaço
Bruno Colaço est un photographe free lance basé à Lisbonne. Voir son site : www.brunocolaco.com

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 08:07

Dans une interview de Thierry Lepaon

au "Nouvel économiste",

 

le secrétaire-général de la CGT écrit  :

 

« Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronatL’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté.

 

Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose »…

 

…cette prise de position justifie pleinement l’appréciation portée par « canempechepasnicolas » sur l’orientation assumée par Thierry Lepaon : oui, ce dernier revendique clairement le « réformisme » comme base d’action de la CGT. 

De fait, une politique de « la collaboration de classe »…

 

Et cela, au moment où le Medef développe une offensive sans précédent contre le monde du travail, visant à imposer à celui-ci une exploitation sans borne, au nom de la réduction du coût du travail !

 

Une telle prise de position est singulièrement grave, dramatique même, alors que la CGT devrait au contraire proposer une stratégie d’affrontement direct avec un patronat qui passe à l’offensive sur tous les plans : les salaires, la protection sociale, le droit du travail, avec la bénédiction et le soutien actif du gouvernement Hollande…

 

Thierry Lepaon, dans le droit fil de ses déclarations, en tire la conclusion

logique : son adhésion à l’Union européenne, instrument de domination du grand capital, et sa crainte, du fait de l’attitude du Medef, d’un « net rejet de l’Europe »…

 

Cette orientation dangereuse imposée à la Confédération Générale du Travail, sans consultation des syndiqués et des syndicats, contraire au sentiment de classe qui les anime, démobilise les travailleurs, développe la confusion parmi eux, paralyse l’action des masses populaires, donne ainsi au patronat toute latitude pour accentuer son offensive.

 

Face à cette situation, il est grand temps, au sein de la CGT, d’organiser la riposte pour conduire à un changement total d’orientation de notre Centrale syndicale et faire de celle-ci  le fer de lance de la contestation sociale, l’instrument de lutte contre la dictature du capital et des forces politiques qui le soutiennent.

 

Et pour premier objectif : ne pas participer à la sinistre farce de la négociation avec le patronat sur le « Pacte de responsabilité », qui ne vise qu’à marchander le « niveau acceptable » de « garanties » en contrepartie du « détricotage » des conquêtes sociales du Conseil National de la Résistance », acquises au prix du sang et des larmes de quatre années de lutte contre l’Occupant allemand et de ses collaborateurs de Vichy.

 

Faisant de la non-participation de la CGT aux "négociations" sur le "Pacte de responsabilité", un test de notre nouvelle résistance.

 

 

Fidèle à son souci d’objectivité, « canempechepasnicolas » publie ci-dessous l’intégrale de

L’Interview de Thierry Lepaon

au Nouvel Economiste :

 

http://img.over-blog.com/320x137/0/32/46/53/illustrations25/Illustration26/lepaon-nl-economiste.jpg

(Propos recueillis par Caroline Castets, article publié dans l’édition du 19 février 2014)

La société française est fragilisée, divisée, fragmentée même. Au point qu’on ne sait plus ce qui nous rassemble ; on ne sait plus ce qui peut encore nous permettre de“vivre ensemble”. 


Ce qui autorise n’importe quel groupement politique, n’importe quel groupuscule même, à se présenter en rassembleur. D’autant plus qu’il existe une défiance croissante à l’égard des corps constitués, du politique et même de la République qui s’explique notamment par le fait que l’emploi, en dépit des promesses du gouvernement, continue à se détériorer et avec lui les conditions de travail –une enquête de l’INSEE révèle que 70 % des salariés français estiment que les conditions nécessaires pour bien faire leur travail ne sont pas réunies– par la prise de conscience beaucoup plus marquée que par le passé de la répartition inéquitable des richesses dans notre pays faisant que les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres.

 

A cela s’ajoutent une dégradation de la qualité des services publics lesquels constituaient jusqu’alors un élément fort de cohésion interne et, enfin, le sentiment grandissant que, pour certains, le travail n’est pas rémunéré à sa juste valeur, ceci dans le public comme dans le privé. Au final cela aboutit à une situation intenable dont la République ressort détériorée.

 

Accords de compétitivité 

On ne réfléchit pas assez et c’est dommage à la place de l’entreprise dans la société française, à son rôle. Dès que j’ai été élu secrétaire général de la CGT, j’ai proposé au président de la République d’engager un débat national sur la question et notamment sur cette problématique essentielle : le travail peut-il encore payer le hors-travail ?

Autrement dit : est-il judicieux de poursuivre cette course effrénée vers l’abaissement du coût du travail ou la vraie question ne porte-t-elle pas plutôt sur la répartition de la richesse créée ? Sur ce plan, deux courbes se sont croisées il y a quelque temps et je trouve cela extrêmement inquiétant : pour la première fois, la courbe des dividendes est passée au-dessus de celle des investissements dans l’entreprise.

 

Cela signifie que la rémunération des actionnaires augmente quand le montant des investissements diminue et que, désormais, ce qui va aux actionnaires dépasse ce qui est consacré à l’investissement et notamment à l’investissement industriel.

 

Voilà à quoi servent les accords de compétitivité négociés avec des salariés à qui on demande de faire “encore un effort”. Mais la compétitivité, c’est plus d’investissement, plus de création de valeur ; ce n’est pas plus de rémunération à l’actionnaire !


Pacte de responsabilité 

Le pacte de responsabilité ne me convainc pas. D’abord parce que, sur la forme, ce pacte n’engage pas la nation représentée par les élus, l’Assemblée nationale, etc. mais se résume à un deal entre deux personnes : le président de la République et le patron du Medef, le second disant au premier : “si tu me donnais 50 milliards je pourrais créer 200 000 emplois par an”.

Cette décision prise sur la seule volonté du Président, sans que les ministres concernés aient été consultés, sans que les partenaires sociaux aient été informés, comporte un côté entre-soi qui, selon moi, illustre une conception nouvelle de la politique en France. Ensuite parce que, concernant les termes de l’accord lui-même, je pense, sans être un négociateur averti, que lorsque l’on paye avant que l’autre partie ait rempli sa part du contrat, il y a toujours un risque. 


Or ce risque se confirme aujourd’hui : on fait cadeau de 50 milliards aux entreprises sans exiger qu’elles remplissent au préalable certaines conditions – et ce faisant, on met à bas une partie du principe de financement de la Sécurité sociale en transférant les cotisations familiales sur le budget de l’Etat, on s’engage à diminuer le nombre de fonctionnaires sans préciser sur quel secteur ni sur quelle base, le tout avec des propos si vagues qu’on ignore encore s’il s’agit de 30 ou de 50 milliards puisqu’on ne sait pas si le CICE est comptabilisé dans cette promesse – et on sent le Medef extrêmement critique sur les contreparties demandées.

Si les partenaires sociaux avaient été associés sur le montant de l’aide accordée et sur son objectif, nous aurions pu définir des pistes d’application ensemble, contribuer à l’élaboration de solutions. Cela n’a pas été le cas.


Emploi 

Pour créer de l’emploi, il faut de la croissance. Or deux critères sont nécessaires au retour de cette croissance : la confiance – laquelle implique une vision dégagée de l’avenir – et le pouvoir d’achat pour consommer et ne pas se réfugier uniquement dans l’épargne. Aucun de ces deux critères essentiels n’est rempli aujourd’hui.

Ce sont pourtant deux leviers qu’il faut actionner. Pour l’heure, les salariés qui pourraient dépenser, investir, etc. ne le font pas parce qu’ils estiment qu’une menace pèse sur leur emploi et donc sur leur avenir et celui de leurs enfants. 

Face à cela ils mettent en place une stratégie d’épargne qui est le pire qui puisse arriver à l’économie nationale puisque cela signifie que les gens renoncent à la consommation.

C’est pourquoi j’insiste : le fait de sacrifier du pouvoir d’achat par la non-augmentation du salaire minimum et du point d’indice pour les fonctionnaires pour la quatrième année consécutive empêche de libérer la consommation et condamne la croissance. C’est pourquoi le pacte de responsabilité, sans croissance, je n’y crois pas.


Aides aux entreprises 

Pour faire repartir l’emploi je pense qu’il faut commencer par arrêter d’aider les entreprises de manière égalitaire. En vingt ans, on est passé d’une politique d’aides aux entreprises à une politique de droit pour les entreprises. 

La CGT, contrairement à ce qu’on pense, est favorable aux aides aux entreprises mais à condition que celles-ci soient accordées à celles qui en ont besoin. Toutes ne sont pas confrontées aux mêmes difficultés, toutes n’ont pas besoin des mêmes aides. Pourtant le déni politique de ces disparités et le fait que les mêmes montants soient accordés à tous indépendamment des besoins aboutit à un système inéquitable.

J’en veux pour preuve le fait que les principaux bénéficiaires des 20 milliards du CICE ne sont pas les entreprises les plus en difficulté mais les grandes enseignes de distribution, les machines à jeux… alors que les premiers bénéficiaires du dispositif devraient être les acteurs du secteur industriel qui sont soumis à la concurrence internationale, les sociétés qui ont du mal à opérer une mutation économique ou sociale, celles dont l’activité est délocalisable…

C’est pourquoi le nouveau pacte entre Pierre Gattaz et François Hollande doit être l’occasion d’une remise à plat de l’ensemble des aides aux entreprises : afin qu’on accompagne celles qui s’efforcent de maintenir l’emploi, qu’on pénalise celles qui ne le font pas et qu’on ne donne pas à celles qui n’en ont pas besoin.


“L’actionnaire” 

Aujourd’hui la première menace qui pèse sur l’emploi tient à la place qu’on accorde au travail dans notre civilisation, au fait qu’on l’appréhende comme une contrainte, comme une variable d’ajustement.

Et pendant ce temps, l’unique paramètre qui ne soit jamais remis en question, jamais discuté même, c’est le rôle de l’actionnaire et le montant de sa rémunération. Au point qu’aujourd’hui, c’est le grand absent de toute négociation ; on ne le voit jamais alors que c’est lui qui oriente la stratégie de l’entreprise et que, j’insiste, la courbe des dividendes qui lui sont versés progresse pendant que celle des investissements baisse. 

Les entreprises visent toutes à abaisser le coût du travail soi-disant pour être plus compétitives, mais être compétitif aujourd’hui signifie simplement verser plus de dividendes à l’actionnaire. Je pense donc qu’il faudrait contraindre ces derniers à prendre leurs responsabilités. Leur imposer plus de transparence, plus de visibilité et surtout, leur demander un effort comme on en demande aux patrons et aux salariés.

Pourquoi ne pourraient-ils pas abaisser leur exigence de rémunération ?

Est-il normal aujourd’hui que certains puissent exiger dans l’industrie des taux de rendement de 10 ou 12 % sans que, par ailleurs, l’entreprise ait les capacités d’accroître son outil de production, d’investir, de recruter ?Cette dimension de l’équation n’est jamais discutée et je pense qu’il est temps que cela change.

 

Le coût du travail 

Nombre de salariés d’entreprises en difficulté ont le sentiment que, même lorsque la santé de leur entreprise s’améliore, leurs conditions de travail et de rémunération ne progressent pas.

Sur ce plan, il est vrai que le chômage est une arme : les patrons seraient moins arrogants s’il n’y avait pas cinq millions de chômeurs : cela leur permet de ne pas rémunérer le travail à sa juste valeur.

La peur du chômage est telle que les salariés sont prêts à tout accepter. Y compris en termes de rémunération. 

Il faut savoir que, dans le prix de vente d’une voiture produite et commercialisée en France, le poids du salaire brut est désormais inférieur à la remise accordée au client. Cela signifie qu’on a franchi une nouvelle étape dans l’obsession d’abaissement du coût du travail laquelle nous conduit tout droit dans l’impasse ; tous les pays au monde qui ont eu pour ambition de sortir de la crise en abaissant les conditions de rémunération du salarié, comme l’Espagne, la Grèce ou le Portugal, l’on payé cher.

Or notre politique actuelle a beau prétendre s’inspirer du modèle allemand, elle n’en reste pas moins similaire à celle qui a été mise en place dans les pays d’Europe du Sud et tout laisse à penser qu’elle produira chez nous les mêmes effets. L’Europe 


Le problème de la construction européenne est qu’elle s’est faite sur des bases économiques et monétaires sans que la question sociale soit réglée. D’où le fait que beaucoup de Français y voient aujourd’hui une contrainte, une instance lointaine incapable de répondre à leurs besoins.

C’est pourquoi je crains un net rejet de l’Europe et une montée du FN à l’occasion des prochaines élections européennes.

Car en France comme dans d’autres pays membres, on sent monter cette accusation “c’est la faute de l’Europe” face aux difficultés du moment. _ Ce n’est pourtant pas l’Europe qui dicte la rigueur ; ce sont les partis politiques qui composent les politiques européennes. 

Concernant les autres pays et le fait que certains soient décrits comme sortant de la crise, je me méfie des chiffres et du sens qu’on leur donne. L’Allemagne est continuellement citée en exemple et pourtant, je ne suis pas certain que le peuple allemand se porte si bien.

Même chose pour la Grande-Bretagne : les contacts que j’ai avec mes homologues des trade unions donnent à penser que la situation y est extrêmement dégradée pour les salariés. Quant à l’Allemagne, on n’y compte plus le nombre de travailleurs pauvres.

 

Dumping social 

Même si la convention au détachement permet de répondre en partie au risque de dumping social, la possibilité de mise en concurrence de salariés français avec d’autres salariés européens existe toujours.

Cela contribue au fait qu’on assiste aujourd’hui à une précarisation de l’emploi via, entre autres, un recours accru à des CDD toujours plus courts.

C’est la raison pour laquelle, contrairement à plusieurs syndicats, j’ai refusé de signer les accords du 11 janvier 2013 : parce qu’ils imposaient une flexibilité grandissante pour les salariés, que l’emploi y faisait office de variable d’ajustement et qu’ils permettaient de renoncer à ses droits à titre individuel ou collectif, ce qui accroît le risque de mise en concurrence des salariés et tire l’ensemble du marché de l’emploi vers le bas. C’est pour cela que nous nous y sommes opposés.

 

Compromis 


Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat.L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté. Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose. Cette perspective ne me gêne pas, pas plus que celle du compromis qui s’inscrit dans les réalités de l’entreprise depuis toujours : encore une fois, dès lors que nous sommes contraints de vivre ensemble, il faut bien trouver les conditions de ce vivre-ensemble. C’est pourquoi je considère que la vocation d’un syndicat ne se résume plus aujourd’hui à protéger les salariés mais consiste à agir pour faire évoluer non seulement le monde du travail mais aussi la perception qu’on en a ; à incarner une forme de régulation sociale.

 

Syndicalisme utile 

C’est pourquoi nous voulons une CGT accessible, tournée vers les salariés, mieux représentée. Si l’on veut créer de la solidarité entre salariés il faut leur fournir un outil et cet outil, c’est le syndicalisme.

A nous, ensuite, d’incarner un syndicalisme utile. Pas uniquement lorsqu’une difficulté se présente mais de façon permanente, en tant que levier d’action capable d’agir sur le monde du travail au sens large, d’influer sur les politiques de rémunération, sur les conditions d’emploi et au final d’animer le débat public.

Pour cela nous devons rétablir un sens du collectif. Le monde du travail, comme la société, en est de plus en plus dépourvu et il est urgent d’y remédier. Trop de salariés en France pensent que le fait de mettre un coup de pied à l’autre leur permettra de pérenniser leur emploi. Cela, c’est la mort du vivre-ensemble et aussi de toute action efficace car c’est une évidence : on n’y arrivera pas les uns contre les autres.


La CGT 

 

La CGT incarne un syndicalisme combatif, c’est indéniable. Un syndicalisme porté par une vraie culture ouvrière et dans lequel le mot solidarité a un sens. C’est aussi un syndicalisme qui fait appel à l’intervention individuelle, à la capacité qu’a chacun de se prendre en main, d’agir pour sa propre cause. On ne dit jamais “Votez pour nous, on s’occupe de tout” mais “Votez pour nous et décidez de ce qui est bon ou non pour vous, de ce qui est acceptable ou non”.

Un syndicat ne devrait jamais imposer quoi que ce soit aux salariés.

C’est leur vie, leur choix. On ne peut les supplanter.



Goodyear 

 
Je connais bien le monde industriel pour y avoir passé trente ans et y avoir vécu 17 plans sociaux. Chaque fois que je vois des salariés confrontés à des situations de ce type, je sais ce qu’ils vivent et ce qu’ils ressentent : la peur de l’avenir – le leur, celui de leurs enfants, parfois de leurs parents – la honte, le fait que, pour beaucoup, la rupture du contrat de travail soit vécue comme un véritable déchirement.

Chez Goodyear ce déchirement a duré 7 ans. L’actionnaire était totalement absent, il a donné l’ordre à l’entreprise d’aller vers une liquidation et on n’a jamais pu discuter avec lui. Les salariés de Goodyear se sont beaucoup investis dans leur travail – preuve en est le montant des dividendes versés aux actionnaires – l’attitude de Titan à leur égard – et à l’égard des salariés français dans leur ensemble – a été révoltante ; tout cela a fini par provoquer des réactions extrêmes. 

Il est bien évident que la séquestration n’est pas un mode d’exécution normal du mandat syndical, les syndicalistes ne sont pas des terroristes et priver quelqu’un de liberté est inacceptable, pour autant je comprends comment ces gens ont pu en arriver là : parce qu’une liquidation, surtout lorsqu’elle s’éternise, c’est beaucoup de souffrances individuelles.

C’est pourquoi lorsque j’arrive dans une entreprise je demande à voir le bilan social et le bilan médical : lorsqu’on voit la courbe des arrêts de travail progresser fortement, on comprend que l’entreprise va mal. Beaucoup l’oublient mais le bilan économique d’une entreprise est la traduction de sa politique sociale. Pas l’inverse.

 

Consensus mou 

Je crois au consensus. Mais pour que le consensus émerge, il faut qu’il y ait affrontement. Or je trouve que nous vivons dans une société où il n’y a pas suffisamment de réactions. Une société marquée par une passivité grandissante, où l’on ne s’affronte pas suffisamment.

Sur le terrain idéologique, économique, social, on voit se dessiner une espèce de France molle dans laquelle le bon ton c’est être dans le ton, quel que soit le ton. Je pense qu’il faut sortir de cela. Que pour avancer, il faut savoir confronter ses idées, oser être en désaccord.

C’est pourquoi il faut qu’il y ait, dans les entreprises, des affrontements sur le sens du travail qui nous est confié, sur la façon de le faire, de le faire différemment, de le faire mieux… On ne peut être toujours dans l’acceptation : le consensus mou nous enterre les uns les autres. C’est pourquoi je trouve désastreux que le monde des intellectuels soit absent du débat public et incroyable que dans un pays comme la France, qui a cette diversité, cette histoire, cette culture, on ne trouve pas une voix pour s’élever et nous parler non pas de ce qui va mal mais de ce qu’il serait possible de faire. Les intellectuels ont le devoir de nous emmener à réfléchir sur ce que signifie le fait de vivre ensemble, sur les contradictions qu’il nous faut résoudre, sur la façon dont toutes ces cellules – professionnelles, familiales, sociales, religieuses… – peuvent s’accorder.

Et aussi sur la valeur de l’affrontement qui, pour moi, est la base même de la démocratie. Après tout, tant qu’on ne frotte pas les deux pierres on ne produit pas d’étincelle.

 

Reculades 

 

J’attendais de François Hollande et d’un gouvernement de gauche qu’il fasse une politique de gauche. En clair, j’attendais de lui qu’il mette en œuvre la politique pour laquelle il avait été élu. Ce n’est pas le cas. Lorsque je regarde les engagements pris en campagne et la politique menée depuis l’élection, je mesure des décalages sur quasiment chaque point.

Je comprends parfaitement qu’un chef d’Etat puisse modifier certaines positions, en réorienter d’autres en fonction de l’environnement économique, international, etc.

Le problème c’est qu’aujourd’hui il ne s’agit pas de réorientations mais de renoncements. 

Deux aspirations nous font généralement voter à gauche : un rapport capital-travail différent et la volonté de voir la société évoluer sur certains points. Or dans ces deux domaines, le gouvernement revient sur tous ce qui avait été promis.

Les patrons bretons ne veulent plus de l’éco-taxe, on brûle trois portiques ? Réaction du gouvernement : on remballe tout et on perd 800 millions d’euros.

Des groupuscules d’extrême droite crient “Hollande démission” ?

Le Président répond “Très bien, je remets la loi à plus tard”. En revanche, lorsque les salariés se rassemblent, manifestent, expriment des propositions et des oppositions, ils ne sont pas écoutés. Un tel écart de traitement me donne à penser que le gouvernement est fort avec les faibles et faible avec les forts. Et cela, c’est tout l’inverse de sa vocation.

 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-quand-thierry-lepaon-engage-la-cgt-dans-une-politique-de-collaboration-de-classe-122760174.html

 


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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 22:10

http://www.francetvinfo.fr/image/74votjkli-4783/658/370/1394651.jpg

 

27 février 2014

 

Le cynisme du ministre de la santé Adonis Georgiadis ne semple plus avoir de limites. Dans un entre­tien avec le Washington Post, il a déclaré que «  les mala­dies comme le can­cer ne sont pas urgentes, sauf en phase avan­cée  ». Pendant ce temps, le sys­tème de santé se meurt en Grèce.


Lors de sa nomi­na­tion en juin 2013, Adonis Georgiadis avait déclaré «  ceux qui ne s’adaptent pas meurent  », ce qui pou­vait déjà lais­ser un doute sur son trôle en tant que ministre de la santé.


Après avoir remis en ser­vice une loi stig­ma­ti­sant les séro­po­si­tifs dont on peut voir avec frayeur les résul­tats dans le docu­men­taire Ruines, après avoir ré-écrit l’histoire en décla­rant qu” » il n’y a jamais eu de morts à poly­tech­nique  » lors du sou­lè­ve­ment des étu­diants, Adonis Georgiadis, passé de la vente de livres contro­ver­sés, pour ne pas dire anti­sé­mites, et ancien député du parti d’extrême droite LAOS semble être passé expert médical.


Alors que l’article du Washington Post montre que les patients grecs atteints d’un can­cer sont livrés à eux même et sou­vent contraints de payer leurs propres trai­te­ments suite à la perte de leur cou­ver­ture de santé (28% de la popu­la­tion) et qu’un récent rap­port du Lancet, une des prin­ci­pales revues médi­cale du monde, accuse le gou­ver­ne­ment grec et la troïka d’être dans le déni concer­nant la gra­vité de la situa­tion pour la popu­la­tion grecque qui subit des coupes sans pré­cé­dent dans le bud­get de la santé,  le ministre de la santé a donc expli­qué com­ment le minis­tère gère avec la situa­tion des patients non assurés :


Georgiadis a déclaré que les cas d’urgence sont encore trai­tés dans les hôpi­taux publics, indé­pen­dam­ment du sta­tut de l’assurance. « Mais », dit-il, « les mala­dies comme le can­cer ne sont pas consi­dé­rées comme urgentes, sauf si vous êtes dans la phase avancée. »


Ces pro­pos ne sont bien sûr pas confir­més par les spé­cia­listes du secteur :


Pour la Ligue contre le can­cer, «  Détecter tôt cer­tains can­cers per­met de les trai­ter mieux, c’est-à-dire de pro­po­ser des trai­te­ments moins lourds, et avec plus de chance de gué­ri­son.  »

Même constat pour l’Organisation Mondiale de la Santé : « Une détec­tion pré­coce du can­cer aug­mente consi­dé­ra­ble­ment les chances de réus­site du trai­te­ment. Elle repose sur deux élé­ments prin­ci­paux : l’éducation en faveur du diag­nos­tic pré­coce et le dépistage. »


L’OMS ajoute :

Les pro­grammes de trai­te­ment les plus effi­caces et les plus effi­cients sont ceux qui:
– sont pro­di­gués de manière durable et équi­table;
– sont liés à une détec­tion pré­coce;
– et res­pectent des normes de soins repo­sant sur des bases fac­tuelles et adoptent une approche multidisciplinaire.


L’article du Wahington Post  parle d’un patient non assuré atteint de can­cer, Nikos Solomos, 60 ans, qui n’a pas d’argent pour payer l’opération et qui a été obligé de vendre du maté­riel et des biens agri­coles pour cou­vrir les frais médi­caux qui dépassent main­te­nant 50.000 €.


Solomos, qui a récem­ment appris que le can­cer avait créé des méta­stases au foie, a main­te­nant besoin de 12 000€ pour l’opération.


« Nous ne les avons tout sim­ple­ment pas » a-t-il dit au Washington Post.


Mais Georgiadis a affirmé que les cas d’urgence sont encore trai­tés dans les hôpi­taux publics, indé­pen­dam­ment du sta­tut de l’assurance, après la créa­tion d’un fonds de 13 mil­lions d’euros pour les cas les plus graves. Ce fond est issu de l’argent saisi dans la répres­sion de la fraude fiscale.


Mardi, la Clinique com­mu­nau­taire métro­po­li­taine , une ini­tia­tive de santé béné­vole basée à Athènes qui a fourni des soins gra­tuits à des mil­liers de per­sonnes non assu­rées car exclues de la gra­tuité des soins de l’Etat, a déclaré que l’article du Washington Post et d’autres rap­ports ont  «  bou­le­versé la tran­quillité du gou­ver­ne­ment et des grands médias grecs, qui ont sim­ple­ment «enter­rés» la situa­tion réelle du ser­vice public de santé  ».


En Juillet, le centre avait averti que les « poli­tiques inhu­maines » du minis­tère de la Santé laissent des «  per­sonnes non assu­rées mou­rir, impuis­santes parce qu’elles n’ont pas l’argent pour payer le trai­te­ment ni / ou le coût de leurs médi­ca­ments  ».


En novembre der­nier, 10 patients atteints de can­cer étaient morts car ils ne pou­vaient pas payer les trai­te­ments. En octobre der­nier, le pré­sident de l’Union des méde­cins hos­pi­ta­liers de Grèce avait qua­li­fié de « bombe sani­taire »» la situa­tion de pénu­rie de per­son­nel dans le Système National de Santé (ESY) et dans l’Organisation Nationale des Services de Santé (EOPYY). En sep­tembre der­nier, les méde­cins dénon­çaient l’abolition des soins de santé en Grèce.


Cette semaine, un méde­cin placé en dis­po­ni­bi­lité disait : «  ils ont fermé les centres de sécu­rité sociale comme ils ont fermé l’Ert, en une nuit  ».


Ce gou­ver­ne­ment se fout roya­le­ment des ser­vices publics de santé et est en passe de les détruire, ce qui ne man­quera pas ne pas faire la une des médias, car alors que la troïka est en passe d’imposer de nou­velles mesures, la Grèce a un excé­dent budgétaire.


Au prix de tout le reste.


A lire également :

Grèce: « Une décom­po­si­tion pure et simple du sys­tème de santé »

par Angélique Kourounis dans la libre bel­gique.


Extrait :

Selon le ministre de la Santé Adonis Georgiadis, les quelque cinq cents centres de soins du pays res­te­ront fer­més un mois,  « le temps de réor­ga­ni­ser le réseau natio­nal de santé du pays » .


Les méde­cins ont occupé toute la semaine plu­sieurs centres de santé, en signe de pro­tes­ta­tion. Celui d’Aghios Dimitrios est le der­nier à résis­ter.  « Vous pou­vez vous ima­gi­ner cela en Belgique ? Pas moins de 5500 méde­cins mis en dis­po­ni­bi­lité en une nuit et, du jour au len­de­main, tous les centres de sécu­rité sociale fer­més ? Cela serait pos­sible chez vous ?  », demande Georgos Georginis.


Andonis Georgiadis n’a rien prévu pour pal­lier ce vide de soins, si ce n’est en envoyant les malades vers les hôpi­taux déjà sur­char­gés, en manque d’effectifs et sou­vent en panne de maté­riel le plus basique. Georgos Georginis s’emporte :  « S’ils vou­laient juste réfor­mer un sys­tème qui n’était pas ren­table, pour­quoi ne pas l’avoir fait en le main­te­nant ouvert ? Le pro­cédé montre que la santé publique est le cadet de leurs sou­cis, ils s’en foutent ! Le temps d’attente pour n’importe quelle consul­ta­tion, je ne parle pas des urgences, est de 8 à 10 heures » , dit-il. « Pour les per­sonnes âgées ou les sala­riés, il est impos­sible d’attendre aussi long­temps. Soit ils vont dans le privé et ils payent, soit ils ne se soignent pas ou demandent au phar­ma­cien ce qui pour­rait les sou­la­ger. Ou, dans le meilleur des cas, ils vont dans l’un des dis­pen­saires de soli­da­rité. Quelle régression ! »


La suite ici.


Source  : "les maladies comme le cancer ne sont urgentes qu'en phase avancée" déclare le ministre de la santé | Okeanews http://www.okeanews.fr/20140227-grece-cancer-ministre-de-la-sante#ixzz2uYjgsbyC 

 


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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:34

http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L650xH212/Pano_2014-02-22_PGem-338a0.jpg

 

 

Ingrédients :


Interdire le matin même le parcours prévu et publié dans la presse depuis le début de la semaine.


Verrouiller le centre-ville avec des cars de CRS et des grilles métalliques à chaque entrée de rue.


Annoncer la veille dans tous les journaux qu’il s’agit d’une manifestation à risque de violence histoire d’attirer les individus qui souhaiteraient jouer à la guérilla.


Obliger les organisateurs à réduire le parcours pour que le cortège ne puisse pas se déployer et avancer en totalité jusqu’au point de rassemblement.


Faire en sorte que le cortège vienne buter rapidement devant les CRS.


Empêcher les manifestants de repartir puisque toutes les rues sont bloquées.


Recette :


Répondre rapidement aux quelques jets de projectiles par des tirs de lacrymogènes intensifs qui touchent tout le monde, enfants et personnes âgées du cortège compris.


Faire monter la pression en avançant les camions anti-émeutes sur la partie autorisée du parcours (devant le CHU) alors que la manifestation n’est pas terminée.


Faire intervenir les groupes mobiles de policiers en civil dans les petites rues (rue Kervégan) pour créer des mouvements de foule, stimuler la création de barricades et arroser par derrière la foule de grenades lacrimogènes.


Surtout ne pas faire de pause alors que clowns et musiciens viennent se mettre devant pour essayer de calmer le jeu.


Bien tenir les rues pour ne pas permettre aux citoyens de traverser le centre pour rentrer chez eux, pour encore augmenter la tension.


Dégustation :


Inviter les médias à venir filmer depuis le dispositif policier pour montrer les images de violence souhaitées.


Les laisser interpréter la présence de beaucoup de monde devant les CRS comme autant de casseurs, alors que la plupart sont des manifestants qui attendent, ne sachant trop où aller puisqu’il n’y a plus de parcours et pas moyen d’avancer.


Voila, en résumé, la stratégie de « maintien de l’ordre » utilisée lors de la manifestation du 22 février à Nantes, lors de la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes.


Nous avons été gazés dans le cortège, avec des enfants en poussette près de nous. Il était 15h cours Olivier de Clisson. La manifestation était calme mais cherchait une issue, le parcours étant bloqué.


Nous avons été gazés à nouveau devant le CHU alors que nous cherchions un moyen de repartir, nous avons assisté à une fanfare qui continuait à jouer sous les tirs de lacrymogènes.


Nous avons certainement été comptés parmi le millier de casseurs, bien qu’il n’y avait alors qu’une dizaine d’énergumènes à jeter des projectiles en direction des camions de CRS.


Nous avons ensuite été refoulés par un cordon de gendarmes rue de la Fosse alors que nous voulions trouver un chemin pour rentrer chez nous.


Nous sommes surtout surpris de l’interprétation faite des photos publiées – à la une deOuest-France en particulier : sous le titre « la manif dérape à Nantes », on voit des manifestants pacifiques, quelques clowns, et des tirs de grenade venant des rangs policiers. Pourquoi les forces de « l’ordre » n’ont pas su/pu/voulu mettre en place un dispositif adapté à la réalité ?


Céline et Christophe Declercq.

 

http://www.politis.fr/squelettes-v4/images/siteon0.gif

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:23

Mercredi 26 Février 2014

 

Par 

 

Record historique pour les dividendes versés dans le monde, qui ont atteint 1030 milliards de dollars en 2013. Mais qui en profite ?

 

http://www.marianne.net/photo/art/default/980653-1161797.jpg?v=1393343599 

 

En ces temps où l’ennemi à abattre, c’est la valeur travail et son  insupportable « coût », la nouvelle est passée inaperçue. C’est dommage, car elle vaut son pesant de bonus. Selon une étude de Henderson rapportée par Les Echos (24 février), pour la première fois, les dividendes versés dans le monde ont dépassé les 1000 milliards de dollars pour atteindre 1030 milliards de dollars. Champagne ! 

En soi, le résultat est impressionnant, mais la tendance l’est encore plus. En effet, alors que l’on rebat les oreilles de la crise, des efforts à fournir, des sacrifices à partager, des boulons à visser, des bretelles à remonter, des ceintures à resserrer et des vestes à retourner, que constate-t-on ? Que les dividendes ont progressé de 43% depuis 2009. 

En somme, bourrasque ou pas, dérèglement ou pas, les rentiers et leurs familles se portent comme les oligarques d’Ukraine ou d’ailleurs. Ils prélèvent une véritable dime sur l’entreprise.

Et les actionnaires bien de chez nous, les riches de souche hexagonale, comment vont-ils ? Bien, très bien, merci pour eux. Avec 50 milliards de dollars de dividendes versés en 2013, la France se situe en troisième place, juste derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Autrement dit, une fois que l’on enlève les deux principales places financières de la planète (Wall Street et la City),  Paris est la ville de toutes les opportunités pour actionnaires en mal de rentabilité. 

C’est bon à savoir, vu ce que l’on entend sur la santé des entreprises écrasées par les « charges » (celle du travail, pas du capital, dont on ne parle jamais), l’avenir des riches tondus par le fisc, le sort des malheureuses banques, et le manque d’« attractivité » d’un pays boudé par les capitaux, au point que le président de cette drôle de République en est à faire des risettes au président du Medef sans obtenir le moindre remerciement en retour.    

En fait, les chiffres précités ne font que confirmer les résultats récents du CAC 40. Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année. 

Dans un pays où l’on nous explique jusqu’à plus soif que les caisses sont vides, voilà une musique dissonante. Imaginons une seconde le concert auquel on aurait eu droit si, par hypothèse absurde, les grosses légumes du CAC 40 avaient annoncé des pertes. Seulement voilà. Depuis 2007, nonobstant la crise dont ils sont mes premiers responsables, Nos Amis de la Bourse ont toujours obtenu des résultats positifs - inégaux, certes, mais positifs. 

Le problème est que l’on n’en mesure aucunement les conséquences sur l’économie, l’investissement et l’emploi. En effet, les groupes concernés se développent surtout à l’étranger. Pour eux, la France est plus un boulet qu’une patrie. Ils boycottent l’hexagone sous prétexte que la « compétitivité » n’y est pas ce qu’elle est ailleurs, oubliant au passage de préciser que leur expansion serait impossible sans leur base nationale, largement nourrie de fonds publics.      

Ainsi se referme le piège. D’un côté, des groupes hyper puissants qui se développent hors sol. De l’autre, des PME qui tirent la langue faute de demande (merci l’austérité) et de moyens (merci les banques). 

Voilà pourquoi le « pacte de responsabilité » idéalisé par le Medef tombe à plat. Pour l’essentiel, il va bénéficier  aux multinationales qui profitent déjà des aides publiques pour s’expatrier, tandis que les petites entreprises de l’industrie seront réduites à la portion congrue. 

Mieux vaudrait cibler les interventions et rappeler les groupes du CAC à leurs responsabilités, en exigeant des engagements clairs et précis en contrepartie d’éventuelles aides publiques. Mieux vaudrait redire haut et fort que les tirades sur le patriotisme économique sont destinées à  tout le monde, y compris à ceux qui se comportent comme des émigrés de luxe. 

 

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