Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
  • Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
  • Contact

comité pour une nouvelle résistance C N R 06

Rechercher

Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 18:54

J’ai regardé, jeudi dernier - jour de manifestations départementales CGT pour l’emploi, les salaires, la protection sociale – le secrétaire général  de la CGT interviewé sur BFM/TV.


Il a quand même dit quelques mots du cadeau scandaleux que François Hollande compte faire aux patrons en les exonérant du versement de la cotisation familiale , mais quels mots !.. : « Ce sera un coup de canif dans le programme du Conseil National de la Résistance »… Excusez du peu ! Un coup de canif ? Un coup de hache, oui !!!


Cette  décision porterait un coup fatal au principe FONDAMENTAL DE SOLIDARITE et, sans doute à terme D’UNICITE (que deviendrait la «Branche Famille »?), voire D’EGALITE (toutes les familles qui en bénéficient aujourd’hui continueraient-elles d’en bénéficier ?)


Pour bien faire mesurer l’ampleur du véritable enjeu,  ce qui manque pratiquement toujours dans la dénonciation, c’est le manque d’argument sur la cohérence du système Institutionnel qui permette de dérouler le fil de la CASSE jusqu’au bout : faire réfléchir, faire connaître pour certains (les Jeunes notamment), ce qui a fait le succès de cette Institution : cette construction en cohérence autour de l’Etre Humain. Souvent, j’ai l’impression que nombreux parmi ceux qui invoquent le programme du CNR et plus particulièrement LA Sécurité Sociale, ne savent pas ce qu’il est en réalité. Donc, c’est du global et malheureusement pas du pédagogique.


Sa construction repose sur les principes fondamentaux suivants : LA DEMOCRATIE – LA SOLIDARITE – L’UNICITE – L’EGALITE ; L’UNIVERSALITE n’ayant pu être mise en œuvre à l’époque, du fait de nombreuses oppositions partisanes. Elle a cependant été mise en œuvre en 2000 - en ce qui concerne la maladie -  par le gouvernement Jospin et baptisée « CMU » (Couverture Maladie Universelle)… pas si universelle que ça d’ailleurs puisqu’elle aboutit à des discriminations par le refus de certains praticiens (médecins notamment en secteur 2, dentistes…) de recevoir les patients.


Ce n’est pas tout ! La face cachée de l’iceberg CMU, c’est qu’elle a fait entrer la Sécu dans le champ de la COMPLEMENTARITE jusque-là réservé aux mutuelles et aux assurances privées, en faisant participer les CPAM (Sécu) à la gestion de la « complémentaireCMU » au même titre donc que les mutuelles et les assurances privées. Ce faisant, elle entr’ouvre ainsi à ces dernières, une porte qui puisse, le jour venu, leur permettre de crier à « l’inégalité de traitement » et de revendiquer d’entrer dans le champ «réservé» de la Sécu. Imaginons ainsi, les assurances privées autorisées à gérer au 1er  euro (remboursement de base) le risque «Accident du travail», par exemple…Le salarié accidenté n’aurait pas fini d’en découdre pour faire reconnaître la faute de l’employeur ! Enfin, cerise sur le gâteau, avec la CMU, la pauvreté a été Institutionnalisée, désormais, nous avons un nouveau régime : le régime des «Pauvres»! Alors qu’il aurait suffit à l’époque d’améliorer l’aide médicale gratuite. Quelle dénonciation de ce coup bas à l’époque ?


Il faut sans cesse rappeler qu’à l’origine ces principes fondamentaux plaçaient l’Etre Humain au cœur du système. Il faut  mettre en lumière  le tournant «culturel» amorcé, il y a longtemps lorsque le gouvernement d’alors et ses acolytes ont décrété que désormais, une gestion « moderne » (bien sûr !) allait être amorcée : on allait réorienter la Sécu vers « LA GESTION DU RISQUE ». L’objectif étant de positionner le « risque » au cœur du Système, à la place de l’être humain.


Et, c’était parti ! La Gestion du Risque n’étant rien d’autre que « l’Art » de couper la Sécu en morceaux, de la dépecer, en créant des strates différents, des assemblages différents, des administrations différentes (gouvernances). Ces derniers temps sont ciblés la Dépendance et le Handicap.

 

Pour qui a regardé sur France 5 le film « terrible », courageux et poignant qu’a tourné Eglantine Eméyé : « Mon fils, un si long combat » sur leur vie au quotidien  et sur ses épuisantes démarches pour donner à ce fils polyhandicapé une vie digne, on voit bien que la création de Maisons du Handicap a un autre objectif que de répondre aux difficultés auxquelles sont confrontées  ces personnes et leur famille ; en fait, il ne s’agit de rien d’autre que de sortir « le risque handicap» du champ de la Sécu. Le même objectif vise actuellement la dépendance, dont la place doit rester dans la Branche « maladie » de la Sécurité Sociale, sauf à faire les beaux jours des assurances privées et à faire les poches des personnes dépendantes.


La stratégie du gouvernement aux ordres du Capital consiste à instrumentaliser les problèmes sanitaires et sociaux auxquels la population se trouve confrontée pour créer des « sas » qui permettent subtilement de chambouler l’Institution sous tous ses aspects : démocratique, structurel financier, organisationnel.

 

C’était déjà l’objectif notamment :


- de la disparition du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale,

- des Ordonnances de 1967, avec la disparition de  la Caisse Nationale de SECURITE   SOCIALE pour en isoler chaque Branche : MALADIE, VIEILLESSE,  FAMILLE, RECOUVREMENT  

- de la dispersion desdites « branches » dans des ministères différents.


Des coups très graves et incessants contre les principes fondamentaux, en finalité et pour faire perdre les repères : jusqu’à Wikipédia qui oublie (?...) de mentionner la «Branche Recouvrement» dans l’énumération qu’elle fait des Branches de la Sécurité Sociale…


Il faut savoir que, même si ça ne saute pas aux yeux (c’est étudié pour !) hormis à l’origine, des lois portant Généralisation de la Sécurité Sociale, TOUTES les mesures prises (Ordonnances, lois, etc), SANS AUCUNE EXCEPTION, ont porté, et portent atteinte aux principes fondamentaux  sur lesquels repose la Sécurité Sociale. C’est pourquoi, il faut TOUJOURS chercher «où est l’erreur ?».


Le tout accompagné d’une stratégie de langage dont la performance consiste à occulter les termes « Sécurité Sociale ». On parle désormais : d’assurance maladie, de retraite, de santé, de handicap, de dépendance et, au global, de protection sociale (Là aussi, pour être exact, on devrait prononcer le terme « Protection Sanitaire et Sociale » car que serait la protection de la Santé sans la Sécu ?).


Amusez-vous donc à chercher le terme Sécurité Sociale dans bien des écrits …


Si, vous le trouverez quand même lorsqu’il s’agit de parler de «déficit» et de «charges patronales»…

 

MAIS, VENONS-EN À LA « FAMILLE ».


D’actualité par les temps qui courent, non ? Les manifestations ringardes et homophobes soi-disant pour défendre LA Famille battent le pavé et tous les feux sont braqués sur elles. Mais interrogeons-nous : tant qu’ils y sont, pourquoi les « manifestants » n’ajoutent pas à leurs « exigences »  le retrait du projet « Hollande » d’exonérer les Entreprises de leur versement de la cotisation familiale


 (C’est sûr, leur objectif  est tout autre !...) Car là, ce seront toutes les familles, les citoyens, voire les contribuables qui seront impactés. Parce qu’il va falloir trouver un autre mode de financement : réduction du nombre de fonctionnaires ? suppression de services publics (avec son corollaire : création de services privés) ? augmentation de la CSG ? création de nouvelles taxes (TVA sociale) ?...


Cette stratégie devrait permettre en outre une refonte du système d’attribution. Posons-nous la question : « Les familles qui touchent aujourd’hui les allocations familiales les toucheront-elles demain » ? (Révision des conditions d’attribution : plafond? autres?) Quel que soit le « choix » opéré, les citoyens en seront de leur poche et les actionnaires pourront ainsi continuer d’engranger les profits!


Enfin pour terminer mon propos, je rappellerai que les Allocations familiales sont censées être le DROIT INALIENABLE DE L’ENFANT ! Et, justement  ce n’est pas par hasard si c’est l’Entreprise – seule – qui verse les cotisations familiales (et pas le patron, soit dit en passant…), c’est parce que l’Enfant est l’Avenir du Pays, c’est lui qui le fera vivre d’une façon ou d’une autre. Il est donc juste qu’une partie des richesses lui soient consacrées pour contribuer à en faire la Femme et l’Homme qui feront vivre le monde de demain. Et il en va de même pour les étudiants qui revendiquent de  relever du Régime Général de la Sécurité Sociale.


De la même façon, n’oublions pas qu’au moment de la mise en œuvre de la Sécurité Sociale, la CGT revendiquait, lors de son congrès, que le risque « chômage » soit intégré dans l’Institution Sécurité Sociale. Il eût été juste, là aussi, que l’Entreprise, seule, cotise.

 

A l’heure où l’intérêt de LA FAMILLE est sur la sellette à longueur de médias QU’ATTEND-ON pour  profiter de ce contexte, pour saisir cette opportunité et intervenir dans les débats, les prises de paroles les interviews, pour produire des argumentaires et démontrer que la seule vraie bataille pour défendre LA FAMILLE et LA SECURITE SOCIALE c’est de maintenir le versement par l’Entreprise de la cotisation familiale? Toutes autres manifestations actuelles pour soi-disant défendre LA FAMILLE  contribuent aussi à masquer ce véritable enjeu.

 

Or, le 18 mars prochain, la Fédération CGT du Personnel des Organismes Sociaux, avec celle des autres organisations syndicales, appelle à une journée Nationale d’action et de manifestation à Paris pour la DEFENSE DE LA SECURITE SOCIALE.

 

C’est bien, elles prennent leur responsabilité. Mais à qui fera t’on croire qu’à eux seuls, les Agents des Caisses de Sécu vont «sauver» la Sécu ? Il faut que cette journée soit INTERPROFESSIONNELLE. Si elle ne l’est pas, elle interdit de fait aux Assurés Sociaux et à leurs Ayants droits, premiers concernés, de se rassembler et d’agir véritablement pour défendre l’Institution.


C’est pourquoi la CGT doit  mettre tout en œuvre pour  créer un large rassemblement de toutes les organisations syndicales, et même bien au-delà, afin de donner le plus de moyens possibles à toutes ces femmes et a tous ces hommes, de tenir toute leur place dans cette bataille y compris - pourquoi pas ?- en la déclinant au niveau  régional ou départemental.

 

Exiger le retrait de l’exonération pour les Entreprises du versement de la cotisation familiale, c’est défendre la Famille, c’est défendre la retraite, c’est défendre la santé, c’est défendre la Sécurité Sociale et agir vraiment pour donner enfin un vrai coup d’arrêt à cette spirale autoritaire et anti-sociale indigne d’un 21ème siècle dans laquelle les tenants de la Finance et ses serviteurs zélés cherchent à en finir avec les acquis sociaux issus du Programme du Conseil National de la Résistance.  

 

MICHELE retraitée CGT

LE 15 FEVRIER 2014.  


Source :

http://idata.over-blog.com/3/06/23/69/logo-FSC.jpg

 


 


Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans La lutte des classes
commenter cet article
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:38

http://greek-crisis.org/@imageS/logos/!gcoverFR.jpg

Mardi 18 février 2014

La dite crise épuise nos énergies lesquelles ne sont pas forcement renouvelables. D’autres énergies seraient en train d’apparaître, ainsi, l’opiniâtreté se mêle par exemple au désespoir. Lundi 17 février, le ministre de la Santé (?) a procédé à la “mort subite comme prévu” des centres de consultation de la Sécurité Sociale, autrement-dit, tous seront fermés simultanément et leur personnel doit évacuer les lieux. Pour le ministre, répétons-le issu des rangs de l’extrême-droite, “il s'agit d'un redémarrage complet du système, lequel se fera dans environ un mois”.

 

Lire la suite... »

 

 


Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Grece
commenter cet article
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:12

http://es.globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2014/02/cartel_concentracic3b3n-centro-de-transfusiones_2014-02.jpg

 

Le 1er janvier 2014 est entré en vigueur l'accord signé en décembre 2013 entre le gouvernement autonome de la Communauté de Madrid et la Croix Rouge. Celui-ci établissait le transfert de la collecte des dons de sang dans les unités mobiles, une responsabilité qui appartenait jusque là à un organisme public, le centre de transfusion de la Communauté de Madrid.

 

La Communauté de Madrid (CM) paiera 9,3 millions d'euros par an pour ce service à la Croix Rouge, c'est à dire, 67 € par poche de sang, pour une collecte estimée à 140 000 poches. Il faut ajouter à ce chiffre le matériel, que la région cédera à la Croix Rouge, d'une valeur estimée à 14 millons d'euros, en plus des véhicules utilisés pour les collectes.


Même si les autorités ont  assuré que cet accord n'entrainerait aucune perte d'emploi dans le Centre de transfusion, comme l'explique le journal Publico,

 

 

http://es.globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2014/02/encierro.jpgLes travailleurs occupent le Centre de transfusion de la Communauté urbaine de Madrid pour « paralyser la privatisation du service ». Photographie du site de la Coordination, de Gregorio Marañón


 

De nombreux citoyens voient en cet accord une privatisation du service public, car la santé est un service public universel en Espagne : la cession de compétence à un organisme privé -que ce soit une entreprise ou une ONG – n'a pas de sens si la santé publique peut la prendre en charge. Les travailleurs du Centre de transfusion ont occupé les locaux le 3 février,  et une manifestation a eu lieu le 8 du même mois, soutenue par la Table ronde en défense de la santé publique de Madrid et des principaux syndicats. Cette vidéo de HispanTV sur YouTube expose les revendications des travailleurs affectés:

 


 

 

 

Nisio, sur le journal Público, a indiqué pourquoi, selon lui, une ONG ne doit pas se charger d'un service public, en rappelant à cette occasion certaines affaires un peu troubles qui ont éclaboussé la Croix Rouge de Madrid :

Les subventions sont une chose et PAYER une ONG en une autre, bien différente (qui choisit et nomme leur semployés ? Quels salaires se repartissent-ils ?) (…) Si c'est pour assumer une mission une mission publique, que l'administration publique elle-même s'en charge.

(…)

Les informations sur un certain Juan Mauel del Toro Rivero peuvent vous intéresser aussi. Juan Manuel Suárez del Toro, président de cette ONG depuis 1994, est bizarrement mis en examen dans l'affaireBankia, pour être un de ses conseillers.

 

 

http://es.globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2014/02/concentracion6feb.jpgManifestation contre la privatisation des dons devant le Centre de Transfusion de Madrid. Photographie publiée sur Twitter par Patusalud HIC


Ecrit par Lourdes Sada

Traduit par Emilie Frenois

 

 

 Voir le billet d'origine [es]

 


Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Espagne
commenter cet article
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 10:45

retour sur un « grand dialogue »

Enquête sur une vague de suicide à La Poste, et sur la non-réponse qui lui fut apportée

par Sebastien Fontenelle 
18 février 2014

 

Alors que, depuis le début de l’année 2014, deux nouveaux suicides au travail viennent de frapper à La Poste, à Salviac puis à Noisy-le Grand, il nous parait nécessaire de recommander l’édifiante enquête consacrée par Sébastien Fontenelle à la vague de suicides qu’a connue depuis deux ans cette « entreprise » qui fut, naguère, un service public. De simples « drames personnels et familiaux », nous dit-on, dans lesquels « la dimension du travail est inexistante ou marginale ». Des accidents, en quelque sorte, dont s’empareraient des syndicalistes à l’esprit mal tourné, pour le plaisir pervers de « couler La Poste »... Sébastien Fontenelle, pour sa part, prend au sérieux le diagnostic desdits syndicalistes, mettant en cause le traitement stressant infligé aux salariés, la destruction de près de 80 000 emplois en dix ans, la réorganisation permanente exigée par unmanagement sourd à toutes les sonnettes d’alarme – bref : toute une logique économique, dont le livre Poste stressante retrace la généalogie. Une histoire qui s’étend sur des décennies, implique au premier chef le pouvoir socialiste, et a pour nom « la nécessaire modernisation des PTT »... De cette enquête accablante, voici un extrait, revenant sur l’année 2012, et sur le semblant de dialogue et de remédiation alors organisés par l’entreprise...

 

 

http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L375xH550/9782021099249-e240a.jpgEn 2012, un profond malaise persiste au sein du groupe La Poste, au point que plusieurs cadres feront cette année-là le choix de rompre, « au nom des responsabilités et des valeurs qui les animent », l’« usage » qui veut qu’ils « prennent rarement la parole », et de publier, sous le sceau de l’anonymat, un« manifeste » pour dire qu’ils ne « supportent plus » d’être « ravalés au rang d’exécuteurs des basses œuvres », et qu’ils ne veulent plus contribuer à « instaurer, à leur corps défendant, un système sauvage sans garde-fous ».


Le 29 février 2012, Jérémy B., 28 ans, ancien directeur du centre courrier de Lannion récemment nommé à la direction industrielle du courrier à Rennes, se donne la mort en se défenestrant sur son lieu de travail. Il a rédigé, avant de mettre fin à ses jours, une lettre dans laquelle il dit une « anxiété professionnelle »qui lui rend insupportable le « contexte opprimant » dans lequel on lui a demandé d’exercer son métier. Sa compagne, interviewée par Paris Match, estime qu’il s’agit d’un « suicide assisté », et met en cause une hiérarchie qui a, selon elle, « poussé » ce jeune cadre au désespoir.


Quelques jours plus tard, un autre cadre, Bruno P., se donne la mort – par pendaison – à Trégunc, dans le Finistère. Il laisse derrière lui une série de documents qui permettent de comprendre ce qui l’a poussé à cette extrémité. Dans une lettre d’explications, il écrit :


« Depuis trois ans, j’ai l’impression d’un acharnement, d’une volonté hiérarchique de m’acculer… À quoi ? Je considère que la hiérarchie de La Poste (à tous niveaux) est à l’origine de ma perte de repères, de la remise en cause de valeurs profondes sur lesquelles j’avais construit ma vie… Et que nous essayons de transmettre à nos enfants = le respect de l’autre (relation humaine), le respect de la parole donnée… Expliquer les faux pas, aider à ne pas les reproduire, accepter le droit à l’erreur, redonner une chance, faire confiance (à la base, tout en contrôlant, mais de manière “soft”, humaine), aider l’autre à s’épanouir, “à grandir” (à apprendre ? à tout âge ?). Bien sûr ma hiérarchie postale (tous niveaux) n’est pas la cause de la remise en cause de tous ces principes que j’avais faits miens et sur lesquels j’avais bâti ma vie, la vie de notre famille… Mais une chose en a entraîné une autre, et de remise en cause en remise en cause, de doute en doute… Enfin, ces responsables hiérarchiques, jusqu’au plus haut niveau, sont coupables, à mes yeux, d’avoir développé ou pire encore (?) laissé se développer des méthodes de gestion des hommes et des femmes de notre entreprise indignes (= ne respectant pas la dignité de l’autre) et ayant fait la preuve depuis bien longtemps dans d’autres pays ou d’autres entreprises (cf. France Télécom, par exemple) de leur inefficacité voire de leur dangerosité. »


Après le décès de Bruno P., le CHSCT de la direction opérationnelle qui l’employait demande une expertise à un cabinet indépendant, dont les conclusions seront, nous le verrons, sévères.

Après ces deux suicides consécutifs, la direction de La Poste décide d’initier un « Grand Dialogue » durant lequel ses salariés auront l’occasion d’exprimer leurs attentes. Il s’agit de chercher les raisons du mal-être qui subsiste au sein de l’entreprise, et les moyens d’y remédier – et cela est d’autant plus nécessaire que les preuves ne cessent d’affluer, qui montrent toutes que certaines urgences sanitaires n’ont peut-être pas été suffisamment prises en compte.


Des salariés « malmenés »


Par l’effet d’une coïncidence de calendrier, c’est dans les jours qui précèdent l’annonce du lancement de cette consultation que le cabinet Isast, saisi par le CHSCT du centre financier de Paris après le suicide de Brigitte C. en septembre 2011, rend, le 29 février 2012, son rapport d’expertise sur les « conditions de travail et de santé des salariés » du service où la jeune femme était employée.


Cet édifiant document doit être cité longuement, car il permet de prendre la mesure des effets concrets de certaines méthodes managériales sur la vie des postiers. Les experts d’Isast se sont en effet penchés sur la manière dont les employés de ce service « font face sur le plan psychique aux situations de réorganisations et aux réalités actuelles » de leur travail, et sur les effets que le management peut avoir sur « la santé des agents et des cadres ».


Au terme de leurs investigations, leur conclusion est que les réorganisations « mettent très fortement à l’épreuve les manières de travailler » des salariés. Elles bouleversent, au nom d’un gain de productivité, leurs habitudes de travail. Par exemple, le plus « récent changement » qui leur a été imposé a consisté en une segmentation de leur activité « en différentes tâches : enregistrement d’un dossier, étude, ouverture, fermeture, envoi de courriers ». Concrètement, ils se sont vu signifier qu’ils disposaient d’un « temps donné », calculé en minutes, pour exécuter chacune de ces tâches. Suivant cette modélisation, « une ouverture de compte est estimée à x minutes, un changement de représentant légal à x minutes », et ainsi de suite : tout a été chronométré.


En fonction de cette estimation, des tâches sont quotidiennement attribuées à chaque agent – ouvertures de comptes, demandes de cartes bleues, etc. L’addition de ces divers travaux doit correspondre à la durée estimée de la « vacation » journalière de ces salariés – soit 400 minutes. « À l’issue de sa vacation, l’agent peut “rendre” le travail qu’il n’a pas fini. »


Le problème vient de ce que ces salariés « ne savent pas très bien » comment le chronométrage de leurs différentes activités a été effectué. Leur « poids » – en minutes – a été fixé, expliquent-ils, « à partir de données datant des années 1990 » : une époque où les dossiers à traiter étaient, selon eux, « moins complexes qu’aujourd’hui ».


Mais ce n’est pas tout : ces employés jugent également que la segmentation de leur travail ne leur permet plus de traiter convenablement « un dossier, “de A jusqu’à Z” ». Par exemple, ils ne peuvent plus enchaîner, assurent-ils, les deux activités, pourtant étroitement liées, que sont la vérification qu’un dossier a été complètement rempli et sa saisie informatique. Effectuer cette saisie immédiatement après cette vérification leur permettait de gagner du temps et d’être plus efficaces : « Au moment de saisir, on était imprégnés du dossier », expliquent-ils. Mais, après la mise en place des nouvelles méthodes de travail qui leur ont été imposées, ils se sentent « privés de cette efficacité ».


Autre grief, la distribution journalière de tâches individuelles permet une « comptabilisation du nombre de dossiers réalisés » par chaque salarié, dont le rendement peut ainsi être surveillé. Pour ces agents, relèvent les rapporteurs d’Isast, « la finalité d’une telle organisation ne fait aucun doute : elle permet de savoir qui fait quoi. Autrement dit, elle a été mise en place pour identifier le nombre de dossiers traités » chaque jour par chaque employé. Et cela, « dans un contexte d’incertitude sur l’avenir », peut très facilement devenir anxiogène, le risque étant que chaque salarié se demande, en permanence, « s’il traite le nombre de dossiers nécessaire » et si le fait de ne pas en avoir traité assez « à la fin d’une journée ne le désigne pas naturellement comme un des agents dont on cherchera à se séparer », car il sera jugé insuffisamment productif, et, partant, peu rentable.


Commentaire des experts d’Isast :

« Cette pression rend les agents fébriles et psychiquement indisponibles pour faire un travail de qualité. Plusieurs (d’entre eux) ont fait le constat que cette fébrilité les poussait à l’erreur et accroissait la charge de travail : “Les choses se font tellement rapidement qu’il y a des erreurs, cela engendre des réclamations et ça fait boule de neige.” Dans ce contexte, on peut estimer que les satisfactions que l’on peut tirer de son travail sont comme annulées par l’obsession de compter jour après jour le nombre de dossiers qui sont “en reste”. »


Et cela est d’autant plus dommageable que « le travail “soigné” ne fait », lui, « l’objet d’aucune comptabilité particulière ». Or, « une organisation qui volontairement ou non met davantage l’accent sur le travail non réalisé que sur celui déjà effectué réduit drastiquement les satisfactions que l’on pouvait en tirer ».


Plus généralement, les incessantes réorganisations auxquelles ils sont sommés de s’adapter fragilisent les salariés du centre financier de Paris. Ainsi, « les agents disent être lassés de devoir s’essayer continuellement à de nouvelles procédures ». Ils ont le sentiment, à chaque fois que de nouvelles méthodes de travail leur sont imposées, d’être eux-mêmes « testés », et se sentent comme des « cobayes » dans un « laboratoire ». D’autre part, ces changements continuels contribuent à tendre leurs relations avec leur encadrement. « Quand les agents se tournent vers leurs cadres professionnels, ils disent se trouver “face à un vide”. » (Mais ils pensent aussi – et il est important de le souligner – que ces supérieurs hiérarchiques sont « aussi démunis qu’eux ».) Dès lors, chacun « fait comme il peut » au risque permanent « de se planter, de prendre la mauvaise décision », dans un contexte où « les discours managériaux autour du “sureffectif” alimentent la peur de se voir signifier un jour son congé » – et cela, aussi, produit de l’anxiété.


Au bout du compte, écrivent les auteurs du rapport d’Isast, les agents du centre financier de Paris estiment que leur travail est « attaqué au quotidien ». Ils se sentent « injustement traités, malmenés », et cela n’est pas seulement l’expression d’un ressentiment, car leurs témoignages se fondent sur leur expérience et sur un certain nombre d’observations précises. Ils se sentent « transparents, inexistants, ils perçoivent leur lieu de travail comme déshumanisé, délabré, désinvesti, sale. Le fait qu’on ait pu par exemple désinsectiser le service alors qu’ils étaient présents sur le site a été jugé non seulement dangereux pour leur santé, mais significatif du fait que les agents sont devenus transparents : on ne les verrait même plus, au point de passer de l’insecticide en leur présence ».


On le constate, le stress, s’il touche principalement les facteurs et les guichetiers, n’épargne pas non plus les salariés de La Banque postale…


Lorsqu’ils prennent connaissance du rapport du cabinet Isast, quelque peu accablant (et qui devrait, selon les délégués de Sud-PTT de l’entreprise, inciter La Poste à « cesser d’ignorer ses responsabilités »), des représentants du personnel du centre financier de Paris demandent que le CHSCT vote une extension de cette expertise, qui s’appliquerait cette fois-ci à l’ensemble de l’établissement, et non plus au seul service où travaillait Brigitte C., suicidée le 15 septembre 2011. Leur intention est de vérifier si les problématiques identifiées au sein de ce service ne se retrouveraient pas ailleurs dans le centre [1].


Mauvaise pioche : leur direction, qui estime que « seul le constat d’un risque grave », inexistant selon elle, pourrait justifier une nouvelle expertise externe, saisit la justice, afin d’empêcher cette poursuite d’une investigation indépendante dont les premiers résultats, il est vrai, sont d’un effet déplorable, à l’heure où la communication du groupe est principalement dédiée à la valorisation du « dialogue » et du ralentissement du rythme des réorganisations.


Dans une lettre de mission datée du 27 mars 2012, Jean-Paul Bailly, président, a en effet demandé à un ancien secrétaire général de la CFDT, Jean Kaspar, de prendre la tête d’une « Commission du Grand Dialogue de La Poste », composée de syndicalistes, de dirigeants de l’entreprise et de « personnalités qualifiées ». [2] Elle devra « procéder à toutes les auditions et visites qu’elle jugera nécessaires » pour« analyser la situation de l’entreprise et de ses salariés en matière de vie au travail ». Après quoi, elle remettra, au début du mois de septembre, un rapport exposant les « préconisations et propositions qu’elle jugera utiles ».


Peu de temps après, la direction du groupe produit « dix mesures pour la vie au travail », qui stipulent notamment qu’« un délai d’au moins deux ans » – contre dix-huit mois auparavant – devra désormais être « respecté entre deux réorganisations », et qu’aucune nouvelle restructuration ne sera « mise en œuvre jusqu’à ce que le protocole de conduite du changement que La Poste souhaite partager avec les syndicats soit finalisé ». Toutefois, « les adaptations qui recueillent l’adhésion des postiers » seront « naturellement menées à leur terme ». Car, explique à la presse une « source proche » de Jean-Paul Bailly, « il n’est pas envisageable de tout arrêter ». De sorte que « seules les réorganisations structurantes, celles qui ont un impact sur le travail des postiers », seront pour de bon suspendues – au grand dam des syndicats, qui font régulièrement le constat de la gravité des maux dont souffrent de nombreux salariés.


Une « situation dangereuse »


De fait, des hiérarchies locales, au sein du groupe, continuent de se montrer trop inattentives, quand elles sont informées de ce mal-être. Dès 2008, un médecin du travail a alerté la direction du centre de Tours Marceau, après y avoir constaté une « souffrance au travail » de plusieurs salariés. Il a ensuite réitéré cette mise en garde à plusieurs reprises : il a systématiquement signalé, dans ses rapports annuels d’activité, des« souffrances psychologiques et physiques qui se sont traduites, notamment, par une augmentation de l’accidentologie et de l’absentéisme entre 2009 et 2010 ».


D’autres que lui se sont également émus de cette situation préoccupante. Après le suicide d’un salarié en 2009, les membres du CHSCT ont demandé une intervention urgente de l’inspecteur de la santé et de la sécurité au travail (ISST) de La Poste, qui a préconisé que soit mise en œuvre, « sans tarder, une démarche d’évaluation des risques psychosociaux » au sein de l’établissement, où les agents se trouvent régulièrement confrontés à des réorganisations qui se traduisent par des réductions d’effectifs.


La direction du centre était donc informée de la détresse de nombre de ses salariés – et pouvait d’autant moins l’ignorer qu’elle disposait à ce moment-là des résultats d’une expertise effectuée par le cabinet Stimulus, dont le rapport relevait, en juin 2009, « un état de mal-être au travail très préoccupant ». Mais les décisions qui auraient permis d’en finir avec ces souffrances n’ont pas été prises.


Au mois de mars 2011, le CHSCT, constatant que la direction ne réagissait pas, a saisi l’inspection du travail. Celle-ci a procédé, le mois suivant, à une première enquête, dont les conclusions ont été qu’« il existait un réel sentiment de malaise de la part de la très grande majorité des facteurs rencontrés », mais que « la question des risques psychosociaux était […] largement minorée » par leur hiérarchie. Les inspecteurs du travail qui avaient mené cette investigation ont donc demandé, compte tenu des « risques encourus par les salariés », qu’une nouvelle expertise indépendante soit rapidement réalisée.


Le cabinet Ergos, chargé de cette mission, a rendu son rapport final en mars 2012. Il en ressort que les« facteurs de risques psychosociaux s’accumulent », créant « une situation inquiétante » qui n’a cessé de s’aggraver au fil des ans, mais qui n’a cependant pas « donné lieu à des actions correctives, préventives, ou même à un ralentissement des changements » imposés aux salariés. D’après ce document, « des actes graves ne sont pas à écarter » si rien n’est fait pour remédier à cette situation.

 

Mais, précisément, l’« encadrement »tout entier, jusqu’au « niveau national », semble se cantonner dans une position de déni des souffrances exprimées par les employés. Il est donc « impératif et urgent », selon les experts d’Ergos, que La Poste« prenne effectivement la mesure de l’ampleur du phénomène et conduise une action énergique ».


Mais encore une fois, ces préconisations ne sont pas suffisamment prises en compte, et le 12 avril 2012 – soit quelques jours après l’ouverture officielle du « Grand Dialogue » – un inspecteur du travail dénonce de nouveau, après une visite sur les lieux, une « situation dangereuse », imputable au non-respect par l’employeur des principes de prévention des risques psychosociaux.


La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), constatant que ses salariés ont été maintenus (en dépit des « constats concordants » réalisés au fil des ans « par le médecin du travail, le cabinet Stimulus, l’inspecteur santé et sécurité de La Poste et les experts du cabinet Ergos ») dans « un état d’angoisse, de stress et de souffrance au travail », adresse alors au directeur de l’établissement une sévère mise en demeure, pour le sommer de « mettre en place une évaluation pertinente des risques » auxquels ces employés se trouvent exposés, et d’établir enfin « un programme d’actions de prévention effectives »


Un certain décalage persiste donc, entre un discours public dédié à la valorisation du dialogue avec les forces vives de l’entreprise, et une réalité où la prise en compte du mal-être de certains salariés n’est pas toujours complètement acquise.

 

p.-s.

Ce texte est extrait du livre Poste stressante, paru au Seuil en 2013, que nous recommandons vivement. Nous le publions avec l’amicale autorisation de l’auteur et de l’éditeur.

notes

[1] « La Poste, un dialogue social au tribunal », par Xavier Monnier, Bakchich, 13 avril 2012.

[2] Comme le philosophe Raphaël Enthoven.

 

http://lmsi.net/IMG/lmsi-logo.png



Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Service public
commenter cet article
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:46

PAR IVAN DU ROY 17 FÉVRIER 2014

 

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L540xH362/arton3805-47927.jpg

 

Sous prétexte de coupes budgétaires, le Royaume-Uni recourt à des sociétés privées pour sous-traiter des missions auparavant réalisées par son administration publique. La société française Atos s’est vue confier la tâche de mettre en œuvre la réforme des pensions que perçoivent invalides et handicapés. Et d’évaluer leur aptitude au travail. Résultat : malgré des pathologies lourdes, plusieurs dizaines de milliers de bénéficiaires ont été recalés et exclus de ce système de protection sociale. Les recours se multiplient et la colère gronde contre les méthodes d’Atos.


Evaluer l’aptitude au travail des personnes invalides et handicapées. Telle est la mission que le gouvernement britannique a confiée à l’entreprise française Atos, dirigée par l’ancien ministre de l’Economie Thierry Breton, à l’occasion d’une réforme de cette protection sociale, entamée en 2011. Les 2,6 millions de personnes qui bénéficiaient de ces différentes pensions d’invalidité et d’aides aux handicapés basculent dans un nouveau système de prise en charge, l’Employment and Support Allowance (ESA), censé simplifier et unifier l’ensemble de ces aides.


Ce n’est donc plus à l’administration britannique de vérifier que les bénéficiaire des anciennes aides ne sont vraiment pas en mesure de travailler, à cause de leur état de santé ou de leur handicap, et de leur attribuer une pension en conséquence. Mais à Atos. Si une personne est jugée apte, elle n’aura plus le droit de percevoir cette allocation – d’un montant moyen de 500 euros mensuels pour une personne de plus de 25 ans. Elle sera alors considérée comme demandeur d’emploi. Et pourra seulement prétendre à une aide de 350 euros pendant six mois. Elle coûtera donc moins cher à la sécurité sociale britannique... Gestion des prestations sociales, du droit d’asile, des prisons (lire notre article), du système de justice : le Royaume-Uni fait figure de pionnier européen pour confier la sous-traitance des services publics à des sociétés privées.


Trier les aptes et les inaptes au travail


Réaliser ce tri entre aptes et inaptes pour le compte du Département du travail et des retraites britannique (Department of Work and Pensions, DWP) rapporterait 134 millions d’euros par an à Atos. Qui s’est attelé à la tâche avec zèle depuis 2011, d’autant que tout doit être terminé cette année. Ses « évaluateurs » examinent plus de 700 000 dossiers d’allocataires chaque année, sur la foi d’une méthodologie de plus en plus contestée, l’« évaluation d’aptitude au travail » (Work Capacity Assessment, WCA). Celle-ci consiste à noter le niveau d’invalidité des demandeurs avec un système de points, qui déterminera le montant de la pension. Une note trop faible, et vous basculez dans la catégorie demandeur d’emploi. Résultat : plus de la moitié des demandes seraient désormais refusées. Les témoignages de personnes invalides subissant ces contrôles ou confrontées à la lenteur administrative d’Atos font désormais régulièrement la une des journaux britanniques. Et les histoires tragiques se multiplient : des personnes handicapées « évaluées » se sont suicidées, d’autres sont jugées « aptes au travail » alors qu’elles agonisent sur un lit d’hôpital.

 

« J’ai reçu l’instruction de modifier mes dossiers, et de réduire le nombre de points dont auraient pu bénéficier les ayant droits. Cela m’a semblé une faute, professionnellement et éthiquement », raconte Greg Wood, ex-évaluateur chez Atos, dans un documentaire diffusée par la BBC [1]« Une autre lanceuse d’alerte, Joyce Drummund, ancienne infirmière chez Atos, a raconté à un journal écossais, le Daily Record, avoir reçu l’instruction de réduire la note d’ayant droits dont elle savait qu’ils étaient inaptes au travail », relate Jennifer Kennedy, contributrice du site OpenDemocracy [2]« Nulle part dans le système il n’y a d’objectifs chiffrés [de réduction des allocations] », avait démenti l’ancien ministre de l’Emploi, le conservateur Chris Grayling. Mais l’intégralité du contrat d’externalisation passé entre le gouvernement et Atos n’a pas été dévoilé.


Protestation de la British Medical Association, rapport très critique d’une commission d’enquête parlementaire en 2013, reportages accablants, rien n’y fait, les évaluations continuent. Les radiations massives aussi. Et les recours d’allocataires lésés contre Atos se multiplient. Les Citizen Advice Bureaux, des associations qui assistent les citoyens britanniques dans leurs démarches administratives, déclarent avoir traité un demi-million de contestations liés à l’allocation handicap depuis trois ans et la mise en place du nouveau système d’évaluation.


Mauvaises décisions


42% des procédures en appel aboutissent, contredisant les décisions d’Atos de reclasser des invalides en demandeurs d’emploi. Une marge d’erreur impressionnante, surtout quand elle pénalise la vie de dizaines de milliers de citoyens. « Je ne peux plus supporter le stress, la douleur et la fatigue qu’Atos n’arrête pas de m’occasionner... Il n’y a absolument aucun doute sur le fait que j’ai droit à cette allocation, même Atos a admis dans une de ses réponses qu’ils avaient assez d’attestations dès le départ pour confirmer que j’étais inapte au travail. On ne peut que se demander pourquoi ils font tout ça », témoigne une personne invalide.


Selon des chiffres dévoilés par le Parti travailliste, les frais judiciaires liés aux procédures ont triplé en quatre ans, passant de 21 à 66 millions de livres (de 25,5 à 80 millions d’euros). « Le système actuel produit trop de mauvaises décisions, qui occasionnent inévitablement des coûts supérieurs pour le contribuable », accuse, en août dernier Sarah Lambert, responsable des politiques publiques pour la National Autistic Society (NAS, Société nationale pour l’autisme).


Le gouvernement britannique et la firme française viennent de répondre à leur manière à la multiplication de ces contestations en justice. Selon The Independent, les demandeurs qui feraient appel à la décision d’Atos se verront désormais privés de leur allocation durant toute la durée de la procédure. Et contraints de faire réévaluer l’ensemble de leur dossier avant de pouvoir saisir les Citizen Advice Bureaux. Pour le directeur général de ces structures d’appui aux citoyens, ces nouveaux obstacles« signifient que des milliers de gens seront forcés de se débrouiller tout seuls, sans source de revenus. Le meilleur moyen de réduire le nombre et le coût des appels est de s’assurer que les décisions prises sont bonnes au premier coup, plutôt que de les forcer à passer par des étapes supplémentaires inutiles et stressantes. » Pour le porte-parole de l’entreprise, « les appels se font contre les décisions [de l’administration britannique], pas contre Atos. » Une journée nationale d’action est prévue outre-Manche le 19 février prochain, soutenue par des organisations de défense des personnes handicapées, des mouvements sociaux, des syndicats et des partis politiques (Verts, Labour).


Ivan du Roy, avec l’Observatoire des multinationales


Photo : CC James Clear

 

http://www.bastamag.net/Les-handicapes-ces-assistes-que

 



Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Angleterre
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:59

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/IMG/jpg/profs_indo.jpg

 

 

 

Le Ministère de l’Education nationale a présenté ce 12 février sa réforme du statut des enseignants du second degré censée remplacer le décret de 1950 et à discuter au Comité Technique Ministériel fin mars.


Vincent Peillon se félicite de ce qu’il appelle un accord historique avec les syndicats. Il défend que sa réforme ajoute à la mission principale d’enseignement, les temps de préparation et de recherche, les activités de suivi et d’évaluation des élèves, le travail en équipe, les relations avec les parents, que les missions complémentaires seraient indemnisées et enfin qu’un grade à accès fonctionnel (GRAF) offrirait à certains des rémunérations plus élevées.


*Pour le Sgen-CFDT  « le statut de 1950 a vécu »,l’organisation se félicite qu’il soit radicalement transformé et cela par le dialogue social et sans opposition significative ". Il veillera "à ce que soit assurée l’autonomie de décision des établissements et de leurs équipes pédagogiques " notamment grace aux pouvoirs Conseil Pédagogique de l’établissement.


**Le Snes-FSU relève de "grandes lacunes en ne traitant pas des effectifs ni conditions de travail ".


**La CGT soulève plusieurs problèmes dont la mise à l’écart des PLP et P.EPS et la menace d’annualisation des services .


Pour le SNFOLC et le SNETAA FO « accepter serait un marché de dupes », les syndicats dénoncent une attaque du statut pour "l’adapter à l’austérité budgétaire et à la territorialisation de l’école. " par l’élargissement des missions de l’enseignant à " de multiples tâches " dépendant notamment de projets " définis localement en liaison avec les partenaires extérieurs "

*http://www.cfdt.fr/portail/sgen/au-jour-le-jour/communiques-de-presse/le-decret-de-1950-a-vecu-vive-le-decret-2014-prod_194032
**https://www.snes.edu/Professeurs-du-second-degre.html


 

***http://www.unsen.cgt.fr/images/actus_tracts_communiques_

declarations/2013_2014/fiches_enseignants_2nd_degre_

avec_commentaires_cgt.p

 


Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Education
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:26

 

http://idata.over-blog.com/3/06/23/69/logo-FSC.jpg

 

 

Les faits


Un peu partout les groupes d’extrême-droite multiplient les attaques et les agressions, à l’image des factieux descendant dans la rue pour un prétendu « jour de colère ».


Il y a quelques semaines, à Clermont-Ferrand, des fascistes tiraient sur un concert de soutien aux sans-papiers.


A Strasbourg, l’Action Française universitaire appelle à « tuer les gauchismes » tandis que le groupe néo-nazi « Alsace nationaliste multiplie les inscriptions racistes.


Jeudi 6 février, à Marseille, à l’occasion d’une conférence de notre camarade Annie Lacroix-Riz sur le 6 février 1934 et son contexte, une quinzaine d’énergumènes de l’Action française sont venus brailler des slogans en l’honneur des « morts du 6 février » et traiter les communistes d’assassins, etc. Ils ont été fermement conduits à l’extérieur du théâtre Toursky, où avait lieu la conférence, et se sont fait annoncer à une prochaine réunion marseillaise.

 

Le phénomène s’accélère et en haut, on se charge d’ailleurs de montrer la voie, depuis la promotion bruyante du FN par les médias jusqu’aux discours nauséabonds de Valls et Copé aujourd’hui, d’Hortefeux et Sarkozy en leur temps, en passant par l’eurocrate Herman Van Rompuy, actuel président du Conseil européen et président du sommet de la zone euro, publiant dernièrement sur son site internet un poème du prêtre nazi Cyriel Verschaeve… Sans oublier le récent et très officiel soutien aux néo-nazis ukrainiens défilant pour l’Europe (l’UE présentée est en particulier un soutien actif à toutes les forces fascistes en Europe centrale et orientale).


En période de crise ou de tensions sociales, hier comme aujourd’hui, les monopoles capitalistes et leurs relais, promeuvent naturellement « Hitler contre le Front Populaire » afin de détourner puis d’écraser les résistances populaires.

 

 

Les grandes manœuvres


L'extrême-droite afin de tromper les travailleurs et de se donner une base de masse avance masquée : prétendument anti-capitaliste et anti-impérialiste, réellement au service de ses maîtres grands banquiers et industriels. Afin de diviser et de détourner les luttes contre les véritables causes et les véritables responsables de la crise, comme dans les années 1930, elle désigne des boucs émissaires (l'immigré comme le juif sous couvert d'anti-sionisme).

 

Parallèlement, le parti socialiste et le gouvernement afin de détourner l'attention de leurs choix politiques et économiques résolument au service de l'oligarchie dominante, du patronat et des marchés financiers, tentent d'instrumentaliser la nécessaire lutte contre l'extrême-droite au profit d'une « union sacrée » autour des politiques d'austérité, de la réduction des déficits publics et du "pacte de responsabilité". Alors que ce sont leurs contre-réformes de régression sociale qui nourrissent le sentiment d'abandon et le désespoir de travailleurs licenciés après avoir été pressés comme des citrons, réduits à la misère tandis que s'accroissent les richesses d'une minorité !


Les larmes de crocodile du PS ou de la CFDT contre l’extrême-droite alors qu’ils mènent la politique de fer du capital ne doivent tromper personne. La casse des salaires, des statuts, des conventions collectives, de l’emploi, de la santé, des services publics, les politiques de ségrégation sociales et spatiales, la division des travailleurs (français/étrangers, jeunes/vieux, hommes/femmes…), la multiplication des guerres impérialistes, l’imbécilité et la cupidité portées aux nues par les médias aux ordres, la mise en exergue permanente des valeurs de concurrence, de loi du plus fort, d’inégalités entre individus ou peuples, le soutien aux officines les plus douteuses… tout ceci participe de la fascisation.

 

 

Dans cette situation, ce n’est pas en accompagnant le terrible recul de civilisation en cours ou en faisant croire qu’on peut construire un « capitalisme à visage humain » ou une « Europe sociale », ce n’est pas en renonçant à agir au service de l’ensemble des salariés et du peuple que nous ferons reculer le racisme et l’extrême-droite.

 

Au contraire, c’est en s’attaquant à l’origine du mal, à ce système capitaliste en crise permanente, à ses gouvernements, à son UE, qui génèrent la misère, le fascisme et la guerre, en résistant aux contre-réformes en cours, que nous pourrons inverser le cours des choses.

 

En 1934, la lutte victorieuse contre les ligues fascistes a été indissociable de la lutte pour les revendications des travailleurs et a débouché en 1936 sur d'importantes conquêtes sociales comme les congés payés.


C’est donc en renouant avec l’héritage du mouvement ouvrier et sa longue tradition de lutte antifasciste parce qu’anti-capitaliste, c’est en luttant de manière déterminée au service des salariés que nous battrons le fascisme, que nous re-créerons la solidarité entre tous les travailleurs, français et étrangers, en même temps que nous arracherons de nouveaux progrès sociaux.

 

Front Syndical de Classe, 16 février 2014

 


 

Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Politique
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 10:15

De Kerry SHERIDAN (AFP)

 

Chicago — Les avancées enregistrées ces dernières années dans la génétique ont permis, malgré elles, à de vieilles théories racistes de connaître un nouvel avènement, avertissent des scientifiques américains.

 

http://i.imgur.com/RNSPfff.jpg

 

Plus inquiétant, selon eux, ce "néoracisme" est parfois le fait de chercheurs pour lesquels l'existence de races humaines ne fait aucun doute et permettrait même de dresser des profils biologiques, comportementaux et culturels.


"La génétique nous aide beaucoup à apporter une aide médicale au cas par cas", souligne Nina Jablonski, professeur d'anthropologie à l'université de Penn State, en Pennsylvanie, qui participe à la conférence annuelle de l'Association américaine pour les progrès scientifiques, à Chicago.


Mais, nuance-t-elle, la science peut aussi être "malmenée" et servir de caisse de résonance à la croyance selon laquelle la couleur de peau et l'origine ethnique prédisposent chacun de nous à accomplir plus ou moins bien telle ou telle tâche.


A titre d'exemple, la chercheuse cite de nouvelles études qui se prononcent pour que les enfants soient classés selon les capacités conférées par leur patrimoine génétique et placés dans des écoles spécialisées dans l'un ou l'autre domaine d'apprentissage.


"C'est quelque chose que nous avons connu par le passé et c'est extrêmement inquiétant", s'indigne-t-elle, citant la ségrégation raciale dans les écoles du Sud des Etats-Unis qui avait cours jusqu'à ce que la Cour suprême l'interdise en 1954.


"Les professionnels de l'éducation qui proposent cela se veulent bien intentionnés, mais c'est quelque chose qui pourrait facilement être déformé si c'était mis en place", met-elle en garde.


- Ségrégation dans les écoles


De nombreux chercheurs estiment que la couleur de peau n'est pas en soi un déterminant biologique, même si le patrimoine génétique influe sur la prédisposition à telle ou telle maladie, explique Joseph Graves, responsable de recherches à l'université de Caroline du Nord.


La recherche a ainsi montré que les noirs étaient ainsi plus enclins que les blancs à avoir un type sanguin qui les prédispose à la drépanocytose, une forme d'anémie qui protège contre le paludisme.


Bien qu'il ne remette pas en cause ces recherches, Joseph Graves pense qu'il serait faux de mettre les vastes différences entre blancs et noirs en matière de santé uniquement sur le compte des gènes.


"L'idée derrière cela c'est qu'avoir des ancêtres africains prédispose à plus de problèmes de santé et une mortalité plus élevée", a relevé M. Graves durant la conférence de Chicago. "C'est ce que j'appelle le +mythe de l'Africain génétiquement malade+".


En fait, pour expliquer pourquoi les noirs américains jouissent d'une moins bonne santé que leurs compatriotes blancs, les facteurs sociaux, comme les revenus par exemple, sont prépondérants, selon lui.


"L'opinion que se font les Américains de l'origine ethnique provient d'un amalgame entre les facteurs sociaux et biologiques", a-t-il ajouté. "Le néoracisme est en partie le résultat de cette confusion".


Autre motif de préoccupation: les arbres généalogiques vendus sur internet.


Ils alimentent l'idée, fausse, que connaître l'origine ethnique de ses ancêtres permet de se faire une idée sur sa propre santé, explique Yolanda Moses, anthropologue à l'université de Californie. Et de s'inquiéter de la formidable expansion des banques de données d'ADN qui comprennent le profil génétique des personnes arrêtées par la police.


"La génétique a un énorme impact sur les relations entre les différentes communautés ethniques et le système pénal", pense-t-elle.


Copyright © AFP 2014


AFP

 


Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 09:45

Jeudi 13 Février 2014


Sahra Wagenknecht, Vice-présidente de Die Linke (ex-SED) porte une proposition radicale pour sortir de la crise : " La monnaie unique européenne devrait être abolie " - traduction Nico Maury

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/photo/art/default/6323211-9535443.jpg?v=1392304062

Pour Sahra Wagenknecht " l'euro ne fonctionne pas, mais il divise l'Europe ", la Vice-présidente de Die Linke a déclaré qu'il fallait créer un " nouveau système de monnaie avec des taux de change stables et des contrôles de capitaux ". 

Sahra Wagenknecht a fortement critiqué l'Union européenne. Elle sert " principalement les intérêts des grandes entreprises et des banques. " Die Linke doit s'opposer à " une intégration qui réduit le bien-être de la majorité des peuples en Europe ". Des pays entiers " sombrent dans l'abîme social. " 

" Les politiciens qui les représentent ne doivent pas être appeler des amis des européens ", déclare l'ancienne députée européenne (2004 à 2009). Sahra Wagenknecht dénonce les allégation selon lesquels Die Linke serait un parti de plus en plus nationaliste. " L'alternative euro-critique pour l'Allemagne (AFD), menée par Hans Olaf Henkel, porte des valeurs néo-libérale, souhaite maintenir les bas salaires et les coupes sociales. L'AFD veut mais pas d'une Europe sociale ", a déclaré Wagenknecht. 
 
Opposition frontale entre Gregor Gysi et Sahra Wagenknecht
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/photo/art/default/6323211-9535478.jpg?v=1392304588
Les tensions se sont cristallisées entre Gregor Gysi et Sahra Wagenknecht, dans un texte controversé dans le projet de programme pour les élections européennes. Dans le préambule, il été écrit que " L'UE est une institution néolibérale, militariste et antidémocratique. " 

Ces positions avaient été initialement portés par Wagenknecht dans la direction du parti par une courte majorité, essentiellement issue de l'aile gauche de Die Linke. Mais le chef de la faction des députés Die Linke au Bundestag, Gregor Gysi avait dénoncé cette déclaration, il était soutenu par Katja Kipping (coprésidente du parti) et Bernd Riexinger (l'autre coprésident). Par conséquent, ces références à l'UE ont été retiré du programme. 

Les rapports entre Wagenknecht et Gysi sont politiquement tendus. 
 
« La belle communiste », étoile montante de Die Linke, est omniprésente dans les médias
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/photo/art/default/6323211-9535489.jpg?v=1392304777
Sahra Wagenknecht (née le 16 juillet 1969 à Jena en ex-RDA) adhérente au Parti Socialiste Unifié d'Allemagne (SED) en 1989, elle co-anime la plate forme communiste au sein du PDS (Parti du Socialisme Démocratique successeur de la SED) et aujourd'hui de Die Linke, ainsi que la plate forme de la gauche anticapitaliste. Elle met en avant les expériences positives du socialisme réel (tout en tirant les erreurs de ce dernier) afin de mettre à bas le capitalisme. Ses positions l'ont souvent opposée à Gregor Gysi et Michael Leutert l'accusant de pas rejeter l'expérience de la RDA sous couvert d'accusation d'être " stalinien ". 

La presse allemande la considère comme un faucon au sein de Die Linke et ses positions sont claires : socialisme, marxisme, pas d'alliances avec le SPD et les verts, solidarité avec Cuba et le Vénézuéla, anti-racisme, anti-fascisme, lutte contre l'anti-communisme, pacifisme.
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/photo/art/default/6323211-9535549.jpg?v=1392304936
http://www.pcfbassin.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=15257:sahra-wagenknecht-die-linke-appelle-a-la-dissolution-de-leuro-&catid=92:europe-2014&Itemid=9

Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Europe
commenter cet article
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:46
14 févr. 201 par Audrey Duperron
http://media1.express.be/pictures/lowres/personalities/van_rompuy_and_barroso.jpg

 

Après le FMI et la Bundesbank, c’est maintenant au tour de l'Union européenne de suggérer ouvertement que l’épargne des citoyens européens pourrait être utilisée pour renflouer l'économie des Etats membres.Reuters rapporte que l’UE a publié un document qui explore une nouvelle méthode pour libérer le bloc de sa trop grande dépendance à l’égard des banques : il prévoit une « mobilisation » des économies des 500 millions de citoyens.

« La crise financière et économique a sapé la capacité du secteur financier à transférer des fonds vers l’économie réelle, en particulier l’investissement de long terme », indique-t-il.

Pour certains commentateurs, il s’agit d’une confession de l’incapacité de l'UE de trouver des solutions viables pour résoudre la crise, cinq ans après le début de celle-ci.  


Le document prévoit également qu’au cours du second semestre, la commission demandera à l’EIOPA, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, de lui proposer un projet de loi pour « mobiliser plus d’épargne de retraite pour des financements de long terme ».


Les banques se sont en effet plaintes qu’elles n’avaient plus la capacité de prêter aux entreprises en raison de la nouvelle réglementation bancaire, mise en place après la crise, qui les force à disposer d’un plus grand ratio de réserves. Les dirigeants européens prévoient également de mener une étude d’ici la fin de cette année pour déterminer la faisabilité de la mise en place d’un compte d’épargne européenne, qui pourra être ouvert à tous et dont l’objet sera de mettre des fonds à la disposition des PME, pour leur permettre d’investir.


Les critiques observent que c’est désormais l'Union qui va décider de la destination de nos économies. Dans ce cas, le terme «confiscation »  est donc peut-être plus approprié que «mobilisation».


   Source: Express.be

 

 

 

Repost 0
Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Europe
commenter cet article