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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:19

De : "hurtado"  Message du 20/01/14 

Des nouvelles d'Espagne...


Des camarades de Barcelone nous demandent de faire savoir ce qui se passe depuis 48 heures dans toute l'Espagne.

 
Des manifestations éclatent un peu partout et la répression se donne libre cours.

 
Suite à la mobilisation massive et quotidienne durant les derniers 7 jours (plus de 6000 personnes) d'un quartier ouvrier de Burgos (Nord de l'Espagne) appelé EL GAMONAL, contre la construction d'un parking (la mairie du PP a décidé que les riverains ne pourront plus garer leurs véhicules et seront contraints de louer pour 40 ans des parkings à 20.000 euros la place, bonjour la spéculation !), qui se sont soldées avec plusieurs personnes arrêtées dont 2 incarcérées, la population de différentes villes d'Espagne s'est mobilisée durant ces 4 derniers jours et sans chômer en soutien aux habitants de EL GAMONAL.


Suite aux arrestations, les habitants de GAMONAL se préparent à résister à la charge des flics. Les retraités sont particulièrement actifs.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_c06ac3_unknown.jpeg

 
Quelqu'un ose-t-il traiter de "casseurs" ces anciens travailleurs ? Ils ne font que se défendre!

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_310bf2_unknown-1.jpegDevant la Mairie de Burgos

 
A Madrid, après des charges extrêmement violentes de la police espagnole, il y a eu plusieurs blessés et parmi les personnes arrêtées il y a un sapeur-pompier.

Il ne participait pas à la manifestation, il était avec ces camarades entrain d'éteindre une barricade en feu qui risquait de s'étendre à des véhicules garés.Lorsque les anti-émeutes sont arrivés à leur hauteur, ils ont essayé de virer les pompiers !!! ces derniers leur ont demandé d'attendre deux minutes le temps d'éteindre le feu mais ils se sont vu insulter et taper par les flics !!!

 Moment de l'arrestation.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_6ef6f8_unknown-2.jpeghttp://www.20minutos.es/noticia/2030499/0/bombero-detenido/protesta-madrid/apoyo-gamonal/#xtor=AD-15xts=467263


 Le pompier une fois libéré raconte:


   

Ses collègues se sont tout de suite mobilisés avec les camions vers le commissariat et ont été reçus à coup de matraque, balles de gomme et gaz lacrymogènes:


 

 

A Barcelone, les pompiers sont sortis en solidarité avec leurs camarades de Madrid.

 Les photos de la mobilisation des pompiers de Barcelone en soutien à ceux de Madrid:
http://www.flickr.com/photos/ acampadabcnfoto/sets/ 72157639825217106/

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_450f74_1531682-10200455102820369-475687970-n.jpg

A Zaragosse, Alicante, Madrid, Barcelone, Séville, etc les manifestations se succèdent.

 

Palencia (Nord de la Castille)
Toutes réprimées avec une extrême violence. Il y a des dizaines de personnes arrêtées et toujours au commissariat. Beaucoup de blessés.
Sur la vidéo suivante vous pourrez apprécier la répression à Madrid. Comme ils n'arrivent pas à tenir tête aux pompiers et aux manifestants, ils s'en prennent aux gens qui sont sur les trottoirs. En fin de vidéo, le journaliste se voit ordonner d'arrêter de filmer.



   

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_1011ca_1555466-745221332155004-1144648528-n.jpg

Les flics pénètrent dans le métro de Madrid et charge sur les gens !

 
A Barcelone, un commissariat a été attaqué après une manifestation réprimée.

 


   

A Madrid et Alicante, il y a eu des corps à corps parce que les gens en ont marre de se faire taper dessus et surtout ont décidé de braver la peur contre la nouvelle loi de répression qui a été votée la semaine dernière ramenant l'Espagne dans les mêmes conditions de manifestation que du temps de Franco,
c'est-à-dire INTERDITES !.

 


   

Le PP de Madrid annonce qu'ils vont mettre tous les moyens pour faire face aux "terroristes" (il s'agit du peuple qui se mobilise !!!)

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_2c04f2_1509317-575363135883710-638650426-n.jpgA Saragosse, un retraité git par terre après la charge. Ils ne font rien pour le secourir et ne laissent approcher personne. Des salauds fascistes

 


https://www.youtube.com/watch? v=9TXNDUSoAfA


http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_a52a41_1560625-10152138937238954-1391204778-n.jpg Un handicapé est arrêté par les gorilles à Madrid lors de l'expulsion de son logement. Remarquez comment il s'y prennent alors qu'il se trouve sur un fauteuil roulant.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_481fd4_1510876-565281153562674-446252223-n.jpg

A Burgos, les manifestants installent la future pendaison du maire du PP.

 

http://img.over-blog-kiwi.com/0/68/45/98/20140122/ob_5550d4_1604668-10152141823053954-1457736161-n.jpgRassemblement de Malaga. Les minutes qui suivent c'est la charge.

 

A Lanzarote, Iles Canaries, le juge ordonne l'expulsion d'un couple de septuagénaires, d'un logement appartenant à l'église.

 


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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 08:25

Samedi 8 février 2014 . Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Madrid contre la Loi sur la sécurité publique.

Sur des réseaux sociaux :

Bf-nvN1IQAAV3VG.jpg

 

Manifestation pacifique 

 

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Bf-izK-IMAAjsdK.jpgHave a look how many cops are surrounding the DEMO in Madrid //  Jetez un coup d'oeil combien de policiers entourent la DEMO à Madrid 

 

 

Bf-wpGMIAAAKFaD--1-.jpgFin de la manisfestation , chasse à l'homme dans les rues de Madrid , arrestations "Detenciones en la plaza del 2 de mayo" 

 

 

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Article: 

Ocho detenidos tras una protesta contra la ley mordaza

http://www.publico.es/politica/500850/ocho-detenidos-en-madrid-tras-una-manifestacion-contra-la-represion-de-la-ley-mordaza

 


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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 08:10

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Jeudi et vendredi, dans plusieurs villes de Bosnie : Sarajevo, Bihac (nord-ouest), Zenica (centre) et Mostar (sud), Tuzla, des milliers de manifestants ont protesté contre la dégradation de leur conditions de vie.

Le chômage s’élève à plus de 44%. Le salaire mensuel moyen est de 420 euros, près d’un habitant sur cinq vit dans la pauvreté.


Sarajevo, le siège de la présidence a été incendié. A Tuzla, ancienne ville industrielle de l’ex-république yougoslave, où plusieurs anciennes entreprises publiques ne versent plus de salaires depuis des mois, on compte des dizaines de blessés.

 
Pour un représentant des manifestants, "c’est la réponse du peuple. C’est la révolution! Il ne s’agit pas de sauvages qui protestent. Ce sont beaucoup de jeunes qui n’ont aucun espoir d’avoir un travail à la sortie des universités".

 
Pour un autre, "de plus en plus de gens vivent dans la misère et dans la pauvreté, ils ont faim. Le peuple a perdu l’espoir et ne croit plus à une amélioration de la situation. Manifester est leur seul instrument".

Le 1er et 2 mars 2014, se tient à Paris une conférence ouvrière européenne. Un militant slovène en répondant à linvitation explique que dans son pays :"au printemps, à l’automne et en hiver 2012­-2013, en­viron 300 000 travailleurs et citoyens de Slovénie se sont mobilisés contre le régime compradore de Slovénie, ce qui a amené la chute du gouvernement." "Ce n’est pas la Slovénie qui pose problème, mais c’est le pillage. Tout l’excédent dégagé par la Slové­nie disparaît dans le système bancaire de l’Union européenne "rajoute t-il.

 


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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 07:50

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Que se passe-t-il en Bosnie ?Vingt ans après une guerre fratricide, le pays connaît une révolte inédite dans un pays privatisé, bradé pour les intérêts d'une clique qui instrumentalise nationalisme et islamisme afin de mieux masquer leur allégeance au consensus néo-libéral.



Depuis ce mercredi 5 février, la Bosnie s'est embrasée. Des manifestations d'ouvriers mis au chômage dans la ville industrielle de Tuzla, puis une vague qui s'est emparée des villes de Zenica, Banja Luka, Mostar et Sarajevo, où le siège du gouvernement fédéral a été brûlé ce vendredi.

 

Certains parlent déjà de « printemps bosnien », d'autres de « révolte citoyenne ». La désorganisation des manifestations, les violences anarchiques menées par des supporteurs de football instrumentalisées par le pouvoir pour légitimer la répression, peuvent inciter à la prudence.

 

Mais la colère est grande, les promesses de l'indépendance trahies dans un pays où on compte 44 % de chômeurs (57 % pour les moins de 25 ans), un tiers de pauvres et qui perdu 600 000 personnes depuis l'indépendance, contraintes à l'exil sur cette terre de misère.

 

La révolte des ouvriers de Tuzla est significative dans un pays miné par vingt ans de fausses divisions ethniques, de terreur sociale sur fond de chômage de masse, et de privatisation d'un pays bradé à une clique de kleptocrates vassalisés aux seigneurs américains et européens.

 

A Tula, dernier vestige du multi-culturalisme en Bosnie, bastion industriel du pays, les cinq principales entreprises publiques ont été privatisées entre 2000 et 2008 : Dita (sel), Polihem (chimie), Guming (gomme), Konjuh (meubles), Aida (chaussures).

 

Dans toutes ces entreprises, les nouveaux propriétaires ont racheté les usines, vendu les biens mobiliers et immobiliers, cessé de payer les travailleurs et préférer se déclarer en faillite, poussant au chômage plusieurs milliers de travailleurs. Comment en est-on arrivé là ?


 

« Tout privatiser » dans le nouveau far-west bosnien : un patrimoine public bradé, le paradis des multi-nationales

 

A la fin de la « guerre civile », on estime que 100 à 200 000 bosniaques ont péri, la quasi-totalité des infrastructures sont détruites (40 % des ponts, 35 % des routes ...), des dégâts estimés entre 10 à 40 millions de $, soit deux à quatre fois le PIB du pays avant la guerre.

 

Dans un pays qui a vu son PIB divisé par 5 entre 1991 et 1996, la destruction-reconstruction a été la condition macabre de la relance de la croissance après la guerre, les prêts du FMI ont permis de financer des contrats juteux pour les entreprises locales et internationales.

 

Après son indépendance, la Bosnie a été placée sous la dépendance du FMI qui nommait le gouverneur de la Banque centrale bosniaque (!), tandis que la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) pilotait le programme de privatisation.

 

L'Agence de privatisation bosniaque a fixé un programme simple : « Tout privatiser », dans un pays où en 1991, dans l'ex-Yougoslavie 1 200 entreprises publiques contrôlaient les grands services publics et l'industrie lourde (même si 90 % des 26 000 entreprises étaient privées!).

 

Les élites bosniaques ont privatisé petit bout par bout, suscitant parfois l'impatience du FMI et de la Banque mondiale. D'abord les petites entreprises (1995-1999), puis les banques (1999-2000), l'industrie lourde (2000-2010), enfin les secteurs stratégiques (2010-2014).

 

La liste est longue des entreprises privatisées : aujourd'hui 100 % du secteur bancaire est privatisé et sous la coupe du capital étranger (autrichien, allemand), l'industrie lourde est vendue au capital étranger, comme le groupe métallurgique RMK Zenica racheté par Arcelor-Mittal.

 

Pour 2014, le gouvernement bosniaque a mis en vente des entreprises stratégiques, déjà ouvertes au capital étranger, où l'Etat est déjà souvent minoritaire : RMK Zenica, Bosnian Airways, Energopetrol (pétrole), BH Telecom ou la Fabrique de tabac de Sarajevo.

 

Bosnaljek est un autre cas tragique. Ce groupe pharmaceutique est un des seuls à dimension internationale, opérant dans 22 pays. Il appartient désormais à un fonds d'investissement croate.

 

Ce monopole privatisé fait ses profits sur le malheur du peuple bosnien : les Bosniaques dépensent en moyenne 90 $ par tête et par mois (un cinquième du salaire moyen!) pour les médicaments destinés à soulager les troubles mentaux, un record.

 

Quant à Aluminij, un des rares groupes bosniens « compétitifs », il appartenait encore à 44 % à l'Etat, 44 % aux « salariés ». L'aluminium est le premier secteur d'exportation de la Bosnie.

 

L'Etat a décidé de vendre ses parts et celles des salariés (donc 88 % du capital) pour 80 millions d'€ … alors que le groupe a engrangé l'an dernier 550 millions de revenus !

 

Les privatisations ont fonctionné comme une grande duperie populaire. Comme en Russie, en République tchèque, les entreprises privatisées ont émis des « bons » (vouchers) remis aux salariés, pour les faire participer au projet, correspondant à des supposées parts de l'entreprise.

 

Confrontée à une misère galopante, la valeur ridicule des parts, les salariés se sont empressés de les vendre à quelques entrepreneurs qui ont récupéré l'essentiel du capital : une maquette de la loterie du capitalisme, tout le monde a sa chance mais ce sont toujours les mêmes qui gagnent à la fin !

 

Pour les « élites » bosniaques, il fallait tout privatiser, mais en échelonnant ce programme : il fallait d'abord détourner les fonds des entreprises publiques les plus rentables, pour pouvoir racheter les autres, et enfin privatiser les « joyaux de la couronne » pour tout rafler !

 

La Bosnie est un nouveau far-west, comme doit le reconnaître le Commissaire européen à l'élargissement, Stefan Fule, le pays est caractérisé, je cite par « une politisation du secteur public, un haut niveau de corruption, la passivité face au détournement de fonds ».

 

Et pourtant, la Bosnie est toujours l'élève modèle du FMI qui lui a accordé un plan de 1,2 milliards d'euros en 2009, de 800 millions d'euros en 2012 pour achever les « réformes structurelles ».

 

Il faut dire que la Bosnie est le paradis des multi-nationales : le pays connaît une « flat tax » pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés de 10 % (un record européen), un taux de cotisations sociales patronales de 10 %.

 

L’État garantit des exonérations fiscales totales si une entreprise exporte plus de 30 % de ses produits ou investit au moins 20 millions de mark en Bosnie : un énorme avantage pour nombre de grosses d'entreprises, ce qui fait de la Bosnie un paradis fiscal de fait au cœur de l'Europe !


 

L'islamisme bosnien, de la collaboration nazie au néo-libéralisme atlantiste

 

Mais qui sont ces élites kleptocrates qui s'enrichissent sur le dos du peuple bosniaque, qui vendent leur pays au capital étranger ? Ce sont les acteurs de la division de la Yougoslavie, les semeurs de haine religieuse et ethnique : les dirigeants du Parti d' Action démocratique (SDA).

 

D'où vient ce parti qui revendique fièrement son appartenance au « Parti populaire européen », ce symbole d'adhésion au néo-conservatisme, aux valeurs religieuses hypocrites professées par ses membres, à l'intégration à l'Europe supra-nationale.

 

Son histoire se confond avec celle d'Alija Izetbegovic qui a participé à la 'belle histoire' de l'islamisme yougoslave des années 1940 aux années 2000.

 

C'est à 16 ans qu'Izetbegovic participe à la fondation des « Jeunes Musulmans » (Mladi muslimani), une organisation calquée sur les Frères musulmans. On est en 1940, l'année d'après la Youglosavie est envahie par l'Allemagne nazie, dissoute, démantelée entre Serbie, Croatie et Monténégro.

 

L'Allemagne nazie peut compter sur l'organisation fasciste croate des Oustachis ainsi que sur les Jeunes musulmans bosniaques pour mener la chasse aux partisans yougoslaves, aux Juifs des Balkans et pour semer la terreur dans les campagnes bosniaques.

 

Sous l'égide du Grand mufti de Jérusalem, Hafj Amin al Husseini, sont organisés des bataillons bosniaques islamistes – auxquels participe Izetbegovic – la fameuse division Waffen-SS Handjar, qui allie la croix gammée au cimeterre des moudjahiddines.



A la libération, le nouveau pouvoir communiste condamne le collaborateur Izetbegovic à 3 ans de prison. Il se fait oublier, ré-active les réseaux islamistes de la guerre puis publie en 1969 la « Déclaration islamique », un manifeste totalitaire, au sens où Mussolini valorise le concept « totalitaire » pour qualifier l’État fasciste (« tout est dans l’État, rien en dehors »).

 

En effet, dans ce Manifeste, Izetbegovic proclame que « tout est religion », et la « fusion entre État et religion ». Il y affirme que son but est « l'introduction de l'Islam dans tous les domaines de la vie des individus, dans la famille et dans la société » ajoutant que « le Musulman n'existe pas en tant qu'individu indépendant ».

 

Si Izetbegovic proclame l'impossibilité d'instaurer un « État islamique » dans un pays qui n'est pas à majorité musulmane, il y prétend aussi l' « impossible coexistence pacifique entre religion islmaique et institutions non-islamiques » d'où la glorification du djihad contre les infidèles.

 

Ce manifeste a un impact limité, mais suffisant pour animer un renouveau du mouvement islamiste en Bosnie. Le pouvoir yougoslave, chancellant après la mort de Tito, décide de lancer un procès contre lui en 1983 et le condamne à 13 ans de prison sous motifs : « action contre la fraternité et l'unité, l'égalité entre nations, en vue de détruire la République socialiste de Yougoslavie ».

 

Les faits montreront la justesse de cette condamnation. En 1990, Izetbegovic profite de l'instauration du multi-partisme pour créer le fameux Parti d'Action démocratique (SDA). Il bénéficie alors d'une cote inédite en Europe et aux États-Unis, celle de l'« islamiste modéré » (sic).

 

Pourtant, Izetbegovic ne parvient pas à imposer son agenda néo-conservateur islamiste en Bosnie. En 1990, il est battu aux élections présidentielles par Fikrat Abdic, leader musulman modéré, favorable au maintien de l'unité de la Yougoslavie bien que membre du SDA.

 

Izetbegovic parvient de manière anti-démocratique à faire démettre Abdic par son propre parti et à le remplacer comme Président de la Bosnie. Un coup d’État sanctionné en 1992 d'une déclaration d'indépendance uni-latérale après un référendum démocratiquement gagné à … 99,5 % !


L'enchaînement des événements est limpide pour Izbetgevoic : seul un État à majorité musulmane peut imposer l' « Ordre islamique », ce qui n'est pas possible dans la Yougoslavie le sera dans la Bosnie indépendante, quitte à payer le prix du sang.

 

Sauf que la Bosnie était encore un Etat à minorité musulmane (à 44 %). La prochaine étape était le nettoyage ethnique, fomenter la guerre civile ethnique, dans un conflit fratricide où le but commun des nationalistes serbes, croates, bosniaques était la création d’États « ethniquement purs ».

 

Pendant la guerre civile, les nationalistes islamistes bosniaques vont accueillir plusieurs milliers de moudjahidin albanais, afghans, algériens financés par de l'argent saoudien et des Émirats.

Ils forment le noyau de la sinistre 7 ème Brigade musulmane qui brilla par ses atrocités. Izetbegovic va même recréer la « division Handjar », un hommage à la fameuse division de la SS à laquelle il a participé pendant la Seconde Guerre mondiale.


Son projet n'est pas sans contradictions, jusque dans son propre camp.


La co-existence d'un nationalisme bosniaque n'est pas limpide avec celle de l'allégeance à l'umma islamique, celle de la défense de traditions islamiques complètement ré-inventées à concilier avec l'adhésion aux valeurs matérialistes de la révolution néo-conservatrice anglo-américaine.

 

Mais ce grand écart apparent, Izetbegovic va l'imposer. Cela passera d'abord par un Etat inexistant, divisé en deux républiques, laissant les « services sociaux » au secteur privé, à la religion, à la famille, cultivant le nationalisme xénophobe … pour mieux vendre le pays aux États-Unis, à l'Allemagne et à l'Arabie saoudite.

 


OTAN, Mark, FMI, Union européenne : un pays indépendant plus que jamais dépendant !

La Bosnie, une « expression géographique » ? En tout cas, un Etat qui n'avait plus de réalité depuis près de six siècles, une mosaïque de peuples et de religions qui avait co-existé plutôt pacifiquement sous l'Empire ottoman, l'Empire austro-hongrois puis la Yougoslavie socialiste.

 

Loin de l'image fausse maintenue par les nationalistes, la Yougoslavie de Tito avait ancré la liberté religieuse, le multi-culturalisme égalitaire, la « fraternité et l'unité » (bratstvo i jedinstvo),encourageant la discrimination positive dans l'administration et les mariages mixtes.

 

Dans la Bosnie socialiste, à Mostar ou Sarajevo, les mariages mixtes comptaient pour plus de 30 % des Unions. Sous la Bosnie islamiste, les mariages mixtes furent condamnés, les « bâtards » mis au ban de la société, les amoureux maudits victimes des fatwas du Grand mufti.

 

Alors, cette fameuse « Bosnie indépendante », à quoi ressemble-t-elle ? A une féodalité vassalisée aux suzerains américain, allemand et saoudien.

 

On sait désormais que l'Allemagne (la RFA) a poussé de façon criminelle en 1990 pour forcer la sécession des Républiques yougoslaves – triomphant des réticences américaines et françaises – dans le but d'élargir sa sphère d'influence dans son vieux rêve, repris par les Nazis, de Mitteleuropa.

 

Symbole fort de la reconnaissance-vassalisation de la Bosnie envers l'Allemagne : l'adoption en 1995, à la place du dinar, du Mark allemand comme monnaie de référence. Encore aujourd'hui, si l'Allemagne a adopté l'Euro … la Bosnie a gardé le Mark !

 

La soumission de la Bosnie 'indépendante' aux Etats-unis, la récompense pour les « Accords de Dayton » de 1995, l'intervention des troupes de l'OTAN en faveur des hommes d'Izetbegovic : c'est le processus d'intégration de la Bosnie dans l'OTAN, encouragé par la Turquie évidemment.

 

En 2006, la Bosnie signe le « Partenariat pour la paix » (sic), instrument privilégié d'extension de l'OTAN dans l'ex-bloc communiste, puis en 2010 rentre dans le processus d'accession à l'OTAN … envoyant en même temps un contingent en Afghanistan, aux côtés des troupes américaines.

 

Enfin, allégeance aux bailleurs de fonds saoudiens, émiratis qui financent à coups de milliards des mosquées, des écoles coraniques, des bourses d'étude et introduisent une version fondamentaliste salafiste d'un Islam qui avait baigné en Bosnie dans un climat laic, syncrétique et multi-culturel.

 

Pour quel résultat ? La Bosnie est moins que jamais un Etat indépendant, plus que jamais une terre de misère, dépendante de l'étranger. Le pays a vu son agriculture ravagée, son industrie démantelée, ses services publics pillés.

 

Aujourd'hui, 44 % de la population est au chômage, un tiers dans la pauvreté. En 2003, 71 % des jeunes bosniaques déclaraient être prêts à quitter le pays si on leur en donnait l'opportunité. Le pays a perdu 600 000 âmes depuis l'indépendanceQuel avenir pour la « nation bosniaque » !

 

La souveraineté est un vain mot quand le déficit commercial avoisine les 30 % du PIB : 10 milliards de $ d'importations et 5 milliards d'exportation, pour un PIB de 17 milliards. A titre de comparaison, la Grèce a un déficit commercial de 4 % du PIB, la France de 2 % du PIB.

 

Des chiffres colossaux qui alimentent la hausse de la dette passée de 29 à 45 % entre 2006 et 2012, sert de prétexte à l'adoption des « réformes structurelles » du FMI : coupes dans les allocations sociales, baisse des salaires et retraites, privatisations.

 

Le pays devient de plus en plus dépendant de ses partenaires commerciaux : d'abord l'Allemagne (1 er débouché, troisième fournisseur), la Croatie (2 ème débouché, 1 er fournisseur) et l'Autriche (le 1 er investisseur qui contrôle notamment le secteur bancaire).

 

C'est dans le contexte de cette dépendance accrue envers ses « partenaires » européens que la Bosnie a signé l'Accord d'association avec l'Union européenne en 2009, un traité de libre-échange qui ouvre le marché bosniaque aux produits croates, allemands ou autrichiens, sans taxes

 

ce qui ne fait bien sûr que renforcer sa dépendance extérieure, continuer de couler les industries bosniaques faiblement « compétitives », accélérer le bradage du patrimoine public aux investisseurs capitalistes allemands ou autrichiens.



Les ouvriers de Tuzla ont bien raison quand ils dénoncent ce « gouvernement des voleurs ». La Bosnie d'Izetbegovic a volé le patrimoine public, volé leur emploi, volé leur patrie, volé un rêve, celui de la Yougoslavie : un État socialiste, multi-culturel, de « fraternité et d'unité ».

 

____________________________________________________________________________

 

Comme dans de nombreuses villes de Bosnie-Herzégovine, la population de Mostar est descendu dans les rues le 7 février pour crier sa colère contre le chômage, la misère et les politiciens corrompus. Dans une même colère, les manifestants ont incendié non seulement le bâtiment du gouvernement local, mais aussi les sièges du HDZ (parti nationaliste croate) et du SDA (parti nationaliste bosniaque)



 
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 08:39

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:07

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La nouvelle a déchaîné les passions au Brésil: 6 000 médecins cubains sont appelés à la rescousse d'un État brésilien incapable ou non-désireux, par sa politique de privatisation de la santé, d'assurer les soins de sa population dans les régions déshéritées du pays.

 

Ce 28 janvier, 2 000 nouveaux médecins cubains sont arrivés en terre brésilienne, se joignant aux 4 000 déjà présents, appelés par l’État brésilien dans le cadre du programme « Mais médicos para Brasil » (Plus de médecins pour le Brésil).

 

MaisMedicosCubanos.jpgCe programme vise à répondre aux graves insuffisances du système de santé brésilien, d'abord les inégalités sociales et territoriales renforcées par la privatisation d'un système de santé déficient sous la dictature, puis privatisé dans la vague néo-libérale des années 1980-1990.

 

Les habitants du « Nordeste », région la plus pauvre du pays a un taux de mortalité deux fois supérieur à celui des régions du Sud (23 pour 1 000, entre le Zimbabwe et la Mongolie!), une espérance de vie inférieure de 5 ans, de 71 ans (au niveau du Maroc).

 

La présidente brésilienne insiste, elle, sur les « déserts médicaux », essentiellement le « Nord » amazonien (1 médecin pour 1 300 habitants, l'équivalent du Sri Lanka) avec des conséquences désastreuses, semblables à celles connues dans le Nordeste.

 

L'arrivée des médecins cubains – tous polyglottes, ayant déjà effectué deux missions à l'international, dotés d'une formation de qualité – a suscité la levée de boucliers de l'Ordre des médecins brésiliens.

 

Pourtant, la comparaison entre les systèmes cubains et brésiliens ne laisse aucune place au doute.

 

Une comparaison Cuba-Brésil sur la santé qui fait honte à la 6 ème économie du monde !

 

Face à ce déchaînement d'anti-communisme dans la presse bourgeoise brésilienne, certains médecins progressistes brésiliens ont rétabli la vérité.

 

Cuba est numéro un mondial pour le nombre de médecins par habitants (1 pour 150), aujourd'hui il compte 80 000 médecins (contre 6 000 en 1959), tandis que 30 000 médecins opèrent dans des missions de solidarité à l'étranger dans une soixantaine de pays.

 

A ce jour, Cuba forme à part égale 5 000 médecins cubains dans ses 25 facultés publiques et 5 000 médecins étrangers, essentiellement latino-américains, recevant une formation gratuite dans l’École latino-américaine de médecine (ELAM).

 

La « crise médicale » au Brésil se répercute déjà dans les chiffes : le pays compte 1 médecins pour 550 habitants en moyenne (guère mieux qu'en Bolivie ou en Équateur), l'Etat du Maranhao (au Nord) en compte 1 … pour 1 638 !

 

Les résultats se passent de commentaires : Cuba dispose d'une espérance de vie de 78 ans, un taux de mortalité infantile de 4 pour 1 000 – des chiffres comparativement meilleurs à ceux des Etats-unis – tandis qu'au Brésil l'espérance de vie est de 73 ans, le taux de mortalité infantile de 17 pour 1 000.

 

Piètres performances pour la sixième économie du monde qui cachent d'énormes inégalités héritées d'une société coloniale, des dictatures réactionnaires du XX ème siècle patronnées par les Etats-unis puis du tournant néo-libéral des années 1980 maintenu par l'actuel gouvernement.

 

Brésil : catastrophe sanitaire, privatisation de la santé et illusions perdues du « Parti des travailleurs »

 

Qu'a changé l'arrivée de Lula et Dilma, l'espoir du « Parti des travailleurs » au Brésil ? Peu de choses. Certes, les indicateurs de santé se sont lentement mais sûrement améliorés (selon une dynamique séculaire) mais les inégalités sociales et territoriales se sont consolidées.

 

Lula a hérité en 2003 à la fois des promesses du « Système unique de Santé » institué en 1988 à la fin de la dictature, censé garantir un accès universel et gratuit à la santé, et de la réalité d'un cap néo-libéral orienté vers la privatisation de la santé, creusant les inégalités.

 

Lula a choisi de poursuivre sur la voie de la privatisation, par plusieurs biais, conduisant uniformément à une baisse de la qualité du service public, le développement d'un marché privé de la santé, la précarisation des personnels :

 

Ce sont d'abord les coupes dans la santé publique : en 2013, le gouvernement brésilien a coupé 1,5 milliard d'euros dans le budget de la santé, ce qui va se traduire par la dégradation d'un service public déjà dévasté.

 

Au-delà des effets d'annonce, le budget de la santé publique nationale s'élève en 2013 à 22 milliards d'euros, il était en 1995 de 27 milliards d'euros.

 

C'est le développement de la sous-traitance des hôpitaux et centres de santé à des organismes privés, les « Organisations sociales » (OS) qui sont désormais majoritaires (deux-tiers des établissements de santé au Brésil sont privés), au nom d'une pseudo « efficacité ».

 

Si on prend le cas de l’État de São Paulo, l’État le plus riche du Brésil, 34 des 58 hôpitaux sont gérés par des OS. Seulement 4 ont un bilan comptable positif, les scandales de sur-facturation (ou fausses factures), de népotisme, de détournement de fonds publics, sont légion.

 

A Sao Paulo, les achats de médicaments et d'équipement médical coûtent six fois plus chers dans les OS que dans les hôpitaux publics. En général, les coûts de fonctionnement sont 50 % plus élevés dans les organismes sous-traités au privé.

 

A quoi a servi cette « tertiarisation » des hôpitaux publics ?

 

D'une part à alimenter les profits des industriels proches des autorités, d'autre part à précariser les personnels – avec la fin du recrutement national, les contrats temporaires, la politique du chiffre – enfin à réduire encore l'accès à la santé pour la population (en 2009, à Sao Paulo, 700 000 personnes ont perdu l'accès au programme public de santé !)

 

C'est d'autre part le soutien à une industrie privée de la santé, un lobby pharmaceutique allant de pair avec l' « autonomie » des centres hospitaliers et des laboratoires de recherche : là, c'est directement la politique de Lula puis Dilma depuis 2007, l'achèvement de la privatisation.

 

En 2008, Lula a fait passer la loi sur les « Fondations publiques de droit privé », un statut qui permettait aux établissements publics (dont les hôpitaux, labos) d'obtenir une autonomie financière, de contractation avec des entreprises privées, de gérer l'établissement selon ses propres critères.

 

En 2010, le dispositif a été étendu à tous les hôpitaux universitaires avec la création de l'Entreprise brésilienne des services hospitaliers (EBSERH).

 

Cette privatisation larvée facilite désormais la conclusions de partenariats publics-privés, notamment dans la recherche.

 

Fonds publics, profits privés, puisqu'en 2013 le gouvernement vient d'offrir un Crédit impôt de 3 milliards d'euros pour que 15 laboratoires publics et 35 laboratoires privés travaillent ensemble sur la réalisation de 61 nouveaux médicaments.

 

Enfin, c'est la politique d'appui direct ou indirect au développement des fonds d'assurance santé privés.

 

Par les exemptions fiscales pour les opérateurs, financement public des dispositifs pour fonctionnaires ou les déductions d'impôt sur le revenu aux consommateurs : ce sont officiellement 1,5 milliard qui y sont dévolus chaque année, autant que les coupes dans la santé de cette année !

 

En dix ans, le nombre de Brésiliens dépendants d'un système d'assurance-santé privé est passé de 32 à 47 millions. Aujourd'hui, 54 % des dépenses de santé au Brésil sont assurées par le secteur privé (contre 15% en France), un schéma à la nord-américaine.



Dernièrement, les industriels du secteur des assurances-santé – dans la lignée de l'Obamacare – ont proposé que soient adoptés de gigantesques exemptions fiscales en échange de plans d'assurance-privé rendus accessibles aux couches populaires, une solution reprise par Dilma.

 

Un palliatif intégré au système de santé à plusieurs vitesses brésilien ?

 

Le Parti communiste de Brésilien (PCB), reprenant les déclarations des Associations de médecins progressistes souligne à la fois le geste de Cuba, la possibilité de faire avancer l'idée d'un Service national de santé 100 % public, gratuit, universel, mais aussi la duperie du gouvernement.

 

Pour le gouvernement brésilien, les médecins cubains ne sont qu'un « palliatif », une solution de circonstance en forme d' « externalisation » à une main d’œuvre dévouée, bon marché, excellemment formée. Cela ne résoudra pas non plus le problème de manque de structure.

 

Comme le fait déjà l'Etat brésilien avec les ONG (les « Organisations de la société civile et d'intérêt public »/OSCIP), il s'agit sans nul doute de combiner au Système de santé public pauvre pour les pauvres, au Système de santé privée coûteux pour les riches, un troisième système : un service d'assistanat tertiarisé.

 

Ceci, les communistes brésiliens en sont conscients. Toutefois, ils soulignent aussi d'une part que cela peut être un point d'appui pour faire monter la campagne pour une santé 100 % publique, gratuite, universelle. D'autre part, cela constituera un soulagement appréciable pour des millions de brésiliens en manque de soins urgents, dont la vie est mise en péril par ce système de santé inique.

 

Lors du dernier sommet du CELAC, le Brésil de Dilma a tenté une opération séduction envers Cuba, proposant de « renforcer la coopération économique entre les deux États ».

 

Cette coopération médicale participe à cette nouvelle politique économique. Le Brésil financera, comme premier projet de coopération, un port à conteneurs de Mariel, une sorte de première « zone économique spéciale » financée à 70 % par le Brésil.

 

Au-delà des doutes sur cette opération, encore une fois, l'aide internationaliste cubaine ne peut qu'être soulignée : vive la « solidarité des faibles » comme l'appelait Ernesto 'Che' Guevara, l'internationalisme socialiste, dont Cuba est le principal acteur !

 


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:04

  par  / Blog Autrement vu 

 

                 Le redressement et ses revers.

 

http://autrementvu.files.wordpress.com/2014/02/le-ministre-du-redressement-productif-arnaud-montebourg-a-l-assemblee-nationale-le-13-novembre-2013_univers-grande.jpg?w=640

 

Les annonces ne cessent de se suivre; on brade, on casse, on ferme, on liquide à tour de bras dans notre beau pays qui envisage un jour de sortir de la crise. Heureusement, nous avons un ministère du redressement national ! On se demande aisément ce qu’il serait advenu sans ce merveilleux emplâtre sur une jambe de bois …

 

Mais le temps n’est pas à la critique des agitations vaines et pitoyables de notre bon bourguignon de service en marinière. Il est d’usage de ne pas tirer sur une ambulance, surtout si celle-ci tient davantage encore du corbillard de première classe. Nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer la grandeur de notre pays et le redressement relève désormais de la méthode Coué

 

Ce qui m’exaspère au plus haut point c’est que nos chers médias continuent d’appeler « Plan social » une calamité qui ne mérite aucun des deux termes de cette formule creuse et déshonorante pour ceux qui en sont les victimes. Il me semble qu’un plan a toujours été destiné à construire quelque chose où à fixer une direction, une perspective d’avenir.

 

Où avez-vous vu la plus petite promesse de lendemains heureux dans cette kyrielle de mauvaises nouvelles ? Où sont les projets pour les pauvres ouvriers à qui l’on envoie cette maudite lettre de licenciement ? Quel destin pour ces sacrifiés de la conjecture, de la bourse et de l’économie libérale ? Ce mot plan est une insulte, un déni collectif de l’horreur réelle qu’il implique. Il serait grand temps d’appeler un chat, un chat et un coup tordu, une mauvaise nouvelle, une abomination, une saloperie sans nom.

 

Quant à ce « social » qui est censé adoucir la dureté de la réalité, il y a bien longtemps qu’il a perdu toute signification. On peut d’ailleurs avoir une petite idée de la perte de sens quand on observe que le gouvernement actuel se prétend socialiste. Il serait grand temps de penser une nouvelle définition pour ce mot désormais sans saveur, sans espoir, sans générosité ni ambition. Le « social » est mort; seule l’économie préoccupe nos élites.

 

Alors cessez donc d’égrener à longueur d’antenne ces plans sociaux qui ne s’inscrivent que dans un seul dessein: faire de ce pays un désert industriel. Osez les formules qui tuent : « Une nouvelle charrette de condamnés sociaux est annoncée en Bretagne ». « L’industrie agro-alimentaire prévoit une autre coupe sombre et élimine du marché de l’emploi quelques milliers de sacrifiés ». « Le fabricant d’appareils électroménager organise un grand sacrifice humain qui touchera huit cents condamnés ».

 

Les catastrophes ressembleraient davantage à ce qu’elles sont vraiment: une mort à petit feu pour des familles entières qui vont progressivement renforcer l’immense masse des pauvres, des laissés pour compte, des exclus du partage. Car, tout va leur tomber sur la tête; le chômage d’abord, l’absence d’emploi de substitution ensuite, la disqualification par l’âge et le manque de diplôme, la perte des ressources, la dévaluation de la valeur d’une maison qu’il sera impossible de vendre dans une région sinistrée …

 

Tous les problèmes s’accumulent, la morosité, la pauvreté, la solitude, l’oisiveté, la honte et maintenant les insultes des gens qui travaillent, qui méprisent les assistés, qui refusent de participer à la solidarité nationale. Les mêmes qui s’enrichissent sur cette casse orchestrée, refusent leur obole pour en financer les conséquences humaines. Ce monde est fou et devient une jungle impitoyable.

 

Alors, de grâce, envoyez aux oubliettes cet oxymore honteux. Un licenciement n’a rien de social, ne relève d’aucun plan. C’est une défaite, un échec collectif, une catastrophe qui ne touche pas que les pauvres destinataires de lettres recommandées. Nous devons tous nous sentir concernés, responsables et solidaires.

 

Nous devons changer ce modèle économique qui privilégie des rentiers inutiles au détriment des travailleurs. Commençons par refuser les expressions anesthésiantes, les mots qui font illusion, les cautères impuissants. Ce sera un premier pas vers une prise de conscience collective de l’état réel d’une économie abandonnée à la folie d’un système inhumain.

 

 

Lexiquement vôtre.

 

 


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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 22:28

03/02/2014 / 

 

Eux, ce sont trois profs de Thessalonique. Trois citoyens parmi les dizaines de milliers qui continuent de tisser de la solidarité à travers la Grèce. La Grèce où les détresses s'accumulent dans la quasi-indifférence d'une Europe qui s'est peu à peu lassée du feuilleton.


http://www.histoiresordinaires.fr/photo/art/default/6290954-9486928.jpg?v=1391714634Il y avait là Giorgos Aggelopoulos, Giorgos Gritzas et Karolos Kavoulakos. Trois universitaires réunis le temps d'une soirée dans le quartier étudiant de Thessalonique. Trois intellectuels descendus de leurs amphis il y a un peu plus de deux ans pour aller colmater des brèches, grandes ouvertes, dans leur ville, leur quartier : la santé, le logement, l'alimentation… 

Les deux Giorgos s'activent notamment au Comité des initiatives citoyennes de Thermi, dans la banlieue est. « En 2011, raconte Giorgos Aggelopoulos, un mouvement de protestation est né à Thermi à la suite de l'instauration d'une taxe foncière. Un comité de citoyens s'est créé. En décembre, 700 personnes sont descendues dans la rue. La défense des foyers ne pouvant plus payer leur logement s'est organisée mais, à partir de là, le comité a aussi élargi son horizon. » 

Les gens de Thermi ont découvert les actions des multiples comités grecs. Du logement -  le prix de la taxe foncière, de l'électricité, de l'eau… - on est passé à l'alimentaire et à la santé. Après des visites à Athènes et à Thessalonique, un gros projet de centre de santé solidaire a germé. Il vient d'ouvrir ses portes.  

 

http://www.histoiresordinaires.fr/photo/art/default/6290954-9487834.jpg?v=1391445947Giorgos Aggelopoulos : un centre de santé


« Des médecins et des dentistes bénévoles viennent assurer les soins, poursuit Giorgos Aggelopoulos ; le matériel a été donné par des professionnels retraités, nous avons pu trouver 25 000 euros pour restaurer le bâtiment accordé par la municipalité, nous accueillons tous les gens qui n'ont plus la sécurité sociale.  » La demande est énorme : près d'un tiers des Grecs ont perdu leur couverture sociale. 

Giorgos Aggelopoulos n'était pas vraiment préparé à ça : il est anthropologue, spécialiste des Balkans. En revanche, le géographe Giorgos Gritzas a beaucoup étudié l'économie sociale et solidaire : il est dans son élément à Bios Coop, le supermarché coopératif qui vient lui aussi d'ouvrir à Thermi après son homologue de Thessalonique

http://www.histoiresordinaires.fr/photo/art/default/6290954-9488209.jpg?v=1391445989Giorgos Gritzas : un supermarché coopératif

Ouvert à tous, le supermarché Bios Coop est porté par trois-cents adhérents qui ont apporté chacun 150 €  et s'engagent à acheter pour au moins 250 € de produits par mois. Ainsi affirment-ils leur solidarité avec les personnes ayant peu de ressources.  1 100 produits, tous d'origine grecque et venant principalement d'une coopérative, sont proposés à la vente, plus 400 autres achetés directement aux producteurs. 

« Nous veillons à ce que les produits n'aient jamais été épinglés lors de contrôles sanitaires, qu'ils répondent aux normes environnementales et que leurs fabricants respectent les lois du travail », souligne Giorgos Gritzas, qui se montre aussi très attaché à la démocratie directe qui règne à Bios coop : « Nous appliquons bien sûr les règles habituelles des coop mais en ouvrant encore davantage : chaque semaine, nous tenons une réunion ouverte à tous les adhérents en les appelant à proposer des sujets à discuter »

http://www.histoiresordinaires.fr/photo/art/default/6290954-9488336.jpg?v=1391446014Karolos Kavoulakos : une Université populaire

Avec ses collègues des Sciences Politiques, Karolos Kavoulakos apporte, lui, ses outils de réflexion aux militants et autres citoyens désireux de s'armer intellectuellement sur la profonde crise grecque. Créée l'an dernier, l'Université populaire de l'économie sociale et solidaire (UnivSSe) se veut « un lieu de rencontre entre universitaires et militants ».  

Cette rencontre se fait par internet ou par des réunions, le lundi soir, où l'on échange sur des initiatives, des expériences, où l'on réfléchit avec tout à tour des juristes, économistes, sociologues, politologues, géographes… « Nous voulons apporter un appui gratuit aux coopératives, un soutien théorique aux expérimentations en cours », insiste Karolos Kavoulakos.  

Trois visages d'une Grèce qui doit d'abord compter sur la solidarité de proximité pour vivre au quotidien 

Michel Rouger 

REGARS SUR LA GRÈCE SOLIDAIRE 

TRAVAIL 
Retrouver les ouvriers de Vio.Me 

SANTÉ 
S'informer avec le collectif Solidarité France-Grèce pour la santé
http://www.histoiresordinaires.fr/photo/titre_5877473.jpg?v=1367600516


LE FILM « NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES »


 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 21:40

Le Courrier des Balkans

Jeudi 6 février 2014

 
A Tuzla, au nord-est de la Bosnie-Herzégovine, une manifestation de chômeurs a dégénéré ce mercredi, faisant une vingtaine de blessés et autant d’arrestations. Dans un pays où la situation sociale est critique, cet événement pourrait bien marquer le début d’une grande vague de protestations. Déjà, une manifestation est prévue à Sarajevo ce jeudi, en soutien aux concitoyens de Tuzla.

 
Par Andrea De Noni

 
http://balkans.courriers.info/IMG/jpg/tuzla1.jpg« Tuzla à genoux » titre Slobodna Bosna, l’un des principaux hebdomadaires de Bosnie-Herzégovine. Le bilan final des violences de mercredi est en effet très lourd : 23 manifestants ont été blessés, 27 autres ont été arrêtés par la police.

Le rassemblement, qui a dégénéré en révolte, avait commencé de façon assez ordinaire : quelques centaines de personnes, principalement des travailleurs au chômage réunis à travers le groupe Facebook « 50 000 personnes dans les rues pour un futur meilleur », se sont données rendez-vous en face de l’édifice du gouvernement du canton pour se plaindre de leur situation.

 
Mais la manifestation a dégénéré très rapidement. Les manifestants ont commencé par jeter des pierres et des œufs sur la façade du bâtiment gouvernemental. Par la suite, face au refus du Premier ministre de les rencontrer, les manifestants ont décidé de forcer le cordon de police pour entrer dans l’édifice. Déjà lors de ce premier corps-à-corps, un policier et un journaliste ont été blessés.

 
Immédiatement, le comité cantonal de la Confédération des syndicats indépendants, qui avait soutenu la manifestation, a décidé de se distancier des manifestants, pendant que l’administration du canton annonçait « ne pouvoir absolument rien faire pour résoudre les problèmes de ces chômeurs ». « Les manifestants demandent au gouvernement de rétribuer des dizaines de personnes », peut-on lire dans le communiqué officiel, « ce qui est absolument impossible ».


http://balkans.courriers.info/IMG/png/Capture_d_ecran_2014-02-06_a_08.57.47.pngUne fois occupé le siège du gouvernement, les contestataires ont aussi décidé de bloquer les rues dans le nord de la ville. Mais leur tentative a été très brève : après les avoir invités à « se disperser pacifiquement », les forces de police ont décidé d’utiliser la force pour obliger les manifestants à abandonner leurs positions.


Pendant quelques heures, les rues de Tuzla ont été témoins de scènes de guérilla urbaine. La chronique de la journée est choquante surtout si l’on considère qu’il s’agit de la première manifestation violente en Bosnie-Herzégovine depuis des années. En 2013, la société bosnienne avait fait l’expérience d’une nouvelle vague d’activisme et de rassemblements dans les rues. Mais dans aucun cas les manifestants ne s’étaient battus avec la police. Les événements de mercredi sont aussi le signal d’une croissante exaspération des tensions sociales, dans un pays où environ 44% de la population n’a pas d’emploi.

 
Le pays risque désormais de connaître une nouvelle vague de contestation. Les manifestants de Tuzla ont déclaré que la lutte continuait. Ce jeudi, les citoyens de Sarajevo ont décidé de descendre dans les rues pour montrer leur soutien aux concitoyens de Tuzla.


Mise à jour :

 
Quelque 4.000 manifestants se sont rassemblés en jeudi début d’après-midi devant le bâtiment du gouvernement du Canton de Tuzla, avant d’être dispersés par la police à l’aide de gaz lacrymogènes. On déplore plusieurs blessés parmi les protestataires et les policiers. D’autres manifestations ont lieu au même moment à Sarajevo, Zenica, Bihac et Prijedor.

 


 
Retrouvez notre dossier :
Balkans : la grogne sociale monte 

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Sur des réseaux sociaux
Bosnie - Tuzla aujourd'hui
Deuxième journée de manifestations dans Tuzla. 

 "Fermetures d'usines et des pertes d'emplois en Bosnie "

 

 


 
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 13:47

Source : agences de presse

 

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Mardi 4 février 2014, des enseignants des Hauts-de-Seine ont organisé un happening pour dénoncer la baisse des moyens dans l'éducation prioritaire. A. GELEBART / 20 MINUTES


Sans réponse du Ministre de l’éducation nationale, la mobilisation s’élargit.


Ce mardi 04 février 2014, près de 700 personnes se sont réunies devant le ministère après une manifestation partie de Sèvres-Babylone. C’est la preuve que la mobilisation s’élargit au-delà des enseignants car de nombreux parents et lycéens ont rejoint le cortège.


Plus de 17 établissements étaient présents dans le cortège tandis que d’autres étaient bloqués par les parents d’élèves dans le département.


Une délégation a été reçue demandant des moyens supplémentaires nécessaires aux établissements du département. Encore une fois, après une quatrième journée de grève, aucune réponse n’a été donnée. C’est le choix du pourrissement qui a été fait par l’administration : c’est inacceptable.


Le refus du Ministre de répondre aux revendications légitimes contraint les personnels à élargir le mouvement.


Dans ces conditions, l’Assemblée Générale des établissements en lutte et les organisations CGT Educ’Action, FNEC FP FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education et SE-UNSA appellent les personnels à poursuivre le mouvement :

 En poursuivant l’élargissement du mouvement en direction des parents et des jeunes scolarisés ainsi que des élus dans nos établissements et nos communes.

 En se rassemblant avec les familles samedi 8 Février à Colombes à 14 h30 devant la mairie de Colombes puis à Nanterre à 16 heures devant la Préfecture.


En appelant à la grève jeudi 13 février et en manifestant devant le Ministère.


Toutes ces actions ont pour but d’obtenir les moyens du maintien des taux d’encadrement dans les Hauts-de-Seine c’est-à-dire une dotation supplémentaire de l’Etat de 2000 heures, nécessaire au maintien de conditions d’études convenables pour les enseignants comme pour les élèves.

 


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