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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 20:44

http://img.over-blog.com/400x438/5/49/36/54/images-de-lutte/luttes-bis/Babouse-Crous.jpg

 

 

U.N CGT CROUS

 

INACCEPTABLE !!!

 

Les salaires qui ne bougent plus depuis des années….

Les emplois supprimés depuis des années….

La fonctionnarisation qui n’arrive pas depuis des années….

Le nombre de personnels en dépression grandissant depuis des années….


Et maintenant c’est la subvention qui est attaquée. Bien évidemment les premiers qui pâtiront de cette baisse seront les personnels… c’est tellement plus facile.


Il est temps pour nous, personnels des œuvres universitaires, de se soulever, de ne plus accepter l’inacceptable.

 

Dans une grande grève nationale, où toutes et tous, unie, nous exigerons d’être écouté et surtout entendu.

 

POUR :

 

ü  Une vraie revalorisation des salaires et des carrières.

ü  Ne plus passer à côté de la fonctionnarisation.

ü  Que les droits syndicaux ne soient plus bafoués.

ü  Recouvrer de l’emploi et ainsi retrouver un service de qualité dus aux usagers.

 

L’union nationale a d’ores et déjà déposé un préavis de grève illimité à compter du 13 janvier 2014. La commission exécutive de l’UN CGT CROUS se réunissant le 07 janvier, aura à fixer la date d’une grande journée d’action à mener avec l’ensemble des personnels des CROUS.

 

 

SOYONS TOUS ENSEMBLE derrière la CGT, à compter du 13 Janvier 2014 et principalement à la date de la grande journée d’action pour inverser la tendance.

 

 

Ne vous demandez pas ce que les autres peuvent faire pour vous, faites le pour vous-même !!

 


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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 12:49

17 décembre 2013 

http://www.polemia.com/wp-content/themes/polemia_v3/lib/scripts/timthumb/thumb.php?src=http://www.polemia.com/wp-content/uploads/2013/12/espace-TGV-Family.jpg&w=588&h=226&zc=1&q=100

 


Des transports en Carpettes… anglaises

 

Guillaume PÉPY, président de la SNCF, distingué pour ses éminents mérites en dévotion anglophone par le jury de l’académie de la Carpette anglaise (1), présidé par Philippe de Saint Robert, réuni à la brasserie Lipp à Paris, a reçu le prix 2013 de la Carpette anglaise. Après lesSmiles, les TGV Family, et autres médiocrités linguistiques, voici que la SNCF tente de nous faire ingurgiter de l’anglais, en proposant des cours de langue anglaise uniquement, dans ses trains champenois par l’intermédiaire de l’organisme SpeakWrite ; après le trop fameux sandwich SNCF voici la bouillie anglaise !

 

Seconde cerise amère sur le pudding indigeste de l’anglofolie, pour Tom ENDERS, président exécutif d’EADS et grand organisateur de la politique linguistique du tout en anglais dans son groupe, qui a trouvé (dis)grâce aux yeux du jury.


L’Académie a tenu à lui décerner son prix spécial à titre étranger(2) pour avoir annoncé, en anglais seulement, à tous les salariés allemands, espagnols et français de la branche « défense et espace », un vaste plan de licenciements par une vidéo... elle-même sous-titrée en anglais. MajorTom, a été retenu après un vote serré (8 voix contre 4) l’opposant à son concurrent en abandon linguistique Joachim GAUCK, président de la République fédérale d'Allemagne qui a appelé les peuples d’Europe à adopter l’anglais comme langue de communication !

 

Que déshonneur leur soit rendu !

 

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La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.


Le jury est composé de représentants du monde littéraire, syndical et associatif [Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) , association (COURRIEL) et Le Droit de comprendre (DDC)].


En juin 2013, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, a reçu une Carpette anglaise, à titre exceptionnel, pour son obstination à faire de l'anglais une langue de l'enseignement supérieur en... France.

 

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

 

Anne Cublier, Marie Treps, Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Yves Frémion et Dominique Noguez, sont membres de cette académie. 

 

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris

 

 

 Source: Polemia 

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 06:58

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/media/02/00/1886985944.jpg

 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 17 décembre 2013.
 
Le 3 octobre 2013, un jugement de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a confirmé que la Sécurité sociale française est illégale au regard du droit européen ! Aux naïfs qui fantasment une « Europe sociale », ce jugement sonne la fin de la rêverie : la mort programmée de la Sécurité sociale est proche.
 
Le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), mis en œuvre à la Libération en 1945, a sanctuarisé l’économie de la Santé en la plaçant – comme l’Éducation et la Culture – en dehors de la sphère marchande. C'est de cette volonté qu'est née la Sécurité sociale française, une forme d'assurance socialisée basée sur la solidarité.
 
Depuis cette époque, banquiers et assurances n'ont eu de cesse de tenter de la briser, car son existence les empêche de développer le vaste marché de la santé auquel ils rêvent. Leurs complices actifs sont les partisans du libéralisme (UMP, PS, EELV, FN, MoDem). Leurs leviers d'action sont l'Union européenne et l'euro. Depuis une vingtaine d'années, la violence de leurs attaques a été grandissante ; attaques menées concomitamment sur trois fronts :
 

  • sur le front idéologique ;
  • sur le front de la gestion ;
  • sur le front de la législation et du droit.



       Attaques sur le front idéologique

      Des campagnes de désinformation et de manipulation sont régulièrement menées à travers les grands médias – qui presque tous sont aux mains des classes dirigeantes - pour culpabiliser les usagers. Les Français se soigneraient trop et il y aurait d’innombrables abus expliquant le « déficit » de la Sécurité sociale ; celle-ci irait donc à la catastrophe sur le plan financier.


      Au prétexte de « boucher le trou de la Sécu », la logique progressiste qui fondait cette dernière à la Libération (« chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ») est méthodiquement détricotée : ticket modérateur, franchises médicales, autorisation des dépassements d’honoraires, « déremboursement » des médicaments, hausse régulière du forfait hospitalier, forfait sur les transports sanitaires, etc. Il s’agit – nous dit-on - de « responsabiliser » les malades en leur faisant mettre la main à la poche.


      Mais comment « responsabiliser  » un cancéreux ou un dialysé, par exemple ? Cette logique inhumaine conduit une part croissante de la population à renoncer aux soins, faute de moyens, sans que jamais n’en soit évalué le coût pour la société.


      La « couverture médicale universelle » (CMU) créée en 1999 par un gouvernement « socialiste » vise quant à elle à légitimer le recul de l’accès aux soins pour ceux qui sont un peu plus pauvres que les moins pauvres. Selon un principe qui a davantage à voir avec la charité qu’avec l’esprit universel de la Sécurité sociale, les personnes qui ont accès à la CMU sont un peu moins impactés que les autres usagés par les diverses taxations énumérées plus haut. La CMU est le moyen utilisé pour diviser la population : ceux qui sont juste au-dessus des critères d’accès à la CMU accusent les autres de profiter du système.


       Attaques sur le front de la gestion

      « Déficit » : le vocabulaire employé en dit long. En réalité on parle de déficit pour une entreprise car elle doit faire des gains. Par ailleurs, lorsqu’on parle de trésorerie, on doit parler des dépenses ET des recettes, ce que ne font jamais les « boucheurs de trou de la Sécu ».


      Un salarié moyen dépense entre 18% et 20% de son salaire indirectement en cotisation-santé. Les revenus du capital sont bien moins soumis à cotisation que les revenus du travail. Philippe Seguin, un gaulliste, reconnaissait que si les « stock-options » étaient mises à contribution comme le sont les salaires, elles rapporteraient 3,5 milliards d’euros à la Sécurité sociale (mais il faut supprimer les stock-options !). En l’état actuel des choses, les « comptes de la Sécu » reposent donc pour l’essentiel sur les salariés. Or, comble de l’injustice, en l’espace de 25 ans, plus de 9% du PIB est passé du travail au capital par la pression exercée sur les salaires.


      On le voit bien, la Sécu ne souffre pas de « déficit » mais d’un manque de recettes. Un manque qui est du :

      • aux exonérations de cotisations sociales qui sont faites aux grandes entreprises au prétexte de leur permettre de créer des emplois – avec le résultat pitoyable que l’on sait ;
      • à la dette patronale impayée aux caisses de la Sécurité sociale depuis des décennies - qui représente des milliards d’euros ;
      • à la dette que l’État a contractée vis-à-vis de la Sécurité sociale - qui représente des milliards d’euros ;
      • à la pression exercée sur les salaires par le chantage au chômage ;
      • au chômage lui-même - dont le taux est trente fois plus élevé que lors de la création de la Sécu.

      On comprend aisément que jamais les « franchises médicales » et autres « déremboursement  » ne compenseront un tel manque de recettes. Mais tel n’est pas le but recherché. En réalité, ces mesures visent à démontrer que bien qu’on lui injecte de l’argent, le système par solidarité « ne marche pas » et qu’il serait plus efficace et moins coûteux de passer au privé.


      Cette « démonstration » coûte de plus en plus cher aux cotisants, dans le même temps que la qualité du service public de la santé, soumis aux politiques d’austérité, se dégrade. Il n’est donc pas surprenant que ceux qui en ont les moyens se tournent vers le secteur privé de la santé et consentent à payer une assurance-maladie pour couvrir les soins qu’ils reçoivent. Cette partie de la population perçoit donc de moins en moins l’intérêt pour elle de continuer à cotiser à la Sécurité sociale. Si la loi lui permettait de ne plus le faire, ça serait la fin de la Sécu, car elle ne peut pas se passer de 10 ou 20% de ses cotisants.


       Attaques sur le front de la législation et du droit


      Or cette permission, l’Union européenne vient de leur accorder, à l’issue de la bataille juridique qui s’est déroulée en marge de la scène médiatique.


      En signant le traité de Maastricht en 1992, François Mitterrand a abrogé le « monopole » de la Sécurité sociale, c’est-à-dire l’obligation pour tous de cotiser. Cependant, en 1996, la Cour de cassation, organe judiciaire suprême au niveau national, s’est opposée à l’application de la primauté du droit communautaire sur le droit national en termes de protection sociale. La Cour européenne avait répondu en 1999 par un arrêt condamnant la France « pour avoir manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des directives de 1992 », et par celui du 25 mai 2000 définissant les régimes français de Sécurité sociale comme des régimes professionnels, donc soumis à concurrence. En 2005, une directive européenne portant sur les pratiques commerciales a été transposée dans le droit français sous le nom de loi Chatel II, faisant du droit communautaire un droit français à part entière.


      Dernier épisode en date, l’arrêt du 3 octobre 2013 de la Cour de justice de l’Union européenne qui a condamné - au nom de la directive de 2005 - une caisse d’assurance-maladie du régime allemand de sécurité sociale pour « pratiques commerciales déloyales vis-à-vis des consommateurs ». Un nouvel épisode du principe de « concurrence libre et non-faussée » inscrit dans le traité de Lisbonne, honteusement ratifié en 2007 par le Congrès français contre l’avis du peuple exprimé par référendum le 29 mai 2005.


      Cette affaire pourrait sembler éloignée de la problématique française. Comme la Sécurité sociale française, cette caisse allemande est un organisme de droit public ne poursuivant aucun but lucratif, mais un objectif exclusivement social. C’est ce jugement qui va faire jurisprudence, car les décisions de la Cour européenne concernent par définition tous les États de l’Union.


      Le jugement de la CJUE éclaire donc d’une lumière crue la situation de la Sécurité sociale française vis-à-vis du droit européen. Dans toute l’Union européenne, les caisses sociales faisant de l’assurance sont donc considérées comme des entreprises soumises à concurrence et relèvent du droit privé. Les caisses sociales faisant de l’assurance sont considérées comme des entreprises et leurs affiliés comme des consommateurs.

      Dans un communiqué daté du 29 octobre 2013 [2], la Direction de la Sécurité sociale prétend que l’arrêt du 3 octobre 2013 « ne change rien à l’obligation de cotiser auprès de la Sécurité sociale française ». Communiqué qui ne cite malheureusement jamais la loi Chatel II, loi pourtant majeure dans le droit français importé du droit européen.


      La bataille juridique n’est donc pas terminée. Mais ce jugement fragilise plus que jamais le statut de la Sécu. Lorsqu’une entreprise privée ou un lobby de « défenseurs des consommateurs » portera plainte contre la Sécurité sociale française pour « concurrence ou publicité déloyale », le jugement de la CJUE ne pourra pas être différent de celui du 3 octobre 2013.


       Saloperie euro-libérale à tous les étages

      Pour combattre le système libéral européen et ainsi défendre la Sécurité sociale, il faut avoir à l’esprit que le système social français, dans son ensemble, est triplement victime de l’Union européenne :

      • il est victime du libre-échange qu’organisent les traités européens. Ces derniers suppriment toutes les barrières douanières et instaurent la « libre » circulation des marchandises et des capitaux entre les pays de l’Union. Ils mettent donc en concurrence les salaires, le droit du travail et les lois sociales des travailleurs français avec ceux - plus avantageux pour le patronat - des salariés d’autres pays.
      • il est victime des institutions européennes qui le harcèlent juridiquement. Outre la Sécu, les services publics tombent juridiquement sous le coup de la directive « Services » qui ne reconnaît pas les services publics français et les assimile à des entreprises de droit privé.
      • il est victime de l’euro, pour la survie duquel sont menées des politiques d’austérité budgétaire qui le ruinent, comme elles ruinent les peuples de la zone euro et détruisent les nations.


         L’insulte faite aux Résistants

        Le système américain du chacun pour soi, négation même du système social, et qui laisse des millions d’individus crever sans assistance, doit-il faire référence au détriment du système français par solidarité ?


        Lors de l’Université d’automne du M’PEP qui s’est tenue début novembre 2013, Léon Landini, Résistant, membre des Francs-tireurs et partisans, rappelait que les hommes qui se sont battus pour chasser l’occupant durant la Seconde Guerre mondiale l’ont également fait pour que vive le programme du CNR, un programme porteur d’espoir pour l’émancipation humaine et pour que viennent des jours heureux.


        Les financiers, les affairistes et les membres de la classe sociale dominante tentent donc à travers l’Union européenne de reprendre ce que le Front populaire, la Résistance, la Libération et les luttes victorieuses des travailleurs leur ont arraché au prix du sang et des larmes au cours du XXème siècle. Ils progressent, pas-à-pas, lentement mais sûrement depuis quarante ans, masqués derrière un projet de prétendue « Union européenne », qui n’est que l’union de leurs intérêts contre ceux des travailleurs.

         

        Pour sauver la Sécurité sociale, il faut que la France sorte de l’Union européenne. Réclamer plus de justice sociale pour que vive le système social français, comme le fait depuis toujours le monde syndical et politique de gauche ne suffit plus. Il faut d’abord remettre des barrières douanières au niveau national – ce qu’interdisent les traités européens – pour mettre à bas le libre-échange. Libre-échange dans le cadre duquel toute mesure de justice sociale se traduit fatalement par un exode du capital et des entreprises. Un chantage auquel la France n’a que trop cédé jusqu’à maintenant.

         

        Notes

        [1http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2013-10/cp130126fr.pdf

        [2http://www.securite-sociale.fr

         

         

        http://www.m-pep.org/spip.php?article3500

         


        http://contrelesfranchisestouraine.files.wordpress.com/2008/10/ambroise-croizat1.jpg

         

         

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        Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Service public
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        17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 06:44

         16 décembre 2013

         

        Business_alliance_visual_Small_Corporate Europe Observatory (CEO) a publié aujourd’hui une version « fuitée » d’un document exposant les positions de la Commission européenne en matière de coopération réglementaire dans le cadre du futur « marché transatlantique » (TTIP).  Le document est destiné à la réunion d’aujourd’hui à Washington.


        Traduction de l’article publié aujourd’hui sur le site de Corporate Europe Observatory.

        Une proposition fuitée de la Commission augmente la puissance de l’entreprise dans la prise de décision

        Une nouvelle fuite relative à l’accord commercial UE-États-Unis révèle les plans de la Commission européenne visant à modifier fondamentalement la façon dont les règlements seront adoptés à l’avenir. Ces réformes, si elles sont adoptées, pourraient gravement compromettre les règles actuelles de l’UE sur la sécurité alimentaire, la protection des consommateurs, de l’environnement et de nombreux autres domaines. En effet,  les propositions de la Commission donnent de nouveaux pouvoirs aux entreprises qui pourront mettre un terme à un projet de loi qui porte atteinte à leurs intérêts, ou re- négocier des règlements existants.


        Comme la troisième série de négociations pour un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) commence aujourd’hui à Washington (États-Unis), la fuite d’un document, destiné à la réunion d’aujourd’hui, montre les détails de ce qu’on appelle « la coopération réglementaire » pour être inclus dans l’accord.


        Un rapport publié aujourd’hui par Corporate Europe Observatory “Regulation – none of our business? expose le document de la Commission et comment il se propose de mettre en place un « Conseil de coopération réglementaire » qui évaluerait les règlements existants sur les deux côtés de l’Atlantique afin de s’assurer qu’ils sont «compatibles» et ne portent pas atteinte à des intérêts commerciaux. Le monde des affaires a été impliqué dès le début du processus de négociation, bien avant tout débat public et démocratique, et disposent ainsi d’excellentes possibilités de s’opposer à des initiatives importantes pour améliorer les normes alimentaires ou protéger consommateurs.


        L’auteur du rapport, PDG chercheur Kenneth Haar a déclaré: « Ce modèle de « co-écriture » a mis les groupes d’affaires à la table des négociations avec les organismes de réglementation. La réglementation européenne actuelle et future devra passer par des procédures lourdes et de longues négociations avec une présence commerciale forte, de façon à éviter tout débat démocratique significatif. Il y a des chances que cela se traduise par une grande offensive de déréglementation ».


        Le rapport du directeur général montre comment la proposition de la Commission démontre clairement l’accès et l’influence dont jouissent les lobbyistes d’entreprise. Il montre comment la Commission européenne a déjà eu des discussions sur ces propositions spécifiques avec des groupes de pression d’entreprise, et il révèle comment la position de la Commission est remarquablement similaire à une proposition présentée par BusinessEurope et la Chambre de commerce des États-Unis.


        Kenneth Haar a déclaré: «Les protestations du public montre qu’il pourrait ne pas être possible pour les négociateurs commerciaux de l’UE de passer outre les préoccupations du public sur les OGM d’origine américaine (organismes génétiquement modifiés), les poulets chlorés ou le bœuf aux hormones. Mais même si ces produits ne sont pas inclus dans la phase de négociation de l’accord, ils pourraient facilement être admis dans le long terme par ce système de coopération réglementaire. Si elle est adoptée, cette proposition sera une grande victoire pour le lobbying des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ».


        La proposition de la Commission européenne suggère une procédure assez longue et complexe, où les entreprises disposeront du droit d’exiger des informations et de faire partie des négociations sur des mesures réglementaires. Le système comprend un mécanisme d’alerte précoce pour permettre aux groupes de pression de l’industrie de réagir rapidement à la réglementation proposée, ainsi que la surveillance des nouvelles réglementations des États membres de l’UE afin de s’assurer qu’ils sont conformes aux objectifs en faveur des entreprises de TTIP.


        Le rapport avertit que cette proposition pourrait même amener la Commission à s’abstenir de présenter des propositions de nouvelles réglementations à l’avenir si elle craint l’opposition des autorités américaines ou des lobbies d’affaires.


        Lire le rapport complet ici .


        Remarque: Corporate Europe Observatory a ouvert un appel aux dons de € 5000 afin d’intensifier son travail d’enquête et de campagne pour dénoncer et contester la menace du TTIP.


         

        Source: Contre la cour

         

         


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        17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 06:30

        fast-food-demo.jpg

        Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

         

        Which side are you on ? La chanson des mineurs américains vit à travers la grève historique des salariés des fast food américains : du côté de l’Empire des richissimes, des marchands de canons ou d’une majorité réduite à l’exploitation la plus brutale ?

         

        Les salariés des fast-food – secteur symbolique du capitalisme américain – ne veulent plus se laisser faire. La grève historique du 6 décembre, malgré l’intimidation patronale, a été un succès, mobilisant plusieurs milliers de salariés dans une centaine de villes du pays.

         

        La première grève dans le secteur date de novembre 2012, lorsque plusieurs centaines de travailleurs ont arrêté le travail dans 20 restaurants new-yorkais. En août 2013, c’est la première grève nationale dans une cinquantaine de villes du pays.

         

        Le 26 novembre, pour le « Black Friday » – jour de solde habituel aux États-Unis – une partie des salariés du grand groupe de distribution Wal-Mart ont protesté pour obtenir un salaire décent et le droit à se syndiquer.

         

        Jeudi dernier, le mouvement a été particulièrement suivi dans les grandes concentrations à Boston, Detroit, New York, Los Angeles mais aussi dans des villes qui connaissaient parfois pour la première fois ce type de grèves, comme Charleston ou Pittsburgh.

         

        McDonald, Burger King, Wendy’s, Macy’s, toutes les chaînes de fast food ont été touchées. On comptait neuf grèves simultanées à Chicago tandis qu’à New York une centaine de manifestants envahissaient successivement un McDonald puis le Wendy’s de Brooklyn.

         

        Ce que revendiquent les salariés, c’est le minimum : un salaire minimum décent, le respect du droit à se syndiquer, enfin la fin des contrats précaires à temps partiel. En somme, ce qui transforme ces salariés en « travailleurs pauvres », en esclaves modernes du système.

         

        Le salaire minimum horaire est fixé à 7,5 $ (5 €), les salariés demandent qu’il soit relevé à 15 $ (10 €). Dans une ville comme New York, le loyer moyen pour un appartement familial est de 3 000 $, inaccessible pour un ménage salarié dans les fast food.

         

        Le salaire médian d’un « travailleur d’exécution » dans les fast food est de 8,9 $, ils composent 90 % de la main d’œuvre de ce secteur d’activité qui est le deuxième du pays, avec 4 millions de salariés aux États-Unis.

         

        Selon le Bureau du travail, un salarié des fast food gagne en moyenne 1 500 $ par mois (1 000 €), un revenu qui le place juste au niveau du seuil de pauvreté. Bon nombre de salariés tombent même en-dessous de ce seuil, travaillant 10 ou 20 h par semaine.

         

        « On ne peut pas survivre avec 7,5 $ », c’était le mot d’ordre scandé à New York, Détroit ou Phoenix, aussi grâce au soutien apporté par le Syndicat des employés des services (SEIU, en anglais).

         

        Le SEIU est aujourd’hui un des rares syndicats américains en plein essor, après avoir longtemps eu des problèmes à organiser les salariés des services, dans un secteur où règnent la terreur patronale, des taux de turn-over élevés et la concurrence entre employés.

         

        Le SEIU est connu pour ses positions de lutte, fondamentalement critiques envers l’AFL-CIO, la centrale syndicale unitaire qu’il a quittée en 2005, lassé de ses positions de collaboration avec les pouvoirs en place.

         

        Face à la pression populaire, le président Obama avait promis de relever le salaire minimum à une barre encore modeste de 9 $ (6 €). Pour l’instant sans conséquence effective.

         

        Des motifs d’espoir existent pourtant pour les salariés du secteur des services aux Etats-unis, ils viennent des luttes. Les 6 000 salariés de l’aéroport de Seattle viennent justement de gagner justement la hausse de leurs salaires de 7,5 à 15 $.

         

         

        La lutte continue au cœur du système capitaliste mondial, comme partout ailleurs, pour des salaires qui permettent de vivre, des emplois stables et le droit fondamental à se syndiquer, à défendre ses intérêts !

         


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        15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 19:29

        Par Marc Mangenot, membre de la Fondation Copernic

         


         

        http://www.fondation-copernic.org/local/cache-vignettes/L300xH196/arton1029-554b6.png

         

        On a déjà beaucoup écrit, mais certainement pas assez, sur les négociations discrètes (pour l’essentiel : secrètes) entre les USA et l’Union européenne. Depuis juin dernier (2013), c’est officiel : il s’agit rien moins que de contourner les échecs des négociations de Doha dans le cadre de l’OMC en 2006 (notamment sur l’agriculture et les services, services publics notamment). Le cycle de Doha, c’est comme cela que les impétrants et la presse dominante avaient baptisé cette tentative de libéraliser à tout va, n’avait donc pas abouti pour des raisons diverses et contradictoires. Les grandes puissances et les grandes firmes mondiales espéraient beaucoup de Doha, malgré les impasses et les nuisances sociales et écologiques déjà visibles des accords antérieurs de libéralisation. 

        Il fallait donc revenir à la charge, pas trop vite cependant après le pic de la crise rampante du capitalisme (2007/2010) et les « désillusions » qu’il a suscitées. Ce qui se trame est aussi et tout simplement le retour par la fenêtre de l’AMI, l’Accord multinational sur les investissements mort-né en 1997, sous la pression populaire, après que Le Monde diplomatique en eût révélé le contenu. 

        Les firmes multinationales se sont agitées (les fameux et très dangereux lobbys) dans l’entre temps avec l’ambition d’élargir leur champ de prédation et leur pouvoir dans tous les domaines : économique, politique, idéologique. Pour le dire autrement, les grandes firmes de l’industrie, du commerce, de la finance, qui ont conquis la planète, tiennent les Etats par le bout du nez, sont très présentes à la direction des organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale, ou encore la Banque centrale européenne, ont finalement imposé aux Etats et à leurs superstructures (dont la scélérate Union européenne, présidée par le très réactionnaire Barroso) la négociation d’accords multilatéraux visant à démanteler tout ce qui fait encore obstacle à leur liberté (celle du renard dans le poulailler) et à réduire à rien les politiques publiques dans les domaines de la santé, de l’emploi, des revenus, de l’environnement, etc. 

        Ce qui n’a pas été possible en totalité dans le cadre de l’OMC, est organisé ou préparé sous forme d’accords multilatéraux de « libre-échange », dans le secret (toujours). Notamment : zone du Pacifique, Amériques (du Sud et du Nord), accord Canada – Union européenne (banc d’essai, presque conclu au moment où s’écrit cet article, pour préparer l’actuelle négociation dite Accord de partenariat transatlantique). Les Etats-Unis d’Amérique du Nord sont directement ou non dans tous les coups. Leur puissance et celle de leurs firmes s’affirment dans ce domaine comme jamais, les grandes firmes des autres pays (Europe, Inde, Asie de l’est, etc.) y trouvant leur compte. 

         

        Supprimer ce qui reste des droits de douane 

        Un des premiers objectifs affichés est la suppression des droits de douane restant, notamment en ce qui concerne les produits de l’agriculture, secteur où ils demeurent les plus élevés. Il faut insister particulièrement sur ce point. Car le but est bien de renforcer les capacités exportatrices de l’Europe et des USA, au détriment surtout des pays du Sud. Voilà qui aggraverait d’une part le dumping environnemental, ainsi que la dépendance des pays du Sud et la spécialisation régionale (et l’un de ses corolaires : l’appauvrissement des sols et la pollution des réseaux hydrauliques naturels), les cultures de rente et d’exportation au détriment des cultures vivrières (surtout dans les pays du Sud). Les gros agrariens coalisés, les firmes de l’agrobusiness (amont : semences, engrais, produits phytosanitaires, mécanique lourde, etc. – aval : transformation et grande distribution – finance : le crédit qui pousse à l’agrandissement dévastateur, à la monoculture épuisant les sols et polluant les réseaux hydrauliques, et à l’endettement) intriguent et sont sur le pont lobbyiste depuis longtemps ; ils ont affiné leurs arguments et ont renforcé leurs réseaux et leur pression depuis l’échec de Doha. Plus encore qu’auparavant, l’agriculture se trouvera prise en tenaille entre ses fournisseurs et ses débouchés, qui dirigent l’offre et la demande et dictent les prix. 

        La sécurité alimentaire (nourrir les populations et protéger la santé) dont les zélés promoteurs des accords se font les chantres serait vidée de sens ; la souveraineté alimentaire (la revendication portée par la Via Campesina de la maîtrise par les peuples et leurs Etats de la politique agricole et alimentaire) serait à ranger au rayon des inutilités si par malheur l’accord transatlantique était signé. Les pays du Sud, déjà très sévèrement touchés par les politiques de libéralisation, ne disposeraient même plus de leurs dernières marges de manœuvre pour protéger leur agriculture, et relancer les cultures vivrières en se dotant des moyens nécessaires à leur développement. Si la bataille engagée contre ce projet n’était pas gagnante, les pays du Sud devraient s’intégrer de gré ou de force dans les processus imposés par les accords multilatéraux qui ont vu le jour ou qui sont en préparation. 

        Le projet de grand marché transatlantique, vise bien entendu tous les secteurs d’activité, surtout les services, ainsi que « la propriété intellectuelle », telle que vue à travers le prisme des multinationales qui veulent aussi s’approprier du vivant en le brevetant, contrôler l’Internet et en faire un instrument renforcé de propagande, d’étude de marché et de contrôle et de surveillance. 

         

        Supprimer toutes les normes de protection ou de précaution 

        La suppression de ce qui reste des droits de douane renforcerait évidemment la concurrence de tous contre tous, les pratiques de dumping social, écologique, et fiscal. Ce n’est cependant pas suffisant pour les insatiables capitalistes. Tout ce qui protège la santé, l’alimentation, les droits sociaux, l’environnement, l’éducation et la culture, les services publics, et constituerait un obstacle à leur liberté de circulation des capitaux et à leur liberté d’installation d’entreprises cannibales (ça, c’est une sorte de pléonasme) est l’objet d’une nouvelle tentative politique de destruction massive. Ce projet d’accord se moque de l’avis des peuples et des représentations parlementaires comme d’une guigne. 

        Le droit de la concurrence et, d’une façon générale, le droit de n’importe quelle entreprise de s’installer où elle veut, pour y produire ce qui lui procure le maximum de profit, avec ses propres normes et méthodes, prime sur les droits fondamentaux, sociaux (santé, éducation, culture, emploi et revenu décent, alimentation, etc.) aussi bien que civiques (la démocratie, oui, mais seulement sous forme de spectacle alibi). Le capital n’admet aucun obstacle et promeut des règles qui servent ses intérêts, sa soif d’accumulation. La Commission, fidèle promotrice et soutien du capital, n’a d’ailleurs en rien pris en compte position de la CES (Confédération européenne des syndicats) qui, pourtant, dans une novlangue propre, ne remettait pas en cause le principe même d’un accord de libre échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Celle-ci présentait en treize points ses principales préoccupations, parmi lesquelles l’inclusion des droits du travail dans un tel accord, mais aussi la protection de l’environnement, l’exclusion des services, de la culture et de l’agriculture, le rejet de l’institution d’une législation d’arbitrage des différends investisseurs-Etats. 

         

        Des tribunaux spéciaux 

        Il faut plus encore. Il faut des organes de police économique en capacité de vérifier si quelque Etat ou collectivité territoriale ne serait pas récalcitrant ou, pis, empêcheur d’exploiter et de profiter tranquillement. La création de tribunaux spéciaux, dits tribunaux d’arbitrage, apparaît comme un des piliers de ce projet scélérat. Ces organismes d’arbitrages, de forme privée, tant revendiqués par les grandes firmes seraient en quelque sorte un législateur permanent, un père fouettard pour des victimes consentantes (les Etats, l’Union européenne). Le droit public, le droit de chaque Etat de se doter de règles, et de coopérer avec d’autres sur des bases sociales, écologiques et démocratiques, est insupportable pour le capital qui s’affiche sans vergogne, tout en préparant ses coups en secret, avec une force décuplée grâce à la complicité des gouvernements et des institutions internationales. 

        C’est une affaire déjà bien rôdée que l’institution d’organismes d’arbitrage. Il en existe déjà, spécialement constitués, qui permettent à des firmes d’attaquer des Etats (lire Le Monde diplomatique de novembre 2013, pages 4 et 5), sous n’importe quel prétexte. 

        Les maîtres du capital considèrent que tout règlement pouvant nuire à leur possibilité de profit est à bannir. S’il existe et est appliqué au détriment du profit présent ou futur, il doit être fermement et astucieusement attaqué. L’exemple de l’ORD (Organe de règlement des différends de l’OMC) est intéressant, car il tend à favoriser très nettement les firmes lorsque un ou plusieurs Etats qui y déposent des recours au motif que la législation d’un autre fausserait la concurrence. Il ouvre la voie, mais il doit être dépassé, « perfectionné », et permettre aux firmes (investisseuses) de déposer directement des plaintes contre un Etat. Le but dans le projet de grand marché transatlantique est d’instituer un tribunal composé de juristes professionnels n’appartenant pas à des juridictions publiques, nationales ou internationales. Ces tribunaux d’arbitrage auraient à connaître des différends entre firmes et Etats, différends qui porteraient principalement sur l’estimation par une firme quelconque que telle législation constitue un obstacle au développement de la stratégie et au rendement de ses investissements qu’elle les aurait programmés. 

         


        Les normes internationales comptables, utile référent  

        Tous les arguments seraient permis, y compris ceux qui s’appuieraient sur les décisions des tribunaux publics, comme par exemple les arrêts de la Cour de Justice de l’Union Européenne . Les nouvelles normes comptables internationales seraient dans ce cadre un outil redoutable. Elles avaient fait l’objet d’une critique serrée, tant d’un point de vue « technique » qu’en relation avec son objectif : servir d’abord au capitalisme financier (lire notamment : Les normes comptables internationales, instruments du capitalisme financier, M. Capron, E. Chiapello, B. Colasse, M. Mangenot, J. Richard ; La Découverte, 2005). A l’époque, en plus des incohérences internes, il s’est agit de montrer en quoi ces normes servaient d’abord la finance mondialisée et débridée, en quoi elles accroissaient de ce fait le risque de crise sociale et financière, ce qui sera rapidement confirmé. Avec ce projet de grand marché transatlantique incluant l’institution de tribunaux d’arbitrage spéciaux, les normes comptables mises en place au début de ce siècle constituent une base technique et juridique précieuse et pernicieuse pour attaquer les Etats. Elle permettraient en effet d’argumenter, en se référant à des calculs plus ou moins sophistiqués (et / ou mensongers ou trompeurs), sur la perte supposée, potentielle ou avérée selon les présentations comptables des firmes, de profits « légitimement » attendus, voire annoncés par une habile propagande, relayée par les analystes financiers et autres banquiers. 

        Le truc, pour chaque firme particulière, consiste à établir des prévisions et, ensuite, à montrer qu’elles n’ont pu être ou ne seront pas atteintes à cause de lois et règlements qui constitueraient des empêchements à l’accroissement indéfini du capital, ou, dit autrement, à entraver la marche libre des puissantes entreprises. Les comptes et les prévisions des entreprises se réfèrent en effet dorénavant à la « juste valeur », « déterminée par le marché ». Les fluctuations des marchés confèrent un caractère incertain à l’établissement des documents et, surtout, elles élargissent le champ des présentations possibles. D’une façon générale, un bilan de grande firme, pour faire simple (il faudrait dans le détail apporter des nuances), est établi en fonction des prix du marché, comme si toute entreprise, ou partie d’entreprise, ou même partie d’immeuble ou d’équipement industriel était susceptible d’être vendue à tout moment. La valeur de référence d’un immeuble au bilan (ou de n’importe quel autre actif) devient alors sa valeur vénale (prix du marché) à la date de son établissement. C’est une présentation des comptes actualisée en fonction des résultats escomptés et/ou des risques encourus (on se positionne dans le prédictif). Les dettes inscrites au passif sont soumises aux mêmes règles d’évaluation pour les grandes entreprises et toutes celles qui sont cotées en bourse. Les comptes de résultats sont traités selon les mêmes principes, avec les adaptations jugées nécessaires. On comprend immédiatement les marges de manœuvre considérables dont disposent déjà les dirigeants d’entreprises secondés par les professionnels du chiffre, indéfectibles serviteurs du capital. On comprend à partir de quel « argument » un Etat peut être attaqué par une firme, avec de forts risques de voir la protection sociale, écologique et sanitaire s’amenuiser encore. 

         


        Contre les peuples 

        Tout ce la est concocté dans leur dos et au détriment des peuples. Les Parlements nationaux et le Parlement européen sont tenus à l’écart. Aucune information consistante ne filtre. Le mandat donné à la Commission de négocier au nom de tous les Etats membres est un blanc-seing. Pas d’information. Pas de débats publics. Les Parlements eux-mêmes (dans une moindre mesure cependant aux Etats-Unis), pas ou très peu informés, hors jeu pour l’essentiel. Les principes démocratiques fondamentaux –ou ce qu’il en reste- sont foulés aux pieds (cf. la déclaration du collectif français contre le projet de grand marché transatlantique). Normal : l’ennemi c’est d’une part la démocratie, d’autre part les gueux qui, par leur travail, produisent ou détruisent pour le capital. Toutefois, les premières révélations (cf. L’Humanité du 20 mai 2013) ont donné l’alerte, ce qui semble inquiéter en haut lieu. 

        Aussi, les instances dirigeantes tentent-elles de prendre les devants, traumatisées qu’elles sont depuis les référendums de 2005 portant sur le projet de traité constitutionnel pour l’Union européenne (France, Irlande, Pays-Bas). La Commission a réuni les Etats membres de l’Union européenne le 22 novembre dernier (2013) pour organiser en concertation la manière de « communiquer » sur les négociations portant sur le projet de grand marché transatlantique. Quel emballage proposer se demandent nos vertueux dirigeants qui n’aiment pas être dérangés par la piétaille ? Comment persuader que ce projet vise à créer des emplois et non à saper les règles de protection existantes ? Comment expliquer qu’un tel accord permettrait d’apaiser les relations avec la Chine et les autres pays tiers ? Comment exprimer que l’objectif poursuivi est aussi le leadership du commerce mondial, sans dommage pour les pays tiers, du Sud en particulier ? 

        Bref, pour éviter tout risque de cacophonie, la Commission suggère fortement aux Etats membres de s’accorder pour qu’elle (la Commission), concomitamment avec les Etats, engage des moyens de surveillance du débat public (surtout celui qui leur échappe), et produisent des documents destinés aux médias et, pourquoi pas, aux écoles. Influencer, infiltrer (si c’est nécessaire) les médias, donner de l’information, mais pas trop car la règle du secret doit demeurer primordiale. Cette opération de « com’ » (de brouillage) est d’autant plus importante que la ratification par tous les Etats membres est de droit. Aucun Parlement national, ni le Parlement européen, ne doivent faire défaut. Aucun peuple ne doit manifester sa défiance, et surtout pas par voie de référendum. 

         


        S’opposer, empêcher 

        Une bataille est déjà engagée en France, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud. Qu’elle s’amplifie, jusqu’à empêcher ce projet d’aboutir. Il en va de la démocratie et de la qualité de la vie au quotidien. En France, un regroupement d’une soixantaine d’organisations syndicales, associatives, politiques a lancé une campagne « Non au Grand Marché Transatlantique – Stop TAFTA » . L’Alter Sommet, réuni à Bruxelles en octobre 2013 a inscrit la lutte contre ce projet d’accord dans l’agenda de ses priorités . D’autres coalitions existent, par exemple en Grande Bretagne, en Belgique ou aux USA. Mettre sous les projecteurs ce nouveau vampire pour le rendre impuissant. Tel est le devoir des peuples. 

         

        Marc Mangenot (fin novembre 2013) 

        Article dans « La Gauche Cactus, pour Réchauffer la Banquise », n° 130, décembre 2013


         

        http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article1029

         


         


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        15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:37

         

         

        Décembre 2013 : reportage poignant de France 24 réalisé dans un abattoir, spécialisé dans l’abattage de porcs et de volailles, de Basse-Saxe en Allemagne.


        Les travailleurs d’origine espagnole et sud-américaine, qui ont fui la crise de leur pays, n’ont pas touché de salaire depuis le mois de septembre, salaire qui est de  434 euros net par mois, soit 3 euros de l’heure. Le patron, un sous-traitant de l’entreprise allemande, défalque le loyer de leur logement.


        Leurs journées de travail durent au minimum 14 heures mais peuvent aller jusqu’à 20. Ils n’ont pas de vêtement de travail adaptés au milieu froid de l’entreprise.


        Un trafic de main d’oeuvre que permettent les directives de la Commission européenne sur la « liberté de travail » et la « concurrence libre et non faussée » dans les pays de l’UE. Par la surexploitation d’ouvriers déracinés et livrés à eux-mêmes, les patrons ont réussi à faire baisser les coûts de production – la découpe d’un porc revient à un peu plus d’un euro – et à gagner des parts de marché dans les pays européens voisins, dans les pays d’Europe de l’Est où la filière agroalimentaire n’existe plus ou en Bretagne où elle  est en train de s’effondrer.


        Le futur gouvernement allemand promet d’instaurer un salaire minimum garanti. Mais aucune date n’a été avancée pour sa mise en place. Les responsables locaux sont sceptiques. Qui le  fera respecter par les patrons ?  Qui fera respecter  pour ces ouvriers des conditions de travail et de vie décentes ?


        Confrontée au reportage de France 24, la direction de l’entreprise promet de changer de sous-traitant et d’améliorer les conditions de vie et de travail de ses salariés. Mais leurs concurrents  « libres et non faussés » ?

         

        Source: 

         


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        14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 07:23

        petro queda

         

         

        Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

         

         

        Il y a des dictatures dont nos médias aiment parler, et celles qu'elles préfèrent taire. La Colombie en fait partie, un pays où on tue syndicalistes, journalistes, opposants. Où un État corrompu peut destituer le maire de la principale ville du pays sur ordre du procureur.


         

        « Un coup d'Etat », le mot a été lancé par le maire de Bogota, Gustavo Petro, élu pourtant par les Bogotanosen 2011, mais destitué et condamné à 15 ans d'inéligibilité ce 9 décembre par le Procureur général de la nation, Alejandro Ordoñez.


         

        Un « assassinat politique »

         

         

        On peut dire « assassinat politique », car cette décision pilotée par le pouvoir central vise à mettre un coup d'arrêt à la politique modérément progressiste menée à Bogota, et surtout priver l' « opposition » d'un chef de file de plus en plus populaire, en vue des présidentielles de 2018.

         

        En Colombie, les assassinats politiques se règlent en général à coups de balle.

         

        Ce fut le cas pour Jorge Gaitan en 1948, lui qui aurait pu faire basculer la Colombie sur la voie du socialisme, assassiné sans doute sur ordre de la CIA, le point de départ de « La Violencia », une guerre civile meurtrière dont les guérillas actuelles sont les héritières.

         

        Ce fut aussi le cas pour les 5 000 militants communistes et syndicalistes assassinés en 1986 dans le « génocide » de l'Union patriotique(UP), ce parti fondé après les accords de paix entre les FARC et le gouvernement.

         

        Désormais, par le pouvoir suprême concentré par le Procureur général – fonction quasi dictatoriale, qui permet la révocation de tout dignitaire élu ou non –, les assassinats se font à coups de mandats.

         

        On pense à la sénatrice Piedad Cordoba, femme de paix immensément populaire, destituée en 2010 pour avoir servi d'intermédaire avec les FARC. On pense au maire indigène progressiste de Medellin, Alonso Salazar, lui aussi destitué en 2011.

         

        En tout, le Procureur général Alejandro Ordoñez – connu pour ses positions religieuses fondamentalistes (« lefebvristes ») et anti-communistes – a destitué plus de 800 maires en quatre ans, visant avant tout les édiles de gauche.

         

        Pourtant, Gustavo Petro n'est pas un révolutionnaire. L'ancien guérillero du mouvement M-19 avait même fait le pari de l'intelligence de l'oligarchie colombienne, misant sur ses supposés « courants démocratiques ».

         

        Petro participe ainsi à la normalisation politique de la guérilla – devenu parti politique – se fait élire deux fois députés entre 1991 et 2006, avant de rejoindre le « Pôle démocratique alternatif » (PDA), cette alliance de gauche réunissant notamment le Parti communiste.

         

        Toutefois, en 2010, après un mandat de sénateur, il quitte le PDA, s'en prend aux « radicaux », « orthodoxes », notamment communistes qui ne veulent pas d'une gauche « moderne », « responsable », ouverte au rassemblement avec le centre.

         

        Il adhère alors au parti centriste « Mouvement progressiste » et parvient à se faire élire en 2011 maire de Bogota, sur un programme social relativement modéré, sous le slogan : « Bogota humaine ». Alors que lui reproche l' « oligarchie » ?

         

        Des « réformes » inacceptables pour l'oligarchie

         

         

        Dans un pays où toute politique de gauche, progressiste est suspecte, dans une ville touchée par des inégalités énormes – ne serait-ce que dans l'accès aux services fondamentaux – les petites réformes de Petro ont soulevé un grand espoir.

         

        D'abord, en facilitant l'accès des services d'utilité publique aux populations modestes : en baissant les tarifs des transports, en élargissant l'accès à l'eau potable pour les quartiers les plus démunis.

         

        Ensuite, et ce fut un acte de guerre pour l'oligarchie colombienne : en revenant sur la privatisation datant d'il y a une décennie des réseaux de collecte d'ordures, qui avait renforcé les inégalités entre quartiers mais aussi favorisé une gestion anarchique et clientéliste.

         

        Les entreprises privées engrangeaient des profits maximums, privilégiant les quartiers de classes moyennes et aisées, sous-payant le personnel et sous-traitant la collecte à des garçons des rues.

         

        C'est à ce trafic malsain que Petro mit fin en retirant les concessions des entreprises privées, et en engageant un processus de « re-municipalisation »de la collecte des déchets, tout en lançant le programme « Basuras cero » pour favoriser le recyclage des ordures.

         

        La décision mit le feu aux poudres, les entreprises privées sabotant le processus– payant leurs clients sous-traitants habituels pour créer la panique dans le réseau, laissant s’amonceler les poubelles dans la ville pendant plusieurs jours, pour susciter un mécontentement populaire,

         

        Dans le même temps, Ordoñez lançait la procédure de destitution sous prétexte que la décision du maire « était contraire aux principes de libre concurrence »reconnus par la Constitution.


         

        Une « révolution démocratique » face au « coup d'Etat fasciste » : la fin des illusions pour le maire de Bogota

         

         

        Gustavo Petro a réagi ce 9 décembre a dénoncé devant près de 30 000 manifestants sur la place de Bolivar, un « coup d'Etat fasciste »et a appelé à « commencer une révolution pacifique et démocratique ».

         

        Le maire de Bogota a appelé à continuer les manifestations sur la place de Bolivar, pour en faire « une nouvelle Tahrir »et surtout à continuer dans le processus de paix entre FARC et gouvernement malgré « ce message de guerre contre le processus ».

         

        Avec résolution, Petro a conclu : « Nous devons être conscients de ce qui commence aujourd'hui sur cette place, c'est le début d'une mobilisation populaire. C'est le premier jour, qui en annonce beaucoup d'autres. Nous sommes nombreux aujourd'hui, nous serons plus nombreux demain ».

         

        Le ton conciliant de Petro envers l'oligarchie,les espoirs d'une « humanisation » de la gestion de la ville et du pays s'étiolent, pendant que la lutte de classes s'aiguise.

         

        Ironie de l'histoire, faut-il rappeler qu'en 2008 le sénateur Gustavo Petro avait voté l'investiture du Procureur ultra-conservateur Alejandro Ordonez, voyant en lui « quelqu'un capable d'affronter les mafias et les pouvoirs corrompus ».Que d'illusions réformatrices volent en éclats !

         

        Du côté du Parti communiste colombien (PCC), les rancœurs passées sont mises de côté, on souligne les « réformes progressistes de déprivatisation, d'intervention face aux excès des promoteurs immobiliers »malgré les« improvisations »du maire.

         

        On fait remarquer que c'est « un crime de lutter pour la dé-privatisation des services publics » et le PCC appelle donc à « la mobilisation populaire, au rassemblement le plus large pour faire barrage à la décision du Procureur, pour exiger le respect de la légitimité citoyenne ».

         

         

        « Petro no se va, Petro se queda ! » (Petro ne s'en va, il reste!), le mot d'ordre des manifestants révèlent que le respect de la démocratie, la conquête d'une paix avec justice sociale passe d'abord par la lutte déterminée dans la rue contre un pouvoir corrompu.

         


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        13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 23:14

         

        Michel Sapin remet, le 1er décembre 2013, les cartes professionnelles des Inspecteurs du Travail de la promotion 2012. Au moment de remettre celle de M. REKHAIL, et à la lecture de son nom, il s'exclame : "Cela fait un peu racaille" !

         

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        13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 18:40

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        13 Décembre 2013 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs


        L'Elysée va offrir généreusement 10 centimes de plus à environ 3,1 millions de travailleurs: 9,53 centimes au lieu de 9,43 pour 13% de l'ensemble des salariés. En janvier, ils étaient un demi-million en moins à percevoir le SMIC. Preuve que le progrès social avance à grands pas sous François II.


        Attention, a déclaré à l'AFP Michel Sapin ministre du chômage et de la précarité: "Par la seule application des nouvelles règles de calcul" de la revalorisation automatique du Smic et compte tenu"d'une inflation de 0,6%""il y a un gain de pouvoir d'achat",


        Oui, vous avez bien lu. Il y aura augmentation du pouvoir d'achat. Et l'augmentation de la TVA au 1er janvier 2014?

         

        Ces propos sont d'autant plus indécents que le sieur Sapin possède, selon sa déclaration de patrimoine:


        Biens immobiliers (bâtis / non bâtis)2 070 000,00 €

        • - Maison d’habitation à Argenton-sur-Creuse (700 m2) : 350 000 €
        • - Propriétés agricoles, bâtiments d’exploitation et maisons d’habitation à Argenton-sur-Creuse, Celon, Neuvy-Saint-Sépulcre et Buxières d’Aillac (433 hectares) : 590 000 €
        • - Appartement à Paris 7e (55 m²) : 600 000 €
        • - Maison d’habitation à Notre-Dame-de-Bellecombe (111 m²) : 280 000 €
        • - Maison d’habitation à l'Ile d’Yeu (110 m²) : 250 000 €
         

        Meubles / Collections / Objets d'arts / Bijoux / Etc146 000,00 €

         

        Allez, vive la gôche socialiste!


        Tiens, une affiche pour les élections municipales de mars 1977, avant que Mitterrand ne devienne François 1er à l'Elysée en 1981 pour instaurer la rigueur dès 1983.


        http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/images/ps-affiche-1977d.jpg

         

        C'est vrai, François II y est allé beaucoup plus fort... Et plus tôt sur le chemin de la rigueur et des cadeaux au patronat!

         

        Roger Colombier 

         


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        Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans Politique
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