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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:08

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/article/illustrations/article/2013/01/2901-presseurop.gif

 

A un mois de l'ouverture complète du marché du travail britannique aux Bulgares et aux Roumains, le Premier ministre a plaidé pour de nouvelles restrictions à l'égard de ceux qui seraient tentés de profiter des largesses du système social local. "Nous sommes des barbares bien utiles", réagit amèrement un éditorialiste de Sofia. 


Rouslan Iordanov, 3 Décembre 2013


"La pénombre du soir est tombée, mais les barbares ne sont point venus. De la frontière des émissaires sont revenus : 'Les barbares n'existent plus!' ont-ils dit. Que ferons-nous maintenant sans eux ? Ils nous étaient tellement utiles pour résoudre nos problèmes..." Ainsi se termine le poème "En attendant les barbares" du poète grec du siècle dernier Constantin Cavafy (1863-1933).


Ces derniers jours, les pays riches de l'Ouest de l'Europe ont redécouvert la menace millénaire des barbares dépeints cette fois-ci sous les traits de leurs parents pauvres de l'Est du continent. La semaine dernière, le Premier ministre britannique a sorti de sa manche une série de mesures visant à limiter l'accès des ressortissants roumains et bulgares au marché du travail et aux prestations sociales britanniques. A partir du 1er janvier 2014 les dernières restrictions en ce sens devaient pourtant disparaître.


Cette quarantaine décrétée par Londres a provoqué une protestation assez molle de Bruxelles et une réaction un peu plus énergique que d'habitude de la diplomatie bulgare. Dans les jours qui ont suivi, l'Allemagne et la France ont rejoint la Grande-Bretagne en décrétant à leur tour des restrictions supplémentaires pour les Bulgares et les Roumains. La grande coalition d'Angela Merkela, réunissant la gauche et la droite, s'est engagée à mettre fin aux "prétentions non justifiées pour l'accès aux aides sociales". Le gouvernement socialiste de François Hollande en France a également déclaré avoir pris des mesures dans ce sens.


La xénophobie a le vent en poupe


Lorsque les trois pays les plus puissants de l'UE décident simultanément d'ériger des barrières, c'est qu'il se passe quelque chose. Dans la première moitié de 2012, l'Allemagne dit avoir accueilli quelque 550 000 immigrés, soit une hausse de 11 % par rapport à la même période l'année précédente. Deux-tiers sont des ressortissants de l'UE, dont une majorité d'Europe de l'Est. Mais Berlin a aussi pris acte de l'augmentation de l'immigration venue du Sud de l'Europe : + 39 % pour les Espagnols, + 41 % pour les Italiens et + 26 % pour les Portugais.


Certes, ces navettistes ne représentent aucun danger pour un pays de 82 millions d'habitants mais sont révélateurs d'une tendance inquiétante. En premier lieu, la crise de la dette qui a particulièrement affecté le Sud du continent a provoqué un afflux d'immigrés de ces pays qui se sont ajoutés aux Européens de l'Est. Et, en second lieu, la place de plus importante qu'ont pris sur la scène politique d'Europe du Nord et de l'Ouest les partis nationalistes, isolationnistes et anti-européens. Au Royaume-Uni, le Parti pour l'indépendance (UKIP) de Nigel Farage pèse de plus en plus sur les débats et s'il est privé de députés c'est uniquement à cause des spécificités du mode de scrutin majoritaire.


Selon les sondages, les opinions des Britanniques deviennent de plus en plus radicales sur le sujet et ils sont nombreux à se reconnaître dans un parti encore plus extrémiste, le Parti national britannique (BNP). En France, c'est le parti dynastique de Jean-Marie Le Pen, le FN, qui a le vent en poupe obligeant parfois certains ministres, à l'instar de Manuel Valls, de donner le ton à des campagnes particulièrement virulente contre les Roms. En Allemagne les velléités extrémistes restent sous contrôle grâce à une législation particulièrement rigoureuse en la matière.


Bref, l'Europe de 2013 est très différente de celle à laquelle Sofia et Bucarest ont adhéré en fanfare en 2007. On n'entend plus un mot sur l'unité enfin restaurée du Vieux continent et sur les vertus civilisatrices de la démocratie et de l'économie de marché. Non, en revanche, les immigrés miséreux (surtout les Roms) en provenance de Bulgarie et de Roumanie sont devenus une proie facile pour les journaux à sensation et les tabloïds. Un peu comme les réfugiés syriens en Bulgarie en ce moment...


Rouslan Iordanov
Publié le 29 novembre

 

Source : Courrier International

 


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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:04

http://npa2009.org/sites/default/files/images/rouge-2-circulaire-valls315.jpg

 

 

Par lesaf on 10/12/2013 9:02 AM

 

 

Il y a un an, en guise de réponse aux espoirs suscités par les déclarations de François HOLLANDE sur le droit au séjour des étrangers durant sa campagne présidentielle, une circulaire du Ministre de l’Intérieur était prise plutôt qu’une loi.


Selon ce Ministre, les objectifs de la circulaire dite de régularisation du 28/11/2012 sont de «définir des critères objectifs et transparents » pour l’admission au séjour et de « limiter les disparités » constatées dans le traitement des dossiers d’un département à l’autre. 


Force est de constater que cette circulaire n’atteint pas ses objectifs.


D'abord, la circulaire ne se saisit que de peu de catégories d'étrangers : les salariés et les familles, principalement. Les autres restent sur le carreau.


Ensuite, les disparités géographiques ont plus que jamais cours. L’accès même aux préfectures pour le dépôt d’une demande de régularisation par des étrangers remplis d’espoir est ici impossible, là très bien organisé ; donne ici lieu à délivrance d’un récépissé pendant l’instruction de la demande, est là aussitôt suivi d’une réponse négative avec mesure d’éloignement forcé sans instruction sérieuse de la demande…


Si certains étrangers qui remplissent les critères de la circulaire se voient délivrer une carte de séjour, comme par exemple dans l’Hérault, le Rhône ou la Haute Savoie, d’autres dans une situation équivalente reçoivent une obligation de quitter le territoire français dans l’Isère, la Val de Marne ou le Nord.


D’une manière générale, les préfectures régularisent au compte-goutte et hors le cadre fixé par la circulaire.


Des parents « d’un enfant scolarisé en France depuis plus de 3 ans » (article 2.1.1 de la circulaire), des salariés en mesure de justifier d’une « activité professionnelle supérieure à 8 mois consécutifs sur les 24 derniers mois » ou de « 30 mois sur les 5 dernières années » (article 2.2.1 de la circulaire) reçoivent massivement des obligations de quitter le territoire. Autant de situations que la circulaire devait normalement permettre de résoudre…


Auprès des tribunaux, ces étrangers ne peuvent pas faire valoir les « droits » issus de la circulaire, les tribunaux ne connaissant que de l’application des lois et non de celle des circulaires n’ayant pas valeur réglementaire. Ainsi, l’administration ne craint pas la censure de ses pratiques arbitraires.


Une circulaire porteuse d’espoirs et de justice? Non! Un miroir aux alouettes! Promesse non tenue.


Après un an d’application d’une circulaire, qui résout peu de situations, des situations inextricables et humainement insupportables perdurent. La preuve est faite qu’une réforme du droit au séjour, et plus généralement de tous les pans du droit des étrangers, est indispensable. Les étrangers ayant vocation à résider durablement en France doivent enfin sortir de la précarité dans laquelle les précédentes réformes les ont jetés.


Paris, le 9 décembre 2013


télécharger le communiqué

 

Source : http://www.lesaf.org/blog-droit-des-etrangers.html?fb_744504_anch=1167149

 

 


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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:59

http://img.over-blog.com/600x450/4/05/04/22/2013.1/PICT0075-1.JPG

 

Mardi, 350 mineurs retraités, ayants droit ou salariés des CARMI, venus de toute la France, ont manifesté pour la sauvegarde du Régime minier de Sécurité sociale (voir notre édition précédente), à l’appel de la seule Fédération Mines Energie de la CGT.

 

Conduite par Jean-Alain Barrier, une délégation a été reçue par les groupes Front de Gauche et PS de l’Assemblée nationale. « Si les communistes et notamment le député Jean-Jacques Candelier nous ont assurés de leur soutien, les socialistes nous ont dit qu’ils avaient fait le maximum et qu’ils ne pouvaient pas aller plus loin », maugrée Raymond Frackowiak.

 

Le patron de la CGT Mineurs Nord-Pas-de-Calais promet de « continuer à harceler » le ministère de la Santé dans le cadre des discussions autour de la Convention d’Objectifs et de Gestion.

 

Place de la Concorde, les manifestants avaient au préalable reçu la visite de Michel Demessine, Eric Bocquet et Dominique Watrin, trois sénateurs PCF de la région. Lors de son intervention, ce dernier a revendiqué la « consolidation des centres de santé issus du Régime minier, la nécessaire revalorisation des retraites et des taux de pension de réversion, le relèvement des indemnités de chauffage et de logement aujourd’hui déconnectées de la réalité ou encore la suspension de la vente du centre de vacances de Menton ».

 

Il s’est aussi félicité de la promesse du ministère de la Justice de recevoir une délégation d’anciens mineurs licenciés de 1948 « pour discuter d’une vraie amnistie avec reconstitution de carrière ».

 

Jacques KMIECIAK

Liberté Hebdo Nord-Pas-de-Calais

29 novembre 2013

 


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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:38

http://i.huffpost.com/gen/1104410/thumbs/r-SALAIRES-EN-FRANCE-large570.jpg?6

 

 

En France, la baisse de 0,6 % du nombre de demandeurs d’emplois fin septembre ne convainc pas les économistes. Le taux de chômage atteint 10,5 % en moyenne officielle et 24,5 % des jeunes de 15 à 24 ans. Au 3ème trimestre le nombre de demandeurs d’emplois recensés s’élève à 3 295 700 en France métropolitaine.


En France comme en Europe la pression du patronat est bien illustrée par les menaces d’EADS. Le 9 décembre, 5800 suppressions d’emplois ont été annoncées. Le lendemain la direction parlait de licenciements secs, sauf accord de compétitivité (de type ANI) accepté par les syndicats, pour atteindre une rentabilité de 10% d’ici à 2015.


Quant aux salaires, on constate que le nombre que le nombre de travailleurs payés au SMIC dans notre pays était en augmentation de 500 000 au 1er janvier dernier par rapport à l’année précédente, spécialement dans les métiers de l’hôtellerie, la restauration, le tourisme et le commerce alimentaire.


Les dernières statistiques (publiées à la date du 11 décembre) attestent d’une aggravation de la situation de l’emploi et des salaires dans l’Union européenne depuis 2011.


400 000 emplois y ont disparu en 2013. On y décompte le record de 27 millions de chômeurs.


Seule l’Allemagne échappe à la dégradation du taux de l’emploi (le taux de chômage est passé de 7,1% en 2010 à 5,4 %). Le Portugal, en conséquence d’une impitoyable politique de rigueur qui a permis l’augmentation des exportations, voit son chômage régresser très légèrement.de 0.8 %. Partout ailleurs il est en hausse, même aux Pays-Bas, en Belgique ou en Autriche. En Grèce, le chômage atteint son point le plus élevé en septembre avec 27,4 % des travailleurs, en Espagne avec 26,7 % en octobre.

 

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:33

 

Comment l'Union européenne organise la légalité du dumping social


Comment faire baisser "le coût du travailen organisant la concurrence avec les salariés "low cost"


 

Ce que ne dit pas

http://www.economiematin.fr/templates/gk_twn2/images/style2/logo.png

Travailleurs détachés :

La Commission et le Parlement vont devoir réformer...

les règles d'emploi

Par  

http://www.economiematin.fr/images/travailleurs-detaches-europe-france-controles.jpg

 

Il y aurait au sein de l'UE 1,5 million de travailleurs détachés, dont 350 000 en France
   Flickr/y Philharmonie de Paris
 

Le commentaire de "canempechepasnicolas"

Un dumping social organisé par Bruxelles

Faute de contrôle réel,  nombre d'employeurs - en particulier les multinationales"

du bâtiment, de la construction navale -  en profitent massivement, à travers le recours à divers sous-traitants, pour faire embaucher au noir les travailleurs et leur verser un salaire inférieur au salaire minimumen vigueur dans le pays d'emploi. 


Les 28 ministres du Travail de l'Union n'ont entériné que la réduction des seuls abus.Encore qu'il faudrait, pour mener à bien cette tâche, disposer du nombre d'inspecteurs du Travail en nombre suffisant...Or, il est ridicule et, aujourd'hui la politique gouvernementale  tend à le réduire encore plus !

De toutes façons, cet "accord" légalise le "dumping social" du fait que les "charges sociales", comme disent les patrons,  seront alignés sur celles payées dans le pays d'origine, c'est-à-dire beaucoup moins qu'en France...D'où tout bénéfice pour les sociétés françaises... et au détriment, non seulement des salariés, mais de la Sécurité sociale qui voit ainsi son fameux trou se creuser..."légalement" du fait de l'accord signé par le ministre "socialiste" Michel Sapin...


C'est le fameux "plombier polonais" généralisé dans toute l'Union européenne...


Quand on vous dit que leur fameuse Europe, c'est celle du business, celle du Capital qui règne sur 28 Etats qui ont largué leur souveraineté !


http://www.eurominority.eu/documents/cartes/europe-union-europeenne.gif

 

Et si cette Europe des 28 s'ouvrait à l'Ukraine et à ses millions de travailleurs, quel surplus de maind'oeuvre low-cost à mettre en concurrence avec les salariés encore mieux protégés par ce qui reste des acquis sociaux fruits des luttes ouvrières, ce que les patrons nomment le "coût du travail" que ceux-ci voudraient réduire au minimum...

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-quand-michel-sapin-enterine-a-bruxelles-la-concurrence-low-cost-aus-salaries-fran-ais-par-jea-121526532.html

 


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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:28

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2013/08/TractRemueMeninges.bmpAujourd’hui les cheminots – à l’appel de leurs syndicats exception faite bien sur de la jaunissante CFDT – font grève contre une « reforme » de la SNCF qui n est que le résultat de la privatisation et libéralisation du rail imposée par la commission de bruxelle (3e paquet ferroviaire). On se souvient du commissaire Oli Rehn au printemps dernier exigeant alors que Hollande venait tout juste de s’attaquer au code du travail (ANI) que la France liquide ses retraites, libéralise le rail et privatise ses barrages…


Aujourd’hui, l’enseignement supérieur se mobilise contre le démantèlement et la privatisation rampante de l’ école, par la Loi Fioraso continuatrice des lois Pecresse et l’austérité généralisée qui mine nos facs. Là aussi cette politique est le résultat des diktats de l’UE et en particulier le fruit de la stratégie de Lisbonne conduite par l’ UE et signée en son temps déjà par la gauche plus rien (gauche plurielle) visant à la marchandisation du savoir et de l’éducation.


Aujourd’hui c’est la détermination des profs des classes préparatoires qui après une grève massive suivie à 80% commencent à faire douter Peillon et qui ouvre la voie pour empêcher la casse du statut des enseignants.


Aujourd’hui, ce sont aussi les postiers qui sont dans l’action contre la fermeture de nombreux centre de tri et la liquidation du service public de la poste. Là encore, on ne peut comprendre ce qui se passe sans voir qu’il s’agit pour la Poste comme pour la SNCF de coller à l’impératif de libéralisation et de privation imposé par l’UE. Afin peut être de ressembler un jour à ce Canada pionner de l’ultra libéralisme qui vient de supprimer ces facteurs?


Aujourd’hui ce sont les salariés de la plateforme chimique de Lavera qui organisent le blocage de leur site pour dénoncer les menaces qui pèsent sur leurs emplois alors que la concurrence de tous contre tous et le dumping social généralisé organisée par l’UE du capital conduit à l’accélération des délocalisation et de la dramatique désindustrialisation du pays.


Aujourd’hui ce sont les ouvriers de Goodyear Amiens, de PSA, et tant d’autres qui continuent admirablement la lutte.


Le pays bouillonne de dizaines de luttes, menées par des travailleurs courageux et combatifs. Luttes qui ne demandent qu’à être coordonnées et réunies pour en démultiplier la force.


http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2013/05/BRISONS-LES-CHAINES-DE-L-UNION-EUROPEENNE.jpgAlors à quand le tous ensemble et en même temps, pour défendre les intérêts des travailleurs contre ceux de cette oligarchie capitaliste qui casse le pays !


Pour garder nos services publics, nos entreprises publiques, nos conquis sociaux, pour réindustrialiser le pays en nationalisant banques et grands moyens de production, pour revitaliser les idéaux du Conseil National de la Résistance pour rendre aux travailleurs cette souveraineté populaire confisqué par cette oligarchie capitaliste usant de ces armes d’exploitation massive que sont l’Euro et l’UE :  il faut briser les chaines de l’Union Européenne, sortir de cette prison des peuples, de cette dictature du capital qu’est l’UE.

 

 

 


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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:34

mandela-castro-copie-1-copie-1.jpgLa « dette » de Mandela envers Cuba : une contribution décisive à la chute de l’apartheid passée sous silence

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Etats-unis, France, Grande-Bretagne, Israël, que d’hommages hypocrites des complices de l’apartheid. Mandela, lui, était bien conscient de ses vrais amis, constants dans la lutte anti-apartheid : Cuba et la personne de Fidel y occupaient une place privilégiée.

 

Fidel et « Madiba » avaient un sens aigu de l’histoire. Leurs défenses lors des procès politiques dont ils étaient victimes prenaient comme seul verdict celui de l’histoire. « L’histoire jugera », elle a jugé.

 

Le camp qui portait la voix de la justice, de la vérité, de la raison était celui des combattants anti-apartheid. La reconnaissance aujourd’hui unanime du combat de Mandela, l’opprobre jeté sur le régime fasciste d’apartheid en sont la preuve tardive.

 

On oublie pourtant trop vite que dans ce camp ne se trouvaient ni les États-Unis, ni la Grande-Bretagne, ni la France, ni Israël. Au nom de la lutte contre le communisme, ces Etats ont couvert, cautionné, collaboré le régime d’apartheid jusqu’à la fin des années 1980.

 

On oublie trop vite que dans le camp opposé, le seul soutien extérieur indéfectible fut l’Union soviétique, le soutien intérieur inébranlable fut le Parti communiste d’Afrique du sud.

 

On se force à oublier qu’une petite République socialiste des Caraïbes, Cuba, n’a pas hésité à payer le prix fort d’une guerre de libération anti-coloniale en Afrique, sur une terre qui n’était pas la sienne, par pur « désintéressement » comme aimait à le rappeler Mandela.

 

Si seule la vérité est révolutionnaire, il est temps de rétablir certaines vérités.

 

Le choix de la lutte armée : l’inspiration cubaine

 

Derrière l’imagerie d’un Mandela « homme de paix » et « apôtre de la non-violence »,  certains cherchent à gommer le combattant Mandela, concevant la violence ou la non-violence comme des armes tactiques dans un objectif stratégique : la libération anti-coloniale

 

Mandela rappelait dans son autobiographie les débats au début de l’année 1960 au sein de l’ANC. Il fait partie alors de ceux qui défendent le passage de la lutte légale, non-violente, politique à la lutte clandestine, violente et militaire.

 

Laissons le révolutionnaire sud-africain parler :

 

« L’ANC avait fixé lors du procès pour trahison, entre 1956 et 1960, la non-violence comme un principe intangible, quelles que soient les circonstances. Je pensais le contraire : c’était une tactique qui devait être abandonnée quand elle ne marchait plus ».

 

Ainsi, en 1961, Mandela entre dans un débat avec son ami, dirigeant historique du Parti communiste, Moses Katane. Tandis que Katane incite à la prudence face à une décision lourde de conséquences, Mandela pousse pour le passage immédiat à la lutte armée.

 

Mandela se permet même de confier à Katane qu’il est proche de la position attentiste « du PC Cubain sous le règne de Batista », prenant lui exemple sur la position de Fidel. Après un long échange, Katane et Mandela tombent d’accord sur ce choix décisif.

 

Ensemble, ils arrivent au bureau de l’ANC et déjouent les réticences du chef de l’ANC, Alfred Luthuli, partisan résolu de la « non-violence ».

 

En 1961, est fondée la branche armée de l’ANC Umkhonto we Sizwe (« fer de lance de la nation »), sous la direction notamment de son camarade et ami, le communiste Joe Slovo.

 

Mandela rappelle dans son autobiographie avoir été fortement inspiré par les écrits de et sur Fidel et du Che, les échanges avec les dirigeants communistes cubains sur leur organisation clandestine dans la lutte contre Batista.

 

Encore dans l’écriture de son célèbre discours au procès de Rivonia en 1963, qui va le condamner à la détention à perpétuité, il est profondément influencé par le discours mythique de Fidel en 1953 : « L’histoire m’absoudra ». C’est ce que rappellent ses biographes.

 

Un régime raciste protégé par les pays occidentaux … face à la lutte anti-apartheid soutenu par le bloc communiste

 

Le régime d’apartheid a duré de 1948 à 1994. Réprouvé par les autres pays africains, condamné par l’Assemblée des nations unies, qui a permis à ce régime discrédité par son fondement de perdurer 46 ans ?

 

La Grande-Bretagne, les Etats-unis qui ont maintenu des relations étroites avec le régime, commerciales et financières, mais aussi politiques : l’Afrique du sud raciste était un rempart contre le communisme sur le continent africain.

 

En Afrique, le régime a maintenu des relations cordiales avec des dictatures sanguinaires – comme le Zaire de Moubutu ou la Centrafrique de Bokassa –, soutenu des rebellions meurtrières en Angola ou Mozambique, pour faire barrage au mouvement anti-colonial.

 

Les Etats-unis comme la Grande-Bretagne se sont toujours opposé à l’ONU à l’adoption de sanctions économiques contre l’Afrique du sud … alors que les Etats-unis imposaient un blocus injuste contre Cuba, à partir de 1962.

 

Encore à la fin des années 1980, Ronald Reagan et Margaret Thatcher qualifiait Mandela de « terroriste » et soutenait, via leurs services secrets, les aventures du régime d’apartheid. Mandela a été retiré de la liste américaine des terroristes dangereux … en 2008 !

 

Les relations avec Israël méritent aussi attention. La collaboration avec le sionisme n’a pas perturbé plus que cela le « Parti national », anti-sémite et philo-nazi dans les années 1930-40.

 

On peut être anti-sémite et sioniste : Jan Smuts, père de l’apartheid et premier ministre sud-africain en 1948, était l’ami personnel de Chaim Weizmann, premier président d’Israël, Smuts était un partisan acharné du sionisme dès les années 1930 …

 

mais il était aussi vice premier-ministre quand le régime sud-africain fit passer en 1937 l’ « Alien Act » qui limitait l’immigration juive, au plus fort de la répression en Allemagne nazie, au nom de leur « faible capacité d’assimilation » donnant le change aux Afrikaaners ouvertement anti-sémites.

 

Israël et l’Afrique du sud d’apartheid ont développé une relation privilégiée, avec de fortes connexions commerciales et militaires. Le développement de l’arme nucléaire israélienne n’a été possible qu’en étroite coopération avec le régime raciste sud-africain.

 

Face à ce « camp de la honte », seule l’Union soviétique s’est levée comme grande puissance contre le régime d’apartheid. Elle a entraîné en URSS des milliers de cadres de la branche armée de l’ANC, communistes ou nationalistes, pour lutter contre le régime.

 

L’aide cubaine décisive à la lutte anti-coloniale : la bataille d’Angola et le « Stalingrad africain »

 

Seule Cuba socialiste a versé son sang pour la libération du peuple sud-africain.

 

Rappel, en 1975, l’Angola accède à l’indépendance. Trois guérillas se disputent le pouvoir, le MPLA soutenu par les communistes, l’UNITA et le FNLA soutenus notamment par les États-Unis et Israël internationalement, l’Afrique du sud et le Zaïre localement.

 

Sur le terrain, le MPLA l’emporte, le triomphe de la révolution marxiste est imminente. En réaction, l’UNITA et le régime d’apartheid – déterminé à maintenir son joug colonial sur la Namibie voisine –  mènent une opération commune pour déposer le régime progressiste.

 

Cuba envoie 35 000 hommes sur place en 1976 (« l’opération Carlotta ») et repousse l’offensive, sauvant la révolution angolaise.

 

Mandela évoque en 1991 (voir ci-dessous), comment il a pris connaissance de l’aide apportée par Cuba au mouvement de libération angolais :

 

« J’étais en prison lorsque j’ai entendu parler pour la première fois de l’aide massive que les forces internationalistes cubaines fournissaient à la population de l’Angola, une aide d’une telle ampleur qu’elle était difficile à croire, lorsque les Angolais ont été soumis en 1975 à une attaque coordonnée de troupes d’Afrique du Sud, du FNLA financé par la CIA, de mercenaires, de l’UNITA, et de troupes zaïroises.


En Afrique, nous sommes habitués à être victimes de pays qui veulent dépecer notre territoire ou saper notre souveraineté. Il n’y a pas de précédent dans l’histoire de l’Afrique d’un autre peuple qui se lève pour défendre l’un d’entre nous (…)

 

Pour le peuple cubain, l’internationalisme n’était pas un mot creux, mais quelque chose que nous avons vu mettre en pratique »

 

Dans les années 1980, les États-Unis, Israël apportent une aide massive à la guérilla de l’UNITA – à l’origine soutenue par la Chine – tandis que l’Afrique du sud reprend son offensive en 1981, poussant en 1987 le gouvernement angolais à bout de forces.

 

Cuba mobilise alors 50 000 hommes en défense de l’indépendance de l’Angola. En 1987-1988, se déroule ce que l’on a qualifié de « Stalingrad de l’Afrique », à Cuito-Cuanavale, une bataille acharnée entre troupes cubaines et armée sud-africaine.

 

Le régime de l’apartheid subit une défaite cuisante, se retire d’Angola puis de Namibie – contribuant à la décolonisation de ce pays puis du Zimbabwe, portant un coup politique décisif au régime qui chute six ans après.

 

Laissons encore Mandela parler avec lyrisme, toujours dans son discours de 1991, de l’aide cubaine à la chute du régime d’apartheid :

 

« Votre présence et le renforcement de vos forces lors de la bataille de Cuito Cuanavale fut d’une importance véritablement historique.


La défaite de l’armée raciste à Cuito Cuanavale fut une victoire pour toute l’Afrique !

 

L’écrasante défaite de l’armée raciste à Cuito Cuanavale a offert la possibilité pour l’Angola de connaître la paix et de consolider sa souveraineté !


La défaite de l’armée raciste a permis au peuple en lutte de Namibie de finalement gagner son indépendance !


La défaite décisive des agresseurs de l’apartheid brisa le mythe de l’invincibilité des oppresseurs blancs !


La défaite de l’armée de l’apartheid fut une inspiration pour tous ceux qui luttaient à l’intérieur de l’Afrique du Sud !


Sans la défaite de Cuito Cuanavale nos organisations n’auraient jamais été légalisées !


La défaite de l’armée raciste à Cuito Cuanavale a rendu possible ma présence ici aujourd’hui !


Cuito Cuanavale fut un jalon dans l’histoire de la lutte pour la libération de l’Afrique du Sud !


Cuito Cuanavale fut le point tournant dans la lutte pour libérer le continent et notre pays du fléau de l’apartheid ! »

 

En tout, plus de 400 000 Cubains ont combattu sur le sol angolais, 2 600 y ont laissé la vie.

 

1991 : le premier voyage de Mandela à l’étranger : « nous avons une dette envers Cuba »

 

Quel est le premier pays choisi par Mandela, après sa libération, pour saluer ses amis dans la lutte contre l’apartheid ?Cuba, naturellement.

 

Le 26 juillet 1991 *, il y prononce un discours hautement significatif, un hommage appuyé à « Cuba la révolutionnaire, Cuba l’internationaliste, celle qui a tant fait pour les peuples d’Afrique ».

 

L’hommage de Mandela y est alors appuyé au modèle socialiste cubain : « Nous admirons les acquis de la révolution cubaine dans le domaine de la protection sociale. Nous apprécions la transformation d’un pays d’une arriération imposée à l’alphabétisation universelle. Nous reconnaissons vos progrès dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la science. »

 

Tout comme « Madiba » souligne l’inspiration cubaine et le rôle de bastion anti-impérialiste de Cuba :

 

«Dès les premiers jours la Révolution cubaine a elle-même été une source d’inspiration pour tous les peuples épris de liberté. Nous admirons les sacrifices du peuple cubain pour préserver leur indépendance et souveraineté face à une campagne impérialiste féroce orchestrée pour détruire les avancées impressionnantes réalisées par la Révolution cubaine. »

 

Après avoir rappelé le rôle pionnier du Che Guevara dans la libération des peuples africains, Mandela évoque « le sentiment d’une grande dette envers le peuple cubain » :

 

« Quel autre pays peut se prévaloir de plus d’altruisme que celui dont Cuba a fait preuve dans ses relations avec l’Afrique ?

 

Combien de pays dans le monde bénéficient des travailleurs de la santé ou des éducateurs cubains ?

 

Combien d’entre eux se trouvent en Afrique ?


Quel est le pays qui a sollicité une aide à Cuba et se l’est vu refuser ?


Combien de pays sous la menace de l’impérialisme ou en lutte pour leur libération nationale ont pu compter sur le soutien de Cuba ? »

 

Que rajouter de plus ? Quand Bill Clinton enjoignait Nelson Mandela de lâcher son « vieil ami » Castro, Madiba lui répondit simplement : « On n’abandonne pas ceux qui nous ont aidé dans les heures les plus sombres de notre histoire ».

 

Cette simplicité, ce sens de la justice et de la vérité, cette fidélité, ce sont ces valeurs tant vantées au moment de sa mort que nous aimions chez Mandela.

 

Ce que nos médias ne disent pas, c’est qu’elles ont supposé pour Mandela revendiquer sa « dette » envers Cuba, et ne jamais lâché face aux relectures hypocrites de l’histoire de ceux « qui ne l’ont pas aidé », ceux qui furent les complices de ces bourreaux.

 

 

*Pour le discours de Mandela à La Havane, le 26 juillet, voir la traduction ici, sur le site du Grand Soir, sur laquelle nous nous sommes appuyés dans cet article

 


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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:26

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Londres 11/12/13 

 

La dernière manifestation fait suite à deux jours de manifestations étudiantes (contre la privatisation du système universitaire ), qui comprenait l'occupation d'un bâtiment du campus, qui ont eu lieu la semaine dernière pour soutenir les travailleurs de l'université et le syndicat des étudiants.

En réponse, l'université a demandé une injonction de la cour interdisant «manifestations professionnelles" pendant six mois. Ceux qui sont en violation de l'injonction peut être poursuivi pour outrage au tribunal. 


Au cours du mois passé, les universités à travers le pays ont été soumis à des niveaux sans précédent de la violence policiere .


 

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Fear & intimidation: UK students unite against ‘persecution’ : 

 http://rt.com/news/uk-student-protest-persecution-975/

 

 



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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 07:53

 

Les cheminots sont en grève depuis hier mercredi soir jusqu’à vendredi matin à l’appel de leurs syndicats. Ils s’opposent au projet de réforme éclatant la SNCF. Le projet marque la dernière étape de l’ouverture complète à la concurrence inscrite dans le quatrième paquet ferroviaire de la Commission européenne. Il prévoit la séparation stricte entre le gestionnaire de l’infrastructure et le transport des voyageurs.


Déjà sur injonction de l’Union européenne, l’entité RFF (Réseau ferré de France) avait été créée en 1997, mais ses missions étaient assurées par la SNCF. C’est ce schéma que la Commission européenne entend modifier. Elle trouve que le maintien d’une holding SNCF fausse la concurrence et ne facilite pas l’arrivée de nouvelles compagnies privées. Après le fret, c’est en effet le transport de voyageurs qui sera ouvert à la concurrence totale d’ici 2019.


Le projet crée donc trois Etablissements publics industriels et commerciaux (EPIC) totalement indépendants, y compris au niveau financier. Un « EPIC mère », aura un rôle essentiellement stratégique. Un autre exploitera les trains. Mais la pièce maîtresse du dispositif sera le gestionnaire unique du réseau au service de l’ensemble des compagnies ferroviaires. 50 000 cheminots de l’actuelle SNCF devront y être transférés.


Le projet de réforme avait été adopté en octobre par le Conseil des ministres pour être soumis au parlement au printemps prochain. Les syndicats accusent la direction de préparer d’ores et déjà son application en s’attaquant au statut des cheminots et en multipliant les mesures d’économie.

 

 

 

 

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 20:38

http://www.alcid.org/images/tele/image-alcid-nantes-131111-190850.jpg

 

 

Par Bernard Cassen, secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac, texte diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur.


Le 11 décembre 2013.


Commentaire


Bernard Cassen, dans son texte, explique bien que tenter « de faire croire aux électeurs que l’UE peut être ‘‘réorientée’’ pour devenir autre chose que ce qu’elle est actuellement relève d’une navrante naïveté ou de la mystification ». Il prend l’exemple de Martin Schulz, dirigeant du SPD allemand et actuel président du Parlement européen, candidat à la présidence de la Commission européenne.


La candidature d’Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition grecque Syriza, au nom du Parti de la gauche européenne (PGE), relève de la même mystification. Rappelons que le PGE rassemble, entre autre en France, le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG). Il est présidé par Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon ayant récemment présenté sa candidature à la présidence. Une telle démarche contribue à légitimer le système de l’Union européenne.



Texte de Bernard Cassen

On comprend que, dans la perspective des élections au Parlement européen de mai 2014, les partis socialistes et sociaux-démocrates cherchent par tous les moyens à se dissocier des politiques européennes, tant ces politiques – qu’ils ont approuvées – sont impopulaires. Pour faire diversion et ne pas avoir à assumer ce boulet, ils entendent mener une campagne commune à l’échelle des 28 Etats membres sur un objectif – celui de la « réorientation » de l’Union européenne (UE) – et sur un moyen de l’obtenir : disposer d’une majorité au Parlement européen et faire accéder l’un des leurs à la présidence de la Commission européenne en remplacement de José Manuel Barroso. Pour ce poste, ils ont choisi un candidat que les socialistes français présentent, sans rire, comme « le meilleur d’entre nous » : Martin Schulz, dirigeant du SPD allemand et actuel président du Parlement européen [1].


Cette démarche a toutes les apparences du bon sens : même si les élections au Parlement de Strasbourg sont en réalité une juxtaposition d’élections nationales, elles débouchent sur la constitution de groupes parlementaires qui, eux, ne sont pas nationaux, mais politiques, en l’occurrence, pour la social-démocratie, le groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates(S&D). Un facteur donne un rôle accru à la représentation parlementaire dans la désignation du président de la Commission : l’article 17 du traité de Lisbonne stipulant que, pour faire ce choix, les chefs d’Etat ou de gouvernement (le Conseil européen) « doivent tenir compte du résultat de élections au Parlement européen ».


Par ailleurs, et la nuance est importante, aux termes du traité, le Parlement va maintenant « élire » le président de la Commission, alors que, auparavant, il devait se contenter d’« approuver » le choix du Conseil européen.

 
Quand on regarde les choses de plus près, on voit bien que ce qui semble être une clarification des enjeux pour les électeurs n’est qu’une pure illusion. La social-démocratie prétend « politiser » la Commission, ce qui revient à dire que ce n’était pas le cas jusqu’à présent, et que « Bruxelles » était seulement une structure « neutre » ou « technique », composée d’ « experts » uniquement soucieux de l’intérêt général européen…

 

Un aveu de taille, bien qu’implicite : le contenu ultralibéral des traités européens successifs, que la Commission met en œuvre avec zèle dans ses propositions, ne serait pas « politique » ; il serait aussi naturel que le cycle des saisons et ne saurait donc être mis en débat. C’est pourquoi, dans la véritable machine à libéraliser qu’est le collège bruxellois, les 28 commissaires issus aussi bien de partis conservateurs que de partis de la gauche dite « de gouvernement font parfaitement bon ménage. Tout comme le SPD et la CDU/CSU dans le gouvernement allemand de « grande coalition » sur lequel les trois formations concernées viennent de se mettre d’accord.


On voit mal comment un président se réclamant de la gauche pourrait changer quoi que ce soit à une configuration dans laquelle il aurait d’ailleurs toutes chances d’être minoritaire puisque ce sont les gouvernements qui choisissent les commissaires en fonction de leurs propres orientations : des gouvernements de droite – les plus nombreux actuellement – désigneront logiquement des commissaires de droite !


Et même si – miracle hautement improbable – Martin Schulz était élu président de la Commission, et qu’il dispose d’une majorité politique dans le collège des commissaires, il serait institutionnellement tenu de faire appliquer le traité de Lisbonne. C’est-à-dire une feuille de route interdisant toute entorse aux dogmes libéraux. Sauf nouveau traité approuvé à l’unanimité des Etats membres de l’UE, aucune « réorientation » des politiques européennes n’est possible de l’intérieur. Et l’on ne sache pas que M. Schulz et ses amis social-démocrates, notamment ceux du Parti socialiste français, soient disposés à renier un traité qu’ils ont majoritairement voté…


Dans ces conditions, tenter, comme l’a fait François Hollande dans sa campagne présidentielle, de faire croire aux électeurs que l’UE peut être « réorientée » pour devenir autre chose que ce qu’elle est actuellement relève d’une navrante naïveté ou de la mystification.


 

On peut s’étonner à cet égard du suivisme du Parti de la gauche européenne (PGE) qui rassemble les partis de la gauche radicale, et dont les élus au Parlement européen siègent dans groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche Verte nordique (GUE/NGL). En désignant Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition grecque Syriza, comme son candidat à la présidence de la Commission, le PGE a voulu faire un choix emblématique et mettre en accusation la troïka Commission/Banque centrale européenne/FMI qui est en train de détruire, entre autres, la Grèce et le Portugal. Fort bien. Mais il ne semble pas avoir mesuré que, ce faisant, il se coulait dans le moule de la social-démocratie et contribuait à la légitimation des mêmes fausses promesses qu’elle.

 

Source:

http://www.m-pep.org/IMG/rubon234.png?1366660492


 


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