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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:14

Information  reprise sur canempechepasnicolas - Jean Lévy 

 

La Lette volée 

 

Le billet ci-dessous résume la plupart des reproches que l'on peut adresser à l'euro, et explique clairement en quoi il est un problème y compris pour des pays différents de la Grèce. J'ai, du coup, souhaité qu'il reste en évidence !

 


-----

 

 

Les partisans de l'Union européenne ont une habileté extraordinaire pour cadrer les débats d'actualité d'une façon qui les arrange. Par exemple mardi prochain, les députés sont censés voter un traité extraordinairement contraignant, le Mécanisme européen de stabilité (lire les billets sur Les Crises - premierdeuxièmetroisième). Le Monde n'a, à ma connaissance, jamais consacré un article de fond à ce sujet, même s'il retrace que le PS s'abstiendra - malheureusement mais sans surprise - de voter ce texte.


Sur la Grèce, c'est un éditorial du Monde du 17 février qui a rappelé la doxa : "La crise de la dette souveraine grecque - qui n'est pas due à l'Europe - a montré les défauts de fabrication de la monnaie unique."


Pour que l'éditorialiste du premier quotidien français se permette ce genre d'affirmation, il a fallu que toute la classe politico-médiatique s'emploie à nier l'impact de l'euro sur les économies des états membres.

 

Rappelons-donc que la surévaluation de l'euro (estimée très généralement à 30% par rapport au dollar et au yuan chinois), coute très cher en termes de perte de croissance et de déséquilibre des balances commerciales. Une note de l'INSEE en 2008 estimait à 1,7% la perte de PIB à quatre ans d'un euro surévalué de 10%. Et 1,7% du PIB c'est 33 milliards d'euros. Avec 30% de surévaluation, depuis près d'une dizaine d'années, combien de croissance et de recettes fiscales avons-nous perdu ?

 

Ce premier point, l'impact de la surévaluation de l'euro, commence à être connu. Ce qui l'est moins, c'est l'impact des différentiels d'inflation sur la compétitivité des pays membres de la zone.


Les parités entre les anciennes monnaies de la zone euro ont été figées en 1999. On a donc 11 années d'existence de l'euro pour faire un bilan.


J'ai comparé ces 11 années avec les 11 années précédant le gel des parités, pour voir l'impact sur les balances commerciales des pays membres.


Les données sont celles des balances courantes, telles que publiées par la Banque Mondiale.


J'ai cumulé le solde des balances commerciales sur deux périodes : 1989-1999, onze ans avant l'euro, puis 2000-2010. Ceci pour la France, L'Italie, l'Allemagne, la Grèce et l'Espagne.


 

http://img.over-blog.com/481x314/0/11/19/18/2012/balances.jpg

Solde cumulé des balances des comptes courants, avant et après l'euro


La France avait donc 152 milliards d'excédents cumulés sur la première période, alors que "grâce" à l'euro-qui-nous-rend-plus-forts, elle est passée à 99 milliards d'euros de déficit. Et rappelons qu'en 2011, nous aurons plus de 70 milliards de déficit commercial. Le phénomène s'aggrave donc.

 

Même chose pour l'Italie, qui passe de 60 milliards d'excédents à 360 milliards de déficits.

L'Espagne voit également son déficit cumulé multiplié par 7, qui passe de 113 milliards à près de 800 milliards.


Enfin, la Grèce passe de 44 milliards de déficits, soit 4 milliards par an, à 256 milliards de déficits, soit près de 25 milliards par an.


Sur le sujet de la Grèce, rappelons donc que, selon Le Monde, l'euro n'est pour rien dans ses problèmes, qui sont donc dus exclusivement à la paresse, la corruption, la fraude fiscale et autres plaies qui affligent ces attardés. Rappelons également que pour le Front de gauche, le Parti socialiste ou Gérard Filoche, c'est la faute aux banksters ou à un positionnement sur le bas de gamme, puisque ni le PS ni le Front de Gauche ne veulent sortir de l'euro. Ils sont tous, comme l'éditorialiste du Monde, convaincus que l'euro n'est pour rien dans les problèmes de la Grèce.

C'est dire la gravité de la situation politique aujourd'hui. Il faudra tout de même qu'on explique comment les défauts qu'on impute à la Grèce ont pu évoluer de façon si spectaculaire, qu'en dix ans ils ont entraîné une multiplication par 5 du déficit extérieur du pays ? Alors que la naissance de l'euro, intervenue dans la même période, n'y serait pour rien !

*

C'est bien l'euro qui est pourtant coupable de l'appauvrissement de la plupart des pays membres - essayons de montrer comment.


Traditionnellement, lorsqu'un pays subit des déficits trop importants de sa balance commerciale, il dévalue sa monnaie, pour regagner de la compétitivité.


La principale raison pour laquelle un pays perd de la compétitivité est l'inflation : la hausse des prix rend les biens qu'il produit moins intéressants pour les acquéreurs étrangers.


Le problème de la zone euro est qu'elle empêche les pays qui ont des taux d'inflation différents de procéder ponctuellement à des dévaluations, puisque les taux de change ont été figés.


Hors, les taux d'inflation sont très différents au sein de la zone euro. Prenons les données d'Eurostat sur l'inflation.


Depuis 1999, l'inflation allemande a été, en moyenne annuelle, de 1,6%. En Grèce, elle a été de 3,2%, le double.


 

http://img.over-blog.com/481x289/0/11/19/18/2012/inflation.jpg

Evolution comparée de l'inflation dans 5 pays de la zone euro

 

 

Si l'on prend l'année 1999 comme référence, avec tous les prix européens égaux à 100 à cette époque, les prix allemands ont atteint le niveau de 122 en 2011, alors que les prix grecs ont atteint un niveau 148.

Les prix grecs sont donc surévalués en 2011 de 20% à l'égard de son partenaire allemand. Et rappelons que par rapport à l'extérieur de la zone euro, l'euro est également surévalué de 30%. L'euro constitue donc une double peine pour les grecs.

*

Il y a bien deux effets néfastes de l'euro : la surévaluation de l'euro par rapport aux autres monnaies est le premier effet, le plus connu, que l'INSEE évaluait dans la note de 2008 citée plus haut. Le deuxième effet est le gel du taux de change entre des partenaires qui connaissent des taux d'inflation différents.


On peut alors établir une typologie des pays membres de la zone euro par rapport à ces deux phénomènes.


D'abord, tous les pays membres sont victimes de la surévaluation de l'euro. Il n'y a aucun miracle à cet égard, même si la classe politico-médiatique tend à croirre que l'Allemagne disposerait d'une recette miracle.


 Avec l'extérieur de la zone euro, l'Allemagne est en déficit : elle souffre comme tout le monde de la surévaluation de l'euro. Ce qui masque ce phénomène est que, du fait de son inflation la plus basse de la zone, la compétitivité allemande s'accroît mécaniquement chaque année par rapport à ses partenaires de la zone euro.


Les autres pays sont d'autant plus affectés par le deuxième effet qu'ils ont une inflation supérieure à l'Allemagne.


On constate en effet que la dégradation de la balance commerciale constatée plus haut varie en lien direct aux écarts de taux d'inflation avec l'Allemagne :


  Allemagne France Italie Grèce Espagne Différentiel d'inflation avecl'Allemagne 0,0 3,0 9,5 26,0 17,6 Evolution de la balance commerciale entre les deux périodes +1 436 -251 -424 -212 -675

 

Prenons le cas français : la France a un taux d'inflation très proche de celui de l'Allemagne, si bien qu'elle ne souffle pas trop du deuxième effet néfaste de l'euro. En revanche, elle souffre de la surévaluation de l'euro vis-à-vis de l'extérieur.


La Grèce, l'Espagne et l'Italie, à des degrés divers, souffrent des deux problèmes de l'euro.

 

Leur déficit commercial a donc explosé depuis l'adoption de l'euro. Pas celui de la France.


Pour revenir au titre de ce billet, la distance entre la France et la Grèce est assez importante au sens où l'inflation française est mieux maîtrisée. En revanche, isoler le cas grec relève de la pensée magique car l'Espagne et l'Italie sont exactement dans la même situation de dégradation rapide de leur compétitivité, sous le double phénomène de la surévaluation de l'euro et de la fixité des parités entre partenaires d'une zone où les taux d'inflation sont divergents.

*

 

Au sein d'une zone où les échanges commerciaux sont développés, la fixité des taux de change est donc directement responsable de la dégradation de la balance commerciale. La surévaluation de l'euro s'ajoute à ce problème de base. Par ailleurs le financement de ces déficits est le principal responsable de la dette.

 

Il n'y a donc pas de crise de la dette, il y a une crise des balances commerciales.Il n'y a pas non plus de problème grec qui serait isolable des problèmes économiques des autres membres de la zone euro.


Deux points permettent alors de conclure définitivement que l'euro est intrinsèquement néfaste pour les états qui l'ont adopté - sauf pour l'Allemagne, pour qui c'est une véritable martingale. Il s'agit de répondre aux partisans de l'Union qui pourraient suggérer qu'il suffirait d'harmoniser les taux d'inflation pour en finir avec les crises au sein de la zone.


1. Les taux d'inflation résultent des structures profondes d'une économie, et vouloir les harmoniser n'aurait aucun sens.


 Il y a des raisons pour que les taux d'inflation soient différents. On peut citer notamment l'effet Samuelson-Balassa, qui explique que les pays en rattrapage au sein d'une zone ont un taux d'inflation supérieur aux autres. On peut aussi trouver normal que l'Allemagne, dont la démographie décline, soit un pays où les pressions inflationnistes sont faibles.


On peut également, enfin, citer les travaux de Layard, Nickell et Jackman sur les structures des négociations salariales : que les négociations salariales dans un pays aient lieu par branche, par entreprise ou au niveau centralisé, les résultats en termes d'inflation seront très différents.


2. Le fait même d'avoir intégré la zone euro empêche les états membres de recourir à un moyen plus simple que le bouleversement complet des structures de leurs économies ou la dévaluation. En effet, avant d'être contraints de dévaluer, les états normaux, libres, ont la possibilité de modérer l'inflation par la hausse des taux d'intérêt. Malheureusement pour les pays membres de la zone euro, ils ont aujourd'hui dévolu cette compétence à la Banque centrale européenne, qui définit un taux d'intérêt et un seul, pour tout le monde.


 

Tous les points rappelés ici sont de la macroéconomie de base. Mais les chiffres aident à comprendre que la Grèce n'est en rien un problème isolé au sein de la zone euro. Elle n'est que le maillon le plus faible parce qu'elle a l'inflation la plus élevée de la zone. 

 

Les autres maillons sauteront aussi. A moins que la classe des partisans de l'Union - accompagnée des aveugles du Front de gauche et du PS, qui s'imaginent que l'euro est un projet internationaliste - ne réussisse à accroître partout la discipline absurde qu'elle applique à toute la zone. C'est une énigme qu'il appartiendra à d'autres d'éclaircir plus tard. L'aveuglement sur l'euro est notre nouvelle ligne Maginot. Probablement que l'illusion que la construction européenne est internationaliste frappe la gauche - alors qu'il ne s'agit que de la construction à marche forcée d'un état pas plus généreux que les autres.

 


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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:04

 

Il est à peu près évident pour ceux qui osent garder un peu d'objectivité dans ce dossier que l'asservissement des peuples par les multinationales va être plus important et difficile à combattre, une fois les accords transatlantiques signés.


Une loi française nous protège de la malbouffe, le bœuf aux hormones et j'en passe, on n’en tiendra pas compte ! Une loi française interdisant l'exploitation des gaz de schistes semble nous mettre à l'abri de ces horreurs économiques, cela se fera quand même! Nous pensons pouvoir résister à ces malversations officielles ? Sachez qu'il n'en est rien. Un tribunal privé entièrement au service des multinationales est prévu pour imposer la logique marchande aux états récalcitrants. Les jugements rendus par cette organisation au service de la mafia qui gouverne le monde, seront contraignants pour les contrevenants.

 

Cela signifie que cet organisme est supérieur à toutes les juridictions publiques. Cela signifie qu'il est supérieur à toutes les constitutions.


 

Je pense que la vidéo ci-dessous a le mérite de traiter le sujet de façon claire et ludique.

 

 


 

 


 

Source: Blog de lucien Pons 

 



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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 07:22

Symbol-der-grossen-Koalition-Faehnchen-von-SPD-und-CDU-vor-.jpg

 

Article de Patrik Kobele, président du Parti communiste allemand (DKP)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Il serait trop superficiel de critiquer le pacte de grande coalition parce qu'il ne « traiterait pas les vrais problèmes », ou parce qu'il ne ferait que gérer les affaires quotidiennes au lieu d'avoir une vision d'avenir, comme l'ont fait certains politiciens de Die Linkeaprès la signature de l'accord.

 

C'est superficiel et c'est faux. Ce pacte a une vision d'avenir : celle de la classe dominante et de l'impérialisme allemand.

 

Pour le peuple allemand, pour le peuple portugais, italien, grec au sein de l'UE, pour ceux qui se trouvent à l'intérieur et hors des frontières de l'UE, tous ont de quoi craindre le pire avec cet accord.

 

Cette menace manifeste, chacun peut la reconnaître à la lecture de l'accord :

 

« La compétition accrue à l'échelle internationale, ainsi que la croissance rapide des pays émergents (…) et la raréfaction des ressources naturelle posent de nouveaux défis » (p 13).

 

« Un pilier primordial de notre succès, c'est la force des entreprises allemandes sur les marchés internationaux. Leur compétitivité internationale occupe une place déterminante dans notre succès et notre prospérité. Ainsi, nous devons faire en sorte de garantir la stabilité des marchés et des systèmes financiers mondiaux, car ce sont une condition préalable à un climat d'investissement favorable à la croissance ». (p 14).

 

A ces objectifs, correspond naturellement le fait que soit accordée une place plus importante à l'OTAN qu'à l'ONU. Les causes de cette position sont clairement formulées :

 

« L'Allemagne a une responsabilité internationale. Nous voulons contribuer à façonner l'ordre mondial. Nous sommes guidés par les intérêts et les valeurs de notre pays ». (p 168)

 

Les « intérêts et valeurs de notre pays » ? On peut s'en référer encore à Marx, sa déclaration reste toujours actuelle :« L’État moderne n'est que le conseil d'administration des affaires communes de l'ensemble de la classe capitaliste ».

 

Cette politique doit aussi trouver une application à l'intérieur du pays. Cela nécessite une forme de militarisme ou, tel que cela est formulé dans le pacte de coalition :

 

« nous prenons l'engagement solennel d'intégrer la Bundeswehr (1)dans la société démocratique. La coalition soutient le dialogue continu de la Bundeswehr dans et avec la société allemande. Nous voulons porter ensemble la responsabilité de nos anciens combattants. Cela vaut aussi pour l'aide aux blessés, aux invalides et à la commémoration dans la dignité du souvenir de nos morts. Les Jugendoffiziere (2)réalisent un travail important en informant le public sur les missions de la Bundeswehr. Nous apprécions que de nombreux établissements scolaires tirent profit de cette offre. Faire entrer la Bundeswehr dans les écoles, les collèges, lycées, universités, salons de l'éducation et pour l'emploi, c'est bien sûr une très bonne chose pour nous » (pp 176-177).

 

Une telle offensive nécessite une collaboration, avant tout des syndicats.C'est aussi le grand avantage d'intégrer le SPD. Cette collaboration ne coûtera pas cher, quelques miettes feront l'affaire. Cela comprend le salaire minimum, qui n'est suffisant, ni généralisé, et applicable qu'à partir de 2017. Que valent désormais ces 8,50 euros ? Quelques aumônes pour la retraite, que plus personne n'est susceptible d'atteindre à vrai dire. Et pour en finir avec ces mesures superficielles :

 

« Dans le respect du pluralisme syndical et de l'esprit de concertation sociale, nous voulons inscrire dans la loi le principe de l'unicité de la convention collective (3)dans l'entreprise , avec application de la règle de la représentativité dans l'entreprise, avec les principales organisations de salariés et d'employeurs » (page 70).

 

Va être imposé crûment ici ce que la CDU et le FDP n'avaient pas réussi à imposer : l'unicité de la convention collective dans l'entreprise, donc une restriction massive du droit de grève. Il n'est pas étonnant que les représentants des associations patronales aient du mal à ne pas accompagner leurs larmes de crocodile de sourires goguenards.

 

Non ce pacte n'est pas le « triste résultat » de longues négociations, c'est une attaque massive de la classe dominante.Les adhérents du SPD devraient l'avoir clairement en tête. De social et démocratique, ce pacte n'a décidément plus rien.



Notes :

 

(1) – Bundeswehr : l'armée allemande

(2) – Jugendoffiziere : officiers de l'armée allemande chargés de diffuser la propagande de la Bundeswehr auprès des élèves et des enseignants allemands

(3) – Grundsatz der Tarifeinheit : ce qu'on peut traduire par « unicité des conventions collectives ». Concrètement, cela renforce le pouvoir hégémonique de la centrale syndicale DGB liée au SPD, au nom de sa « représentativité » au sein des entreprises allemandes, face à l'émergence de syndicats de base, alternatifs (chrétiens) ou catégoriels, ce qui – selon les syndicats patronaux peut contribuer à l'explosion de conflits sociaux. Le syndicat patronal, DGA, et le syndicat des salariés DGB avaient signé un texte commun pour exiger le retour à cette « unicité conventionnelle », après plusieurs arrêts de la Cour fédérale du travail reconnaissant le pluralisme syndical, pour assurer la paix sociale.



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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 17:42

28 novembre 2013 

 

 

http://espagne.blog.lemonde.fr/files/2013/11/1384959924_646055_1384968569_noticia_fotograma.jpg

 

Ils sont des centaines à avancer en file indienne, minuscules silhouettes noires captées par la caméra infrarouge d’un hélicoptère au milieu de la nuit. Ils marchent depuis les monts Gourougou avec le même objectif : quitter le Maroc où ils attendent depuis des semaines, des mois, parfois des années, et franchir les hauts grillages qui les séparent de l’enclave espagnole de Melilla, pour gagner enfin l’Espagne.

L’Europe.


Selon la délégation du gouvernement espagnol à Melilla, la garde civile et les forces de sécurité marocaines ont fait échouer l’opération vers 3 heures du matin. Mais, publiée par le site Internet du journal « El Pais » le mercredi 20 novembre, cette vidéo « démontre une fois de plus l’extrême pression migratoire sur la ville », a expliqué la délégation du gouvernement. Une façon de justifier l’usage des barbelés, dotés de petites lames tranchantes, installés fin octobre sur les grillages de Melilla.


Ou plutôt réinstallés, car ces barbelés avaient déjà été mis en place en 2005, sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Après les protestations d’ONG espagnoles et internationales, ils avaient été enlevés en 2007, mais seulement à Melilla, pas dans l'autre enclave espagnole de Ceuta.


Non seulement ils provoquent de profondes coupures sur les migrants qui essaient d’escalader la clôture. Mais ils ne sont pas dissuasifs. En témoignent encore les derniers assauts contre la triple barrière de Melilla, comme celui qui, le 5 novembre, a provoqué la mort d’un homme, d’origine subsaharienne, après une chute des grillages hauts de 6 mètres.

 

melilia.jpg


Mercredi 27 novembre, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, a ouvert la porte au retrait des barbelés si une méthode plus efficace était trouvée contre les « mafias de l'immigration ». Le secrétaire d'Etat à la sécurité assure qu'ils sont dissuasifs et ne provoquent que des blessures superficielles, malgré les terribles photos qui circulent et la mort d'un migrant, en 2009, à Ceuta, après avoir eu une artère tranchée.


En Espagne, la polémique enfle. Tous les groupes politiques qui forment l’opposition ont demandé au Parti populaire (PP, droite) de retirer ces barbelés« honteux et terribles », d’une « cruauté sans commune mesure »,« inhumains ». Toutes les organisations sociales et même le nouveau porte-parole des évêques espagnols se sont élevés contre leur réinstallation. Sans succès.


Le procureur général de l’Etat s’est engagé, cependant, à ouvrir une enquête sur la légalité de ces barbelés… Mais elle tarde à être mise en marche. En attendant, les migrants continuent de risquer leur vie pour pénétrer à Melilla, en Espagne, en Europe. Barbelés ou pas.


Sandrine Morel ( Blog Le Monde ) 

A voir : le graphique interactif réalisé par le journal en ligne eldiario.es

 


http://md1.libe.com/photo/559394-la-frontiere-entre-l-espagne-et-le-maroc-dans-l-enclave-de-melilla-le-16-octobre-2013.jpg?modified_at=1385156308&width=825

 


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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:40

29 octobre 2013 

 

http://www.contrelacour.fr/wp-content/uploads/2013/07/Le-mandat-de-negociation-confie-a-la-Commission-europeenne-300x180.jpgEst-ce que, au terme des négociations, l’Accord de libre échange UE-USA devra être ratifié par chacun des Etats membres? Je me pose cette question depuis un bon bout de temps maintenant. Aucune source officielle n’a daignée ne répondre explicitement.


Les seuls éléments de réponse étaient des éléments d’ordre général, consistant à indiquer que les accords mixtes (ceux qui comprennent des dispositions de compétences européennes et nationales) doivent être ratifiés à la fois au niveau européen et au niveau national. Impossible de savoir si l’Accord UE-USA relèverait de cette catégorie.


La publication d’un entretien de Karel de Gucht par Jean Quatremer aujourd’hui au sujet de l’Accord de libre échange UE-Canada m’a fait reprendre mes recherches.

 
En effet, le Commissaire indique:

 
« Il faudra ensuite que le Collège des 28 commissaires européens donne son feu vert au texte définitif que je lui présenterai avant de passer à la ratification par le Conseil des ministres (où siègent les États membres, NDLR) et le Parlement européen.« 


A la lecture de cette réponse, je me dis que l’on peut vraisemblablement penser que l’Accord transatlantique connaitra le même sort: une ratification par le Conseil de l’Union européenne (les ministres du Commerce) et par les eurodéputés.


Les Parlements nationaux ne seront apparemment pas consultés sur la ratification du Traité transatlantique.


C’est ce que confirme une réponse parue récemment sur le site de la Commission européenne consacré aux négociations transatlantiques, dans la rubrique « Questions fréquentes »:


TTIP ratification

 

Il parait incroyable qu’un Traité d’une tel ampleur puisse être secrètement négocié par la Commission européenne et les ministres européens sans aucun contrôle, ne serait-ce qu’à posteriori, des représentants nationaux.

 
Encore une fois, le fonctionnement des institutions européennes permet de doubler sans difficulté les compétences historiques des parlementaires français. La ratification par le Parlement des Traités commerciaux est en effet inscrite dans l’article 53 notre Constitution.


Certains répondront que l’opinion publique et les parlementaires peuvent cependant tenir, par la pression, la position du gouvernement français.

 
Comme nous l’explique Craig Willy dans son dernier article « La France peut-elle rejeter le Grand Marché Transatlantique ?« , les décisions du Conseil relative au Conseil reste prise à l’unanimité. Aucun accord ne sera validé sans l’appui du gouvernement français. Mais il faudra garder à l’esprit que les discussions au sein du Conseil ne sont pas publiques.

 


Source : Contre La Cour 


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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:39

Le ministre Peillon s’en prend maintenant

aux collèges et aux lycées…

Mercredi 27 novembre 2013


http://siteofficieldupoi.files.wordpress.com/2013/05/diff.jpg?w=191&h=100&crop=1Le ministre Peillon est déjà connu. Et pour cause !


Sa réforme des rythmes scolaires provoque un rejet dans tout le pays. Enseignants, parents d’élèves et élus refusent l’éclatement de l’Education nationale en autant de projets locaux, commune par commune.


Le 5 décembre, une grève nationale est appelée de manière convergente. Le syndicat enseignant SNUipp-FSU revendique « la suspension de la réforme des rythmes scolaires ». Les fédérations FO, CGT, SUD des enseignants et des personnels territoriaux revendiquent « la suspension immédiate de la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires et l’abrogation du décret ».


Face à ce rejet grandissant, le ministre Peillon non seulement s’entête mais s’attaque maintenant aux statuts des enseignants, avec ce qu’il appelle son « acte II de la refondation de l’école ».

… en s’attaquant aux statuts des enseignants

Jusqu’à présent, les élèves des lycées et des collèges ont droit aux mêmes programmes nationaux, leurs

professeurs devant leur enseigner la discipline pour laquelle ils sont recrutés comme fonctionnaire d’Etat.


Selon les propositions du ministre, le conseil d’administration de chaque établissement pourrait définir

les tâches des enseignants et leurs horaires de travail.


Par exemple, le professeur de mathématiques n’aurait pas les seules mathématiques à enseigner mais devrait se plier au projet d’établissement, enseigner d’autres disciplines, faire du « scolaire » et du « périscolaire » et travailler au « contrat d’objectifs » avec la collectivité territoriale, les entreprises, les associations.


Les statuts des enseignants voleraient en éclats ainsi que l’égalité du droit à l’instruction.


C’est ce que le ministre Peillon ose proposer aux organisations syndicales.


C’est un fait, dans les collèges et les lycées comme à l’école primaire, ils veulent éclater l’Education nationale en autant de projets éducatifs territoriaux, en autant de projets d’établissement dépendant des collectivités territoriales.


La raison de cette contre-réforme ? L’Union européenne exige la baisse du coût du travail et la mise en concurrence des travailleurs. C’est pour cela que le gouvernement Hollande-Ayrault, inféodé à l’Union européenne et au Medef, veut casser le cadre national des programmes et des diplômes qui servent de base aux conventions collectives nationales.

 

 

Source: POI 


 

 

***********************************************

 

 

" L' ENCERCLEMENT " est un excellent film documentaire québécois réalisé par Richard Brouillette, sorti en 2008 aux 11e Rencontres internationales du documentaire de Montréal (sorti le 31 mars 2010 en France.)

 

Chapitre 6 : Propagande et endoctrinement -- l'éducation

 


 

Le documentaire dans son intégralité...

 


 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 21:41

http://www.okeanews.fr/wp-content/uploads/2012/08/logoNewsletter-600x118.png

 

RUINES : chronique d'une chasse aux sorcières séropositives

Ce dimanche 1er décembre, Okeanews propose en direct et en accès libre la version sous titrée en français du documentaire exceptionnel de Zoé Mavroudi :

 

"RUINES : chronique d'une chasse aux sorcières séropositives".

 

Ce film raconte l'histoire de plus de 30 femmes qui ont été persécutées et présentées comme des «prostituées infectées par le VIH», dans une campagne orchestrée politiquement dans la perspective des élections de mai 2012 en Grèce.


http://www.okeanews.fr/wp-content/uploads/2013/11/RUINES_FR-600x312.jpg

 

Quand elle était petite fille, son rêve était de devenir photographe. Caméra au poing, elle prenait des photos de ce qui lui plaisait dans son village : "Tout. Les petits enfants qui jouent, un passant, une belle fleur... Je serais allée à différents endroits du village, les cascades, la montagne, la mer et j'aurais photographié des paysages ."


Mais son rêve ne s'est pas encore réalisé. Et il pourrait ne jamais se réaliser car, dans la plus cruelle des ironies, ce monde de la photo qu'elle aimait a été utilisé par l'État grec pour la vilipender et la dégrader, en placardant sa photo partout dans les médias, en la nommant et en la couvrant de honte, elle, comme au moins 32 autres "prostituées infectées par le SIDA" qui, selon la police, avaient délibérément infecté des hommes en ayant des rapports sexuels non protégés.


Ces femmes ont été ramassées dans les rues autour de la place Omonia, en plein centre d'Athènes, dans une opération dite de «balayage» en avril, quelques jours avant les élections de mai 2012. Beaucoup souffraient visiblement d'une utilisation importante et prolongée de drogues dures - des cibles vulnérables pour la police, qui sur une période de plusieurs jours, a détenu plus d'une centaine de femmes dans le centre d'Athènes, les testant de force pour le VIH dans les commissariats de police et emprisonnant celles qui étaient séropositives.


Une seule de ces femmes - la première à être diagnostiquée - a été arrêtée dans une maison close. Et aucun «client» n'est jamais venu pour indiquer avoir eu des rapports sexuels avec une des autres femmes. Mais cela n'a pas empêché toutes les autres d'être étiquetées comme des prostituées par les autorités et par les médias.


Afin de prévenir les «milliers» de «pères de famille» qui ont prétendument eu des rapports sexuels avec elles, un procureur a alors autorisé la publication des photos d'identité judiciaire des femmes et des photographies en pleine page dans les médias, avec leurs noms, les noms de leurs parents, et d'où elles venaient.


Ces photographies sont difficiles à oublier. Elles montrent des corps maigres, en grande détresse, dont les bras, les cous et les jambes, dans de nombreux cas, ont montré des signes révélateurs de l'usage de drogues par voie intraveineuse.


L'histoire poignante de ces victimes de cette chasse aux sorcières des temps modernes a fait l'objet d'un documentaire de 53 minutes réalisé par Zoé Mavroudi. Le documentaire, déjà présenté à plusieurs occasions en version originale sous titrée en anglais fait son apparition avec des sous titres français, en exclusivité sur Okeanews.


Ce premier film de Zoé Mavroudi,  Ruines: chronique d'une chasse aux sorcières séropositives, présente des entrevues avec deux des femmes séropositives et leurs mères, ainsi qu'avec des médecins, des avocats, des journalistes, des universitaires et des militants qui ont fait campagne pour leur libération.


Le film revient aussi sur cette loi inhumaine et raciste mise en place par Andreas Loverdos (PASOK), retirée en mars 2013 et réinstaurée par le ministre de la santé actuel Adonis Georgiadis.


C'est un document exceptionnel qui nous vous invitons à découvrir ce dimanche 1er décembre à partir de 19h, pour une première diffusion en ligne, en direct, et avec des sous titres français.


http://www.okeanews.fr/20131127-ruines


 

Le trailer (VO sous titrée en anglais) est disponible sur YouTube.

 

 

 

En attendant dimanche et pour aller plus loin :


Le site du documentaire.


Faire une donation : les recettes du film et les donations serviront à aider ces femmes dans le combat juridique qui les attend.


Rebâtir la confiance après un trau­ma­tisme : le cas du SIDA en Grèce, par Zoé Mavroudi.

 


 


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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 21:10

 

 

Mercredi 27 novembre 2013

 

par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.

 

La déclaration adoptée ce 25 novembre par cinq confédérations « rassemblées » à l’initiative de la CFDT et de la CGT (1) mérite la plus grande attention. On y lit que « l’expression légitime des intérêts particuliers ne peut sans danger laisser se développer les corporatismes en ignorant l’intérêt général ».

 

Qu’est-ce que cela signifie ?

 

« L’expression légitime des intérêts particuliers », c’est l’essence de la démocratie, la reconnaissance qu’il existe des intérêts contradictoires — en particulier ceux qui opposent les exploités aux exploiteurs — qui s’expriment notamment dans l’existence de partis et de syndicats.

 

« L’expression légitime des intérêts particuliers», c’est la reconnaissance de la lutte de classe, et donc du droit imprescriptible de la classe ouvrière à s’organiser pour les faire prévaloir.


Tous ceux qui, dans le passé, ont voulu brider l’expression des intérêts particuliers au nom de « l’intérêt général » ont pavé la voie à l’instauration du corporatisme, un système dans lequel les organisations de classe sont sommées de s’intégrer aux institutions de l’Etat (2).


En l’occurrence, la déclaration du 25 novembre se conclut par l’appel à participer à la manifestation du 30 novembre contre le racisme. Le racisme ? L’histoire témoigne que cette mauvaise graine — qui exploite politiquement des préjugés fondés sur l’ignorance pour tenter d’opposer les exploités entre eux — ne fleurit et prospère que sur le terreau de la décomposition sociale et du communautarisme. Or si l’un et l’autre se développent aujourd’hui, c’est en conséquence directe de la politique du gouvernement Hollande-Ayrault répondant aux injonctions de l’Union européenne et du capital financier.


Ce n’est pas « le racisme » qui organise avec les patrons les plans de licenciements, qui fait voter la contre-réforme des retraites, la réforme Peillon et l’acte III de la décentralisation, qui menace dans tous les domaines les droits de la classe ouvrière et qui impose l’austérité. C’est le gouvernement.


L’intérêt général — ou l’union nationale, quel que soit le nom qu’on lui donne —, c’est le corporatisme, l’inverse de la démocratie. La démocratie, c’est la lutte de classe, pour défendre pied à pied les intérêts ouvriers et populaires et bloquer la politique meurtrière du gouvernement.


D’un côté, la manifestation du 26 novembre appelée par CGT et CGT-Force ouvrière contre la réforme des retraites. De l’autre côté, la manifestation politico-syndicalo-sociétale du 30 novembre pour la défense du gouvernement (sous couvert de lutte contre le racisme). Entre les deux, un gouffre : celui qui sépare l’indépendance de classe de l’intégration, la démocratie du corporatisme.


Le POI, pour sa part, se refuse à prendre place dans quelque combinaison que ce soit dont l’objectif ne soit pas d’aider à réaliser l’unité des travailleurs et de leurs organisations dans le combat de classe, sur une ligne de rupture avec le gouvernement, sa politique et l’Union européenne.



(1) Deux jours après la manifestation de Lorient au cours de laquelle Berger et Lepaon ont revendiqué un « volet social » dans le « pacte régional pour l’avenir de la Bretagne ».


(2) Que la CFDT, fondée à l’origine sur l’encyclique papale corporatiste Rerum Novarum, tienne ce langage, rien d’étonnant. Mais que vient faire la signature de la CGT, confédération syndicale ouvrière, au bas d’un tel document ?


 

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:07

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27 novembre 2013  

 

Du fait de la féminisation de l’emploi et du vieillissement de la population les « services à la personne » constituent aujourd’hui un secteur d’activité en plein essor. En France, il concerne plus d’1,2 millions de salariés. Femmes de ménage, aide à domicile, assistantes maternelles, garde d’enfants, auxiliaire de vie, ces salariées sont pour l’essentiel des femmes.

 

Qu’elles soient employées par des particuliers, par des associations ou des entreprises à but lucratif ces femmes font face aux mêmes difficultés : faible reconnaissance de leurs compétences professionnelles, négation fréquente des risques professionnels auxquels elles sont quotidiennement exposées, recours quasi-systématique des employeurs au temps-partiel.


Elles expérimentent à ce titre une précarité multidimensionnelle. Dans un secteur où le temps partiel concerne 7 salariées sur 10, cette précarité est d’abord financière, la plupart ne gagnant pas plus de 800 euros net par mois.

A la faiblesse des salaires perçus se rajoute les écarts entre « le temps de travail réel » et « le temps de travail rémunéré » et l’irrégularité des emplois du temps qui les empêchent le plus souvent de compléter leur temps partiel par un autre emploi. Enfin, il est aussi souvent difficile pour ces salariées de bénéficier des outils habituellement prévus par le droit du travail pour être représentées et protégées.


Sophie O’LLOG, enseignante-chercheuse en sociologie, a longuement interrogé Alain SPAYKETHER, inspecteur du travail, afin de dresser un tableau précis des conditions de travail aujourd’hui expérimentées par les femmes qui travaillent dans ce secteur d’activité.

La première partie de cet entretien revient sur les abus qui sont aujourd’hui constatés par l’inspection du travail et les mécanismes qui les rendent possibles. Dans une seconde partie, Alain SPAYKETHER revient concrètement sur la manière dont la situation de ces femmes pourrait être améliorée.


Alors que je venais de publier un article sur les systèmes téléphoniques de pointage dans l’aide à domicile, j’ai été contactée par un futur inspecteur du travail qui avait rencontré un cas similaire à celui que je décrivais. Nous avons échangé pendant plusieurs années nos informations sur la question du droit du travail dans les emplois de « services à la personne ». Cet entretien est le résultat de nos échanges.

« Une double peine pour les salariées de ce secteur »

Est-ce que vous pourriez nous expliquer comment vous en êtes venu à vous intéresser au droit du travail dans ce que les politiques appellent aujourd’hui « les services à la personne » ?


Lorsque j’étais en formation pour devenir inspecteur du travail, je me suis intéressé à une affaire de contentieux concernant une très grosse association qui employaient près de 700 aides à domicile. Il s’agissait de femmes, salariées par l’association, qui allaient du domicile d’une personne âgée dépendante à une autre à longueur de journée, pour l’aider dans les actes de la vie quotidienne (ménage, courses, repas…). L’association avait décidé d’introduire un système de « pointage » par téléphone (appelé « télégestion ») : arrivant chez la personne âgée, la salariée était censée appeler un numéro gratuit avec le téléphone de la personne âgée et faire son code personnel puis de même en repartant et refaire cette opération chez chaque personne âgée. Tous ses horaires d’arrivée et de départ étaient enregistrés pour chaque mission au cours de la journée.


Qui était à l’origine du contentieux ?


Comme il s’agissait d’une très grosse association, elle était dotée d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), avec une présence syndicale. Or le CHSCT n’avait pas été consulté avant la mise en place de la télégestion, comme l’exige pourtant la loi. Les représentants du CHSCT ont saisi le juge du Tribunal de Grande Instance en référé (i.e. selon une procédure accélérée) pour faire constater le défaut de consultation sur l’introduction du système de télégestion.


Quel était le problème ?


Le Code du travail prévoit que le CHSCT doit être consulté avant toute transformation importante des postes de travail, avant toute modification des cadences ou encore avant l’introduction de nouvelles technologies pouvant avoir une incidence sur les conditions de travail. Ce qui est bien le cas avec la mise en place d’un système de télégestion. Pourtant, dans cette affaire, la direction de l’association ne l’avait pas consulté, arguant que ce système n’avait rien à voir avec les conditions de travail des salariées. Pour elle, il s’agissait même de mieux protéger les salariées en rendant impossible la contestation des heures par les familles. Certaines associations avancent également que les salariées pourront être payées plus rapidement grâce à ce système : les feuilles d’heures « papiers » habituellement utilisées pour valider les heures (l’aide à domicile fait signer sa feuille à la personne âgée à la fin de chaque intervention) demandent ensuite d’être traitées informatiquement par le personnel administratif. Ce travail long est parfois prétexte à un versement très tardif des salaires (après le 15 du mois dans certains cas). Mais le CHSCT a immédiatement été confronté aux inquiétudes des aides à domicile. Que faire lorsque la personne âgée est au téléphone avec un proche lorsqu’elles arrivent, lui demander de raccrocher ? Que faire si la personne âgée refuse qu’on utilise son téléphone ? Que devaient-elles faire si elles trouvaient la personne âgée à terre : la relever ou téléphoner d’abord ? Et que se passe-t-il en cas d’oubli ? Mais surtout les salariées se retrouvaient soumises à une augmentation des cadences : elles devaient parvenir à se rendre d’un domicile à l’autre dans le temps prévu par l’association (souvent 15 minutes) pour arriver à l’heure chez la personne âgée suivante. Dans la réalité, ces temps ne pouvaient être qu’indicatifs pour les salariées. Il est parfois difficile de traverser la ville en 15 minutes quand deux interventions sont éloignées. Il y a de nombreux aléas, de l’imprévisible. Et que faire quand, au moment de partir, la personne âgée demande à l’aide à domicile de l’aider à aller aux toilettes ? La planter là sous prétexte qu’il faut pointer chez la personne âgée suivante ? Par ailleurs, alors que l’un des arguments avancés par l’association était une plus grande fiabilité dans l’enregistrement des heures de travail, ce système de télégestion ne concernait pas l’ensemble du temps de travail effectif, ignorant notamment le temps de trajet, qu’il ne comptabilisait pas. Du point de vue des obligations en matière d’enregistrement et de décompte de la durée du travail, le compte n’y était pas, justement !


Et comment cette affaire s’est-elle finalement terminée ?


Le CHSCT avait, en parallèle du référé, décidé de recourir à une expertise sur les conséquences de la télégestion pour les salariées. L’association a tenté de faire annuler la désignation de l’expert mais le juge lui a donné tort, une nouvelle fois. Celui-ci a confirmé les inquiétudes des salariées et du CHSCT : le nouveau dispositif pouvait être générateur de stress supplémentaire pour les salariées, cette nouvelle technologie de pointage téléphonique pouvant avoir des répercussions sur la santé psychique des salariées qui allaient devoir gérer des situations non prévues par le système et seraient exposées à des situations de conflit avec les personnes aidées. Le juge a également considéré qu’une consultation préalable du CHSCT était indispensable et que l’employeur devait présenter au CHSCT une étude d’impact sur les conséquences de l’introduction de la télégestion. On touche ici à l’un des problèmes de ce secteur : de prime abord, les conditions de travail de ces femmes, comme les cadences et le stress, sont des problématiques complètement impensées, pour ne pas dire niées.


De tels contentieux sont-ils courants ? Se terminent-ils souvent comme ça ?


On est plutôt confronté dans ce secteur « des services à la personne » à une faiblesse du contentieux au regard de la masse des infractions à la réglementation, et singulièrement du contentieux pénal (quand le Procureur de la République se saisit du dossier), et notamment en matière de santé et de sécurité au travail. Le phénomène tient bien sûr à la faible syndicalisation dans ce secteur, mais pas seulement. Les institutions représentatives du personnel, et notamment les CHSCT – qui jouent un rôle majeur dans l’objectivation des conditions de travail – sont rares dans ce secteur. Pour avoir un CHSCT, légalement, l’organisme doit employer 50 salariées mais en équivalent temps plein, pendant 12 mois consécutifs ou non au cours des trois dernières années précédent les élections, chiffre rarement atteint dans un secteur où le temps partiel est très majoritaire. Il y a, d’une certaine manière une double peine, pour les salariées de ce secteur : la contrainte du temps partiel au moment de l’embauche, se répercute sur la possibilité même de bénéficier d’institutions représentatives du personnel, et singulièrement de l’institution « reine » en matière de santé au travail qu’est le CHSCT. C’est probablement une des raisons qui explique que le secteur accuse un retard important s’agissant de la prévention des risques professionnels et des atteintes à la santé du fait du travail, alors que tous les signaux sont dans le rouge : l’augmentation des maladies professionnelles, en particulier des troubles musculo-squelettiques, le taux de fréquence des accidents du travail supérieur à la moyenne des différents secteurs professionnels, les inaptitudes, etc.

 

http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/wp-content/uploads/2013/11/photo-femme-menage-Navy1-300x200.jpg

« Notre action est extrêmement limitée… »

Quel est votre rôle, en tant qu’inspecteur du travail, dans ce domaine ?

Notre action est extrêmement limitée pour plusieurs raisons. La première tient au fait que nous n’avons pas, sur le plan légal, la compétence matérielle pour contrôler l’ensemble des situations de travail relevant du secteur des services à la personne, notamment de ce qu’on appelle le « particulier-employeur » c’est-à-dire les situations où il existe un lien contractuel direct. En bref, toutes les aides à domicile, femmes de ménage, ou assistantes maternelles, directement employées par un particulier, c’est-à-dire la grande majorité d’entre elles, ne peuvent bénéficier de l’action de l’inspection du travail. Ces salariées ont certes accès aux services de renseignement en droit du travail qui sont présents au sein des Unités Territoriales de la direction de la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi), dont l’inspection du travail est un des services, mais nous ne sommes pas habilités à intervenir auprès de leur employeur, si « particulier », qui n’est pas une entreprise. Seules celles qui sont salariées par une association, par une entreprise relèvent de notre compétence car de telles structures sont soumises aux règles de droit commun en matière de réglementation du travail.


Qu’en est-il, alors, de celles pour lesquelles vous pouvez intervenir, c’est-à-dire qui sont salariées par des organismes prestataires (associations ou entreprises) et vont travailler chez les particuliers ?


Dans ce cas, on se heurte à de nombreux problèmes pratiques pour mener à bien notre action de contrôle. Nous avons de vraies difficultés à appréhender le travail réel de ces salariées puisqu’il se déroule dans un, le plus souvent dans plusieurs, domiciles privés, qui sont autant de lieux de travail dans lesquels les salariées sont isolées. Dans ces conditions, comment pouvons-nous vérifier, contrôler que l’employeur a bien évalué les risques professionnels auxquels sont confrontées les salariées dans les différentes situations de travail et qu’il a effectivement pris des mesures de prévention pertinentes (mise à disposition gratuite de vêtements de travail, des équipements de protection individuelle, matériel adapté à la nature des interventions, etc.) ? A défaut d’effectuer des constats directs, on pourrait espérer compter sur l’existence du CHSCT. Mais justement, cette institution est le plus souvent absente. Il faut rappeler qu’il s’agit là d’une institution représentative du personnel où siègent le Médecin du Travail, les services de prévention de la CARSAT et l’Inspecteur du Travail. Si elle existait massivement, cette institution pourrait nous aider à appréhender dans le détail les risques professionnels et les conditions de travail. Cela permettrait également que les conditions du travail fassent l’objet de débats et de confrontations, et donc de revendications.


Quels sont les autres obstacles à l’action de l’inspecteur du travail ?


Un autre problème tient au fait que le travail se déroule dans un domicile privé. Cette donnée a un impact majeur sur notre activité : en effet, le domicile est un lieu de travail « par destination », c’est-à-dire qu’il n’est pas un lieu de travail a priori comme l’est un atelier de métallurgie ou un magasin de vêtements. Cette spécificité retentit de plusieurs façons sur le champ d’intervention de l’inspection du travail. Par exemple, nous devons obtenir une autorisation verbale et encore mieux écrite de l’habitant du domicile (pour éviter tout litige relatif à la violation de domicile) pour pouvoir y accéder, alors que nous avons un droit d’accès de jour comme de nuit dans les lieux de travail « classiques ». Surtout, le domicile privé – à la différence d’un atelier, d’un magasin ou autre lieu de travail ordinaire – n’est pas soumis à la réglementation applicable aux lieux de travail, telle qu’elle est présente dans la Partie Quatre du Code du travail (règles de conception et d’utilisation, notamment, conformité des installations électriques, aménagements des postes de travail, etc.). Cela complique beaucoup les choses, car nous n’avons pas de leviers juridiques pertinents.


Quand bien même vous pourriez contrôler le domicile, comment ça marcherait concrètement puisque les bénéficiaires de la prestation et propriétaires du lieu de travail, ne sont pas les employeurs ?


C’est une difficulté supplémentaire à laquelle est confrontée l’inspection du travail. On peut faire un parallèle avec l’intérim pour mieux comprendre la problématique. Avec l’intérim, on a une entreprise de travail temporaire qui met des salariés à disposition d’entreprises utilisatrices (on parle de contrat de mise à disposition, qui est un contrat commercial). Les liens juridiques et les obligations de chacun sont claires : l’entreprise de travail temporaire est l’employeur de l’intérimaire (il y a un contrat de travail appelé « contrat de mission » entre l’intérimaire et sa boîte d’intérim), mais pendant toute la durée de la mission c’est l’entreprise utilisatrice, qui donne concrètement les consignes de travail, qui est responsable de la santé et de sécurité de l’intérimaire. C’est un partage de responsabilité qui est prévu par la Loi. Dans le cas des « services à la personne », c’est bien souvent le bénéficiaire et habitant du domicile qui prescrit effectivement une grande part du travail et pourtant, ce n’est pas lui qui est juridiquement responsable des questions liées aux risques professionnels. La situation est un peu kafkaïenne : l’employeur (l’association, l’entreprise) a une obligation de sécurité et de prévention vis-à-vis des salariées mais il n’est pas propriétaire des domiciles, c’est-à-dire des lieux de travail voire des outils de travail. A la limite, en forçant le trait, le bénéficiaire de la prestation, à son domicile, est « seul maître à bord » et se trouve à peu de choses près dans la position d’un usager du service public. En matière de santé et de sécurité au travail, juridiquement, seule la responsabilité pénale de l’association ou de l’entreprise peut être engagée en cas d’accident du travail, par exemple.


L’employeur des salariées intervenant à domicile ne peut-il rien exiger du bénéficiaire de la prestation ?


Si, justement. On pourrait dire qu’il est tenu d’exercer sur le bénéficiaire et sur son lieu de vie – qui devient lieu de travail dès lors qu’une aide à domicile y rentre pour y effectuer une prestation – un pouvoir d’influence. D’abord, en amont, il est tenu de « cadrer » la prestation de travail, via le contrat de prestation, en indiquant noir sur blanc que certaines tâches ne pourront être faites car elles excèdent les attributions de l’aide à domicile ou de la femme de ménage, par exemple. Pour autant, attention : on constate une dérive inquiétante qui consiste à transférer sur le bénéficiaire de la prestation (parfois une personne âgée ou handicapée) des obligations qui reposent en propre sur l’employeur. « Responsabiliser » le bénéficiaire, à travers des clauses précises dans le contrat de prestation indiquant par exemple le respect normalement dû aux intervenantes à domicile, l’obligation de prévenir en cas d’absence prévisible, le fait de ne pas exiger de l’aide à domicile qu’elle change une ampoule puisqu’elle n’est pas habilitée en électricité, etc., ne doit pas conduire au glissement qu’on constate par exemple en matière de fourniture des vêtements de travail et des équipements de protection individuels comme les gants ou les masques, qui sont de la seule responsabilité de l’employeur, association ou entreprise. Exiger, via les contrats de prestation, que les gants et les vêtements de travail soient fournis par les bénéficiaires pose problème : d’une part, c’est la responsabilité de l’employeur, d’autre part, les personnes âgées ou handicapées, les jeunes parents ne sont pas des spécialistes en matière d’équipements de protection individuelle et ne bénéficient pas, par ailleurs, des prix de gros qu’un achat groupé effectué par une association ou une entreprise permet. Il y a donc une ligne rouge – celle de la responsabilité de l’employeur en matière de santé-sécurité au travail – qu’il ne faut pas franchir.


Vos observations renvoient, au fond, à la question de la fonction-employeur, dans le secteur associatif comme dans le secteur marchand lucratif ?


Oui. L’exercice effectif de la responsabilité des structures employeuses suppose une fonction-employeur très structurée, très compétente, compte tenu de la particularité des situations de travail. Plus encore que dans le cas d’une entreprise « classique », compte tenu des circonstances particulières que j’ai rappelées tout à l’heure. Mais, précisément, la fonction-employeur est traditionnellement faible dans le secteur des « services à la personne ». Il faut se représenter la situation à laquelle les inspecteurs du travail sont confrontés : pour ce qui concerne les associations, qui représentent le principal employeur, elles ont à leur tête un conseil d’administration en grande partie composé de retraités âgés, parfois très âgés et venant d’horizons professionnels très divers, le plus souvent sans rapport avec le secteur. Ce sont ces personnes qui sont censées endosser le rôle d’employeur dans les seules structures que nous avons le pouvoir de contrôler. Concrètement, on constate souvent que les documents ne sont pas remplis correctement, que la réglementation n’est pas respectée, que les courriers des instances représentatives des salariés ne sont suivis d’aucun effet et même ne donnent lieu à aucune réponse, etc. On constate également un turn over voire parfois une absence de présidence réelle des associations, avec une vie associative souvent en pointillés… On entend beaucoup parler de la nécessité de « professionnaliser » le secteur, mais on l’entend rarement au sens d’une professionnalisation du personnel qui compose les conseils d’administration des associations et qui, sous prétexte de bénévolat, ne remplit de sa fonction que les aspects qui l’intéresse.

 

Source: Terrain des luttes 

 


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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:05

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INTERSYNDICALE DU BASSIN MINIER OUEST DU PAS-DE-CALAIS :

CGT - SOLIDAIRES - CNT


ALERTE AU GRISOU ANTISOCIAL !


Il y a eu les « dindons » puis les « pigeons », puis les « poussins » puis les « bonnets rouges » tous très médiatisés !


Depuis des années, les syndicats et militants CGT, SOLIDAIRES et CNT du Bassin Minier Ouest, luttent au jour sont comme des « Canaris » descendus au fond des mines pour prévenir d’un coup de grisou antisocial !


Malgré les risques graves et imminents, la plus-part des élus politiques de nos villes et villages, de nos cantons et circonscriptions, de notre département et de notre région, mais aussi le gouvernement et ses ministres, restent sourds à l’alerte sociale, restent aveugles devant la misère qui s’installe, et ne sentent pas le vent d’une vraie colère qui monte.


Cette surdité aveugle d’une colère rarement atteinte, est le terrain propice à l’extrême-droite dédiabolisée et très médiatisée, qui cache les cartes truquées de son jeu dans un grand poker menteur ayant comme mise : la Liberté.


Les marins bretons portent un bonnet rouge pour se protéger du froid et se voir dans la brume et la tempête comme les mineurs de charbon portaient une barrette pour se protéger des pierres et des coups… mais sur la mer ou au fond des fosses, il a toujours été question d’unité, de solidarité et de fraternité.


Certains voudraient opposer et diviser, par le racisme de la couleur de peau et de la religion, mais aussi par le racisme entre travailleurs eux-mêmes, le smicard ou mitemps contre le chômeur ou celui qui touche les minima sociaux (RSAallocations…), le fonctionnaire contre l’intérimaire et le précaire, le bonnet rouge breton contre le français…


Pourtant la seule cause des malheurs des travailleurs, c’est bien le capitalisme néolibéral et complétement décomplexé par des partis politiques qui sont à sa botte et une Europe ultralibérale qui veut mater les travailleurs et les précariser. La lutte des classes est une réalité !


Depuis des années, nous annonçons un grand coup de grisou car nous sommes dans la réalité des salariés des entreprises, des quartiers populaires, des petits commerçants et artisans… tous souffrent de cette crise inventée pour nous reprolétariser, pour réduire nos droits fondamentaux et acquis sociaux.


Mercredi 4 décembre – Ste Barbe Grand-Place de Béthune

15h30 : Rassemblement 16h00 : Manifestation


Malgré l’alerte des canaris pressentant venir la catastrophe, malgré nos luttes incessantes depuis maintenant 2008… des tranches de la population qui ne se sentaient pas concernées, commencent à comprendre l’ampleur des dégâts, parce qu’ils sont désormais touchés eux-mêmes par cette crise inventée et organisée.


Pour rembourser une dette publique inventée, qui n’est pas la leur mais celle des banques privées…, les salaires et les aides sont gelés voire baissés et supprimés : le pouvoir d’achat diminue et les taxes et impôts augmentent !


La crise sociale et sociétale touche désormais tout le monde sauf les grosses compagnies, qui possèdent les richesses et les moyens de productions et commerciaux, et qui en profitent pour se faire encore plus d’argent sur le dos des travailleurs, au nom de la compétitivité, de la concurrence et de la rentabilité financière… la dictature des profits et des marges nous assomme !


Dans pratiquement toutes les entreprises, c’est la chasse aux droits : réorganisation du temps de travail, remise en cause des acquis, gel des salaires, suppression des primes. Pour les précaires et les chômeurs, c’est une stratégie de la tension permanente et de l’humiliation, comme s’ils étaient fautifs de leur situation… Cela favorise la concurrence entre travailleurs et la division individualiste… le malheur des exploités divisés fait le bonheur des exploiteurs et des financiers !


800 000 personnes sous le seuil de pauvreté dans le Nord-Pas-de-Calais dont des dizaines de milliers dans notre Bassin Minier ouest.


15 000 licenciements en une année dans le Nord-Pas-de-Calais, et des dizaines de milliers d’emplois sur la sellette dans tous les domaines, dont 7 à 8000 dans notre Bassin Minier ouest… le coup de grisou annoncé va avoir lieu, nous sonnons l’alerte, c’est l’heure de la Résistance !


La solution n’est pas le vote sanction pour l’extrême-droite, qui partout où elle est passée a semé le désordre et la division. La solution c’est nous-même, notre lutte collective, unie, debout, déterminée pour créer et garder l’ensemble des emplois, des droits et des libertés… Aujourd’hui, la peur doit changer de camp !


Mais constater, subir et se lamenter n’apportent pas de solutions, nous ne pouvons pas rester dans ce sentiment d’impuissance face à une machine à broyer, ce serait notre perte au présent et notre avenir serait encore plus difficile.


L’INTERSYNDICALE

CGT - SOLIDAIRES - CNT du Bassin Minier Ouest


(Auchel-Bruay-Béthune-Isbergues-Lillers) appelle  :


Les travailleurs avec ou sans emploi.

Les jeunes et les retraités.

Les salariés-es du public et du privé.


Et toute la population… à la mobilisation générale le 4 décembre pour :


1) montrer notre capacité de résistance…

2) déboucher l’oreille gauche de ceux qui sont à la tête de l’Etat…

3) siffler ceux qui n’entendent que de l’oreille droite et le chant des sirènes patronales et financières.


POUR L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS.


POUR LA NATIONALISATION DES ENTREPRISES QUI LICENCIENT OU DÉLOCALISENT

POUR LA CRÉATION D’EMPLOIS STABLES


POUR LA TAXATION DES PROFITS


POUR LE MAINTIEN DE TOUS LES SERVICES PUBLICS DANS LE GIRON DE L’ETAT ET LA RENATIONALISATION DE CEUX PRIVATISÉS.


POUR LA SUPPRESSION DE LA TVA SUR LES PRODUITS DE 1ère NÉCESSITÉ.


POUR LA RETRAITE A 60 ANS, 55 ANS POUR LES MÉTIERS PÉNIBLES, AVEC DES PENSIONS MINIMUM DE 1500 €


POUR UNE ÉDUCATION NATIONALE GRATUITE


POUR UN SERVICE DE SANTÉ GRATUIT


POUR LE DROIT AU LOGEMENT


POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES (SMIC Á 1700€) ET DES MINIMA SOCIAUX

CONTRE LES LOIS ANTISOCIALES, ANTIDÉMOCRATIQUES ET LIBERTICIDES…

 


 

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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans La lutte des classes
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