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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 08:41

18-10-2013 Par 

 

 En échange de garanties sur le maintien des sites de production en France jusqu'en 2016, les salariés de PSA Peugeot-Citroën devront renoncer aux augmentations générales de salaires et avoir des horaires de travail plus flexibles.

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/6546744-l-accord-de-competitivite-de-psa-en-passe-d-etre-adopte.jpg

 

En passe d'être adopté après l'aval de deux syndicats vendredi 18 octobre, le nouveau "contrat social" de PSA Peugeot Citroën, visant à redresser la barre, demande des efforts aux salariés en échange de garanties du maintien de sites en France d'ici à 2016.


Le feu vert de FO et de la CFTC, qui totalisent plus de 30% des voix aux élections professionnelles (30,1%), le seuil minimum requis, suffit à valider le projet d'accord du constructeur, à moins que des syndicats réunissant au moins 50% des voix s'y opposent, ce qui est peu probable.


Le directeur des ressources humaines (DRH) de PSA, Philippe Dorge a dit recevoir "positivement ces deux premières annonces et attend la date fixée au 22 octobre pour recueillir toutes les positions".

"Nous établirons un bilan à cette date et dans la perspective d'un Comité central d'entreprise fixé au 24 octobre" consacré à l'accord, a-t-il ajouté.

La CGT s'oppose à cet accord

La CGT a déjà fait savoir qu'elle était contre ce "contrat antisocial" qui intervient après un vaste plan de restructuration, tandis que les autres organisations (CFE-CGC, GSEA et CFDT) n'ont pas encore officiellement pris position.


En annonçant sa signature, FO (18,4% des voix) a dit de son côté espérer "donner à la direction dePSA Peugeot Citroën les moyens d'assurer l'avenir (des) emplois en France, comme elle s'y est engagée".


Comme cette organisation, la CFTC (11,7%) a prévenu que son paraphe n'était pas un chèque en blanc pour le groupe qui emploie plus de 70.000 personnes en France. "Soyons clairs, ce n'est pas un accord social (...) parce que clairement il y a des propositions qui reviennent sur des acquis avec une incidence directe sur le pouvoir d'achat", a ainsi déclaré son représentant Franck Don.


Le syndicat, explique-t-il, s'est déterminé en examinant si "la situation du groupe est suffisamment grave pour justifier les efforts qui sont demandés".


Suivant l'exemple de Renault, qui a signé en mars un accord du même type (qui prévoit des suppressions de postes et une augmentation du temps de travail contre un maintien de l'activité dans les usines jusqu'en 2016), syndicats et direction avaient entamé des négociations en mai. Finalisé après 13 réunions, le contrat vise à redresser le groupe et "assurer la pérennité des usines" dans le pays "et donc des emplois", selon PSA.


Au fil des discussions, le texte a sensiblement évolué.

Gel des augmentations générales en 2104

Pour Franck Don, "la version originale était inacceptable", car elle prévoyait par exemple la baisse des majorations des équipes de nuit ou la suppression de la prime de rentrée.


Au final, le texte préserve les fondamentaux de la rémunération des salariés, dont le 13e mois, mais prévoit un gel des augmentations générales en 2014, et un budget d'augmentations individuelles "adapté". Pour les deux années suivantes, les augmentations dépendront notamment des performances de l'entreprise.


Il prévoit aussi une annualisation des RTT et des heures supplémentaires majorées de 25% au lieu de 45% mais avec une prime de 15 euros au delà d'un certain seuil.


Une plus grande flexibilité dans l'organisation du temps de travail est imposée, ainsi que la mise en place de congés seniors, qui pourraient concerner 2.500 à 3.000 salariés sur 3 ans.


Côté emploi, il stipule que pour l'heure, le groupe ne peut fixer "aucun objectif de recrutement" en CDI.

Les engagements pris par PSA

En contrepartie, PSA s'est engagé à maintenir ses sites en France d'ici 2016 et à augmenter la production.

 

Le constructeur prévoit ainsi de fabriquer environ 930.000 véhicules dans ses usines d'assemblage cette année. La production devrait passer "autour d'un million" d'unités en 2016 dans les cinq usines qui resteront après la fermeture d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) prévue pour début 2014, et qui produira son dernier véhicule la semaine prochaine.


PSA promet également de lancer "au moins un nouveau modèle" dans chaque usine entre 2014 et 2016 et d'investir 1,5 milliard d'euros.


Le texte est conclu pour une durée indéterminée, mais il prévoit qu'en cas de "retour à bonne fortune" et au plus tard en 2016, les signataires se réuniront pour "convenir des évolutions" de l'accord.


(Avec AFP)

 

 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 22:12

http://md1.libe.com/photo/552819-des-etudiants-grecs-participent-a-une-manifestation-antifasciste-a-athenes-le-25-septembre-2013.jpg?modified_at=1380135303&width=825Des étudiants grecs participent à une manifestation antifasciste à Athènes, le 25 septembre 2013 (Photo Aris Messinis. AFP)

 

 


Nous assistons à un tournant dans la lutte contre la plus implantée et la plus dangereuse des forces néonazies d'Europe.

 

Dans l'arrestation spectaculaire de Nikolas Michaloliakos et d'autres leaders d'Aube Dorée en Grèce, ce n'est pas seulement l'avenir immédiat du parti nazi qui est en jeu, avec ses 18 députés obtenus grâce à un score de 7% aux dernières élections législatives, et son imposant détachement militant dédié à l'affrontement de rue. C'est également la poursuite de la résistance sociale et politique dans le pays européen le plus durement touché par la crise.


Cet événement pose aussi plus largement la question de la lutte contre le fascisme, le racisme et la xénophobie en Europe – la montée d'Aube Dorée ayant agi comme un exemple et un pivot de la radicalisation des forces d'extrême droite à travers le continent.


Le soudain revirement de l'État et du gouvernement d'Antonis Samaras contre Aube Dorée témoigne des efforts de mobilisation antifasciste en Grèce et de la vague d'indignation populaire qui a suivi le meurtre fasciste du très apprécié rappeur antiraciste Pavlos Fyssas. Dans les heures qui ont suivi le meurtre de Pavlos, des dizaines de milliers de personnes se sont emparées des rues d'une douzaine de villes à travers la Grèce en visant explicitement Aube Dorée, dont l'un des cadres tenait le couteau ayant servi à assassiner Pavlos.


C'est la crainte de voir se répéter les révoltes de décembre 2008 – qui ont démarré à la suite du meurtre policier d'un élève de 15 ans, Alexandre Grigoropoulos – conjuguée à la vague de grèves et à la progression de la gauche radicale, qui a poussé le gouvernement à agir.


Ce n'est certainement pas une réelle hostilité envers le fascisme qui a animé Samaras et son parti Nouvelle Démocratie. Au moins trois figures majeures du centre droit avaient déjà envisagé une possible alliance avec les fascistes (s'ils devenaient légèrement plus « modérés »), dans la mesure où la coalition gouvernementale était réduite à peau de chagrin : il n'y reste plus que le centre droit et une social-démocratie exsangue représentée par le PASOK.


Les avocats antifascistes Evgenia Kouniaki, Takis Zwtos et Thanasis Kampagiannis ont apporté une masse importante de preuves reliant Aube Dorée à des activités criminelles et à une série de meurtres commis ces dernières années, et notamment l'assassinat d'un travailleur pakistanais, Shehzad Luqman en janvier dernier : l'un de ses assaillants avait des piles de brochures d'Aube Dorée ainsi qu'un portrait de Michaloliakos dans son appartement. Il n'y a pourtant eu aucune descente dans les bureaux d'Aube Dorée ou dans les commissariats de police liés aux nazis ces huit derniers mois.


Costas Douzinas, Hara Kouki et Antonis Vradis ont esquissé une partie des liens entre les fascistes, le centre droit et certains éléments de l'État. Au cours de la semaine passée, on a pu entendre des révélations au sujet d'un entraînement paramilitaire de fascistes conduit par des membres de la réserve des forces spéciales grecques, et d'autres au sujet de la complicité d'une figure majeure des services secrets (EYP), dans l'obstruction d'enquêtes sur les crimes d'Aube Dorée.


À cela s'ajoute le fait que ce gouvernement est responsable d'une cure d'austérité sauvage en application de chaque mémorandum, et renforce délibérément le racisme, qu'il rafle les réfugiés et les migrants, tout en accentuant la répression contre les mouvements sociaux. Comme l'explique brièvement la citation suivante : « C'est le gouvernement qui a fermé des écoles et des hôpitaux, et qui a ouvert des camps de concentration ».


C'est aussi un gouvernement qui, face à la montée de la gauche radicale – à travers le principal parti d'opposition de gauche Syriza, vainqueur potentiel des prochaines élections législatives – a entrepris de calomnier la gauche toute entière, légitimant ainsi l'extrême droite fasciste, en décrivant les deux camps comme des « extrêmes jumeaux », représentant tous deux des dangers pour la démocratie.


Cette calomnie a été relancée tout récemment lors d'une visite aux États-Unis, où Samaras a comparé les personnes favorables à une sortie de la zone Euro et de l'UE aux voyous d'Aube Dorée. Ajoutons à cela que la justice a décidé de libérer sous caution plusieurs leaders criminels nazis – y compris Ilias Kasidiaris, qui avait pris la fuite après avoir attaqué deux députées de la gauche radicale à la télévision, l'an passé – et l'on comprendra aisément que les mesures du gouvernement et de l'État contre le parti Aube Dorée ne visent pas et ne suffiront pas à détruire les nazis. Et ces décisions sont encore moins susceptibles de briser le lien d'Aube Dorée avec le centre-droit, certains rouages de l'État et certains personnages de la classe capitaliste.


En effet, si la lutte antifasciste s'en tient à un niveau institutionnel et « constitutionnel », il y a un fort risque que les nazis puissent traverser la tempête actuelle et ré-émerger comme le pôle anti-establishment dans une société où les partis de gouvernement souffrent d'une crise endémique.


Le mouvement antifasciste grec s'efforce de tirer certaines leçons politiques majeures, pour éviter ce scénario et faire de la grande vague de protestation un mouvement capable de liquider la force politique et la force de frappe physique des fascistes et d'ébranler du même coup le gouvernement et les politiques qui ont permis la montée d'Aube Dorée. Ce sont également des leçons importantes pour le reste de l'Europe :

 

1. Le fascisme est une menace en soi – et nécessite une réponse large, mais radicale


La coalition antifasciste grecque et antiraciste KEERFA s'est constituée avant qu'Aube Dorée n'entre au parlement l'an dernier et ne s'étende avec vigueur. Celle-ci défendit alors que, malgré la contribution évidente des conditions sociales et politiques imposées par les partis de gouvernement à la progression des nazis – austérité, racisme institutionnel, diabolisation de la gauche reprenant la propagande de la guerre civile des années 1940, et ainsi de suite – s'opposer au fascisme requiert une réponse politique spécifique plutôt qu'une focalisation sur ses causes.


La droite fasciste n'est pas simplement un résultat de la crise politique et sociale. En effet, celle-ci joue un rôle autonome, et définit son orientation en exerçant un vrai rapport de force. Si on lui offre un espace physique et politique pour grandir, elle sèmera rapidement une terreur urbaine (dans les conditions d'une crise généralisée) et entraînera la radicalisation de l'appareil d'État et des politiques de la droite dans leur ensemble.


Le mouvement antifasciste en Grèce s'est battu systématiquement pour fermer cette espace. Cela s'est traduit par des mobilisations populaires, porteuses de l'idée que les fascistes ne sont pas une force politique légitime, mais un gang violent, qui doit être traité comme tel à tous les niveaux. Sur cette base, le mouvement antifasciste a tenté de construire la plus large unité possible pour combattre le fascisme, entre la gauche, les syndicats et les communautés d'immigrés.

 

2. L'antifascisme a besoin de l'antiracisme


Après la percée d'Aube Dorée, de nombreux médias européens ont bruyamment fait écho aux coups d'éclat des fascistes, comme des distributions de nourriture ou des banques du sang « réservées aux Grecs ». Pourtant, la croissance d'Aube Dorée n'était pas liée à une quelconque capacité de ce parti à pallier certaines fonctions essentielles de l’État. Elle a été principalement favorisée par un racisme institutionnel et populaire exacerbé. Aube Dorée pouvait ainsi prétendre que, tandis que les politiciens se disaient « submergés par les immigrés », seuls les militants fascistes étaient prêts à sortir les immigrés des quartiers et à passer à l'action directe.


C'était donc se fourvoyer que de prétendre qu'on pouvait venir à bout d'Aube Dorée en faisant rivaliser la gauche avec elle dans la mise en œuvre de services sociaux. S'attaquer au racisme d'Aube Dorée, qui s'est principalement illustré dans de violentes attaques contre des immigrés puis contre la gauche, est primordial. Cela impliquait, du côté de la résistance, de mobiliser et de donner un rôle de premier plan aux communautés immigrées, populations directement concernées par ces attaques.


Ce faisant, les communautés immigrées ont repris leur place au sein de la résistance sociale plus générale – nous disions « eux », nous pouvons dire « nous ». Dans le même temps de telles mobilisations unitaires fournissent une base visible et matérielle à une indispensable critique antiraciste du gouvernement et de l'État.


Les fascistes sont à même d'attirer certaines couches de la population désillusionnées par l'establishment politique et par l'impact de l'austérité, mais leur principal soutien provient de ceux qui adhèrent à nombre de mythes racistes. S'opposer à l'austérité sans en tirer des conclusions antiracistes et anti-xénophobes explicites – qui, d'ordinaire, ne sont pas « spontanément » mises en avant – ne brisera pas la base des fascistes.

 

3. Le fascisme grandit avec l'État – pas contre lui…


Il était choquant– pas surprenant néanmoins – de lire les rapports selon lesquels probablement la moitié des forces de police athéniennes aurait voté pour Aube Dorée lors des secondes élections législatives de l'an dernier.


Malgré toute leur rhétorique prétendument anticapitaliste et radicale, les formations fascistes n'ont jamais pris le pouvoir qu'avec le soutien d'une section dominante de la classe capitaliste et de son État. Ce fut le cas de Mussolini, d'Hitler et des partis fascistes classiques.


La montée du fascisme constitue une extension et une radicalisation de l'État. La formation effective d'un régime fasciste se produit quand de larges éléments de la machine étatique et de l'appareil gouvernemental se sont d'ores et déjà ralliés au fascisme comme instrument de dernier recours alors que les méthodes « habituelles » de répression policière et de politiques parlementaires de droite ont échoué.

 

4. … Mais l'action de l'État importe considérablement


Tout ceci ne signifie pas que nous devrions être indifférents à l'action de l'État ou que la lutte contre le fascisme est une sorte de diversion par rapport à la bataille contre les gouvernements d'austérité et la répression étatique.


La thèse selon laquelle l'État et les fascistes sont une seule et même chose – à partir du constat de la connivence de la police ou du gouvernement avec les fascistes – revient ainsi, dans les faits, à admettre que les fascistes sont déjà sur la route du pouvoir ou que l'État est si puissant qu'il peut militariser sa réponse au mouvement social autant qu'il le souhaite. Le radicalisme apparent de telles positions est en réalité marqué par le fatalisme et le désespoir.


Il ne s'agit pas de dire que les forces politiques dominantes et les forces répressives de l'État ne sont pas capables d'exercer la terreur. Il n'y a aucun doute là-dessus. C'est plutôt que la latitude qu'ils ont pour étendre la répression dépend des rapports de force au sein de la société. Une part importante de ces rapports de force dépend du degré auquel les gangs fascistes parviennent à pénétrer les quartiers et tout l'espace social.


La gauche et le mouvement ouvrier ont tout intérêt à dénoncer les connivences entre l'État et les fascistes, à éradiquer le lien unissant le fascisme à l'État et à forcer l'État à agir contre les fascistes – non pas parce que l'État serait une barrière efficace contre le fascisme, mais parce que, s'il est contraint à agir de la sorte, la marge de manœuvre pour délégitimer les fascistes est plus importante et les perspectives d'affaiblir l'État répressif s'élargissent.

 

5. Les fascistes sont anticonstitutionnels – mais on ne les stoppera pas par un « consensus constitutionnel »


Face au contrecoup qui a suivi le meurtre de Pavlos Fyssas, le gouvernement a temporairement délaissé le discours des « extrêmes jumeaux » et a appelé tous les partis politiques à s'allier à lui pour former un « front constitutionnel » pour rejeter les fascistes.


Son but est ainsi d'usurper les mérites du véritable mouvement antifasciste auquel il s'est attaqué. Et il n'y a pas consensus sur que signifient « la loi » et « la constitution ». Les gouvernements grecs successifs ont siégé de manière « inconstitutionnelle » tout au long de ces deux dernières années, par la désignation d'un premier ministre non-élu – le banquier Lucas Papademos – et, désormais, par l'utilisation massive de diktats exécutifs plutôt que de normes parlementaires. 


L'article 187 du code pénal, invoqué pour poursuivre les chefs d'Aube Dorée en justice en tant que dirigeants d'une entreprise criminelle, a également été utilisé contre la gauche. A un tel axe « constitutionnel », la gauche ne saurait appartenir, d'autant que les autorités judiciaires souhaitent limiter les enquêtes afin de préserver les élites politiques, tandis que le procureur du district d'Athènes a, par exemple, retenu les charges pesant sur l'un des principaux dirigeants du mouvement antifasciste, le conseiller municipal d'Athènes Petros Constantinou.


Rien de tout cela ne signifie que la gauche doive d'une certaine manière soutenir les « droits constitutionnels » des fascistes, directement ou implicitement. Il s'agirait plutôt de couper court aux manœuvres des élites, afin de liquider le mouvement fasciste et d'ébranler le gouvernement sur sa gauche.


La seule « constitution » qui vaille pour la gauche réside dans la liberté et le terrain conquis par le mouvement ouvrier et social, dans ses victoires reflétées de manière atténuée au cœur des lois officielles de l'État, ou admises en tant que fait politique sous l'effet d'une accumulation de luttes. Voilà ce que menace le fascisme, voilà la « constitution » populaire que nous pouvons convaincre les masses de défendre.

 

6. Un mouvement de masse au-delà des limites de l'ordre établi


Le mouvement de masse a des effets politiques. Ce que le gouvernement grec a fait contre les fascistes, il l'a fait sous cette contrainte.


Ne pas parvenir à faire vivre la réalité politique que le mouvement a lui-même créée, en nier les effets, revient à la fois à miner la confiance qu'il a dans ses propres capacités et à abandonner l'initiative politique à d'autres.


Les revendications et les prochaines étapes du mouvement antifasciste en Grèce sont destinées à élargir la brèche qu'il a déjà ouverte. Alexis Tsipras, le leader de Syriza, disait récemment qu'il ne souhaitait  pas « mettre Aube Dorée hors-la-loi [c'est-à-dire, interdire le parti] mais plutôt l'amener dans le cadre de loi, le traîner devant les tribunaux ». Tsipras affirmait la même semaine sa « confiance dans les autorités judiciaires grecques ».


À l'heure qu'il est, le juge qui entendait plusieurs chefs d'Aube Dorée a « accidentellement » donné aux avocats des fascistes le noms et les coordonnées de l'ancien membre d'Aube Dorée devenu dénonciateur et témoin à charge contre eux.


Ainsi, demander aux criminels d'Aube Dorée de rendre des comptes est une tâche qui ne peut être laissée à des autorités qui ont collaboré avec cette organisation. Cela nécessite de systématiquement demander le démantèlement de ce gang à tous les niveaux et de poursuivre l'enquête sur les faits de violence et les crimes d'Aube Dorée, et ce, où qu'elle mène.


Cela signifie forcer le gouvernement à couper les fonds étatiques revenant à Aube Dorée. Si Aube Dorée est une bande criminelle, alors ses bureaux dans divers quartiers sont des centres où s'élabore la terreur organisée. Ils devraient donc être fermés, par tous les moyens nécessaires.


En d'autres terme, la dynamique officielle contre Aube Dorée se poursuivra uniquement si elle continue de répondre à un mouvement indépendant et militant qui va au-delà des limites officielles et qui est prêt à agir.


C'est pour cela qu'il était tout à fait légitime, lors du grand rassemblement antifasciste devant le parlement grec fin septembre, que le mouvement antifasciste rompe avec le consensus constitutionnel et légaliste, et dirige la marche vers le quartier général d'Aube Dorée.


Cet acte ne relevait pas d'un quelconque rituel, il n'était pas l'œuvre d'une petite minorité ultra-radicale. C'était l'affirmation politique de la centralité d'un mouvement de masse, faite par ce mouvement de masse lui-même, dans la lutte contre le fascisme et le racisme.


Ce mouvement, qui tenait une importante conférence à Athènes le premier week-end du mois d'octobre, est désormais en position de faire avancer la lutte pour le démantèlement d'Aube Dorée, et qui plus est – en concertation avec les grèves de masse en cours et les luttes sociales – d'augmenter la pression pour demander la démission du gouvernement.


Voilà, sous forme assez télégraphique, certaines des leçons générales de ces dernières semaines de lutte en Grèce.


Toutefois, la leçon majeure est que la politique, la stratégie et la tactique ne sont pas déductibles de schémas abstraits. La radicalité ne découle pas de la rhétorique, de postures ultra-militantes ou d'éléments de distinction. Ces leçons viennent toutes d'un engagement concret dans la construction d'un mouvement de masse et dans la lutte, par ce mouvement, pour une politique qui cherche à couper court plutôt qu'à éluder les réponses de l'État et de l'ordre établi.


 

Kevin Ovenden est secrétaire national de Unite against fascism (Grande-Bretagne).

La version originale de cet article a été publiée sur left-flank.org (http://left-flank.org/2013/10/04/greece-the-state-anti-fascism/)

Traduit de l'anglais par Selim Nadi avec l'aimable autorisation de l'auteur.

 

http://www.contretemps.eu/interventions/gr%C3%A8ce-l%C3%A9tat-lantifascisme

 


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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 14:35

La direction de Continental a décidé de faire un exemple en s’en prenant à Xavier de façon indigne et répugnante. Non seulement elle a refusé de le réintégrer malgré les injonctions du tribunal administratif d’Amiens mais aujourd’hui elle convoque Xavier pour le 23 octobre à Sarreguemines, de façon surréaliste, en vue de le licencier une nouvelle fois et lui réclamer toutes ses indemnités de licenciements. Oui, cette folie se passe en France au XXIème siècle, sous un gouvernement socialiste.

 

Ils veulent la peau de Xavier les bâtards !!!!

 

Un appel qui est décisif pour notre avenir à tous

Tous présents, mercredi 23 octobre à 18h30 

à la cantine de l’usine.

Il nous faut répondre au coup de force 

de la direction de Continental.

 

Depuis le jugement du conseil des Prud’hommes fin aout, la direction de Continental à Hanovre, par l’intermédiaire de ses sbires Gérard et Thomas, mène une offensive pour liquider le dossier Continental Clairoix en se débarrassant de toutes leurs obligations.


Pourtant, la plus haute juridiction en France, la Cour de Cassation, vient de rendre un arrêt en septembre contre Continental France et Continental AG déclarant que tout licenciement non justifié par une situation économique à l’échelle du groupe au niveau international devait être automatiquement considéré comme sans cause réelle. Cela était jugé à partir des licenciements pour l’usine de Rambouillet mais évidemment cela vaut pour tout Continental et pour tous les groupes industriels en France.


Alors, même que la justice, qui n’est pas d’emblée favorable aux salariés, est obligée de reconnaître que toutes nos demandes sont justifiées. 


On aurait pu attendre que l’Etat et tous ses services viennent nous appuyer pour faire respecter la loi et le droit. Il n’en est rien. 


Aussi confortée par ce silence et cette démission, la direction de Continental a décidé de faire un exemple en s’en prenant à Xavier de façon indigne et répugnante. Non seulement elle a refusé de le réintégrer malgré les injonctions du tribunal administratif d’Amiens mais aujourd’hui elle convoque Xavier pour le 23 octobre à Sarreguemines, de façon surréaliste, en vue de le licencier une nouvelle fois et lui réclamer toutes ses indemnités de licenciements. Oui, cette folie se passe en France au XXIème siècle, sous un gouvernement socialiste.


Derrière l’agression invraisemblable faîte contre Xavier, c’est à nous tous les travailleurs de Clairoix et au-delà à tous ceux de Continental que la direction veut s’en prendre. Si on la laissait faire, elle fermerait brutalement tout le dossier Continental Clairoix et paraderait de façon indécente, comme pour se venger de tout ce que notre lutte lui a imposée.


Il ne faut pas que ces petits bonhommes se croient tout permis. C’est pourquoi il est vital que chacun vienne à notre assemblée et nous pourrons nous expliquer de ce que nous pouvons faire, car nous avons les moyens de leur faire rentrer dans la gorge leur arrogance, pour faire respecter nos droits. En commençant par faire bloc aux cotés et derrière Xavier. 


Tous présents mercredi (prévenez tous ceux que vous connaissez) !

 

Le comité de lutte, le 16 octobre 2013


 

************************

 

Xavier Mathieu au plateau des Glières - 2012

 

 


 

 

 

 


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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 13:05

http://3.bp.blogspot.com/-ZXlfJR7nwr4/ToCU-J-okJI/AAAAAAAAAAo/7bvkC-K7sM4/s1600/entete-UPCG.gif

 

 

Vidéo qui annonce le programme et le calendrier (par la bouche souriante de Jean-François Dejours, professeur de philosophie et syndicaliste).


Lui succède au micro Georges Gastaud, également philosophe, qui traite aujourd’hui d’un thème d’actualité :l’enseignement de l’histoire de France.


Où l’on voit qu’il faut éviter le double piège d’une histoire étroitement identitaire, idéalisant la « France éternelle », dénuée de références socio-économiques (c’est ce genre d’histoire qu’affectionne la droite), comme d’une histoire totalement dénationalisée, euro-formatée, aseptisée, ignorante de cette construction populaire et multiséculaire qu’est une nation.


http://b.vimeocdn.com/ts/344/110/344110443_640.jpgBref, avec G. Gastaud et l’Université Ch’ti Guevara, saisissez quelques-uns des « fils rouges » de l’histoire de France qui ouvrent sur l’histoire universelle…



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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 13:02

Par HERVÉ NAUDOT


Le maire d’une commune sera-t-il réduit aux célébrations de mariages et aux distributions de médailles dans un futur proche ? L’image est sans doute abusive, mais pas complètement absurde aux yeux des élus communistes, qui dénoncent les bouleversements annoncés par le projet de pôle métropolitain, lequel se verrait attribuer un certain nombre de compétences jusqu’alors dévolues aux premiers magistrats.

 

http://static2.lavoixdunord.net/sites/default/files/imagecache/vdn_photo_principale_article/articles/ophotos/20131018/1595851064_B971232017Z.1_20131018192544_000_GJV1CU21J.1-0.jpg

 

De fait, l’idée fait son chemin, sans faire la « Une » du 20 heures ou susciter de débats passionnés dans le pays. Et pour cause, selon les membres de l’association des élus communistes et républicains du Pas-de-Calais (ADECR) : « Le projet de pôle métropolitain se fait sans concertation avec les élus locaux ni avec les citoyens qui ne sont pas informés et sont tenus à l’écart », fustige Cathy Apourceau-Poly, présidente de l’ADECR du Pas-de-Calais, bien décidée avec ses camarades du Nord à mobiliser la population sur le sujet, notamment via une pétition baptisée « Ma commune, j’y tiens », et surtout un référendum pour « sauver la démocratie de proximité ».

 

De quoi parle-t-on au juste ? D’une structure qui regrouperait plusieurs agglomérations d’un territoire en vue d’une coopération renforcée en matière de développement économique, de promotion de la recherche, d’aménagement de l’espace. Parmi ses domaines de compétences : le logement, l’urbanisme, l’environnement… En l’occurrence, le pôle métropolitain de l’Artois associerait sept communautés de communes du Douaisis au Bruaisis en passant par l’Arrageois, riches de quelque 900 000 habitants.

 

Les promoteurs du « pôle » louent la mutualisation des moyens et des projets, tandis que ses détracteurs tancent un énième transfert de compétences de l’État avec, pour corollaire, un éloignement des citoyens des décisions qui les concernent. « Ces pôles modifieront complètement l’image du territoire, la démocratie locale, le PLU ne sera plus du ressort des communes », tempête la présidente de l’ADECR. « Résultat, on aura une vingtaine de personnes qui décideront de l’avenir d’un territoire de près d’un million d’habitants », redoute Jacques Michon, maire PC de Waziers. Avec ce processus, les communistes craignent « l’effacement des services publics dans chaque territoire communal, intercommunal et chaque départementCes métropoles hypercentralisées favoriseront la loi du plus fort ».


Des dents grincent à gauche et à droite


Pour autant, « on ne veut pas passer pour des archaïques opposés à tout changement, souligne Cathy Apourceau-Poly. On demande simplement qu’il soit fait avec le peuple, les élus locaux. » D’autant que, selon les élus PC, ces fameux pôles métropolitains font aussi grincer des dents dans les rangs de la droite et de la gauche. Il leur faudra néanmoins faire vite pour espérer mettre le débat sur la table et espérer mobiliser les électeurs avant les municipales.


Dans le Pas-de-Calais, le pôle métropolitain Côte d’Opale est déjà sur les rails. Pour l’Artois, rien n’est encore fait, mais Daniel Percheron, le président de Région, insiste pour que le territoire réussisse vite ce que le Valenciennois et les maritimes ont déjà mis en place.

 


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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 08:03

http://www.latribune.fr/getCrop.php?ID=5035651&ext=jpg&W=770&H=380&ptr=0

 

 

Les députés PS viennent de créer un précédent d’ampleur en adoptant à l’Assemblée nationale une mesure qui soumet les cotisations mutualistes à l’impôt. La mesure concerne 76% des salariés qui sont couverts par un contrat collectif de complémentaire santé, soit 13 millions de personnes.


Les cotisations aux mutuelles des salariés bénéficiaires de contrats collectifs de complémentaire santé négociés avec les syndicats au niveau d’une branche ou d’une entreprise, étaient jusqu’ici alignées dans leur principe sur la Sécurité sociale : seul le salaire net direct était imposable ; pas les cotisations concourant au salaire différé.


Fait sans précédent, les députés PS viennent de dénommer "niche fiscale" ces cotisations mutualistes : la "part employeur" de ces cotisations sera désormais incluse dans le revenu imposable du salarié.


La part salariale de ces cotisations est aussi la cible des députés PS par le jeu de la réduction du plafond permettant de déduire une partie de cotisations salariales.  L’ampleur de ce dispositif "va conduire à fiscaliser également une part significative de la cotisation salariée" dénoncent encore les confédérations syndicales FO, la CGT, la CFTC et la CFE-CGC, dans un communiqué commun.


Dans leur communiqué commun, elles " dénoncent la nouvelle attaque contre les contrats collectifs, sous couvert de généralisation de la complémentaire santé " (*).


Cette mesure devrait rapporter près d’un milliard par an à l’Etat (960 millions au moins).

Les confédérations syndicales ont calculé que, pour un salarié au Smic, l’impôt augmentera de 270 à 450 euros en 2014.

(*) la généralisation de la complémentaire santé est prévue par l’Accord national interprofessionnel (ANI) signé en début d’année par le patronat et la CFDT en particulier, et rejeté par la CGT et FO.

 

 

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:19

AFP, 18 octobre 2013 :


La nouvelle cure d’austérité annoncée mardi par le gouvernement portugais pour l’année prochaine a déclenché une montée de la grogne sociale, avec l’appel de plusieurs syndicats à la grève et à des manifestations.


http://cidadaniaverticalidades.files.wordpress.com/2013/10/19out2013_cgtp_novo.jpg?w=600&h=848

 

Le Front commun des syndicats de l’administration publique et le Syndicat des cadres techniques de l’Etat (STE), les deux principaux syndicats du secteur, ont appelé mercredi à une grève des fonctionnaires pour le 8 novembre prochain.


Les syndicats du secteur des transports ont également annoncé "une quinzaine de grèves pour la période allant du 25 octobre au 8 novembre" ainsi qu’une "manifestation nationale à Lisbonne le 9 novembre", a indiqué José Manuel Oliveira, coordinateur de la Fédération des syndicats des transports et des communications.

 

Les syndicats de la poste ont quant à eux prévu une grève le 25 octobre après la décision du gouvernement de privatiser le groupe postal par une mise en bourse de 70% de son capital avant la fin de l’année.


Les syndicats entendent protester contre les nouvelles mesures d’austérité dévoilées dans le projet de budget pour 2014 qui toucheront de plein fouet les fonctionnaires. Le Portugal, sous assistance financière, est tenu de respecter un objectif de déficit public de 4% du PIB en 2014.


Le projet de la loi des Finances prévoit des coupes sévères dans les dépenses publiques et des réductions des salaires des fonctionnaires allant de 2,5% à 12% pour les revenus mensuels supérieurs à 600 euros bruts.


Le gouvernement prévoit également de réduire de 2% en 2014 les effectifs de la fonction publique sur un total actuellement de 575.000. Depuis 2005, 173.000 postes de fonctionnaires ont déjà été supprimés.

"Les travailleurs n’en peuvent plus. Les fonctionnaires sont les cibles principales de ce budget", a dénoncé Ana Avoila, coordinatrice du Front commun des syndicats, qui appartient à la CGTP, principale confédération syndicale du pays, proche du Parti communiste.


Ce budget "est une attaque brutale contre les fonctionnaires", a estimé Helena Rodrigues, vice-présidente de la STE, proche de l’UGT, l’autre grande centrale syndicale, plus modérée et proche des socialistes.

Pour samedi, la CGTP a convoqué deux grandes manifestations à Lisbonne et Porto (nord), pour protester contre "l’appauvrissement des travailleurs".


Le syndicat voulait défiler sur les ponts des deux principales villes du pays. Mais, à Lisbonne, la manifestation prévue sur le Pont 25 Avril a été interdite par le ministère de l’Intérieur pour des raisons de sécurité.


Le rassemblement aura finalement lieu dans le quartier d’Alcantara, à la sortie du célèbre pont lisboète. De nombreux manifestants traverseront le pont en autocar, un passage qui sera accompagné d’un concert de klaxons pour protester contre l’interdiction du ministère.


Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, n’a pas exclu de convoquer prochainement une nouvelle grève générale, après celle de juin dernier, qui avait mobilisé 50% des salariés, selon les syndicats.

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 20:23

Nous lançons un "Au secours !"


Nous vivons ensemble pour la plupart d’entre nous depuis longtemps, plus de 20, 30 voire 40 ans dans deux immeubles que la municipalité de Montbéliard et Habitat 25, organisme-logeur social du département du Doubs, ex-OPHLM du Doubs, ont décidé de démolir dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine de l’ANRU. Nous sommes 16 à avoir atteint 70 ans ou presque, quatre ont dépassé les 80 ans et l’un d’entre nous a même 97 ans.


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Nous nous plaisons beaucoup dans cet immeuble et à la ZUP de Montbéliard où nous avons fait notre vie. Nous sommes beaucoup à être issus de l’immigration, mais notre immeuble est un exemple réussi de la mixité sociale, générationnelle et ethnique.

 

Sa communauté est plus qu’un petit village, elle est devenue notre seconde famille, un trait d’union entre les générations et les communautés et un exemple vivant de ce que peut être la lutte contre l’isolement social des personnes âgées.


Nous nous entraidons les uns les autres pour les courses, les papiers, les démarches, la garde des enfants, la veille ou les repas pour les plus handicapés d’entre nous ; tous, du fait de notre ancienneté qui nous permet de connaitre tout le monde et les jeunes en particulier, nous assurons la paix et la sécurité dans le voisinage de l’immeuble, avec bien plus d’efficacité que ne peuvent le faire des policiers extérieurs aux difficultés des familles.


Nous n’avons jamais été consultés pour la démolition.


Nous sommes menacés d’être dispersés, notre "famille" éclatée. Si tout ce que nous apportait notre petite collectivité était "kärcherisée", les relations sociales émiettées, nos habitudes pulvérisées, désormais isolés nous serions délaissés, réduits à nos difficultés, nos handicaps, notre malheur. A nos âges, non seulement déménager est une impossibilité physique et une souffrance morale, mais cette rupture de ces liens et de ces entraides, serait pour la plupart d’entre nous un désastre irréversible pour notre santé physique et notre santé mentale aux conséquences que nous pressentons malheureusement tragiques.


Cette mort sociale nous anéantirait.


Et nous nous demandons si notre drame n’en révèle pas bien d’autre puisque les démolitions de l’ANRU touchent des centaines de quartiers, un espèce de génocide silencieux des vieux pauvres en HLM.


Depuis des mois, nous avons fait de nombreuses démarches et manifestations auprès des responsables des HLM, du Maire, préfet ou des ministres. Mais si nous sommes écoutés avec bienveillance, nous ne sommes pas entendus. Rien ne bouge réellement. La pression pour nous pousser à déménager, ce que nous pouvons pas faire, continue de plus belle. Ce harcèlement nous affecte profondément et déjà la dépression touche certains d’entre nous.


Nous nous sentons en danger, pour éviter le pire, nous vous demandons votre assistance.


Abdelkrim et Cécile Rabahi (81 et 74 ans)


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 19:02

18 octobre 2013 

 

 

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Des milliers de personnes sont descendues vendredi dans les rues de Rome pour manifester contre les mesures d’austérité du gouvernement italien. Le trafic des transports urbains, les trains et les avions était perturbé par le mouvement social.


 

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L’Italie s’efforce de sortir de deux ans de récession qui ont fait croître le chômage, notamment des jeunes. Le parlement italien a entamé l’examen du budget pour l’an prochain, qui comporte de nouvelles coupes sociales.

 

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Des protestataires ont indiqué leur intention de camper durant la nuit sur une place de Rome avant une grande manifestation prévue pour samedi, faisant craindre aux autorités de possibles incidents.

 

 

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:29

Publié par Matthieu Lépine le 18 octobre 2013 

Article publié au préalable sur le site du Parti de gauche Montreuil (93100dessusdessous).

 

Les questions au sujet de l’avenir du collège Lenain de Tillemont sont récurrentes de la part des familles du quartier Bel-Air-Grands-Pêchers (Haut Montreuil). Cependant, voilà bien longtemps que le désintérêt des pouvoirs publics concernant cet établissement est manifeste. La création d’un nouveau collège à proximité du quartier relance aujourd’hui le débat.

 

http://matthieulepine.files.wordpress.com/2013/10/13.jpg?w=640&h=480

Lenain de Tillemont, un collège en grande difficulté

 


Des locaux anciens et vétustes, une sectorisation qui pousse à la ghettoïsation, Lenain de Tillemont est non seulement victime de sa réputation mais aussi des dégâts entrainés par les réformes locales et nationales (carte scolaire…). Les mesures issues de la politique d’éducation prioritaire, comme par exemple le dispositif Eclair, n’y changent rien. L’établissement repousse et n’attire plus (chute des effectifs…). Malheureusement, la bonne volonté des familles et le travail quotidien de l’ensemble du personnel de l’établissement ne suffisent pas à palier cela.


Lorsque la création d’un nouveau collège aux portes du quartier a été annoncée, les parents d’élèves ont cru que ce qu’ils avaient tant espérés se réalisait enfin. Leurs enfants allaient pouvoir intégrer un établissement moderne, flambant neuf, entièrement équipé et assurant très certainement une plus grande mixité sociale. Tant de facteurs permettant de pouvoir repartir sur des bases plus sereines et d’ainsi favoriser la réussite des élèves.


Aujourd’hui cependant, parents et enseignants déchantent. Un neuvième collège va bien voir le jour dans le Haut Montreuil, mais pour Lenain de Tillemont et la majeure partie de ses élèves, rien ne va changer.

 

Un nouveau ghetto scolaire dans le Haut Montreuil ?


Le périmètre de recrutement du collège des Murs-à-Pêches, actuellement en construction au bout de l’impasse des jardins Dufour, ne concernera pas les habitants du quartier Bel-Air-Grands-Pêchers pour qui rien ne devrait malheureusement changer.Pire, il risque d’être à l’origine de la création d’un nouveau ghetto scolaire dans le Haut Montreuil.


Il est en effet prévu que ce nouvel établissement accueille tous les élèves actuellement en CM2 dans un nouveau secteur centré sur l’école Nanteuil et formé de quartiers jusque-là sectorisés sur les collèges Fabien, Jean Jaurès ou encore Lenain de Tillemont (quartier St-Antoine). Seront aussi concernés les collégiens habitants ce nouveau secteur et actuellement scolarisés dans d’autres établissements.


Ainsi, la majorité PS-EELV au Conseil général a actée la mise en place d’un recrutement uniquement centré sur le Haut Montreuil. Cette décision ne risque-t-elle cependant pas d’aboutir inévitablement à la création d’un nouveau ghetto scolaire dans cette zone de la ville en grande difficulté ?


Le projet porté par Dominique Voynet d’installation d’un éco-quartier dans ce secteur ni changera probablement rien. Personne n’est dupe, les contournements de la carte scolaire seront légions. On peut par ailleurs s’imaginer, le collège Fidélis se trouvant non loin, que le choix du privé sera privilégié par certaines familles. Ces stratégies d’évitement n’ont rien de nouveau, cependant ce type de sectorisation ne peut que les renforcer.


 

Un état des choses qui laisse un gout amer du coté du quartier Bel-Air-Grands-Pêchers


La construction d’un nouvel établissement n’est pas en soi une mauvaise nouvelle pour Montreuil, bien au contraire. De nombreux établissements de la ville sont aujourd’hui complètement saturés. Cependant, l’arrivé de ce nouveau collège aux portes du quartier Bel-Air-Grands-Pêchers est vécue comme une humiliation par ses habitants.


En effet, le taux de remplissage de Lenain de Tillemont étant à ce jour d’à peine plus de 50%, la construction d’un nouvel établissement non loin de celui-ci est un double aveu d’échec. Tout d’abord, il est la preuve du désintérêt que portent les pouvoirs publics pour ce collège. Plutôt que le rendre attractif avec de véritables mesures, on préfère fermer les yeux et attendre de voir de quoi l’avenir sera fait, sacrifiant ainsi une partie de la scolarité de centaines d’enfants.


Cette décision est par ailleurs le symbole de la faillite de la politique d’éducation prioritaire. Malgré toutes les appellations qui ont pu lui être données ZEP, REP, RAR et aujourd’hui ECLAIR, Lenain de Tillemont reste en grande difficulté. La stratégie d’évitement de cet établissement, aujourd’hui actée par le Conseil général lui-même, via la création d’un nouveau collège et la suppression d’une partie de son secteur de recrutement (quartier St-Antoine), en est aujourd’hui la preuve.


Du coté des familles duBel-Air et des Grands-Pêchers le sentiment d’abandon est aujourd’hui très important. Voir un nouvel établissement tout neuf s’ouvrir aux portes du quartier est très mal vécu par ces parents qui envoient chaque jour leurs enfants dans ce bloc de béton datant des années 70 qu’est Lenain de Tillemont.


Malheureusement, avec la nouvelle sectorisation qui s’annonce, le risque de statu quo est grand. Les tripatouillages de dernière minute afin d’attribuer au collège quelques secteurs de la ville moins défavorisées, comme par exemple l’ensemble de la rue de Rosny, n’y changeront rien. Face à cet état des choses, certains parents d’élèves avouent en être aujourd’hui rendus à taper à la porte du privé, même si cela leur demande des sacrifices.


La construction de ce nouvel établissement n’a donc pas finir de faire parler d’elle. Tout d’abord, par ce qu’elle ne s’attaque qu’à une partie du problème, la saturation des effectifs sur la ville, laissant ainsi de côté la question essentielle de la ghettoïsation scolaire et les grandes difficultés rencontrées dans certains établissements comme Lenain de Tillemont. Ensuite, parce qu’elle fait entrer le privé dans le service public de l’éducation via le recours au partenariat public-privée (PPP). Les concertations à venir avec les parents d’élèves mais aussi les enseignants risquent donc d’être houleuses.

 


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