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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:19

En juillet 2012, la communauté de communes Evrecy Orne Odon (19 communes à l’ouest de Caen) se dote de bacs à poubelles munis de puces RFID, qui sont ditribués aux habitants. Quelques personnes refusent cette nouvelle technologie de contrôle, des réunions et un collectif anti-poubelles à puces se monte. C’est surtout en juin 2013, lorsque les habitants reçoivent la facture, que la mobilisation prend de l’ampleur. La taxe foncière augmente considérablement (+100E pour une petite maison), alors que le nombre des levées des poubelles diminue (4 fois moins en quelques années). Des dépôts ciblés d’ordures en sac sont organisés, notamment au pied des mairies, des démontages publics de puces aussi.


 

http://i2.wp.com/www.journaldunet.com/solutions/0703/images/rfid-poubelle.jpg?resize=284%2C220

 

 

C’est ici la gestion technologique des déchets, au profit de la multinationale Veolia, qui se met en place.

Les puces RFID intégrés calculent le nombre de levées, sachant que le forfait en prend en charge 26, les autres étant facturées plein-pot aux habitants. La prochaine étape de cette traçabilité, c’est le calcul du poids des déchets. Déjà à Evercy Orne Odon, les poubelles ne peuvent pas être soulevées par les camions-poubelles si elles ne sont pas pucées. Outre le non ramassage de ses poubelles, la personne qui refuse ces bacs est menacée d’une amende de 553E (correspondant au paiement plein-pot d’un bac et des levées).


Comme toujours, on vise à responsabiliser et faire payer le consommateur au profit de grands groupes industriels privés, qui sont d’ailleurs souvent les mêmes qui polluent et produisent le plus de déchets. Comme si nous avions fait le choix de vivre dans une société industrielle et capitaliste. Par ailleurs, ces nouvelles technologies, qui sont loin d’être « écoresponsables » (composants miniers rares, produits chimiques etc.), renforcent l’administration de nos vies et l’intrusion du pouvoir dans la vie quotidienne de chacun. Parmi leurs plus grands promoteurs, nous trouvons notamment Europe Ecologie les Verts, férus des gadgets technologiques et autres villes intelligentes (voir à ce sujet l’ouvrage de Tomjo, L’Enfer vert, sur la multiplication des technologies de contrôle à Lille mise en place par des élus Verts). Evrecy Orne Odon n’est pourtant qu’une ville test, et demain c’est partout que ces procédés vont voir le jour.


NOTE: Veolia, en France, c’est 11,5 milliards d’E de chiffre d’affaires, et 100 000 salariés.

Dans le monde, près de 30 milliards d’E de chiffre d’affaires pour près de 400 millions de bénéfices nets. Les deux tiers des dépenses de protection de l’environnement sont consacrées au traitement des déchets et des eaux usés. Ce sont des multinationales comme Véolia qui touchent l’essentiel de cette manne financière. La multinationale Veolia est en fait subventionnée. C’est donc de l’escroquerie organisée. Veolia fait la promotion de la smart city et autre ville intelligente (en anglais, c’est l’intelligence comme dans Central Intelligence Agency – CIA – c’est-à-dire renseignements), c’est à dire la multiplication des nouvelles technologies pour tracer notre vie quotidienne, profiler nos comportements et contrôler nos existence.

 

Bref, l’être humain réduit à un flux d’informations à administrer. Pour la petite histoire, Veolia est liée à EDF – dont les centrales et leurs déchets sont bien sûr à haute valeur environnementale ajoutée.

 

Source : Sous la cendre 

 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:55
http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Centre%20de%20r%C3%A9tention%20de%20Chios%205_0.jpg
Migreurop, le Réseau Euro Meditérannéen pour les Droits de l’Homme (REMDH), Welcome 2 Europe, Jeunes sans Frontières (Jugendliche ohne Grenzen – JOG) et leurs amis afghans et membres, qui ont été détenus dans l’enfer de Pagani en 2009 et de retour à Lesbos ces derniers jours ont écrit ensemble un communiqué de presse sur l’ile de Lesvos et le centre nouvellement ouvert sur l’ile.

http://www.interet-general.info/IMG/jpg/Grece-Carte-1-24.jpg

Les récentes tragédies à Lampedusa ont mis en lumière, une fois de plus, l’indifférence dominante de l’Union européenne face au sort des migrants. Aux portes de l’Europe, en Italie comme dans les îles grecques, les migrants sont sujets à des contrôles arbitraires aux frontières, et à des mesures sécuritaires qui mettent leurs vies en danger.

Ces derniers jours, plus de 80 migrants ont réussi à gagner l’île de Lesbos, malgré les nombreux refoulements qui ont lieu en Mer Egée. Ces femmes, ces enfants et ces hommes, qui fuient des pays dévastés, des régimes dictatoriaux ou d’insupportables conditions socio-économiques, sont victimes de violences et de l’indifférence des autorités grecques et européennes. En l’absence d’une réglementation claire, la police et les garde-côtes laissent les survivants de ces dangereuses traversées dans des limbes juridiques, sans aucune forme de protection, de soins et d’information.

Les migrants qui arrivent sur l’île de Lesbos doivent s’enregistrer afin de pouvoir ensuite quitter l’île. Néanmoins, l’enregistrement ne se déroule généralement qu’après leur arrestation et leur détention dans un nouvel établissement près du village de Moria. Ouvert le 25 septembre 2013, ce centre de détention, décrit officiellement comme un “centre de premier accueil”, est de facto un centre fermé, entouré de barrières et de fil barbelé. Il devrait par la suite également comprendre 600 places pour l’enfermement sur de plus longues périodes.

La police locale, assistée par l’agence européenne Frontex, est responsable de l’identification des migrants, mais aussi des recherches d’informations sur les routes migratoires empruntées. Ces procédures ne signifient pas pour autant que les migrants accèdent à une protection, elles constituent en revanche des stratégies de contrôle, de surveillance et de dissuasion supplémentaires. Demander l’asile est actuellement impossible.

En 2009, des habitants de Lesbos, des migrants et des réseaux de militants internationaux ont réussi à faire fermer le vieux centre de détention de l’île, situé dans la zone industrielle de Pagani. Pagani est devenu le symbole des conditions inhumaines de détention, un Guantanamo dans la mer Egée. Trois ans plus tard, les militants locaux ont ouvert “Pikpa”, un village de solidarité auto-organisé où des centaines de réfugiés ont été accueillis. Cette expérience d’hospitalité réelle montre que l’enfermement n’est pas nécessaire.

Les personnes qui ont perdu la vie en mer Egée, comme ailleurs en mer Méditerranée, et celles qui sont détenues dans de véritables ”cages”, nous rappellent la violence du régime européen des frontières. Ces pratiques ne peuvent pourtant pas empêcher les personnes de se déplacer ; elles ne font que créer des trajectoires migratoires plus dangereuses.

Nous ne tolérons pas cette situation. L’exemple du centre d’accueil auto-organisé de Pipka à Lesbos, l’hospitalité de la population locale aux arrivants, prouve qu’il existe des alternatives à la militarisation du contrôle des frontières, aux refoulements et aux centres de détention. Cette alternative est basée sur la solidarité.

Ensemble, nous n’acceptons pas la détention de personnes en recherche de protection et de sécurité. Nous voulons les accueillir en Europe. Leur liberté de mouvement nous concerne tous. Nous n’accepterons jamais d’autres Pagani.

Migreurop, le Réseau Euro Meditérannéen pour les Droits de l’Homme (REMDH), Welcome 2 Europe, Jeunes sans Frontières (Jugendliche ohne Grenzen – JOG) et leurs amis afghans et membres, qui ont été détenus dans l’enfer de Pagani en 2009 et de retour à Lesbos ces derniers jours.


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 07:38

http://siteofficieldupoi.files.wordpress.com/2013/03/attention-ecole-en-danger-tino.jpg?w=700&h=

 

 

 

A Paris, les syndicats d’enseignants des Ecoles Snuipp-Fsu, Snudi-Fo, Cgt-Educ’Action, Cnt et Sud-Education réunis hier jeudi 17 octobre ont lancé un appel à la grève pour le jeudi 14 novembre .


Ils continuent à exiger l’ « Arrêt du dispositif d’Aménagement des Rythmes Educatifs » (ARI) et l’abrogation du décret qui en est à l’origine.


Ils ne sont pas satisfaits de la réponse apportée lundi par le Conseil de Paris aux enseignants, personnels et parents mobilisés .

 

Pour le Snuipp-Fsu, « la situation des écoles ne peut rester en l’état, il faut que cela cesse … la grève est incontournable… ». 

 

Pour le Snudi-Fo, les ajustements ou les assouplissements annoncés par le maire Delanoë « c’est par la grève unie de tous les personnels que seront obtenues la suspension de l’Aménagement des Rythmes Educatifs et l’abrogation du décret qui soumet les enseignants à la tutelle des collectivités locales ».


Après de nombreuses communes déjà mobilisées dans le pays , l’exigence d’arrêt de l’application de la réforme ne cesse de se répandre et la question de la grève est posée par exemple, à Toulouse, dans le Val d’Oise, à Ris Orangis (Essonne), dans l’Oise… Certains maires suspendent leur participation au dispositif, d’autres prennent position contre son application à la rentrée et en demandent l’annulation.


Une réunion intersyndicale nationale des fédérations de l’Education nationale est annoncée pour le 22 octobre pour discuter d’un appel à la grève nationale.


 

 

 

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 07:01

 18 octobre 2013

 

http://www.contrelacour.fr/wp-content/uploads/2013/10/GetObject.ashx_-300x200.jpgLa création d’une nouvelle conférence consacrée à la coordination économique a été inscrite dans le Pacte budgétaire (TSCG) entré en vigueur le 1er janvier dernier. L’article 13 du Traité prévoit en effet la création d’une coopération renforcée entre les Parlements nationaux des différents États membres et le Parlement européen.

 
Cette disposition, dont l’existence a été vivement appuyée par Pierre Lequiller, alors Président de la Commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale, ne fait en réalité que réitérer une possibilité déjà prévue dans les Traités européens mais jamais approfondie.


Dans un article du 2 mai 2013, je faisais le point sur les réunions préalables à l’organisation de cette nouvelle conférence interparlementaire. Le 11 janvier 2013, les représentants des parlements des six pays fondateurs (dont Claude Bartolone) et du Parlement européen s’étaient également réunis à Luxembourg afin « d’esquisser les grandes orientations à donner [à la conférence interparlementaire] sous la forme d’un document de travail qui sera soumis aux représentants des parlements des 27 États membres de l’UE » lors de leur réunion à Nicosie en avril 2013.

 
Il avait alors été décidé que la Conférence interparlementaire se composerait de représentants de tous les Parlements nationaux des États membres de l’Union européenne et du Parlement européen, en particulier des commissions compétentes. Chaque Parlement déterminerait la composition et la taille de sa délégation. La Conférence se réunirait deux fois par an, en coordination avec le cycle du Semestre européen.


Les 16 et 17 octobre 2013 à Vilnius s’est donc tenue la première conférence

interparlementaire sur la gouvernance économique et financière de l’Union européenne.

 

Dans son communiqué de presse, il est indiqué que les participants se pencheraient en particulier sur :
- le renforcement de la légitimité démocratique de l’UE ;

 
- la coopération plus étroite entre les parlements nationaux et le Parlement européen en matière de gouvernance économique et financière ;

 
- l’intégration de la dimension européenne dans les politiques nationales ;

 
- l’implication des parlements nationaux dans la formation et la mise en place d’un système pour encourager les réformes en matière de politiques économiques, budgétaires et fiscales.

 
Il était prévu que la Conférence interparlementaire sur la gouvernance économique et financière de l’Union européenne examine le projet de son Règlement (qui sera adopté au premier semestre européen, lors de prochaine Conférence) et adopte des conclusions.


Les députés et sénateurs français étaient présents au rendez-vous et se sont montrés particulièrement soucieux de l’opportunité offerte par le Pacte budgétaire aux Parlements nationaux de peser davantage dans la gouvernance économique de l’UE.

 

Comme l’indique justement sur son blog Christophe Caresche, député socialiste, le processus actuel « fait peu de place aux parlements nationaux, qui restent certes souverains en matière budgétaire, mais qui ne participent pas à la définition des orientations qu’ils sont censés appliquer« .


Pour la France, les parlementaires présents étaient:

 
- Christophe CARESCHE, député socialiste, Membre de la commission des Finances et membre de la commission des Affaires européennes
- Chantal GUITTET, députée socialiste, Membre de la commission des Affaires étrangères
- Bernard DEFLESSELLES, député UMP, Membre de la commission des Affaires européennes
- Jérôme LAMBERT, député socialiste, Membre de la commission des Affaires européennes
- Philippe MARINI, sénateur UMP, Président de la commission des finances
- Marc MASSION, sénateur socialiste

 



http://www.contrelacour.fr/wp-content/uploads/2013/10/presidency.getObject-300x200.jpgLe sénateur Philippe Marini a d’ailleurs prononcé un discours lors de la session consacré aux buts de la Conférence interparlementaire dont je vous conseille vivement l’écoute:

 

« La légitimité ne peut résulter que du suffrages. Elle ne provient pas d’une sorte de corpus politiquement correct qui serait élaboré ailleurs, entre soi, au sein d’une catégorie particulière et sans vrai souci de se confronter à la réalité. »


« La légitimité ne peut résulter que du suffrages. Elle ne provient pas d’une sorte de corpus politiquement correct qui serait élaboré ailleurs entre sois au sein d’une catégorie particulière et sans vrai souci de se confronter à la réalité. » 

 
« Il nous appartient bien à nous les Parlements nationaux d’éviter le double langage. Nous connaissons trop cela: le langage bruxellois et le langage national. Le langage d’un gouvernement qui parle aux autres gouvernements et le langage d’un gouvernement qui parle à son électorat, ce qui vaut pour nos gouvernements valant aussi pour telle ou telle de nos formations politiques. Mais c’est ainsi que naissent les désillusions, c’est ainsi que le projet européen s’étiole, qu’il suscite une défiance croissante au sein de nos opinions publiques. Le devoir de vérité pratiqué entre les parlementaires est assurément une manière de travailler dans le sens du réalisme et d’éviter ce désenchantement, cette perte de repères auxquels nous contribuerions en apparaissant comme confinés dans un monde trop artificiel. »

 
Philippe Marini


 


Lors de la séance d’ouverture, le commissaire Olli Rehn, chargé des affaires économiques et monétaires, est intervenu par visioconférence depuis Bruxelles. Il a indiqué le  » besoin d’échanges inter-parlementaires régulières afin d’accroître prise de conscience de l’interdépendance des décisions « .

 
Selon lui, les discours mentionnant que  » « la crise est terminée » sont clairement prématurés « . Il reste en effet des divergences économiques importantes entre les États membres.

 
Concernant le Two-Pack, dont l’entrée en vigueur cette année permet à la Commission d’examiner pour la première fois les projets de budgets nationaux, le commissaire souhaite rassurer mais se contredit:

 
 » Le rôle de la Commission n’est pas ici d’opposer son veto à des budgets nationaux. C’est un pouvoir que nous n’avons pas. Notre rôle est plutôt de fournir, dans un esprit de partenariat, des conseils de politique indépendante et analytique basée sur les principes et les politiques convenues au niveau européen, et de le faire suffisamment en amont dans le calendrier budgétaire de sorte qu’il soit utile pour les gouvernements et les parlements nationaux.

Si les engagements pris par les États membres se relèvent trop justes ou ne sont pas en ligne avec le pacte de stabilité et de croissance, nous pouvons alors demander une révision du projet de plan budgétaire. « 


Mercredi 16 octobre, les parlementaires français ont également tenu une conférence de presse
:


http://www.contrelacour.fr/wp-content/uploads/2013/10/caresche-300x196.jpg« Il n’est pas question pour nous de renoncer à jouer un rôle pour lequel on a été élu et mandaté. »

 
 » Cette conférence ne doit pas être un forum de plus. Il y a nécessité d’avoir des conclusions. »

 
Christophe Caresche

 


 

 

 

 

 

 

Source: Contre la cour 


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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:55

18 octobre 2013

 

Il n’y a pas que Rangueil à Toulouse : il y a aussi l’hôpital Purpan. Ci-dessous, de larges extraits d’un témoignage d’une hospitalière, recueilli parLa Dépêche du Midi :

 

Elisabeth Des a publié un livre sur son calvaire : Le harcèlement au travail, mémoire d’un combat, Éditions Les points sur les i.

 

Quelques temps plus tard, on m’a envoyé deux psychiatres alors que j’étais avec un patient. Ils devaient me persuader que j’étais trop dépressive, que je ne pouvais pas continuer à exercer dans ce service. J’ai réussi à garder mes nerfs. C’est le chef de clinique qui a du prendre ma défense, il s’est retourné contre le directeur. Et puis quand le service a déménagé, je n’ai même pas été invitée à visiter le nouveau bâtiment. Ça a été la goute d’eau.

 

Le fait est qu’ils n’avaient aucune raison de me renvoyer et qu’ils avaient décidé de me pousser à bout. Et ce fut le cas pour beaucoup de collègues. Une fois qu’ils avaient décidé de renvoyer quelqu’un qui, à leur sens, était resté trop longtemps, on le poussait à la dépression, puis on lui envoyait les psychiatres. C’était leur méthode de management.

 

“ Expulsée de mon appartement ”

 

Un jour j’ai décidé d’entrer en guerre et j’ai contacté un confrère qui m’a conseillé de me tourner vers Jean Darnaud, à l’époque président du syndicat des praticiens hospitaliers du CHU. Il m’a fait prendre conscience que je faisais l’objet d’un scénario de harcèlement moral et psychologique. Moi, je n’en 
avais pas conscience. Nous étions en 2000, à l’époque on en parlait encore très peu et je savais à peine ce que c’était. Mais j’ai découvert avec stupeur que ça existait en milieu hospitalier.

 

En 2000, j’ai été renvoyée du centre hospitalier. Je n’exerçais plus qu’en cabinet, en tant qu’allergologue, pneumologue. Mais le parcours de soin s’est mis en place et comme je n’étais pas connue des généralistes puisque j’avais été très investie aux urgences, cela s’est traduit pour moi par une baisse énorme de revenus et j’ai été expulsée de mon appartement. J’ai vécu plusieurs mois sans domicile fixe.

 

http://www.coupdepouce.com/img/photos/biz/cdp/harcelement-travail-410.jpg

 

Et puis, j’ai appris qu’au Samu du CHU, qui était aussi en restructuration, l’administration s’acharnait sur une très brillante anesthésiste. Elle a été retrouvée noyée dans la Garonne. On a dit qu’elle avait des problèmes personnels. C’est ridicule, elle ne faisait que travailler. Ce sont ses amis qui m’ont appelée pour me dire qu’elle subissait des pressions abominables de la part de la direction de l’hôpital. C’était exactement le même type de pressions que celle que j’avais subies.

 

J’ai compris qu’il fallait faire quelque chose. Moi qui n’avais jamais vu un avocat de ma vie, j’en ai contacté un. Petit à petit, j’ai monté un dossier. Puis j’ai déposé plainte, j’étais déterminée à aller au bout du combat. Avec mon avocate nous avions décidé de porter l’affaire au pénal alors qu’en général ce genre de cas est jugé par des tribunaux administratifs. J’ai attendu ce procès pendant huit ans. Il n’a jamais eu lieu. Et mon avocate m’a lâchée en cours de route. Le temps que je retrouve un autre avocat, il y avait prescription. C’est un grand regret. Pendant 13 ans je me suis battue totalement seule.


“ Les hôpitaux sont désormais gérés comme des industries automobile ”

 

J’ai donc commencé à rédiger un mémoire. Le but était de confronter mon histoire à celles vécues dans d’autres milieux. J’ai rencontré des personnes du Technocentre Renault, de la Poste, de France télécoms.

 

Je voulais savoir si c’était pire ailleurs. Mais le constat est effroyable. Il se trouve que les hôpitaux sont désormais gérés comme des industries automobile. On utilise la méthode Toyota, le lean management. On gère l’entreprise par la peur, par le stress. Et par l’humiliation qui est très présente dans les milieux hospitaliers. C’est un mode de management qui conduit au burn-out, puis au suicide. Le problème, c’est que peu de gens en parlent par peur du licenciement.


 

http://bernard-gensane.over-blog.com/2013/10/apr%C3%A8s-l-h%C3%B4pital-rangueil-celui-de-purpan.html

 



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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:54

republicans-for-obama-275x275-e1328773370639.jpg

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le défaut de paiement de la première économie mondiale n'aura pas lieu. Sans surprise, Démocrates et Républicains ont trouvé l'accord budgétaire mettant fin à une crise budgétaire montée de toute pièce pour justifier un plan d'austérité de plusieurs centaines de milliards.

 

Les ficelles étaient grosses. Le monde pendu à un hypothétique « défaut de paiement » américain aux conséquences inconnues, un président « progressiste » pris en otage par une frange d' « extrémistes », le tout sous un compte-à-rebours digne d'un thriller.

 

La mise en scène médiatique était rodée, la réalité est tout autre. Les marchés financiers en sont un bon indicateur. Ils n'ont jamais paniqué. Wall Street, dont les cours ont fluctué au gré des négociations, a clôturé en nette haussemercredi, à l'annonce de l'accord budgétaire.

 

L'accord voté à une large majorité au Congrès est celui prévu par les marchés : relèvement du plafond de la dette pour financer le gouvernement jusqu'en janvier 2014, accord sur les coupes budgétaires automatiques avant de relancer les négociations pour un plan de coupes structurelles.

 

Ce « shutdown », le 18 ème de l'histoire des Etats-unis. n'a rien d'exceptionnel. Il suivi le scénario habituel, celui de la crise de 1996 sous Clinton, ou de 2011 sous Obama déjà, servant à faire passer comme une dure nécessité des plans de rigueur adoptés par un président « progressiste ».

 

Un président démocrate instrumentalisant la frange extrémiste du camp républicain pour feindre l'intransigeance, avant de jouer l'impuissance pour mieux masquer le consensus général entre Parti démocrate et majorité Républicaine sur une politique économique ultra-libérale.

 

Plutôt un « lock-out » que « shutdown » : le peuple nord-américain pris en otage

 

Depuis le 1 er octobre, 800 000 fonctionnaires américains étaient au chômage technique, ceux des services publics dits « non-essentiels », fermés pour l'occasion.

 

« Services non-essentiels » : le terme est révélateur. On parle des services centraux de la santé, de l'éducation, des transports, de la justice, de l'énergie. L'essentiel de ces services étant par ailleurs déjà soit sous la responsabilité des États fédérés, soit privatisés.

 

Dans le même temps, les « services essentiels », notamment ceux travaillant pour la sécurité nationale (NSA, CIA, police, hauts fonctionnaires), eux ne connaissent pas la crise.

 

Des allocations vitales pour des millions d'américains ont été suspendues : le « Head Start » pour l'aide à l'éducation dans les milieux défavorisés, « WIC » (« Women, infant and child program ») pour l'aide alimentaire qui concerne 9 millions de familles en détresse.

 

Le « shutdown » ressemble prosaïquement à un « lock-out », une gigantesque grève patronale visant à placer délibérément les salariés dans une situation financière délicate, pour imposer un cadre favorable à des coupes dans les salaires, les aides sociales.

 

Contrairement au discours médiatique ambiant, au nom de la crise de la dette et des déficits, ce ne sont pas les Républicains qui ont pris en otage Obama, mais plutôt la classe capitaliste et ses serviteurs démocrates et républicains qui ont pris en otage le peuple américain.

 

« Obamacare » : fausse pomme de discorde, vrai consensus autour d'une opération de privatisation de la santé

 

Les médias ont fait de la « réforme de l'assurance santé » promue par Obama en 2010 le théâtre d'une opposition irréductible entre Républicains et Démocrates. La réalité est bien différente.

 

Le « Patient protection and affordable act », de son nom officiel, ou « Obamacare » comme l’appelaient ses détracteurs était une des promesses d'Obama en 2008. L'idée était de fournir une assurance santé universelle aux 50 millions d'Américains actuellement sans couverture.

 

Or, le projet est très loin d'une Sécurité sociale universelle et publique. Le système ressemble au modèle défendu par les think tank libéraux proches des Républicains, celui mis en œuvre … par l'ancien candidat républicain Mitt Romney dans son État du Massachussets.

 

Concrètement, le système qui est mis en place à partir du 1 er octobre s'apparente à un vaste plan de marchandisation de l'assurance-santé, offrant de nouveaux débouchés aux entreprises du secteur de la santé, des assurances, et de l'industrie pharmaceutique.

 

25 millions d'Américains, sous condition de ressources auront désormais accès à une couverture maladie (ce qui en laisse toujours 25 millions sur le carreau) qu'ils trouveront sur le « marché des assureurs privés », l’État assurant la solvabilité des plus modestes, par des aides et garanties.

 

La fronde républicaine a été d'abord massive, fustigeant une « réforme socialiste », jouant la carte identitaire de la défense de la liberté individuelle pour contenter un électorat conservateur.

 

Le « Tea Party » en est une illustration extrême, reflet tant d'un mouvement de fond aux relents fascisants dans la société américaine qu'habile épouvantail destiné à faire passer Obama pour un « radical » et les Républicains lambda comme des « modérés ».

 

Pourtant ces derniers mois, les ralliements à l' « Obamacare » se sont multipliés dans le camp républicain. Sous pression de l'industrie de la santé et des assurances, au moins cinq gouverneurs républicains avaient apporté leur soutien en mars denier au projet d'Obama.

 

Pendant la crise, les élus républicains ont fait passer le message que la lutte contre l'Obamacare n'était pas la bataille centrale, que l'essentiel était ailleurs : sur la politique d'austérité, sur le démantèlement de l'Etat-providence américain mis en place dans les années 1930 puis 1960.

 

Consensus entre Républicains et démocrates sur l'austérité et le démantèlement de la Sécurité sociale

 

Un accord a pourtant été trouvé sur l' « Obamacare ». Le système sera mis en place, avec de nouvelles restrictions sur les conditions d'éligibilité. Loin d'être une défaite des Républicains, il s'agit d'une victoire de la classe dominante américaine. Elle a aussi masqué l'ampleur du consensus.

 

Car le véritable enjeu, c'était la poursuite des coupes budgétaires, de la politique d'austérité dont l'instigateur est depuis 2008 le président Obama, en concertation avec les Républicains.

 

Ces trois dernières années, les salaires des fonctionnaires ont été gelés, tandis que plus de 750 000 d'entre eux ont perdu leur emploi, effet des politiques d'austérité, tandis que les budgets des services sociaux ont été drastiquement réduits. Voilà pour la politique sociale réelle d'Obama.

 

On peut rappeler qu'au même moment le gouvernement américain a lâché plus de 380 milliards de $ pour renflouer les banques (Citigroup, Bank of America), les grands groupes industriels (General Motors) menacés de faillite.

 

Entre 2008 et 2013, la dette a doublé, passant de 9 000 milliards (69%) à 16 000 milliards (104% du PIB). Son origine, outre la progression du déficit commercial, se trouve dans cette politique de financement public du grand capital financier.

 

Pourtant le prétexte de la dette a permis à Obama de mettre en place son innovation, un programme de coupes budgétaires automatiques, les « sequester ». En l'absence d'accord budgétaire spécifique, il s'applique chaque année sur les « services publics non-essentiels ».

 

En 2013, ces coupes se sont élevées à 85 milliards de $. Elles devraient se chiffrer à plus de 1 000 milliards de $ sur les huit prochaines années. C'est sur la défense de ces « sequester » que s'est réalisé le consensus entre Républicains et Démocrates au Congrès.

 

Certes, le relèvement du plafond de la dette n'accorde qu'un répit avant une deuxième phase de négociations, début 2014, sur les plans budgétaires à long-terme pour l’État américain.

 

Des tensions existent, notamment sur la question de la hausse des impôts, idéologiquement sensible pour les Républicains, bien que les deux partis ne soient pas enclins à faire contribuer grandes entreprises et plus riches.

 

Le gros morceau à venir, c'est le démantèlement de la Sécurité sociale américaine, enfin ce qu'il en reste, avant tout les dispositifs Medicare ou Medicaid, des assurances sociales partielles publiques, réservées aux retraités et aux plus pauvres.

 

Ces allocations, inscrites dans un système globalement privatisé, contribuent déjà à engraisser le secteur privé de la santé, elles ont déjà été attaquées – notamment sous la période Clinton – en durcissant ses conditions d'accès.

 

Le président Obama avait présenté en mars dernier son plan à long-terme pour Medicare et Medicaid : un plan d'économies de 400 milliards de $ d'ici 2020, inscrit dans un plan d'économie sur la décennie de près de 1,8 mille milliards de $.

 

Ce plan reposait notamment sur des coupes massives dans le budget des hôpitaux, des déremboursements généralisés et un changement du mode de calcul des aides, permettant de diminuer drastiquement le montant des aides.

 

Obama a insisté sur le fait que la réduction des déficits, et de la mise en place des « réformes structurelles » dans le secteur de la protection sociale, la priorité de son mandat. Le responsable de la commission budgétaire au Congrès, Paul Ryan (du Tea Party) a déclaré partager ces priorités.

 

Son programme « Obamacare » s'inscrit aussi dans cette grande transformation, à la fois vers plus d'austérité et plus de privatisation. Cela explique le consensus entre Républicains et Démocrates, masqué derrière un jeu de dupe destiné à tromper leurs électorats respectifs.

 

Bien loin les illusions sur l' « humanisation » du capitalisme américain avec l'élection d'Obama, le consensus entre les deux partis du capital américain est plus fort que jamais pour maintenir les privilèges d'une petite mince couche de la population américaine.

 


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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 13:14

Le projet de motion ci-après s'adresse à la Conférence des Présidents d'Université qui doit se réunir ces jours-ci.


Cette situation n'est pas le fait du hasard : droite et socialistes à présent ont mis en oeuvre une réforme des universités (La loi relative aux libertés et responsabilités des universités dite loi LRU ou loi Pécresse), qui vise à placer les universités sous la dépendance du marché international de l'éducation faisant au passage des salaires des personnels - dépendant à présent d'une gestion autonome des établissements-, une variable d'ajustement.


La contestation des effets de cette réforme ultra-libérale devrait par conséquent s'en prendre aussi à la contre-réforme elle même et lutter pour son abrogation.


Le FSC

 

http://idata.over-blog.com/3/06/23/69/logo-FSC.jpg

 

 


Projet de motion sur la situation budgétaire des Universités et le financement de l’ESR, proposée à l’assemblée plénière de la CPU du jeudi 17 octobre 2013:


Voilà maintenant plusieurs mois que la nouvelle loi Enseignement Supérieur et Recherche (ESR) a été votée. Dans la continuité de la LRU, elle consacre l’autonomie budgétaire des Universités et n’apporte aucune solution aux problèmes de sous-financement de l’ESR. Elle n’a été accompagnée d’aucune loi de programmation pourtant demandée avec insistance par l’ensemble de la communauté universitaire.

 

L'insuffisance des moyens dont disposent les universités pour l’accomplissement de leur mission de service public, la situation budgétaire critique de nombreuses universités les mettent gravement en difficultés et rendent caducs les objectifs annoncés par le Président de la République visant à faire de la jeunesse, de l’éducation et de la société de la connaissance une grande priorité nationale.

 

L’état très dégradé de leurs finances pousse un grand nombre d’universités à mettre en place des plans de rigueur sans précédents: gel de postes vacants, gel d'une grande partie des 1000 emplois créés en 2013, non-reconduction d'emplois contractuels, baisse des heures complémentaires aggravant le sous-encadrement des étudiants, fermeture d'options, augmentation du nombre d'étudiants en TD au-delà du raisonnable, réduction drastique de l'offre de formation, non-exécution de travaux de maintenance, menace de fermeture des sites délocalisés...

 

Cela se traduit par une dégradation des conditions d’étude et de vie des étudiants et de travail des personnels donnant lieu à de plus en plus de situations de souffrance au travail. En réponse à cette situation, le gouvernement ne compense pas le solde du Glissement Vieillesse Technicité (GVT) en constante augmentation pour la plupart des universités, responsable en grande partie de leur déficit. Il ne compense pas les frais d'inscription dont les boursiers sont exonérés. Il nous annonce de nouvelles missions avec un budget de fonctionnement en baisse.

 

Il pérennise le Crédit Impôt Recherche extrêmement coûteux pour les finances publiques et qui, de l’avis même de la Cour des comptes, a montré son inefficacité. Il annonce à contre-courant de nos difficultés, un nouveau Programme d’Investissements d’Avenir (Equipex, Idex...) dans la continuité de celui initié par le gouvernement précédent et dont aucun bilan partiel n'a été fait.

 

Ce programme, risque d’être mis en oeuvre au détriment des financements récurrents qui nous font cruellement défaut. Il va mobiliser encore une fois une grande partie d'entre nous dans une nouvelle course effrénée à l’excellence, qui risque de perturber, au lieu de les accompagner, les dynamiques de coopération déjà engagées et les processus de regroupement des établissements prévus par la loi.

 

Nous tenons à rappeler que nos préoccupations sont d'ordre vital et que la situation budgétaire de l’université de Montpellier 3, médiatisée ces derniers temps, est critique, avant tout du fait du désengagement de l’Etat. Cette situation est celle de nombreuses autres universités, et elle va rapidement devenir celle de toutes les universités françaises si le gouvernement continue à se désengager du service public d’enseignement supérieur et de recherche.

 

Convaincus de la nécessité de maintenir un service public d’enseignement supérieur et de recherche de qualité, accessible au plus grand nombre, nous demandons à l’Etat d’assumer ses responsabilités vis-à-vis des Universités.

 

Nous n’avons pas été élu(e)s pour réduire les postes, diminuer les crédits consacrés à la formation, la recherche, la documentation ou la vie étudiante, quand l’avenir économique et social de notre pays et de l’Europe suppose que la Nation investisse pour produire de nouvelles connaissances et de l’innovation en portant à 3 % du PIB son effort pour la recherche et pour amener 50% d’une classe d’âge au niveau bac+3.

 


Notre responsabilité est aujourd'hui de préserver l'offre de formation et le potentiel de recherche de nos établissements, dans toute leur richesse et leur diversité. Nous demandons que la masse salariale des Universités soit sécurisée, que soient programmées dès maintenant les étapes permettant le financement de l’ESR par la mise en oeuvre d’un plan pluriannuel de l’emploi scientifique, dans les universités et les organismes, intégré dans une loi de programmation budgétaire. Il en va de l’avenir culturel, scientifique, technologique et industriel de notre pays.

 

Projet de motion soutenue par : "

 

Mohamed Amara, président de l’Université de Pau et des Pays de l'Adour

Jacques Bahi, président de l’Université de Franche-Comté Besançon

Fabienne Blaise, présidente de l'Université de Lille 3

Lise Dumasy, présidente de l'Université Stendhal-Grenoble 3 Rachid El

Guerjouma, président de l'Université du Maine Le Mans – Laval

Anne Fraïsse, présidente de l’Université de Montpellier 3

Yves Jean, président de l’Université de Poitiers

Jean-Paul Jourdan, président de l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3

Christine Gangloff, présidente de l’Université de Haute Alsace

Yannick Lung, président de l’Université de Bordeaux 4

Jean-Michel Minovez, président de l’Université de Toulouse 2 Le Mirail

Mohamed Ourak, président de l’Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis

Jean Peeters, président de l'Université de Bretagne-Sud

Pascal Reghem, président de l'Université du Havre

Mohamed Rochdi, président de l’université de la Réunion

Jean-Paul Saint André, président de l’Université d'Angers Danielle

Tartakowsky, présidente de l’Université Paris 8

 


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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 06:42

par Mathias Reymondle 16 octobre 2013

Un récent rapport de la Cour des Comptes, présidée par Didier Migaud, épingle la gestion des collectivités locales. Afin d’illustrer ce sujet, Etienne Prigent et Philippe Evêque, journalistes à France 3 Alpes, font un reportage d’environ une minute et 45 secondes, sur le stade des Alpes situé à Grenoble. « Le stade devait coûter 25 millions d’euros, explique la voix-off, mais la note a été beaucoup plus salée : 80 millions d’euros, soit trois fois plus. »


Ce reportage a été diffusé sur plusieurs chaînes du groupe France Télévisions (comme c’est souvent le cas) : dans le JT de 13h de France 2, le lundi 14 Octobre ; et dans le 12/13 de France 3 Alpes, le mardi 15 Octobre.


Mais sur France 2, la fin du reportage est pour le moins brutale, puisque le journaliste semble ne pas avoir terminé sa phrase : « Il coûte 1,4 million d’euros chaque année… » Retour sur le plateau pour qu’Elise Lucet donne une information capitale : « Il est treize heure dix-neuf. »


En visionnant la version du reportage diffusée sur France 3 Alpes, on comprend mieux la gêne d’Elise Lucet et de la rédaction en chef du JT national de France 2. La phrase complète est en effet : « Il coûte 1,4 million d’euros chaque année, de l’argent que Didier Migaud, à l’époque président de la métropole grenobloise [qui a financé le stade] et aujourd’hui à la Cour des Comptes, préfèrerait sans doute économiser.  »


Ce dernier passage, qui n’apparaît donc pas dans le reportage diffusé sur France 2, est illustré par des images d’archives de Didier Migaud, actuel président de la Cour des comptes...


Une situation embarrassante effectivement pour Didier Migaud et Elise Lucet… animatrice par ailleurs de Cash Investigation, la grande émission d’enquête de France 2.


Mathias Reymond (grâce au signalement d’un correspondant grenoblois)

 

Source:

http://www.acrimed.org/IMG/siteon0.gif?1332110978

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 06:24

 

Mercredi 16 octobre 2013


La tuyauterie européenne ne m'intéresse guère. Une fois que ma conviction a été faite sur le caractère nuisible et inutile de l'ensemble, j'ai beaucoup de mal à m'intéresser aux détails.


J'ai bien tort. Heureusement, des blogueurs plus pointus sont apparus et suivent de près l'actualité de la construction de l'état européen.


Le lecteur qui se veut au courant de l'actualité européenne fera donc bien de lire l'article "La France perd le contrôle de ses banques", sur le site de CJ Willy, un franco-américain. Le lecteur complètera ensuite régulièrement son information, toujours sur le même site, mais aussi chez Magali Pernin, sur son site Contre la Cour


Vous apprendrez donc que le contrôle des grandes banques française sera assuré à partir de l'année prochaine par la BCE, avec un regard parlementaire ou démocratique quasiment nul.


Le Monde d'hier informait par ailleurs ses lecteurs que l'état des lieux que fera la BCE au moment de sa prise de contrôle, l'audit des banques dont elle devra à l'avenir assumer le contrôle, sera effectué par un cabinet américain, dont les performances récentes ne sont pas avérées.

 

http://img.over-blog.com/600x310/0/11/19/18/2013/wyman.jpg

Le lecteur curieux note avec intérêt que la première page du site de Wyman fait de la pub pour de la spéculation sur les matières premières agricoles.


 

Mais je laisse de côté les querelles à ce sujet. Même si elles sont importantes, elles ne sont que la moitié du problème.


Car, comme le résume fort bien un article de la Tribune, ce n'est pas tout de contrôler les banques, il s'agit de savoir qui paie lorsqu'arrive une faillite.


Et là, rien n'a été décidé.


Or, il n'y a pas de régulateur infaillible. On a beau dire et faire et embaucher tous les cabinets américains, donc sérieux, que l'on veut, à un moment donné, surtout si la stagnation européenne se poursuit, des banques peuvent faire faillite parce que la conjoncture a dégradé trop fortement leur portefeuille de crédits.


Si une faillite importante intervient, mettons en Espagne, il faudra expliquer au contribuable espagnol que bien que théoriquement contrôlée par la BCE, en l'absence de mécanisme de résolution des crises, c'est l'état espagnol qui devra payer. Pire, la BCE étant consciente de ce risque d'impasse, elle risque d'être encore plus sévère dans ses recommandations aux banques, et de contribuer ainsi à la crise.


L'Allemagne se réjouirait d'une telle situation où seul le contrôle bancaire serait un peu européanisé, la responsabilité financière, la plus importante, restant nationale (on peut noter au passage que les banques allemandes échappent en grande partie au contrôle de la BCE, leslandesbanken, régionales, étant trop petites pour relever du contrôle de Francfort). 


Seulement, en cas de crise bancaire, et dans l'urgence, la tentation serait probablement irrésistible de faire renflouer une banque théoriquement contrôlée par la BCE par le MES. Et là le contribuable allemand ne sera peut-être pas ravi d'apprendre qu'il est tout de même indirectement convié à remettre au pot.

Tout ceci pour constater quoi ? D'abord que la construction européenne prend un tour monstrueux. Nul doute qu'avec des débats aussi complexes, le sujet de l'Union bancaire n'intéresse personne. Ensuite que cette obscurité ne profite qu'à une construction européenne intéressée par la seule acquisition de pouvoirs nouveaux, qu'elles qu'en soient les modalités.


Au final les banques européennes ne seront probablement pas mieux contrôlées, et, en cas de crise, les enchevêtrements de responsabilités (d'irresponsabilité plutôt) sont tels que les dégâts en seront probablement aggravés.

 

www.lalettrevolee.net

 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 17:13

Plusieurs centaines de lycéens se sont rassemblés devant le rectorat de Paris ce mercredi pour protester contre les expulsions d’élèves étrangers.

 

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Répondant à l’appel du syndicat lycéen FIDL, du Réseau Education Sans Frontières (RESF) et de la CGT Educ’action, ils contestaient en particulier les expulsions la semaine dernière de Khatchit, lycéen parisien d’origine arménienne de 19 ans, et de Léonarda, collégienne de 15 ans arrêtée lors d’une sortie scolaire dans le Doubs, renvoyée avec sa famille au Kosovo.

 

Le syndicat lycéen FIDL a appelé à une amplification de la mobilisation jeudi, et demande : 


- Le retour immédiat de Khatchit et de Léonarda et sa famille 
- L’interdiction des expulsions d’élèves sans-papiers et de leurs parents 
- La réaffirmation par l’Etat que « l’Ecole est un lieu d’éducation et de protection et non un terrain de jeu pour les opérations policières ».

 

 

A Paris, une manifestation est prévue à 11h, sur la place de la Nation

 

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 source : politis.fr

 

Photos prisent par  des personnes sur place ce 16 octobre 2013 .

 

 

 


 

 

 

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