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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:15

A Lyon

ce sont les patrons,

jugeant qu'ils ne sont pas assez gâtés

par le pouvoir"socialiste",

qui donnent un «carton jaune» à Hollande !

http://md1.libe.com/photo/556322-des-patrons-montrent-un-carton-jaune-au-president-hollande-lors-d-une-reunion-du-medef-a-lyon-le-8-o.jpg?modified_at=1381268703&width=825

 

Plus d’un millier de chefs d’entreprises se sont réunis mardi soir à Lyon

à l’appel du Medef et de la CGPME afin d’adresser un «carton jaune»

au président de la République et lui rappeler que «seule l’entreprise

est créatrice de richesses».

 

Réunis pour la première fois à une tribune de chefs d’entreprise depuis la loi sur les 35 heures, le président du Medef, Pierre Gattaz, et son homologue de la CGPME, Jean-François Roubaud, ont au cours d’une conférence de presse commune indiqué que ce rassemblement n’était «pas une rébellion, pas une révolution mais une mobilisation de chefs d’entreprises qui sont en souffrance» et qu’il fallait «entendre leur cri d’alarme».


Soulignant «l’unité patronale» les deux dirigeants patronaux ont, tour à tour, insisté sur la faiblesse des taux de rentabilité des entreprises françaises qui leur interdit d’investir et de créer des emplois, sur la lourdeur des charges sociales et des réglementations, «trois épouvantails qui font que nous sommes asphyxiés, ligotés», selon M. Gattaz qui a évoqué «le stress des patrons».


«Une taxe tous les jours, on n’en peut plus. Aujourd’hui même l’entreprise qui marche bien n’ose pas investir, car elle ne sait pas ce qu’il adviendra demain», a déclaré M. Roubaud réclamant un «bouclier emploi». Pour sa part, M. Gattaz appelait à ce que tous les problèmes des entreprises soient «abordés à l’aune de l’emploi».


Tout en se félicitant «du discours du président de la République en faveur des entreprises», les deux dirigeants ont estimé qu’il fallait des mesures concrètes «vite et fort», notamment dans le cadre des assises de la fiscalité, car «les entreprises sont exsangues, asphyxiées».


Le président du Medef a notamment demandé que les pouvoirs publics entrent «avec courage dans une baisse franche et massive des dépenses publiques», une sphère «devenue obèse» qui représente aujourd’hui 57% du PIB. Il a préconisé une baisse de 100 milliards sur cinq ans grâce notamment à des mesures comme la suppression des départements et de communes et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.


«Il faut gérer le pays comme une entreprise», a-t-il dit, «cela ne signifie pas réduire les services où la protection sociale mais optimiser les process».

«Chez les chefs d’entreprises, il n’y pas que de la souffrance, il y a une exacerbation et parfois de la colère. C’est un signe qu’il ne faut pas négliger», a conclu le président du Medef.


Au cours de la réunion publique, plusieurs chefs d’entreprises de Rhône-Alpes ont égrené la longue liste de leurs griefs envers la politique du gouvernement, l’assistance ponctuant chacune des interventions en brandissant une forêt de cartons jaunes.


«Ce soir nous lançons le coup d’envoi d’un mouvement de patrons militants qui ne cessera plus. Nous nous battrons sur tous les terrains pour notre chère liberté d’entreprendre», a lancé sous les applaudissements François Turcas, président de la CGPME du Rhône.

 

Le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, assistait à la réunion. «J’espère être le trait d’union entre les chefs d’entreprises et les politiques», a confié avant la réunion le maire, accueilli à son arrivée par des applaudissements polis et quelques sifflets

 

 

AFP

 

Le commentaire de "canempechepasnicolas" :


Face à un gouvernement se prétendant "socialiste" aggravant chaque jour davantage les conditions de vie des salariés et des retraités, arbitrant toujours en faveur des patrons, ceux-ci jugent qu'ils n'en ont pas encore assez et se sentent en situation de force pour exiger la capitulation totale du pouvoir. Le Medef veut imposer l'abrogation complète du Code du Travail et "baisser le coût du travail"  au niveau le plus bas  pour transformer la main d'oeuvre en marché d'esclaves.


Dans ces conditions, on est en droit de s'attendre à une réaction vive et rapide des syndicats, de la CGT en particulier, pour mobiliser le monde du travail pour briser cette offensive patronale et contraindre le pouvoir à changer de cap.


C'est contre le Medef, contre les patrons du CAC 40 et ses "collabos", qu'il faut construire un vrai "Front populaire et républicain" et non pas avec l'UMP, le parti de Sarkozy et des milliardaires !

 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-face-aux-patrons-dechaines-le-coup-de-colere-de-canempechepasnicolas-par-jean-levy-120490352.html

 

 

**************************

 

"Quand le soleil se lèvera dans notre système à nous Avec un peu d'amour dans les outrages et qui n'en finissent plus de nous outrager 
Depuis des millions et des millions d'années 
Quand tous ceux à qui je pense et à qui vous pensez aussi
Quand ces autoritaires à la voix béante et aux chagrins absents 
Quand ils croiront se lever dans la vertu du quotidien Avec un peu d'horreur dans l'écriture et dans le parler bref 
Quand tous ceux-là seront actifs présents indubitables Alors nous leur ferons manger le destin le leur 
Avec un menu de guerre bien entendu de notre guerre 
Alors nous les ferons danser à notre manière 
Avec des batteries somptuaires généreuses précises Avec des voix de l'autre univers

Alors ? Alors ? Le pouvoir fera sous lui !" ( Léo Ferré)


 

 

 

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:30

http://s1.lemde.fr/image/2013/08/30/534x267/3468852_3_8dfb_ill-3468852-c244-000-par7627009_5132220d7ccabf53542b213b7aae4c5f.jpg

 

 

 

 

La discussion sur le projet de réforme des retraites baptisé « projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites »  a commencé lundi après-midi à l’Assemblée nationale et doit s’achever le 15 octobre. Cette nuit, par 101 voix contre 64, les députés ont accepté d’allonger la durée de cotisation. C’est l’article 2, cœur du projet, qui porte cette durée à 43 ans pour retraite à taux plein, ce qui, mécaniquement retardera de plusieurs années l’âge de départ.


Le Front de Gauche, les écologistes et huit socialistes, comme Jérôme Guedj, Pascal Cherki ou Barbara Romagnan, ont voté contre, ainsi que la droite.


Christian Paul, député PS, a assuré que « pour beaucoup de Français concernés par cette réforme la vie réelle au travail n’atteindra pas 43 ans ». Il faisait ainsi allusion à des des mesures liées à la pénibilité, à la situation de femmes ou de jeunes.


La droite a demandé un nouveau report de l’âge légal à 65 ans et une remise en cause des régimes spéciaux.


L’UMP et l’UDI ont relevé les « contradictions » du gouvernement, qui valide par son projet les réformes de 2003 et de 2010, après les avoir dénoncées.

André Chassaigne (PC) également, qui a tancé les socialistes « qui manifestaient à nos côtés il y a trois ans » notamment contre l’allongement de la durée de cotisation. Il a d’ailleurs assuré que, pour les élus communistes, il n’était pas question d’avoir « le doigt sur la couture du pantalon ».

 

 

 

 

http://vivelepcf.fr/wp-content/uploads/2013/05/130514_retraites_PS-300x191.jpgQuand les hiérarques du PS manifestaient en 2010...

 

 

 

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 06:51

http://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2013/04/logo-prcf-300x2691.jpg 

Coup de tonnerre dans un ciel serein? Certainement pas. Lente et inexorable détérioration de la situation politique? Sûrement. Mais comment en arrive-t-on dans une petite ville de France dont le maire est membre du PCF, à voter à 40% des suffrages exprimés pour un parti d’extrême droite?


D’abord les faits: 69% des électeurs ne sont pas allés voter.



Cela ramène le score du FN à de plus justes proportions sans diminuer en rien – au contraire – la gravité de la crise politique explosive qui travaille en profondeur notre pays.



Mais surtout cela pointe le mécanisme suivant, qui se reproduit partout en Europe: la droite complexée, c’est-à-dire le PS (PSOE en Espagne, Parti Travailliste au Royaume-Uni, SPD en Allemagne, Parti démocrate en Italie, PASOK en Grèce…) réussit péniblement à battre la droite décomplexée UMP. L’électorat espère (un peu) que les pires excès du sarkozisme hystérique seront corrigés ou du moins, qu’il y aura une pause dans les attaques contre le peuple. Le PS met en œuvre sa politique, c’est à dire avec un style différent, plus bonhomme, (on peut désormais s’approcher du Président même si on est un adversaire politique), la même politique que l’UMP, parfois en pire sur le fond. Résultat l’électorat qui attendait des changements ou du moins un frémissement d’inversion de la politique économique et sociale, nationale et internationale est meurtrie, blessée, indignée, rageuse, désespérée, révoltée, résignée, voire toutes ces attitudes politiques à la fois. Et que font-ils ces électeurs bernés et en colère? Ils s’abstiennent. Ecoeurés par la trahison, le mensonge, la veulerie, la lâcheté des dirigeants du P »S ». A ce propos saluons la quasi-honneteté politique de Valls qui proposait dès 2009 :


« Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer: le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé; il renvoie à des conceptions du XIX° siècle ».

 

Mais cette dérive droitière du PS a été anticipé, c’est terrible à dire, par les directions successives du PCF : quel principe fondateur du communisme nos grands idéologues « mutants » n’ont-ils pas abandonné depuis 30 ans pour coller au PS, lequel en a aussitôt profité pour « coller » à la droite dite centriste, laquelle… n’a cessé de se rapprocher du FN dans un glissement continu vers la droite du spectre politique français.



En revanche le mot capitalisme lui est bien d’actualité d’autant que le gouvernement PS est devenu une succursale, une annexe, une filiale du MEDEF.



Parallèlement à ce processus politique l’électorat du FN reste stable, donc s’agrandit en proportion de l’abstention de l’électorat de gauche. Sans compter les mécontents et excédés qui utilisent le vote FN comme défouloir.


Là encore pourquoi se tourner vers une extrême droite notoirement rescapée de Vichy et des guerres coloniales ? Parce que vers qui se tourner? Mais le Front de Gauche nous disent des amis…Ah oui ? Mais alors pourquoi les électeurs ne le font-ils pas? 14% au PCF-PS pris ensemble à Brignoles !…Poser la question c’est y répondre si l’on veut faire preuve d’un minimum de lucidité et de cohérence politique.


Réponse: Euro, UE, OTAN. 


Chaque ouvrier, employé, petit commerçant, fonctionnaire, pêcheur, petit patron, cadre, professeur…en a fait l’expérience très concrète, l’euro les a plombés, c’est un carcan qui brise les protections sociales, c’est un outil de vie chère, c’est un outil d’asservissement et de casse de la souveraineté populaire. L’euro prive le peuple de France de choisir l’avenir qu’il veut, c’est un outil de la dictature du grand capital supranational.



L’UE est honnie chaque jour davantage par notre peuple qui en comprend la finalité: briser le pôle de résistance et d’espace démocratique qu’est la nation et du coup briser la démocratie (même bourgeoise, c’est déjà trop pour l’oligarchie capitaliste !) et briser les conquêtes sociales. L’UE, tous le monde l’a compris sauf Pierre Laurent et J.-L. Mélenchon, qui a encore expliqué ce matin sur France-Inter que sortir de l’euro serait une catastrophe, comme si l’euro n’était pas déjà l’une des causes centrales de la catastrophe présente ! Et proclamer comme le fait encore la Front de Gauche « nous voulons une Europe sociale » c’est vouloir un crocodile végétarien. La Le Pen, qui n’est pas idiote, a bien compris qu’il fallait utiliser à ses fins le rejet profond de l’UE en le dévoyant dans un sens xénophobe et raciste.



La posture belliciste et ridicule de la politique étrangère du PS avec ses campagnes africaines et proche-orientales, après l’aventurisme impérialiste et contre-productif de Sarkozy, a de quoi refroidir les ardeurs du plus fanatique des partisans du PS…L’alignement sur l’impérialisme US, et l’OTAN, son outil de domination, ne peut que provoquer ce haut-le-cœur de l’électorat progressiste. C’est pourquoi nous pouvons, nous devons rassembler largement contre l’ennemi principal et pour cela constituer un Front Antifasciste, Progressiste et Patriotique.



Voila pourquoi nous proposons la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN par la voie progressiste, avant que l’oligarchie ne mette en place une sortie de l’euro par le porte de droite, avec plusieurs euros ou d’autres montages qui ne feraient qu’aggraver le mal. Ces trois sorties mises en œuvre par notre peuple impliqueront un processus, une dynamique politique qui, en provoquant de larges affrontements de classes à l’initiative du camp progressiste, peut rapidement déboucher sur la quatrième sortie, la sortie révolutionnaire hors du capitalisme et la construction du socialisme au rythme que le peuple fixera.


Sans cela, le PS et ses satellites nous mènent au pire, alimentant toutes les frustrations et les haines qui seront canalisées par l’extrême-droite et par la droite pour le plus grand malheur de la classe ouvrière, de notre peuple et de la nation républicaine.


 

Source : INITIATIVE COMMUNISTE

 

 

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:33

 

 

 

 

A l’origine l’initiative des syndicats CGT du Bassin Minier Ouest (Auchel-Béthune-Bruay-Lillers-Isbergues). Appelant à un rassemblement à la Concorde au moment de l’ouverture du débat parlementaire sur la contre-réforme des retraites.


Après avoir constaté en effet la surdité aux revendications des travailleurs du pouvoir socialiste et sa docilité aux injonctions de Bruxelles.


Sans s’en tenir aux appels confédéraux pour le 10 et le 15 octobre et sans s’en remettre aveuglément aux états majors ces militants ont pris leurs "responsabilités interprofessionnelles en tant qu’élus des syndicats"


Et en faisant cette proposition "pour que chaque syndicat prenne aussi ses responsabilités en tant que structure qui représente les salariés et les syndiqués"


C’est ainsi que 200 à 250 militants et travailleurs, drapeaux CGT largement déployés se sont retrouvé ce 7 octobre aux alentours de l’Assemblée nationale en très grande majorité en provenance du Nord pas de Calais et du Havre : terrItoriaux, salariés de Renault Sandouville, retraités, sans emploi, Total Gonfreville, des représentants de l’Union locale CGT de Vendôme, de Pontault-Combault …en un mot de nombreux représentants de province qui n’ont pas manqué de chambrer leurs camarades de l’Ile-de-France en scandant à plusieurs reprises "mais ils sont où, mais ils sont où… les parisiens ?".


Après avoir refusé de s’en remettre à un député socialiste (Michel Lefait de Saint Omer)

ayant approuvé le texte d’accord sur la flexibilité de l’emploi, une délégation a été reçu par le député du Nord du Parti de gauche Marc Dolez

 

Un premier rendez-vous donc réussi dû à la seule initiative de bases de la CGT decidées à poursuivre leur travail de coordination des luttes, de rassemblement sur des contenus de classe sans compromission et sans illusion ni complaisance à l’égard du pouvoir socialiste.

 

La situation électorale cantonale de ce week-end à Brignolles où le maire communiste de la ville soutenu par le parti socialiste se retrouvait à tout juste 14% des voix loin derrière le candidat de l’extrême droite  alimentait d’ailleurs maintes discussions. Avec 67% d’abstentions il est vrai !

 

Une idée dominait au final les échanges : les accords sans principe et le soutien d’un parti socialiste totalement solidaire d’une politique gouvernementale tournée contre les travailleurs, la soumission à Bruxelles et à l’Union européenne, l’abandon de la souveraineté populaire c’est le passeport pour la défaite électorale et la montée de l’extrême droite !

 

Au final, un rassemblement et un type d’initiative prometteurs pour sortir de l’enlisement du "syndicalisme rassemblé, de l’alignement sur les orientations de la CES, les compromissions avec la social-démocratie et ses représentants dans le mouvement syndical comme les dirigeants de la CFDT signataires de tous les renoncements !

 

Source : 

http://idata.over-blog.com/3/06/23/69/logo-FSC.jpg

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 10:57

 

L’Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »  était à Mouans-Sartoux cette fin de semaine.

 

-Une présence remarquée au festival du livre. Nous étions invités sur le stand des éditions AGONE par notre ami Eric Bourlier. Bernard Pignault le samedi 5 octobre et Alain Fuentes le dimanche 7 octobre, ont assuré la promotion de notre association et de nos actions. Les contacts avec le public furent très enrichissants et porteurs de pistes qu’il nous faudra explorer.

 

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-Nous étions également en très grand nombre à la projection débat du film de Gilles Perret « Les jours heureux » en présence du réalisateur et de Léon Landini.

 

L’actualisation de ce programme fondateur de notre vivre ensemble était au cœur des échanges.

 

Lors du débat, Virginia Lombard a exposé l’impossibilité d’appliquer une politique s’inspirant du programme du Conseil National de la Résistance dans le cadre ultralibéral imposé actuellement par l’Union Européenne. La pertinence de la monnaie unique est à reconsidérer également selon elle. La nécessité de débats futurs sur ces sujets essentiels s’est imposée à tous lors de ces fructueux échanges.

 

-Virginia a également écrit un texte que vous trouverez en  bas  de la page à destination du journal « Politis », publié cette semaine dans le courrier des lecteurs.

 

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http://i0.wp.com/cgt06.fr/wp-content/uploads/2013/09/banniere2013.jpg?fit=780%2C9999

 

L’Association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »  sera présente également au Forum Social Départemental (FSD06) qui aura lieu en partie au CAL de Bon-Voyage, 2 pont René Coty à Nice.

 

-Le vendredi 11 octobre à 20h: Projection du film "La logique des choses »  suivie d'un débat sur "quelle stratégie sociale face au contexte mondialisé ?" (A.N.I., réforme des retraites etc...). Anna Persichini, sera la représente du « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » dans cette table ronde.

 

-Le samedi 12 octobre à 11h. le « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » anime une séance sur « La Défense des conquêtes sociales » en salle de réunions. Lucien Pons est responsable de cette séquence, il présentera rapidement le sujet et le débat s’installera. Le but est de favoriser les échanges d’idées. La séance se fera sous forme de table ronde avec des prises de paroles.

 

-Le samedi 12 octobre à partir de10h sur le parvis.  Une table pour exposer des ouvrages et notre fascicule sur le CNR. Des documents sur notre association, tracts, dépliants des 2 colloques, bulletins d’adhésion, etc…Alain Fuentes est responsable de cette action.

 

-Le samedi 12 octobre de 14h à 16h30 dans la grande salle.  ATTAC 06 organise une conférence débat avec Raoul-Marc Jennar sur« Les accords transatlantiques ». A cette occasion L’Euro, l’UE seront certainement abordés. Le débat occupera la plus grande partie de la séquence, ceux qui sont intéressés par ces thèmes pourront exposer leurs idées.

 

Votre présence lors du FSD06 serait hautement souhaitable, donc à très bientôt.

 

                                         

 

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Contribution de Virginie Lombard en réponse au dossier sur l'euro du n°1269 du journal Politis.



Le texte de la réponse est en italique mais il n'est  pas publié intégralement. En rouge ce qui a été réellement publié dans le courrier des lecteurs et en noir le reste. 


Cet article renvoie à un article que tout le monde n'a pas forcément lu... Voici donc le lien vers la page de l'article sur le site de Politis : http://www.politis.fr/Avec-ou-sans-euro%E2%80%89,23665.html. Tout le monde devrait pouvoir se faire une idée de la question. 


Le texte en question.


"J'ai lu avec attention votre dossier « Avec ou Sans Euro » paru dans le Politis no. 1269. Il était très intéressant de lire les points de vue tant de Jacques Sapir que de Pierre Khalfa. Cependant, à cette lecture, je pense que toutes les pistes n'ont pas été étudiées. Si je partage avec Pierre Khalfa l'idée que le véritable problème n'est pas tant l'euro que le néo-libéralisme – j'irais personnellement plus loin en pointant du doigt le capitalisme – je suis par contre d'accord avec Jacques Sapir pour dire que cet Euro-là, nous sommes beaucoup à ne plus en vouloir. J'ai envie de dire que je suis d'accord à la fois avec tous ces gens que vous regroupez dans les deux rubriques « Pour un autre Euro » et « Contre l'Euro mais pour une monnaie commune ».


Le TCE de 2005 a marqué le début de ma réflexion sur le sujet de la construction européenne. C'est ensuite qu'est venue la question de la sécession. Je précise que je suis adhérente à la CGT, je milite dans des associations et depuis 2011 au Front de Gauche. Ma réflexion n'a rien à voir avec les positions du FN sur le sujet – je doute fort d'ailleurs que le FN sorte de l'Union, vu que ce parti ultra-capitaliste n'ira certainement pas contre les tenants d'un facho-capitalisme pur et dur. Les prétentions du FN à vouloir sortir de l'Euro et de l'Union ne sont qu'un hochet électoraliste destiné à récolter un maximum de voix le moment venu.


Par contre, il est une piste qui n'a pas été évoquée : quid de la sécession de l'Union tout en gardant l'Euro ? Je m'explique : à mon humble avis, le problème que pose l'Euro n'est pas tant son existence, que ce que nous en faisons. Ou plutôt, ce qu'en fait la BCE. Laquelle n'est pas élue et agit encore moins dans l'intérêt des peuples européens et des citoyens de la zone Euro. Cette question est rarement effleurée... et c'est dommage. Tous les pays de la zone Euro sont sous la coupe de la BCE, laquelle est la propriété des financiers et des banquiers qui la dirigent. Alors que l'Euro devrait la propriété des citoyens de la zone Euro. Faire sécession de l'Union, reviendrait de fait à se soustraire de la domination de la BCE. Ainsi, discuter de l'Euro est certes important, mais ne serions-nous pas en train de mettre la charrue avant les bœufs ? Ne faudrait-il pas débattre d'abord de la question de la sécession de l'Union, avant de se pencher sur le sort qui doit être réservé à l'Euro ? 


Comme Pierre Khalfa l'a bien dit : la monnaie n'est pas forcément à l'origine des plans d'austérité. On peut le voir avec le Royaume-Uni. Ces plans sont issus d'une volonté politique de l'oligarchie financière de nous priver, nous les citoyens, des moyens d'exercer la démocratie dans nos pays respectifs, ce qui ne peut bien évidemment pas aider à l'exercice de la démocratie au niveau européen.


Cela dit, je ne dis pas que l'Euro est un faux problème. Notre monnaie actuelle peut sans nul doute être améliorée. Comme le suggèrent Frédéric Lordon et Jacques Nikonoff, on pourrait passer d'une monnaie unique à une monnaie commune. Cette question peut et doit même être discutée avec nos voisins européens, notamment au Sud, soit en tant qu'Etats-nations distincts, soit au sein d'une Confédération d'Etats qui réuniraient les Etats de l'Europe du Sud.


La question de la sécession de l'Union, lorsque je la soulève en assemblée publique, suscite un intérêt certain et même une certaine approbation. Les citoyens sont bien conscients que l'Union est la source de nombre de leurs problèmes. C'est pourquoi cette question de la sécession de l'Union doit être abordée par les mouvements de gauche alternative (déjà pour ne pas en laisser le monopole au FN) et surtout parce que c'est un vrai sujet de société. Quelle civilisation voulons-nous ? Je crois que nous ne pourrons pas reconquérir nos droits sociaux, dans chaque pays, si nous ne sortons pas du carcan imposé par la Commission de Bruxelles et la BCE – lesquelles sont sous l'emprise de la finance spéculative. 


Imaginer qu'on puisse changer l'Union de l'intérieur, pour obtenir une « Europe sociale » est une chimère qu'il faut vite abandonner. Si l'Union avait vraiment été destinée au social et au bien-être des peuples, cela ferait longtemps que nous le saurions ! On voit bien qu'il n'en est rien. Alors pourquoi s'obstiner dans une Union qui n'en vaut plus la peine ? Qui depuis au moins deux décennies, n'en vaut plus la peine ? Si nous ne pouvons changer le cours des choses de l'intérieur, alors il ne fait nul doute qu'il vaudrait mieux partir et reprendre notre destin en main.


Une fois de plus, nous nous retrouvons à la croisée des chemins : récession ou sécession ? La récession, nous y sommes en plein dedans et ce n'est pas nouveau. Reste alors la sécession. C'est à mon humble avis là que se trouve la vraie question."


Je ne sais pas si c'est ainsi qu'il faut s'y prendre, mais bon, je tente ma chance. Je vous serais très reconnaissante de bien vouloir - si c'est possible - le publier dans le courrier des lecteurs.


Bien cordialement,


Virginia Lombard.

 

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 12:58

http://www.lelotenaction.org/medias/images/marche-transatlantique-4.jpg

 

7 octobre 2013 par Raoul Marc Jennar


Dans l’esprit des philosophes des Lumières et des conquêtes démocratiques qui vont de 1789 à la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, s’est peu à peu mis en place, dans la partie occidentale de l’Europe, un modèle de société. Un modèle, certes inachevé, mais qui a connu de grandes avancées tendant vers la réalisation de l’accès pour tous à la santé, à l’éducation, à la culture, au logement, à l’eau, à l’énergie, aux transports, au travail.


Depuis une trentaine d’années, des accords, négociés par les gouvernements successifs, tant au niveau européen qu’au niveau mondial, ont entrepris de remettre en cause ces avancées. Les traités européens, les accords de l’OMC, les choix du FMI ont tous eu pour finalité de subordonner les droits fondamentaux des peuples au commerce, à l’économie et à la finance. La concurrence de tous contre tous, érigée en norme de vie en commun, est l’œuvre de tous les décideurs politiques au pouvoir depuis plus de trente ans.


Une ultime étape dans la destruction finale de ce modèle de société est sur le point d’être franchie. Avec le soutien de tous les gouvernements de l’Union européenne, une grande négociation est menée depuis la 8 juillet par la Commission européenne avec les USA.

Le mandat de négociation, soutenu par le gouvernement PS-EELV, est clair : il s’agit de confier la définition des règles au secteur privé en lui donnant la capacité de remettre en cause nos législations et réglementations dans tous les domaines où les firmes privées considéreront que ces normes constituent une entrave à leurs profits : normes salariales, sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, …


Comme on l’a fait avec le traité constitutionnel européen, chacun doit s’emparer du texte du mandat de négociation et se mobiliser pour exiger le retrait de la France de ce projet de grand marché transatlantique (GMT). Pour le connaître et en débattre,  je vous invite à me rencontrer dans les localités suivantes :


Forcalquier-Mane : le 11 octobre, à 18H, à la Salle Polyvalente Henri Laugier, sur la place principale de Mane, à l’initiative d’Attac 04 et de la FASE 04.


Nice : le 12 octobre, à 14 H, au CAL Bon voyage, 2, Pont René Coty (entrée route de Turin), à l’initiative d’Attac 06, dans le cadre du Forum social départemental.


- Roquemaure (Gard) : le 7 novembre,  à 19h45, salle « la cantarelle « , 1, route de Nîmes, à l’initiative de l’association « La Parole au Peuple de Roquemaure ».


Le Vigan, le 9 novembre à 14H30, salle du Cantou,


Paris, le 13 novembre, à 14H, au salon bio Marjolaine organisé par Nature et Progrès, Parc Floral de Paris, 118 route de la Pyramide,
75012 Paris 12.


Nancy : le 14 novembre, à 20H, à l’espace Yves Coppens, avenue des jonquilles-allée de Marken Vandoeuvre-Les-Nancy 54500 organisé par l’Association Citoyenne FdG 54, composante à part entière du FdG 54.


- Perpignan, le 19 novembre (L’OMC et la mondialisation néolibérale) et le 11 décembre (le GMT), à 19H, Salle du Canigou, Conseil général, 30 rue Pierre Bretonneau, à l’initiative des Amis du Monde diplomatique, d’Attac 66 et de l’Université Populaire de Perpignan.


Carcassonne, le 26 novembre, à 19H45, salle Joë Bousquet, ancienne mairie, 32 rue Aimé Ramond, à l’initiative d’Attac 11


Montpellier : le 28 novembre, à 20h, salle Guillaume de Nogaret,  Espace Pitot, Boulevard Professeur Louis Vialleton, à l’initiative des Amis du Monde diplomatique.


Macon : le 6 décembre, à 20h30, salles 1 et 2 au 25 rue Gambetta, à l’invitation du groupe des AMD (Ain-val de Saône) avec la participation de la FASE et du comité ATTAC de Mâcon.


Thonon les Bains : le 9 décembre,  (à préciser) à l’initiative d’Attac 74 Chablais.


Toulouse, le 10 décembre, à 20H30, salle Duranti, 6 Rue du Lieutenant Colonel Pélissier, à l’initiative des Amis du Monde diplomatique.

 

Raoul Marc Jennar

 


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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 11:40

PAR NOLWENN WEILER 7 OCTOBRE 2013

 

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Règlements de compte à Marseille, insécurité attribuée aux Roms, délinquance dans les quartiers populaires... Les faits divers s’étalent à la une des journaux. Et les déclarations politiques stigmatisantes se succèdent. Pour le sociologue Laurent Mucchielli, spécialiste des politiques de sécurité, cet « engrenage du traitement de l’urgence »masque une absence de stratégie pour véritablement lutter contre la délinquance et la criminalité. Le grand gagnant ? L’extrême droite, comme en 2002…


Basta ! : Quelle est la réalité de la délinquance attribuée au Roms ?


Laurent Muchielli [1] : Le retour de la stigmatisation des populations Roms date du discours politique de Nicolas Sarkozy à Grenoble, en juillet 2010. Brice Hortefeux lui a emboité le pas en sortant des chiffres, dont personne n’a trouvé la source, évoquant des augmentations énormes de la délinquance des Roms, notamment à Paris (+259%, ndlr [2]), avec une allègre confusion entre Roms et Roumains, entre sédentaires et nomades. Depuis, médias et discours politiques font régulièrement l’amalgame entre Roms et délinquance. Or, parmi les familles Roms qui vivent dans une extrême précarité aux abords des grandes villes, seule une minorité ont une pratique délinquante régulière, en commettant généralement des vols et des cambriolages. Ce n’est en aucun cas un mode de vie généralisé. Les amalgames sont donc faux et de surcroît dangereux. C’est la porte ouverte à toutes les dérives.


La ville de Marseille défraie régulièrement la chronique, avec la succession d’homicides et de règlements de compte. Au-delà de la médiatisation de ces faits divers, la violence meurtrière des gangs y est-elle en augmentation ?


http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L85xH127/laurent-mucchielli_0009-1-9f559.jpgIl se passe des choses graves à Marseille, et depuis très longtemps. Pour des raisons d’abord géographiques, la ville, qui est avant tout un port, est un carrefour d’économies légales et illégales depuis la fin du 19ème siècle [3]. Mais ce n’est pas l’unique plaque tournante en France ! Les médias et les politiques ont installé un « effet réverbère » sur Marseille : les projecteurs sont braqués sur cette ville, où chaque fait divers devient une affaire nationale. Du coup, nous avons l’impression qu’il ne se passe rien ailleurs. Or la situation est également très difficile en région parisienne. Se concentrer sur les faits divers criminels fait oublier toutes les autres formes de délinquance, autrement plus répandues, et qui impactent davantage la vie quotidienne des habitants. Enfin, bien entendu, au-delà des quelques « scandales » politiques, la délinquance économique et financière demeure largement méconnue et impunie. Le débat public est hélas enfermé dans l’urgence et la courte vue. Nous devenons du coup amnésiques et avec une forte tendance à enjoliver le passé.


Les règlements de compte meurtriers ne sont donc pas une nouveauté ?


Ces quatre dernières années, et surtout en 2012, les règlements de compte meurtriers sont plus nombreux à Marseille qu’au début des années 2000. Mais il y en avait davantage dans les années 1980 et début 1990. Nous y observons des cycles de violence, liés à l’activité délinquante, à la concurrence entre groupes délinquants antagonistes, en fonction de l’état des trafics : drogues, mais aussi machines à sous ou prostitution. Les bandits ne sont pas plus violents ou moins moraux aujourd’hui qu’hier. C’est une pure illusion ! Ils étaient tout aussi armés et tout aussi violents autrefois. Ils tuaient aussi allègrement, et dans des conditions qui épouvantaient déjà les populations. Tous les discours effrayés d’aujourd’hui révèlent juste l’ignorance que nous avons de l’histoire. Pour vendre du papier, il faut dire que c’est nouveau, qu’on n’avait jamais vu ça, que c’est pire. On entend aussi que les délinquants sont de plus en plus jeunes, et que les jeunes sont de plus en plus violents. Mais ce discours existe depuis au moins un siècle ! Si c’était vrai, les nourrissons finiraient par braquer les banques.


La crise économique et financière a-t-elle un impact sur l’importance de la délinquance ?


La crise fait évidemment partie du contexte dans lequel s’épanouit la délinquance. Depuis 2009, elle augmente le taux de chômage et influe sur le moral général, l’idée qu’il y a ou non de l’espoir dans l’avenir.

 

Le chômage sape l’investissement scolaire : à quoi bon travailler à l’école si je vois tous les jours mon grand frère bachelier rester au chômage ou ne trouver que des boulots précaires et mal payés ? Le chômage retarde la sortie de la délinquance : comment me réinsérer en sortant de prison si je ne trouve pas d’emploi stable ? [4]. Les quartiers populaires, qui concentrent les jeunes les moins diplômés, sont les premiers touchés. A Marseille comme ailleurs, c’est donc logiquement dans ces quartiers que prospèrent les trafics illégaux. « Je n’ai pas ma place dans le système, je la cherche donc ailleurs », expliquent grosso modo la plupart des personnes interviewées. Le plus souvent, ils tombent dans l’économie de survie. Parfois dans la délinquance très organisée.


L’arrivée de François Hollande au pouvoir marque-t-elle, en la matière, une rupture avec l’ère Sarkozy ?


Force est de constater que la gauche n’agit pas vraiment différemment de la droite. Marseille est toujours un territoire de mise en scène des problèmes de sécurité en France. Manuel Valls produit un communiqué de presse à chaque fait divers, ou presque. En 2012, un conseil interministériel sur la criminalité s’est tenu à Marseille. Du jamais vu ! Fin août, Jean-Marc Ayrault est revenu sur place, avec cinq ministres. Le côté positif, c’est la reconnaissance de la complexité du problème. Mais la montagne accouche trop souvent d’une souris : on annonce seulement l’envoi de renforts policiers. De son côté, la droite enfourche à nouveau sa rhétorique sécuritaire habituelle, accusant la gauche de laxisme. Comme avant 2002, comme si elle n’avait pas été au pouvoir pendant les dix dernières années. Ce qui prouve que la frénésie sécuritaire des années 2002-2012 a été globalement inefficace [5] !


Quels sont les besoins, sur le terrain ?


A chaque fois que les politiques promettent des renforts de police, ce sont essentiellement des CRS qui débarquent. Ce n’est pas la solution. Les CRS sont là pour sécuriser une situation à un moment donné. Ils font du maintien de l’ordre, c’est tout. Les problèmes ressurgissent dès qu’ils s’en vont. Ce qui manque sur le terrain, c’est, d’une part, plus d’effectifs de police judiciaire, pour pouvoir remonter les réseaux et les filières de façon efficace. Et, d’autre part, une vraie police de proximité. Les gens sur le terrain réclament cette présence policière. Ils veulent voir des policiers, mais pas les regarder débarquer avec sirènes et gyrophares quand il y a un problème et repartir aussitôt. Ils veulent les voir tous les jours, à pieds, pour discuter avec eux. C’est fondamental. Cela permettrait de prendre le pouls des quartiers en permanence, de faire remonter des informations. La collecte d’informations est l’une des dimensions essentielles du travail de police. Hélas, Manuel Valls semble avoir choisi la même option que la droite, qui considère que la police c’est, au fond, une affaire de muscles. Ce n’est pas étonnant : il l’avait écrit en 2011 dans son ouvrage Sécurité : la gauche peut tout changer [6].


Quel rôle peuvent jouer les politiques sociales ?


Une vraie lutte contre l’échec scolaire – la première des exclusions – est un enjeu majeur. Laquelle ne doit pas se faire simplement au collège, où il est déjà presque trop tard. Mais dès les écoles maternelles et élémentaires, où se constituent les difficultés scolaires à venir. Ces thématiques de fond ne sont jamais abordées par les médias et les politiques quand ils « étudient » les solutions pour les quartiers populaires de Marseille, ou d’ailleurs. Nous sommes pris dans un engrenage du traitement de l’urgence. Sans analyse, sans recul, sans stratégie.


Tel est pourtant l’objectif de votre observatoire...


Aucun élu et aucun membre d’un cabinet ministériel n’est jamais venu se renseigner sur les travaux de l’observatoire régional de la délinquance que nous avons monté il y a trois ans. En décembre 2012 puis en juin 2013, j’ai organisé des journées d’études sur le banditisme, les trafics de drogues et les règlements de compte dans la région marseillaise, en présence de nombreux professionnels, de policiers, de gendarmes et de magistrats. L’an dernier, sur 160 personnes, il y avait seulement trois journalistes dans la salle, dont deux locaux ! Quand il y a un fait divers sanglant, je reçois 40 coups de fil dans la journée pour me demander mon commentaire. Les médias ne s’intéressent pas aux travaux de fond. Côté analyse, ils sont souvent proches du niveau zéro.


Cette omniprésence de l’insécurité et de cette manière de la traiter ne signe-t-elle pas la victoire de l’extrême droite ?


Avec ce petit jeu savamment entretenu par la droite et auquel se prête le gouvernement socialiste, le FN doit se frotter les mains. Il n’a rien à faire, simplement regarder la mayonnaise monter toute seule. Et ils toucheront peut-être le jack-pot aux prochaines municipales. L’emballement politico-médiatique sur le thème de l’insécurité avec son usage intempestif des faits divers ressemble fort à celui que l’on a observé pendant la campagne présidentielle de 2002, qui a débouché sur la présence de Jean-Marie le Pen au second tour. Les politiques de droite comme de gauche disent s’en inquiéter, mais qu’en tirent-ils comme conclusions ? Quant aux médias, ils semblent s’en moquer éperdument. Or les rédactions feraient peut-être bien de réfléchir un peu plus lorsque elles décident de mettre en Une tel sujet avec telle « titraille ».

 

On ne peut pas crier au loup en permanence puis jouer les brebis affligées le jour où des chasseurs prennent le pouvoir.


Propos recueillis par Nolwenn Weiler

Photo : CC Deval Patrick
Portrait Laurent Muchielli : DR Marc Lapaage

 


Source : 


http://1.bp.blogspot.com/-KveN7LSMrcg/UdX5im_ftLI/AAAAAAAAbXA/659BCsyLAPE/s225/logo+media+bastamag+basta+!.jpg

 

 

 


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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 20:08

Frédéric Lordon, Christophe Ramaux, Frédéric Boccara et Henri Sterdyniak 

 

Les économistes atterrés aux mardis de l" ESSEC 


 


 
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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 18:40

http://ragemag.fr/wp-content/uploads/2013/09/02-1200-75-dpi.jpg

 

Fondateur deFakir, un journal engagé et alternatif édité depuis Amiens, sa ville natale, il a toujours préféré au journalisme mondain les reportages sociaux comme ceux qu’il réalisait pour l’émission de radio de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis.

 

Revenons sur ces 5 dernières années. Le scénario qui se dégage, à écouter les médias et les experts qui y défilent, les responsables politiques et les économistes qui les conseillent, c’est qu’on n’avait pas le choix. Fannie Mae et Freddie Mac, AIG, Lehman Brothers, RBS, ING, Dexia, Société Générale, la Grèce, Chypre… La solution finalement appliquée aurait été la seule solution. Avant de parler de Vive la banqueroute ! et des alternatives, est-ce qu’à un moment précis, depuis 2008, il te semble qu’on a eu le choix ?


 Lire la suite.

 

 

 

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 06:35

http://rased-en-lutte.net/wp-content/uploads/2011/10/1024x675x1-rased-juin_0003.jpg.pagespeed.ic.-kl6R7vGT3.jpg

 

Samedi 5 octobre 2013

 

Il était une fois un monsieur Darcos qui trouvait qu’il était inutile de disposer d’enseignants spécialisés dans le premier degré. Aussi décida-t-il de la suppression de milliers de postes. En même temps, il raya d’un trait de plume deux heures de classe, le samedi matin et eut l’idée géniale de créer l’aide personnalisée. Les enseignants non spécialisés pouvaient bien prendre le relais des E, voire des G en utilisant après la classe des recettes dont on savait au moins depuis trente ans qu’elles étaient inopérantes. Mais à quoi bon disposer d’une recherche pédagogique ?


Lorsque Monsieur Darcos disparut, un Monsieur Châtel, spécialiste des produits de beauté, lui succéda et amplifia l’hémorragie des postes de RASED. Puis, la fée Hollande annonça, avec grand renfort de tambours et de trompettes que, d’un coup de baguette magique elle allait ressusciter les RASED, on allait voir ce qu’on allait voir ! Seulement, l’apprenti sorcier Peillon, chargé de cette besogne ne doit pas avoir trouvé la baguette d’Harry Potter mais plutôt un vague brin d’osier : après deux rentrées seulement 76 des 5000 postes supprimés sont revenus à la vie.


Mais, que le bon peuple se rassure, dans soixante-dix années, si le rythme se poursuit et si le brin d’osier ne pourrit pas, nous aurons récupéré nos 5000 postes de Rased ; car entre-temps, la fée et l’apprenti sorcier auront également créé les conditions pour que des centaines de collègues puissent bénéficier d’une formation digne de ce nom, sans alternance.


En réalité, c’est la baguette de Voldemort que l’apprenti-sorcier Peillon tient en main. Il nous balade, il nous embrouille, il nous occupe. Il crée à l’envi des commissions, des groupes de travail, de réflexion, il ouvre des chantiers, il est aussi affairé que le lièvre de la fable, pendant que la tortue effectue son parcours.


Tout le monde est bien traité, dans ces pince-fesses, le café est chaud, la parole circule, mais tout projet qui sortirait de ces brainstormings doit surtout entrer dans le budget ric-rac fixé à l’avance. On l’a vu avec la soi-disant réforme des rythmes scolaires ou la pseudo revalorisation des PE.


L’apprenti a son idée. A l’aide de sa baguette maléfique, il va produire une redéfinition des métiers des enseignants des RASED, sans créer un seul poste. Pour le coup, cela a quelque chose de magique !

 

Dans cet exercice, il mène à la baguette et traite comme des larbins ou des simples d’esprit les syndicats d’enseignants. Comme on doit se gausser dans les cabinets ! L’apprenti maléfique a décidé la mort définitive des RASED et la met en œuvre tranquillement, tentant d’hypnotiser ses interlocuteurs comme le python Kaa du livre de la jungle avec le malheureux Mowgli. Et ça fonctionne.


Nombre d’organisations syndicales, plus intéressées par la cogestion ministérielle que par la défense des intérêts des personnels, sont prêtes à entrer dans ce jeu.  Mais l’apprenti-sorcier Peillon-Voldemort n’a pas pensé à la CGT Éduc’Action, trop peu présente au ministère pour être prise en compte, trop ferme sur ses positions, certainement, pour être achetée. La Cgt Éduc’Action, tout en recherchant l’unité la plus large possible et en ne pratiquant pas la politique de la chaise vide dans les groupes qui vont être créés, demande en priorité le rétablissement des postes perdus avant toute mise en place d’une redéfinition des missions. Entrer dans le jeu serait tromper les personnels. Nous ne vendrons pas la défense des intérêts des collègues et de l’École contre un plat de lentilles.


Jean GRIMAL

 

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http://idata.over-blog.com/3/08/03/47/v2/Film-rased-un-parmi-les-autres-1.PNG

 

 

 

 

 

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