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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:18

3 octobre 2013 par Bernard UMBRECHT


http://www.lesauterhin.eu/wp-content/uploads/2013/10/CDU-Wahlkampf-Merkel.jpg

 

J’ai déjà essayé de montrer comment l’ultralibéralisme tue la politique. Les dernières élections législatives allemandes au cours desquelles la chancelière Angela Merkel a été appelée « Mutti », maman, sont le résultat du vote régressif d’une société qui a peur et se réfugie dans les jupes de sa maman. C’est ce qui ressort d’un entretien de l’hebdomadaire die Zeit avec la psychanalyste Thea Bauriedl, professeure de psychologie clinique à l’Université Ludwig-Maximilian de Munich. Elle construit sa lecture autour du thème « vous me connaissez », mots avec lesquels Angela Merkel a conclu son débat télévisé avec Peer Steinbruck, tête de liste du SPD.


Thea Bauriedl :

 
« Vous me connaissez dit Angela Merkel et cela semble déjà suffire. Beaucoup de gens acquiescent spontanément. Ils se disent : nous savons comment elle est, cette maman, elle est exactement comme nous le souhaitons. Elle saura tout savoir faire et fera tout bien. Tout soupçon, toute crainte est mise de côté. Qui s’aviserait de la critiquer prendrait le risque d’être puni ou rejeté ».


La psychanalyste rappelle que l’enfant dans des situations de peur peut se réfugier au sens propre et figuré dans les jupes de sa mère mais qu’il doit y rester tranquille, ne pas déranger pour ne pas perdre la protection ; c’est une situation d’emprisonnement. Cela se reproduit dans la vie d’adulte y compris en politique.


« Il y a différentes formes de sécurité. On peut se retrouver protégé et soumis dans une prison (psychique) ou bien on peut prendre au sérieux ses propres sentiments et, de manière autonome, veiller à ce que cela se passe bien pour soi dans ses relations personnelles et politiques. La seconde forme de recherche de sécurité peut être assimilée dans le domaine politique avec le besoin d’autodétermination dans la démocratie »


Les Allemands s’inscrivent-ils avec Merkel dans une tradition de l’histoire allemande qui ne veut « surtout pas d’expérience » et dans laquelle la présence d’une aile protectrice défie toute argumentation ?


Thea Bauriedl :

 
« Je crois que nous retombons loin derrière quelque chose que nous avions déjà. Oser plus de démocratie, nous l’avions au moins déjà en parole. Et maintenant nous faisons un pas en arrière dans une pseudo sécurité par une minoration de la réalité de notre situation et par une soumission de fidèles à la domination de  la bonne mère éternelleque nous pensons connaître parce que c’est elle-même qui le prétend. C’est une sécurité frelatée. On ne peut pas parler de vraie sécurité. Comme si ne pas prendre de risque en ne faisant rien, cela pouvait marcher ! Le plus grand risque qu’on peut prendre est de ne pas être attentif à ce que l’on ressent et de ne pas agir en conséquence »


comme des agneaux qui suivent Merkel


Angela Merkel conduit-elle à une dépolitisation, demande le journal Zeit-online ?


Thea Bauriedl :

 
« Oui. Nous n’avons plus dans notre pays de débat politique authentique et constructif, peu de lutte pour le meilleur. Nous sommes en majorité comme des agneaux qui suivent Merkel parce que nous craignons qu’elle nous abandonne si nous ne sommes pas sages et ne croyons pas en elle ou si nous devions remarquer combien et comment elle nous manipule avec son vous me connaissez. La raison propre, les propres sentiments ne jouent dans bien des cas plus aucun rôle. Nous Allemands avons déjà une fois fait l’expérience que nous pouvons devenir politiquement aveugles si nous faisons simplement confiance à la devise vous me connaissez ».


« Ce qui se passe actuellement en Allemagne contredit en grande partie le principe fondamental de la démocratie, l’autodétermination responsable de chacun dans la collectivité ; et cela contredit aussi une culture de la discussion permanente et ouverte pour la meilleure voie, la meilleure décision pour tous. Si nous ne prenons pas conscience de cette forme spécifique de perte de pouvoir de la population qui est à l’œuvre depuis quelque temps, nous ne ferons rien pour nous y opposer. Nous continuerons à voter pour une forme de sécurité qui restreint notre autonomie. Et nous répondrons alors : oui nous la connaissons et nous votons pour elle parce que nous ne nous sentons pas capable de trouver nous-mêmes notre chemin à travers des discussions constructives ».


Source de l’article en allemand


L’analyse de Thea Bauriedl évoque un état de misère symbolique dans la société et une demande d’attention et de soin. Mais, sa réflexion le montre bien, « prendre soin » n’est pas infantiliser et maintenir en état de soumission mais émanciper, (se) donner les outils pour penser et être par soi-même, travailler à la construction de sa propre autonomie. Un tel objectif est directement en contradiction avec l’idée merkelienne qu’il n’y aurait pas d’alternative.

 

Le Spd prendra-t-il la responsabilité d’une grande coalition avec Angela Merkel au risque du tuer toute capacité d’opposition ? Dans ce cas, en effet, les députés des partis restants (Verts et die Linke) ne disposeront pas des ressources parlementaires suffisantes pour faire leur travail d’opposants alors que dans le même temps se crée en Allemagne une dynamique d’extrême droite.


L’Alternative pour l’Allemagne, après son score de 4,7 %, sert de point de ralliement aux groupuscules islamophobes au point de gêner ses promoteurs, qui se veulent surtout propres sur eux , en risquant de faire des taches sur leurs costumes trois pièces.

 


 


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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:20

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Le premier ministre grec veut interdire les partis qui veulent sortir la Grèce de l'UE et de l'OTAN !

 

Antonis Samaras a indiqué depuis les États-Unis où il se trouve, “que dorénavant, et après l'Aube dorée, il va falloir s'occuper des autres extrémismes, ceux qui veulent par exemple conduire la Grèce en dehors de l'Union Européenne et en dehors de l'OTAN”.

 

Autrement-dit et pour ceux qui ne l’auraient pas compris, le PC grec (KKE), la mouvance gauche de SYRIZA, le parti de gauche ANTARSYA et le parti du “Plan-B” sont ces “extrémistes”. Aussitôt, ces partis de la gauche ont très vivement réagi ce soir du 2 octobre. “Que Samaras exige alors des autorités des États-Unis où il se trouve en ce moment, que le FBI procède à l’arrestation de l’économiste - Prix Nobel de l’économie Paul Krugman, il est autant hétérodoxe que nous sur la question de l’euro par exemple”, a déclaré Alekos Alavanos, ancien leader SYRIZA et actuel chef du mouvement “Plan-B” dont l’axe central de sa ligne politique est l’abandon de l’euro.

 

Suite >>> 

 Le lièvre et le logos :

 http://www.greekcrisis.fr/2013/10/Fr0281.html

 

 

 


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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:29

http://files.gandi.ws/gandi3620/image/banniere2013.jpg



Programme de la 11ème édition du FSD06 

 
La 11ème édition du FSD06 se déroulera du 7 au 12 octobre 2013.
Des ateliers, rencontres, expositions auront lieu dans tout le département des Alpes-Maritimes, avec un temps fort les 11 et 12 octobre au CAL Bon Voyage à Nice.

Lundi 7 Octobre - 19h30

 
projection du film "La boulangerie du coin"
en présence du réalisateur Julien Camy
suivie d'un débat sur
"l'intégration des migrants du bassin méditerranéen"
animé par Teresa Maffeis
Association Transition Alpes Maritimes
au Court-Circuit Café 4 rue Vernier 06000 Nice
arrêt du tram "gare thiers" ou "libération"

Mercredi 9 Octobre - 19h

 
Débat "Libre circulation et libre installation"

animé par Prune de Montvallon
doctorante en ethno-sociologie
 RESF 06, CGT "sans papiers"
au C.M.C.A.S. 16 route de Turin 06300 Nice
arrêt du tram "palais des expositions"

Jeudi 10 Octobre - 19h

 
Informations et Échanges "Roms dans le 06... et maintenant" 
Soirée-débat avec la participation de
Amnesty International des Alpes-Maritimes et L.D.H. Nice
Salle Trachel 35 rue Trachel à Nice
 
Vendredi 11 Octobre

 
  SOIRÉE FESTIVE D'OUVERTURE DU 11ème FSD

 
18h30 Soupe "Harira" par l'association des marocains
de France avec concert de
"Elias Cruz de Melo"
de la coopérative chansons alpes maritimes

20h00
Projection du film "La logique des choses"
de Magalie Dupont et Pierre-François Lauro
en présence du co-réalisateur suivie d'un débat sur
"quelle stratégie sociale face au contexte mondialisé ?"
(A.N.I., réforme des retraites etc...)
Syndicats Sud Solidaires, UD CGT 06,  le S.A.F. et la CFDT 06

Samedi 12 Octobre

 
Toute la journée sur le parvis:
 
Votation citoyenne sur
"le droit de vote des résidents étrangers"
Associations LDH, MRAP et SOS Racisme
 
"Pourquoi et comment prendre en main sa santé"
scénettes participatives
association V.P.M.U. la source vitale maison du hammam et détoxication

à l'intérieur
Ludothèque - Garderie

11h00
Avant-Première film "sur la route des luttes"
 sur la marche Nice-Notre-Dame-Des-Landes
suivi d'un table ronde "face aux Grands Projets inutiles imposés : inventons un autre monde"
associations On Sème Tous 06, Filières Paysannes et collectifs de soutien à Notre-Dame-Des-Landes 06, 83 et 84- Black Box -

 "Penser, réaliser et vivre son habitat autrement"
atelier participatif
association Eco-Habitons 06 - salle polyvalente -

 "Défense des conquêtes sociales"
association Comité pour une Nouvelle Résistance - salle de réunion - 

12h30 Apéritif équitable avec Artisans du Monde + Repas Partagé
sur le parvis

14h00
 "L'accord commercial transatlantique" avec Raoul Marc Jennar
association A.T.T.A.C. 06 - Black Box -

"Le décrochage scolaire : conséquence des inégalités économico-sociales récurrentes et ou du système de l'institution scolaire elle-même ? "- salle polyvalente - 

17h00
"Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie (un projet de décroissance).
avec les auteurs du livre dont Vincent Liegey
association Réseau Objecteurs de Croissance 06  - salle de réunion -

"Les finances d'une collectivité territoriale expliquées et décryptées" atelier participatif
association Collectif pour un Audit Citoyen de la Dette 06 - Black Box -

"la charte de la laïcité dans l'éducation nationale" Café Laïque
associations A.L.P.A.M. , O.L.A.M. et A.F.L. - salle polyvalente -

 SOIRÉE FESTIVE
19h Disco-Soupe par le Hub Nice
20h Saynètes en niçois"encuèi" par le CCOC Pais Nissart et Alpenc
20h30 Concert de la coopérative chansons alpes maritimes :
 Zine - Folie Douce et nouvelles compositions + guests

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 21:41

http://img.over-blog.com/382x95/0/24/81/01/Retraite---retraites/2013-Pour.png

Communiqué de la CGT


Amplifions la mobilisation pour notre salaire, notre emploi, notre protection sociale, notre retraite

Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi et pour financer la protection sociale et nos retraites.

Les effets néfastes des stratégies patronales, relayées par les plans d’austérité décidés par les gouvernements, ne sont plus à vous expliquer. Ils conduisent l’immense majorité d’entre nous à ne plus admettre de vivre de plus en plus mal DANS et DE son travail et d’avoir de moins en moins de projection possible sur son avenir, en particulier pour les jeunes.


Le processus de mobilisations unitaires proposé par la CGT est seul à même d’ouvrir des perspectives d’amélioration pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi. De la participation de chacune et chacun dépend sa force et de celle-ci, la possibilité de gagner !

Pour préparer le 15 octobre, saisissons nous de la semaine du 7 au 11 octobre pour interpeller le patronat et les parlementaires sur les attentes sociales concernant les salaires, l’emploi, les conditions de travail, la protection sociale et la retraite.

Ce sont les salariés par leur travail qui créent les richesses, mais tant que le patronat et les gouvernements appréhenderont le travail comme un coût, le chômage et la précarité augmenteront et le pouvoir d’achat baissera. Cette politique d’austérité alimente la récession économique et industrielle en France. Avec la confédération européenne des syndicats, nous disons que l’austérité menée partout en Europe n’est pas la solution mais le problème : il faut changer de cap dans chaque pays.


Pour gagner sur les salaires, l’emploi, l’égalité professionnelle et améliorer nos conditions de travail, c’est dans chaque entreprise, chaque groupe, chaque branche professionnelle qu’il est nécessaire de gagner l’ouverture immédiate de négociations pour porter nos revendications pour une autre répartition des richesses. Le prix de notre travail doit l’emporter sur le coût du capital.

Gagner sur ces questions ouvre d’autres perspectives pour le financement de la protection sociale et pour une autre réforme des retraites.


Faisons partout du 15 octobre, journée nationale de grève et de manifestations interprofessionnelle, une nouvelle étape unitaire de mobilisation pour porter TOUS ENSEMBLE nos revendications.

Prenez note:

15 octobre: à Dieppe, le rendez-vous sera, sans doute, à 10h30 devant la gare SNCF

9 octobre: réunion débat intersyndical en préparation; lieu à déterminer

http://img.over-blog.com/219x300/0/24/81/01/Logos/Ta_Cgt_UL_Dieppe.jpg

 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 21:27

Mercredi 2 octobre 2013

 

Compte rendu publié sur le site du PTB :

 

Industriels et banquiers français sous l’occupation est le fruit de nombreuses années de travail dans les archives aussi bien françaises qu’allemandes. Il montre comment le grand patronat « dirige et anime, au détail près, la guerre sociale ». Son seul but, hier comme aujourd’hui, est de se bétonner les profits les plus élevés possibles, de faire baisser les salaires des travailleurs, de diriger l’État contre le peuple.

Jean Pestieau

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782200277765.jpg

 

L’ouverture des archives des années 1930 et 1940 ont permis à l’historienne Annie Lacroix-Riz, stupéfiante par son érudition, de répondre à la question : la grande industrie et la haute banque françaises furent-elles confrontées au vainqueur nazi de juin 1940 ou accueillèrent-elles avec empressement leurs partenaires allemands afin d’amplifier une collaboration déjà bien établie dans la crise des années 1930 ?

La continuité de cette collaboration, qui a explosé avec l’occupation, est démontrée : vente à l’Allemagne nazie de tout ce qui pouvait être vendu, des matières premières aux produits finis, fondation de cartels « européens » à direction allemande, associations de capitaux, avec éviction, depuis l’occupation, des « capitaux juifs » au profit de la machine de guerre nazie, du capitalisme financier allemand mais aussi français « aryanisé » , etc.


Est également démontré le rôle central joué par les grands lieutenants de la synarchie1 dans le régime de Vichy et dans l’économie, désormais exclusivement mise au service de la machine de guerre nazie : industriels et banquiers, hauts-fonctionnaires, ils appliquèrent, de connivence avec l’occupant, des mesures drastiques de hausse du profit, de concentration du capital et de baisse des salaires. Ils collaborèrent activement à la répression indispensable à l’exécution de leurs plans.

La mainmise d’une véritable mafia

Ainsi, « le délégué en France pour le plan de quatre ans, le major Edinger-Hodapp, considérait en mars 1941, les “conséquences sur la situation matérielle et l’état d’esprit des travailleurs français, des mesures et initiatives des entrepreneurs français et de l’organisation économique française” comme la cause essentielle, avec “l’agitation subversive des communistes français”, d’une résistance croissante aux objectifs allemands [...]. Vichy codifiait et exécutait “les consignes [allemandes] sur les mesures salariales” qui faisaient l’unanimité patronale » (p.582)


« En résumé, avaient tranché les RG [Renseignements Généraux français] en octobre 1941, une véritable mafia d’anciens polytechniciens et d’inspecteurs des Finances, groupés au sein d’une société secrète à ramifications internationales, a mis la main sur la quasi-totalité des leviers de commande de l’État, à la faveur de la défaite militaire de mai-juin 40. Elle organise la mise en coupe réglée de l’économie de notre pays, au profit de puissants intérêts financiers et y associant habilement certains groupes allemands au moyen d’une armature législative et réglementaire nouvelle créée à cette seule fin et par laquelle les organismes du Nouvel État français ne sont plus que les services extérieurs de la banque Worms. » (p. 22-23)  « Ainsi un clan financier domina l’État de 1940 à 1944, déléguant à sa tête l’“équipe” Worms-Indochine-Lehideux-Nervo, entichée de collaboration “continentale” et européenne depuis la crise » (p.23)


Mais la résistance britannique, et plus encore soviétique, couplées à la résistance intérieure, ébranla la confiance des banquiers et des industriels dans une Europe à direction allemande : « Stalingrad [février 1943] acheva la “rupture”, la victoire soviétique persuadant la synarchie du raccourcissement des délais de la défaite du Reich. Le plus grand tournant visible de la guerre renforça l’urgence de la “voie américaine”, qui fournirait bientot les partenaires économiques privilégiés et, atout apprécié bien au-delà de la synarchie, le suprême “rempart” sociopolitique » (p. 546) face aux revendications et luttes ouvrières, face à l’Union soviétique victorieuse. « L’américanophilie des grands patrons, égale à leur collaborationnisme, leur assura “protection contre leurs ennemis intérieurs”, dans “l’isolement et l’encerclement” apparents d’après-Libération » (p. 570)

Un bilan de collaboration positif

Le bilan de la collaboration, sous l’occupation, des industriels et des banquiers a été très positif. « Quel gâteau se tailla le grand capital français dans la “collaboration économique” ? Doubla-t-il ou tripla-t-il au moins, comme le capital déclaré des grandes banques ? Quadrupla-t-il comme les profits déclarés de Théraplix ? Sextupla-t-il comme, de 1939 (indice 110) à janvier 1943 (610), le cours boursier des 35 grandes valeurs “nationalisées” après-guerre (4 banques, 6 d’assurances, 7 de houillères, 5 de chemins de fer des anciens réseaux, 5 de gaz et 8 d’électricité). Septupla-t-il presque comme celui des valeurs du secteur dit ’libre’ (de 113 à 697) avant que, à partir de 1943, la Bourse [ne] commen[çat...] à se méfier quelque peu des perspectives ultérieures, quant aux compartiments “nationalisables” ? [...] L’Occupation fut l’ère pour ceux qui travaillaient avec le Reich des “bons profits” » (p.651)


À la question, « Votre livre éclaire étonnamment ce qui se passe en 2013... » posée par le journal La Marseillaise (1/09/13), Annie Lacroix-Riz répond : « Tout ce qui précède souligne l’actualité des questions traitées : maintien voire hausse du profit monopoliste en pleine tourmente via la casse drastique des salaires, un financement étatique sans limites et des privilèges fiscaux inouïs, le tout avec aide “européenne” ; fascination pour le modèle économique et social allemand ; contrôle de l’État par les groupes dont les chefs sont souvent les descendants de ces industriels et banquiers. Dans le plan assigné par le MEDEF [organisation patronale française] à l’État en 2007 – liquider “le modèle social français” fixé par le CNR [Conseil National de la Résistance], on retrouve l’ardeur des synarques ravis de la défaite qu’ils avaient “mijotée” et des “malheurs de la patrie, [et] renouant avec l’opportunisme cynique des grands bourgeois de 1815, 1830, 1852, 1871” : François  Bloch-Lainé, haut fonctionnaire de Vichy et d’après-guerre puis grand banquier (comme ses père et fils), jugeait ainsi son monde en 1976, avis qu’il censura ensuite. »


1. Synarchie : organisation secrète française, politico-financière, mise sur pied par la « crème » du grand capital, pour l’accumulation maximale, par la baisse des salaires et des conditions de vie de la classe ouvrière et par l’appropriation des biens des capitalistes plus modestes et des « capitaux juifs »

Annie Lacroix-Riz, Industriels et Banquiers français sous l’Occupation, Nouvelle édition entièrement refondue, 816 pages, Armand Colin, 2013, 35 euros

 

Parallèle franco-belge

Au début de son livre, Annie Lacroix-Riz fait un parallèle éclairant entre la Belgique et la France : « Je fais mienne l’analyse de John Gillingham sur le “grand capital” belge appliquant dès la défaite [de 1940] une stratégie mise au point dans la décennie de crise, d’adaptation au “nouvel ordre nazi”.

La Belgique était entre les deux guerres dominée par trois holdings géants : la Société générale, fief du “roi sans couronne” Alexandre Galopin, “avec la famille royale belge [...] pour principale actionnaire” ; le consortium Banque de Bruxelles-Cofinindus-Brufina, maître du charbon, de l’acier et de l’industrie de transformation, dirigé par le Baron Paul de Launoit, “véritable eurovisionnaire” selon le baron Kurt von Schröder, chef de la banque Stein de Cologne, haut lieu d’alliances de capitaux germano-anglo-américain, membre du CA de la Banque des règlements internationaux (BRI), acteur du 30 janvier 1933 [accession d’Hitler au pouvoir] et commandant SS ; le groupe Société belge de banque-Solvay, maître de la chimie.La Société Générale [...] “contrôlait tous les grands secteurs de l’industrie”, de la métropole au joyau congolais. [...] C’est avec ces milieux belges que frayèrent les Allemands, délégués du grand capital et de l’État, tant avant que pendant la guerre » (p. 8-9)

« John Gillingham a montré que “le grand capital belge” avait planifié sa “politique de production” au cours de la décennie de crise dans le cadre attendu d’une invasion allemande. Ses holdings bancaires concentreraient et moderniseraient bien mieux l’économie après avoir levé les obstacles  auxquels s’était heurtée cette ligne de l’entre-deux-guerres si dures aux ouvriers : les syndicats [...] ; le Parlement [...]. Ce modèle allemand à poigne fut celui du “grand capital français” qui avait comme son homologue belge intensifié la collaboration d’entre-deux-guerres que l’Occupation fit prospérer. Son rappel évite de s’interroger sur les causes de l’excellent accueil de l’occupant par les décideurs économiques. » (p.27)

 


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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 20:38

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LE JEÛNE UNE NOUVELLE THERAPIE ?

      de Thierry de Lestrade

 

Voila un livre qu'il faut absolument lire. Il fera date.Il est écrit d'une façon très précise et très agréable. Il va faire plaisir à mes amis homéopathes, naturopathes, ostéopathes, à nombre de médecins généralistes, bref à tous les thérapeutes qui restent à l'écoute de leurs patients et qui ne veulent pas  en priorité leur nuire. Son auteur Thierry de Lestrade à réalisé un film avec Sylvie Gilman qui porte le même titre et qui fait date. Mais il va plus loin, beaucoup plus loin en proposant l'analyse de la situation de la médecine aujourd'hui. Il répond à deux questions décisives: d'où vient et comment s'est constituée la médecine dominante, officielle?

 

Commençons par lire la conclusion de son livre: 

 

…….


La médecine occidentale a été conçue comme une guerre. Au début du XIXe siècle, Benjamin Rush partait à l’assaut des maladies grâce à l’action virile de médicaments agressifs, prescrits à des doses « héroïques ». La découverte des « microbes », perçus immédiatement comme les nouveaux « ennemis », a lancé à partir de 1880 la « guerre contre la maladie ». Et « la guerre contre le cancer », déclarée en 1971, fait encore rage. Les médecins utilisent en cancérologie un « arsenal thérapeutique » qui s’étend de l’arme de destruction massive aux frappes chirurgicales. Symbole éclatant de cette conception de la médecine : le premier essai de chimiothérapie  a été effectué avec un gaz de combat exhumé des tranchées de la première Guerre mondiale .


Alors qu’aucune percée spectaculaire n’est venu renverser le front des maladies chroniques, la guerre impose sa propagande, qui annonce toujours la victoire pour demain. Elle choisit aussi ses héros. Qui se souvient de cette campagne d’affichage de l’Institut national en 2007, où l’on pouvait lire sous des visages d’anonymes : « Nous sommes 2 millions de héros ordinaires. » Ces visages étaient ceux de survivants du cancer. Je m’étais alors posé la question : «  et ceux qui succombent, ce sont des lâches ? ».


Toute guerre impose une vision manichéenne, voire simpliste. Les bons contre les mauvais. Les docteurs contre les charlatans. Elle a permis l’éradication stupéfiante de toute méthode de soin alternative au profit de la seule médecine dite scientifique. Et elle se double d’une représentation machiste qui a légitimé l’élimination durable des femmes de la profession médicale.


La guerre, enfin, a son champ de bataille : le corps humain. Découpé en tranches . Scannerisé. Biométricalisé. Décrypté dans son génome. C’est dans l’organisme que l’on cherche à débusquer l’ennemi toujours plus loin, dans une plongée effrayante vers l’infiniment petit. Jusqu’à oublier que le corps est un tout.


N’est-il pas temps de faire la paix avec soi-même ? De ne plus  rechercher les ennemis dans son corps, mais de s’en faire un allié ? Le jeûne nous y invite. Jeûner, pour se mettre à l’écoute de son corps, dans une attention nouvelle, attentive,sensible. Pour activer des forces insoupçonnées. Vis medicatrix naturae – le pouvoir de guérir de la nature - , c’est ainsi qu’Hippocrate résumait ce processus. Alexandre Kobosov, le pneumologue russe (cité dans l’ouvrage de de Lestrade), nous l’a répété : « Il y a deux manières de se soigner : une manière passive, en avalant des médicaments ; une manière active, avec le jeûne. »


Un patient actif, à l’écoute de son corps, soit. Encore faudrait-il que le médecin soit à l’écoute de son patient. Il ne s’agit pas ici de juger hâtivement de la qualité de l’engagement du corps médical : la grande majorité des soignants sont dévoués et ne comptent pas leurs heures. On peut néanmoins s’interroger sur la pratique médicale. Sur la formation des soignants, sur le processus amorcé au début du XXe siècle qui a transformé les médecins en ingénieurs. Des techniciens de haut vol, super-spécialisés, super-qualifiés et très efficaces… Dans une certaine mesure.


Car ces praticiens touchent les limites de leur pouvoir lorsqu’on pénètre dans le vaste domaine des maladies chroniques. S’installe alors un autre rapport, où la guerre n’est plus possible. L’enjeu est de taille : 15 millions de Français souffrent de maladies chroniques, soit un quart de la population. Dans ce territoire-là, la prévention doit prendre le pas sur la réparation.


Le rôle du patient devient essentiel, la révolution viendra de lui. Elle s’amorce. Rares sont les malades aujourd’hui qui ne consultent pas Internet, puisant des informations sur toutes sortes de forums.

 

…..


Thierry de Lestrade consacre les deux premiers chapitre de son ouvrage à dresser le tableau de la médecine aux USA.


Dans le premier chapitre, il explique qu'à sa naissance à la fin du XVIIIe siècle, les USA comptaient très peu de médecins. Les guérisseuses ont pris une grande importance en rendant service à leur communauté. Elles utilisaient les moyens disponibles les plantes principalement. Au passage il rappelle le sort tragique qu'en Europe l'Eglise puis le pouvoir royal a fait subir aux guérisseuses, qui furent brûlées par milliers pour faire place aux médecins issus des nouvelles facultés de Montpellier puis de  Paris.


Dans ce contexte des pratiques comme l'homéopathie, la chiropraxie, l'ostéopathie, vont se développer considérablement.


Les médecins orthodoxes vont tenter de lutter contre cet ensemble de praticiennes et de praticiens. Ils vont  créer l'AMA : l'association  des médecins  américains, en 1847 qui va engager le combat contre ceux qu'ils appelaient "charlatans", au nom de la « science ». Ils n'arriveront pas à leur fin. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'une offensive soit menée et gagne.


Thierry de Lestrade a intitulé son 2éme chapitre: "Comment l'AMA a éradiqué la médecine populaire ». Il faut absolument lire ce chapitre. Je ne vais pas le dévoiler, sauf à dire qu'il est dans le droit-fil de la quasi extermination des peuples premiers qui occupaient ce territoire, de la traite des noirs, du rôle actuel des USA qui disposent de plus de 1000 bases militaires partout sur la planète avec l'objectif de dominer le monde par le feu et le sang. 


Les USA ne sont pas réductibles, bien entendu, aux politiques des classes dominantes L'immense majorité des émigrants qui ont contribué à faire la richesse de ce pays étaient la masse des personnes fuyant la misère des pays de la vieille l'Europe ou déportées par bateaux entiers: les vagabonds, les prostituées, etc etc, et qui ont constitué le prolétariat des USA.


L'auteur, souligne le rôle décisif joué par la Fondation Rockefeller dans le soutien à l'AMA avec des anecdotes du genre du soutien financier à l'AMA de l'industrie du tabac. Le développement du grand capitalisme étatsunien et sa politique visant à dominer le Monde est étroitement liée à la naissance de la médecine qui s'est autoproclamée "scientifique". Et aujourd'hui encore, voir l'article du Monde Diplomatique de juiller 2013: "Comment la santé est devenu un enjeu géopolitique?" (Pr D. Kerouedan) cette politique fait partie des priorités de l'administration des USA. Pour ces dirigeants, il faut lutter contre  "le communisme, le terrorisme et les maladies". Contre les maladies: uniquement par le volet curatif en excluant totalement le préventif. (Les vaccinations ou "le cholestérol" n'ont rien à voir avec le préventif. Il faudra en reparler)


J'ajoute un mot. On parle de la médecine scientifique", y compris dans le livre de Thierry de Lestrade. Je pense que la médecine est seulement une pratique sociale née avec l'Humanité  comme l'agriculture, l'expression artistique etc et qu'elle ne peut pas être qualifiée de scientifique. Cette pratique pose des questions à la recherche scientifique d'une part et d'autre part utilise les résultats de ces recherches ainsi que ceux de la technologie pour mieux soulager les ou guérir les malades. Il importe de poser sérieusement la question de la Science. On assiste à deux phénomènes dangereux. D'une part le dénigrement de la recherche scientifique et de la science, et d'autre part la défense néopositiviste d'une idéologie scientifique au service du capital. Les OGM semble être un terrain privilégié pour ces exercices.


Il est urgent d'en parler et il est urgent que les citoyens s'en mêlent.

 

Jacques Lacaze

 

 

http://www.jacques-lacaze.com/article-medecine-scientifique-et-medecine-populaire-120370417.html

 

 


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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:36

 

http://www.lacharente.com/var/lacharente/storage/images/decouvrir/art-de-vivre/tous-les-sites-de-visites/musee-de-l-ecole-publique/180012-428-fre-FR/Musee-de-l-Ecole-Publique.png


L’école publique, notre bien commun, est en train de mourir !


JE N’EXAGERE PAS ! Elle agonise lentement depuis des années déjà , et ce gouvernement est en train de lui donner le coup de grâce. 


Ne vous y trompez pas, la droite et la gauche se succèdent au pouvoir mais ils appliquent tous la même politique européenne de démantèlement des services publiques. L’école n’est pas épargnée, au contraire, elle est directement visée. 


Je suis professeur des écoles depuis plus de vingt-cinq ans et je peux constater année après année l’affaiblissement volontaire et organisé de l’école publique, toujours sous prétexte de vouloir l’améliorer, mais en réalité dans le but d’encourager la fuite vers l’enseignement privé.


La réforme des rythmes scolaires et la loi de refondation de l’école sont de véritables coups d’accélérateurs donnés à ce massacre organisé.


La réforme des rythmes scolaires ne sert qu’à faire entrer les communes et les associations dans les écoles pour qu’elles prennent la place des professeurs des écoles dans la prise en charge des enfants.


Ils veulent tout regrouper sous le terme « éducatif » qui ne veut rien dire mais qui permet de moduler entre enseignement, garderie et activités de loisirs.


Les animateurs ont envahi les écoles dans toutes les communes qui appliquent cette réforme depuis la rentrée. Les enseignants sont chaque jour un peu plus gênés dans leur travail par l’occupation des locaux et la réquisition du matériel. Je vous assure que les mairies des grandes villes sont en train de nous pousser dehors ! C’est ce qui est en train de se passer et c’est du jamais vu !


Bientôt nous verrons arriver les premiers remplaçants d’instituteurs recrutés par les mairies ( avec quelles qualifications ? ) et progressivement les écoles deviendront totalement municipales sans que l’on s’en aperçoive. 


L’Education Nationale remplacée par l’éducation municipale, ça veut dire : moins de moyens pour recruter des enseignants ( avec des qualifications inégales ), des effectifs encore plus importants dans les classes, et des programmes différents soumis aux lobbies locaux et à la couleur politique du maire et de l’équipe dirigeante. 


Sans compter que la gratuité de l’école ne sera plus garantie.


Déjà dans les écoles maternelles de certaines grandes villes, les personnels municipaux chargés de l’entretien sont « formés » pour faire des activités avec les enfants. Quand on sait que le nouveau décret sur les cycles de l’école primaires sépare maintenant l’école maternelle de l’école élémentaire, attendez-vous à ce que bientôt, la maternelles soit totalement prise en charge par les mairies et que l’enseignement que des instituteurs diplômés y dispensent actuellement soit remplacé par de la garderie et de l’animation municipales, avec participation financière des parents, puisque l’école ( l’enseignement ) n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans.


Ils font tout ça dans votre dos en se cachant toujours derrière de prétendues bonnes intentions !


Les enseignants se sont mobilisés ces derniers mois contre tout ça mais ils ne sont pas entendus ! 


Parents d’élèves, citoyens, ne les laissez pas faire ! Mobilisez-vous pour l’école publique avant qu’il ne soit trop tard !"


(Conservez ce texte dans un coin et on en reparle dans quelques années )


Cédric Raynaud

 



 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:04

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Tous les témoignages de parents, d’enseignants, de personnels confrontés à la réforme des rythmes scolaires concordent : là où la réforme des rythmes scolaires de la loi Peillon s’applique, c’est une catastrophe !

 

Dans les 18 % des communes qui l’ont mise en place, c’est le maire qui décide l’organisation du calendrier scolaire.


A Paris, où le maire PS, Bertrand Delanoë, a fait passer son projet en force, c’est le chaos dans les écoles : les salles de classe réservées jusqu’alors à l’instruction sont utilisées par toutes sortes d’intervenants, pour toutes sortes d’activités. C’est la porte ouverte aux associations de toutes sortes ! Les horaires varient d’un jour à l’autre, d’une école à l’autre ! Les enfants fatigués, désorientés, ne savent plus où ils en sont !

Les enseignants, les personnels, les parents demandent la suspension immédiate de la réforme


Cette réforme, décidée par le maire dans le cadre d’un « projet éducatif territorial » variable d’une commune à l’autre, dépendant de la richesse de la commune, fait éclater le cadre national de l’école.

Le gouvernement voudrait imposer la réforme Peillon, reliée à son projet d’« acte III de la décentralisation », à toutes les écoles de toutes les communes à la rentrée 2014.


Ce serait alors la fin de l’Education nationale. C’est cela que l’ensemble des députés PS, Front de gauche et Verts ont voté à l’Assemblée nationale.

 

Mais dans les écoles, enseignants, animateurs et parents veulent que cela s’arrête !

 

Dans cet arrondissement de Paris, c’est l’ensemble des directeurs d’école qui dénoncent « le projet territorial qui produit au quotidien ses effets dévastateurs ».


A Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, les enseignants appellent dans l’unité de tous leurs syndicats à la grève et à un rassemblement à la mairie le 3 octobre pour « la suspension immédiate de la réforme ».


Parents, enseignants, personnels ne veulent pas de la dislocation de l’école, pas plus que les maires veulent la dislocation de la République prévue par l’« acte III de la décentralisation » avec son projet de loi sur les métropoles.


Réforme Peillon, territorialisation de l’école, « acte III de la décentralisation » avec la métropolisation, budget d’austérité aux ordres de l’Union européenne, contre-réforme des retraites…

 

Est-il légitime de constater que ce gouvernement poursuit et aggrave dans tous les domaines la politique du gouvernement précédent ?

 

Est-il légitime de dire qu’aucune concession, aucune complaisance ne peut être tolérée à son encontre ?

 

http://siteofficieldupoi.files.wordpress.com/2013/10/vignette-tract.jpg?w=630Tract:

http://siteofficieldupoi.files.wordpress.com/2013/10/tract-poi-rythmes-scolaires-2-octobre.pdf

 

Lire également :  

ANI, Peillon, Acte III de la décentralisation : trois projets, une politique

http://parti-ouvrier-independant.fr/2013/03/13/ani-peillon-acte-iii-de-la-decentralisation-trois-projets-une-politique/

 


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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 10:22

 

Ceux qui sont le plus favorables au travail le dimanche, ce sont en général ceux qui sont le moins exposés à cette contrainte. Les 15/19 ans et les 60/69 ans se disent d’accord pour travailler le dimanche, alors que les 35/44 ans ne sont que 17%. Enfin politiquement ce sont les partisans du FN qui sont le plus favorables au travail du dimanche.

 

Déjà dans la grande distribution, sur les 11 jours fériés il n’en reste que trois : le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier. Le 11 novembre par exemple, des caissières viennent travailler trois heures pour 12,80 euros de plus. Et lorsqu’elles prennent leur jour de repos en semaine, ce n’est pas à elles de le choisir, mais à leur patron. Car le salarié ne décide de rien, les gens pensent que les salariés sont volontaires, mais comment ne pas être volontaire quand on travaille avec des contrats à temps partiel, et que l’on est précaire.


Il faut se battre contre l’ouverture du dimanche, car bientôt on nous dira que 5 semaines de congés c’est trop. Si tout le monde travaille le dimanche à quand les retrouvailles familiales? Qui gardera vos enfants lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche ? Il faut éviter que le travail dominical dans les magasins ne fasse tache d’huile dans d’autres secteurs d’activités, comme les banques, les garagistes, les magasins de bricolage ou les administrations. Peu à peu tous les secteurs commerciaux et industriels, le bâtiment, les usines et les transports routiers n’auront plus de jours de repos définis. Le dimanche sera un jour comme un autre et sera payé comme un autre jour.

 

Pour gagner plus il ne faut pas travailler plus, il faut simplement gagner plus. Et pour cela il faut se battre pour des augmentations de salaire, et pas pour travailler le dimanche. De toute façon comme chacun a un pouvoir d’achat limité, ce que vous dépensez le dimanche, vous ne le dépenserez pas en semaine. Preuve en est que c’est plus un combat idéologique qu’économique : il faut casser le code du travail et le jour de repos obligatoire. Il faut être à la disposition du patronat !

 

 

80% de la richesse produite disparaît dans les poches des 10% des français les plus riches ! Les 10% dont Sarkozy défend les intérêts, et 90% des français dont nous faisons partie se partagent les 20% qu’ils nous laissent. Plus de la moitié des salariés gagnent moins de 1500 euros et ce n’est pas de travailler le dimanche qui changera les choses, bien au contraire !

 

 

Venir faire ses courses un dimanche, c’est se condamner à travailler soi même le dimanche à plus ou moins longue échéance. Et lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche, il faudra venir faire vos courses un autre jour. A ce moment là on proposera d’ouvrir les magasins la nuit, et peu à peu nous serons tous obligés de travailler 24h sur 24 et 7 jour sur 7 ! C’est votre liberté qu’ils sont en train de négocier ! Est-ce là le monde que vous voulez laisser à vos enfants ?

 

 

L’ouverture de magasins le dimanche est aussi une façon pernicieuse de vous emmener flâner et vous promener dans ces temples de la consommation. Aujourd’hui ce sont les employés des grandes surfaces qui travaillent, mais demain ce sera vous ! Je propose donc que ceux qui veulent les magasins ouverts le dimanche, travaillent dans ces magasins toute l’année, dimanche compris !

 

«Si seulement les hommes pensaient, tout changerait»…N.Chomsky

 

 

Source:  http://2ccr.unblog.fr/ 

 

 

*************

 


 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 09:16

http://img.over-blog.com/320x439/0/32/46/53/illustration23/Germinal-zola.jpg

 

Suite à "l’affaire" Sephora, qui aura vu l’enseigne appartenant au groupe LVMH être condamnée à fermer après 21h son magasin des Champs-Elysées, Castorama et Leroy Merlin ont été eux aussi contraints de fermer leurs magasins de la région parisienne le dimanche.

 


Il va sans dire que les ultralibéraux, ainsi que les médias dans leur grande majorité qui sont de cette pensée, font une propagande énorme contre cette décision.

 


"Des emplois en danger, des gens vont gagner moins d’argent", voici les arguments qu’ils utilisent pour nous faire croire qu’il défendent le bien des salariés avant tout.

 

On croit rêver.

 

Et bien sur on nous dit que les salariés son demandeurs pour travailler le dimanche ou la nuit. Mais lorsqu’on sait que ce "volontariat" se décide surtout à l’embauche, et qu’il est par conséquent un volontariat plus ou moins forcé, on comprend vite qu’il y a grosse manipulation.

 

Et puis c’est une belle opportunité pour augmenter son salaire ajoute-t-on.

 

Mais là encore, est-ce que l’on ne prend pas le problème à l’envers ?

 

En effet si les salariés étaient rétribués correctement afin de pouvoir vivre de leur travail, ils seraient surement beaucoup moins nombreux à être volontaire, à ne pas se sentir obligés d’accepter tout et n’importe quoi.

 

Si des patrons ne souhaitaient pas que leurs millions deviennent des milliards, les salariés pourraient avoir une vie de famille décente.

 

Car que va-t-il se passer si le travail du dimanche est généralisé ?

 

Notre société qui est déjà bien malade ne va-t-elle pas l’être encore un peu plus ?

 

Imaginez un couple dont le mari travaille la semaine et qui est au repos le dimanche, et sa femme qui se verra dorénavant obligé de travailler le dimanche.

 

Que va-t-il se passer ?

 

On ne se voit plus, on ne se parle plus, les enfants n’ont plus de vie de famille.

 

Combien de divorces en plus ?

 

Et pour ces enfants qui seront laissés à l’abandon le week-end , combien vont venir gonfler les chiffres de la délinquance ?

 

Combien d’associations sportives et culturelles seront privées de certains bénévoles si cette aberration se généralise ?

 

Dans une société ou l’on ne se parle plus, ou l’on ne prend plus le temps de se poser, comment peut-on vouloir supprimer l’un des derniers moments de repos total où chacun peut faire ce que bon lui semble ?

 

Ne prend-on pas le risque de détériorer encore un peu plus ce monde qui voit ses repères abandonnés ?

 

Les salariés ont pendant de nombreuses décennies acquis des droits, des améliorations de leur condition de vie et de leur salaire, et aujourd’hui il faudrait faire le chemin inverse.

 

Au non de quoi, et surtout pour qui ?

 

Les actionnaires, Bernard Arnault le patron d’LVMH, la plus grande fortune d’Europe.

 

En voulant travailler la nuit ou le dimanche, c’est pour ces exploiteurs que les salariés se battent et non pour eux.

 

S’ils voulaient vraiment être solidaires, ils réclameraient un salaire décent qui ferait qu’ils ne seraient plus obligés de travailler la nuit ou le dimanche.

 

Un peu de courage, au nom de vos ancêtres qui se sont battus pour vous, ou sinon, d’ici quelques décennies vous travaillerez 7/7, 10 ou 12 heures par jour, sans congés payés, et il n’y aura plus de Zola ou de Dickens pour vous plaindre, car vous serez les premiers responsable de cette dégradation sociale.

 

D’ailleurs vous n’auriez plus de temps pour les lire. Vous verrez également votre niveau culturel reculer, plus le temps de faire de longues études etc….

 

Et puis à la retraite, fatigué par le fait que vous l’aurez plus tard, mais aussi en ayant eu des conditions de travail plus difficiles, vous serez trop usé pour en profiter dignement.

 

Il restera juste quelques vieux grincheux avec un peu de mémoire qui vous en voudront d’avoir gâché un si bel héritage d’acquis sociaux pour avoir été les collabos de l’ultralibéralisme.

Fatizo


Source:


http://www.agoravox.fr/
 

 

 


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