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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 21:37

Sur la réforme territoriale annoncée par François Hollande

ils appellent ça le « big bang » territorial…

NON AU PARTAGE EURO-FEODAL DE LA FRANCE

affiche régionale 2010Etrange tribune que celle de François Hollande, diffusée le 3 juin par toute la presse régionale. De la manière la plus centraliste qui soit, sans s’encombrer du moindre mandat populaire, le chef de l’Etat a annoncé la mise à mort de la République une et indivisible issue de la Révolution française.


Mensongèrement, le Président de la Rrépublique fait l’éloge des communes… tout en précisant que désormais, c’est l’Intercommunalité (à 20 000 habitants! au moins , avec recentrage sur les métropoles) qui deviendra l’échelon de proximité : lointaine proximité que voilà en vérité !


En fait de « décentralisation », cette énorme arnaque institutionnelle dissout les municipalités – à peine élues! – dans les métropoles, les départements dans les régions et celles-ci dans d’énormes euro-régions à l’allemande, directement affiliées aux Etats-Unis d’Europe et à l’Union transatlantique en construction: fin annoncée à la fois de la Commune et de l’Etat-nation, voire de l’idée même d’un territoire national puisque plusieurs de ces régions seront « transfrontalières » et qu’elles n’auront même plus à terme le français comme langue de travail!

 

Dans cet immense et très rétrograde partage euro-féodal de la France, non seulement l’intervention populaire serait très affaiblie, mais les couches populaires seraient durement frappées: par le biais du démantèlement de la fonction territoriale et des services publics de proximité, par le remplacement accéléré du français par le tout-anglais transatlantique (mâtiné de Charte européenne des langues régionales).


Tout cela est d’autant plus scandaleux que ces enjeux politiques centraux ont soigneusement été cachés aux électeurs par les partis dominants lors des municipales.


Plus grave encore, Hollande annonce que désormais, les euro-régions disposeront seules de la compétence économique: fin de la politique industrielle nationale, qui date en France de… Colbert, concurrence acharnée assurée entre les grandes régions pour briser le social et subventionner le grand capital sous prétexte d’attirer l’emploi. Fin également de la loi républicaine unique, les régions étant autorisées à faire varier la loi et à « expérimenter »… Qu’adviendra-t-il alors des Conventions collectives nationales, des statuts de la Fonction publiques, du SMIC, du Code du travail à l’imitation du contre-modèle allemand!


dans ces conditions, le PRCF lance un appel pressant aux forces franchement communistes, franchement syndicalistes et franchement républicaines. La question n’est pas de tomber dans le panneau en réclamant un autre partage de la nation, un autre redécoupage privilégiant telle féodalité UMP ou PS plutôt que telle autre.L’heure est à REFUSER catégoriquement l’euro-dépeçage du paysde faire le lien entre la casse territoriale et la casse sociale: « saut fédéral européen », « big bang » territorial et plan MErkel-Valls-MEDEF, Pacte transatlantique procèdent d’une seule et même stratégie de casse nationale et sociale. Il faut les rejeter ensemble par l’unité d’action des communistes, l’unité d’action des syndicalistes rouges et l’unité d’action des forces franchement républicaines et anti-UE.


le secrétariat politique du PRCF

 


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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 12:23

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Bonjour à tous,  


Vous avez été très nombreux à nous apporter votre soutien et à nous épauler pendant ces trois jours d’actions et de répression concernant la ferme-usine des 1000 vaches. Votre soutien et votre présence ont été des éléments essentiels pour affronter la répression à l’œuvre. Pour tout cela, UN GRAND MERCI !
Pour ceux qui auraient loupé un épisode, voici quelques liens importants :
 
Pour information, les cinq gardés à vue pendant 48h dont Laurent Pinatel le porte-parole de la Confédération paysanne, ont été relâchés vendredi après-midi, sous la contrainte d'un contrôle judiciaire délirant (interdiction de sortie du territoire français, interdiction d’aller dans la Somme et interdiction de contacts entre les gardés à vue…) 
 
Le procès, pour l'instant prévu le 1er juillet, sera clairement un procès politique visant à faire taire toute opposition à la ferme usine des 1000 vaches.
 
Nous vivons actuellement une période grave

Pour l'agriculture : avec d'un coté la PAC, qui va continuer pour les 6 années à venir à subventionner une agriculture industrielle dévastatrice et la fin des quotas laitiers qui actent la disparition à horizon 15 ans de 40 000 éleveurs laitiers en France (plus de la moitié). De l'autre coté la menace des accords de libre échange (TAFTA) qui vont ériger les 1000 vaches comme modèle de référence de l'agriculture de demain...

Pour la démocratie et la liberté : La répression syndicale que nous avons vécu la semaine dernière tout comme la criminalisation des lanceurs d'alerte depuis quelques semaines est intolérable, en particulier dans le contexte politique actuel.
Nous sommes actuellement en train de préparer la riposte sur le mois de juin et jusqu'au procès le 1er juillet. 
Nous avons besoin de toutes les forces militantes, syndicales, politiques et associatives pour gagner cette lutte emblématique.

Les 1000 vaches ne doivent pas voir le jour !!!
 
Dès ce vendredi, nous lancerons la première étape du plan d'action, merci pour votre réactivité !
En attendant aidez-nous à diffuser largement ces informations et à appeler vos réseaux à signer l'appel "Des fermes pas des usines !"  
 
Merci pour votre aide cruciale,
 
 Laurent Pinatel 
Porte-parole de la Confédération paysanne

    

Pierre-Alain Prévost
+33 (0)6 65 78 54 90
​ Confédération paysanne​
 
Coordinateur 1000 vaches

http://www.confederationpaysanne.fr/

 


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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:11


On le sait le gouvernement hollande, et le journal Les Echos le confirme, répondant aux injonctions de l’UE et du MEDEF est en train de mettre à dernière main  à un nouveau projet de charcutage électorale (on parle du passage à 13 régions). Ce journal très patronal précise même que « C’est ce mardi, au lendemain de l’avis de Bruxelles sur le programme budgétaire français, que François Hollande doit dégainer sa réforme territoriale. Pour montrer qu’il s’emploie à faire des réformes de structure... » La précision est loin d’être innocente est anodine bien sûr, car derrière cette n-ième réforme territoriale, il ne s’agit que de poursuivre l’entreprise d’éclatement de la France Républicaine en des eurorégions permettant la mise en concurrence et la division des travailleurs de ce pays.


www.initiative-communiste.fr a déjà eu l’occasion à maintes reprises de relayer les positions du PRCF au sujet du démantèlement de notre pays en eurorégions et euro métropoles. Le PRCF relaye ci après une très pertinente analyse du collectif de communistes Résistance, analyse que nous partageons. Sous prétexte de décentralisation, le pouvoir est de plus en plus éloigné des citoyens, la République garante de l’égalité de tous est morcellée en de nouvelles baronnies reconcentrant le pouvoir dans les mais des nouveaux chefs de ces fiefs. Soulignons également que la traduction concrète du regroupement de région, de l’extinction des départements, c’est également une nouvelle vague de liquidation des services publics, des administrations d’état qui s’annonce après la liquidation de nombre de direction départementale aujourd’hui en voie d’extinction à l’exemple des ex-DDE.

Il y aurait donc un « millefeuille » territorial, rendant l’administration nationale beaucoup trop compliquée et surtout, bien trop coûteuse. En urgence, il faudrait la « simplifier » ! C’est-à-dire que notre détesté gouvernement, agissant pour les intérêts du capital dominant, se propose de supprimer certains échelons administratifs et d’en promouvoir d’autres. Ce serait un choix « technique » en quelque sorte, de simple bon sens… Eh bien, pas si sûr !


En effet, de quels niveaux administratifs aurions-nous besoin si, rêvons un peu, le pouvoir de décision n’était pas entre les mains de ces pantins du capital, mais dans celles, fermement serrées, d’un peuple maître de son destin ?


Il faudrait un niveau local, les communes, où les habitants organisés autour de leur maire prendraient les décisions répondant à toutes les questions d’intérêt local s’appliquant sur leur territoire. Par exemple, l’aménagement du territoire et l’urbanisme, l’organisation de l’activité économique, et bien d’autres choses. Et rien n’empêcherait des communes voisines de se mettre d’accord sur des questions d’intérêt commun, comme les transports publics locaux. Nous aurions alors affaire à des communes de compétence générale.


Il faudrait aussi un niveau national, l’État, où la population organisée autour d’un gouvernement prendrait les décisions répondant à toutes les questions d’intérêt national. Par exemple sur des questions comme l’énergie (comment la produire ?

 

Comment la distribuer ? Etc.), les transports, la production alimentaire, l’industrie lourde, la poste et les téléphones, fixe et mobile, la gestion d’internet, la gestion des arsenaux, l’armée et la gendarmerie, les relations avec les autres États, etc.


Sans doute faudra-t-il un échelon intermédiaire pour raccourcir la distance entre l’État et les communes. Un représentant de l’État agissant, par exemple, avec quelques milliers de communes, et qui aurait pour fonction de vérifier que les orientations de l’État sont bien mises en œuvre tout en faisant remonter les difficultés locales afin de rectifier, le cas échéant, les mesures prises part l’échelon supérieur.

Ces trois niveaux administratifs semblent bien suffisants. Remarquons que, grosso modo, c’était l’organisation administrative depuis la Révolution Française : des communes de compétence générale, des préfets dans les départements et un État central.


Mais depuis la Libération, avec une nette accélération dans la décennie 70/80, sont venues s’ajouter des strates supplémentaires qui n’ont rien d’innocentes.


La première cible fut la commune. C’était déjà la terreur de l’Ancien Régime, et c’est devenu celle du capital : comment tolérer une population localement organisée autour de ses propres intérêts ? La suppression des communes s’avérant difficile du fait de l’attachement que lui porte la population et étant donné que les tentatives de regroupements n’ont pas non plus été acceptées, il a fallu supprimer leurs moyens d’actions en les privant de leurs compétences pour les faire exercer par des niveaux administratifs supra communaux : communautés de communes, syndicats de communes, communautés urbaines, etc. Le motif invoqué : nombre de communes sont trop petites pour exercer certaines responsabilités. Mais le plus bizarre est que ce sont les plus grosses communes qui ont été le plus durement frappées : non seulement on les a obligées à se constituer en communautés urbaines, mais on a inventé aussi un échelon de « quartier » !


Quelle différence y a-t-il entre une commune et une communauté urbaine ? Elle est essentielle : l’administration de la commune est compréhensible… et donc critiquable ; le maire est bien connu des habitants et ses réalisations sont bien visibles. Par contre, l’administration d’une communauté urbaine est tout à fait opaque ; son président est mal connu et donc difficilement accessible, et ses réalisations sont vues comme des actes de sociétés privées.


À Lille, le nouveau président de la communauté urbaine est par exemple un parfait inconnu. Maire d’une commune de 500 habitants, il a été élu suite à des manœuvres de couloir incompréhensibles. Et leurs auteurs se désolent maintenant de ce que l’abstention progresse…


Mais la commune n’est pas la seule cible. Les départements ont eux aussi leurs détracteurs… Ce sont les conseils généraux, venant en doublure des préfectures et avec des compétences vampirisées aux communes et à l’État (aides sociales et routes).


Mais la grosse entité à abattre reste l’État lui-même. L’Union Européenne a été justement inventée pour jouer contre l’État le même rôle que les communautés urbaines contre les communes : éloigner des yeux et des oreilles du peuple les décisions les plus indignes pour en rendre la critique inaccessible. Mais pour l’État, une autre strate fut encore inventée : les prétendues régions.


Dotées d’une prétendue compétence économique, elles ont deux fonctions : d’abord dépouiller l’État de toute initiative économique, et ensuite organiser la concurrence entre les ouvriers de France. En effet, il paraît que les régions, toutes plus dynamiques les unes que les autres, créent plein d’emplois. Mais alors comment expliquer que le chômage progresse ? Facile : les emplois créés ici sont détruits là-bas ! Ce sont les fameux « pôles de compétitivité ». Ce n’est pas ça « organiser la concurrence » ?


Mais revenons à l’État. Il est attaqué sur trois fronts. Le premier, c’est l’Union Européenne qui lui a déjà volé sa compétence législative (les trois-quarts des lois votées par le parlement ne sont que la mise en forme de lois européennes – et pour le quatrième quart, on va en reparler !). Mais le parlement a aussi perdu sa compétence budgétaire, puisque le budget de l’État doit être validé par la commission européenne.

 

De même, l’essentiel de la réglementation est européenne : ses fonctionnaires publient chaque année des dizaines de milliers de pages de textes réglementaires sur tout et n’importe quoi. Au point que même les juristes professionnels s’y perdent ! Mais la presse nous explique que ce qui est bien trop compliqué, c’est le code du travail… qu’il faudrait simplifier en urgence !


Le deuxième front auquel fait face l’État… c’est l’État lui-même. Il prend à cœur de s’autodétruire ! C’est justement le dernier quart des lois votées : démantèlement à tous les étages ! Cela a commencé par les soi-disant privatisations, qui, outre d’offrir au capital ses propres entreprises, privent l’État de toutes facultés d’intervention dans les domaines stratégiques que sont l’énergie, les transports, les télécommunications, l’armement, la poste, etc.


Enfin les régions comme on l’a vu plus haut, mènent l’attaque sur le troisième front en dépossédant l’État des prérogatives qu’il avait en matière d’aménagement du territoire et autres activités économiques (implantations d’usines, etc.).


La situation est donc que, outre les communes, les préfectures et l’État (niveau administratif suffisant), le capital, par le biais de nos élus (mais sans l’avis des citoyens !), a créé l’Union européenne, les régions, les conseils généraux, les communautés de commune et autres communauté urbaines et même les quartiers pour les grandes villes. Soit huit niveaux administratifs !


Et ceux-là mêmes qui ont inventé tout ça nous expliquent maintenant, la main sur le cœur, « que c’est beaucoup trop, qu’il faut simplifier ». Et donc digérer ce foutu millefeuille ! Et devinez ce qui, pour ce gens-là, est de trop ? Les communes, le département et l’État, c’est-à- dire une organisation administrative qui pourrait être utile à l’organisation du peuple. Au lieu de ça, on nous vante les communautés urbaines, les régions et l’Europe. Bref, tout ce qui est utile à l’organisation du capital.


D.R.


http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-du-millefeuille-te…

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:13

http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2014/05/jpg_dessin917_titom_austerite.jpg

 

Par Thierry Brun - 3 juin 2014

Le gouvernement s’est félicité des recommandations de la Commission européenne publiées le 2 juin. Quels sont ces remèdes que François Hollande et Manuel Valls se sont engagés à mettre en œuvre ?

 
Michel Sapin a accueilli les recommandations de la Commission européenne concernant« le programme national de réforme de la France pour 2014 », publiées le 2 juin, par un commentaire en trompe l’œil. Le ministre des Finances note « avec satisfaction que la Commission valide les orientations économiques présentées par le gouvernement dans son programme de stabilité », lesquelles répondent « globalement à [la] recommandation [de la Commission] du 5 mars dernier ».

 
On peut ainsi comprendre que Bruxelles ne fait que valider sa propre stratégie économique libérale. François Hollande et le gouvernement Valls n’en assure que la mise en œuvre, en un temps record… Ainsi, le document relève que plusieurs mesures d’économies supplémentaires sont prévues pour 2014, « dont l’annulation de crédits ministériels », dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) et le projet de loi de finances rectificative de la Sécurité sociale (PLFRSS), qui seront présentés en Conseil des ministres les 11 et 18 juin. Des mesures présentées en mai, dans le programme national de réforme, et préparées bien avant.

 
La Commission européenne propose une fois de plus une méthode Coué pour le retour à la croissance. Un pari risqué que doit relever le gouvernement sur le plan social et politique, après l’arrivée en tête du FN aux élections européennes. Et un défi sur le plan économique puisque la zone euro est loin d’être sortie de la crise. Pas une seule fois, les dirigeants de Bruxelles n’abordent aussi le contexte de crise écologique majeure.


La feuille de route fixée par le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, est un long inventaire comptable pour mettre la pression sur la France, d’autant plus qu’il est peu probable que la trajectoire de réduction des déficits publics prévu par le gouvernement puisse être tenue avec une politique d’austérité qui prévoit une coupe massive de 50 milliards d’euros, sur trois ans, dans les dépenses publiques, dont 21 milliards dès 2015.

 
Tailler dans la protection sociale


Les recommandations soufflent sur les braises en indiquant que « le niveau des mesures d’assainissement budgétaire est insuffisant pour garantir de façon crédible la correction du déficit excessif pour 2015 au plus tard ». Après un déficit de 4,3 % en 2013, la Commission européenne prévoyait début mai un déficit de 3,9 % cette année et d’encore 3,4 % en 2015. Soit un dérapage par rapport à la trajectoire préconisée en 2013 (3,6 % en 2014 et 2,8 % en 2015).

 
Compte tenu du niveau élevé de la dette publique, la Commission préconise de réduire massivement celle du régime de protection sociale en transférant la charge de ce système sur les salariés. « D’importantes économies à court terme ne peuvent être réalisées sans une réduction significative de l’augmentation des dépenses de sécurité sociale, qui représentent près de la moitié des dépenses du secteur public. Cela signifie que les coûts en matière de soins de santé et de retraites doivent être limités ».

 
Les remèdes préconisés consistent à « geler provisoirement les retraites, ainsi que d’autres prestations sociales, comme le gouvernement envisage de le faire actuellement ». Les allocations familiales et les aides au logement doivent être« rationalisées ». Pour compléter le tableau, des « mesures supplémentaires pour réformer le système d’allocations de chômage » doivent être prises. Un message adressé à François Rebsamen, ministre du Travail, qui doit accorder ou non son agrément à la nouvelle convention d’assurance chômage (Unedic), contestée par les organisations de chômeurs, d’intérimaires et d’intermittents du spectacle.

 
La réforme territoriale déjà actée


La réforme territoriale, présentée par François Hollande le 2 juin, est au cœur des recommandations préconisées de longue date par Bruxelles. On peut s’étonner des déclarations de Manuel Valls qui promet l’ouverture d’un débat, mais pas de référendum, pour associer le Parlement à cette réforme déjà inscrite dans le programme de réforme. Celle-ci estime que « d’ici décembre 2014 », des mesures « préliminaires » peuvent être prises pour « éliminer les doublons administratifs »« faciliter les fusions entre les collectivités locales »« préciser les responsabilités de chacun des échelons des collectivités locales »« à fixer un plafond pour l’augmentation annuelle des recettes fiscales des collectivités locales tout en réduisant comme prévu les subventions octroyées par l’État ».


Le smic trop élevé


Le document de la Commission martèle que la France est l’un des États membres« où le coût du travail est le plus élevé » et que les 30 milliards d’euros de « réduction du coût du travail », annoncés dans le cadre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et du pacte de responsabilité, « ne comblerait qu’à moitié le fossé entre la France et la moyenne de la zone euro en termes de cotisations sociales patronales ».


Bruxelles désigne une cible : « le mode de fixation des salaires en France », responsable du fait que « le coût de la main-d’œuvre rémunérée au salaire minimum reste élevé ». Le gouvernement peut « réduire encore, d’une manière neutre sur le plan budgétaire, les coûts salariaux, en particulier aux niveaux les plus bas de l’échelle des salaires ». La Commission propose donc de revoir à la baisse le niveau du smic. On en déduit que les nouvelles règles d’indexation modifiées par le gouvernement en 2013 n’étant pas suffisantes…


Autre cible, les « dispositions réglementaires du code du travail ou aux règles comptables liées aux seuils spécifiques en matière d’effectifs qui entravent la croissance des entreprises françaises ». La Commission souhaite que le gouvernement porte une « attention particulière » à ces entraves dans le cadre du plan de simplification. Un vœu exaucé par le ministre du Travail qui propose le gel pendant trois ans des obligations qui s’imposent aux entreprises passant de 9 à 10 salariés, et de 49 à 50. Ces seuils sociaux sont accusés d’être des freins à l’emploi, comme le soutiennent le Medef et la CGPME, et d’entraver la croissance des entreprises, comme l’affirme la Commission européenne.


Signe d’une ambition commune de lancer de nouvelles réformes libérales, les recommandations n’ont pas été suivies d’une opposition de principe de la part du gouvernement et de François Hollande. L’adoption prévue au Conseil européen de début juillet ne devrait pas poser de problème.

 

http://t.co/NFyNRyWa6h

 



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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:13

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Segpa … Sérieux

Le football et sa prétendue dimension universelle


32qualifiés

Cette fameuse kermesse mondiale qui s’approche valait bien une bonne leçon de géographie. Tous ces pays dont les médias vont nous rebattre les oreilles, ne doivent pas rester inconnus de mes chers élèves. Ils ont déjà bien assez de mal à faire la distinction entre villes et pays ; l’aventure est périlleuse de leur faire comprendre que Lionel Messi ou Cristano Ronaldo que tous connaissent bien mieux que Victor Hugo ou Wolfgang Amadeus Mozart, évoluent dans des clubs mais aussi dans des équipes nationales qui ne sont pas au même endroit.

 

Ne compliquons pas les choses pour commencer mais contentons-nous de faire la liste des nations qualifiées. Pour les principales, pas de soucis ; les grandes formations du ballon rond sont connues de tous. Ajoutons à celles-là les pays africains dont les parents de certains sont originaires et nous avons sous le coude une bonne moitié des trente-deux qualifiés.

 

C’est alors le début des complications, d’autant que ce professeur qui veut gâcher le plaisir des élèves, leur demande de faire un tableau par continent. C’est encore une curieuse idée pour quelqu’un qui, si ça se trouve, ne regardera même pas cette immense manifestation planétaire. Les élèves en effet n’en reviennent pas quand je leur dis qu’elle ne m’intéresse vraiment pas du tout.

 

Ce qui me passionne c’est de leur faire comprendre la réalité de cette incroyable supercherie. Le tableau finit par éveiller quelques soupçons. Il émane de sa lecture comme une injustice flagrante, une volonté de ne pas être ce que les organisateurs prétendent que cette compétition sera : une manifestation à l’échelle de notre globe.

 

Même s’ils n’ont pas toutes les cartes en main, les élèves découvrent qu’il y a 13 qualifiés qui viennent de la vieille Europe, 10 du continent américain. La part du lion pour les anciens et les actuels maîtres du monde, car, fort heureusement pour la démonstration, les USA sont dans le lot. L’ Afrique, ce continent fou de foot, n’a droit qu’à 5 visas pour le Brésil. C’est bien plus que pour l’Asie, immense continent en devenir qui avec ses 3 représentants, n’est pas près, semble-t-il, de vendre des maillots et des ballons (quoique …).

 

Nous ignorerons superbement le dernier continent, si loin et si dispersé qu’il n’a pas sa place dans le concert du football. Seule l’Australie participe à ce grand raout. Il est vrai que les îles du Pacifique se sont données corps et âmes au Rugby, ce jeu qui demande bien trop de qualités et de réflexion pour satisfaire la masse immense.

 

Cette inégalité de la répartition interroge. Elle n’est pas en corrélation avec la population ni avec le nombre de pays et encore moins avec la popularité réelle de ce sport. C’est bien une question d’argent et d’histoire et non d’équité sportive. Le football est toujours la machine à déplacer les meilleurs Africains, à expatrier les virtuoses d’Amérique du Sud et à intégrer de gré ou de force les plus doués d’entre eux dans les nations riches.

 

Plus immoral que ça, ce n’est guère possible. De notre place d’Européens, nous avons toutes les raisons de nous enthousiasmer pour une épreuve qui fait encore la part belle à notre ancienne puissance économique. Mais bientôt, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres disciplines, des équipes en Asie ne tarderont pas à se constituer à coup de pétrodollars. Ce n’est pas là l’idée que l’on peut se faire de l’esprit sportif.

 

En attendant, c’est bien encore la compétition du fric que celle qui s’annonce prochainement. L’ Afrique méprisée, l’Afrique humiliée, l’Afrique vidée de ses meilleurs éléments au profit d’une Europe qui n’a pas toujours un regard aussi bienveillant pour les ressortissants de ce continent. Le sport ne fait pas bon ménage avec la logique et la dignité. Des furieux xénophobes applaudiront les exploits de joueurs de couleur pourvu qu’ils chantent avec ferveur l’hymne national.

 

Bien sûr, il n’est pas possible de pousser aussi loin la réflexion en classe mais il est encore utile de leur faire comprendre pourquoi les joueurs choisissent de jouer plutôt pour un pays que pour un autre. S’ il est possible d’opter pour le pays dont sont issus les parents et même les grands-parents, la naissance n’est pas le seul critère dans un sport où les frontières de la nationalité sont plus floues que celles des budgets. Ce choix n’est pas toujours celui du cœur, il est bien plus souvent celui de l’argent et de la gloire. C’est alors que se lézarde la belle façade et que la compétition en prend un bon coup dans les tibias.

 

Voilà qui est fait. Ils regarderont peut-être un peu différemment cette épreuve, fondamentalement inégalitaire, radicalement biaisée, indubitablement falsifiée. La glorieuse incertitude du sport n’existe pas, les dés sont pipés ; l’Afrique et l’Asie auront encore droit à des miettes au nom d’un pragmatisme qui n’est que purement économique. C’est insupportable et c’est ce que j’ai voulu montrer au cours de cette activité scolaire ! Rassurez-vous : cette façon de procéder n’est pas au programme et vous pouvez vous plaindre de ma parfaite mauvaise foi , vous serez écouté.

 

Footballophobement vôtre.

 

la-coupe-du-monde-de-football-image-333880-article-ajust_930

http://autrementvu.wordpress.com/2014/06/03/une-lecon-de-geographie-et-deconomie/

 

 


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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:01

Lundi 2 juin 2014, par Philippe Crottet

 

http://iphonespip.sudptt.org/IMG/siteon0.jpg


Communiqué de la fédération SUD PTT


Les sanctions disciplinaires contre les militants syndicaux se multiplient à La Poste. Ainsi, pour la seule semaine de l’ascension, semaine de 4 jours, étaient convoqués quatre conseils de discipline à l’encontre de militant-es syndicaux-les : Mohamed, Thibaud et Patricia (3 camarades de Sud Poste 92) et Stéphanie (Sud Poste 75). Les représentants de la direction ont, à chaque fois, voté le licenciement des militant-es alors que les représentant-es du personnel s’y opposaient tout aussi systématiquement.


Il s’agit d’une véritable chasse aux sorcières à laquelle s’adonne la direction de La Poste qui poursuit nos 4 camarades accusé-es d’avoir utiliser leur droit de revendiquer et de participer activement à une grève !


Ces conseils de discipline et les demandes de licenciements qui les concluent sont de véritables attaques contre toute forme de syndicalisme qui ne se soumet pas aux exigences patronales. Des exigences qui se traduisent systématiquement par des restructurations permanentes, la casse des services et des milliers de destructions d’emplois.


Pour Sud-PTT, cette politique antisociale, adossée à une répression antisyndicale, toujours plus brutale et récurrente, est totalement inacceptable. La fédération Sud-PTT apporte son plus entier soutien à l’ensemble des camarades réprimé-es et mettra tout en oeuvre pour que justice soit rendue. D’ores et déjà, un comité de soutien large, au delà de l’entreprise, est en construction.


Contre la répression antisyndicale, Sud-PTT ne lâchera rien ni personne !

 

http://iphonespip.sudptt.org/spip.php?article21

 


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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:55

ujce-aragon.jpgPour la troisième République, tout le pouvoir au peuple !

 

 

Communiqué du Parti communiste d'Espagne (PCE) repris parhttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Confronté à l'annonce de la part du chef du gouvernement de l'abdication du Chef d'Etat, le PCE lance un appel à ses militants, travailleurs et travailleuses, à tous les citoyens à se mobiliser pour exiger la convocation d'un référendum contraignant sur « Monarchie ou République » et mettre en échec les plans du bipartisme pour consolider leur régime oligarchique et anti-populaire.

 

La peur des travailleurs a accéléré la feuille de route du bipartisme visant à bloquer toute issue sociale à la crise.

 

Le résultat des élections européennes a révélé la faiblesse du régime né de la transition, et le poids des forces qui réclament un processus constituant pour que notre pays trouve une réponse aux problème que rencontrent les gens, les peuples d'Espagne.

 

En plus d'être une institution anti-démocratique et obsolète, la monarchie est, dans notre pays, le symbole du régime du bipartisme monarchique, le symbole du bipartisme au service de l'oligarchie, de ceux qui profitent des souffrances des gens pour conserver leurs privilèges.

 

Nous exigeons que ce soient les citoyens, les citoyennes qui décident de la forme de l'Etat. Un référendum contraignant est nécessaire. Nous appelons dès aujourd'hui à des mobilisations unitaires sur toutes les places du pays, à participer à celles déjà convoquées par la JER (Junte étatique républicaine / regroupant une cinquantaine d'organisations sociales et politiques républicaines)et d'autres organisations et à préparer une grande mobilisation pour la défense d'une République qui enclenche un processus constituant que les travailleur ont réclamé dans la rue et dans les urnes.

 

José Luis Centella, secrétaire-général du PCE

 


Gloria Aguilar, secrétaire du Mouvement Républicain

 


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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:39

Publié, le mardi 3 juin 2014 par CIP-IDF

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7130

 

Le 2 juin fut une belle journée

 

Le gouvernement veut agréer une convention Unedic qui va priver les chômeurs, intermittents, intérimaires et précaires de plusieurs centaines de millions d’euros alors que plus de la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés. Nous ne l’acceptons pas et appelons tous les concernés à se mobiliser pour imposer que des droits sociaux adaptés à nos conditions d’emploi et de vie soient instaurés.


Nous exigeons que soient indemnisés tous les chômeurs, discontinus, à temps complet ou en activité réduite, au minimum au SMIC/jour.


La coordination nationale réunie à La Belle Etoile à Saint-Denis, les 26 et 27 avril dernier avait donc décidé d’une journée d’actions coordonnées contre la convention Unedic pour le 2 juin [1]


A Paris, un rassemblement devant le Théâtre des Folies Bergère était appelé avant le début de l’enregistrement de la cérémonie des Molières, diffusée en différé dans la soirée sur France 2.

 

La cérémonies était plutôt… fliquée, avec un dispositif de gendarmerie impressionnant et des forces de police en nombre

 

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Les manifestants ont scandé « On est chez nous, laissez nous entrer ! », « Filipetit, trop, c’est trop, pas de culture sans droits sociaux », « Rebsamen trop c’est trop, pas de culture sans droits sociaux ! ».

Plus de deux cent personnes étaient présentes au rassemblement. Des panneaux d’agit prop et des badges ont été donnés à des invités de la cérémonie. Plusieurs nominés aperçus dans les cafés du coin ont eu droit aux explications de rigueur (et d’austérité) sur la convention Unedic et il leur était demandé de se solidariser avec le mouvement en cours et ses revendications.


Vers 19h10, Nathalie Kosusko Morizet se fait huer à son arrivée. Marc Citti vient embrasser des manifestants en soutien.


« François Rebsamen, rendez-nous nos droits sociaux ! François Rebsa-ment comme un arracheur de dents ! »

 

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19h50 Une délégation de 7 personnes (5 CIP et 2 CGT spectacle) accède à la cérémonie.

20h45 A l’intérieur des Folies bergères, Valérie Dreville lit un texte puis demande au gouvernement de pas agréer l’accord Unedic. Applaudissements.

Aurélie Feelpetit se fait coller dans la main un texte pendant cette lecture publique.

 

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21h30 :

Vidéo de l’intervention CIP et CGT par Nicolas Bouchaud lors de la cérémonie des Molières

Le gouvernement s’apprête à ratifier la convention d’assurance chômage négociée contre les intermittents, intérimaires, chômeurs en toute déloyauté.


Ce nouvel accord réduit encore une fois les droits des plus fragiles pour, nous dit-on, faire des économies parce que les chômeurs coûtent trop chers. Il faut donc trouver un moyen de les faire payer. Leur faire payer le fait qu’en France 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés, leur faire payer les 9 millions de pauvres, travailleurs ou non, leur faire payer la situation de chômage de masse avec près de 6 millions de privé d’emploi. Ce texte fait porter sur les seuls intermittents, intérimaires et chômeurs les 2 milliards d’économie en 3 ans que le gouvernement demande au régime d’assurance chômage. Cette volonté de partenariat avec le Medef est un massacre.


Cet accord va aggraver la situation de tous ceux qui vivent la précarité au quotidien. Nous avons bien conscience que beaucoup de professions sont en danger, pas seulement les nôtres et en luttant ensemble nous affirmons notre totale solidarité.


Avant d’arriver au pouvoir, tous les membres du gouvernement soutenaient nos propositions. Nous voulons simplement que les actes suivent les paroles.


François Rebsamen, qui nous défendait juste avant de devenir ministre du travail, se renie et annonce qu’il va agréer cet accord inacceptable. A ce titre il mérite le Molière de la meilleure trahison pour son rôle d’employé du Medef. Applaudissements.


Dans le contexte de politique d’austérité, les budgets de la culture sont, comme bien d’autres, soumis à des coupes drastiques. La colère, le désespoir mais surtout la détermination vont entrainer des mobilisations dans tous les festivals d’été.


Les salariés permanents et intermittents du festival Le Printemps des Comédiens à Montpellier viennent d’adresser un ultimatum au gouvernement qui expire aujourd’hui à minuit - sans promesse de non agrément et réouverture des négociations sur l’assurance chômage, ils se mettront en grève reconductible dès demain.


Les membres du gouvernement ne seront pas les bienvenus dans nos spectacles.

  

Luttons et résistons.

 

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La gauche installée peut-elle changer ?

 

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Les manifestants attendent les invités à leur sortie, dont Feelpetit, est-ce qu’elle va partir par les toits ou parler à nous ?
Elle causé avec des camarades présents à l’intérieur, et dit que c’est Rebsamen qui..., quelle peut rien faire...
Dehors, personne ne l’a vu, elle a du fuir par une porte dérobée...


Des discussions on lieu à la sortie avec Bedos père et fils (ce dernier animait la soirée), et d’autres invités et nominés [2].

Plut tôt dans la journée, comme dans de nombreuses villes en France, à Paris, des dizaines de lieux culturels, renommés ou non, subventionnés ou privés, ainsi que des colonnes Morris, des panneaux 4X3, des stations de métro, des bus ont fait l’objet d’un collage d’affiches annonçant :Spectacle annulé, renseignements au 01 53 59 19 19 (c’est le standard téléphonique du Medef [3]).

 

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Théâtres privés :

 

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Théâtres publics :

 

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La Comédie française va-t-elle fermer ses portes ?

Et l’opéra Bastille ?

Cinéma :

Festivals :

Le musé du Louvre, obligé d’annuler ses expos ?

Théâtre de la ville :

Dans le métro, comme sur de nombreux bus où figuraient des pubs de spectacles :

Avignon

Après un rdv matinal, une banderole « Festival annulé » a été accrochée ce matin sur le pont Saint-Bénezet, avec le numéro de téléphone du Medef local…


Besançon Occupation de la DRAC. Bon accueil du personnel, très vite Mr Falga, le directeur régional, nous demande nos doléances.

 
Nous rédigeons un texte demandant à Mme Filippetti de prendre position en demandant officiellement à Rebsamen de ne pas signer les accords du 22 mars.

 
Médias présent : « macommune.info », « L’Est Républicain », une représentante de l’AFP (dépêche reçue par le DRAC !), France3 nous dit venir mais on ne les voit pas …
Le DRAC à fait son propre courrier et nous reçoit dans un « salon » avec son adjointe, Mme Chaton-Aubey, Mme Épaillard-Patriat, directrice de cabinet du Préfet de région FC, Mr Ribeil Directeur régional de la DIRECCTE. La directrice de cabinet nous dit : on fait remonter, on veux bien discuter dans quelques jours mais faut pas rester là, l’occupation c’est un peu illégal quand même ! Un échange que l’on rejette.

 
Après des renforts arrivés sur place, la soirée s’organise, BBQ et ambiance bon enfant !
2eme entrevue, on nous informe d’une « réunion de l’emploi » qui « lancerai » le travail de Rebsamen avec les « partenaires sociaux » ce vendredi 6 juin (?). Mais nous insistons sur notre demande et la raison de notre venue, car la prise de position de Mme Filippetti. 
Nos hôtes comprennent que nous resteront cette nuit, l’acceptent en rappelant des règles de base etc... Bref on mange des saucisses ! 

 
Les discussions vont bon train avec nos hôtes, les allées et venues continuent, on peut entrer et sortir a notre gré.

 
L’action affichage « ANNULATION » et actuellement en cours parallèlement à cela.


Ici à cette heure, les forces vives ont réduit mais pas la motivation, on à besoin de renforts au au 7 rue Charles Nodier pour les 1eres heures de demain… On craint de devoir quitter les lieux...

Par précaution, l’AG de demain, mardi, est annoncée à 18h sur la terrasse de la Rodia, av. de Chardonnet.

La DRAC occupée :

Montpellier

L’Assemblée Générale, au Domaine D’o, avec les équipes techniques et artistiques du Printemps des Comédiens vote une grève reconductible au Printemps des comédiens à Montpellier, assortie d’un ultimatum aux ministres pour ce soir minuit :

 

Ce jour, lors de l’assemblée générale extraordinaire du mouvement unitaire en Languedoc-Roussillon contre l’accord UNEDIC du 22 mars 2014, les salariés intermittents et permanents du Printemps des Comédiens, les équipes artistiques et techniques accueillies, adressent au gouvernement un ultimatum :

 

Ne pas agréer l’accord UNEDIC du 22 mars dans son ensemble, et mettre immédiatement en œuvre de nouvelles négociations sur la base des propositions de la plateforme du comité de suivi à l’assemblée nationale *.

 

Sans réponse aujourd’hui à cet ultimatum, ce soir, avant minuit, les salariés intermittents et permanents du Printemps des Comédiens, les équipes artistiques et techniques accueillies, soutenus par l’assemblée générale se mettront en grève reconductible mardi 3 juin, jour d’ouverture du Printemps des comédiens à Montpellier.


Mouvement Unitaire Languedoc-Roussillon contre l’accord UNEDIC du 22 mars 2014

Brest

Ici aussi, les murs de la ville annoncent des annulations de spectacle en indiquant un no du Medef local.

Valence

Là aussi, des affiches d’annulation avec le no du Medef ont été apposées dans la ville.

Dijon

Cette ville - dont le maire, François Rebsamen‬, a tellement à coeur l’intérêt de ses administrés - a connu le même type de modification momentanée du paysage culturel.

Nice et Cannes des supers héros ont collé des bandeaux annulé avec coordonnées du medef sur des affiches de spectacles de festivals et d’événements.
Et aussi :

Limousin, au moins Limoges et Tulle ont été touchées par l étrange maladie de l’annulation, et peut être plus encore… à suivre.

Voilà un journée réussie !
Et le Figaro de titrer sur internet « Les intermittents du spectacle passent à l’offensive » et de sous titrer : « Le mouvement entre dans une phase agressive ».


Voilà qui préfigure l’application de la charte des festivals [4], et plus encore.

Le gouvernement est confronté à un choix politique qui commence à ne plus être gratuit. A chacun et à tous de faire en sorte qu’ils soient contraints de ne pas agréer. On sait pas si on peut gagner, ni jusqu’à quel point, mais qui ne se bat pas a déjà perdu.


Rejoignez les coordinations et collectifs existants !
Là où vous n’en trouvez pas, il est nécessaire d’en créer.

Prochain rdv de mobilisation, mercredi 4 juin. Le ministre du Travail Rebsamen veut agréer la convention UNEDIC issue de l’accord du 22 mars et réunit le Conseil National de l’Emploi ce jour. Coté syndical, seules la CGT et CGC s’opposent à l’agrément

A Paris,à 9h30, rassemblement devant la Délégation Générale à l’emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP)

7 square Max Hymans, à l’angle du boulevard Vaugirard et du boulevard Pasteur, Paris 15e, Métro Pasteur.

Nous indiquerons les rdv régionaux dont nous aurons connaissance sur cette page



 

 

Notes :

[1] Pour qui n’aurait pas tout à fait saisi le projet patronal et gouvernemental, appuyé par la CFDT et d’autres « syndicats », un résumé limpide à faire circuler partout : Deux millions six cent mille privilégiés en France. Combien de temps ce scandale va-t-il durer ?.

[2] Des gens loin de certaines réalités, loin, loin, loin de ce petit souci là, par exemple : R.S.A : fausse hausse et coupures programmées.

[3] A propos du Medef, on lira cette analyse critique qui restitue la logique qui préside aux réformes du chômage depuis 1999, avant même la réforme du protocole Unedic sur les 8 et 10 en 2003 : « Refondation sociale » patronale : Le gouvernement par l’individualisation, Maurizio Lazzarato

[4Festivals : Nous déclarons persona non grata les membres du gouvernement

 


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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:04

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Bonjour,

 
De retour du plateau des Glières où nous sommes partis collectivement avec le CNR06 pour participer au rassemblement annuel « paroles de résistance », je vous fait un rapide compte rendu car je pense que ce n’est pas la presse qui vous le fera… et qu’il s’y est joué quelque chose que je ressens comme essentiel dans cette période menaçante pour nous tous.

 
 Beaucoup comme moi ont ressenti la nécessité de s’y retrouver . 

 
Les têtes blanches étaient présentes malgré les difficultés physiques ; une dame très âgée m’a expliqué qu’elle ressentait le même climat comme avant la guerre et l’instauration du fascisme, c’est pour cela qu’elle est venue. J’ai réalisé que c’était là qu’était en train de se construire la meilleure des réponses contre les idées du Front National.

 
 Des « résistants » exemplaires d’aujourd’hui étaient présents.

 
J’étais ravie de voir le tracteur sur la route pour accompagner le départ d’une marche vers notre dame des landes ( préparant le rassemblement qui s’y tient en juillet ) et le représentant de la Confédération paysanne nous expliquer leur action de résistance directe sur la ferme usine des milles vaches : il nous faut nous préparer à les soutenir dès aujourd’hui car le système ne s’y est pas trompé sur l’objectif universel et social de ce combat et est prêt à réprimer férocement. 

 
Les interventions de nos résistants étaient nombreuses et variés, tissant le local , l’international, l’universel , le passé, le présent et l’avenir :


nous nous sommes tous retrouvés dans le témoignage courageux du médecin refusant la privatisation des données médicales à travers l’application perverse du DIM et la Tarification à l’activité,

le témoignage du palestinien qui sortait de 10 ans de prison ,

le témoignage du malien qui nous expliquait l’organisation de la récupération de leurs terres collectives,

le témoignage du postier etc


Partout le même combat pour l’humain et contre ce système capitaliste qui le broit et  bien sûr nous étions tous émus de la présence des quelques anciens résistants (encore vivants !) qui ne se contentent pas de passer le flambeau mais participent activement à l’organisation du mouvement, en particulier cette résistante qui nous a pointer la participation active des femmes pendant cette période. 

 
L’organisation originale le samedi après-midi du débat sur les propositions concrètes de chacun s’il était au gouvernement permettant d’ébaucher la réflexion sur l’élaboration commune d’un programme adapté a la réalité d’aujourd’hui que l’humour et la finesse de l’animateur a permis de rendre constructif malgré les positions et analyse opposées montre qu’il est possible de dépasser les « postures » , les qualificatifs et les clivages sans nier les antagonismes et les contradictions.

 

Bien sûr la passion était au rendez-vous mais elle était stimulante et constructive. 

 
Il faut casser le silence qui se fait autour de nos actions qui nous ouvrent l’espoir sur l’avenir et la confiance en nous. Ceux qui ont la chance d’avoir pu y participer en reviennent heureux et c’est déjà une première victoire ; Laurant Pinatel de la confédération paysanne nous a martelé avec un enthousiasme contagieux que nous pouvons et qu’il faut gagner car toutes nos résistances du quotidiens sont en train de se rencontrer, de se globaliser et on touche du doigt la nécessité vitale de la solidarité qui fait que si un gagne, il gagne pour tous.

 

Là , au plateau des Glières je peux vous dire que nous avons gagné, nous avons resituer notre ennemi commun le système de fric qui veut tout marchandiser, nier notre humanité ,nous mettre en concurrence, en rivalité, privatiser et rentabiliser tout même nos têtes au profit de quelques uns . 

 
Comme toujours ce compte rendu est subjectif et partial ; la réalité est beaucoup plus riche et intéressante que ce que je vous rapporte ; Je vous invite à feuilleter le net :

 
 Quelques sites :
 http://www.citoyens-resistants.fr/


 et localement : http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/


site de la confédération paysanne sur lequel vous pouvez suivre leur action : http://www.confederationpaysanne.fr/index.php


Quelques photos:le monument mémoriel, l’intervention de Laurent Pinatel de la Confédération paysanne, le départ de la marche.

 Françoise

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:47

http://uniteresistance.files.wordpress.com/2013/12/cropped-logo-cnlpur-2-beta.jpg

 

 

Le 2 juillet 2011, 160 militants ouvriers et élus ont lancé un appel pour aider à organiser la résistance contre la dictature de la troïka, contre la dictature des déficits.

Une première conférence réunie le 26 novembre 2011 regroupant 413 militants représentatifs des différents courants du mouvement ouvrier déclarait :

main 2

Cliquez sur la main pour obtenir le fichier pdf de l’appel

  • « Pour aider à la résistance et préparer les combats inévitables à venir, les organisateurs appellent tous les travailleurs à se rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements.
  • Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui assignent les institutions internationales (FMI, BCE, …) et les gouvernements.
  • Il revient au mouvement ouvrier d’organiser la résistance pour défendre les intérêts des travailleurs, mais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis de la civilisation.
  • Il revient au mouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences compréhensibles pour refuser les diktats de l’Union européenne. Sur ces bases, et face à la soumission des partis politiques liés à l’Union européenne, il revient aux travailleurs et aux militants qui partagent ces objectifs de se regrouper. »

Le 1er décembre 2012, à l’occasion d’une nouvelle conférence, 500 militants décidaient de constituer un « Comité de liaison national pour l’unité et la résistance ».


Le 30 novembre 2013, face à la volonté du gouvernement et du patronat d’associer les organisations syndicales à la mise en œuvre de leur politique, les militants réunis pour la troisième fois en conférence nationale concluaient : « La confusion, l’alliance des contraires, conduit à l’échec. A ceux qui nous opposent un prétendu « intérêt général », nous réaffirmons qu’en démocratie, la classe ouvrière a le droit de défendre ses intérêts particuliers, notamment au travers de ses statuts, conventions collectives et Code du travail.


A des degrés divers, ce débat traverse toutes les organisations.


Pour aider à constituer l’indispensable axe de résistance face à ceux qui ont choisi d’accompagner les contre réformes, alors que de plus en plus mûrit cette conscience que c’est ensemble en préservant l’indépendance des organisations, dans l’unité contre le gouvernement, contre les patrons, par la grève, en bloquant la production, qu’il sera possible de les faire reculer.


Comme le montrent les nombreux conflits dans toute la France, la volonté de combat de la classe ouvrière est flagrante. La conférence appelle tous les militants, pour aider ce mouvement, à discuter, à sceller des accords sur des bases claires et conformes aux intérêts des travailleurs, à mettre en avant les ripostes ouvrières. »


Depuis, le gouvernement et le patronat, pressés par l’Union européenne, multiplient les contre réformes qui mettent en cause toutes nos conquêtes et qui visent à « sortir de 1945 », comme le demandait en 2007, Denis Kessler, le représentant des assurances privées.


Avec le « pacte de responsabilité », le gouvernement s’attaque une nouvelle fois à notre protection sociale.


Face à sa tentative d’associer les organisations syndicales avec le patronat, dans un pacte fondé sur l’idéologie du « bien commun », les confédérations syndicales CGT, CGT-FO, la FSU et Solidaires ont répondu en appelant à la grève et à des manifestations le 18 mars.


Mais déjà, sur injonction de la commission européenne qui a mis la France sous surveillance, le gouvernement prépare un nouveau plan de réduction des dépenses publiques.


Dans ces conditions, il faut plus que jamais renforcer l’axe de la résistance fondé sur l’indépendance des organisations syndicales.


C’est pourquoi, le « Comité national de liaison pour l’unité et la résistance » propose une nouvelle conférence le 14 juin prochain à Paris et invite à préparer cette nouvelle rencontre en multipliant les réunions de militantes et de militants pour et dans le respect de nos engagements respectifs discuter des moyens à mettre en œuvre pour mettre en échec cette politique et assurer le succès de cette conférence.


Pour tout contact : Comité de liaison national pour l’unité et la résistance

confnatuniteresistance@gmail.com – http://uniteresistance.wordpress.com

 


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