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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 14:52

http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/media/02/01/4164974017.jpg

Déjà, ils lui avaient fait croire que le lanceur d’alerte Snowden se planquait dans l’avion du président souverain de Bolivie.


Ça les avaient bien fait marrer.


Marrer, jusqu’au moment où, d’extrême justesse, ils avaient du rattraper le coup avant que Flanby fasse donner la DCA et explose Evo Morales en plein vol.


De ce jour, ils avaient bien pigé, qu’ils pourraient lui vendre de l’eau en poudre et du grand marché transatlantique contre de l’exception culturelle dont ils n’avaient rien à foutre.


Le fait même que le Rantanplan de l’atlantisme et du libéralisme rose bonbon, suiviste et pas rancunier, s’excuse quasiment d’avoir malencontreusement découvert les micros de la NSA qui l’espionnaient leur avait vite mis la puce à l’oreille :


Ils avaient enfin trouvé leur François Pignon.

http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/media/01/01/4088439066.jpg

 

De ce genre de joyeux ahuri, qui allait égayer les réunions austères du G8.


De ce genre de non affranchi zélé qui en ferait des caisses pour intégrer la bande.


http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/media/00/00/3309720581.jpg

 

Pour la Syrie, c’est David qui avait eu l’idée. Faire croire à Pignon, qu’ils allaient monter une vaste coalition internationale pour « punir » Assad d’avoir franchi une sorte de ligne rouge. Barack qui n’y croyait qu’à moitié avait fini de crédibiliser l’affaire en affirmant que pour obtenir un prix Nobel de la paix mieux valait faire une bonne guerre.


Angela avait même soufflé à Pignon que la France universaliste et pays des lumières d’il y a longtemps, se devait d’épauler les exemplaires démocratie éclairées qu’étaient l’Arabie saoudite, le Qatar, le Bahrein…, dans ce juste combat d’émancipation humano-salafiste.


Ryad s’était même fendu d’un petit pourliche, histoire d’appâter.


Ils savaient que pour monter ce canular, ils pourraient compter sur l’enthousiasme germanopratin du général Botul, toujours à peaufiner de la stratégie guerrière ‘Gangnam Style’ en son bunker Marrakchi.


http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/media/02/00/833949148.jpg

 

Les paris étaient pris.


A peine le défi lancé que déjà, le Cousteau de la politique amphibie, laissant tomber séance tenante son offensive sur la retraite (ou l'inverse), faisait armer son pédalo thermonucléaire et se lançait à l’assaut de Damas, implants au vent et sabre au clair.


http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/media/02/02/1461528680.png

 

C’est au moment précis où il allait passer à l’abordage que, se retournant, il constatait que l’armada internationale consistait en son seul pédalo, insubmersible certes, mais quand même.


Tout en pédalant mou, il rétropédala ferme, ce qui lui fit faire de très jolis ronds dans l’eau.


Sur la berge David, Barack et Angela l’observant aux jumelles, se gondolaient gaiement en lui faisant de petits signes de la main… houhou !!!

http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/media/01/00/3352980190.jpg

 

En plein potage, et puisque c’était comme ça, bravant héroïquement les interdits de Valérie, du bouillon, Flanby en reprit deux fois.


tgb

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilletante, électron libre et mauvais esprit.

 


 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 14:39

http://img.over-blog.com/200x228/3/90/96/42/IMAGES3/image4/MAMAN--DE--a-99-ans_0001.jpgCertes cette question n’est pas sans intérêt.


Où est le bien, où est le mal ?

 

Mais limitée à elle-même, sans tentative sérieuse de vision d’ensemble, cette question a peu de chances de répondre à la question de la paix (et du développement par la même occasion).

 

Limitée à elle-même, sans une analyse sur l’évènement immédiat comme sur ses origines dans le temps long, non seulement elle ne résout pas la guerre et la paix, mais ne peut répondre à sa propre interrogation : qui est le gentil, le bon et qui est le méchant, le mauvais.

 

C’est pourtant en des termes simplistes que nous est posée la question par les médias officiels qui souhaitent une réponse allant dans le sens des intérêts des profits des grands groupes économiques et financiers mondiaux qui dominent le monde, en passant par des calculs à court terme des nationalismes qui leurs sont attachés ; et s’appuyant sur nos justes sentiments pour parvenir à leurs fins.

 

Même si parfois, des nationalismes répondent à court terme à des alliances qui vont dans le sens de la paix…L'histoire nous l'a montré aussi quelquefois, même quand la suite ne confirme plus...

 

Alors ne nous laissons pas manipuler, et pensons à ce que l’histoire nous a enseignés dans le passé dans des cas semblables, aux atrocités et aux jugements à sens unique qui nous ont été suggérés.

 

http://img.over-blog.com/200x243/3/90/96/42/IMAGES3/image4/MAMAN--DE--a-99-ans_0002.jpgIl semble cependant que l’opération armée en Syrie ne bénéficie plus de l’opération médiatique qui avait été enclenchée avec le discours de Hollande, et le déluge d’informations à sens unique de longue date. Les sondages de ce jour en témoignent.

 


 La guerre et la paix, surtout dans les conditions du monde d’aujourd’hui n’est pas une petite affaire pour l’avenir immédiat et futur de l’humanité.

 

Pierre Assante, 1er septembre 2013

 

 

 

 

Les photos sont celles de 2 petits mots qui m'avaient été adressés en 2010,

par une dame de 99 ans qui avait vu 2 guerres mondiales,  ma mère

 

 


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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 10:55

 30 août 2013   /  source Libération

 

http://md0.libe.com/photo/449459-xavier-mathieu-union-trade-leader-from-the-continental-tyre-company-in-clairoix-answers-to-journalis.jpg?modified_at=1377854742&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476


Interview Leader de la lutte des «Conti»,


http://img.over-blog.com/400x267/0/03/66/15/illustrations-7/Xavier-Mathieu.jpgXavier Mathieu reconnaît l'importance «psychologique» du jugement, mais refuse tout triomphalisme.

Recueilli par Dominique ALBERTINI de Libération


Nulle euphorie chez Xavier Mathieu après la décision des prud'hommes de Compiègne.


Leader emblématique des «Conti», le délégué CGT ressent d'abord «l'amertume» de voir reconnue trop tard la justesse de son combat. Et dresse un sombre bilan humain des 1 120 licenciements de 2010.

 

Comment réagissez-vous à ce jugement ?


Xavier Mathieu :


"Quand vous perdez un proche, même la condamnation de son assassin ne vous le rendra pas. L'image n'est pas exagérée, même si ce jugement est une sorte de rémission pour les gens.


Psychologiquement, ils avaient besoin de voir leur bourreau condamné. A titre personnel aussi, moi qui en ai pris plein la gueule. Beaucoup de gens n'ont jamais retrouvé de travail. Il y a eu des dépressions, des suicides, on s'est fait traiter de voyous.


C'est donc une victoire, mais avec un sacré paquet de cadavres.


On est d'autant plus amers que, si la loi donnait la possibilité aux ouvriers d'aller devant la justice pour contester un plan social avant les licenciements, l'usine serait encore là.


En réalité, l'actuel gouvernement a fait tout l'inverse avec l'ANI [Accord national sur l'emploi signé en janvier puis transcrit dans la loi, qui limite les possibilités de recours contre les plans sociaux, ndlr].

 

C'est une attaque inédite contre le code du travail, et c'est un gouvernement de gauche qui l'a fait ! Que vont recevoir les salariés ? L'usine ne va pas rouvrir, mais ils vont recevoir des indemnités, entre deux et quatre ans de salaires selon les cas, soit entre 40 000 et 70 000 euros environ.


L'enveloppe globale approchera les 80 millions d'euros. C'es la moindre des choses vu les conséquences sociales de cette histoire. Sur les 1 120 personnes, seules 300 sont aujourd'hui en CDI, et entre 600 et 500 sont inscrites à Pôle Emploi.


Le plan de reclassement n'étais pas à la hauteur, ni le gouvernement ni Continental n'ont mis les moyens. Les cabinets de reclassement, les «plans de sauvegarde de l'emploi», ça allait encore il y a quarante ans, avec le plein emploi. Plus aujourd'hui."


Etait-il important pour vous de voir la société mère allemande condamnée ?


Xavier Mathieu 


"Oui, c'était même le but de la procédure. C'est trop facile pour une multinationale qui fait des milliards de bénéfice de fracasser ses usines dans un pays avant de s'abriter derrière la filiale, soi-disant moins rentable.

C'est au niveau des groupes, pas des filiales, qu'il faut apprécier les motivations économiques d'un plan social.

 

Quel sentiment domine parmi les ex-salariés ?


L'amertume dont je vous parlais, car cela prouve juste que l'usine n'aurait jamais dû fermer. Et la prudence, car Continental a encore la possibilité de faire appel. Il y a quelques mois, au même endroit, je jubilais d'avoir gagné mon procès contre mon refus de prélèvement ADN.


Quelques mois plus tard, j'étais condamné par le tribunal d'Amiens. J'espère simplement que Continental aura la décence de ne pas faire durer l'affaire."

 



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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 10:16
On goûtera particulièrement en seconde partie le texte de Prévert. Voilà bien comme on n'est plus capable d'écrire, plus capable de dire, plus capable de lire.

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/media_139249/Mille___Trintignan.jpgEt la voix si juste de Jean-Louis Trintignant...
  
YF
  
 
Pour écouter :

 

Boris Vian et Jacques Prévert

 

Quel moment plus propice que celui qu'accompagne la langueur estivale pour s'entendre raconter des histoires? Ecrites par des auteurs majeurs et lues par les plus grands de nos comédiens. C'est ce que nous vous proposons à travers un choix dans les archives de l'émission "Bonnes nouvelles, grands comédiens" produite par Patrice Galbeau entre 1970 et 1982.


Avec la collaboration de l'INA, nous avons pu choisir parmi plus de cinq cents émissions les trente qui composent le programme que vous pourrez entendre du 12 au 30 août, tous les soirs de la semaine, de 20h à 21h.


De Jean Giono à Francis Scott Fitzgerald, en passant par Boris Vian, Colette ou encore Virginia Woolf, des joyaux de la littérature s'offrent à l'écoute, portés par les grandes voix de notre répertoire, de Laurent Terzieff à Sami Frey, en passant par Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli, Edwige Feuillère, Madeleine Renaud, Judith Magre ou Emmanuelle Riva...


 

http://imageshack.us/scaled/landing/802/01borisvian.gifBoris Vian Par Claude Brasseur : 1971

 

 

 


 

 

 

 

http://rosannadelpiano.perso.sfr.fr/Images/Prevert.jpgJacques Prévert par Jean-Louis Trintignant : 1972

 


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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 09:25

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXF5ACx4o 

D’après les symboles ou les usages, voire, certaines apparences, l’été grec s’achève bel et bien en août. Tel est le ressenti des athéniens en ce moment, sauf que nos derniers... aoûtiens, ce sont des manifestants, s’agissant des agents de l’Éducation dite “Nationale” ou de la Santé “Publique”. Place Omonoia, les cireurs de chaussures et les vendeurs de billets de loterie attendent désespérément leurs clients, visiblement, l’engouement populaire n’est plus. D’ailleurs cette semaine, le “Parlement” a adopté un amendement initiant la privatisation de la Régie de la Loterie “Nationale”. Sans doute, un effet de l’été qui s’achève.

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXF1ACx4o

Place Omonoia. Athènes, le 28 août


Place Omonoia toujours, c'est-à-dire “place de la Concorde” et devant l’entrée de la Banque Nationale de Grèce, la mendiante âgée retrouve alors toute “sa place” dans l’indifférence totale. Les passants pressés et... pressés par la crise s’y sont habitués, au point de ne plus prêter attention... au décor.

Leur curiosité qui ne s'étend plus jusque-là, les porte néanmoins d’admirer les travaux de réfection réalisés juste en face, c'est-à-dire à l’intérieur du bâtiment abritant le vieux café historique “Neon”. Autrefois, il faisait office de salon littéraire mais il reste fermé depuis un moment déjà. Yannis Ritsos, Yorgos Ioannou et Yannis Tsarouchis notamment, étaient ses habitués. “Aurait-il enfin trouvé un repreneur?”, telle fut en somme la question du jour et de la foule sur cette place de l’autre... concorde.

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFxACx4oMendiante de la place Omonoia. Athènes, le 28 août


http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFtACx4oEx-café “Neon”. Athènes, le 30 août

 

Pas loin rue du stade, entre Omonoia et la place de la Constitution, et songeant à nos écrivais, peintres et musiciens, j’ai remarqué jeudi 29 août cette banderole parmi bien d’autres: “La déstructuration de la culture, c'est de la violence”. Les agents de certains ministères, de la santé, de l’éducation et de la culture, manifestaient la tête haute... et le moral en berne.

Ils n’ont pas été bien nombreux il faut dire, mais la “prestation” fut honorable aux dires de tous et sous le regard attentif des touristes. “Encore une fois, ce n'est pas la grande mobilisation, j’en suis déçue”, affirmait Kassiopi, une manifestante du jour. Elle travaille au Ministère de l’économie sous contrat de type CDI, autrement-dit, elle peut se faire licencier du jour au lendemain et d’ailleurs sans explication, autre que le “contexte” ou plutôt, le dernier décret en date. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFpACx4o

La déstructuration de la Culture...”. Athènes, le 29 août


http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFlACx4oAgents hospitaliers. Athènes, le 29 août

 

On manifestait ainsi à Athènes sous 37 degrés. Peu après la fin de la manifestation, la rue du Stade a été donnée à la circulation comme on dit, ou plutôt au calme, car par une telle chaleur les rues d’Athènes furent aussitôt désertées. La grande politique alors attendra. Car en ce moment, tout le monde prédit “les grandes manifestations de l'automne, suivies ou initiées par des événements d'une autre portée, jusque là jamais atteinte”, qui sait ?

Cette semaine du moins, tous les partis de l’opposition (de droite comme de gauche) se sont mis d’accord pour boycotter la nouvelle “télévision publique DT - NERIT”, ce qui n’a pas manqué de provoquer la colère du... Ministre de la Propagande radiotélévisée de notre “Reich” eschatologique alors tout petit, Pantelis Kapsis: “C'est inadmissible, cela porte atteinte au bon fonctionnent de la démocratie”. Un comble, après la fermeture par mise à mort de l’ERT et suite aussi, à la tératogenèse “Neritienne”. Et ce n’est plus qu’un “indice de possibilité” quant à la consolidation du nouveau régime méta-démocratique, comme dirait peut-être Cornelius Castoriadis, mais plutôt la mise en œuvre d’une méthode alors implacable et fort bien calculée. 


http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFhACx4o

Manifestation. Athènes, le 29 août


Août finissant et notre presse du moment, ne manque pas une seule occasion lorsqu’il s’agit d’évoquer le contexte de la campagne électorale qui se déroule en ce moment en Allemagne, alors métropole de la dite “Union européenne”, car enfin ici, aux pays-strapontins de la zone euro, on apprend désormais à ne plus mâcher (tous) nos mots. À l’image de David Torres, qui depuis l’Espagne, fustige la dernière mégalomanie en date d’Ulrich Grillo et des élites bancocrates et allemandes (et pas qu’allemandes bien entendu), lesquelles, ont visiblement perdu tout sens de l’hybris. Encore une fois, dommage... et intérêts !

Para cuando llegue la Merkel con una oferta que no podamos rechazar, estaría bien intentar alquilarle el Valle de los Caídos para que monte con subtítulos en alemán un parque temático del fascismo”, écrit en conclusion de son article le chroniqueur espagnol, sous un titre évocateur: “Privaticemos a Platón”. L’autre nouvelle Europe serait alors en cours de route, du moins dans les mentalités.

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFdACx4o

Une certaine image de l'Allemagne à travers la presse grecque, août 2013


Nous remarquons tout de même “malgré-nous”, la place non négligeable qu’occupe désormais “l'Affaire grecque” dans la campagne électorale en Allemagne. Preuve, s'il en est, que les questions de ce type, relèvent plutôt des questions coloniales s’immisçant comme on sait de temps à autre, dans les élections organisées en métropole.

Nous observons tout cela et nous réalisons alors combien notre petit monde a enfin changé. Ses apparences même, sont perdues à jamais. Certains États, d’abord vidés de leurs prérogatives, bientôt ils seraient aussi vidés de leurs habitudes ainsi que de leurs... habitants. Nous réalisons mais vraisemblablement pas tous, à l’instar de cette famille de médecins qui depuis son île d’armateurs, vient de rendre à Athènes à l’occasion d’un mariage. Nous les avons croisés dans le quartier, car ils y possèdent un appartement, nous les avons aussi entendus discuter car ils parlent alors si fort inhabitués comme ils sont aux nouvelles susceptibilités et même subtilités, de l’urbanité sous les effets de la crise. Ils ont ainsi parlé assez longuement de la pluie et du très beau temps, des transferts des joueurs entre équipes de football, des nouveaux pneus de leur véhicule tout-chemin, de tout cela ou presque, qui relève alors de notre... infâme et futile passé. “Ces gens sont des extra-terrestres, d’après leurs dires, ils suivent encore les infos à la télé”, fit remarquer avec amertume Christos, le voisin. Non, tous les Grecs ne souffrent pas tant de la crise, disons que 20% de la population en serait quelque part épargnée. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZXFZACx4o

“Tu crois encore la télévision ??”. Athènes, août 2013


Nous ne croyons plus à la télévision, et sur la radio 105,5 jeudi 29 août, celle de SYRIZA, un syndicaliste des chantiers navals de Skaramanga près du Pirée, exposait sa version des faits réellement existants: “Venizélos, alors ministre de la Défense en 2010, a bien roulé dans la farine l'acquéreur partiel des chantiers, c’est à dire Abu Dhabi Mar. Il l'avait assuré quant à la possibilité de signer de contrats entre les chantiers et les marines d'autres pays, ce que la Commission européenne a aussitôt interdit.

 

Depuis, le seul client possible, c’est l’État grec. En réalité, Venizélos travaille pour les allemands de ThyssenKrupp AG tout comme une partie des chefs syndicalistes qui comme on dit... ils auraient été achetés. ThyssenKrupp AG, ce fut l’autre actionnaire des chantiers, on peut toutefois comprendre, les Allemands veulent en tout cas effacer leur scandale des sous-marins qui penchent, et par la même occasion, ils font... du charme pour que nos techniciens spécialisés émigrent vers les chantiers du Nord de l’Europe. Venizélos est un escroc” (cité de mémoire).

Ces propos sont très graves, et on préférerait plutôt découvrir un bien mauvais rêve qu’une telle version éventuelle des faits. Ignorant une bonne partie du dossier - quant au scandale des chantiers navals de Skaramanga, des journalistes indépendants et ainsi libres d’esprit, devraient en enquêter davantage afin de nous éclairer, plutôt que de recycler l’affaire politiquement plus... correcte de la traque aux faux diplômés de la fonction publique grecque, à l’instar du quotidien “Le Monde”. Car il y aurait sans doute beaucoup à dire également sur les faux représentants des intérêts du peuple et du pays, et comme de (presque ?) chaque pays.

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZX19ACx4o

Rétrospective Luis Buñuel. Athènes, le 29 août


Certains d’entre nous, iront sans doute se consoler ou plutôt méditer, profitant de la Rétrospective Luis Buñuel en ce moment, dans une salle au centre d’Athènes. D’ailleurs et par les temps qui courent, on peut aussi ternir compte du prix promotionnel: “Deux films pour un ticket unique à 6 euros”.

Une quasi-offrande je dirais, des “Oubliés de Mexico” - (“Los Olvidados”)... à ceux d’Athènes.

Heureusement enfin que nous ne manquons pas de rire à chaque occasion. Comme cette semaine devant le siège de la Banque de Grèce, où on annonce par voie d’affichage, la messe en mémoire d’un disparu. De nombreux passants avaient d’abords cru ou imaginé qu’il s’agissait d’une nouvelle blague, un canular bien de...saison. De saison, comme cet engouement pour une certaine restauration rapide et théoriquement peu coûteuse, celle des friands aux épinards ou au fromage. 

 

http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZX15ACx4o

Banque de Grèce. Athènes, le 29 août


http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZX11ACx4o

Une certaine restauration peu coûteuse. Athènes, le 27 août

 

 

Qui dit que notre crise manque de goût ? En tout cas, l’été grec s’achèverait bien en août.

 


http://greek-crisis.org/@xternS/photos/clqc.php?img=Tn95fHJkeV5ZX1xACx4oAnimal adespote. Athènes, le 27 août

 

 

 

Carnet de notes d'un ethnologue en Grèce
Une analyse sociale journalière de la crise grecque

 http://www.greekcrisis.fr/2013/08/Fr0271.html

 



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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:58

Cinq ministres " socialistes " viennent de faire la danse du ventre dans un coquetèle de patrons. Et le site du Figaro se fait une joie de rapporter ce spectacle lamentable :

aa.PNG

aa2.PNG

mosco3.PNG

aa4.PNG

 

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Classe-sociale.jpg

 

 


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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:14

31 Août 2013 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

http://www.micheletievent.lautre.net/IMG/jpg/a-croizat-1.jpg

Ambroize Croizat, ministre communiste du Travail, puis du Travail et de la Sécurité sociale, de 1945 à 1947, fut l'un des fondateurs de la Sécurité sociale et du système des retraites découlant du programme politique du Conseil National de la Résistance.


Canaille le Rouge apporte un éclairage supplémentaire à mon article précédent "Moscovici-Gattaz: Comme deux larrons en foire".

 

Ambroize croizat qu'on n'a jamais vu dans les garden-parties du CNPF et qui arpentait piquets de grève et réunions de travailleurs.

 

Roger, Jean et El Diablo ont mis suffisamment d’éclairage sur la présence du gouvernement aux journées du Medef pour que La Canaille n’en rajoute pas.

 

Par contre, il n’est pas inutile d’attirer l’attention sur ce que révèle un des points justement dénoncé par eux.


 

Quand Moscovici, qui va finir par devenir Medefvici, est tout fier d’annoncer à Gattaz le transfert sur la fiscalité de ce qui reste du financement des allocations familiales financé à partir des richesses crées dans les entreprises, le gouvernement, dans la lignée de De Gaulle en 67 et de ses successeurs, administre un coup de poignard dans le dos de la mémoire de celui dont nous célébrons cette année le centenaire de la naissance : Ambroise Croizat.

 

 

Voici ce que disait l’ordonnance de 1945, issue des travaux du CFLN d’Alger et surtout du programme du Conseil National de la Résistance où les patrons ne pouvaient siéger pour cause d’indignité durant l’Occupation :

 

 Caisses d'allocations familiales

(texte de l'ordonnance du 04 10 1945)



Article 19


La gestion des prestations familiales est assurée par des caisses d'allocations familiales dont la circonscription et le siège sont fixés par arrêté du ministre du travail et de la sécurité sociale, compte tenu des circonscriptions territoriales des caisses primaires de sécurité sociale .


Article 20


Sont affiliés à la caisse d'allocations familiales tous les employeurs dont l'établissement se trouve situé dans sa circonscription ainsi que les travailleurs indépendants qui y exercent leur activité.


Article 21


Chaque caisse d'allocations familiales assure le service des allocations familiales et de salaire unique:


a) Aux employeurs et aux travailleurs indépendants visés à l'article précédent;


b) Aux travailleurs occupés par lesdits employeurs.


Elle doit tenir une comptabilité distincte pour la gestion des allocations familiales servies aux travailleurs indépendants.


Des arrêtés du ministre du travail et de la sécurité sociale peuvent apporter des dérogations aux dispositions du présent article pour certaines catégories de travailleurs en raison des conditions particulières de leur travail.


Article 22


La caisse d'allocations familiales est administrée par un conseil d'administration dont les membres sont élus, pour cinq ans, par les allocataires relevant de la caisse.


Le conseil comprend:


Pour moitié, des représentants des travailleurs salariés;


Pour un quart, des représentants des travailleurs indépendants;


Pour un quart, des représentants des employeurs.


Les administrateurs sont élus, dans chaque catégorie, au scrutin de liste à un tour avec représentation proportionnelle.


Le conseil comporte, en outre:


Deux représentants du personnel de la caisse élus dans les conditions prévues par la loi du 16 avril 1946 pour l'élection des délégués du personnel dans les entreprises;


Deux personnes connues pour leurs travaux sur les questions démographiques ou leur activité en faveur de la famille, nommées par le ministre du travail et de la sécurité sociale sur la proposition du conseil;


Une personne élue par l'union départementale des associations familiales ayant son siège dans la circonscription de la caisse d'allocations familiales.


Article 23


Les caisses d'allocations familiales sont constituées et fonctionnent conformément aux prescriptions de la loi du 1er avril 1898 sur les sociétés de secours mutuels, sous réserve des dispositions de la présente ordonnance et des textes pris pour son application.


Elles peuvent constituer des fédérations avec les caisses de sécurité sociale de leur circonscription respective en vue de la création de services d'intérêt commun. Les fédérations doivent être constituées pour la gestion des services sociaux existant à la date d'entrée en vigueur de la présente ordonnance.


Article 24


La compensation entre les caisses d'allocations familiales est assurée par une section spéciale de la caisse nationale de sécurité sociale dans les conditions fixées par le règlement général d'administration publique…/…


Article 34

La cotisation des allocations familiales est intégralement à la charge de l'employeur. Le taux de cette cotisation est fixé suivant les modalités déterminées par un arrêt du ministre du travail et de la sécurité sociale et des ministres de l'économie nationale et des finances.

 

 

C'est ainsi que, pour complaire à la bande à Kessler et son poulain aux manettes du Medef, pour détricoter l'architecture mise en place à la libération, le gouvernement et le VRP de la trésorerie du Medef qui siège à Bercy avancent main dans la main.



Le pari de 1945 sur l'enfance et la jeunesse, sa santé, sa formation ses loisirs financés par prélèvement à la source des richesses, celles créées non pas par les patrons mais par le travail des parents salariés est ainsi sans débats ni état d’âmes mis à la poubelle par le gouvernement dont les représentants osent se présenter comme les héritiers de luttes qu'ils ont si peu menées et dont ils se révèlent au grand jour les fossoyeurs.



S'il fallait ne serait-ce qu'une raison, pour qu'actifs et retraités, jeunes travailleurs, lycéens, étudiants, chômeurs nous fassions du 10 septembre un tremplin pour aller botter le cul aux fossoyeurs, celle-ci ne serait pas la moindre. Et ce sera à coup sûr le meilleur moyen de rendre hommage au seul ministre des travailleurs parmi la liste des ministres du travail, comme l'a dit Marcel Paul lors de ses obsèques au Père Lachaise.

 

 


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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:12

29 AOÛT 2013 |  par  CHRISTIAN DELARUE

 

La politique et la démocratie pour un meilleur développement !

Et même un tout autre développement sur plusieurs points !

 

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/photo_blog_grande/blog/img/dsc_0023.jpgLa tendance est depuis des années au renforcement du développement inégal et combiné du capitalisme.

 

L'argent va donc à l'argent et le développement matériel multiforme va là ou les plus riches sont implantés. L'inégalité sociale se combine avec l'inégalité de développement territorial. Pourtant, les politiques, de gauche surtout, ont pu naguère prendre la mesure des inconvénients du désert français et l'avantage d'une certaine décentralisation qui permet de revivifier les zones rurales et les campagnes.


Cette revivification passe nécéssairement par plus d'économie non marchande, celle en capacité de satisfaire une demande non rentable ou non solvable. Autrement dit par l'implantation de services publics fonctionnant en service publics ! Il ne s'agit pas d'ignorer le rôle des entreprises, des centres commerciaux notamment. Mais il n'y a pas que le marché et le commerce pour faire vivre un quartier, une ville.


Une telle économie non marchande suppose un système d'imposition juste et efficace pour redistribuer l'argent des riches vers les services publics de la nation. 

 

Tout est lié entre la nation vue de gauche, le fiscal, le social, l'écologie et les services publics travaillant pour la satisfaction des besoins du peuple-classe et pas ceux des très très riches. 

 

Et une autre démocratie aussi, beaucoup plus participative ! L'international est aussi à intégrer pour élargir le combat des peuples-classes. C'est assez dire que ce billet est du condensé de développements conséquents qui s'articulent. Il s'agit beaucoup plus d'un tout autre développement qu'un meilleur développement qui suppose peu ou prou que quelques modifications de peu d'importance, inscrites dans une logique fondamentale peu modifiée.


Cette volonté politique est désormais défaillante au profit de l'initiative privée, laissée à elle-même. Mais le capitalisme ne se développe pas - jamais - de façon égalitaire comme la logique de service public. Le capitalisme va là ou il y a du profit à faire via une demande solvable, pas là ou il y a des besoins populaires à faible solvabilité. Il ignore aussi la péréquation tarifaire.


XX


La tendance est depuis des années au renforcement du développement inégal et combiné du capitalisme. Cela signifie que la volonté politique n'est pas, et depuis longtemps, à compenser le mal-développement privé des industries et du commerce, qui se concentre sur les grandes villes, sur les zones cotières, par une implantation de services publics. La tendance lourde est au contraire à la suppression des unités de services publics dans les campagnes (soit par suppression pure et simple soit par fusion de services de proximité). Le secteur rural est délaissé au profit du secteur urbain. Et au sein de l'urbain le centre-ville est préféré aux zones plus pauvres.


Un argument de plus est invoqué pour la cure d'amaigrissement des services publics : l'informatisation de la société. Il n'y aurait plus besoin de se déplacer vers une unité matérielle avec ses agents. L'échange de renseignements et de services peut se faire via le web. Cet argument prend acte d'une évolution certaine quoique très inégale pour en tirer une mauvaise conclusion. Le fait d'avoir un accès internet n'épuisera jamais le besoin d'un échange direct de personne à personne pour certains problèmes. Et c'est quand on a des problèmes divers que l'on a besoin du service public et que l'on ne veut pas courir à dix ou vingt kilomètres !


De plus on peut apprécier l'usage de l'internet mais contester le fait que les gains de productivité n'aillent pas vers les couches populaires mais encore et toujours vers les riches ! L'internet pose la question de la justice sociale. Des gains de productivité peuvent toujours se traduire en nouvelle RTT (sans perte de salaire) pour diminuer le chômage ! Or la tendance générale est au renforcement de l'exploitation de la force de travail de ceux et celles qui travaillent déjà et selon des formes toujours plus élaborées mais qui in fine sont : intensification du travail, plus de temps de travail effectué, moins de salaires !


Pourquoi ce mal-développement qui peut être extrême dans certaines zones délaissées de la République ?

 

C'est que l'initiative de sa conception et de sa mise en oeuvre est laissé à l'oligarchie, à la technocratie.

Les citoyens en zone rurale n'ont rien à dire. Pas plus les agents du service public ! La démocratie ne va pas jusqu'à ce que l'on débatte des défauts du manque d'implantation des services publics. Ce genre de débat, il est vrai, remettrait en cause toute la politique néolibérale menée depuis trente ans !

Christian Delarue


 Un exemple symbolique :


A Caulnes une trésorerie disparait, une agence d'assurance prend la place ! Les finances publiques s'effacent, les finances privées s'implantent.


 En fait il y a fusion de services entre Caulnes et Broons au profit de Broons. Les travaux sont en cours pour qu'AXA, une agence d'assurance et de spéculation financière qui était à l'étroit en face, puisse bientôt prendre la place pour proposer sa quincaillerie !


 Trésorerie : Caulnes et Broons ne font plus qu'un , Broons 24/01/2013 - ouest-france.fr

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Tresorerie-Caulnes-et-Broons-ne-font-plus-qu-un-_22020-avd-20130124-64438592_actuLocale.Htm

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/290813/la-politique-et-la-democratie-pour-un-meilleur-developpement

 

 


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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:05
On trouvera ci-dessous un texte important du Docteur Gérald KIERZEK, médecin Urgentiste à l'Hôtel-dieu de Paris.
Les enjeux soulevés par ce texte dépassent évidemment le strict cadre de l'Hôtel-Dieu.

  YF

http://www.vivrefm.com/img/uploads/uploads_2013_05/2013_05_17__18_06_une_banderole_est_accrochee_sur_une_facade_de_l_hotel_dieu_l_1023613.jpeg


Les dix idées fausses qui circulent sur les urgences en général et sur l’Hôtel-Dieu en particulier.   

 

Afin de ne pas laisser dire n’importe quoi, texte à l’attention des patients, des décideurs politiques et de certains professeurs bloqués dans les années 70 .

 

La ministre de la Santé a décidé à juste titre, le 10 juillet, de reporter sine die la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu de Paris, initialement prévue au 4 novembre 2013.

Cette décision a été vécue comme un camouflet par une partie de l’establishment médical, qui relaie des idées dépassées voire mensongères sur les urgences afin de semer le doute et laisser penser que la fermeture est la seule solution (« Il y a danger à garder les urgences de l’Hôtel-Dieu »)

Il est temps de revenir à la réalité et au terrain et de rétablir la vérité. Mise au point pour chasser les doutes et les idées fausses sur les urgences en général et sur l’Hôtel-Dieu en particulier.

1 – Seules des urgences adossées à un méga-hôpital avec toutes les spécialités sont en sécurité :FAUX

L’idée selon laquelle les urgences si elles ne sont plus adossées à des services de spécialité (neurologie, cardiologie, etc) seraient incapables de fonctionner et feraient perdre du temps aux patients est fausse. Au contraire, elles font gagner du temps.

Il serait d’abord impossible –et extrêmement coûteux- d’avoir dans chaque hôpital toutes les spécialités médicales ou chirurgicales. L’essentiel est de repérer (diagnostiquer) et d’orienter rapidement les patients vers la spécialité indiquée. Et plus on gagne du temps sur le diagnostic, plus on sauve des vies.

Dans des urgences saturées comme le sont les « grands » hôpitaux (Lariboisière, Pitié,…), un des principaux problèmes est de repérer le patient grave parmi un flux de patients : chercher l’aiguille dans une botte de foin. Quand vous attendez 1 heure avant de voir l’infirmière de tri puis 8 ou 9 heures avant de voir un médecin, et autant pour avoir un scanner, le temps de diagnostic est dramatiquement trop long et fait perdre des chances aux patients.

CE QUI EST VRAI:Mieux vaut un hôpital de proximité comme l’Hôtel-Dieu, où les délais pour le diagnostic sont très courts (tri, examen médical, imagerie,…) pour orienter rapidement le patient. C’est la mission même d’un service d’urgencesdéfinie par la loi

2. 90% des patients qui viennent aux urgences n’ont rien à y faire et coûtent chers : FAUX

La notion de « bobologie » est une notion couramment utilisée pour expliquer la saturation des urgences et tenter d’en détourner les malades de manière dangereuse. Mais c’est plus une notion d’énarques que de médecins, comme l’atteste le rapport de la cour des comptesqui note en 2007 que « la population recourt de plus en plus fréquemment aux services d’urgence hospitaliers (…) et ces passages, le plus souvent, ne correspondent pas à une situation d’urgence vitale ou grave, puisque dans les trois quarts des cas environ, les patients retournent à domicile après consultation. »[1].

En déduire que ¾ des passages sont inutiles est faux et dangereux : les patients viennent aux urgences rarement par plaisir ; ils y viennent car ils ont un problème médical qu’ils jugent urgent et nécessitent une réponse médicale professionnelle.

C’est après leur passage aux urgences et l’examen médical assorti d’examens complémentaires (imagerie, biologie,…) que le retour à domicile est possible en toute sécurité. Une douleur au mollet peut sembler bénigne : ce n’est peut-être qu’une crampe musculaire bénigne mais ca peut aussi révéler une thrombose veineuse profonde dont le traitement est vital !

Cautionner l’idée que ¾ des patients viennent pour rien c’est prôner l’autodiagnostic des patients . Il n’y a pas d’urgences graves et d’urgences pas graves.

CE QUI EST VRAI:Mieux vaut venir aux urgences pour rien… que le contraire. De plus, l’organisation de circuits rapides de consultations à l’intérieur des urgences permet de voir les patients les moins graves rapidement et en toute sécurité pour redresser un diagnostic. Cela évite également des doubles consultations et surcoûts : médecine de ville et réorientation sur les urgences pour des examens.

3. Premier arrivé, premier servi

Faux. Aux urgences, un tri est effectué par une infirmière d’accueil et d’orientation (IAO) dont le rôle est de repérer les malades les plus graves en triant les arrivées sur différents critères : motif de consultation, symptômes, antécédents, signes vitaux,…

Ce tri détermine l‘ordre selon lequel les patients seront vus par le médecin urgentiste : de quelques minutes dans les cas les plus graves à plusieurs heures en fonction de la saturation du service.

Ce qui est vrai :Il est fondamental que le tri IAO soit effectué dans les premières minutes après l’arrivée du patient ; malheureusement, ce tri est souvent retardé dans des structures ayant atteint leur plafond de saturation. Au delà d’un certain nombre de patients par jour (et donc par heure), le temps avant l’IAO est déraisonnable, entraînant un retard de tri et donc de prise en charge, même pour les urgences vitales. C’est malheureusement le cas dans des mégastructures d’urgences véritables « usines à malade » et ne fera que s’aggraver en concentrant les hôpitaux.

4. Les maisons médicales de garde, les centres de santé, les « superclinics » ou encore les médecins généralistes peuvent désengorger les urgences : FAUX

Médecins généralistes et urgentistes ne font pas les mêmes métiers ; ils sont différents et complémentaires.

Les urgentistes sont des spécialistes à part entière, exerçant une spécialité distincte de la médecine générale, les caractéristiques de leur patientelle font l'objet de travaux périodiques[2].Ils prennent en charge des urgences, parfois vitales, et organisent l’entrée dans le circuit hospitalier. Ils contribuent à rassurer des patients venus à l’hôpital avec la crainte, infondée a posteriori, d’avoir quelque chose de grave.

Les généralistes sont eux aussi désormais des spécialistes. La médecine de premier recours, celle qu’ils exercent, a été reconnue par la Loi[3]. Avec ce qu’il est convenu d’appeler la transition épidémiologique ils consacrent la majorité de leur action à la prise en charge des patients porteurs de maladies chroniques. La notion de médecin traitant s’applique à eux au premier chef.

Spécialités différentes, soins de premier recours d'un côté, parfois imprévus, urgences perçues, parfois vitales, de l'autre, généralistes et urgentistes exercent des métiers différents et prennent en charge des populations différentes par la prévalence des pathologies rencontrées comme le montrent les études récentes[4]. Les patients de médecine générale représentent 10 à 12% des patients des urgences, ne sont pas responsables de l’allongement des durées de séjour aux urgences car vus rapidement et sont peu consommateurs de ressources (ils « coûtent » donc peu)

Ce qui est vrai : les services d’urgences, dont l’Hôtel-Dieu a été pionnier en matière d’organisation des soins, sont organisés pour trier les patients en fonction de la gravité. Les patients venant pour de simples consultations sont vus rapidement et n’engorgent pas les services d’urgence. Ce sont les patients en attente de lits d’hospitalisation souvent indisponibles (« l’aval ») qui provoquent la surcharge des urgences. Il est prouvé que tenter de détourner les patients des urgences vers d’autres structures est inefficace et n’est pas générateur d’économies de santé (maximum 4% de réduction des coût)[5]A l’AP-HP, les maisons médicales de garde ont un impact mitigé sur le nombre de passage aux urgences, y compris lorsqu'elles sont hébergées au sein d'un hôpital[6].

Mais surtout, le premier risque, le plus immédiatement apparent, est celui de la perte de chance pour des patients relevant de l’urgence médicale qui se présentent par erreur dans ce lieu de consultation.

 

5. Un service d’urgences sans réanimation ne peut exister : FAUX

Véhiculer l’idée qu’un service d’urgences sans réanimation est dangereux pour les patients, c’est nier la compétence des médecins urgentistes qui chaque année prennent en charge plus de 14 millions de patients dans les hôpitaux et traitent 650.000 détresses vitales lors des sorties SAMU-SMUR.

C’est aussi nier la spécialité universitaire de médecine d’urgence, créée comme dans la plupart des pays occidentaux, qui garantit aux urgentistes une formation initiale et continue de haut niveau en matière d’urgence et de réanimation, permettant de gérer les premières heures  de toute détresse vitale.

C’est aussi nier ou méconnaître la réalité de la carte sanitaire : sur les 1000 services d’urgences en France, seules 380 unités de réanimation. Faudrait-il fermer 2 services sur 3 au prétexte qu’aucun service de réanimation n’est présent dans l’hôpital ?

Ce qui est vrai les urgentistes au sein des services d’urgences et des SMUR sont des spécialistes  capables de gérer les premières heures de toute détresse, y compris en réalisant les gestes de réanimation médicale de haute technicité ; le patient est orienté vers le service adéquat, si nécessaire par un transport médicalisé (SMUR).

6. Il y a trop de lits d’hôpitaux

L’évolution du paysage hospitalier ces trente dernières années a été caractérisée par l’hyperspécialisation des services, avec une diminution de leur taille et une très forte réduction globale du nombre de lits. Si cette situation est en partie liée au « progrès médical » (évolution des techniques, des prises en charge,…), elle a atteint aujourd’hui ses limites: le vieillissement de la population nécessite des services capables d’accueillir les patients âgés polypathologiques et les services ultraspécialisés par organe (cardiologie, penumologie,..) n’ont pas cette vocation ni la capacité.

A l’AP-HP par exemple, qui assure 80 % de l’offre hospitalière sur Paris intra muros, le manque de lits généralistes d’aval des urgences est criant, aboutissant à des patients attendant des heures sur des brancards. Ce problème d’aval est largement responsable des délais d’attente élevés aux urgences comme le confirme SAMU-Urgences de France dans son ultimatum du 15 octobre prochain invitant les urgentistes à ne plus chercher des lits d'aval en laissant cette responsabilité « aux autorités pour trouver une autre solution ».

L’aval des urgences est un point clé ; s’il disparaît, les patients seront transférés vers le libéral (cliniques) et/ou loin (en dehors de Paris) ce qui est dramatique pour les plus âgés.

Ce qui et vrai L’AP-HP manque de lits de médecine interne polyvalente, notamment pour l’aval des urgences. La surcharge des urgences est largement liée aux difficultés d’hospitalisation et est un facteur prédictif indépendant de mortalité et de morbidité. L’Hôtel-Dieu est idéalement situé tant pour les patients (plutôt que de les envoyer en grande banlieue) que pour les visites des familles. Des services entiers d’hospitalisation ont été rénovés à grand frais ces 5 dernières années  et pourraient être reconvertis aisément en service de médecine (ex. de la chirurgie thoracique), gériatrie avec soins de suite au lieu de les transformer en bureaux nécessitant des travaux considérables (et un investissement à perte des travaux déjà réalisés). Le développement de filière d’accès direct aux lits d’hospitalisation devront être mis en place pour faciliter le parcours du patient des structures existantes de cille vers l’hôpital (sans passer par les urgences).

 

7. Il faut donner plus de moyens aux urgences

Il faut avant tout réorganiser les urgences et l’aval des urgences sans pour autant que les investissement nécessaires soient importants.

Exemple de l’Hôtel-Dieu : un box de consultations rapides permet de désengorger efficacement le service avec des temps d’attente tout à fait acceptables puisque 80% de nos patients attendent moins de 4 heures. Un plateau technique dédié à l’urgence permet d’obtenir des examens (scanner, IRM,…) en des temps records et enfin une parfaite collaboration avec les autres spécialités de médecine interne notamment permet d’hospitaliser rapidement les patients le nécessitant.

8. Si on a un AVC il faut aller se rendre le plus vite possible aux urgences qui disposent d’un service de neurologie

Faux. En cas d’AVC ou de symptômes faisant évoquer une attaque (sourire asymétrique, un des 2 bras ne se lève pas normalement, difficultés d’élocution), le seul réflexe à avoir pour toute personne témoin, le médecin traitant, le patient ou l’entourage est d’appeler le centre 15 (SAMU) qui décide du moyen le plus rapide et le plus adapté pour acheminer le patient dans une unité neurovasculaire et non de se rendre aux urgences[7] quelles qu’elles soient. Notons que passage que les urgences de grands hôpitaux souvent cités en référence comme Saint-Antoine ou Cochin ne disposent pas non plus, comme l’Hôtel-Dieu, d’unité de neurologie. Faut il aussi les fermer ?

Pire, si le patient se rend quand même aux urgences par ses propres moyens (ou par les pompiers ou ambulance), mieux vaut qu’il atterissent dans une structure de proximité où il n’y a pas d’attente, comme à l’Hôtel-Dieu et où tri et scanner peuvent être réalisés dans les plus brefs délais. Si le patient attend de longues minutes ou heures avant d’être vus, ce retard sera irratrapable.

C’est la même chose avec l’infarctus du myocarde. Le seul message à faire passer est d’appeler le 15. Au pire, si le patient se rend aux urgences (avec des symptômes très trompeurs comme une douleur au ventre ou des nausées,…), un diagnostic rapide permettra une prise en charge optimale. Exemple récent : un patient de 47 ans, avec des symptômes atypiques arrive aux urgences de l’Hôtel-Dieu. Il est vu par l’IAO en moins de 5 min, mis en salle d’accueil des urgences vitales pour réaliser un électrocardiogramme qui diagnostique un infarctus du myocarde ; le traitement est instauré en moins de 20 min et le patient transféré en cardiologie par le SMUR pour déboucher l’artère obstruée. Temps total entre l’arrivée et le transfert=40 minutes. Impossible dans un service d’urgences accueillant plus de 200 malades par jour avec des délais d’IAO et de consultation importants.

Ce qui est vrai : pour les urgences vitales « évidentes » comme l’AVC ou l’infarctus, le seul message à faire passer est d’appeler le 15 qui orientera directement le patient dans un service adapté (et pas aux urgences). Laisser entendre que l’on peut se rendre dans d’autres hôpitaux « plus gros » est dangereux : ils ne sont pas plus équipés et font perdre du temps par rapport à des structures plus petites avec « zéro attente »

 

9. Les autres services d’urgences sont capables d’absorber le flux….

Faux. Les services d’urgence sont tous saturés et en sous-capacités pour accueilir correctement les patients. L’aval d’hospitalisation est également saturé avec un manque criant de lits généralistes

Les conséquences de cette saturation sont des temps d’attente très élevés (8 à 9H d’attente par exemple à Lariboisière ou La Pitié Salpétrière) et une surmortalité prouvée par toutes les études : attendre tue (+10%)[8]. Fermer des services d’urgences va aggraver la situation déjà très tendue (également pour les personnels qui démissionnent les uns après les autres), d’autant que l’annonce de fusion-fermeture des hôpitaux Bichat-Beaujon va se traduire par un report des consultations d’urgence sur le seul service restant : Lariboisière. Lariboisière est déjà dans la pire des situations : plus de 250 patients par jour, personnels épuisés et démissionnaires, locaux inadaptés,…

De plus en cas de crise sanitaire (canicule, attentat, déraillement,…), force est de constater que Paris est sous-dotée en équipement d’urgences. En comparaison, Boston récemment ensanglantée par des attentats comptent 11 services d’urgences pour 625000 habitants contre 9 à Paris intra-muros pour 4 fois plus d’habitants sans compter les touristes.

Ce qui est vrai : fermer des services d’urgences va conduire à une dégradation dramatique des conditions d’accueil dans les autres structures. Pour Paris, l’Hôtel-Dieu est situé à un carrefour stratégique et exposé :

- seul hôpital des 9 premiers arrondissements (400.000 habitants),

- hôpital du secteur géographique le plus dense et visité : il est l’hôpital des 20 millions de touristes chaque année pour les 5 sites les plus visités (dont 13 millions à Notre-Dame de Paris où il est installé).

- hôpital à proximité immédiate de la gare Chatelet les Halles du cœur de Paris (750.000 voyageurs par jour, 1500 trains par jour avec trois lignes du RER et cinq lignes de métro).

 

10. Les urgences sont vieilles et dépassées ; leur rénovation couterait 230 millions d’euros.

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Pour l’Hôtel-dieu, c’est sa prétendue vétusteté et le coût de rénovation prohibitif pour y faire de la médecine moderne !

Sauf que les services de proximité comme les urgences, les urgences médico-judiciaires, la radiologie avec son scanner, IRM, médecine nucléaire sont neufs. La médecine, l’ophtalmologie, les services de réanimation ou de chirurgie thoracique ont eux aussi été refaits à neuf il y a moins de 5 ans.

Les urgences de l’Hôtel-Dieu viennent de recevoir récemment la visite d’inspection de la Haute autorité de Santé, chargée de la qualité et de la sécurité des soins en France. Aucune réserve n’a été portée sur la prise en charge des urgences et des soins non programmés confirmant leur parfait conformité aux standards médicaux actuels (rapport de juillet 2013).

L’argument de la non conformité incendie, pourtant brandi comme l’estocade finale,  concerne en réalité tous les hôpitaux (Cochin, Bichat, Broca, Maison des adolescents, Avicenne,…) et n’est pas spécifique à l’Hôtel-Dieu. Faut-il tous les fermer ?

Quant au coût annoncé de rénovation de 230 millions d’euros, il est mensonger et correspond au coût de construction  de 17 blocs opératoires dans le cadre d’un projet aujourd’hui abandonné pour faire de l’Hôtel-Dieu l’hôpital phare de la chirurgie ambulatoire. Maintenir un h^p

Ce qui est vrai : l’Hôtel-Dieu accueille et traite 300 patients par jour en urgence dans des locaux parfaitement aux normes. Il ets un des services qui fonctionne le mieux sur Paris avec un plateau technique et un aval performants.  Transformer l’Hôtel-Dieu en hôpital universitaire de santé publique (hôpital sans lits, bureaux administratifs,…) serait coûteux (150 millions d’euros) et traduirait une gabegie d’argent public déjà investi (plusieurs dizaines de millions d’euros) irresponsables en cette période de crise économique.

Conclusion

Dire que l’Hôtel-Dieu ne peut plus accueillir de patients et doit fermer est malhonnête et démoralisant pour les équipes dévouées. Il est par ailleurs très inquiétant de constater que les restructurations des hôpitaux et de l’AP-HP en particulier se basent sur des approximations, des a priori surannés voire pire des conflits d’intérêts visant pour certains à « faire du chiffre » au détriment des patients.

Les conditions d’exercice sont définies dans un cadre réglementaire précis auquel l’Hôtel-Dieu se conforme scrupuleusement. Ces conditions ont été précisées par le Pr Pateron, chef de service des urgences de St-Antoine et chargé par l’AP-HP de déterminer l’environnement nécessaire au maintien des urgences de l’Hôtel-Dieu. Ces conditions sont aujourd’hui parfaitement réunies.

Elle ne le seront plus si le sabotage continue : comment la même personne peut elle dénoncer une insuffisance de moyens quand c’est elle même qui l’organise ?

Vendredi 2 août dernier, des camions de déménagements ont été heureusement empêchés par les personnels de vider un service essentiel au fonctionnement des urgences de l’hôpital, celui de médecine interne. La veille, dans un long communiqué le Pr Capron, président de la Commission Médicale de l’AP-HP (dont tous les membres sauf un sont extérieurs à l’Hôtel-Dieu)  s’élèvait contre la décision de la ministre de la Santé de suspendre la fermeture des urgences, qu’il juge « irresponsable et condamnable, affirmant que "maintenir ce service d'accueil des urgences serait flouer les Parisiens, en les mettant à la merci d'un accident grave dû à l'insuffisance de moyens".

Mais de qui se moque-t-il ? Ce déménagement visait à organiser l’insuffisance de moyens qu’il dénonce en pompier pyromane.

Un service d’urgences sont un thermomètre du système de santé et de la société. Casser le thermomètre n’a jamais guéri la fièvre qui ne cesse de monter !

La ministre de la Santé Marisol Touraine a bien compris ces enjeux en confirmant que, "pour le moment, il n'y a[vait] pas de fermeture prévue".

Mais en poursuivant les déménagements et/ou démantèlements, le Pr Loïc Capron et la directrice générale de l’AP-HP Mireille Faugère remettent en cause la décision de leur ministre de tutelle. Ce sont eux qui sabotent pour créer l’accident et soumettent les personnels à une pression intolérable.Il est urgent qu’aucun des services et personnels présents à l’Hôtel-Dieu ne soit fermés, transférés ou mutés.

Dans l’attente d’une décision définitive de maintien de l’Hôtel-Dieu comme hôpital avec lits, urgences et plateau technique, et pour continuer à soigner en toute sécurité, il appartient désormais à Marisol Touraine et à Claude Evin de faire prévaloir l’intérêt général sur les quelques intérêts particuliers soutenus jusqu’ici par l’AP-HP.

 


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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 07:28

Il en a profité pour lécher ses amis patrons comme le prouve ces captures d'écran du site de France Inter :

 

http://4.bp.blogspot.com/-Il-ZIL-bfBM/Uh-RupJ0K7I/AAAAAAAADTI/uc3Oa2yDq-U/s640/mosco.PNG

http://2.bp.blogspot.com/-FmvBQbjRz5Q/Uh-RvoEUIJI/AAAAAAAADTQ/e4SMyAT9Yp4/s640/mosco2.PNG


http://4.bp.blogspot.com/-RpOHilQrv7M/Uh-RxAsKn7I/AAAAAAAADTY/e5LDaSZZmt4/s640/mosco3.PNG

 

 

 


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