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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 09:31

 

http://siteofficieldupoi.files.wordpress.com/2012/05/401px-jean-marc_ayrault_-_mars_2012.jpg?w=192&h=100&crop=1Voici les principaux extraits des déclarations faites hier par Jean-Marc Ayrault à l’occasion du séminaire gouvernemental "la France dans 10 ans" :


« Lors de la première conférence sociale, nous avons créé un Commissariat général, le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective, dirigé par Jean Pisani-Ferry.


(…) Voilà ce que nous avons décidé de faire en confiant cette mission au Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective. Cela ne sera pas un exercice en chambre – je vous le dis tout de suite. Les scénarios seront mis sur la table, les diagnostics devront être partagés avec les forces vives du pays, les forces économiques et sociales, les grandes organisations syndicales, mais aussi les grandes organisations associatives, les experts, français, européens et internationaux, mais les citoyens eux-mêmes (…) :


  • réforme de notre modèle social, qui nous a permis d’amortir plus que d’autres les crises que nous avons traversées, mais, en même temps, ce modèle social peut connaître des difficultés, il peut connaître des problèmes de financement, il faut donc le renouveler sans pour autant le détruire (…)

  • le modèle de croissance et de financement : lutte contre les déficits (…)

  • mutations de la société française. Le modèle républicain (…) est à la peine. [Il faut] répondre à la question de cette nouvelle donne liée à l’époque dans laquelle nous sommes avec clairvoyance (…)

  • le projet européen l’Europe (…) n’est plus lisible, n’est plus rassurant, n’est plus convaincant. En 2005, il y a eu ce rejet au référendum sur la constitution de l’Europe. Le projet européen qui protège, le projet européen qui permet aux nations européennes de jouer leur rôle avec confiance dans la mondialisation doit être repris et la France, pays fondateur, prendra ses responsabilités pour de nouvelles initiatives. (…) »

 

http://www.xerficanal.com/img/emissions/32.jpgC'est qui Jean-Pierre Pisani-Ferry?

 
Outre qu'il est professeur dans plusieurs universités et à l'Ecole Polytechnique, membre et parfois dirigeant de clubs d'économie capitaliste, il est aussi expert économique pour la Commission Européenne et le FMI. Ce n'est pas donc médire que sa philosophie est à des années lumières d'une politique de justice et de progrès social.

 


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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 09:24

21 aout 2013 

Publié par aragon 43

 

http://img.over-blog-kiwi.com/600x600/0/55/30/27/201308/ob_ea4fa32a364d5e591b81552f55a24c55_croizat.jpgAMBROISE CROIZAT,ministre du travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947


RETRAITES :LES ANNONCES SE PRÉCIPITENT VERS DU TRÈS MAUVAIS POUR LE MONDE DU TRAVAIL


Le gouvernement recevra d’ici quelques jours les organisations syndicales et patronales pour leur livrer le fruit de sa réflexion sur les retraites.


Mais c’est un secret de polichinelle.


Les milieux gouvernementaux et patronaux, leurs experts, le rapport Moreau ont déjà signifié qu’il n’y aurait point de salut en dehors de mesures draconiennes frappant les retraités et surtout les futurs retraités.


La presse livre chaque jour, à petites doses, ce qui serait envisagé.


Le régime général des retraites de la Sécurité Sociale ne serait plus que l’ombre de lui-même et son extrême précarité fait déjà saliver les fonds de pension qui rêvent de venir prendre la place et de présenter aux salariés, qui en auront les moyens, des systèmes de retraites par capitalisation.


Ainsi la France se coucherait devant les injonctions de Bruxelles qui réclame que partout les politiques d’austérité s’appliquent et que les systèmes de Sécurité sociale mis en place en Europe à la libération soient définitivement rayés de la carte car devenus trop généreux dans une période de crise, dit-on, dans ces milieux de privilégiés.


Ainsi ce matin sur France inter, le porte parole du patronat, du journal les Échos, nous a fait le point des mesures que s’apprêteraient à annoncer la premier ministre : une hausse importante de la CSG qui affecterait les retraités et les actifs, un allongement de la durée de cotisation qui pourrait aller jusque 44 ans étalé dans le temps.


Sarkozy et Fillon ont rêvé d’une telle réforme et n’avaient pu l’obtenir en 2010 face à plus de 7 millions de personnes au total qui avaient manifesté durant plusieurs semaines à l’appel des organisations syndicales et des partis de gauche dont le parti socialiste.


Le commentateur de France-Inter disait ce matin que les travailleurs prenant leur petit déjeuner vont pour ainsi dire le prendre de travers.


Il a raison.


C’est certain et en particulier pour tous ces jeunes précaires, ces jeunes chômeurs en attente parfois pendant des années d’un vrai boulot permettant de cotiser pour les retraites pour obtenir un jour le droit de partir avec les trimestres nécessaires pour une retraite à 60 ans comme les manifestants de 2010 l’exigeaient.


Même chose pour les retraités qui vont voir leur niveau de vie reculer sérieusement et suivre les autres reculs remontant jusqu’aux mesures Balladur de 1993.


Cette réforme est une grave faute du gouvernement, il veut la prendre en parfait accord avec le patronat car il s’agit de mettre un terme, au bout, à la cotisation dite patronale déjà amputée par de multiples exonérations et de la faire payer pour la quasi-totalité par le monde du travail avec la CSG et éventuellement la TVA .


Pendant ce temps les grandes entreprises s’engraissent et distribuent toujours plus de profit à leurs actionnaires avec ce qui est en sorte pris aux salariés et aux retraités, ne serait-ce par les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient ces grands groupes jusqu’à 1,6 SMIC.


Le gouvernement, c’est grave, résilie 1945 et le système solidaire de la Sécurité sociale mis en place par Parodi, Croizat et Laroque avec l’aide puissante de la CGT et de ses cinq millions d’adhérents ainsi que du Parti communiste qui représente près de 28 % des voix aux élections.


Je rappellerai que Croizat s’était opposé à une Sécurité sociale basée sur l’impôt, contestant le système mis en place en Grande Bretagne par Béveridge, qui faisait reposer la Sécurité sociale sur la fiscalisation.


La cotisation fut le choix du législateur à l’unanimité de l’Assemblée provisoire et Croizat indiquait alors que la cotisation était en lien avec le travail, la création de richesse de la classe ouvrière et que la cotisation de l’employeur n’était en fait que la cotisation de l’entreprise avec celle du salarié prise sur les richesses créées.


L’âge de la retraite était fixée à 65 ans mais avec l’idée qu’au fur et à mesure de la reconstruction du pays détruit par la guerre cet âge pourrait évoluer vers 60 ans ce qui arrivé tardivement en 1982 grâce à l’Union de la Gauche et à un gouvernement la composant après une formidable bataille de la CGT qui disait à cette époque vaut mieux payer des retraités que des chômeurs.


Ici, c’est donc un recul de civilisation auquel hélas le gouvernement nous convie.


Ce choix doit être combattu avec opiniâtreté par tous les travailleurs et les retraités et le 10 septembre doit marquer notre désaccord le plus complet par la participation massive de tous les travailleurs et des retraités.


En 1945, il n’y avait plus rien dans les caisses de l’Etat, la droite pétainiste avait mis le pays à genoux avec les nazis, il fallait reconstruire du social et des hommes et des femmes l’ont fait avec la Sécurité sociale et ils ont choisi la cotisation sociale pour alimenter cette solidarité que nous a envié le monde entier.

Ils n’ont pas hésité les Pierre Laroque, Alexandre Parodi, Ambroise Croizat, George Buisson, Henri Raynaud dans leur diversité d’opinion politique, syndicale à donner les moyens de financement par cette cotisation sociale qui est la clé de voute du système dont le patronat de l’époque a été le seul à le contester, lui qui avait collaboré avec les nazis en ruinant le pays et en faisant des affaires avec les forces occupantes.


Le détruire aujourd’hui en privilégiant la CSG et la décroissance de la cotisation dite de l’employeur serait une honte et un offense à ceux qui nous ont légué cette sécurité sociale et ce système de retraite.


Il faut que la retraite reste à 60 ans pour tous et avant pour les professions pénibles, il faut avoir le courage, comme nos prédécesseurs, de fixer la cotisation salariale et celle de l’entreprise pour financer nos systèmes de Sécurité sociale.


S’il y a encore quelques choses à attendre de ce gouvernement c’est qu’il ait enfin le courage de s’attaquer à l’argent roi plutôt que de charger la barque du coté des salariés et des retraités.


Monsieur le Président de la République ne soyez pas le fossoyeur de la retraite par répartition et solidaire.


Bernard LAMIRAND

 

Animateur du Comité d’honneur national pour la reconnaissance d’Ambroise Croizat comme l’artisan principal de la mise en place de la Sécurité sociale.

 


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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:16

http://www.bfmtv.com/i/580/290/642424.jpg

20 Août 2013 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs


Avant toute chose, mes idées politiques ne penchent pas vers la droite, encore moins pour les thèses nauséabondes de l'extrême-droite. Je dis ça, parce que, selon les médias de l'Elysée et sa porte-parole patentée Najat Vallaud-Belkacem, tous ceux qui ont osé critiquer le séminaire organisé par François II pour la France qu'il nous faut (ho, ho, ho, ho) en 2025, sont catalogués dans ce camp.

 

Bref, madame Irma est entré au gouvernement: "En 2025, la France sera plus vieille, plus petite et moins riche", dixit Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la perspective(mâtin, quel titre!).


Ben oui, mon colon. Plus vieille de 25 ans, c'est l'évidence. Plus petite aussi, c'est pareil avec notre souveraineté sous tutelle militaire de l'OTAN et économique sous le joug des marchés et de leurs soldats en Europe, l'UE et l'euro. Moins riche, ça c'est façon de voir, car si la bande à François Hollande ou à Copé sont au pouvoir, ce n'est pas le CAC 40 qui va voir fondre son bas de laine.


Alors, pour lutter contre, Jean-Pierre Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective (mâtin, quel titre!), qui a introduisit les travaux dudit séminaire dont il ne faut pas se moquer car c'est du sérieux, a claironné: "Il faut donc que la France négocie un strapontin dans l'univers cruel de la mondialisation qu'on n'abolira jamais". J'ai résume, mais l'esprit (esprit es-tu-là, si tu es là frappe 3 fois)) s'y trouve.

 

Au fait, c'est qui Jean-Pierre Pisani-Ferry?


Outre qu'il est professeur dans plusieurs universités et à l'Ecole Polytechnique, membre et parfois dirigeant de clubs d'économie capitaliste, il est aussi expert économique pour la Commission Européenne et le FMI. Ce n'est pas donc médire que sa philosophie est à des années lumières d'une politique de justice et de progrès social.


Enfin, prétendre qu'il est proche (tout proche même) de la rue Solférino à Paris, siège national du PS, n'est pas non plus une calomnie à son encontre. Il a été le conseiller économique de 2 ministres socialistes des Finances: Dominique Strauss-Khan et Christian Sauter.

Et depuis le 25 juin 2013, après avoir été adoubé commissaire général à la stratégie et à la perspective au 1er mai 2013, il a été bombardé par l'Elysée président du comité de suivi du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. (Ouais, pour donner du fric public à des entreprises privées).

 

En fait, je me suis trompé. Ce n'est pas madame Irma qui est commissaire général à la stratégie et à la perspective, mais un adepte pur jus du système économique qui régente notre planète et de la social-démocratie gérant "loyalement" ses affaires.


Alors, elle est pas belle la vie d'ici 2025?


Et dès demain, on va détruite plus encore le système des retraites mis en place par le Conseil National de la Résistance à la libération de la France. Allez, vous en voulez encore?

 

Roger Colombier

 


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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 06:13

http://www.charliehebdo.fr/images/dessins/2013/reportages/urgences/1103-02-Charb-Hopital-c.jpg

Wattrelos, l’Hôtel-Dieu à Paris et désormais Pont-à-Mousson, et d’autres à venir,

comme Juvisy.

Malgré les promesses des politiques, les structures d’urgences sont détruites

les unes après les autres.

La méthode est toujours la même, introduite par Mattei du temps de Chirac et 

conduite par Bachelot du temps de Sarkozy. Rien n’a changé. 


En voici la sordide recette : comment casser le service public.


 SUITE...

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 06:07

http://img.over-blog-kiwi.com/0/35/71/51/201308/ob_8df3bdde39cb9d1624ea4a641896a427_fotolia-40784826-xs.jpg

En ce temps de vacances et d’envoi de cartes postales, prenons un simple exemple : lecourrier. De tout temps, l’amélioration des conditions du courrier – sécurité, rapidité – a été perçue à juste titre comme un progrès. Tout a été fait pendant longtemps par l’Administration des Postes pour accélérer l’acheminement des lettres et colis, en particulier au cours de la deuxième moitié du 20e siècle afin de gagner la bataille du J+1 (une lettre distribuée le lendemain de son dépôt). La technologie a permis cette performance. On aurait pu imaginer avoir atteint définitivement ce but, celle-ci s’améliorant sans cesse.

 

L’article 1 du Code des postes et des communications électroniques est très clair sur ce point ; « Les envois prioritaires relevant du service universel postal sont distribués le jour ouvrable suivant le jour de leur dépôt »

 

Or il est de notoriété publique que ce n’est plus comme cela que ça se passe ! Dans de nombreux cas, cette règle n’est plus respectée…Négligence et réduction de moyens peuvent être évoquées,… mais il y a plus grave : devant cette situation régressive, on assiste à la  création de services beaucoup plus onéreux pour l’usager, qui devient alors un client, assurant, en principe ce service de j+1. Il y a là un véritable détournement de la contrainte de service public, doublé de la mise en place de services mercantiles, rapaces, souvent privés.

 

On peut bien sûr contester ce non respect de la règle, mais qui va entamer une procédure pour une lettre qui a 36 heures de retard ? L’administration compte sur cette situation pour, impunément grignoter ce qui reste du service public…

 

Il n’est question ici que de courrier… Appliquez la même logique aux médicaments, qui aujourd’hui, pour certains, se raréfient et l’on voit l’ampleur du désastre qui se profile. 80% des médicaments utilisés en France sont produits en Chine et en Inde – pourquoi ? devinez !

 

Appliquez la même logique aux transports ferroviaires, aux prothèses médicales, aux accouchements, … vous avez tout de suite sous vos yeux les effets de la marchandisation rampante qui est en train de détruire l’essence même du service public. Aujourd’hui, l’important n’est plus de satisfaire un besoin – souvent vital – mais de faire de l’argent dans la production de ce bien ou de ce service.

 

La marchandisation nous ramène non seulement à des conditions qui sont celles du 19e siècle, mais en plus annihile tout progrès. Le progrès n’est plus au service de l’humanité, mais au service du capital, des financiers qui en font l’instrument exclusif de leur enrichissement.

 

Et dire que l’on nous avait prédit le changement ! Le vrai changement il est à faire là, pas dans les discours !

 

Patrick Mignard 

 

http://fedetlib.overblog.com/la-marchandise-contre-le-progres

 


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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 05:59

http://www.babelio.com/users/AVT2_Cassen_2796.jpegBernard Cassen, secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac


Pour accéder au site de Mémoire des luttes, cliquez ici : http://www.medelu.org/

 

Avec Le Monde diplomatique en español

Contrairement à ceux des pays de langues latines, les dirigeants des pays anglo-saxons – en premier lieu ceux des Etats-Unis – ont depuis longtemps compris la densité stratégique du lien linguistique entre les individus. Le contraste avec la France, pour ne prendre que cet exemple, est frappant : à Paris, il y a certes toujours un ministère chargé de la francophonie dans chaque gouvernement, mais sans moyens financiers, sans visibilité médiatique et surtout sans la moindre influence politique. Qu’ils se réclament de la gauche ou de la droite, la plupart des responsables publics, au pouvoir ou dans l’opposition, prononcent occasionnellement quelques phrases de soutien à la francophonie – comme s’ils déposaient de manière rituelle un bouquet de fleurs sur une tombe – mais ils n’y croient pas une seconde. Ils sont trop fascinés par l’anglais, et leur seule véritable politique linguistique consiste à promouvoir l’usage de cette langue dans le système éducatif et dans la vie professionnelle des Français.


A Londres et à Washington, la démarche est tout autre : pas de grands discours ni d’institutions de défense de l’ « anglophonie », mais une action permanente, discrète et persévérante pour imposer l’anglais comme langue « naturelle » des échanges internationaux, de la science, de la technologie, des forces armées et des industries du divertissement. En conséquence, et avec le soutien actif des « colonisés » locaux – les Européens figurant parmi les plus zélés –, la toute-puissante galaxie communicationnelle anglo-saxonne présente ceux qui refusent encore de se plier à cette volonté hégémonique comme autant de passéistes, de protectionnistes, voire de nationalistes. S’il existait le moindre doute sur le potentiel de solidarité politique induit par l’usage partagé d’une langue maternelle [1], il suffit d’observer l’énorme dispositif d’espionnage planétaire mis en place par l’Agence nationale de sécurité (NSA) des Etats-Unis et révélé par Edward Snowden.


Ce n’est plus un secret : les « grandes oreilles » qui écoutent tous les messages de la planète pour le compte des Etats-Unis ne sont pas seulement américaines, mais également australiennes, britanniques, canadiennes et néozélandaises. Dans le jargon de la « communauté du renseignement », on désigne les pays concernés comme les « cinq yeux ». Cinq yeux qui n’ont qu’une seule langue : l’anglais. En fait, les stratèges américains n’accordent leur confiance totale qu’aux Britanniques et aux ressortissants des trois anciens dominions « blancs » : l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande. Ce Club des Cinq a été formalisé par des traités secrets signés après la deuxième guerre mondiale, le premier d’entre eux, en 1946, entre Washington et Londres, étant le United Kingdom-United States Communications Intelligence Agreement (Ukusa).


Quelle que soit la couleur politique des gouvernements, ces accords n’ont jamais été remis en cause, ni par l’un des Cinq anglophones « purs » ni par un gouvernement extérieur. Ils devraient pourtant poser un sérieux problème à l’Union européenne (UE). Pas seulement parce que ses institutions et ses capitales sont placées sous surveillance par l’ « allié » américain, mais surtout parce que l’un de ses Etats membres, le Royaume-Uni, est un complice actif de cet espionnage. C’est l’une des raisons pour lesquelles Barack Obama tient absolument à ce que Londres reste au sein de l’UE. On se demande même pourquoi la NSA dépense beaucoup d’argent à espionner Bruxelles, alors qu’elle a directement accès à tous les documents réputés confidentiels de sa bureaucratie via le 10 Downing Street et les fonctionnaires britanniques des institutions communautaires…

 


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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 05:39

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/05/pauvrete-1232917101.jpg

 

Lu sur le site de la CGT

Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) estime qu’il y a "urgence à agir" pour les quelque trois millions d’enfants pauvres, dans un avis sur leur "situation alarmante" publié lundi 8 juillet.

"La pauvreté augmente en France depuis 2008 et sa progression affecte davantage les enfants", souligne le CNLE, composé de représentants des ministères, élus, organismes et associations, syndicats et personnalités qualifiées.


En France métropolitaine, 2,665 millions d’enfants (19,6% de la population des moins de 18 ans, soit un enfant sur cinq), vivaient dans une famille pauvre en 2010. Et "on peut craindre que le nombre d’enfants pauvres en France ne soit aujourd’hui plus proche de trois millions", ajoute-t-il.


"De nombreuses études montrent qu’un enfant qui débute sa vie dans des conditions de pauvreté a de très grands risques d’être en échec scolaire, puis d’être mis à l’écart du marché du travail", souligne le CNLE.Ainsi, les enfants pauvres d’aujourd’hui seront pour une large part, si rien n’est fait, les exclus de demain".


Pour le Conseil, "une réforme approfondie des politiques familiales et sociales reste à entreprendre", même si les mesures du plan pluriannuel contre la pauvreté prises en janvier représentent "des avancées concrètes","confortées" par les annonces du 3 juin concernant la réforme des politiques familiales.


Le Conseil "interpelle le gouvernement et le Parlement sur les mesures à prendre dans la prochaine loi de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2014", souhaitant notamment que ses propositions visant à rendre les aides "plus cohérentes et coordonnées" soient prises en compte.

 

Avis du CNLE sur la pauvreté des enfants en France


Télécharger :  http://www.cgt.fr/IMG/pdf/AVIS_CNLE_pauvrete_des_enfants_juillet_2013.pdf

 


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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 10:15

Publié par aragon 43 / 17 aout 2013 

 

Ne pas revenir aux guerres de religions, la pire des calamnités


ÉGYPTE ARRÊTONS LE MASSACRE !


L’Egypte fut au cœur du développement et de la civilisation comme le fut aussi la Grèce.


Nous avons appris cela à l’école.


Ils nous ont appris le vivre ensemble, les lettres, le théâtre, la philosophie, l’art etc. Ils font partie du cheminement de l’homme vers plus de civilité, même si les régimes étaient différents, souvent corrompus et cruels.


Les avancées humaines se traduisaient malgré tout dans les rapports sociaux de l’époque. Les pharaons bâtissaient leurs empires à coups de conquête mais en même temps l’homme s’élevait par l’art et l’écriture et aussi l’histoire racontée dans ces superbes hiéroglyphes et les pyramides majestueuses.

Avec la Grèce la démocratie est née, avec les philosophes aussi et les récits légendaires qui font partie de nos connaissances et nous ont permis de nous élever et de dépasser le despotisme et nos guerres de religions et d’arriver au siècle des lumières.


Aujourd’hui ces deux pays souffre.


L’un, le grec, est à l’agonie parce qu’il est sucé jusqu’à l’os par la finance internationale et le capital nous montre jusqu’à quel point sa soif de profit, son besoin de redresser celui-ci, se fait contre les hommes. Des hommes, il n’en a cure. Il montre là l’extrême fanatisation de l’argent roi. Il tue d’une autre manière que ce qui se passe en ce moment en Égypte.


Cette Égypte que nous aimons est entrain de s’autodétruire.


Ou est passée Égypte de Nasser qui voulait libérer son peuple de la domination du capital ? Ils l’ont tué par le biais de la puissance israélienne, ami du États-Unis.


Les successeurs ont été acheté par les américains avec Sadate et Moubarak ainsi que cette armée financée par les américains qui tire à vue. Le peuple s’est libéré de ses entraves par la révolution et cela est de trop pour le capital car l’Egypte est un verrou essentiel pour la domination des puissances occidentales dans cette région. La deuxième révolution, celle de 2013, avait pour objectif de ne pas voir la première confisquée par les « Frères musulmans » une confrérie de type obscurantiste et proche du fascisme.


Ce qui se passe en ce moment en Égypte, en Syrie, en Irak, en Tunisie d’une autre manière, en Libye, montre que le capital a engagé un bras de fer pour garder le pouvoir dans cette région pour que les révolutions tournent en « nœud de boudin » et que celui-ci ré-assure sa suprématie. La France est engagée au coté des autres puissances occidentales pour mettre fin à ce qui pourrait faire tâche d’huile : la démocratie par les peuples souverains.


En Égypte la révolution a été détournée de son but par les puissances occidentales.


Ce détournement n’est pas le fruit hasard.


La religion est un excellent moyen pour opposer les égyptiens entre eux. La main du capital est derrière ces troubles qui font tant de victimes de part et d’autres.


IL est encore temps que le peuple se ressaisisse et reprenne en main sa révolution. Ce peuple vit depuis longtemps avec le respect des religions qui le compose mais aussi de ceux qui sont laïcs.


L’issue est la paix et la démocratie avec pour but d’assurer à chacun le droit d’être respecté dans ses croyances ou dans son athéisme. Il est temps de mettre un terme à l’enchâssement religieux béquille d’un capital en crise pour assurer sa domination de plus en plus contesté dans le monde et y compris en Europe où des factions religieuses de droite prêche le retour vers le sabre et le goupillon pour diriger les nations et s’empare du pouvoir comme dans les pays de l’Est.


En France le sabre et le goupillon frétille d’impatience et le mariage gay vient de montrer que ces forces là s’organisent.


La sphère public doit être laïc et les croyances sont du domaine privé.


Oui, arrêtons les massacres, barrons la route aux « Saint-Barthélemy et aux pogroms » qui pourraient déboucher de ces querelles religieuses d’un autre temps et que tous les hommes de bonne volonté, croyant comme incroyants s’unissent en Égypte et ailleurs pour mettre fin à ces embrasements dont on sait qui allume la mèche.


Bernard LAMIRAND

 


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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 07:58

euro-greeceDans l'Union européenne, ceux qui travaillent le plus sont les Grecs ... loin devant les Allemands

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

« Les Grecs, ces fainéants », ce préjugé solidement ancré dans les têtes, relayé par les médias dominants afin de faire passer la politique de casse sociale sans précédent orchestrée par l'UE, se révèle pourtant à l'analyse un mensonge éhonté.

 

Il y a un peu plus d'un an, l'institut de sondage américain Pew Research Center réalisait un sondage révélant que, pour quasiment tous les Européens (sauf les Grecs eux-mêmes!) : les Allemands sont ceux qui travaillent le plus et les Grecs ceux qui travaillent le moins en Europe.

 

La réalité contredit les idées reçues. Selon les chiffres publiés par l'OCDE ceux qui dans l'Union européenne ont le plus travaillé dans l'année 2012 sont … justement les Grecs avec 2 032 h par an.

 

En dernière place, on retrouve les Hollandais avec 1 379 heures par an et avant-derniers les Allemands avec 1 413 heures par an de travail.

 

La moyenne des pays de l'OCDE se trouve à 1 776 heures. Seuls les Mexicains (2 250) et les Chiliens (2 047) travaillent plus que les Grecs parmi les 36 pays de l'OCDE.

 

Les employés grecs travaillent donc en moyenne 40% de plus que les Allemands.

 

Certains analystes ont cherché à relativiser les chiffres en insistant sur le poids des travailleurs indépendants en Grèce, ou sur le développement massif du temps partiel en Allemagne.

 

Toutefois, même en éliminant ce type de travailleurs du calcul, le temps de travail reste encore bien supérieur en Grèce

 

Une des raisons mises en avant pour explique ce différentiel résulte notamment du recours plus important côté Allemand des congés maternité, maladie et des vacances. Quatre semaines de plus en moyenne que pour les Grecs.

 

Les différences de productivité entre travailleurs Grecs et travailleurs Allemands interpellent, d'une part sur les mécanismes différenciés de l'extraction de la plus-value. D'autre part sur le processus de spécialisation inégale imposée par le division internationale du travail, organisée ici par l'UE.

 

Ces chiffres battent en brèche les caricatures et permettent de chercher les véritables raisons derrière l'attaque subie par les travailleurs grecs dans le processus d'intégration européenne intensifiant l'exploitation des travailleurs de tous les pays européens.

 

 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 19:26

Interview de Bernard FRIOT paru dans l'Humanité du mercredi 14 Aout.


Le FSC considère effectivement qu'il faut sortir des attitudes défensives et des approches réformistes qui n'ont pour objectif que de corriger à la marge les contre-réformes initiées depuis 30 ans.

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Avec plus de 10 % de chômeurs en France, un marché du travail en crise, vous préconisez la "révolution par le salaire", alors que le salariat est considéré par beaucoup comme une aliénétion


http://jlmi.hautetfort.com/media/02/02/1510115832.jpgBernard Friot.

Le salaire implique bien davantage qu'un lien de subordination et du pouvoir d'achat. S'en tenir là nous empêche de lire les dimensions anticapitalistes conquises dans le salaire entre les années 1930 et 1970, à savoir la qualification de la personne dans la fonction publique et la cotisation qui socialise déjà 45 % du salaire.


Ces conquêtes, gagnées sous l'impulsion de la CGT et des communistes, sont des tremplins considérables pour une autre définition de la valeur économique et donc du travail. 40 % du PIB sont déjà produits dans le cadre des services publics et de la Sécurité sociale par les fonctionnaires, les retraités, les soignants, les parents et les chômeurs. Autant de personnes qui ne relèvent ni du marché du travail ni de la valorisation de la propriété lucrative par la production de marchandises. Cela ouvre un possible pour sortir du capitalisme. Le salariat, c'est la classe révolutionnaire en train de se construire en assumant ses conquêtes, en poussant plus loin l'affirmation de cette alternative.


Une alternative au marché du travail par la généralisation du salaire à vie des fonctionnaires et des retraités. Mais aussi une alternative à la propriété lucrative et au crédit par la généralisation de la cotisation, pour financer l'investissement, et de la copropriété d'usage de tous les outils de travail. Enfin, une alternative à la mesure de la valeur par le temps de travail, par la généralisation de sa mesure, par la qualification des producteurs, comme c'est déjà le cas pour l'administration et la Sécurité sociale.


Pourquoi mettre la cotisation au cœur de ce système ?


Bernard Friot.

La cotisation, grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas le profit ni la rémunération de la force de travail, ces deux institutions du capital. Elle les remplace pour financer une croissance non capitaliste.


L'augmentation des cotisations sociales est une revendication constante de la Libération aux années 1980 : elles passent alors de 16 à 66 % du salaire brut. Cette augmentation du taux de cotisation induit une création monétaire qui anticipe la valeur économique produite par des personnes qui n'ont ni employeurs ni actionnaires.


La cotisation, c'est la légitimation de ce que nie le capital : nous sommes les seuls producteurs de la valeur. Cela doit être reconnu par un droit à un salaire attaché à la personne et non pas à l'emploi. Dans la convention du salariat, ce salaire, socialisé à 100 %, sera garanti à vie de dix-huit ans jusqu'à la mort, sur une échelle allant par exemple de 1500 à 6000 euros net mensuels, en fonction de la qualification.


Par généralisation de la cotisation sociale, le salaire ne sera pas versé par l'entreprise : elle cotisera à une caisse qui, par mutualisation des valeurs ajoutées, pourra garantir les salaires. De même, une cotisation économique financera l'investissement et mettra fin à la propriété lucrative en laissant la place à une propriété d'usage des lieux de production par tous les salariés.


Les caisses d'investissements et de salaires seront gérées par les salariés, comme l'ont été les caisses de Sécurité sociale jusqu'en 1960. La cotisation se substitue donc au marché du travail et au profit. Mais si elle continue à être présentée à tort comme de la solidarité, assez vite elle pourrait être menacée par la contribution sociale généralisée (CSG) et disparaître.


Justement, comment combattre cette montée en puissance de la CSG, notamment dans le financement des retraites ?


Bernard Friot.

Il faut revenir aux fondamentaux, à Ambroise Croizat.


En 1946, ministre du Travail communiste, il crée la Sécurité sociale. Il ne fait pas du passé table rase mais part des caisses d'assurances sociales existant depuis les années 1930.


Son acte révolutionnaire, c'est de doubler le taux de cotisation (de 16 à 32 % du salaire brut) et de tripler le montant des allocations familiales qui sont alors le cœur de la Sécurité sociale.

 

La moitié du salaire des familles populaires, ouvrières ou employées, va ainsi être constitué par ces allocations indexées sur le salaire. Est-ce qu'Ambroise Croizat ponctionne la valeur capitaliste pour financer l'activité des parents ? Pas du tout ! La hausse formidable du taux signifie qu'on attribue de la valeur économique au travail des parents.

 

Et cela va être un élément déterminant de la croissance. Dans les années 1960, la chose se renouvelle, avec une augmentation considérable du taux de cotisation maladie qui finance la création des centres hospitaliers universitaires et le conventionnement de la médecine de ville. Le mouvement se poursuit dans les années 1970, avec la hausse du taux de cotisation vieillesse, qui reconnaît la valeur économique produite par les retraités.

 

Généraliser la CSG en taxant les revenus financiers des entreprises pour financer les retraites, c'est s'inscrire dans la lecture capitaliste de la Sécurité sociale comme institution utile mais non productive. C'est surtout ce qu'il faut éviter. Au contraire, il faut augmenter le taux de cotisation pour financer les retraites.


Une nouvelle réforme des retraites drastique s'annonce à la rentrée, n'est-ce pas l'occasion de faire émerger d'autres idées ?


Bernard Friot.

Oui, cette occasion doit être saisie pour avancer les mots d'ordre suivants : retraite à 55 ans avec 100 % du meilleur salaire net, sans tenir compte des annuités (ou des points).

 

Le financement sera assuré à la fois par la hausse des salaires et par la hausse du taux de cotisation (qui doit passer de 26 à au moins 34 % du brut) : c'est le cœur de la revendication. Si on dit retraite à 55 ans, ça oblige à expliquer que les retraités travaillent, sinon les gens vont s'étonner : « Attendez, on ne fait plus rien à 55 ans ? »

 

La retraite, ce n'est pas la revendication du loisir après une longue vie de travail, c'est une seconde carrière libérée de l'emploi et de la mise en valeur du capital. Si l'on dit 100 % du meilleur salaire net sans tenir compte des annuités, ça oblige à expliquer que la pension s'est construite comme salaire continué et non pas comme contrepartie des cotisations passées, que justement la contrepartie des pensions est dans le travail actuel des retraités. C'est ça le salariat, être défini par le salaire comme droit politique, pas par le marché du travail, ni par les actionnaires.

 

Dans la convention du salariat, vous déconnectez l'emploi du salaire, vous distinguez la propriété lucrative de la propriété d'usage. C'est un moyen de se prémunir contre les dérives de certains patrons ?


Bernard Friot.

C'est une garantie contre tout patron : nous devons être les copropriétaires d'usage de nos outils de travail. La propriété lucrative, elle, est totalement parasitaire, il faut s'en passer.

Ici, il importe de mettre de notre côté nombre de patrons de PME, contre les actionnaires des marchés financiers que nous ne convaincrons évidemment jamais, eux.

 

Je discutais récemment avec un chef d'entreprise du bâtiment. Il constitue la cinquième génération de patrons, il a dû assumer cet héritage, engager son patrimoine Cette pratique de la propriété est désuète. La condition de la responsabilité, c'est la propriété, et c'est pourquoi il faut la diffuser à tous les producteurs. Nombre de patrons gagneront à être libérés de l'obsession de trouver des marchés pour payer les salaires, libérés aussi de leur patrimoine lucratif qui pèse souvent sur leur trajectoire.


Ils deviendraient copropriétaires d'usage de l'entreprise avec les autres salariés. Le tissu économique, ce n'est pas que le CAC 40 ! Ce sont des libraires, des experts-comptables, des artisans, de petits industriels que nous pouvons mettre de notre côté. Reste aussi, bien sûr, à convaincre les salariés qu'ils peuvent être copropriétaires de leur entreprise.

 

Les salariés ne seront donc plus, par essence, obligés de travailler. Que répondez-vous aux critiques sur une supposée oisiveté généralisée, discours qu'on entend parfois pour parler des chômeurs ?


Bernard Friot.

C'est le discours aliéné de ceux qui ont intégré cet incroyable appauvrissement de soi qu'est le marché du travail. Cela démarre dès la classe de sixième, on emmène nos gamins dans des salons d'orientation pour les conditionner progressivement, on fait des cours de CV pour inscrire leurs ambitions dans ce carcan. L'appauvrissement, c'est le fait de se conformer aux attentes des offreurs d'emplois.


De plus en plus de trentenaires, de quadragénaires refusent le marché du travail et la valorisation d'un capital. Ils s'organisent pour en sortir en montant des sociétés coopératives (Scop), en s'investissant sur Internet.


Certes, c'est encore du bricolage. Et pas toujours facile à vivre, notamment quand on utilise l'indemnisation du chômage pour créer de la valeur économique alternative.

 

Ces expérimentations sont encore fragiles, faute d'un cadre légal. De même, les retraités doivent être encouragés dans la production de valeur économique. Les salariés des entreprises menacées de délocalisation ou de fermeture doivent être soutenus dans la reprise de leur outil de travail. Lorsque le mouvement ouvrier, notamment la CGT et le Parti communiste dont je fais partie, pourra faire le lien avec tous les collectifs sensibles à cette question, ce sera un progrès !

 

Comment créer ce déclic pour sortir du capitalisme ?


Bernard Friot.

En nous appropriant notre histoire. La classe dirigeante tente de nous convaincre que la Sécu est simplement une ponction sur la valeur capitaliste pour financer de la solidarité.

 

Or, au contraire, ça fait un siècle que le capitalisme est contesté de manière centrale par la socialisation du salaire. Je le répète, 800 milliards d'euros, soit 40 % du PIB, relèvent d'une production non capitaliste. Il s'agit d'assumer ces conquêtes de la classe ouvrière.

 

Le Conseil national de la Résistance (CNR) et la Sécurité sociale doivent être abordés comme une actualité, et pas avec nostalgie. Des centaines de milliers de militants ont pris des risques considérables pour créer ces tremplins pour sortir du capitalisme. Il est temps que nous décidions qu'à leur suite nous avons à faire l'histoire.

 

En face de nous, nous avons une classe dirigeante qui, elle, est organisée, se bat tout le temps, parce qu'elle est aux abois. Faute d'être capable de diriger la production de valeur économique de façon positive, elle met en place un appareil militaire et policier, elle habitue la population à la mise en cause des libertés publiques sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou de guerre économique.


Tant que nous ne serons pas explicitement candidats à la direction de la production de la valeur économique et organisés à la hauteur de cette ambition, nous nous battrons sur la défensive. Un retour à l'offensive suppose que nous nous appuyions sur les conquêtes de la classe ouvrière en les poussant plus loin à l'occasion de tous les conflits sociaux, concernant les retraites, les fermetures d'entreprises


Nous avons vu comment aborder dans cet esprit la question des pensions, salaire à vie à généraliser, et le caractère central de la mobilisation pour la hausse des salaires et du taux de cotisation sociale. Il y a aussi beaucoup à réfléchir sur la façon de mettre sur le tapis la question de la généralisation de la propriété d'usage de l'outil de travail et du logement.

 

De même, les attaques contre la fonction publique doivent être contrées par la proposition de généralisation à tout travailleur de la logique du grade, c'est-à-dire de la qualification de la personne, contre celle de l'emploi qui qualifie le poste ou, aujourd'hui, les parcours professionnels.


Sur ce point précisément de la « sécurisation des parcours professionnels », projet réformateur qui tente de faire du support des droits non plus le poste de travail mais le parcours professionnel, la revendication de Sécurité sociale professionnelle, portée par la CGT, en attribuant la qualification à la personne, peut nous faire avancer vers le salaire à vie et la suppression du marché du travail.


Le tour de France que je fais pour des débats ou des formations avec l'association d'éducation populaire Réseau Salariat confirme l'énorme intérêt que rencontrent ces thématiques.

 

Le sociologue, auteur de l'Enjeu des retraites et de l'Enjeu du salaire, propose une alternative offensive pour le travail ainsi que pour le financement des retraites et de la Sécurité sociale.

« Le salariat, c'est la classe révolutionnaire en train de se construire »

 

Entretien réalisé par Cécile Rousseau


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Published by Comite-pour-une-Nouvelle-Resistance -CNR - dans La lutte des classes
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