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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 12:50

 

http://siteofficieldupoi.files.wordpress.com/2012/09/bann.jpg?w=192&h=100&crop=1Le Fonds monétaire international (FMI) a préconisé, vendredi, que l’Espagne baisse encore les salaires, comme moyen de réduire le taux de chômage (26,26%).  « Les réformes doivent aller plus loin, en augmentant la flexibilité interne au sein des entreprises » a déclaré le FMI, au terme de son contrôle annuel sur l’Espagne.


Serré de près par la Troïka (Fonds monétaire international, Union Européenne, Banque Centrale Européenne) pourdéficit excessif (922,828 milliards d’euros de dette au premier trimestre 2013 intégrant un prêt de 41,3 milliards d’euros pour les banques), le pays atteint le nombre de 4,7 millions de chômeurs.

Ce chiffre a baissé en juillet, selon les chiffres officiels publiés vendredi, grâce aux emplois liés au tourisme.

 

Si le premier ministre Mariano Rajoy, englué dans un scandale de corruption en déduit que son pays est  "sur le point de sortir de la récession ", le FMI, pour sa part, prévoit une baisse de la croissance de 1,6 % cette année, nulle en 2014 et faible les années suivantes .


Alors que le salaire minimum est de 645 euros, le FMI prône une baisse des salaires, plutôt que des licenciements. Il prédit un taux de chômage supérieur à 25 % jusqu’en 2018, critique les « coût de licenciement élevés » dans le cas des contrats fixes et appelle à un accord entre patrons et syndicats pour améliorer la situation.


L’Espagne s’est déjà engagée dans cette voie, comme à Renault notamment, où un accord, en novembre 2012, qui réduisait les contrats fixes protégés au profit de contrats précaires, avait été signé par les syndicats


 

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 00:26

Un accord sur la sécurisation de l’emploi serait en cours d’élaboration au sein de la banque d’investissement, pour une signature à la rentrée, affirment des sources syndicales de Natixis ce dimanche. Le groupe compte 11 000 salariés.


http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/08/106226_the-logo-of-french-bank-natixis-is-seen-in-front-of-one-of-his-office-in-paris.jpg?w=500&h=223

Un CCE doit se tenir le 2 septembre prochain pour signer un plan de sécurisation de l’emploi.

Sur 11 000 postes, Natixis pourrait en supprimer 500 à 700. C’est ce qu’affirment dans le JDD des sources syndicales, évoquant un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire de la banque d’investissement au 2 septembre. 

 

Ce CCE serait organisé pour soumettre à la signature des syndicats un accord sur la sécurisation de l’emploi, incluant des départs en pré-retraite et volontaires.   Selon le Journal du dimancheaprès la signature de cet accord, qui porterait sur une période de trois ans, la banque pourrait lancer dans la foulée un plan de départsvolontaires et supprimer entre 500 et 700 postes.


Cet accord de sécurisation de l’emploi a fait l’objet d’une négociation jusqu’à la fin juillet. Il porte notamment sur la gestion des carrières, les conditions financières de départs en pré-retraite et sur des départs de l’entreprise de salariés ayant un projet professionnel. Mais selon les syndicats, aucun chiffre précis d’emplois concernés n’a été avancé par la direction.


"Ce nombre de suppressions de postes me semble plausible, la direction ne va pas s’embêter à faire un plan de départs pour 100 personnes", a expliqué Sébastien Lewis, délégué central CGT, deuxième syndicat du groupe. "Mais en l’absence du nouveau plan stratégique qui doit être dévoilé en novembre, on ne peut rien chiffrer pour le moment", a-t-il affirmé.


La direction n’a pas confirmé ou infirmé ce plan. Le groupe Natixis intégré appartient au groupe BPCE (Banque Populaire-Caisse d’Epargne). Le plan stratégique 2014-2017 concernera tout le groupe BPCE.

 

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/natixis-pourrait-supprimer-entre-500-et-700-postes_397376.html#xtor=AL-189

 

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:02

http://www.lepoint.fr/images/invites-du-point/header-de-montgolfier.jpg

04/08/2013

 

De la différence naissent les peurs, puis les violences. L'exemple du sort réservé aux gens du voyage a inspiré le procureur Éric de Montgolfier.

http://www.lepoint.fr/images/2013/08/04/sipa-jpg-1770358-jpg_1622213.JPG

 

Par ÉRIC DE MONTGOLFIER


L'âge venu, le temps passé vous rapporte sans cesse des bribes de votre enfance. Alors, comme une éponge, vous absorbiez les leçons de vos maîtres. L'éducation civique y tenait une large place, formant des citoyens pour la République. Des têtes bien faites, plutôt que seulement pleines.

 

À entendre monter les cris de l'intolérance, il semble que nombre d'entre nous aient évité ce qui paraît aujourd'hui des écueils. Des têtes vides qui ont tout oublié des périodes les plus sombres de notre histoire. Les images d'Épinal nous montraient une France accueillante et généreuse. Sans doute avait-on forcé sur les couleurs chatoyantes. La réalité, cette triste réalité qui réduit à peu les élans de l'âme, en a vite corrigé les excès. Voici que, dans notre pays, certains appellent sans cesse à l'intolérance.


On aimerait croire que cette politique n'est que le produit d'une stratégie tendant à réduire l'influence du Front national. L'égaler pour ne point laisser le champ libre à ses outrances. Un peu la politique de Gribouille qui, les jours de pluie, se réfugiait dans une mare pour ne pas être mouillé. Mouillé, comme le doigt qui paraît servir à prendre le pouls de l'opinion afin de ne jamais la contrarier.

 

Les sondages ont remplacé l'intelligence politique, elle-même supplantée par le besoin, souvent celui d'être élu. Faut-il vraiment s'accommoder de ce que la démocratie, à défaut d'être le meilleur des systèmes, en reste le moins pire ? Au moins atteint-on ici les limites de la démocratie représentative quand les élus se laissent guider plus qu'ils ne guident. Car ce ne sont pas les partis de l'extrême qui font naître les phénomènes de rejet qui se multiplient, mais ceux qui les portent d'autant mieux que d'autres, qui devraient en être éloignés, tendent à s'en rapprocher.

Il suffit de peu en certaines contrées pour paraître étranger

Pour se flatter de vivre au pays des droits de l'homme, notre peuple s'abîme trop souvent dans ses peurs.

 

Les rejets viennent surtout de là et les périodes de crise économique les alimentent plus que de coutume. Mais cette explication ne vaut que partiellement. Toutes ces années, il m'a été donné de constater combien la différence provoquait cette inquiétude qui conduit à l'exclusion, pas seulement quand des intérêts vitaux sont en cause. Il me revient en mémoire un conseil de prévention de la délinquance dans un gros bourg du Nord. La réunion m'avait étonné tant les chiffres de la délinquance étaient minces. Un seul cambriolage l'année écoulée. Un de trop, certes, mais quand même... Je le fis valoir aux habitants quand ils évoquèrent l'insécurité dont ils souffraient. La semaine dernière, me répondirent-ils, il y avait, la nuit tombée, trois personnes sous un réverbère de la place. Oui... et bien ? "Ils n'étaient pas d'ici." Il suffit de peu en certaines contrées pour paraître étranger et justifier une crainte irraisonnée.


Au moins ne s'agissait-il pas de "gens du voyage", citoyens de cetteEurope qui se veut fraternelle ou simplement de France, que l'on affuble souvent, même au coeur des institutions, de vocables qui respirent davantage la discrimination que la sympathie. Partout, je les ai vus pourchassés, caricaturés, désignés comme fauteurs de troubles, asociaux, vivant de rapines, et j'en passe. Certes, leur mode de vie est-il sensiblement différent du nôtre, mais il n'est pas en soi contraire à nos lois. Au contraire, elles imposent, en admettant ainsi implicitement sa légitimité, la création d'aires pour les accueillir dignement.

 

Mais les élus regimbent et préfèrent payer des pénalités, à la charge des communes, plutôt que de respecter la loi, comme c'est le cas pour les logements sociaux. Alors, l'occupation sauvage prend des allures de légitime défense.

Plus de problèmes pour les propriétaires privés que sur les terrains publics

Mais, même quand les communes respectent la loi, les aires d'accueil ne peuvent être adaptées aux déplacements saisonniers de grande ampleur. Alors, venus en nombre, les nomades s'installent au mépris des règles de la propriété. Cela pose de réels problèmes, sans doute plus encore pour les propriétaires privés que sur les terrains publics. Mais la collectivité, qui sait parfois reconnaître le droit des minorités, a le devoir de favoriser l'exercice normal de leurs libertés ; elle sait d'ailleurs fort bien, quand elle en tire avantage, se doter provisoirement des infrastructures nécessaires à l'accueil et au séjour des participants. Pourvu du moins qu'ils ne soient pas tenus pour indésirables... Les arguments utilisés pour s'y opposer en témoignent parfois, avec une pauvreté intellectuelle qui claironne les préjugés.


Ainsi, le maire de Nice s'est récemment ému de l'occupation forcée d'un terrain de sport de la ville. Mais pourquoi a-t-il fallu, outre ses habituelles rodomontades, qu'il évoque leurs grosses voitures ? Elles lui paraissent suspectes entre leurs mains. C'est vrai, non, ceux qui se déplacent ainsi devraient au moins avoir l'air pauvres ! À n'en pas douter, ce serait, aux yeux de l'édile, le signe de leur probité. Les grosses voitures vont bientôt fuir une ville dans laquelle elles suscitent si peu de considération, ce qui, à vrai dire, ne m'était pas apparu pendant les treize années que j'y ai passées.

 

Mais avec un tel argument, la question est posée : après la chasse aux prostitués qui déparaient la promenade des Anglais, puis la stigmatisation des musulmans qui, faute de la mosquée promise, priaient dans la rue, serait-ce le tour des "gens du voyage" ? Comme les autres, cette cible a le mérite de rassembler les bien-pensants, peut-être les bien-votants, dans une ville dont le maire affirme précisément que les gens pensent comme lui. Espérons quand même que la contagion en épargnera quelques-uns.

 



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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 15:50

http://communismeouvrier.files.wordpress.com/2013/08/congespayes2.jpg?w=500&h=404

TRIBUNES - 

 

Par Achille Blondeau, ancien secrétaire général de la fédération CGT du Sous-sol :


Il faut prendre au sérieux la récente attaque du directeur de l’Express, Christian Barbier, contre les congés payés. C’est un des plus connus de ces messieurs je-sais-tout qui pullulent dans les médias et véhiculent l’idéologie de la droite rétrograde.

 

Après les salaires trop élevés, la durée hebdomadaire du travail trop courte, la retraite acquise de trop bonne heure et d’un coût ingérable, voilà maintenant les congés payés dans le collimateur. La bienveillance manifestée par François Hollande et son gouvernement envers le grand patronat encourage manifestement la mise en cause de tous les acquis sociaux sans exception. Un rappel historique s’impose.   


Avant 1936, les ouvriers étaient condamnés au travail du 1er janvier au 31 décembre. La grève générale de juin 1936, avec occupation des mines et des usines, leur apporta, entre autres, deux semaines de congés payés l’an. Une véritable révolution. Alors âgé d’une douzaine d’années, j’en conserve un vif souvenir. Je revois la sortie avec vélos fleuris que la section syndicale CGT des mineurs de Raimbeaucourt (Nord), dont mon père était le secrétaire, avait organisée pour aller pique-niquer aux étangs de Brunémont. C’était le défilé de la victoire remportée sur les compagnies minières.

Enfin l’on pouvait se reposer deux semaines consécutives sans devoir se lever à 4 h 30 et passer la journée au fond de la mine ! C’était une nouvelle vie qui commençait…


Les congés payés étaient tellement populaires que le gouvernement de Vichy n’osa pas les supprimer. Mieux : en juillet 1942, en butte au développement des conflits sociaux, il fit quelques concessions, dont la création des congés d’ancienneté : un jour pour cinq années passées dans la même entreprise, avec un maximum de six jours.


En 1955, les métallos de la forteresse ouvrière qu’était l’usine Renault de Boulogne-Billancourt ouvrirent la voie à la troisième semaine, qui fut généralisée par la loi du 7 mars 1956. Quant à la quatrième semaine, elle fut incluse dans quelques accords de branche en 1962. Elle figurait dans l’accord conclu début avril 1963 au sein des Charbonnages de France, mettant fin à une grève générale de 35 jours.

 

Il fallut attendre le 16 mai 1969 pour que le Sénat adopte la loi, qui avait déjà fait l’objet de nombreux accords de branche et d’entreprise. La grève générale de 1968 continuait de payer. La cinquième semaine est un des résultats de la victoire électorale de l’union de la gauche et a été promulguée par l’ordonnance n° 8241 du 16 janvier 1982.


C’est le mouvement social, l’action syndicale et les luttes revendicatives qui ont fait progresser par étapes la législation pour aboutir aux cinq semaines actuellement en vigueur.


Les congés payés, c’est la possibilité de décompresser après une année de travail harassante, la possibilité de rendre 
visite à la famille, de voyager en France ou à l’étranger. C’est vivre en totale liberté. Et qui pourrait nier que l’allongement de la durée de vie des travailleurs résulte pour une part de la réduction de la durée effective du travail ?


On se moque du monde, on se moque de la vérité lorsqu’on affirme que l’actuel chômage massif est dû à des salaires et des retraites trop élevés et à une durée du travail insuffisante. Eh oui, travailler plus et plus longtemps tout en gagnant moins, voilà les solutions que les médias martèlent alors que le nombre de millionnaires, actionnaires parasites pour la plus grande partie, est en constante augmentation.

 

Pendant près de quarante ans après la Libération, les besoins pour la reconstruction et le développement de l’économie ont été tels que le chômage a épargné la France. Il est, depuis, en augmentation continue et a atteint un niveau intolérable, avec ce que cela suppose de souffrances physiques et morales. Parmi les causes, il y a certes l’insuffisance du pouvoir d’achat. Mais mesure-t-on à leur juste valeur les progrès immenses et continus de la productivité du travail ? Nous vivons depuis quelques décennies dans une révolution technique et technologique permanente, qui, visiblement, n’est pas près de s’arrêter.

 

Il faut mettre les rapports sociaux en concordance avec cette révolution par un changement fondamental du partage des fruits du travail et par une réduction de sa durée. Ainsi disparaîtra le chômage. Ainsi fera-t-il bon vivre. Un très vaste programme.

 


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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 07:34

Par Ariane Krol et Jacques Nantel

Le Monde diplomatique - juin 2013

 

 

DPL20130601028.jpgLa semaine dernière, vous avez acheté un billet d’avion pour Montréal. Après avoir consulté le tarif sur le site de la compagnie aérienne, vous avez navigué sur Internet à la recherche d’une meilleure offre, pour finalement revenir au site original. A votre grand étonnement, le tarif avait grimpé. Vous vous êtes empressé de réserver votre billet avant que son prix n’augmente davantage.


Vous vous êtes fait avoir.


Le site a sans doute profité de votre première visite pour retenir l’adresse IP (1) de votre ordinateur ou, mieux encore, pour insérer un cookie (2) dans votre navigateur. Il a ainsi pu vous suivre à la trace sur le Web, et vous identifier comme un client à fort potentiel : de toute évidence, vous aviez très envie de voyager. Lorsque vous êtes revenu voir le billet convoité, il vous a reconnu et n’a eu qu’à augmenter le prix pour vous convaincre de conclure la transaction.


Habitué d’Amazon, ou du site de la Fnac, vous vous y sentez comme un enfant dans un magasin de jouets.

 

En mieux : les titres recommandés semblent devancer vos attentes.

Un marchand qui connaît vos goûts mieux que vos amis ? Difficile de résister. Ce mécanisme, appelé « filtrage collaboratif », n’est pourtant pas nouveau. Créé en bonne partie dès 1995 dans les laboratoires du Massachusetts Institute of Technology (MIT), il permet de regrouper des individus ayant des profils de navigation et de consommation similaires. En cliquant sur des pochettes d’album, vous pensez être seul au monde à aimer à la fois Serge Gainsbourg, les opéras de Jean-Philippe Rameau et Metallica ?

 

Détrompez-vous. Il y a fort à parier que des milliers d’individus ont déjà acheté ces disques ensemble. Enregistrées et analysées, ces données permettent de calculer les probabilités d’achat d’un client potentiel en fonction des pages qu’il visite. Ne reste plus alors au marchand qu’à vous proposer ce que vos « clones » ont déjà acheté et que vous ne possédez pas encore.


Cette approche fondée sur de puissants algorithmes a fait des merveilles pour Amazon, géant du commerce en ligne. Ses ventes annuelles moyennes par client aux Etats-Unis, autrefois plafonnées à 160 dollars, ont dépassé les 240 dollars après l’adoption de ce système de recommandation. Déjà, en 2006, l’entreprise annonçait que plus de 30 % de ses ventes étaient induites par les recommandations faites aux consommateurs (3). Un système si efficace que le site vous demande même si vous achetez cet article pour vous ou pour l’offrir, afin de ne pas corrompre votre profil de consommation.


Bienvenue dans le nouveau monde du marketing personnalisé. Un monde qui veut votre bien… et qui fera tout pour l’obtenir. Au début des années 1980, décliner, à coups de sondages auprès des consommateurs, ses stratégies en fonction des « segments » visés — ménagères de plus de 50 ans, professions libérales de moins de 35 ans ayant des revenus supérieurs à 210 000 francs et jouant au tennis au moins deux fois par mois, etc. — était le fin du fin. Les spécialistes du secteur pêchaient en quelque sorte au filet dérivant, après que leur sonar avait signalé un banc de poissons de la bonne espèce. Aujourd’hui, ce ne sont plus les jeunes de moins de 35 ans ou tout autre segment qui les intéressent : c’est vous. Plus de filet, plus de sonar : la pêche se fait dans une baignoire.


Pour cela, les experts bénéficient de la coopération quotidienne — mais le plus souvent inconsciente — de leurs clients. Les utilisateurs de Facebook, par exemple (plus d’un milliard), livrent gracieusement une mine d’informations que tout individu raisonnable aurait refusé de fournir à un marchand il y a encore quelques années : profil sociodémographique (âge, sexe, éducation, ville de résidence) et, souvent, goûts musicaux, liste d’amis, photographies, projets, rêves et aspirations.


A ces renseignements se greffent le profil de navigation en temps réel de l’internaute et ce qu’on appelle son profil comportemental : les traces laissées quand il navigue sur le Web ou par le truchement des diverses applications qu’il utilise sur son téléphone ou sur sa tablette électronique. Bref : tout ce qu’il regarde, lit, écoute, télécharge. Et, bien entendu, tout ce qu’il achète.


Presque tous les sites Internet vous imposent un cookie qui vous reconnaît lorsque vous revenez. C’est à cause de lui que le prix de votre billet pour Montréal a bondi lors de votre seconde visite. La plupart des applications téléchargées gratuitement vous assignent en outre un autre mouchard, beaucoup plus intrusif, appelé spyware.Celui-ci surveille vos activités (pages consultées, temps passé par page, produits achetés, etc.) afin de relayer ces informations aux experts du marketing. Lesquels, évidemment, s’en serviront pour mieux cibler leurs offres.


La dernière fois que vous avez téléchargé une application sur votre ordinateur ou votre smartphone, avez-vous pris le temps de lire l’avis légal qui l’accompagnait ? Si tel est le cas, félicitations : vous faites partie des 3 % de consommateurs qui s’en donnent la peine. Dans le cas contraire, vous consentez régulièrement à être épié et à ce que vos données personnelles circulent d’entreprise en entreprise.

Telle est en effet la contrepartie du clic sur le bouton « J’accepte » afin de télécharger au plus vite une application sans lire le contrat qui précède. Discutable, le procédé n’en demeure pas moins légal.


Google Maps, Hotmail, Facebook, Instagram... Les applications et services gratuits sont autant de chevaux de Troie qui offrent les informations nécessaires pour adapter les offres commerciales. C’est le mandat du responsable SEO (Search Engine Optimization), nouveau métier qui consiste à présenter la bonne publicité au bon consommateur, principalement par l’intermédiaire des moteurs de recherche. Pour le plus grand profit de Google (4) : les services sans frais de la multinationale californienne lui ont rapporté plus de 32 milliards de dollars de revenus publicitaires en 2012.


Un tel ciblage n’est d’ailleurs pas sans risque pour les publicitaires et leurs collègues du marketing, car la mesure du retour sur investissement devient implacable. Il y a dix ans à peine, la publicité se négociait presque entièrement selon le nombre de consommateurs contactés, que cette publicité les intéresse ou non. Aujourd’hui, plus de 20 % des revenus de l’industrie se calculent sur la base du CTR (Click-Through Rate) (5) : l’annonceur ne paie que si l’internaute a cliqué sur la publicité. D’où la nécessité de connaître ce consommateur sous toutes les coutures.


Une autre approche fondée sur la notion de commission commence aussi à émerger. C’est ce que l’on appelle l’affiliate marketing, ou « marketing par affiliation ». Il s’agit de rétribuer la publicité, en totalité ou en partie, en fonction des ventes qu’elle génère : M. Dubois a cliqué sur l’annonce de l’entreprise X et acheté le produit ? L’entreprise X versera une commission au site, au moteur de recherche ou au réseau social qui a établi le contact avec M. Dubois. On peut voir ce mécanisme à l’œuvre sur le site de certains transporteurs aériens : une fois votre billet acheté, ils vous suggèrent de réserver un hôtel. Cette approche, tout comme le pay per click qui l’a précédée, a le vent en poupe, à l’inverse de la publicité traditionnelle, rémunérée en fonction du nombre de personnes qui l’ont vue (online display). Les nouvelles approches axées sur la performance immédiate rencontrent une certaine résistance parmi les professionnels du secteur, qui ne veulent pas voir leur rôle réduit à leur seule capacité de réaliser des ventes instantanées.


Pourtant, cette logique s’impose. Supposons que M. Dubois achète le produit seulement deux semaines plus tard, non pas sur Internet, mais chez un marchand situé à quatre cents kilomètres de chez lui. Une commission est-elle due ? De plus en plus, il faudra répondre par l’affirmative, puisqu’on arrive de mieux en mieux à suivre le profil de consommation de M. Dubois, aussi bien dans l’univers virtuel que dans le monde réel. Science-fiction, pensez-vous ? C’est que vous n’avez pas encore entendu parler d’outils comme le portefeuille Google (Google Wallet).


Cette application, simple en apparence, poussera le marketing personnalisé à un niveau jamais atteint. Vous la téléchargez sur votre téléphone et y inscrivez vos informations personnelles et vos numéros de carte de crédit ou de compte bancaire. Lors d’un achat, le marchand n’aura qu’à capter le signal de votre téléphone et, une fois votre approbation donnée, la transaction sera conclue (6). Le commerçant n’a même pas accès à vos données financières : seul Google les détient. C’est lui qui débitera votre compte afin de payer le marchand. Ce faisant, il en apprendra encore un peu plus sur vos habitudes.


Nous n’en sommes pas encore là, mais il est certain qu’une entreprise comme Google, qui est avant tout un géant de la publicité, est consciente du potentiel de sa technologie. Mettre en relation la publicité vue et les achats qui en découlent, qu’ils soient effectués en magasin ou dans le cyberespace, simplifie la vie du consommateur tout en augmentant les probabilités qu’il passe à la caisse.

  

Ariane Krol et Jacques Nantel


Respectivement journaliste et professeur de marketing à HEC Montréal. Auteurs de l’essai On veut

votre bien et on l’aura. La dangereuse efficacité du marketing, Transcontinental, Montréal, 2011.

 

1) Internet Protocol : numéro attribué à toute machine connectée à Internet.

(2) Petit fichier d’information subrepticement envoyé au visiteur d’un site Internet et qui reste stocké dans son ordinateur. Il contient des données sur les pages vues, le temps passé sur ce site, etc. Il est possible de l’effacer ou de régler son navigateur pour en limiter la présence.

(3) J. P. Mangalindan, «  Amazon’s recommendation secret  », CNN Money, 30 juillet 2012.

(4) Lire Frédéric Kaplan, «  Quand les mots valent de l’or  », Le Monde diplomatique, novembre 2011.

(5) Interactive Advertising Bureau et Pricewaterhouse Coopers, «  IAB Internet advertising revenue report : 2011 full year results  » (PDF), avril 2012.

(6) Il y a plus de dix ans, Microsoft avait déjà tenté de mettre en place un tel système pour les achats en ligne avec son Microsoft Passport.

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 22:14

http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/article_thumbnail/media/images/sang.jpgLe gouvernement britannique vient de vendre, pour 230 millions de livres ses parts dans NHS / FAYOLLE PASCAL/SIPA

Ven, 19/07/2013 

Par  Ludovic Clerima (Paris)

Le gouvernement britannique accusé de jouer avec la santé de ses concitoyens. Il vient d'accepter de vendre la quasi totalité de ses parts dans le département sanguin de la National health service (NHS) à une société privée américaine. Une décision qui divise au sein du Royaume-Uni. 


Nos voisins outre-Manche braderaient-ils leur santé ? Le gouvernement britannique vient de vendre, pour 230 millions de livres (268 millions d'euros) la majorité de ses parts dans le département sanguin de la NHS, la National health service, à un investisseur américain, révèleThe Independent.


Le nouvel acquéreur n'est autre que Capital Bain, une société connue pour avoir été cofondée par Mitt Romney, candidat à l’élection présidentielle américaine de 2012.


L’État britannique cède ainsi 80% de ses actions à l'entreprise américaine. En conservant les 20% restant, le pays pourra profiter des bénéfices futurs de la société étrangère. La somme de 90 millions de livres (105 millions d'euros) a déjà été versée. Le reste devrait arriver d'ici à 2018.


Bain Capital a également promis de conserver tous les salariés présents au Royaume-Uni et d'investir 50 millions de livres (58 millions d'euros) pour conserver le siège social actuel.

La colère d'un Lord

La nouvelle a suscité un véritable tollé dans la presse anglaise. Lord Owen, ancien ministre de la Santé, s'est insurgé contre cette transaction dans les colonnes de The Independent : 

Jusqu'où ira ce gouvernement de coalition dans la privatisation? […] Bain Capitale n'aurait pas dû être choisie pour cette transaction. C'est une société cotée en bourse qui rend des comptes à des actionnaires."

Le lord a d'ailleurs écrit une lettre à David Cameron pour lui signifier son indignation afin qu'il mette un terme à la vente.

En 1975, j'ai décidé, en tant que ministre de la Santé, d'investir dans l'autosuffisance du Royaume-uni en matière de sang, contre ceux qui prônaient des coupes budgétaires. Je crois que ce pays renoue avec ses vieux démons",

écrit-il.

Un avis que partage Lucy Reynolds de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.  La chercheuse raconte à l'édition anglaise du Huffington post que:

Le  plasma est depuis toujours exploité sur la base d'un don suivi d'une série de contrôles nécessaires. Une entreprise commerciale cherchera à obtenir, par tous les moyens, un grand nombre de donneurs tout en essayant de faire des profits. Cela revient à mettre les patients à la merci des fournisseurs les moins chers."

Depuis la maladie de la vache folle, les hôpitaux NHS n'utilisent que 20% du sang des donneurs britanniques. Le reste sert le milieu scientifique et la recherche.


Dès 2002, la Grande Bretagne s'est fournie en sang auprès de la firme américaine BPL. Un investissement qui lui a coûté près de 50 millions de livres (58 millions d'euros).

Bienfait pour le royaume?

L'actuelle ministre de la Santé, Dan Poulter, se défend de mettre en danger le royaume, dans les pages de The Independent :

Cet accord permettra d'assurer un accès à des produits plasmatiques de haute qualité pour tous les patients, et ce durant de nombreuses années. Il est bon que Bain investisse dans la médecine et l'industrie des sciences britanniques."

Une décision qui s'inscrit également dans la politique entamée, en 2010, par le gouvernement britannique. La privatisation devient le maître mot des décisions économiques. Santé, emploi, éducation... aucun domaine n'est épargné.

 

My Europ Info

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 08:18

Le 02/08/2013 par Najate Haie - Porte-parole de Solidarités 21e, membre du Front de gauche

 

http://najatehaie.n.a.pic.centerblog.net/25714b54.jpgDes traders heureux à Wall Street (photo DR). Un PDG, celui d’Air France-KLM, qui annonçait cette semaine plusieurs milliers de suppressions de postes (photo © E. Piemont/afp.com).

 


La crise fait tourner les têtes... au point où il se dit et s’écrit tout et son contraire à propos de la situation économique.

 

Les données économiques, statistiques et autres indices autorisent une interrogation récurrente. La France, l’Europe, le Monde seraient-ils en situation de sortir de la crise ? À l’Élysée et à Bercy, on le proclame joyeusement. D’autres répondent foutaise. En réalité, la situation est plus contrastée qu’on ne l’imagine. Les résultats de nombre d’entreprises sont solides voire exceptionnels. Les Bourses engrangent des plus hauts historiques à longueur de séance. Mais le chômage de masse continue d’augmenter ou se stabilise durablement à un niveau insupportable socialement. Quant à la croissance, censée « synthétiser » ces tendances apparemment contradictoires, elle reste « coincée » entre stagnation au mieux et contraction au pire, en Europe en tout cas. Bercy revoit même à la baisse sa prévision initiale pour 2014 – 1,2 % – dans le cadre de la préparation de la loi de finances et l’on sait quelle fiabilité accorder en général aux projections de Moscovici et de ses services.

 

Du côté des banques, de la Finance de manière générale et des grands groupes mondialisés, la crise est déjà un mauvais souvenir. La reprise des affaires ne date pas en effet d’hier, ni même d’avant-hier. C’est la réalité dont rend compte la tendance haussière des cours de Bourses de part et d’autre de l’Atlantique. Nous sommes entrées dans une « nouvelle » phase de la mondialisation  avec des processus de réorganisation à très grande échelle. La « fusion entre égaux » de Publicis et de Omnicom mais aussi la levée des contrats pour le métro de Riyad ou même les résultats de la Société générale ou d’Air France cette semaine en sont autant d’illustrations parmi d’autres. Il n’empêche que chez Air France, par exemple, l’amélioration des comptes s’accompagne de la suppression de plusieurs milliers d’emplois. La réussite financière ne débouche pas sur une amélioration sociale surtout quand le tissu économique est déchiré entre cadors d’un côté et second choix de l’autre.

 

Cette nouvelle phase de la mondialisation capitaliste à l’échelle de la planète qui ne fait que commencer porte en elle une recomposition géostratégique des marchés et des territoires. Elle constitue aussi un appel d’air pour une gouvernance, elle-même, mondialisée. Le grand marché trans-Atlantique répond à ce double objectif sans qu’il soit possible d’en prévoir les développements dans la prochaine décennie. Réponse en premier lieu à la montée en puissance des émergents dans la phase précédente, il « recentre » les enjeux principaux, y compris commerciaux, autour de l’Atlantique et non plus du Pacifique. C’est là et nulle part ailleurs semblent dire Européens et Américains que se jouera la bataille pour la direction des affaires. Les émergents petits et grands sont, eux, renvoyés aux vicissitudes de la construction de marchés intérieurs propres à satisfaire les aspirations à la consommation des populations locales.

 

À Paris, on ne badine pas avec l’offre...

 

La France, sous la direction de François Hollande et de son cabinet, n’échappe pas à ce contexte avec cependant une spécificité marquée. Hollande a sans doute la conviction qu’une fiscalité plus juste serait nécessaire même s’il a renoncé à la grande réforme fiscale promise. En ce qui concerne l’économie, il se fait en revanche le chantre d’une politique de « l’offre » qui ignore « la demande » comme moteur d’une éventuelle relance. Tout le confirme et il n’a plus aujourd’hui à composer au sein de son propre parti.  Il ne s’inscrit nullement à ce titre dans la tradition social-démocrate mais dans celle de Schröder et de Blair. En Europe et par-delà les « étiquettes », la politique de Paris s’apparente sur ce plan davantage à celle de Rajoy ou de Cameron qu’à celle de Letta ou même de Merkel. Quand Edf, entre autres exemples, augmente massivement ses tarifs, ce sont ceux, bien sûr, des particuliers et non ceux des grands consommateurs industriels qui restent inchangés. Le crédit impôt compétitivité n’était pas simplement « une erreur » mais l’amorce d’une politique pérenne.

 

Cela n’est pas sans conséquence sur le retour à une croissance solide et durable. Tous les ressorts d’une reprise de la consommation des ménages sont désactivés. Ce sont en effet les ménages qui font les frais de l’augmentation de la facture énergétique – 200 euros en moyenne - après avoir supporté l’essentiel des nouvelles ponctions fiscales. Ce sont eux, d’abord, qui subiront l’augmentation de la TVA. Ce sont eux qui devraient payer pour la réforme des retraites au terme des arbitrages qui s’orienteront probablement vers une augmentation de la CSG. Ce n’est ni juste socialement ni de bonne politique en matière économique car les performances de quelques « champions d’origine nationale » ne sont pas de nature à relancer la croissance et à inverser sérieusement la courbe du chômage. Pour donner le change au nom de la justice sociale, le gouvernement Ayrault multiplie les dispositifs d’emplois aidés – les « francs » après ceux « d’avenir » et ceux de « génération » – en vain puisque, au total, 40 000 seulement auraient été signés créant par ailleurs un effet d’aubaine pour les entreprises.

 

Et puis cette politique caricaturale de « l’offre » – non un « mix » comme le prétendent certains socialistes - n’est pas ou plus dans l’air du temps. Elle fait d’une certaine manière figure d’archaïsme libéral aux États-Unis où la Réserve fédérale annonce qu’elle continuera à injecter massivement des milliards de dollars – jusqu’à 85 chaque mois - dans l’économie aussi longtemps qu’une reprise solide ne sera pas attestée par la baisse du chômage – 7,5 %. Les Keynésiens sont de retour. En Europe, les choses changent aussi. En premier lieu et sans doute contre toute attente à Frankfort où Draghi bouscule les dogmes de la BCE au point d’envisager de rendre publiques les délibérations du Conseil des gouverneurs déclenchant l’ire de la presse allemande. Cela signifie qu’il sera de plus en plus difficile et c’est heureux de tenir les objectifs les plus fous du Pacte budgétaire et en particulier le niveau des déficits publics – 0,5 % maximum en 2018 – si l’on ambitionne de faire reculer le chômage. L’austérité appartient « objectivement » au passé même si elle n’est pas encore morte et enterrée.

 

Business, idéologie et marketing politique  par Najate Haie -

 

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Proglio (photo © Reuters). Tapis (photo © G. Julien/AFP). Valls (photo © AFP).

 

 

Le doute n’est plus permis. La trêve estivale est solidement installée. Nous vous invitons donc à la réflexion, indispensable avant toute action de rentrée, en mode light.

 

Ayant obtenu un confortable plan pluriannuel d’augmentation des tarifs de l’électricité dont 5 % au 1er août, Edf reconnaît « discrètement » que tout ne va pas aussi mal qu’elle le prétendait. Cette fois, il est vrai, Proglio – toujours en poste ! – ne fait plus la manche auprès des pouvoirs publics. Il s’adresse aux investisseurs et autres boursicoteurs pour vanter la santé financière de son groupe. Elle est bien réelle en effet. Plus 10,7 % de progression du chiffre d’affaires au premier semestre 2013, avec une augmentation de 3,5 % des bénéfices à la clé. Se serait-on fait « berner », en y consentant, du côté de Bercy, Matignon ou de l’Élysée ?

 

La question restera d’actualité aussi longtemps que l’État, « actionnaire public », sera incapable de se faire « respecter » par des patrons eux-mêmes aussi peu respectueux de l’intérêt général. Proglio le revendique : il n’a cure que de « l’intérêt de ses clients et de ses actionnaires ». L’homme honni de la Sarkosie prépare un nouveau coup en forme de « casse » qui consisterait à obtenir de lourdes indemnités pour la fermeture de la vieille centrale nucléaire de Fessenheim, promise par Hollande. On évoque la coquette somme de 8 milliards d’euros. Le délégué interministériel chargé du dossier s’était fait « virer » par des syndicats complices lors de son premier déplacement sur le site.

 

Ainsi va le monde des affaires, le vrai, celui où, encore une fois, ça ne va pas si mal. La crise, on le sait, c’est d’abord pour les petits, les sans-grade. Pour les prédateurs dominants, on trouve toujours arrangement à la mesure de leur insatiable appétit de profits quitte à « taper » à cette fin dans les caisses publiques. L’affaire Tapie ne serait en somme qu’une extravagante caricature d’une pratique  plus policée mais pas moins condamnable. Mais, on vous l’assure, en ce qui concerne les retraites, il y a vraiment urgence à légiférer sans même prendre le temps de la concertation. Vous paierez pour assurer l’équilibre d’un système coûteux et injuste, incapable d’assurer à chacun et à tous une retraite décente.

 

Et pendant ce temps, en bonimenteur talentueux de l’ordre, Valls occupe le terrain médiatique et idéologique. On le voit, on l’entend partout. Il prétend « restaurer l’autorité » décrétant que « la sécurité n’est ni de droite, ni de gauche ». C’est la négation de la raison sociale qui fait que la gauche et la droite n’ont pas la même vision de la société et de son organisation parce que la première choisit – devrait choisir – de servir l’intérêt général quand la seconde privilégie certains intérêts privés. Qu’il s’agisse des violences urbaines, du refus des occupations illégales des gens du voyage ou de l’islamisme « radical », droite et gauche ne sont pas « bonnet blanc et blanc bonnet ». Ce genre d’approximations, au nom d’une ambition, alimente toujours le populisme.

 


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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 22:25

Vendredi 2 août 2013


De nombreuses manifestations populaires se sont déroulées dans les principales villes du Brésil, dont Rio de Janeiro, même pendant la visite du Pape François.

 

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Désormais le peuple brésilien ne se laissera plus leurrer : il exige l'essentiel et surtout le respect !

 

Ces mouvements populaires réclament la fin de l’austérité et un changement fondamental de politique : arrêter les somptuaires dépenses pour la Coupe du monde football, les Jeux Olympiques et même la récente visite du Souverain pontife tant que l’essentiel n’est pas assuré : l’alimentation, les soins de santé, l’éducation qui sont abandonnés au profit de constructions de stades, de bâtiments de prestige, d’équipements aussi coûteux qu’inutiles au peuple brésilien. À tout cela s’ajoute la corruption, l’intervention de groupes mafieux, les intérêts des grands groupes financiers. Bref, toute la panoplie ultralibérale est déployée au détriment de l’essentiel.

 

http://img.over-blog.com/300x199/0/52/79/00/image3/Dilma-Rousseff.jpg                                                Dilma Roussef : une énorme déception !

 

Dilma Roussef qui représentait beaucoup d’espoir en succédant à Lula qui avait réussi à tirer 40 millions de Brésiliens de la pauvreté, a beaucoup déçu. Elle a cédé aux pressions de la haute finance et des Etats-Unis. Elle se montre en définitive faible et hésitante, au point qu’on envisage sérieusement le rappel de Lula.

 

Une résistance s’organise au Brésil. Le peuple n’est plus décidé à se laisser faire. À moins de risquer un affrontement majeur, Dilma Roussef devra céder à la pression populaire. Mais rien n’est encore établi.

 

En attendant, ne ratons pas l’essentiel. Le Brésil mérite autre chose que des grand-messes sportives, ultramédiatisées et basées sur la tricherie, pour le plus grand intérêt du capitalisme. Le peuple veut du pain ! Et aussi du respect ! Il n’est plus aveuglé par les jeux !

 

 

Pierre Verhas

 

                                                                    *********************************************

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1/08/13 Des policiers armés tentent d’ intimider des manifestants pacifiques 

 

 

Vidéo, Brésil: Un appel à l'aide au Monde Entier



 

 

 


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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 21:03

http://geopolis.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/2013/07/Bulgarie-manif.jpg

Vendredi 2 août 2013

 

 

 

En Bulgarie, 50ème jour consécutif de manifestation aujourd'hui à Sofia pour réclamer la démission du gouvernement, trois mois seulement après les dernières élections. Pour l’instant, le premier ministre Plamen Oresharski refuse de céder. Mais plus généralement, les milliers de manifestants issus en majorité des classes moyennes réclament davantage de morale et de transparence dans la politique, considérée par tous comme corrompue et proche de la mafia. Reportage à Sofia, Alexis Rosenz-Weig.

 

 

"Ostafka"... en bulgare ça veut dire démission. Et c'est le mot d'ordre de ces manifestations quotidiennes. Il y a eu un seul incident avec la police la semaine dernière sinon l'atmosphère est bonne enfant. De l'Europe, nombreux sont ceux comme Georgi, ingénieur informatique, qui attendent du soutien. "On n'y arrivera pas tous seuls, on a besoin que l'Europe vienne nous aider parce que jamais aucun politicien ne se lèvera contre la mafia", regrette-t-il.


La Bulgarie est le plus pauvre des pays de l'Union européenne, qu'elle a intégrée en 2007. Le problème est qu'après l'adhésion à l'Union, les réformes ont ralenti, il n'y avait plus de motivation, explique Dimitar Markov du Centre pour l'Etude de la Démocratie. Il rappelle que la nomination d'un député à la fortune douteuse à la tête des services de renseignements a été la goutte qui a fait déborder le vase pour une partie de la population déjà excédée par l'ampleur de la corruption.

 

A 26 ans, Iva vient tous les jours manifester après sa journée de travail dans un des grands quotidiens du pays. "On veut vivre ici, dans ce pays, c'est notre révolution. Ca m'a donné vraiment de l'espoir", dit-il.

Et même après 50 jours, les manifestants semblent déterminés à poursuivre leur action pour obtenir la démission du gouvernement et surtout pour changer des pratiques devenues courantes en 24 ans de laborieuse transition du communisme à la démocratie et l'économie de marché.

 

A. Rosenz-Weig, à Sofia, pour la RTBF

 


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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 19:51

http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$pewnjwb4lrzlwheripsczgyp4mxk28k/Hotel-Dieu-.jpeg

 

vendredi 2 août 2013, 


Des membres du comité de soutien des urgences de l’Hôtel-Dieu à Paris ont bloqué vendredi matin une tentative de déménagement d’une vingtaine de lits d’un autre service, celui de médecine interne, a-t-on appris auprès de la CGT.


"Les membres du comité de soutien se sont rassemblés aux portes de l’hôpital pour empêcher le déménagement prévu en catimini de 17 lits du service de médecine interne, un des services d’aval des urgences", a indiqué le syndicat CGT de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dans un SMS envoyé à la presse.

 

"Nous avons décidé de bloquer cette opération de démantèlement afin que l’hôpital du centre de Paris continue à soigner en toute sécurité", ont indiqué par ailleurs dans un communiqué quelques membres du personnel soignant, dont le Dr Gérald Kierzek, l’urgentiste qui mène la résistance contre la fermeture des urgences du plus vieil hôpital parisien.


La direction de l’AP-HP et les responsables de la communauté médicale, qui ont un projet de reconversion de l’Hôtel-Dieu en "Hôpital universitaire de santé publique", dépourvu de lits, ont fait procéder depuis quelques mois à un déménagement progressif de plusieurs services de l’établissement.


Ils avaient décidé de fermer en dernier le service d’accueil des urgences le 4 novembre prochain. Mais la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a décidé, le mois dernier, de repousser la date de fermeture à une date indéterminée, que l’on suppose postérieure aux élections municipales de mars 2014, ce conflit prenant un tour très politique.


La CGT et le Dr Kierzek ont interprété cette décision comme une prise en compte de leurs arguments pour conserver à l’Hôtel-Dieu une part d’hospitalisation classique.

 

Jeudi, la plus haute autorité médicale de l’AP-HP, le Pr Loïc Capron, président de la Commission médicale d’établissement (CME), a adressé par communiqué une mise en garde contre le risque sanitaire qu’il y aurait à ne pas fermer ces urgences rapidement, étant donné qu’il n’y a pratiquement plus de services d’aval (pour soigner les patients après leur passage aux urgences), à l’exception du service de médecine interne.


Les opposants à la fermeture estiment au contraire qu’en cette période de canicule, "la nécessité du maintien des urgences avec ses lits d’hospitalisation à l’Hôtel-Dieu, apparaît plus que jamais comme essentielle".

 

Source : (02-08-2013 - Avec les agences de presse)

 


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