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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 22:17

31 juillet 2013 par Romain Lescurieux |  Mario Bompart | Journalistes / Rue89

Surveillance abusive, conditions de travail épuisantes, non-respect du droit de grève : Chronopost et son sous-traitant Derichebourg vont loin pour tenir les délais.

http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/07/chronopost-la-poste_0.jpg                        Dans un bureau de poste à Caen, le 22 décembre 2008 (MYCHELE DANIAU/AFP)


Trustpilot, site de critiques et recommandations sur les entreprises, attribue la note désastreuse de 1,8/10 à Chronopost. Fondée sur près de 300 avis d’internautes, cette note est le reflet des plaintes fréquentes à l’égard de la filiale de La Poste. Retards dans la livraison, perte ou détérioration des colis, les motifs de grogne touchent différents maillons de la chaîne de distribution.


Amazon, Pixmania ou encore Priceminister : toutes ces grandes enseignes traitent la livraison de leurs marchandises avec Chronopost. Préparé dans l’entrepôt du e-marchand, le colis se dirige ensuite vers une des 74 agences du groupe, qui s’engage à vous livrer le lendemain, avant 13 heures. La cadence infernale s’enclenche.


Le colis est orienté vers un des six « hubs » (plateformes de transit) français : Montpellier, Poitiers, Lyon-Corbas, Chilly-Mazarin et deux à Roissy. Ouvert en 2006, le site de Chilly-Mazarin, dans l’Essonne, traite à lui seul 60% du trafic national. Selon Chronopost, il s’agit du « centre de tri le plus performant d’Europe avec une cadence maximale de 30 000 colis par heure ». Ici, au bord de l’A6, pas moins de 450 déplacements [PDF] de camions sont effectués au quotidien.


Chronopost affiche fièrement son slogan : « Demandez à Chronopost, ça ira plus vite. » Mais cette célérité est permise par la sous-traitance. A son arrivée au hub de Chilly-Mazarin, votre colis n’est pas traité par un salarié du groupe mais par un employé de Derichebourg, société privée axée sur le nettoyage.

« La sous-traitance, de l’esclavage moderne »

A première vue, aucun lien entre la filiale de La Poste et Derichebourg. Loin de supposés postes d’agents d’entretien, ils sont 150 salariés employés pour charger et décharger les camions, de jour comme de nuit.

 

Un moyen de « réduire les coûts de production » à un moment où « le groupe réalisait pourtant 40 millions d’euros de chiffre d’affaires », confie Eugène Urbino, délégué SUD de Chronopost.


Les syndicalistes disent ne pas être dupes. Pour Abichou Nizar, délégué CGT Derichebourg :


« Chronopost sous-traite car ses salariés se révoltaient trop à son goût. La sous-traitance, c’est de l’esclavage moderne. »


Mohamed, 41 ans, embauché sur le site depuis 2007, ressent un manque de confiance :


« Lorsqu’un camion arrive, les portes sont scellées. Un “Chronopostier” vient l’ouvrir, à nous de le vider ! »


Sous le vacarme des avions qui se posent sur les pistes d’Orly juste derrière, la pression est physique et morale. Sofiane (prénom d’emprunt), intérimaire de Derichebourg, explique :


« Les conditions de travail sont vraiment éprouvantes. Nous disposons de 45 minutes à 1h15 pour décharger un semi-remorque de 35 tonnes. Les licenciements sont si fréquents que nous sommes toujours sous pression. »


« Si le timing de déchargement est dépassé, notre salaire est amputé de pénalités », s’indigne Hassan Gandou, délégué CFDT à Derichebourg.


Abichou Nizar explique :


« Cette cadence de travail peut provoquer des accidents, des TMS [troubles musculosquelettiques, ndlr]. […] Et si le salarié est malade, ses primes sont sucrées. »

« T’as déjà joué à “Tetris” ? »

Colis standards ou sensibles, tout est géré à la main sans outil de chargement, à un rythme infernal.

 

Certains salariés reconnaissent « lancer » ou « écraser » les colis lors des rushs. Sofiane se souvient de cette phrase d’un contremaître :


« T’as déjà joué à “Tetris” ? Ici, c’est pareil ! Sauf que les briques, ce sont les colis : pneus de camions, poussettes pour triplés, tables de ping-pong. »


Mais avant même d’arriver, les colis sont souvent abîmés. « Lorsque nous déchargeons les camions, certains paquets sont déjà éventrés », explique le jeune homme. Les colis dégradés doivent être ramenés à un salarié de Chronopost :


« Mais compte tenu de la cadence, nous n’avons pas le temps de nous en occuper. Ce n’est pas la priorité, alors ils s’empilent sur le côté. »


Certains se retrouveraient même sans emballage et sans code-barres. De détérioré, le colis passe vite au statut « perdu ». Toutefois, la direction nuance : « Le taux de perte de colis est infime. » Le vol de colis, lui, semble rare, tant la surveillance des salariés est draconienne. A la limite de la légalité.

« Chronopost is watching you »

« Nos agences et nos hubs sont équipés de plus de 2 500 caméras pour le suivi des colis et la sûreté des sites », explique la direction de Chronopost. « Voler, c’est impossible ! », lâche Sofiane. Le syndicaliste SUD Eugène Urbino confie :


« Les caméras sont installées officiellement pour surveiller les colis. Mais vous dire qu’elles ne contrôlent pas les salariés serait mentir. »


Certaines seraient placées dans les vestiaires.


Maître Eric Rocheblave, avocat au barreau de Montpellier, spécialiste en droit du travail, souligne :


« Si cela est avéré, Chronopost doit être condamné. Une récente décision de la Cnil [Commission nationale de l’informatique et des libertés, ndlr] interdit la vidéosurveillance dans les vestiaires des entreprises. »


A l’entrée du site, une société privée, Answer, effectue un contrôle drastique. Portique aéroportuaire, détecteur de métaux, dépôt de papiers d’identité : la sécurité ne laisse rien passer. Pour maître Eric Rocheblave, « la direction va trop loin » :


« Chronopost pourrait juste demander de présenter la carte à l’entrée et à la sortie du hub. Mais le dépôt de papiers d’identité doit être clairement justifié. »


Au-delà de la surveillance, Chronopost a plus d’un tour dans son sac pour maintenir son personnel sous pression.

Le droit de grève en péril

Du 21 au 28 février dernier, une centaine de salariés de Derichebourg – deux tiers des effectifs – répondent à l’appel à la grève pour obtenir de meilleures conditions de travail. Mais un vieux démon ressurgit dans les esprits. Selon les syndicats, lors du précédent mouvement social de juillet 2009, Chronopost aurait infligé une pénalité de 30 000 euros pour deux heures de grève à Derichebourg, en l’accusant d’une « mauvaise gestion des salariés ». Une information démentie par la direction de Chronopost : « Il n’y a pas de pénalité pour ce motif. »


Ce genre de pratique est néanmoins courante selon maître Gwendal Rivalan, avocat spécialiste du droit de la sous-traitance :


« Derichebourg a plus d’intérêts à payer l’amende plutôt que perdre ce marché. Ce sont des calculs financiers pervers mais fréquents dans la sous-traitance. »


Amende ou ralentissement du trafic, cette année, Derichebourg semblait pourtant prêt à tout pour éviter ce genre de désagrément. Le 25 février, des voitures arrivent au centre de tri, huées par les grévistes. « La direction nous remplace par des laveurs de vitres, des employés administratifs, venus de services extérieurs au site », s’étonne un salarié.


Durant cette semaine de grève, deux inspecteurs du travail d’Evry ont récupéré la liste du personnel afin d’étudier leur profil. Les premières conclusions de l’enquête ont permis d’affirmer qu’en plus des remplacements de grévistes par des salariés d’autres sites, Derichebourg a fait appel à des intérimaires.

 

Maître Gwendal Rivalan soutient :


« L’employeur doit respecter le droit de grève, et ne peut employer des intérimaires pour remplacer les grévistes. »


« L’inspection du travail a décidé de porter plainte contre Derichebourg. Nous nous constituons partie civile », informe Abichou Nizar.

Le chauffeur fait « sa tambouille interne »

Retournons à votre colis. Du hub, le paquet retourne vers l’une des 74 agences Chronopost, proches de chez vous, bien qu’une agence puisse couvrir plus de cinq départements. A son arrivée, le colis est attribué à un chauffeur. « Il s’organise selon son ordre de tournée. C’est sa tambouille interne », explique Chronopost.


A priori, votre colis semble vous tendre les bras. A un détail près : le chauffeur peut encore une fois être un sous-traitant ou une boîte d’intérim. Chaque agence s’organise comme elle l’entend avec une entreprise ou une boîte d’intérim de son choix. « Nous faisons appel à des intérimaires pour une semaine ou même une journée », indique un directeur d’agence Chronopost située en Bourgogne. Difficile dans ce contexte d’assurer avec efficacité la tournée et de trouver sur plus de cinq départements les destinations les plus reculées.

 

Enfin, reste de votre côté à être présent pour réceptionner le bien. Car en cas d’absence du destinataire, le colis rebrousse chemin. Seule trace : un avis de passage. « Le colis repart vers l’agence, un point relais ou La Poste », indique la direction.

 


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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 22:04

http://idata.over-blog.com/4/13/85/04/Images-en-melange/mondialisation1.jpg

 

 

Mercredi 31 juillet 2013, par Alain Garrigou / Les blogs du Diplo 

 

Comme le disait Charles de Gaulle de ceux qui répétaient « Europe ! Europe ! » en sautant comme des cabris, le terme « mondialisation » suscite l’émoi de ses apôtres. La morgue en plus. Il faudrait être ignorant pour ne pas la célébrer. Le président de la Commission européenne, M. Jose Manuel Barroso, s’en est pris aux Français qui ne comprennent pas la mondialisation. Un quotidien s’alarme-t-il de la baisse d’attractivité française pour les investissements étrangers qu’il trouve aussitôt un coupable : « Ce qui est en cause, c’est l’incapacité des élites publiques de ce pays à comprendre la mondialisation » (Le Monde, 7 juin 2013)


Qu’est-ce que ne verraient pas les mauvais esprits qui ne goûtent pas, ou pas complètement, les charmes de la mondialisation ? Un mouvement pourtant naturel et nécessaire. Du coup, ses apôtres évitent de donner leurs bonnes raisons de l’aimer : pour eux, cela va de soi. C’est la rhétorique de toutes les dominations : transformer l’histoire en nature, la question en évidence et les critiques en obscurantistes. Par sottise et étroitesse d’esprit, ces derniers seraient hermétiques aux lois de l’économie ou de l’histoire.


Depuis des lustres, la mondialisation suscite les arguments de la résistance au changement qui accompagnent les discours modernisateurs. Prenons le terme de « mondialisation » qui, plus que son équivalent anglais, « globalization », revendique les avantages de l’universalisme : comment pourrait-on s’opposer à l’ouverture au monde ? Les critiques ne sortiraient pas de chez eux. C’est un autre lieu commun de la domination : « Il aurait dû davantage parcourir le monde, comme Dominique [Strauss Kahn, ami très proche] et moi l’avons fait depuis quarante ans » (Le Monde, 3 juillet 2013) expliquait ainsi Denis Kessler, ancien dirigeant du Medef, à propos de M. François Hollande. Preuve que l’étroitesse d’esprit touche aussi bien les plus hauts responsables politiques. Avec Dominique Strauss Kahn, l’ancien directeur du FMI forcément usager des transports aériens et des grands hôtels, l’ancien dirigeant du Medef a sans doute moqué le « localisme » des adversaires.


Qu’on se rassure, le mépris mondialiste ne vise pas seulement les puissants. Les universitaires y ont aussi droit puisque le vieil anti-intellectualisme — ils seraient perdus dans les sphères de l’abstraction ou de la théorie — vient renforcer le reproche de leur immobilité géographique. Eux non plus ne voyageraient pas à en croire un de leurs contempteurs qui accusait « quelques petits messieurs, qui ne sont jamais sortis de chez eux ou des amphithéâtres, où ils dispensent leur science » [1]. Quant à la plupart des gens, on sait bien que, faute des moyens financiers, ils ne voyagent pas ou ne s’éloignent guère. Impossible, dans ces conditions, de comprendre la mondialisation.


On aura donc bien compris que les apôtres de la mondialisation ont un grand avantage sur les autres : ils voyagent. Comment ? Sans doute de capitale en capitale, d’aéroport en aéroport, de première classe en première classe, de grand hôtel en grand hôtel. Le voyage comme expérience intime de la mondialisation.

 

Nul pays ne leur semble fermé. Mais qu’en connaissent-ils sinon les palais gouvernementaux, les ministères, les voitures officielles, les aéroports et les salons VIP ? On ne les a en tout cas jamais croisés sur les routes, ni dans les bus de nuit, ni dans lesguesthouses, ni sur les sentiers de trek, ni sur les marchés populaires, etc. Sans doute une perte de temps que de s’enfoncer dans les campagnes et de côtoyer les humbles et les pauvres, les vieillards et les enfants.

 

Que connaissent-ils concrètement de la déforestation en Indonésie et en Amazonie sans jamais avoir vu la fumée des brûlis et les coupes dévastatrices ? Que savent-ils de la pollution sans avoir parcouru les villes poubelles d’Asie, senti les émanations industrielles des pays de production délocalisée ? Que savent-ils du travail dans les ateliers des pays émergents et des zones économiques spéciales ? Ont-ils jamais passé une frontière normalement, en subissant des contrôles de plus en plus sévères ? Les voyageurs savent bien que le monde rétrécit, qu’il y a de moins en moins de pays ouverts aux hommes. Saisissant paradoxe de la mondialisation, qui se confond avec la limitation de la circulation des humains. Il est vrai que la mondialisation est la rhétorique d’un universalisme marchand : un oxymore.

 

Notes

[1] in. R. Cayrol, Sondages, mode d’emploi, Paris, Presses de Sciences Po, 2001, p. 10-11.


 

http://blog.mondediplo.net/2013-07-29-Le-voyage-comme-experience-intime-de-la

 


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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 21:51

juillet 31st, 2013 Posted in InteractivitéLes pros 


Je découvre sur le blog de Jade Lemaître que Google a déposé le brevet d’un système de monétisation des commentaires sur Internet, qui permettrait aux internautes de payer pour que les commentaires qu’ils postent apparaissent en meilleure place. On le constate souvent, seuls les premiers commentaires émis à la suite d’un article ont des chances d’être lus par de nombreuses personnes. Les suivants ne sont généralement lus que par ceux qui les ont écrit, par le modérateur et par les participants à d’éventuelles conversations. Si un tel système semble inutile dans le cadre de la plupart des blogs amateurs, qui n’attirent qu’un faible public de commentateurs1, on peut imaginer qu’il ait du succès sur des blogs très suivis et surtout, sur les sites de la presse en ligne, où certaines rubriques « société » ont des centaines de commentateurs assidus.



http://hyperbate.fr/dernier/files/2013/07/google_coms.png

Deux diagrammes du brevet déposé par Google. À gauche, une version où on paie pour être mieux classé, et à droite, une version où le classement dépend de la somme engagée, et fonctionne sur le mode de l’enchère, comme les publicités google Adsense. Il y a trente ans, les diagrammes de ce genre étaient la base de tout programme informatique, mais il me semble que leur usage s’est déprécié.


La rumeur annonce régulièrement que Facebook va devenir payant. Mais si ce service avait été payant, il n’aurait pas un milliard d’abonnés aujourd’hui et ses créateurs le savent très bien, ils sont donc acculés à trouver d’autres moyens pour rentabiliser la plate-forme. Pour l’instant, le moyen privilégié est la publicité mais elle rapporte peu — particulièrement peu sur Facebook, comparément à d’autres plate-formes.

 
L’an dernier, Facebook a commencé à proposer aux détenteurs d’une page « corporate » de payer pour que les articles publiés soient particulièrement mis en avant. Plus récemment, ce sont les échanges par message privé entre utilisateurs qui sont devenus optionnellement payants. Envoyer un message privé à une personne avec qui l’on n’a pas de contact coûte 0,76 euro ce tarif peut augmenter, en fonction du nombre de demandes. Par exemple si j’ai envie d’écrire à l’actrice Véronique Genest, ça me coûtera 3,93 euros. Si l’on ne paie pas, le message atterrira dans le dossier de messages « autres », qui recueille les publicités et les messages jugés non-pertinents par les algorithmes de Facebook. Autant dire, les limbes.


 

http://hyperbate.fr/dernier/files/2013/07/facebook_monetisation.png

À gauche, le système de « mise en avant » des publications. On paie plus ou moins cher selon le nombre de personnes que l’on souhaite atteindre. À droite le nouveau système d’envoi de messages privés qui prévient qu’il faut payer si l’on veut être certain d’avoir une chance d’être lu.

Le point commun entre ces nouveaux moyens de monétiser les échanges, c’est qu’ils prélèvent leur dîme sur le droit à exister pour autrui, et qu’ils condamnent ceux qui en refusent ce principe à devenir plus ou moins inexistants. Pour que cela fonctionne, il faut par ailleurs que tout le monde ne paie pas, puisque pour qu’il y ait des gens remarquables, il en faut bien d’autres qui soient invisibles.

 
Google et Facebook réintroduisent donc de la hiérarchie dans le réseau Internet qui s’est toujours caractérisé par l’égalité entre les personnes qui y sont connectées2.


J’en tire plusieurs enseignements.

 
Le premier, c’est que ce qui compte pour les internautes ce n’est plus d’accéder à toujours plus d’information — il y en a déjà bien trop et le volume d’information augmente à chaque instant —, ni même peut-être de s’orienter, d’accéder à la bonne information, mais simplement d’exister, pour d’autres humains, au milieu de ce déluge de données numériques.

 
Le second enseignement, c’est que le grand pouvoir que nous conférons à des plate-formes comme Facebook ou Blogger est un danger, car leurs objectifs ne rencontrent pas forcément nos intérêts, et c’est une chose que nous découvrirons à nos dépens exclusifs chaque fois qu’ils seront en situation de monopole et nous, en situation de dépendance.

 

http://hyperbate.fr/dernier/files/2013/07/eisner_invisibles.png

Dans Peuple Invisible, l’immense Will Eisner qualifie d’«invisibles» des individus qui n’existent pour personne, dont personne ne se soucie. Ils vivent et ils travaillent dans la ville (pour Eisner, la ville seule crée les «invisibles»), mais ils ne sont que des ombres. Dans le récit intitulé Sanctuaire, un dénommé Pincus Pleatnik a si bien appris à raser les murs, à être ordinaire, à éviter les rapports humains qui l’effraient, que personne ne se souvient de son visage même cinq minutes après l’avoir vu. Et lorsque, par erreur, le journal annonce son décès, il est incapable de prouver qu’il est bien en vie. Plus que jamais, on pourra être invisible sur les réseaux sociaux.

La conclusion des deux points précédents est assez évidente : chacun de nous doit être conscient des risques qu’il encourt à remettre non seulement ses productions (articles, images) mais aussi une partie de sa vie sociale entre les mains de multinationales qui nous voient moins comme des clients en droit d’exiger un service que comme une matière première, un carburant. Et contrairement au pétrole, nous n’avons même pas l’argument de la rareté pour espérer être considérés comme précieux.

 

La première précaution est peut-être d’avoir plusieurs vies numériques, de ne pas nous appuyer que sur un unique canal, comme certains qui ne connaissent ni l’e-mail, ni les forums, ni les blogs, et confondent Internet et Facebook, mais au contraire de savoir être infidèles aux plate-formes, de ne vivre dans la dépendance d’aucune, car chacune peut, le jour où elle est en mesure de le faire, se transformer en monstre : aujourd’hui, Twitter ou WordPress.com sont très bien, mais demain ?

 
La seconde chose à faire est bien sûr de favoriser les solutions libres, ouvertes, que ce soit en termes de logiciels, d’hébergement ou de services. Et bien entendu, de soutenir financièrement ces solutions et ceux qui y œuvrent.

  1. N’oublions cependant pas que Google est un des plus importants hébergeurs de blogs avec sa plate-forme blogger/blogspot, dont le nombre d’utilisateurs n’est pas public mais dépasse certainement celui de chacun de ses concurrents. []
  2. Bien entendu, on peut remplir une encyclopédie en faisant la liste des rapports non-égalitaires qui existent déjà sur Internet : filtres et indisponibilité de services mis en place par des fournisseurs d’accès ou des gouvernements, adaptation du contenu à l’historique ou à la localisation, expertise technique ou littéraire, etc.
    La tendance semble être à une inflation du nombre des dispositions qui rendent Internet inégalitaire. À ce sujet, on souhaitera un bon anniversaire à laQuadrature du Net, qui œuvre depuis cinq ans, déjà, pour défendre Internet contre ceux qui menacent l’indépendance du réseau. []

 

Source  :  http://hyperbate.fr/dernier/?p=26928

 

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 12:41

http://www.cybevasion.fr/photos2/vil004.jpg                         Ouzouer sur Trézée

 

Par Claude-Marie Vadrot - 30 juillet 2013 / Politis.fr

 

Sans doute intéressés par l’accueil (au mieux…) indifférent qui avait été réservé l’année à l’université d’été du Bloc Identitaire venant expliquer et revendiquer ses théories racistes et xénophobes dans le Giennois au cours d’un séminaire estival, les militants du Renouveau français projettent de se réunir pour un camp d’été dans la même région, sur le territoire de la commune d’Ouzouer-sur-Trézée.


A partir du 29 août, sur un terrain privé qui leur a été gentiment prêté, les nationalistes extrémistes et ultra catholiques vont se retrouver « en famille » pour réfléchir et surtout pour envisager les actions à poursuivre contre le mariage pour tous. Ils recevront quelques « vedettes » du printemps français aux responsables desquels ils ont donné et donnent encore un sérieux coup de main pour entretenir l’agitation contre le mariage gay ou lesbien.


C’est au cours de cette « université d’été » que doivent être définies les manifestations et autres « veilles » de prières et de protestation destinées à impressionner la gauche et à peser sur les municipales du printemps prochain : les élus et les candidats seront sommés d’annoncer à l’avance s’ils refuseront ou non de célébrer les mariages « immoraux » et « préjudiciables la famille ».


Dans l’attente de cette réunion de formation, les militants du Renouveau Français, couvrent la région d’affiches frappées de la fleur de lys qui rappelle les liaisons étroites que ce mouvement, qui regroupe officiellement un milliers de militants très liés à l’Eglise catholique et à certains prélats, entretient avec l’extrême droite européenne. Cette présence annoncée à incité le Front National (25 % aux dernières législatives dans la commune) à couvrir également la région avec ses propres affiches. Sans appartenir au FN, le Renouveau a activement fait campagne pour Bruno Gollnish, le concurrent de Marine Le Pen pour la présidence du parti car cette frange de l’extrême droite la considère comme trop « molle » face à gauche et à l’UMP sur les questions de société et face à la déchristianisation de la France.


Contactée par la presse, la maire d’Ouzouer sur Trézée à affirmé ne pas être au courant de cette réunion alors que la Préfecture et la gendarmerie sont informés depuis des semaines. Mais, comme le rassemblement doit se tenir sur un terrain privé, le Renouveau Français n’était pas dans l’obligation légale de demander une autorisation. Il devrait pourtant, dit-on officieusement, être étroitement surveillé par les forces de l’ordre.


Comme l’année dernière pour la tenue du camp des « identitaires », aucun des maires de la région, à commencer par la responsable de la commune concerné, ne s’est ému ni n’a publié de communiqué offusqué alors que les mêmes organisent le samedi 3 août une manifestation contre le rassemblement des Gens du Voyage qui vont se retrouver à la même époque sur une immense propriété qui appartient à leur communauté religieuse Vie et Lumière. Preuve, administrée par les élus de droite comme de gauche, qu’il est électoralement plus « rentable » un an à peine avant le municipales, de protester contre des Tziganes français que contre un mouvement fascisant lié aux Phalanges espagnoles et à la plupart des groupes d’extrême droite européens.

 


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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 07:50

walking-breadline.jpg

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Septième pays le plus riche du monde, la Grande-Bretagne ne cesse de voir progresser des formes archaïques de pauvreté : après la pauvreté énergétique, au tour de la pauvreté alimentaire de refaire surface, sous les effets dramatiques des politiques d'austérité.



13 millions de pauvres en Grande-Bretagne dont 4 millions souffrant de « pauvreté alimentaire », ne pouvant se nourrir à leur faim, ou se doter d'une alimentation équilibrée, selon le Food ethics council.



Si un secteur ne connaît pas la crise en Grande-Bretagne, c'est celui des banques alimentaires et soupes populaires.Trussell Trust, la première banque alimentaire du pays, ouvre deux à trois nouveaux locaux par semaine, 150 depuis l'an dernier.

 

L'association compte 350 000 bénéficiaires depuis le début de l'année scolaire, trois fois plus que l'an dernier, tandis qu'en 2011 elle ne venait en aide qu'à 60 000 déshérités.

 

Selon l'association OXFAM, ce chiffre ne prend pas en compte les églises, charités, organisations informelles, associations de quartier. Le nombre total de bénéficiaires des banques alimentaires s’élèverait plutôt à 500 000 personnes.

 

Comment en est-on arrivé là à une telle misère dans la septième économie du monde ?

 

La cause immédiate, c'est la politique d'austérité du gouvernement conservateur stigmatisant les travailleurs privés d'emploi ainsi que les bénéficiaires de la Sécurité sociale.

 

Depuis le début de l'année, le gouvernement a lancé la guerre contre les bénéficiaires des aides publiques, la liste des mauvais coups est longue. Exemple, la « bedroom tax » qui ampute jusqu'à 25% l'allocation logement de ceux qui habitent un logement prétendument trop grand.

 

Parmi les nouvelles mesures passées au printemps, un « benefits cap », plafond monétaire destiné à limiter le cumul des aides ou encore le recul d'une semaine avant d'accorder les premières aides aux travailleurs privés d'emploi.

 

A terme, le gouvernement prévoit un « Universal credit », une sorte d'allocation universelle destinée à remplacer toutes les aides sociales actuellement délivrées, une façon pernicieuse de remettre à plat le système pour accorder une allocation minimale dite universelle de misère.



La politique de sanctions et de radiations est déjà massive. 85 000 demandeurs d'emploi ont subi des sanctions pour le seul mois de janvier 2013. 55% des nouveaux demandeurs des « banques alimentaires » viennent en raison de changement dans le versement de leurs allocations sociales.

 

Cause plus profonde, la baisse des salaires et du pouvoir d'achat. Ces demandeurs de biens alimentaires sont en majorité des « poor workers », travailleurs pauvres au salaire insuffisant pour vivre. Deux-tiers des enfants en pauvreté alimentaire ont au moins un parent qui travaille.

 

Les trois-quart des britanniques ont connu une baisse de salaire réelle sur les deux dernières années. Les travailleurs de la fonction publique connaissent gels de salaire et dégraissage d'effectifs, tandis que ceux du secteur privé ont connu une baisse nominale de 15% des salaires.

 

Des effets sont encore plus dramatiques pour les « poor workers » qui subissent la « prime à la pauvreté » (poverty premium) : pour eux, les prix de l'énergie, de la nourriture mais aussi les tarifs d'assurance et les taux d'intérêt sont plus élevés.

 

En moyenne, les pauvres paient 1 600 € de plus qu'une famille aisée pour les biens fondamentaux, subissant la double peine de leur précarité économique et existentielle.

 

En moyenne, les prix des biens alimentaires, selon OXFAM, ont augmenté de 30% en cinq ans, c'est trois fois l'augmentation du salaire minium. En avril dernier, le gouvernement a même proposé de geler ou … de baisser le salaire minimum !

 

Enfin, la politique de prix exercée par les grands monopoleset avec elle les libéralisations et privatisations de ces dernières décennies. Car la baisse dramatique du pouvoir d'achat des ménages britanniques, c'est aussi la conséquence de l'explosion de la facture énergétique.

 

Privatisée en 1986, British Gas est toujours le premier fournisseur de gaz et d'électricité en Grande-Bretagne. Depuis huit ans, les tarifs ont doublé, le prix du gaz et de l'électricité a augmenté de 30% en deux ans. Encore 6% en novembre dernier … à l'annonce d'une hausse de profits de 13% !

 

Et la concurrence ? La libéralisation a permis des géants européens comme le français EDF, les allemands RWE et E.on d'investir le marché, aux côtés de Scottish power et SSE. Le « Big six » contrôle maintenant 99% de la fourniture d'énergie du pays.

 

Chaque hausse de British Gas est suivie par une hausse correspondante des autres monopoles, maintenant les prix au plus haut.EDF a augmenté ses tarifs de 25% en deux ans, tout comme Scottish power, RWE de 23%, E.On de 21%.

 

Résultat dramatique, en 2009, 5,5 millions de personnes se trouvaient en précarité énergétique en Grande-Bretagne, c'est-à-dire des personnes qui dépensent plus de 10% de leur budget pour leurs factures énergétiques.

 

Se chauffer ou se nourrir redevient une alternative en Grande-Bretagne.

 

Les faits tragiques notés dans le rapport d'OXFAM (« Walking the breadline : the scandal of food poverty in 21 st century ») nous ramènent au capitalisme de la misère de l'ère victorienne ou à la Grande dépression des années 30.

 

Des mères qui se privent de repas pour nourrir leurs enfants, des enseignants qui donnent à manger à des élèves affamés, la queue pour les soupes populaires, la situation suscite une légitime indignation contre la politique d'austérité.

 

Toutefois l' « austérité » n'est pas pour tous, c'est une politique en faveur du capital contre l'ensemble des travailleurs. Les profits continuent d'exploser tandis que le gouvernement continue de baisser l'impôt sur le revenu des plus riches ainsi que l'impôt sur les sociétés.

 

Voilà la véritable origine du « scandale alimentaire en Grande-Bretagne ! »

 


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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 12:00

CELAYA GABRIEL(1911-1991)

Poète espagnol , Gabriel Celaya, qui a composé l'essentiel de son œuvre après la guerre civile, fut d'abord ébloui par le surréalisme puis traversa une période de « prosaïsme existentiel », pour parvenir à une poésie généreuse, communautaire, qui exprime le fragile espoir de l'immense multitude : « La poésie n'est pas une fin en soi. La poésie est un instrument parmi d'autres pour transformer le monde », ou encore, « La poésie est une arme chargée de futur. »

http://p2.storage.canalblog.com/28/79/310520/36944047.jpg

 

La poésie est une arme chargée de futur. Gabriel Celaya


Quand plus rien de personnellement exaltant n'est attendu,

Plus on palpite et plus on est proche de la conscience,

Existant comme un fauve, aveuglement affirmé,

Comme un pouls qui frappe les ténèbres,

 

Quand on regarde en face

Les vertigineux yeux clairs de la mort,

On dit les vérités:

Les barbares, les terribles, les amoureuses cruautés.

 

On dit les poèmes

Qui élargissent les poumons de tous ceux qui,

Asphyxiés,

Demandent à être, demandent du rythme,

Demandent des lois pour ce qu'ils éprouvent

d'excessif.

 

Avec la vitesse de l'instinct,

avec l'éclair du prodige,

comme une évidence magique, ce qui est réel nous

Transforme

En ce qui est identique à lui-même.

 

Poésie pour le pauvre, poésie nécessaire

Comme le pain de chaque jour,

Comme l'air que nous exigeons treize fois par minute,

Pour être et tant que nous sommes donner un oui qui

Nous glorifie.

 

Parce que nous vivons par à-coups, parce que c'est à

Peine s'ils nous laissent

Dire que nous sommes ceux que nous sommes

Nos chants ne peuvent être, sans péché, un ornement,

Nous touchons le fond.

 

Je maudis la poésie conçue comme un luxe

Culturel par ceux qui sont neutres

Ceux qui, en se lavant les mains, se désintéressent et

S'évadent.

Je maudis la poésie de celui qui ne prend pas parti

Jusqu'à la souillure.

 

Je fais miennes les fautes. Je sens en moi tous ceux

Qui souffrent

Et je chante en respirant.

Je chante, et je chante, et en chantant par delà mes

Peines

Personnelles, je m'élargis.

 

J'aimerais vous donner la vie , provoquer de nouveaux

Actes,

Et je calcule en conséquence, avec technique, ce que

Je peux faire.

Je me sens un ingénieur du vers et un ouvrier

Qui travaille avec d'autres l'Espagne dans ses aciers.

 

Telle est ma poésie:poésie-outil

A la fois battement du coeur de l'unanime et aveugle

Telle est, une arme chargée de futur expansif

Avec laquelle je vise ta poitrine.

 

Ce n'est pas une poésie pensée goutte à goutte.

Ce n'est pas un beau produit. Ce n'est pas un fruit

Parfait. C'est similaire à l'air que nous respirons tous.

Et c'est le chant qui donne de l'espace à tout ce que

Nous portons en nous.

 

Ce sont des mots que nous répétons en les sentant

Nôtres, et ils volent. Ils sont plus que ce qu'ils nomment.

Ils sont le plus nécessaire: ce qui n'a pas de nom.

Ce sont des cris au ciel, et sur terre ce sont les actes.

 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 23:03

RESF INFO

 

Bonjour,


Nous sollicitons votre intervention comme nous l’avons souvent fait par le passé. Il s’agit cette fois d’une famille tchétchène avec deux enfants de deux ans et demi et de trois ans et demi enfermée depuis une semaine au centre de rétention de Rennes. Voir communiqué de presse RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/article47009.html?id_rubrique=


Vous verrez les photos à l’adresse http://untoitundroit35.blogspot.fr/2013/07/des-enfants-enfermes-aux-centre-de.html

http://3.bp.blogspot.com/-tnPuGi3sfgY/UfLOB7pMOnI/AAAAAAAABCI/wCVrLpDmtkw/s400/DSCN3095.JPG

 François Hollande s’était engagé pendant la campagne présidentielle à interdire l’enfermement des enfants. L’engagement n’a pas été tenu et depuis son élection, au moins une vingtaine d’enfants, certains de quelques mois à peine, ont été enfermés.


Vous trouverez des précisions sur la situation de cette famille et ce que nous en pensons sur le blog RESF sur Médiapart :http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/270713/enfants-en-retention-la-parole-non-tenue


L’expulsion de la famille Mejidov est prévue demain lundi 29 juillet à 9h45 de Roissy (vol AF1146 Terminal 2F) . Les enfants seront levés à 3 ou 4 heures du matin pour être transportés à l’aéroport. A leur arrivée en Pologne, ils risquent à nouveau d’être emprisonnés en attendant leur départ forcé pour la Tchétchénie.


Il faut que l’enfermement des enfants de sans papiers cesse, pour de bon. Vous pouvez faire connaître votre sentiment  en téléphonant, en faxant ou en envoyant un mail aux coordonnées suivantes.

  

  

Elysée :  01 42 92 81 00  Fax 01 47 42 24 65

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

  

Matignon : 

premier-ministre@pm.gouv.fr

jean-marc.ayrault@pm.gouv.fr

  

A l'Intérieur :  01 40 07 21 09

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

  

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 18:04

http://andrenicolas.a.n.pic.centerblog.net/edeb49e5.jpg

 

23 juillet 2013

 

http://img.over-blog-kiwi.com/200x200/0/54/91/86/201304/ob_6d6d1cac9553c8f5730efb19f8e09ba5_portrait.jpgParmi divers objectifs réactionnaires, la droite et les Solfériniens visent à « détricoter », comme on dit aujourd’hui, la Sécurité sociale, en gros – comme pour la SNCF ou EDF – donner au privé ce qui est rentable, tandis que le déficitaire restera à la charge de la collectivité.

 

Alors, avant que le forfait risque d’être irrémédiablement commis, il convient, sans relâche, de rappeler d’où vient ce système de sécurité sociale, en tant qu’appartenant au domaine plus vaste de la protection sociale (santé, famille, vieillesse, logement, emploi, pauvreté et exclusion sociale).


La sécurité sociale assure un minimum de ressources, ainsi que l’accès aux besoins essentiels – qui, donc, ne devraient nullement être privatisés – tels l’éducation, l’eau, l’hygiène à tous les citoyens en période de paix.


Dans son article 22, la Déclaration universelle des droits de l’homme définit le concept de sécurité sociale : « Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays. »

 

En France, c’est le Conseil national de la Résistance qui a défini le rôle de la sécurité sociale dans une ordonnance du 4 octobre 1945 : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ».

 

La sécurité sociale figurait dans le préambule de la constitution de la Quatrième République (repris par la constitution de la Cinquième République), en garantissant à tous « la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ».


La période dite des Trente Glorieuses a permis le développement de la protection sociale. Le vieillissement de la population et la « crise » économique a entraîné un accroissement des dépenses et une diminution des recettes.

Les socio-libéraux et les libéraux ont posé que la protection sociale était une des causes de la crise car les cotisations (dites « charges » dans la novlangue du capitalisme mondial) sociales ont, selon eux, provoqué des surcoûts salariaux, on ralenti l’embauche et ont favorisé le travail au noir. Sans parler de la déresponsabilisation et de l’oisiveté des chômeurs. Les analystes de la gauche de gauche estiment au contraire que la sécurité sociale réduit les inégalités, maintient la cohésion sociale et maintient la demande.


Comme l’a fort bien montré l’Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires, nous sommes en présence de deux logiques absolument incompatibles.

Pour le CNR et la classe politique de 1945, les dépenses de protection sociale favorisaient l’intégration sociale, qui était source d’efficacité économique, de croissance, ce qui permettait une augmentation des dépenses sociales, qui pour finir amenait une meilleure protection sociale.

La logique de la droite et des Solfériniens part du principe que les dépenses de protection sociale réduisent la compétitivité des entreprises. Il faut alors, au nom de la lutte contre le chômage, réduire les recettes et les dépenses sociales, ce qui affaiblit, au nom de l’intérêt supérieur de la collectivité, la protection sociale dans son ensemble.


Pendant la Résistance, puis à la Libération avec les Ordonnances d’octobre 1945 (ne jamais oublier le rôle des syndicalistes – parmi eux Ambroise Croizat) furent posées les bases de la sécurité sociale :


-  gratuité pour tous des soins médicaux

 
-  gestion de l’ensemble des risques par une caisse unique

 
-  financement par des cotisations salariales et patronales

 
-  gestion de la caisse par les salariés.


La création d’une caisse unique instaurait une véritable solidarité entre les sexes et les générations. Dans l’esprit des fondateurs du système, les cotisations salariales et patronales constituaient un salaire différé, certainement pas une assurance et encore moins une aumône, qui serait reversé sous forme de prestations.


Le patronat ne pouvait rester l’arme au pied face à un système aussi progressiste, en particulier face à la gestion, par les salariés, de leur sécurité. En 1967, De Gaulle va rendre un fieffé service à la classe dirigeante en fractionnant la caisse en trois branches (maladie, famille, vieillesse) et en imposant la participation de l’État dans la gestion de la Sécu. La quatrième branche du recouvrement s’est ajoutée par la suite.


La bourgeoisie repartira à la charge dans les années 80 en imposant le forfait hospitalier (18 euros par jour), en faisant baisser le budget global des hôpitaux et en instituant le déremboursement partiel ou total de certains médicaments (plus de 600 à ce jour).


En 1990, le gouvernement Rocard instituera la Contribution sociale généralisée, considérée comme un impôt par le Conseil constitutionnel mais comme une cotisation par la Cour de cassation. Combattue par la CGT et la FSU, elle fut fort bien acceptée par la CFDT. Son taux est passé de 1,1% à 7 ,5% (la CSG sera doublée par Jospin) pour les actifs (6,60%, pour l’instant, pour les retraités). Il est à noter qu’elle est payée à 90% par les salariés.


Hollande part du principe inepte que « dès lors que l’on vit plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps. » Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’espérance de vie pour les femmes a reculé en 2012. En outre, l’espérance de vie en bonne santé recule depuis 2006 : elle a diminué d’environ un an de 2008 à 2010 (un peu plus pour les femmes que pour les hommes). En 2010 les hommes pouvaient espérer vivre en bonne santé 79,1 % de leur espérance de vie totale contre 80,6 % en 2008 et les femmes 74,4 % contre 76,1 %1...


Si Sarkozy avait été réélu, les « charges » patronales auraient été rapidement supprimées. Avec les Solfériniens, on risque une couverture peau de chagrin, le nanan pour les assurances privées, c’est-à-dire, le plus souvent, pour les banques.

Des socialistes réellement de gauche élargiraient l’assiette des cotisations aux revenus financiers des entreprises et supprimeraient toutes les exonérations des cotisations sociales. Mais, actuellement, 80% des bénéfices net des entreprises vont aux actionnaires contre 30% dans les années 80. Hollande n’a pas pensé à un « choc de répartition » qui pourfendrait la logique du capitalisme financier.

 

                                                               ***********************

 

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CE que l'on n'effacera jamais: Ambroise Croizat signant dans le sillage du CNR. la mise en place des Retraites et de la sécurité sociale, de la médecine du travail, du statut des mineurs, de celui des électriciens et gaziers, de la formation professionnelle, des comités d'entreprises, de la fonction publique, des CHST et de la prévention dans l'entreprise.... Et oui tout cela venant d'un ministre ouvrier et d'un Peuple de france mobilsé, dans une france pourtant RUINEE...ET EN ..UN AN ET DEMI SEULEMENT!!!!!!.... ET nos socialistes?

 

Michel Etievent

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 10:11

22/07/2013

HISTOIRE: 30 janvier 1933: anniversaire de la prise de pouvoir par Hitler    

 

Chronique d’un coup d’État financé


On entend souvent qu’Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes, appuyé par un large mouvement populaire. Or, bien qu’organisé avec la complaisance des partis au pouvoir, c’est un coup d’Etat qui permet à Hitler d’accéder au gouvernement. Quant à son principal soutien, il vient des industriels allemands.


Herwig Lerouge

 

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Le 12 novembre 1933, Hitler est invité à donner une conférence dans une usine de Siemens. Le patron de l’entreprise, Carl Friedrich von Siemens, compte parmi les principaux soutiens au régime nazi.

  

Dans sa déclaration gouvernementale du 1er février 1933, Hitler promettait au peuple allemand l’amélioration de la situation des travailleurs et des paysans et le maintien et la consolidation de la paix. « Donnez-moi quatre ans, et vous ne reconnaîtrez plus l’Allemagne », prophétisait-il. Quatre ans plus tard, les acquis sociaux étaient détruits et les libertés fondamentales étaient bafouées. L’Allemagne, effectivement, était méconnaissable.


Le 30 janvier 1933, le président allemand Paul von Hindenburg nomme Adolf Hitler, le dirigeant du Parti National-socialiste (NSDAP, abrégé en nazi) Premier ministre. Le premier gouvernement Hitler ne compte que trois nazis, dont Hitler lui-même. Il n’ose même pas se présenter devant le Parlement, car il y est minoritaire. Au lieu de cela, il demande à Hindenburg de dissoudre le Parlement et d’organiser de nouvelles élections, fixées au 5 mars 1933.


Ce délai lui donne l’occasion de gouverner cinq semaines sans contrôle parlementaire. Il s’agit d’un coup d’État légal, car la Constitution allemande de l’époque permet au président de dissoudre le Parlement ou de le suspendre temporairement. 


Un régime de terreur


Le 4 février, Hindenburg prend une ordonnance d’urgence qui interdit toute critique du gouvernement, supprime la liberté de rassemblement et de presse pour le Parti Communiste d’Allemagne (KPD), alors en campagne électorale, et d’autres organisations de gauche.


Le 27 février, le Reichstag, le Parlement allemand, est incendié. Officiellement, par un anarchiste hollandais déséquilibré. Cependant, de nombreux historiens sont convaincus que l’incendie a été provoqué par les sections d’assaut (SA) nazies. Les événements qui suivent confirment cette thèse. Avant tout début d’enquête, la radio affirme que les communistes sont coupables. La même nuit, sur base de listes établies à l’avance, plus de 10 000 communistes, socialistes et progressistes sont arrêtés. Toute la presse communiste et plusieurs journaux socialistes sont interdits. Les libertés de la presse et de réunion sont suspendues.


Malgré cette répression, les élections ne donnent pas une majorité aux nazis ni une majorité des deux tiers au gouvernement de coalition dirigée par Hitler. Pour l’obtenir, le gouvernement radie les 81 mandats du KPD, sans qu’aucun parti proteste. Cela étant réglé, le Parlement vote la confiance au gouvernement Hitler et l’autorise à décréter des lois sans son autorisation. Il s’agit en fait d’une auto-dissolution. Les socialistes votent contre la déclaration gouvernementale, mais jugent les élections démocratiques malgré la répression.


En deux ans, les nazis vont interdire les partis politiques, tuer plus de 4200 personnes et arrêter 317 800 opposants, dont 218 600 seront blessés et torturés. Le 20 mars 1933, le commissaire nazi de la police de Munich, Heinrich Himmler, crée à Dachau le premier camp de concentration destiné aux prisonniers politiques. 40 autres suivront dans la même année.


Le nerf de la guerre


Hitler n’a donc pas été élu démocratiquement. En réalité, la décision de le nommer chancelier a été prise quelques semaines auparavant, le 3 janvier, dans la villa du banquier Kurt von Schröder.


À plusieurs reprises, entre 1918 et 1923, les cercles les plus à droite de la classe dirigeante avaient en effet essayé, notamment par des tentatives de coups d’État, de se débarrasser du système parlementaire et de supprimer les droits importants acquis par un mouvement ouvrier fort et uni.


Ces cercles s’appuyaient sur une partie de l’armée et des organisations réactionnaires. De nombreux industriels voyaient dans le NSDAP une organisation qui valait la peine d’être soutenue.


En 1923, le patron sidérurgiste Hugo Stinnes a déclaré à l’ambassadeur américain : « Il faut trouver un dictateur qui aurait le pouvoir de faire tout ce qui est nécessaire. Un tel homme doit parler la langue du peuple et être lui-même un civil. Nous avons un tel homme. »


Avec la crise économique de 1929, les cercles dirigeants ont décidé de vraiment miser sur le parti nazi, qui a reçu de leur part un soutien accru. Grâce à leurs millions, Hitler a pu gagner de l’influence sur les classes populaires, très touchées par la crise. Ils ont mis à sa disposition leurs hangars désaffectés qu’il a transformés en une version nazie de l’Armée du Salut. Des malheureux sans travail pouvaient y trouver une assiette de soupe et un lit pour la nuit. Avant qu’ils s’en rendent compte, on leur avait collé un uniforme et ils défilaient derrière le drapeau nazi.


Durant la campagne présidentielle de 1932, les nazis ont collé des millions d’affiches, imprimé 12 millions de numéros spéciaux de leur journal et organisé 3000 meetings. Pour la première fois, ils ont fait usage de films et de disques. Hitler utilisait un avion privé pour se rendre d’un meeting à l’autre. En 1932, le parti nazi comptait des milliers de permanents et l’entretien des SA, à lui seul, coûtait deux millions de marks par semaine. Qui payait tout cela ? Certainement pas les membres sans travail du parti nazi...


Le patronat tout puissant


Aux élections fédérales de septembre 1930, le NSDAP devient le deuxième parti, avec plus de 6 millions de voix. Des représentants de premier ordre de la classe dirigeante s’expriment en faveur de la formation d’un gouvernement avec lui. Hitler est invité à exposer ses idées devant des cercles de grands capitalistes et plusieurs d’entre eux adhèrent au parti.


Cela prendra pourtant encore une année avant que ces patrons confient la chancellerie à Hitler. Ils avaient peur de la réaction du mouvement ouvrier. De plus, ils se livraient entre eux de violentes luttes de pouvoir.


Mais, lors des élections fédérales du 6 novembre 1932, le Parti communiste allemand accroît fortement son influence parmi les travailleurs au détriment du Parti socialiste. Le capital craint un soulèvement révolutionnaire. Et le NSDAP perd deux millions de voix. Un déclin plus important du parti risque de ruiner tous les espoirs du grand patronat. Ils mettent leurs querelles internes au vestiaire et décident de confier plus rapidement le pouvoir à Hitler.


Ce sont les Thyssen, Krupp, Siemens et autres qui ont déterminé la politique économique de Hitler. Il suffit de voir la composition du Haut Comité économique du gouvernement nazi. On y retrouve Krupp von Bohlen, roi de l’industrie d’armement, Fritz Thyssen, baron de l’acier, Carl Friedrich  von Siemens, roi de l’électricité, et Karl Bosch, de l’industrie des colorants. Grâce à Hitler, ils ont pu appliquer le programme de casse sociale dont ils rêvaient.


Le gouvernement Hitler bloque les salaires au niveau très bas de 1932. Les travailleurs sont privés de tous leurs droits et menacés d’emprisonnement dans un camp de concentration en cas de grève.


La liberté de changer d’employeur est limitée, et un « livret de travail » est introduit. Sans ce document, aucun travailleur ne peu être engagé. Tout comme chez nous au 19e siècle, un ouvrier qui désire travailler ailleurs peut en être empêché par son patron si celui-ci gèle son livret de travail.


Le fascisme a porté la logique du capitalisme jusqu’à sa pire extrémité. La recherche de la compétitivité mène à une spirale descendante des salaires et des acquis sociaux. Dans les camps de travail, le coût salarial et les charges sociales sont quasiment réduits à zéro. Afin d’épargner leurs frais de transport, plusieurs firmes construisent leurs usines près des camps.


Le problème du chômage est résolu en envoyant une partie des chômeurs dans l’armée, une autre dans les usines d’armement. Tous sont ainsi obligés de préparer leur propre mort et celle de dizaines de millions d’autres.


Le soutien des industriels à Hitler : quelques dates

 

27 octobre 1931. Le directeur de la firme Siemens, Carl Friedrich von Siemens, prononce un discours devant des membres importants de la finance américaine pour dissiper les craintes que suscite une éventuelle montée au gouvernement des nazis. Il insiste surtout sur la volonté des nazis d’éradiquer le socialisme en Allemagne. 

26 janvier 1932. Fritz Thyssen, le magnat de la sidérurgie, organise une conférence d’Hitler devant plus de 100 grands patrons durant laquelle il assure que son mouvement voit dans la propriété privée le fondement de l’économie allemande et que son but principal est d’éradiquer le marxisme en Allemagne. 

19 novembre 1932. Des banquiers, de grands industriels et de grands propriétaires terriens demandent au président Hindenburg de nommer Hitler à la chancellerie. 

4 janvier 1933. Rencontre entre le Premier ministre en exercice Franz von Papen et Hitler dans la villa du banquier von Schröder, qui a scellé les arrangements qui ont conduit au 30 janvier 1933. 

20 février 1933. Hitler reçoit le gratin du grand capital allemand pour rassurer les patrons à propos de sa base, chauffée par des discours démagogiques contre le grand capital.

20 mars 1933. Création du premier camp de concentration destiné aux prisonniers politiques à Dachau.

15 mai 1934. Une loi est votée qui limite la liberté de changer d’employeur.

30 juin 1934. Nuit des longs couteaux. Hitler fait assassiner 1000 cadres de ses propres sections d’assaut, essentiellement de l’aile « anticapitaliste » qui avait cru à la démagogie de Hitler et pensait que les nazis prendraient aussi des mesures contre le grand capital.

Février 1935. Introduction du « livret de travail », qui impose une soumission totale des ouvriers à leur patron.

 

http://histoire.skynetblogs.be/archive/2013/07/22/histoire-30-janvier-1933-anniversaire-de-la-prise-de-pouvoir-7875935.html

 

 


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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 09:53

Le 25/07/2013 par Jean-Marcel Bouguereau   ( journaliste français de presse écrite) 

 

http://images.larepubliquedespyrenees.fr/images/2013/07/25/et-si-on-renationalisait-les-autoroutes_962159_490x276p.jpgC'est un des scandales de la République, dénoncé comme tel, à plusieurs reprises, par la Cour des Comptes : celui de la tarification des autoroutes, que chacun, au moment des départs en vacances, expérimente à son détriment. Une sorte de racket légal qui se fait avec l'assentiment de l'État.


C'est que l'État est responsable de la vente en 2005 de ces bijoux de famille. Toutes les familles politiques sont concernées : c'est Dominique de Villepin qui parachève la privatisation engagée, en 2002, par la gauche sous Lionel Jospin. Et c'est Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie et des Transports, qui prolonge la concession des sociétés d'autoroutes, avec un pauvre alibi écologique, un programme de "verdissement des autoroutes" !

Ce qui explique l'extrême passivité des représentants de l'État - toutes tendances confondues -- dans les négociations avec les sociétés autoroutières que les Sages de la rue Cambon estiment se faire toujours au profit de ces dernières.


En fait la Cour des comptes reproche à l'État de ne pas assez s'imposer dans la fixation des tarifs négociés avec les sociétés autoroutières depuis leur privatisation.

 

Jugez-en ! Ces tarifs, c'est un peu la roue de la fortune. Vinci Autoroutes, APRR et Sanef ont touché 7,6 milliards d'euros de péages en 2011. C'est qu'en cinq ans, les tarifs autoroutiers jugés "opaques et injustes" par la Cour des comptes, auraient augmenté de 11 %, alors qu'aucune amélioration du service ne le justifie. Comme chaque année le tarif des péages a été augmenté au 1er février, soit une hausse moyenne de 2,01 %, plus que l'inflation.


Car c'est une énorme machine à cash qui est cédée pour le prix ridicule de 15 milliards d'euros. Quarante milliards de bénéfices seront engrangés d'ici 2032, date de fin de la concession. Les bénéfices d'Autoroutes du Sud de la France ont bondi de près de 78 % en six ans, ceux d'Autoroute Paris-Rhin-Rhône de 103 %.

 

Mais ce n'est pas tout : la Cour cible aussi le manque d'exigence de l'État "en cas de non-respect de leurs obligations par les concessionnaires, qu'il s'agisse de préserver le patrimoine, de respecter les engagements pris dans les contrats de plan ou de transmettre les données demandées".


Les Sages recommandent donc de "mettre en oeuvre des dispositions contraignantes" et de "réaliser systématiquement une contre-expertise (…) de tous les coûts prévisionnels des investissements". Sans parler de cet autre scandale, le système de l'intégration fiscale qui permet à ces sociétés de déduire le coût de leur endettement et leur a permis d'économiser 1,5 milliard d'euros en cinq ans sur ses impôts.

 

Peut-être pourrait-on suggérer une renationalisation des autoroutes ?

 

Publié dans la République des Pyrénées

 

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2013/02/01/879515/images/ressource/vendredi_la_hausse_des_peages_17928_hd.jpgFévrier 2013 ,le tarif des autoroutes augmente de 2,1%...

 


 


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