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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 16:21

 |  PAR BERTILLE PERCENEIGE / Blog Médiapart 


http://img.youtube.com/vi/gF28li7tKGY/0.jpg

 

Inge Hannemann, salariée du Pôle emploi allemand, a vu sa requête en référé rejetée par le tribunal du travail de Hambourg (Arbeitsgericht). Il a estimé qu'elle n'avait pas pu infirmer les infractions à la loi que son employeur lui reprochait d'avoir commises dans l'exercice de ses fonctions. Elle avait refusé de suspendre leurs allocations aux chômeurs de longue durée ainsi qu'aux jeunes.

 

 


 

 

Inge Hannemann, 45 ans, travaillait depuis 2005 au sein duJobcenter (l'équivalent de Pôle emploi) de Hambourg-Altona, un quartier de la ville hanséatique. Chargée de faire appliquer la loi Hartz IV et ses multiples sanctions, sous la pression toujours plus forte des statistiques, elle en a dénoncé les injustices dès 2006 par courriers adressés au gouvernement fédéral, puis à partir de 2011 sur des blogs (ici ou ).


Son employeur, après lui avoir demandé en vain de cesser ses interpellations, l'a finalement dispensée de toute activité au mois d'avril dernier, au motif que son attitude pertubait « la paix de l'entreprise » (der Betriebsfrieden) et surtout qu'elle avait enfreint, dans l'exercice de ses fonctions, les dispositions légales en refusant d'appliquer des sanctions aux bénéficiaires d'allocations récalcitrants.


Afin de retrouver son travail, Inge Hannemann avait saisi le tribunal du travail de Hambourg qui l'a aujourd'hui déboutée de son action.


Soutenue par des syndicalistes, des associations de chômeurs, des militants de Die Linke et des Grünen, des juristes, l'ancienne salariée du Jobcenter entend poursuivre son combat jusque devant les juridictions européennes pour obtenir l'abrogation de la loi Hartz IV qu'elle estime contraire à la loi fondamentale allemande (das Grundgesetz).

 

N.B : la loi dite « Hartz IV », du nom de Peter Hartz, ancien directeur du personnel de Volkswagen, a été conçue et adoptée sous le gouvernement social-démocrate dirigé par Gerhard Schröder en 2005. Elle prévoit notamment qu'au-delà de 12 mois d'allocations chômage, le travailleur privé d'emploi est considéré comme chômeur de longue durée et perçoit de l'Etat une aide mensuelle d'un montant de 364 € - montant calculé au plus près par le Ministère du travail allemand - à laquelle s'ajoute le paiement plafonné à 280 € d'un logement décent, à condition d'accepter toutes les offres de travail disponibles : travail à temps partiel, emploi sous-qualifié ou payé à un taux inférieur au minimum conventionnel, « minijob » ou « ein Euro Job ». Cette loi s'applique aujourd'hui aux 5,2 millions de chômeurs inscrits dans les 353 Jobcenters que compte l'Allemagne. 55 000 salariés sont chargés d'assurer leur suivi.

 

L'information « dans le texte » :

- « Gerichtsentscheidung: Jobcenter darf Hartz-IV-Rebellin rauswerfen », Der Spiegel (30/07/2013)

- « Urteil gegen Hartz-IV-AktivistinKein Job beim Jobcenter », Taz(30/07/2013)

 

 

                                                                       ************************************

 

Article publié  le 20 mai 2013 

 

Réforme du travail Outre-Rhin : elle met en garde la France ! 

>>> Réforme Du Travail Outre-Rhin : Elle Met En Garde La France !

 

 

 


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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 14:54

http://www.bastamag.net/squelettes/images/basta.pngPAR RACHEL KNAEBEL

(10 JUIN 2013)


L’Allemagne, sa compétitivité, sa flexibilité, sa capacité à réformer son marché du travail… Et ses femmes que l’on rend dépendantes économiquement à vie de leurs maris, renvoyées, de fait, au foyer. Car une Allemande sur deux travaille à temps partiel, dont 4,5 millions dans le cadre d’un « minijob » : ces boulots payés moins de 450 euros, qui n’ouvrent aucun droit ou presque. Un divorce, un mari au chômage ou décédé, et c’est la pauvreté. Le modèle allemand, un modèle d’avenir ?

 

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L520xH293/arton3104-7873e.jpg

 

« Pour notre service de soins à domicile à Essen nous recherchons un/une aide aux personnes âgées », annonce cette entreprise allemande sur le site de l’Agence fédérale pour l’emploi (Arbeitsagentur), l’équivalent en Allemagne de Pôle emploi.


En plus d’une formation spécifique de trois ans, elle demande au candidat d’être flexible, autonome et engagé dans son travail, et, si possible, d’avoir déjà acquis une expérience et d’être titulaire d’un permis de conduire. Tout cela pour… 400 euros par mois, sans préciser le volume horaire ! « Une embauche en temps partiel ou temps plein n’est pas exclue », laisse miroiter l’annonce. Cette offre est en fait celle d’un « minijob », une forme d’emploi précaire qui a explosé en Allemagne depuis la première loi, dite Hartz, de dérégulation du marché du travail il y a dix ans. Des minijobs qui touchent particulièrement les femmes.


Des jobs payés en dessous des bas salaires


Les lois Hartz, ce sont ces réformes adoptées par le gouvernement social-démocrate et vert de Gerhard Schröder et entrées en vigueur entre 2003 et 2005. Vantées par l’Élysée comme par la droite néolibérale de ce côté-ci du Rhin, leur bilan est très controversé en Allemagne. Les défenseurs des lois Hartz assurent qu’elles ont permis de lutter contre le chômage et de relancer l’emploi. La réalité est bien moins rose, surtout pour les femmes.


« La situation des femmes sur le marché du travail s’est détériorée avec les réformes Hartz, en premier lieu à cause de la loi qui a facilité les minijobs », estime Ursula Engelen-Kefer, ancienne vice-présidente de la Fédération syndicale allemande DGB. Ces minijobs existent depuis longtemps, mais étaient limités à une activité de 15 heures de travail par semaine maximum, rémunérée 325 euros par mois. La première loi a levé la limite horaire et augmenté le plafond salarial à 400 euros (passé à 450 euros cette année).


7 millions de « minijobbers »...


Résultat : ces jobs sont très mal payés. « Aujourd’hui, l’employeur peut légalement exiger 24 heures de travail par semaine pour 450 euros ! » souligne la syndicaliste. 450 euros par mois pour 20h par semaine, cela revient à un salaire horaire de seulement 5,60 euros. Pour 15h par semaine, ce taux horaire monte à 7,50 euros. Dans la pratique, 90% des employés en minijobs travaillent moins de 20 heures par semaine, selon une étude du ministère de la Famille publiée en avril [1]. Reste que plus de trois-quarts des « minijobbers » touchent un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure, analyse la fédération syndicale DGB. Soit en dessous du niveau des bas salaires allemands [2].


Sur les 7 millions de personnes qui travaillent dans le cadre d’un minijob [3], près des deux tiers sont des femmes. Et ce minijob constitue, pour les trois quarts d’entre elles, leur seul et unique emploi. Les secteurs d’emploi traditionnellement féminins sont aussi les plus touchés par le phénomène : plus d’un million de minijobs dans le commerce, près de 800.000 dans le nettoyage, plus de 400.000 dans la santé. Dans la restauration, un travailleur sur deux est en minijob ! Car tout employeur, du particulier à la multinationale, en passant par l’administration ou l’éducation [4], peut recourir à un minijob, sans restriction : la seule condition, c’est que le salaire mensuel ne dépasse pas 450 euros.


... Sans sécurité sociale, ni assurance chômage


Dans ces conditions, comment explique-t-on ce succès ? Les minijobs recrutent selon la formule « salaire brut = salaire net ». Ces emplois sont exemptés de cotisations sociales pour les employés, les employeurs payant un forfait de cotisations patronales de 30 %. Un piège. Car les minijobbers ne bénéficient ni d’assurance maladie, ni d’assurance chômage quand leur contrat s’arrête. Et leurs cotisations retraites sont ridicules. Travaillez 45 ans en minijob et vous aurez droit à une pension mensuelle de 140 euros seulement !


Et ce piège s’est refermé sur les femmes : une femme active – entre 18 et 64 ans – sur dix est en minijob. « Cela signifie que les femmes qui cherchent un emploi et ne disposent pas de qualifications particulières ou reviennent sur le marché du travail après une pause pour s’occuper des enfants, ne reçoivent souvent pas d’autres offres d’emploi que ces jobs », analyse Ursula Engelen-Kefer.


Dépendantes à vie de leur mari


Sans cotisations salariales, « les femmes en minijobs dépendent de leur partenaire pour avoir une assurance maladie, conclut la syndicaliste. L’autre conséquence, c’est la pauvreté assurée une fois à la retraite. Le problème, c’est que beaucoup de femmes encore jeunes ne se rendent pas compte ce que signifie se retrouver sans retraite ni assurance maladie et dans la dépendance à leur mari. Elles se disent simplement “le brut pour le net, c’est merveilleux”. Cette situation est soutenue par les hommes, qui paient moins d’impôts si leurs femmes travaillent peu. Ce développement des minijobs va donc exactement dans la mauvaise direction. »


Pas étonnant, dans ce contexte, que 84% des femmes qui exercent un minijob comme activité principale soient mariées. Alors que la proportion n’est que de 60 % dans l’ensemble de la population féminine allemande. En outre, une fois en minijob, les femmes y restent : un tiers exerce ce type d’emploi depuis dix ans ou plus, et plus de la moitié depuis plus de six ans. Contrairement à certaines idées reçues, en France, les minijobs ne s’adressent pas qu’aux étudiants ou aux retraités, en quête d’un complément de pension. La grande majorité (58%) sont des actifs.


Les femmes : « Des salaires d’appoint pour le foyer »


« En cas de divorce, de chômage ou du décès du mari, les femmes en minijobs ne peuvent que difficilement assurer leur existence et celle de leur famille », prévient le sociologue Carsten Wippermann, qui a conduit l’étude publiée en avril par le ministère de la Famille. Pour lui, les minijobs constituent en fait un « programme de production de dépendance et d’impuissance économique des femmes à vie ». Un programme validé par la première loi Hartz, sous un gouvernement social-démocrate...


Les réformes allemandes du marché du travail ont-elles au moins développé l’emploi des femmes ? Au premier abord oui. Leur taux d’emploi a connu une nette hausse passant de 62% en 2002 à 71,5% en 2012. Il dépasse maintenant le niveau des femmes françaises (65 %) [5]. Mais à y regarder de plus près, le tableau est moins glorieux. « Nous avons effectivement plus de femmes actives aujourd’hui qu’il y a dix ans, mais elles se partagent le même volume de travail, déplore Karin Schwendler, du syndicat du tertiaire Ver.di. Le temps plein recule et la temps partiel augmente toujours plus. » Près d’une travailleuse allemande sur deux (45%) est à temps partiel, contre moins d’une sur trois en France [6]. Les femmes allemandes à temps partiels travaillent en moyenne moins de 19 heures par semaine contre plus de 23 heures en France [7].


Vers un salaire minimum... excluant les femmes ?


« Chez nous, les femmes qui travaillent sont encore considérées comme des salaires d’appoint pour le foyer. La représentation qui domine, c’est toujours celle de l’homme qui ramène l’argent à la maison, et la femme qui apporte peut-être un petit quelque chose en plus », explique la responsable du syndicat des services. Les réformes Hartz fonctionnent sur ce modèle, avec l’extension des minijobs, mais aussi avec la réduction (en 2005) des allocations chômage individuelles à une année contre plus de deux auparavant. Elles sont ensuite relayées par des prestations versées en fonction des revenus du foyer, comme pour le RSA, dont est cependant soustrait en partie le revenu lié à un minijob.


Il y a dix ans, ces réformes avaient été décidées par les sociaux-démocrates alors au pouvoir.

 

Aujourd’hui dans l’opposition, ils ont placé la question des bas salaires et la revendication d’un salaire minimum au cœur de leur programme pour les élections législatives de septembre. « Nous espérons la mise en place d’un salaire minium après les élections, indique Karin Schwendler. Nous voulons aussi que les minijobs soient soumis à cotisations sociales dès la première heure travaillée. » Ursula Engelen-Kefer est moins optimiste : « Dans les programmes des partis pour les législatives, on lit beaucoup de choses sur le travail intérimaire, qui concerne 900.000 personnes, et très peu sur les minijobs, qui touchent pourtant sept fois plus de travailleurs ». Est-ce si étonnant ? 70% des intérimaires allemands sont des hommes.


Rachel Knaebel

Photo : DR

Notes

[1A consulter ici, en allemand.

[2Moins de 9,76 euros à l’Ouest et moins de 7 euros à l’Est

[3Ce qui représente près d’un quart des 29 millions de salariés ”normaux“, soumis à cotisations salariales.

[4Au dernier trimestre 2012, 100.000 minjobbers travaillaient dans l’administration, la défense ou l’assurance sociale, et 218.000 dans le domaine de l’éducation, surtout dans les jardins d’enfants

[5Source : Eurostat.

[6Source : Eurostat.

[7Source : Eurostat, dans "Durée du travail".

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 09:39
http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L155xH71/siteon0-dc90f.gif  2 juin par Pierre Gottiniaux

http://cadtm.org/local/cache-vignettes/L250xH188/arton9171-787bb.jpgLe 31 mai et le 1er juin 2013 se sont rassemblés à Francfort, grande métropole bancaire, siège de la Banque centrale européenne (BCE), des milliers d’activistes et militants altermondialistes allemands, français, belges, espagnols, italiens, grecs, croates (und so weiter) pour des actions de blocage des institutions financières internationales et des grands symboles des dérives du capitalisme.

Vendredi 31 mai. Il est 6h du matin quand les activistes sortent du camp installé aux abords de la ville pour l’occasion par l’équipe organisatrice du BLOCKUPY. Ils avancent groupés, le pas assuré et des slogans anticapitalistes aux lèvres.
Évidemment la police est prévenue, elle est partout en ville, équipée de tenues anti-émeutes, matraques et peppersprays. Autour de la BCE, des barrières sont installées sur deux rangées pour éviter tout contact direct entre « eux » et « nous ». Petit à petit, des centaines des personnes se rassemblent autour de la BCE, chantant, et surtout prenant place devant les barrières.

Certains haranguent déjà les policiers, la tension commence à monter, et l’action est lancée : de 7h du matin jusqu’à midi, ils vont bloquer la BCE, siège technocratique des prises de décisions les plus destructrices en Europe, responsable des politiques financières qui nous ont conduits à la crise que nous vivons depuis plusieurs années et qui affectent dangereusement de nombreuses familles à travers toute l’Europe.

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Pendant toute la matinée, personne ne peut ni sortir, ni entrer. Ceux qui le souhaitent ne peuvent qu’être les témoins de cette action et des petits jeux des activistes avec la police, qui tantôt les encercle, et tantôt se trouve encerclée à son tour – un policier s’est d’ailleurs littéralement mis à pleurer lorsque lui et ses collègues se sont fait prendre au piège. La police ripostera – comme à son habitude – à grands coups de pepperspray dans le visage des personnes les plus proches. Finalement, aucun blessé ni aucun réel dégât ne sera à déplorer, et peu avant midi le cortège se dispersera pour rejoindre les autres groupes en action. Car des actions de ce genre vont se dérouler toute la journée à Francfort.

NOBODY IN, NOBODY OUT !

Dans la matinée, un second groupe prend place face à la Deutsche Bank, mais moins nombreux, ils n’ont pas le même succès. Puis l’après-midi, ce sont les commerces qui sont pris pour cible, et notamment le centre commercial Primark du centre ville, devant lequel les activistes organisent un sit-in de plusieurs heures, et contre lequel la police est totalement impuissante. Alors par mesure de précaution, elle ira s’installer devant certaines enseignes qui à ses yeux sont apparemment importantes à protéger. Mais cela n’empêchera d’autres groupes d’aller bloquer les boutiques de prêt-à-porter comme Esprit ou Benetton, dénonçant les conditions de production de ces vêtements, et notamment les sweat-shops du Bangladesh dont ces enseignes sont les complices avérés.
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Une autre action hautement symbolique menée avec beaucoup de courage ce jour-là, est le blocage par plusieurs centaines de militants du terminal 1 de l’aéroport international de Francfort, lieu de déportation d’un grand nombre de personnes jugées « illégales ». Une fois encore, le face à face avec les forces de l’« ordre » est extrêmement tendu, mais l’action aboutit tout de même au blocage de l’aéroport, ou tout du moins à de sérieuses perturbations pendant plusieurs heures, et parvient finalement à attirer l’attention des médias sur les conditions de déportation des immigrés.

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La journée s’est finie par des assemblées militantes organisées dans la rue, et par une série de conférences, dont une ayant pour thème la dette publique en Europe, organisée par ATTAC Deutschland et à laquelle le CADTM était invité à participer, pour présenter l’audit de la dette, aux côtés de Leonidas Vatikiodis de Grèce, de Petra Rodik de Croatie et de Stephan Lindner d’Allemagne.

NO JUSTICE, NO PEACE

Le 1er juin 2013 est une grande journée de manifestation européenne contre l’austérité et le système financier européen. C’est aussi la date anniversaire des 15 ans de la création de la Banque centrale européenne. À Francfort, rendez-vous est donné à 11h pour le rassemblement. Tout se prépare dans une ambiance très enthousiaste et pacifique – on entend même les Italiens chanter Sara perche ti amo, c’est dire ! Vers midi, le cortège démarre sur un tracé qui fait le tour de tout le centre ville pour revenir à la BCE, devant laquelle une scène est installée pour finir la journée dans une bonne ambiance.

Mais à l’heure où j’écris cela, je ne peux affirmer que qui que ce soit en a profité, car il n’a pas fallu plus d’un quart d’heure à la police pour nous bloquer définitivement le passage et immobiliser la manifestation, qui était pourtant autorisée. Et comme s’ils cherchaient à envenimer les choses, une ligne de policiers a bloqué le groupe de tête du cortège – environ une centaine de personnes - au moment où il passait entre deux immeubles, celui-ci se retrouvant encerclé. Là a commencé un face à face qui a duré toute l’après-midi, des heures pendant lesquelles les organisateurs ont essayé de négocier avec la police pour que cette situation cesse et que la manifestation puisse reprendre, tandis que les manifestants, d’un côté comme de l’autre, gardaient leur enthousiasme et montraient leur solidarité.

Et finalement, la police a une nouvelle fois apporté la preuve de son incapacité à apporter ordre et sécurité, faisant au contraire la démonstration de sa violence et de sa soumission aux puissances financières. Sans aucune provocation de la part des manifestants, les policiers ont tenté de les repousser, d’abord petit à petit, jusqu’à être de plus en plus violents, usant largement de tous les moyens à leur disposition pour disperser les quelque 7000 manifestants (selon les estimations de la police) qui étaient encore présents.

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Nous avons assisté à un nouvel exemple de la régression démocratique que nous vivons en Europe depuis plusieurs années déjà, en se voyant refuser le droit de manifester et de protester, droit conquis de longue date.
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:20

29.05.2013

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En Saxe-Anhalt encore des milliers de personnes  protestaient contre les économies planifiées du pays dans la science.

 

Les protestations contre les mesures d'austérité du pays sont en pleine expansion. Dans la plus grande manifestation contre les coupes prévues dans la science, des milliers d'étudiants et d'employés de l'Université et l'Université de Magdeburg ont  pris la route mercredi. 

Par la volonté des dépenses du gouvernement de l'Etat d'être réduit uniquement pour les collèges et les universités   d'ici 2025. 

 

http://www.mz-web.de/image/view/2013/4/29/22897368,19826332,dmData,maxh,480,maxw,480,3bxr3013.jpg

Accompagné par des huées bruyantes , le ministre de la Science Hartmut Möllring (CDU), a défendu les coupes et a offert un bref discours au dialogue. Compte tenu du volume rétrécissement de l'épargne des ménages est essentielle, at-il dit. Il faut tirer le meilleur parti de cette nécessité.

 

Le maire Lutz Trümper (SPD) a exprimé sa solidarité avec les étudiants.

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Sur les pancartes étaient inscrits :  "Aucune puissance dans le Dork", "Pour la solidarité et la gratuité de l'enseignement» et «l'éducation pour tous, sinon de là les émeutes" . 

Saxe-Anhalt doit être un pays ouvert aux étudiants de l'étranger", a déclaré Trümper. 


"les difficultés financières ne doivent pas être écartée d'un revers de la main", a déclaré le président de von Guericke-Université Otto Magdeburg, Jens Strackeljahn. Mais le gouvernement de l'État doit garder à l'esprit que l'université est le moteur essentiel du développement économique et culturel de la capitale de l'Etat. Il ne doit pas être détruit ce qui a été investi au cours des 20 dernières années.


 

Leur presse : http://www.mz-web.de/mitteldeutschland/20641266,20641266.html

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:58

Par Olivier Renault 13 mai 2013 

 

http://www.dielinke-nrw.de/typo3temp/pics/dcab81b921.jpgElle s’appelle Inge Hannemann. Depuis deux semaines, elle fait les titres des journaux de l'autre côté du Rhin. Elle a travaillé comme conseillère au Pôle emploi allemand de Hambourg de 2005 à début 2013. Elle a été suspendue pour activité politique. En 2006, en constatant les méthodes carrément violentes instiguées en interne, qui constituent de facto des violations des droits fondamentaux à l'égard de ses compatriotes au chômage, elle va, au péril de sa vie, se révolter et refuser de sanctionner des hommes et des femmes, jeunes ou plus âgés.


C'est la nouvelle mère courage qui, parlant le français et passionnée par le pays des droits de l'Homme, veut venir en France rencontrer le syndicat du Pôle emploi, SNU-FSU,pour mettre en garde contre les nouveaux plans sur le chômage en France directement importés du modèle Hartz IV. Depuis 2013, Inge Hannemann, licenciée pour activité politique, est menacée d'être internée en psychiatrie. Angela Merkel et son second couteau, Ursula von der Leyen, de la CDU, qui a été une ministre de la famille au bilan médiocre et qui dirige le ministère du travail aujourd'hui, aurait calé Inge Hannemann dans la lunette de son fusil. Devenant une affaire d’État, le blog d'Inge Hannemann, altonabloggt, et ses divers entretiens dans la presse commence à échauder Berlin. Huit millions de chômeurs en colère, qui pourraient se réveiller et prendre conscience de l'infamie dans laquelle ils sont jetés, inquiètent le pouvoir. De nombreux citoyens allemands enfoncent la tête dans les épaules tant la pression devient trop grande. Mais ils sont de plus en plus nombreux à montrer grâce aux réseaux sociaux leur volonté de révolte. La politique de communication du gouvernement rappelle les heures noires de la fin du Reich ou de la phase de la RDA où il fallait faire croire au succès final.


Pays sous propagande.

 Le rapport sur la pauvreté, publié en mars 2013 par Ursula von der Leyen, a été falsifié par le gouvernement. Chaque jour, 100 enfants sont retirés de leur famille par le Jugendamt pour pauvreté ou « difficultés » des parents.

Les citoyens et de nombreux retraités sont recyclés dans une fabrique à la frontière polonaise et le gouvernement continue de dire que finalement, tout va bien en Allemagne. Vendredi 3 mai, la CDU a publié un tract sur sa page facebook et affirme que le chômage est en-dessous des 3 millions de demandeurs d'emploi. C'était sans compter avec la liberté du Net, où les internautes sont venus publier leur dégoût et insultes sous la publication. On pouvait notamment y lire : « A nouveau la si chère propagande d’État ! Voulez-vous continuer ainsi jusqu'à la victoire finale de cet État central européen ? ; Cher CDU, êtes-vous tous aveugles dans votre parti ou prenez-vous des drogues ? ; Les fonctionnaires ont réussi à retirer les chômeurs des statistiques ; Celui qui y croit est lui-même responsable. C'est pas possible, si ça continue je vais dans la rue ! ; Qu'est-ce qui se passe donc dans le pays ? Pas un responsable politique pour dire quelque chose ? ; La manière dont le peuple souffre, personne ne veut le voir ! »


Mère courage. 

L'action politique de Inge Hannemann est devenue une affaire d’État. Trois avocats et des communicants se chargent de la conseiller. Son objectif est la fin de Hartz IV, un programme mis en place par les socialistes allemands qui appauvrit le pays, disloque les familles et fait régner la peur dans la société. « La Arbeitsagentur produit de la pauvreté et viole les droits fondamentaux. Plusieurs paragraphes de la loi fondamentale sont violés. Je vois la misère, les actes de répression et une grande division de la société se produire». Par amour pour son peuple, Inge Hannemann ne peut pas accepter de voir plusieurs millions d'Allemands vivre ainsi. Elle sait la nécessité pour son pays d'avoir des enfants. Avec cette politique menée par Berlin, l'avenir du pays est menacé.

 

Trop de parents avec leurs enfants sont déjà menacés de glisser dans la case « esclave ». Inge Hannemann dénonce le travail par intérim car il est financé par le gouvernement. « Les sociétés d'intérim reçoivent durant trois mois de l'argent de la Arbeitsagentur. Le salarié, lui, ne touche pas cet argent. Les gens sont donc embauchés pour trois mois et sont ensuite virés car la boîte d'intérim embauche des nouveaux chômeurs pour toucher les primes. La ministre du travail, Ursula von der Leyen, est assez incompétente. Je dénonce les chiffres sur le chômage annoncés par le gouvernement. Nos médias parlent de trois millions alors que nous avons huit millions de chômeurs en Allemagne ! ».


Et de mentionne l’exemple suivant : « Un jour j'ai eu dans mon bureau un chômeur très malade. Il ne pouvait pas bien entendre et marcher. Il respirait à l'aide d'une machine. Les médecins du Pôle emploi ont déclaré qu'il pouvait travailler tout en restant sur un lit ! ».


Volonté de la faire taire. Son employeur a tenté à plusieurs reprises de l'envoyer passer une expertise psychologique puis psychiatrique à l'occasion d'un burn-out. Inge Hanneman a refusé de se soumettre car « je sens qu'avec leurs expertises, ils pourraient me déclarer malade mentalement». Depuis 4 semaines, son ordinateur et son téléphone ne marchent plus correctement. « Mes communications téléphoniques sont subitement interrompues quand je parle aux journalistes. Pendant des heures, je ne peux plus téléphoner. Les mails n'arrivent plus correctement. Ceux qui veulent me contacter reçoivent un message comme quoi mon compte mail est fermé ».


Avertir la France. Inge Hannemann veut venir en France pour rencontrer ses collègues du Pôle emploi et le syndicat SNU-FSU.« En France, ils ont déjà instauré le système du Hartz IV. Depuis 2005, le Pôle emploi peut sanctionner les chômeurs qui refusent de prendre un emploi proposé par le Pôle emploi». Le Hartz IV a été instauré par Schröder, du SPD. Il ressemble au système du RSA mais en plus strict, pénalise les chômeurs et permet aux agents du Pôle emploi de décider de la vie des personnes à la recherche d'un emploi. En plus de donner un travail obligatoire aux demandeurs d'emploi, les services du Pôle emploi ont une fonction de police et effectuent des contrôles dans les appartements des chômeurs et en particulier ceux de la catégorie Hartz IV. En outre, ils dénoncent les familles au Jugendamt. « Ils vont sonner chez les gens sans prévenir. Ils mettent un pied à travers la porte et rentrent. Puis ils regardent partout, dans les tiroirs et même dans le linge et dans les sous-vêtements. Tout est passé au crible. Il faut avertir les Français ! ». Elle veut aussi aller aux Pays-Bas pour avertir et dénoncer un système de camp de travail où les droits fondamentaux n'existent plus.


Source : http://french.ruvr.ru/2013_05_13/Reforme-du-travail-outre-Rhin-Elle-met-en-garde-la-France/

http://img.over-blog.com/350x253/0/54/47/14/Allemagne/precarite-principale-raison-miracle-economiqu-L-FLxfb3.jpeg

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 18:51

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vendredi 3 mai 2013 , par F. Dayan

Ceux qui dans notre pays prennent souvent en exemple le modèle allemand, notamment pour louer un dialogue social prétendument pacifié devrait tourner 7 fois la langue dans leur bouche.


Car après une grève "d’avertissement" qui a cloué au sol la Lufthansa en début de semaine et qui a débouché sur un accord salarial, voici que 50000 métallos ont débrayé jeudi 2 mai à l’appel d’IG Mettal pour les salaires.

"Issus de plus de 100 entreprises, il ont pris part aux premières actions et grèves d’avertissement", a déclaré le syndicat dans un communiqué. IG Metall réclame 5,5% de hausse cette année pour les 3,7 millions de salariés de la métallurgie, (automobile, électroménager, électronique...) .


Plusieurs séries de négociations ont déjà eu lieu avec la fédération patronale Gesamtmetall. L’organisation, qui commence toujours les discussions sans proposition chiffrée, a fini par mettre sur la table lundi une offre de hausse des salaires de 2,3% sur 11 mois à compter du 1er juillet, rejetée par IG Metall qui a appelé à ces débrayages.

 

http://www.cgt.fr/Les-metallos-battent-le-fer-pour.html

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 15:27

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S’exprimant lors d’une conférence organisée par la Deutsche Bank à Berlin, Angela Merkel a appelé les membres de la zone euro à se tenir prêts à céder leur souveraineté pour surmonter la crise. 


Elle a également défendu le recours à la politique d’austérité pour faire face à la crise, affirmant que l’Europe devait trouver à la fois une manière de générer de la croissance tout en assainissant ses finances.

« Nous semblons n’être capables de trouver des solutions communes que lorsque nous sommes au bord du gouffre », a-t-elle dit.  « Mais dès que la pression se fait moins forte, tout le monde veut suivre sa  propre voie. Nous devons être prêts à accepter que l’Europe ait le dernier mot dans certains domaines. Sinon, nous ne pourrons plus poursuivre la construction européenne ».


« Il serait dangereux que d’autres pays en Europe ressentent que l’Allemagne impose son propre modèle économique sur le bloc entier », a poursuivi la chancelière. Nous n’avons pas toujours besoin d’abandonner nos pratiques nationales, mais nous devons être compatibles. Actuellement, c’est le chaos. Nous devons être préparés à rompre avec le passé pour aller de l’avant. Je suis prête à le faire », a ajouté Merkel.

Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles dans les deux prochains mois pour discuter des avancées à réaliser pour aller vers une «union fiscale».

 

Sources : Reuters


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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:18

telechargement--79-.jpgDans le sillage de la crise, de la destruction de la RDA socialiste, du regain de la puissance nationale allemande décomplexée, le néo-nazisme retrouve un certain écho en Allemagne, pas seulement à l'Est mais aussi de plus à l'Ouest.



La Bavière, bastion ultra-conservateur historique, est au cœur de la renaissance du mouvement néo-nazi à l'Ouest. En 2008, les partis d'extrême-droite avaient obtenu près de 3% dont 1,5% pour le parti néo-nazi NPD.

 

Récemment, le journal der Spiegel révélait les liens privilégiés entretenus par l'extrême-droite bavaroise et le parti grec Aube dorée qui contribue à re-structurer le mouvement nazi en Allemagne du sud.



« Non à la terreur nazie, au racisme quotidien et d'Etat »

 

Ce samedi, plus de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Munich pour dire Non au retour du néo-nazisme, non aussi au terrorisme d'extrême-droite et non à la collusion entre milieux conservateurs ouest-allemands, services secrets et groupuscules fascistes.

 

Parmi les mots d'ordres reflétés par les banderoles des manifestants :« Munich doit rester une ville libérée du nazisme»,« Non à la terreur nazie, au racisme quotidien et d’État ».

 

« Nous devons avoir une tolérance zéro pour les néo-nazis dans cette ville », a affirmé une survivante d'Auschwitz, Esther Bejarano, dans un message envoyé à la manifestation.



Complicités en haut lieu avec un groupe terroriste néo-nazi



Le procès du groupe terroriste néo-nazi « National-socialiste underground » (NSU) à Munich a fourni l'organisation à une centaine d'organisations, anti-fascistes, anti-racistes, dont le Parti communiste allemand (DKP) et la Jeunesse socialiste ouvrière allemande (SDAJ) de riposter.

 

Le NSU a orchestré dix meurtres – dont cinq à Nuremberg et Munich – et deux attentats à la bombe, dans la ville de Cologne, entre 2000 et 2006. La dernière survivante du groupe, Beate Zschape, a participé ainsi à l'assassinat de huit individus immigrés, d'origine turque.

 

Les complicités en haut lieu, le laissez-faire des services secrets allemands incitent les organisations de la manifestation à demander la dissolution de l'Office fédéral pour la protection de la constitution (BFV), accusée d'avoir laisser faire le NSU et ses crimes.

 

Dans le passé, la complicité du BfV avec le NDP a déjà été évoqué. Le scandale de la gestion par le BdV des attentats du NSU – qu'il a longtemps attribué à des gangs immigrés – a conduit à la démission de plusieurs responsables des services de renseignement.

 

 

telechargement--78-.jpgPour les communistes munichois : « les nazis jouent un rôle dans le système : dévoyer la colère populaire »



Les communistes munichois du DKP ont soulevé des questions dérangeantes dans leur tract :



« L'Office fédéral pour la protection de la constitution a-t-elle connu un dysfonctionnement ou a-t-elle bien fait son travail ? C'est peut-être aussi le résultat d'un dénominateur commun anti-communiste et nationaliste, entre l'organisme fédéral et l'organisation néo-nazie. »

 

« Pourquoi les a-t-on laissé en liberté et qui a intérêt à ce que le NPD ne soit pas interdit ? Les tueurs du NSU sont-ils les revenants d'une sombre politique, celle d'un discours nationaliste légitimant les intérêts impérialistes de l'Allemagne.

 

Les nazis jouent un rôle dans ce système, ils canalisent l'indignation et la protestation contre les excès du capitalisme vers la droite.

 

Dans l'ombre de la dictature européenne des marchés financiers, le risque de tendances populistes et nationalistes de droite monte en Europe, ils vont cibler les peurs des couches perdantes de la mondialisation capitaliste et vont leur proposer des 'solutions' nationalistes.



Face à cette menace, l'action collective est plus que jamais nécessaire. »


Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:17

Principale économie européenne, le premier exportateur du continent , grâce à ses entreprises et marques de niveau mondial, l’Allemagne représenterait le modèle que les autres Etats d’Europe seraient bien inspirés d’imiter. Pourtant, si on y regarde de plus près, ses perspectives d’avenir sont contrastées. Quant à l’évolution de son modèle social, elle est préoccupante : la population allemande souffre de plus en plus de précarité et de pauvreté : 1 enfant sur 3 vit en dessous du seuil de pauvreté à Berlin.


Dossier réalisé par Fabienne Chiche.


Peter, 56 ans, Berlin, Allemagne

"Je demande juste une chose : pouvoir vieillir dignement" - Peter, 56 ans, Berlin, Allemagne

J. Deya

"Ici, à Berlin, je ne vis pas, je survis. En 2007, j’ai perdu mon travail de technicien en informatique et je n’ai jamais pu accéder à un emploi stable. Trop vieux, trop qualifié, trop cher, voici les arguments des employeurs. Depuis, c’est la dégringolade sociale. Comme des milliers d’Allemands, je fais partie des travailleurs à 1,50 euro de l’heure, l’invention des lois "Hartz IV". Je suis malade du diabète. Je m’accroche, mais il y a des jours, c’est trop dur et je me dis que parfois, il vaudrait mieux crever que de vivre ça", témoigne Peter, 56 ans. Comme nombreux de ses concitoyens, Peter a rejoint les bataillons de travailleurs pauvres. Ces contrats précaires à temps partiels, dont la rémunération est inférieure à 400 euros par mois, 450 euros à partir de janvier 2013, ne peuvent être exercés en parallèle de l’aide sociale ou cumulés.


Emploi et protection sociale sacrifiés


Les réformes de la politique du marché du travail, engagées en Allemagne à partir de 2002, sont regardées par la majorité des observateurs comme ayant marqué une rupture importante avec le modèle social allemand, et notamment, les principes de l’assurance du revenu salarial et des garanties des statuts professionnels. L’Agenda 2010 de Gerhard Schröder, qui a mis en place les minijobs, a libéralisé le travail, la fiscalité.

 

 Les lois "Hartz" ont changé l’organisation et les conditions d’indemnisation du chômage et ont encouragé les formes d’emplois atypiques"Des cadeaux aux patrons, puisque outre les salaires ridicules, ces emplois sont quasiment dispensés de charges sociales. De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins : la flexibilité en somme", dénonce Klaus, un bénévole du Centre social de Volkssolidarität, partenaire du Secours populaire français à Berlin.


A l'exception du Japon, l'Allemagne est la seule économie de l'OCDE où le volume d'heures travaillées a baissé au cours des années 1990 (y compris dans les anciens Länder) et il stagne depuis**. En Allemagne, un emploi sur trois n'est désormais ni à plein temps ni à durée indéterminée et un sur dix est un minijob, des emplois à moins de 400 euros par mois non assujettis aux cotisations sociales salariées. En conséquence, le nombre d'emplois qui contribuent au financement de la protection sociale reste aujourd'hui encore inférieur de deux millions à ce qu'il fût en 1991. En même temps, le pourcentage des emplois à bas salaires a progressé de 6 points au cours des dix dernières années et se situe désormais au même niveau que dans les pays anglo-saxons. Selon l'institut du travail de l'université de Duisbourg-Essen, 2,5 millions de personnes travaillent pour moins de 5 euros de l'heure dans un pays qui n'a pas de salaire minimum***.


Selon le Livre noir du travail intérimaire, publié en mars 2012, par le syndicat de la métallurgie allemande, IG Mettal, un million de salariés seraient soumis au travail intérimaire, un chiffre qui aurait triplé depuis 2004.


Gabriele, 58 ans, Fragilisée par une maladie invalidante, elle doit se contenter d'un minijob. - 'Ce qui me rend triste, c'est que mes enfants n'ont que des emplois précaires. Quel avenir leur réserve l'Allemagne ?'

Gabriele, 58 ans, Fragilisée par une maladie invalidante, elle doit se contenter d'un minijob. - "Ce qui me rend triste, c'est que mes enfants n'ont que des emplois précaires. Quel avenir leur réserve l'Allemagne ?"

J. Deya

"Le miracle de l’emploi allemand, c’est soldé par le remplacement des travailleurs licenciés, par des ouvriers intérimaires, sous-payés et sans aucune garantie pour l’avenir", note Gabriele, 58 ans, de sa voix rauque. Malade, elle a travaillé pendant trente-cinq ans comme aide-soignante. Fragilisée par une maladie invalidante, elle doit se contenter d’un minijob. "Je ne pensais pas vieillir dans ces conditions, se priver de tout, tout le temps. Ce qui me rend triste, c’est que mes enfants n’ont que des emplois précaires. Quel avenir leur réserve l’Allemagne ?"

 

Cette généralisation de l’intérim est aidée par la loi "Hartz IV" qui oblige les chômeurs à accepter n’importe quel travail, y compris le plus précaire et le plus mal payé. Aucune réglementation ne limite le travail intérimaire. "Pendant deux ans, j’ai travaillé dans la même entreprise comme fraiseur. La crise s’est installée. Je suis resté dix mois au chômage. Un jour, j’ai repris le travail avec le système "Hartz IV". La même machine, la même équipe, les mêmes heures de travail. Aujourd’hui, je fais le même travail mais pour à peu près la moitié de mon ancien salaire. Au chômage, j’avais 200 euros de plus que ce que je perçois désormais de l’agence d’intérim", déclare Rolf.

 

 

Témoignage
"Avec un contrat de travail en intérim, on a toujours peur pour son boulot. Certains se traînent malades au travail pour ne pas se faire virer. Un collègue s’est cassé un doigt lors d’un accident du travail, mais n’a pas osé rester, ne serait-ce qu’un jour à la maison. Il a jeté son arrêt de travail, de peur d’être licencié. Mais si une crise plus grave arrive, tous les intérimaires se retrouveront de toute façon à la rue. Ce nouveau marché aux esclaves devrait être interdit, car le travail intérimaire va enterrer tout ce pourquoi des générations de travailleurs se sont battus."

 
Klaus, Berlin.


* Après cependant une chute plus marquée en 2009.


** Arnaud Lechevalier est maître de conférences à l’Université de Paris 1 et chercheur au Centre Marc Bloch (Centre franco-allemand de recherche en sciences sociales à Berlin).


*** SMIC : 9 euros brut en France.

 

http://www.secourspopulaire.fr/dossier.0.html?&cHash=60b21d6cb7700c21ff362c352a792ce3&id_dossier=114

 

 Lire     La pauvreté s'aggrave et se propage 

Le nombre de personnes cumulant deux emplois pour joindre les deux bouts a doublé en huit ans, selon le chiffre de l’agence fédérale de l’emploi. 


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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 13:36

12.02.2013 : Endlich aufhören wegzulaufen ! (neues-deutschland.de)

http://www.neues-deutschland.de/artikel/812631.endlich-aufhoeren-wegzulaufen.html

http://pussert-kosch.de/tl_files/pussert-kosch/projekte/amtsgericht-dresden/PR-AGD_Foto02.jpg

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Un juge due tribunal de première instance (Amtsgericht) de Dresde a trouvé coupable un jeune père de famille d’avoir incité des manifestants à ignorer les tentatives d’une dizaines de policiers de les empêcher de barrer la route à des militants nazis.

Am 16. Januar wurde der Genosse Tim vom Vorsitzenden Richter eines Dresdener Schöffengerichts aufgrund einer ihm zugeschriebenen Rolle als »Rädelsführer« u. a. wegen schweren Landfriedensbruches zu 22 Monaten Haft ohne Bewährung verurteilt. Mit der so einfachen wie verständlichen Botschaft »Kommt nach vorne!« soll Tim im Februar 2011 antifaschistische MitstreiterInnen per Megafon dazu aufgerufen haben, Polizeiketten mit dem Ziel zu überwinden, dem größten Naziaufmarsch in Europa den Garaus zu machen.

La dureté du jugement est sans précédent. On peut se demander, s’il a été provoqué par le succès des antifascistes qui ont effectivement empêché la manifestation nazie. On comprend que dans la vision du tribunal les manifestant de gauche se sont subtitués à la police en l’empêchant de faire son travail, une grave atteinte à l’ordre public.


Le commentaire dans le journal Neues Deutschland met l’accent sur le succès de l’action et insiste qu’il ne faut pas se laisser intimider par le tribunal.

Das hat ganz gut geklappt und trug auf seine Weise zu der Verhinderung der Naziansammlung bei.

Un prêtre et un membre de l’association antifasciste VVN/BDA seront bientôt accusés dans le même contexte. On les accuse d’avoir organisé les protestations.

Als Nächstes sollen der Jugendpfarrer Lothar König aus Jena und Markus Tervooren von der Berliner VVN/BdA von der Justiz zur Strecke gebracht werden. Grund und Anklage: Sie sollen sich vorbildlich organisierend an dem Misslingen des Naziaufmarsches beteiligt haben. Auch dagegen hat für uns alle geistesgegenwärtig die Parole während des Naziaufmarsches vom 19. Februar 2011 zu gelten: »Kommt nach vorne!«

Le tribunal de première instance de Dresde est connu pour sa définition de l’extrémisme qui prétend que les nazis et leurs antagonistes font partie d’un unique problème dont la population aurait ras le bol.


Ce tribunal a également joué un rôle douteux dans l’affaireSachsensumpf en condamnant deux journalistes pour avoir posé la question si des juges ont fréquenté un bordel de mineurs.

http://www.zeit.de/gesellschaft/zeitgeschehen/2010-08/sachsensumpf-urteil

 

 

                                      *********************************************

 

13/02/13 Dresde 


Environ dix mille Allemands ont formé une chaine humaine pour bloquer l'accès , lieu où les néo-nazis cherchent à commémorer l'anniversaire des bombardements alliés de la ville sur l'Elbe.

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Près de 3.500 policiers de différentes régions d'Allemagne faisaient partie d'un dispositif conçu pour empêcher des affrontements entre des néo-nazis et d'autres manifestants.

 

Le bombardement de Dresde a commencé le 13 Février 1945 et a laissé un bilan de près de 25.000 morts.

 

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