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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:14

Information  reprise sur canempechepasnicolas - Jean Lévy 

 

La Lette volée 

 

Le billet ci-dessous résume la plupart des reproches que l'on peut adresser à l'euro, et explique clairement en quoi il est un problème y compris pour des pays différents de la Grèce. J'ai, du coup, souhaité qu'il reste en évidence !

 


-----

 

 

Les partisans de l'Union européenne ont une habileté extraordinaire pour cadrer les débats d'actualité d'une façon qui les arrange. Par exemple mardi prochain, les députés sont censés voter un traité extraordinairement contraignant, le Mécanisme européen de stabilité (lire les billets sur Les Crises - premierdeuxièmetroisième). Le Monde n'a, à ma connaissance, jamais consacré un article de fond à ce sujet, même s'il retrace que le PS s'abstiendra - malheureusement mais sans surprise - de voter ce texte.


Sur la Grèce, c'est un éditorial du Monde du 17 février qui a rappelé la doxa : "La crise de la dette souveraine grecque - qui n'est pas due à l'Europe - a montré les défauts de fabrication de la monnaie unique."


Pour que l'éditorialiste du premier quotidien français se permette ce genre d'affirmation, il a fallu que toute la classe politico-médiatique s'emploie à nier l'impact de l'euro sur les économies des états membres.

 

Rappelons-donc que la surévaluation de l'euro (estimée très généralement à 30% par rapport au dollar et au yuan chinois), coute très cher en termes de perte de croissance et de déséquilibre des balances commerciales. Une note de l'INSEE en 2008 estimait à 1,7% la perte de PIB à quatre ans d'un euro surévalué de 10%. Et 1,7% du PIB c'est 33 milliards d'euros. Avec 30% de surévaluation, depuis près d'une dizaine d'années, combien de croissance et de recettes fiscales avons-nous perdu ?

 

Ce premier point, l'impact de la surévaluation de l'euro, commence à être connu. Ce qui l'est moins, c'est l'impact des différentiels d'inflation sur la compétitivité des pays membres de la zone.


Les parités entre les anciennes monnaies de la zone euro ont été figées en 1999. On a donc 11 années d'existence de l'euro pour faire un bilan.


J'ai comparé ces 11 années avec les 11 années précédant le gel des parités, pour voir l'impact sur les balances commerciales des pays membres.


Les données sont celles des balances courantes, telles que publiées par la Banque Mondiale.


J'ai cumulé le solde des balances commerciales sur deux périodes : 1989-1999, onze ans avant l'euro, puis 2000-2010. Ceci pour la France, L'Italie, l'Allemagne, la Grèce et l'Espagne.


 

http://img.over-blog.com/481x314/0/11/19/18/2012/balances.jpg

Solde cumulé des balances des comptes courants, avant et après l'euro


La France avait donc 152 milliards d'excédents cumulés sur la première période, alors que "grâce" à l'euro-qui-nous-rend-plus-forts, elle est passée à 99 milliards d'euros de déficit. Et rappelons qu'en 2011, nous aurons plus de 70 milliards de déficit commercial. Le phénomène s'aggrave donc.

 

Même chose pour l'Italie, qui passe de 60 milliards d'excédents à 360 milliards de déficits.

L'Espagne voit également son déficit cumulé multiplié par 7, qui passe de 113 milliards à près de 800 milliards.


Enfin, la Grèce passe de 44 milliards de déficits, soit 4 milliards par an, à 256 milliards de déficits, soit près de 25 milliards par an.


Sur le sujet de la Grèce, rappelons donc que, selon Le Monde, l'euro n'est pour rien dans ses problèmes, qui sont donc dus exclusivement à la paresse, la corruption, la fraude fiscale et autres plaies qui affligent ces attardés. Rappelons également que pour le Front de gauche, le Parti socialiste ou Gérard Filoche, c'est la faute aux banksters ou à un positionnement sur le bas de gamme, puisque ni le PS ni le Front de Gauche ne veulent sortir de l'euro. Ils sont tous, comme l'éditorialiste du Monde, convaincus que l'euro n'est pour rien dans les problèmes de la Grèce.

C'est dire la gravité de la situation politique aujourd'hui. Il faudra tout de même qu'on explique comment les défauts qu'on impute à la Grèce ont pu évoluer de façon si spectaculaire, qu'en dix ans ils ont entraîné une multiplication par 5 du déficit extérieur du pays ? Alors que la naissance de l'euro, intervenue dans la même période, n'y serait pour rien !

*

C'est bien l'euro qui est pourtant coupable de l'appauvrissement de la plupart des pays membres - essayons de montrer comment.


Traditionnellement, lorsqu'un pays subit des déficits trop importants de sa balance commerciale, il dévalue sa monnaie, pour regagner de la compétitivité.


La principale raison pour laquelle un pays perd de la compétitivité est l'inflation : la hausse des prix rend les biens qu'il produit moins intéressants pour les acquéreurs étrangers.


Le problème de la zone euro est qu'elle empêche les pays qui ont des taux d'inflation différents de procéder ponctuellement à des dévaluations, puisque les taux de change ont été figés.


Hors, les taux d'inflation sont très différents au sein de la zone euro. Prenons les données d'Eurostat sur l'inflation.


Depuis 1999, l'inflation allemande a été, en moyenne annuelle, de 1,6%. En Grèce, elle a été de 3,2%, le double.


 

http://img.over-blog.com/481x289/0/11/19/18/2012/inflation.jpg

Evolution comparée de l'inflation dans 5 pays de la zone euro

 

 

Si l'on prend l'année 1999 comme référence, avec tous les prix européens égaux à 100 à cette époque, les prix allemands ont atteint le niveau de 122 en 2011, alors que les prix grecs ont atteint un niveau 148.

Les prix grecs sont donc surévalués en 2011 de 20% à l'égard de son partenaire allemand. Et rappelons que par rapport à l'extérieur de la zone euro, l'euro est également surévalué de 30%. L'euro constitue donc une double peine pour les grecs.

*

Il y a bien deux effets néfastes de l'euro : la surévaluation de l'euro par rapport aux autres monnaies est le premier effet, le plus connu, que l'INSEE évaluait dans la note de 2008 citée plus haut. Le deuxième effet est le gel du taux de change entre des partenaires qui connaissent des taux d'inflation différents.


On peut alors établir une typologie des pays membres de la zone euro par rapport à ces deux phénomènes.


D'abord, tous les pays membres sont victimes de la surévaluation de l'euro. Il n'y a aucun miracle à cet égard, même si la classe politico-médiatique tend à croirre que l'Allemagne disposerait d'une recette miracle.


 Avec l'extérieur de la zone euro, l'Allemagne est en déficit : elle souffre comme tout le monde de la surévaluation de l'euro. Ce qui masque ce phénomène est que, du fait de son inflation la plus basse de la zone, la compétitivité allemande s'accroît mécaniquement chaque année par rapport à ses partenaires de la zone euro.


Les autres pays sont d'autant plus affectés par le deuxième effet qu'ils ont une inflation supérieure à l'Allemagne.


On constate en effet que la dégradation de la balance commerciale constatée plus haut varie en lien direct aux écarts de taux d'inflation avec l'Allemagne :


  Allemagne France Italie Grèce Espagne Différentiel d'inflation avecl'Allemagne 0,0 3,0 9,5 26,0 17,6 Evolution de la balance commerciale entre les deux périodes +1 436 -251 -424 -212 -675

 

Prenons le cas français : la France a un taux d'inflation très proche de celui de l'Allemagne, si bien qu'elle ne souffle pas trop du deuxième effet néfaste de l'euro. En revanche, elle souffre de la surévaluation de l'euro vis-à-vis de l'extérieur.


La Grèce, l'Espagne et l'Italie, à des degrés divers, souffrent des deux problèmes de l'euro.

 

Leur déficit commercial a donc explosé depuis l'adoption de l'euro. Pas celui de la France.


Pour revenir au titre de ce billet, la distance entre la France et la Grèce est assez importante au sens où l'inflation française est mieux maîtrisée. En revanche, isoler le cas grec relève de la pensée magique car l'Espagne et l'Italie sont exactement dans la même situation de dégradation rapide de leur compétitivité, sous le double phénomène de la surévaluation de l'euro et de la fixité des parités entre partenaires d'une zone où les taux d'inflation sont divergents.

*

 

Au sein d'une zone où les échanges commerciaux sont développés, la fixité des taux de change est donc directement responsable de la dégradation de la balance commerciale. La surévaluation de l'euro s'ajoute à ce problème de base. Par ailleurs le financement de ces déficits est le principal responsable de la dette.

 

Il n'y a donc pas de crise de la dette, il y a une crise des balances commerciales.Il n'y a pas non plus de problème grec qui serait isolable des problèmes économiques des autres membres de la zone euro.


Deux points permettent alors de conclure définitivement que l'euro est intrinsèquement néfaste pour les états qui l'ont adopté - sauf pour l'Allemagne, pour qui c'est une véritable martingale. Il s'agit de répondre aux partisans de l'Union qui pourraient suggérer qu'il suffirait d'harmoniser les taux d'inflation pour en finir avec les crises au sein de la zone.


1. Les taux d'inflation résultent des structures profondes d'une économie, et vouloir les harmoniser n'aurait aucun sens.


 Il y a des raisons pour que les taux d'inflation soient différents. On peut citer notamment l'effet Samuelson-Balassa, qui explique que les pays en rattrapage au sein d'une zone ont un taux d'inflation supérieur aux autres. On peut aussi trouver normal que l'Allemagne, dont la démographie décline, soit un pays où les pressions inflationnistes sont faibles.


On peut également, enfin, citer les travaux de Layard, Nickell et Jackman sur les structures des négociations salariales : que les négociations salariales dans un pays aient lieu par branche, par entreprise ou au niveau centralisé, les résultats en termes d'inflation seront très différents.


2. Le fait même d'avoir intégré la zone euro empêche les états membres de recourir à un moyen plus simple que le bouleversement complet des structures de leurs économies ou la dévaluation. En effet, avant d'être contraints de dévaluer, les états normaux, libres, ont la possibilité de modérer l'inflation par la hausse des taux d'intérêt. Malheureusement pour les pays membres de la zone euro, ils ont aujourd'hui dévolu cette compétence à la Banque centrale européenne, qui définit un taux d'intérêt et un seul, pour tout le monde.


 

Tous les points rappelés ici sont de la macroéconomie de base. Mais les chiffres aident à comprendre que la Grèce n'est en rien un problème isolé au sein de la zone euro. Elle n'est que le maillon le plus faible parce qu'elle a l'inflation la plus élevée de la zone. 

 

Les autres maillons sauteront aussi. A moins que la classe des partisans de l'Union - accompagnée des aveugles du Front de gauche et du PS, qui s'imaginent que l'euro est un projet internationaliste - ne réussisse à accroître partout la discipline absurde qu'elle applique à toute la zone. C'est une énigme qu'il appartiendra à d'autres d'éclaircir plus tard. L'aveuglement sur l'euro est notre nouvelle ligne Maginot. Probablement que l'illusion que la construction européenne est internationaliste frappe la gauche - alors qu'il ne s'agit que de la construction à marche forcée d'un état pas plus généreux que les autres.

 


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 21:30

bankster-chess-copie-1.jpg

 

Le 25-11-2013

 

INTERVIEW Ganaëlle Soussens, avocat au barreau de Paris, explique comment la loi de Finances 2014 va permettre aux banques d'éviter toute poursuite lorsqu'elles indiquent un TEG erroné.

 

A quoi sert le taux effectif global (TEG)?


Le TEG est une information que l'établissement prêteur doit donner à l'emprunteur. L'emprunteur est ainsi en mesure de connaître le coût réel de l'emprunt qu'il contracte. C'est aussi un élément de comparaison entre plusieurs offres de prêt. Cette information permet de comprendre qu'un taux nominal faible mais associé à de nombreux frais peut être moins intéressant qu'un taux nominal plus élevé mais sans frais associés comme les frais de dossier ou les frais de garanties. 


Quelle est actuellement la législation bancaire en vigueur en matière de TEG?


Aujourd'hui lorsque le TEG calculé par le banquier et mentionné dans le contrat de prêt est erroné ou omis, l'erreur ou l'omission est sanctionnée. La clause du contrat qui stipule le taux d'intérêt est ainsi frappée de nullité. Par conséquent le taux d'intérêt qui va s'appliquer depuis l'origine du prêt et jusqu'à son terme sera le taux de l'intérêt légal. 


Que va changer la loi de finances 2014?


Le projet de loi de finances 2014 tend à modifier ce mécanisme pour les seuls prêts souscrits par des personnes morales, pour le moment...S'il est adopté en l'état, l'article 60 de la loi de finances 2014 viendrait valider a posteriori les contrats dans lesquels ne figurent tout simplement pas de TEG. Et, pour les contrats de prêt dont le TEG est erroné, la sanction serait considérablement diminuée. Il s'agit en fait d'une disposition consentie aux banques dans le cadre de l'article 60 qui prévoit une sécurisation c'est-à-dire une sortie honorable aux collectivités territoriales plombées par des emprunts toxiques. Ce qui va permettre de limiter les risque pour l'Etat et Dexia, la banque des collectivités locales en faillite, qui ne vit aujourd'hui que de l'argent public.   

Et quel est l'intérêt pour les banques? 

Si la loi de Finances 2014 est votée en l'état, les banques vont tout simplement jouir d'une impunité. Impunité pour le passé et blanc seing pour l'avenir. Les banques ne pourront plus être poursuivies si leurs contrats de prêt n'indiquent pas de TEG ou des TEG faux. Le gouvernement va ainsi accorder aux banques une véritable loi d'amnistie.


Quel va être l'impact pour les emprunteurs? 


Pour le moment le dispositif ne vise que les prêts souscrits par des personnes morales, c'est à dire tous les emprunteurs sauf les personnes physiques. Cette catégorie d'emprunteur va se trouver privée d'une information substantielle relative au coût du financement qui lui est accordé. C'est exactement ce qui est arrivé aux collectivités, comme Dexia, qui ont souscrit des emprunts toxiques. Le législateur valide la pratique et crée dans le même article de loi un fonds de soutien aux collectivités piégées.


A quoi peuvent s'attendre les particuliers?


Les particuliers risquent également de perdre le bénéfice des informations qu'apporte la connaissance du TEG. D'un côté la loi définit les modalités de calcul et précise ce qui doit être intégré dans ces calculs. De l'autre côté, le gouvernement prive la loi de cette substance en faisant disparaître la sanction du non respect de la loi, qui plus est de manière rétroactive.


Propos recueillis par Pierrick Pédel pour Challenges

 


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 16:19

http://www.france.attac.org/sites/default/files/imagecache/couverturelivres/images/slipper-yu_dp-creative-commons.jpgPour reprendre en main Bercy, le premier ministre s’apprêterait à nommer un banquier à la Direction du Trésor. Sans doute le ministère de l'économie était-il insuffisamment ferme face à la démagogie anti-banques. Cette nomination va enfin permettre à l'État de servir pleinement le secteur bancaire, ce fleuron de la compétitivité française. Le mouvement de pantouflage inversé doit s'amplifier afin que les grands banquiers soient de plus en plus nombreux à faire bénéficier de leur talent la haute administration.



François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de BNP-Paribas, pourrait succéder Ramon Fernandez à la Direction du Trésor.  Ramon Fernandez a sans douté été trop timide dans son action au service de la finance. Bien sûr il a réussi à convaincre les députés socialistes de voter une pseudo-loi de« séparation » des activités bancaires spéculatives qui ne concerne que 3% de l'activité des banques.

 

Mais il n'a pu empêcher les députés d'imposer un peu de transparence sur les activités des banques dans les paradis fiscaux. Certes il a contribué à vider de tout sens le projet de banque publique d'investissement, multiplié les cadeaux aux banques (Livret A, amnistie sur les emprunts toxiques...)* et contribué à l'actuelle offensive française contre le dangereux projet de taxe Tobin élaboré par la Commission européenne. Mais son action demeure encore trop timide aux yeux des banquiers, qui préfèrent prendre les choses en main directement.


L'expérience de François Villeroy de Galhau à BNP Paribas en fait un garant encore plus crédible de la crédibilité financière de l'État, c'est-à-dire de l'alignement quotidien et millimétrique des décisions réglementaires et budgétaires de la France sur les attentes des marchés. Sa connaissance intime des rouages financiers lui permettra de renforcer la guérilla incessante et jusqu'ici victorieuse que mène Bercy contre les velléités de régulation financière au plan national et européen.


Il est temps de renoncer à une déontologie d'un autre âge

L'actuelle réglementation sur les conflits d'intérêt et le pantouflage, inopérante et hypocrite, doit être abolie. Elle n'a empêché ni la nomination de François Pérol, directeur-adjoint de cabinet de l'Élysée, à la tête du groupe BPCE (Banques populaires Caisse d'épargne), ni celle de Xavier Musca, le successeur de François Pérol à l' Élysée, à la tête du Crédit Agricole, ni aucune autre nomination. Au point qu'on ne parvient plus à compter le nombre des énarques–inspecteurs des finances en poste au sommet des grandes banques françaises**, pour le plus grand bien de leurs actionnaires.


La fusion entre les élites financières et administratives est souhaitable et irréversible. Trêve de fausses pudeurs, il faut désormais accélérer les allers-retours entre haute finance et haute administration. Pour attirer les talents nous suggérons à Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici de garantir le maintien des bonus et des stock-options des banquiers venus œuvrer à Bercy. Ainsi les marchés financiers, mis à l'abri des tentations démagogiques et de la pression des électeurs, seront-ils définitivement rassurés.


Attac France, qui préfère en rire qu'en pleurer


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** Jacques de la Rosière (BNP Paribas), Beaudouin Prot (BNP Paribas), Michel Pébereau (BNP Paribas), Frédéric Oudéa (Société Générale), Daniel Bouton (Société Générale), Pierre Mariani (Dexia), Mathieu Pigasse (Lazard), Philippe Wahl (Banque postale), Gilles de Margerie (Crédit Agricole), etc ...

http://www.france.attac.org/articles/bnp-paribas-au-tresor-vive-le-pantouflage-inverse



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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 08:37

http://img.over-blog-kiwi.com/0/69/18/83/201311/ob_3a0f2e_incendie-du-credit-lyonnais-png.pngBernard Tapie du haut de la dunette de son vaisseau amiral doit en écraser une larme d'émotion. A une date judicieusement choisie pour limiter les vagues, entre un discour aux monuments au morts et un radar en délicatesse de voisinage rural, la presse nous apprend  :

 

L'Etat va emprunter 4,5 milliards d'euros sur les marchés financiers en décembre pour solder la dette issue du naufrage du Crédit lyonnais, rapporte dimanche 10 novembre le journal Le Parisien, ce que confirme le ministère du budget.

 

"Il est bien prévu dans le projet de loi de finances rectificative une reprise de dette de l'EPFR" (Etablissement public de financement et de restructuration), un organisme créé dans les années 1990 afin d'organiser le soutien financier de l'Etat au plan de sauvetage du Crédit Lyonnais, a indiqué un porte-parole du ministère, qui a également confirmé le montant évoqué par le quotidien.

 

Précisément, un des articles de la loi de finances rectificative de 2013 qui doit êtreprésentée mercredi en Conseil des ministres "autorisera l'Agence France Trésor – le service de Bercy chargé de la dette – à emprunter 4,5 milliards d'euros sur les marchés financiers", avec pour objectif de rembourser "les dernières dettes générées par la quasi-faillite de cette banque publique en 1993""Si le Parlement accepte la mesure, l'Etat mettra donc un point final au volet financier de ce naufrage industriel", souligne Le Parisien.

 

 

Si l'état c'est nous, alors qu'il manque des sous pour les retraites, la sécu, l'école, les hopitaux, les sages femmes, les allocations familiales, alors qu'il fait faire des sacrifices sur le pouvoir d'achat pour complaire à la BCE, l'UE le FMI, qu'ils faut faires des éconocroques pour limiter des suite des états d'âme de "Standar&poors", là, l'état par la grace de Zapatayrault - Moscovici fondé de pouvoir, donc le contribuable va donner 4,5 milliards pour éponger une dette dont les responsables n'auront jamais soldé leur part de ce compte putride.

 

Cela au moment où nous apptrenons qu'en France on se soigne de moins en moins nnbien et que pour 2014, le budget de la Sécu prévoit 4 milliards d'euros d'économies, en grande partie sur les dépenses de santé (2,9 milliards).

 

L'examen serein des choix du budget conduit Canaille rouge à dire clairement que s'il était sarko, il porterait plainte pour plagiat et, sûr de gagner, il pourrait ainsi à bon compte faire solder par décision de justice son compte de campagne payé par le budget de l'état .

 

Décidement, le PS est au socialisme ce que "la villageoise" est  au Nuit st Georges ou le surimi à un filet de daurade.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

 http://canaille-le-rouge.over-blog.com

 

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 18:10

 

http://www.latribune.fr/getCrop.php?ID=6753224&ext=jpg&W=770&H=380&ptr=0

 

 

Adopté mardi en première lecture par l’Assemblée nationale, le budget de la Sécurité sociale intègre le relèvement à 15,5 % des « prélèvements sociaux » sur les produits de l’épargne populaire (plans d’épargne-logement, l’épargne salariale, assurance-vie…).

 

Ont voté pour les députés socialistes, radicaux et écologistes, qui ont cependant regretté la lenteur avec laquelle  les « réformes de structure » se mettent en place. Ceux du Front de gauche ont « été contraints » de voter contre.


Face au tollé suscité par l’annonce de cette mesure, le gouvernement avait pourtant annoncé que ce relèvement ne s’appliquerait qu’aux contrats « multi-supports » de l’assurance-vie. Mais, faute de temps, cette modification n’a pu être intégrée dans le texte voté mardi. Elle fera donc l’objet d’un amendement que le gouvernement déposera pendant la discussion du budget de la Sécurité sociale au Sénat ou lors de la deuxième lecture à l’Assemblée.


Le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici a justifié le maintien du relèvement pour les contrats multi-supports en affirmant que ces derniers n’étaient pas « les plus petits », et son collègue du Budget, Bernard Cazeneuve, s’est dit convaincu que « les patrimoines moyens et modestes » étaient ainsi épargnés. 6 à 7 millions d’épargnants ont cependant souscrits à ce type de contrats qu’un établissement comme la Banque postale propose avec un versement minimum de 75 euros.


 

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 08:45

23 Octobre 2013 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

http://1.bp.blogspot.com/_VhUPgCQXWEs/TP63wD10MWI/AAAAAAAAEzY/M4SvvcgELjw/s400/OuiChef%255B1%255D%2B-%2BCopie.jpg

 

Ils ont tous votés les recettes du budget de la nation et donc toutes les mesures antisociales concoctées par l'Elysée. Tous, à l'unanimité, même les députés se déclarant de l'aile gauche du Ps.


Oui, il fallait sauver le soldat Hollande en pleine dégringolade dans l'opinion publique. Après la lamentable affaire Léonarda et la galéjade sur la primaire socialiste à Marseille, il fallait faire rempart autour de François II. Jean-Marc Ayrault, depuis les catacombes, avait tonitrué aux députés de se retrouver sur l'essentiel. Et Bruno Le Roux, leur adjudant-chef à l'Assemblée nationale avait ordonné le garde-à-vous à tous droits dans leurs godillots.


Alors, ils ont tous accepté le budget d'austérité, même les députés écolos sauf un et une abstention. Les entreprises, à l'inverse des ménages et des petits contribuables, vont être une nouvelle fois épargnées.

 

A Bordeaux, le Pcf, à 90%, ne s'alliera pas avec le Ps au premier tout des municipales. il a considéré que "au plan national, la ligne politique choisie est hélas trop timide pour faire la différence avec la majorité actuelle" - celle du maire actuel Alain Juppé de l'Ump-.


A Marseille, le Pcf n'ira pas non plus avec les socialistes.


A Paris, ce Paris outragé et libéré par lui-même en 1944, cette capitale de la France qui donna 3 révolutions dans l'histoire nationale, le Pcf s'est allié avec les partisans de l'Elysée. Au même moment, de l'autre côté du périphérique parisien, le Ps s'attaque à la ville de Saint-Denis dirigée par les cocos et plus grande cité d'Europe à l'être par le Pcf. Cette attaque est ordonnée par le député Ps et le conseil général Ps du département. 


Allez à l'essentiel a dit Jean-Marc Ayrault à ses troupes, sous les ordres de l'Elysée. Message entendu chef!



Roger Colombier

 


 


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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 20:25

http://www.lamontagne.fr/photoSRC/W1ZTJ1FdUTgIBhVOGwYSHgYNQDUVGFdfVV9FWkM-/photo-prise-le-07-aout-2013-a-lille-de-figurines-posees-deva_1305211.jpeg

 

 

 

Mardi 22 octobre le budget 2014 est voté par l’Assemblée nationale.

 

Il est soumis à une double contrainte dictée par le traité européen dit de stabilité : réduire les dépenses publiques afin de ramener le déficit à 3,6% en 2014 et diminuer les impôts pour les patrons afin, dit le gouvernement, d’augmenter la compétitivité des entreprises.


L’éco-taxe, suscite la colère des agriculteurs : elle frappe le transport sur les routes, mais pas sur les autoroutes, ainsi un produit importé par bateau et transporté par autoroute payera aucune taxe écologique alors qu’un produit transformé et consommé sur une courte ou moyenne distance sera taxé.


Le passage de la TVA au 1er janvier de 7 à 10% et de 19,6 à 20% frappera lourdement tous les consommateurs, le transport et certains services publics.

 

En 2012 la TVA est déjà passé pour le ramassage des ordures ménagères de 5,5 à 7%, ainsi les maires protestent car la taxe de ramassage va être en 2 ans augmenté de 4,5 points, et ne peut être amorti par les communes car la subvention d’Etat baisse de 1,5 milliards pour les collectivités.


De même le PDG de la SNCF a annoncé qu’il ne pouvait amortir le coût de la hausse sur le transport ferroviaire et le président de la région Ile de France s’inquiète de la hausse que va provoquer cette mesure sur les tarifs de la RATP.


Le crédit d’impôt va exonérer de 20 milliards les entreprises à partir du 1er janvier.

 

L’augmentation des impôts pour les travailleurs, tant des impôts indirects, que de l’impôt direct sur le revenu, et la réduction des dépenses sociales et des services publics sont d’autant plus rudes que les salaires stagnent ou baissent.

 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:17

Le budget de la nation en cours de discussion au Parlement, c’est :


http://www.sitecommunistes.org/ch321budget_fichiers/image002.jpg1) 15 milliards de ponction supplémentaire entièrement payée par le peuple.


* L’augmentation de la TVA en 2014, c’est 6,5 milliards d’euros. Le gouvernement refuse de baisser la TVA sur les produits de première nécessité de 5,5 à 5%.


* L’augmentation des cotisations retraites, les modifications du quotient familial représentent 4,2 milliards.


* 4,4 milliards d’économies sur la protection sociale : 2,9 milliards concernent les dépenses de santé, le reste c’est la poursuite des déremboursement des médicaments, la baisse des budgets attribués aux hôpitaux.


*Les restrictions budgétaires des collectivités locales conduisant à l’augmentation des impôts locaux et taxes foncières.


*des milliers d’emplois supprimés dans la fonction publique


* La poursuite du blocage des salaires des fonctionnaires (depuis 4 ans),



http://www.sitecommunistes.org/ch321budget_fichiers/image004.png2) 220 milliards de cadeaux aux entreprises pour augmenter leurs profits


Aux 200 milliards d’exonérations fiscales et sociales, d’aides publiques diverses octroyés aux entreprises chaque année, le gouvernement socialiste  ajoutera en  2014,  20 milliards de crédit d’impôt compétitivité (financé par la TVA).

 

La fraude fiscale est de 80 milliards chaque année. Le gouvernement compte en récupérer 2 milliards en 2014 !


Les cadeaux aux entreprises  accordés par un gouvernement, seront en 2014 d’un niveau sans précédent.

En 1990 les cotisations sociales (prélevées sur le SMIC) des entreprises étaient de 33%, en 2012 elles ne sont plus que de 4,63%.


Ils veulent aller plus loin :


Des discussions sont engagées actuellement entre le gouvernement et le MEDEF sur le « coût du travail ». Le MEDEF exige de nouvelles exonérations fiscales et sociales, d’arrêter le remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, il veut supprimer les « contraintes à l’emploi » (autrement dit le code du travail).


Gattaz, le président du MEDEF déclare que si ces conditions sont réunies, il s’engage à créer un million d’emplois ! Le chantage à l’emploi se poursuit, Gattaz veut rencontrer Hollande pour lui exposer ses solutions, ne doutons pas qu’il va trouver une oreille attentive.


 

 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/40/Il_quarto_stato_(Volpedo).jpg

 

Les luttes sont indispensables  pour mettre un terme à cette politique.

 

 

Source : site "Communistes"

 


 


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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 20:08

Frédéric Lordon, Christophe Ramaux, Frédéric Boccara et Henri Sterdyniak 

 

Les économistes atterrés aux mardis de l" ESSEC 


 


 
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 20:57

http://s1.lemde.fr/image/2011/12/08/534x267/1614639_3_3daa_pendant-la-partie-la-plus-aigue-de-la-crise_983bad238357d1ca54cceef43457894d.jpg

 

 

Vendredi, trois jours après la mobilisation contre la réforme des retraites, le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission Européenne (CE) accentuent, de Vilnius, la pression sur le gouvernement français.


Relevant la « vulnérabilité budgétaire» de la France, le FMI l’exhorte de nouveau à limiter ses dépenses, notamment en réduisant l’accès aux prestations sociales. De son côté, Olli Rehn, commissaire européen chargé des Affaires économiques, répète que « la France va dans la bonne direction en matière de réformes, mais il y a encore beaucoup à faire ».


Pour le FMI, le système de protection sociale doit « basculer » de l’actuel système universel vers un mécanisme basé sur « le niveau de ressources » et les dépenses de santé et d’éducation « être réduites de manière importante » en « privilégiant la qualité sur la quantité ».


Mercredi, pourtant, le gouvernement français avait promis des coupes budgétaires « sans précédent » pour 2014 (15 milliards d’euros). Vendredi, Pierre Moscovici dut répéter que la France « mène depuis 16 mois une politique de réformes extrêmement ambitieuse », dont celle des retraites. Mais leur financement par l’augmentation des cotisations sociales pour les employeurs ne correspond pas aux solutions de la CE car ces mesures, selon elle, chargent le coût du travail au lieu de le réduire.


La France a dévoilé son budget prévisionnel pour 2014. La Commission européenne peut, cette année, exiger des changements si ses objectifs de déficits et ses recommandations ne sont pas suivis.

 

 

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