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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 17:56

http://www.toutsurlesplacements.com/images/stories/480x360/livreta-ldd-menageremag.jpg

20/07/2013

 

Après plusieurs mois de négociations, les banquiers ont réussi à convaincre Bercy de percevoir 30 milliards d'euros issus de la collecte centralisée des livrets d'épargne réglementée comme le Livret A et le Livret de développement durable (LDD).
 
 Petite victoire pour les banquiers : ils ont réussi à obtenir qu’une plus grande partie de l’épargne des livrets réglementés –livret A et livret de développement durable (LDD) - leur soit reversée. 
Le ministère de l’Economie et des Finances et la CDC ont annoncé vendredi soir que les banques recevront ainsi 30 milliards d'euros. C’est moins que les 50 milliards espéré par les banquiers. "Ces ressources permettront aux banques de prêter davantage pour le financement de l'économie, principalement au bénéfice des petites et moyennes entreprises", a assuré vendredi 19 juillet le ministre des Finances Pierre Moscovici.

 Jusque-là, 65% de ces collectes étaient destinées à la Caisse des Dépôts (CDC), qui l’utilise pour financer le logement social, la politique de la ville, les collectivités locales et d’autres missions d'intérêt général. La proportion s’élève même à 70% dans le cas du Livret d’épargne populaire (LEP).


Légère baisse des taux de commission


Mais cet avantage ne vient pas sans contrepartie : "les établissements bancaires baisseront leur taux de commission de 0,5 à 0,4%", afin, ont indiqué Bercy et la CDC, "de réduire le coût de la ressource du fonds d'épargne au profit notamment du financement du logement social".


Depuis plusieurs mois, les établissements bancaires plaidaient pour récupérer une part de ces dépôts pour, arguaient-ils, respecter les nouvelles règles prudentielles dites "Bâle III", qui imposeront, à partir de 2014, aux banques de détenir davantage de fonds propres par rapport à leurs engagements risqués. Elles ont accentué la pression avec le relèvement des plafonds du Livret A et du LDD, en octobre 2012 puis début 2013, qui a poussé les Français à privilégier encore davantage ces supports, au détriment des livrets ordinaires et des dépôts à vue des banques.

 

L'excédent de la CDC contesté


Les banques avançaient également l’argument selon lequel la CDC a plus d'argent que nécessaire pour remplir ses missions : elle bénéficie en effet d’un excédent de 110 milliards d’euros.


Cette réforme, avalisée le 18 juillet par la Commission de surveillance de la CDC, va entrer en vigueur le 31 juillet prochain et un premier bilan sera réalisé à l'automne. 


 

latribune.fr

 

 

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 22:27

Lundi 15 juillet 2013

 
http://img.over-blog.com/300x199/5/07/94/80/ECOFIN-9-juillet-2013.jpg
Le "Paquet de deux" (ou "Two-Pack"), approuvé le 12 mars par les eurodéputés puis par le Conseil le 13 mai, est entré en vigueur le 30 mai dernier.

Pour rappel, le "paquet" est composé de deux règlements visant à introduire un contrôle beaucoup plus strict des pays de la zone euro en difficulté, notamment ceux souhaitant bénéficier d’une assistance financière, et à encadrer encore davantage le processus d’élaboration des budgets nationaux.

L'une des mesures phares est l'obligation des États de communiquer à la Commission européenne leur projet de loi de finances (« plan budgétaire ») avant le 15 octobre de chaque année.

Le 9 juillet, lors du Conseil Ecofin, les ministres des finances européens ont adopté le code de conduite sur le renforcement de la surveillance et l'évaluation des projets de plan budgétaire: un document visant à la mise en oeuvre concrète du "Two-Pack".

 

Lire la suite : Les ministres des finances adoptent les modalités de transmission des projets de budgets nationaux à la Commission européenne

 

 

Specifications on the Two-Pack (ST 11993/13 - General Secreteria of the Council)

 

http://img.over-blog.com/360x500/5/07/94/80/Specifications-on-the-Two-Pack.jpg

 

http://contrelacour.over-blog.fr/article-les-ministres-des-finances-adoptent-les-modalites-de-transmission-des-projets-de-budgets-nationaux-a-119087446.html

 


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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:20

14 Juillet 2013 ,  par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Petit Rappel: Nicolas Sarkozy à l'Elysée, la France était tout feu tout flamme pour cette taxe. Position facile car beaucoup dans l'Ue était contre dont les états-paradis fiscaux tels l'Autriche, le Luxembourg, la Grande-Bretagne, etc.


François Hollande candidat, son ennemi était la finance. Moi, président, il sembla accepter l'idée de cette taxe. Mais dès la chute de Jérôme Cahuzac le fraudeur, le ministère des Finances fait marche arrière. Les bonnes âmes peuvent se trifouiller les méninges pour trouver le pourquoi du comment. Moi pas: dès le début de son règne républicain, François II s'est toujours mis du côté de la finance et donc de la spéculation.

 

Le 22 mai 2013, le ministère français des Finances a donc proposé au groupe de travail planchant sur ladite taxe des amendements qui dégraisseraient la position ô combien timide de la Commission de Bruxelles en la matière.


Bref, selon les propositions de l'Elysée, la taxe n'aurait aucune incidence sur la régulation (ah, que j'aime ce mot) du capitalisme et les recettes rapportées ne seraient que de la roupie de sansonnet.

 

Bien entendu, tout ceci se passe entre hors-sols, dans le clos d'un bureau de Bruxelles. Nul du peuple de France n'est au courant de tout ceci, sauf Mickey aux grandes oreilles, lui bien heureux que l'on ne touche pas à son business international.


Nul du peuple, mais ni les soi-disant représentants de la nation française. ATTAC a dénoncé ces tractations en vase clos alors que l'Assemblée nationale n'en avait jamais entendu parler.

 

Pour tout dire, le Medef et la Fédération française des banques sont contre une taxe sur les transactions financières "destructive de richesse".

http://www.laptiteblan.fr/public/.taxe_finance_m.jpg 

La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann a trouvé cela "effarant" les propos de Pierre Moscovici ministre des Finances: "C’est quand même un comble que la Commission apparaisse plus à gauche que la France. (...) Etre doublé à gauche par la Commission européenne, il faut le faire quand même. Surtout pour un gouvernement socialiste. Je ne comprends pas. Que la France propose une modulation un peu différenciée de la taxe, avec peut-être un peu plus sur les produits dérivés et un peu moins sur les obligations d’Etat, ce n’est pas absurde. Mais ça ne doit pas se faire dans une stratégie de recul. Il faut plutôt une consolidation, avec au moins un produit de la taxe de 35 milliards d’euros."


Roger Colombier


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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 08:06

« La Commission européenne a des observations à faire, mais nous respecterons les objectifs que j’ai fixés moi-même. Elle n'a pas à nous dicter ce que nous devons faire. C’est à nous et à nous seuls de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l’objectif »
François Hollande, 30 mai 2013


http://img.over-blog.com/300x191/5/07/94/80/Pierre-Moscovici-ministre-de-l-Economie-et-Olli-Rehn-Commis.jpgVendredi 21 juin, les ministres des finances européens jouaient la fine partition économique composée par la Commission. Aucune fausse note, aucune improvisation. Les ministres aiment la petite musique chantée depuis plusieurs années par les commissaires.


Ont ainsi été approuvées les projets de recommandations économiques rédigées par la Commission en mai dernier.

Conformément au temps accordé par la Commission, le Conseil a prolongé de deux ans les délais pour la correction des déficits espagnols, français, polonais et slovène, et d'un an pour les Pays-Bas et le Portugal.
Selon ces nouvelles exigences, la France devra ramener en 2015 son déficit public sous la barre des 3% du PIB dès 2015 (contre 2013 au regard des recommandations adoptées en 2009).

 
Plus précisément, il est demandé au gouvernement socialiste de réduire son déficit à 3,9% du PIB pour 2013, 3,6% du PIB en 2014 et 2,8% en 2015.

 
Des chiffres plus larges que ceux sur lesquels la France s'est engagée dans son dernier programme de stabilité:
Ainsi, la Commission ne semble pas donner grand crédit aux prévisions françaises, malgré la mise en place du Haut Conseil des finances publics imposé par le Pacte budgétaire.

Outre la confirmation de la rallonge accordée par la Commission, on constate surtout que les recommandations visant la France, validées par les ministres, sont identiques au projet publié en mai par la Commission.

De quoi:

1°) interroger grandement l'idée selon laquelle les gouvernements formeraient ensemble un "gouvernement économique européen". Les recommandations de la Commission sont, depuis plusieurs années, simplement validées par le Conseil qui ne consacre finalement qu'une unique journée par an à l'examen de la situation économique de ses partenaires.

Il faut préciser que depuis 2011, année d'entrée en vigueur du règlement relatif au "renforcement de la surveillance des positions budgétaires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques économiques", le Conseil est « en principe, censé suivre les recommandations et propositions de la Commission ». Dans le cas contraire, il doit s'en expliquer publiquement dans le cadre de ce dialogue.

2°) s'interroger également sur la récente "rébellion" du Président français qui semblait reprocher à la Commission de trop s'immiscer dans les choix économiques du gouvernement français.

Une réaction qui n'avait pas laissé indifférents certains parlementaires socialistes, sans doute lassés de tant de compromissions.
Lors du débat préalable au Conseil qui s'est tenu au Sénat le 19 juin dernier, Simon Sutour, président de la commission des affaires européennes, espérait à la tribune (devant une dizaine de sénateurs présents pour l'occasion) que les recommandations soient révisées lors de la réunion des ministres.

 

Or, pas une seule critique visant l'économie française ni une seule proposition de réforme n'a été modifiée.


Si ces recommandations sont entérinées en l'état par les chefs d'État lors du Conseil européen des 27 et 28 juin, la France devra tenir compte des propositions de la Commission (devenues donc propositions de l'ensemble des partenaires européens) pour l'élaboration de son budget 2014. D'autant plus que cette année, pour la première fois, le projet de budget sera transmis pour avis à la Commission avant tout débat au Parlement français (cf. "Two-Pack").

Parmi ces recommandations, nous pouvons notamment noter:


1°) l'objectif d'équilibre budgétaire, avec l'engagement de "consacrer toutes les recettes imprévues à la réduction du déficit" et réexaminer tous les "postes de dépenses dans tous les sous-secteurs des administrations publiques"

 
2°) la poursuite de la réforme territoriale

 
3°) l'équilibre du système des retraites jusqu'en 2020, "par exemple en adaptant les règles d’indexation, en augmentant encore l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein et en réexaminant les régimes spéciaux, tout en évitant une augmentation des cotisations sociales patronales"

 
4°) la poursuite de la réduction du "coût du travail" (réduction des cotisations sociales patronales, évolution du salaire minimum "propice à la compétitivité")

 
5°) le renforcement de la concurrence dans les professions réglementées, simplification de l'autorisation des ouvertures de commerces, suppression de l'interdiction de la vente à perte, fin des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité pour les clients autres que les ménages, renforcer l'interconnexion du secteur ferroviaire

 
6°) la simplification du système fiscal, la diminution des taux d'impôt sur le revenu et sur les sociétés, le rapprochement des taux réduits de TVA du taux normal, le déplacement de "la charge fiscale sur le travail vers les taxes environnementales ou la consommation"

 
7°) la lutte contre la segmentation du marché du travail, la réforme du système d'indemnisation du chômage et l'amélioration du taux d'emploi des plus âgés.

 

Source: ContreLaCour 


http://contrelacour.over-blog.fr/article-moscovici-valide-les-recommandations-de-la-commission-qui-rappelons-le-n-a-pas-a-nous-dicter-ce-q-118702779.html

 

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:55

Lundi 10 juin 2013


http://statics.trader-forex.fr/actualites_forex/articles/la-france-a-emprunte-7-693-mds-eur-a-court-terme-a-des-taux-en-hausse-02656/la-france-a-emprunte-7-693-mds-eur-a-court-terme-a-des-taux-en-hausse-02656.pngLa France a emprunté 7,693 milliards d'euros à court terme lundi après-midi lors d'une opération qui s'est soldée par une forte demande et des taux en hausse, a annoncé l'Agence France Trésor.

Cet emprunt, à l'occasion duquel la France voulait lever entre 6,5 et 7,7 milliards d'euros, a suscité une très forte demande des investisseurs, plus de deux fois supérieure à l'offre de l'AFT, chargée de placer la dette française sur les marchés.

Les taux consentis par les trois lignes proposées se sont inscrits en légère hausse mais reste à un niveau bas.

Dans le détail, le pays a emprunté 4,499 milliards d'euros à échéance 3 mois (13 semaines) à un taux de 0,025% contre 0,017% le 3 juin, 1,598 milliard d'euros à 6 mois (24 semaines) à un taux de 0,048% contre 0,042% lors de l'opération précédente et 1,596 milliard d'euros à 0,116% contre 0,082% la fois précédente.

 

Source AFP 


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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 08:22

10 Juin 2013 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs

 

C'est Le Parisien qui s'interroge à juste titre. Entre le mois de décembre 2012, quand Médiapartrévèle que le ministre du Budget fraude le fisc français et le 19 mars 2013 où l'Elysée vire celui qui devait traquer la fraude fiscale, 3 mois s'écoulent:


"Pourquoi la droite, qui aurait pu saisir là une occasion rêvée de venger les outrages faits à Eric Woerth du temps de l’affaire Bettencourt, a-t- elle à ce point modéré ses attaques? Au vu de la faute commise de la part d’un ministre du Budget, comme de l’énorme mensonge qu’il a prononcé droit dans les yeux des députés, on attendait un lynchage médiatique.

Pourquoi, quand Cahuzac annonce son intention de percevoir ses indemnités de ministre pendant six mois (comme la loi l’y autorise), des ténors socialistes tentent-ils juste de le « "convaincre" d’être "raisonnable" ?

Pourquoi enfin, lorsque le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, se tourne vers la Suisse, ne ratisse-t-il pas plus large dans ses demandes? Pour l’un de ceux qui fut, à Bercy, chargé de négocier la convention fiscale franco-suisse, aucun doute : "Moscovici aurait pu aller bien plus loin… si le gouvernement l’avait voulu. "


D’où vient cette relative clémence collective ?"

 

Le Parisien a son explication, elle tient la route: tout ministre du Budget, qui se respecte, est au courant des dossiers sensibles concernant les impôts de certains cols blancs.


De plus, avant d'être ministre, Jérôme Cahuzac fut nommé président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il a consulté et obtenu copie de dossiers fiscaux nominatifs, dont le dossier de la banque suisse HSBC.


Jusqu'à ce jour, rien sur cette liste de 2 800 noms et sur ses autres investigations. Pourtant, à l'époque, Jérôme Cahuzac en repart des copies. Selon Le Parisien toujours, le Directeur général des finances publiques, Philippe Parini, va être présent dans la petite dizaine de réunions de travail qui va suivre avec Cahuzac.


Le coffre-fort du président de la Commission des finances "n'a jamais contenu autant de dossiers", témoigne aussi un administrateur de l'Assemblée Nationale. Lorsque le député Carrez, succède à Cahuzac à son poste, ledit coffre est vide de chez vide.

 

Comment dorénavant redonner confiance aux citoyens, se demande Le Parisien à juste titre.

Dommage qu'il n'ait pas fait la liaison avec le fait que les députés socialistes n'ont pas voulu que les patrimoines des élus de la nation soient publiés.


Ce qui arrange bien la très grande majorité des cols blancs assis dans les fauteuils de l'Assemblée nationale, non?

 

Attention, loin de moi l'idée d'affirmer que les parlementaires sont des fraudeurs. Mais en étant sur le reculoir par rapport à leur patrimoine et les commissions d'enquête sur la fraude fiscale n'étant pas leur préoccupation première, ils ne font rien pour éclairer l'opinion publique.


Le dessin ci-dessous montre l'ampleur de la fraude fiscale des cols blancs urbi et orbi.

http://casimira31.files.wordpress.com/2013/04/fraude-fiscale-en-france.jpg

 

Pour ceux qui ne voient pas clair, la fraude concernant les prestations sociales n'est de l'ordre de 2 à 3 milliards d'euros. Ce n'est pas rien, mais une goutte d'eau dans l'océan de la fraude entretenue par les riches et le patronat.


http://le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com/cahuzac-avait-il-plus-d-un-tour-dans-son-sac


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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 15:52

201010092382.jpg

Écrit par Bertrand Renouvin 

 

Les oligarques sont hantés par « les marchés ». Que pensent-ils ? Que vont-ils faire ?

Les taux d’intérêts, les dettes, les budgets nationaux, tout dépend des « marchés » qui réduiraient à peu de choses les marges de manœuvre des Etats. L’austérité est une contrainte ! La déflation salariale une nécessité… sauf pour les grands patrons et les banquiers qui touchent des sommes mirobolantes !


Le discours biaisé sur « les marchés » invoque pour se justifier la théorie économique : les marchés sont efficients, ils sont le thermomètre de l’activité générale, ils adressent les signaux qui permettent les investissements judicieux. Sur « les marchés », les opérateurs sont beaucoup plus pertinents que les régulateurs et la dérégulation maximale est par conséquent la condition de la bienfaisante concurrence.

 

 Telle est la vérité que nous devrions accepter, avec enthousiasme ou résignation selon les cas.


En haut lieu, on est persuadé que  « les gens » réagissent simplement aux stimuli des campagnes de communication. Ils ne savent pas que la théorie économique invoquée est comme la lumière d’une étoile morte ? Ils ont oublié que la crise commencée en 2007-2008 a détruit la légende de l’efficience des marchés financiers ? Admettons. Mais il suffit de regarder la télévision pour savoir ce qu’il en est des « marchés ».


Ecoutons Philippe Béchade sur BFM Business (1). Ce spécialiste de la Bourse décrit semaine après semaine la hausse prodigieuse du cours des actions et les gains gigantesques des spéculateurs. Quand on peut réaliser des profits inouïs en quelques heures, on renonce à investir dans l’économie où il faut patienter plusieurs années avant de rentabiliser ses investissements. Les « marchés » aspirent toutes les liquidités mais ce n’est ni un signe d’efficience, ni une preuve d’autonomie. Philippe Béchade montre que Wall Street est alimentée par la Banque centrale des Etats-Unis (FED) qui ne cesse de créer de la monnaie.

 

« La FED achète le marché », elle «fait monter le marché, c’est totalement mécanique » car ce sont les machines qui prennent les décisions à la place des boursiers : « on se repose sur les algorithmes » (2).

 

Tels sont les mécanismes qui produisent chez les financiers une euphorie d’autant plus inquiétante que, pour la première fois dans l’histoire, « les actifs sont totalement déconnectés de toute activité », alors qu’auparavant on spéculait à partir d’une réalité – par exemple les nouvelles technologies ou l’immobilier.

C’est clairement dit : les marchés financiers ne sont plus des thermomètres mais des bombes à retardement et les signaux qu’ils envoient ne s’adressent qu’à eux-mêmes : acheter toujours plus puisque tout le monde achète car cette fois il est certain que les arbres monteront jusqu’au ciel ! Le divin marché est une construction fictive vouée à s’effondrer dans la panique.


Ce n’est pas tout. Un livre récent, qui se lit comme un roman noir (3), prouve documents à l’appui que les mafias ont prospéré en Italie, aux Etats-Unis et en Russie grâce à la déréglementation ultralibérale et à la globalisation financière. Les activités des délinquants en cols blancs – de l’évasion fiscale aux diverses formes de corruption – sont de plus en plus mêlées aux trafics des mafias constituées comme telles et les grandes figures du crime organisé copinent avec les vedettes de la politique, du spectacle et du sport. « Il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé », disait Roosevelt.

Nous voyons aujourd’hui que le crime et l’argent gouvernent ensemble le système mondialisé de la prédation.


La scène du crime est sous les yeux des citoyens.

Mais chacun n’en voit qu’une petite partie, qui à elle seule montre la puissance presque désespérante de l’ennemi – et sa séduction car la corruption procure d’immédiats agréments.

 

Pour vaincre l’argent et le crime organisé, il faudra restaurer l’Etat et remettre toutes les forces dont il dispose au service du bien commun. Il faut faire la révolution par la loi et pour la nation, avec un chef d’Etat digne de ce nom.


***

(1) Chronique du 22 mai.

(2) En gros, un algorithme est une suite d’instructions précises données à une machine à calculer.

(3) Jacques de Saint Victor, Un pouvoir invisible, Les mafias et la société démocratique 19ème – 20ème siècle, Gallimard, 2012. Ce livre sera présenté dans notre prochain numéro.


http://www.bertrand-renouvin.fr/marches-machines-et-mafias/


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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 11:56

http://actualite.portail.free.fr/france/04-06-2013/video-pour-henri-guaino-toutes-les-fortunes-de-france-negocient-leurs-impots/jpeg_thumbnail_source-1370300222.jpeg 

« Toutes les fortunes de France négocient leurs impôts, vous le savez parfaitement » : voilà la stupéfiante réponse que m’a apportée Henri Guaino, député UMP des Yvelines, lors de l’émission Mots croisés sur France 2 consacrée lundi soir  au scandale Tapie, pour tenter de justifier l’implication de Claude Guéant dans le dossier fiscal de Bernard Tapie.


Cette implication de Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, dans le dossier fiscal de Bernard Tapie, je l’ai racontée par le menu sur Mediapart. J’ai fait, voici quelques semaines, l’objet d’une réquisition judiciaire de la part des trois juges d’instruction chargés du scandale Tapie. Observant que j’avais mentionné à plusieurs reprises dans des articles que j’avais la preuve de tractations entre Bernard Tapie et Claude Guéant au sujet de ses impôts, les trois juges m’ont requis de leur fournir cette preuve, « si tant est qu’elle existe », m’ont-ils écrit.


Comme je m’en suis expliqué sur Mediapart (Lire Affaire Tapie: l'enregistrement qui met en cause Claude Guéant), j’ai donc accepté de remettre aux juges la preuve en question, tout en refusant au nom du secret des sources de leur indiquer son origine. Et cette preuve, qui est un enregistrement de Bernard Tapie (que l’on peut écouter dans ce même article) confirme que l’homme d’affaires a bel et bien rencontré en mai 2009 le secrétaire général de l’Elysée de l’époque, pour parler avec lui de ses impôts, liés à l'arbitrage. Ce qui est un passe-droit dont les contribuables ordinaires ne jouissent en général pas.

 

Or, on sait la suite de cette histoire. J’ai révélé dans un article ultérieur que trois mois après cette rencontre entre Bernard Tapie et Claude Guéant, l’Etat n’a pas fait appel d’une décision d’un juge commissaire du tribunal de commerce de Paris et a donc passé l’éponge sur 15 millions d’euros de créances fiscales que l’Etat détenait sur Bernard Tapie (Lire Tapie : le fisc passe l’éponge sur 15 millions d’impôts). Et notamment, l’Etat a en particulier renoncé à recouvrer la totalité de l’impôt sur le revenu de Bernard Tapie, pour les années 1992 et 1993, pour près de 12 millions d'euros.


Lors de l’émission, j’ai donc interpellé Henri Guaino, qui n’a jamais porté Claude Guéant dans son cœur, mais qui s’est envers et contre tout appliqué à le défendre. Je l’ai interpellé sur les innombrables irrégularités du scandale Tapie et sur les passe-droits dont l’homme d’affaires a profité, et notamment à l'occasion de cette concertation fiscale. « Pourquoi vous ne dites pas si Claude Guéant a effacé les impôts de Bernard Tapie : "ce n'est pas conforme à ma conception de l'égalité des citoyens devant l'impôt" ? », lui ai-je en particulier demandé.


Et c’est à ce moment de notre échange que l’ex-plume de Nicolas Sarkozy m’a fait cette réponse sidérante : « Laissons les impôts de côté. Pardon, toutes les fortunes de France négocient leurs impôts ».


Ah bon ! Voilà une nouvelle importante… Un ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy confirme en personne que sous le précédent quinquennat le principe de l’égalité des citoyen devant l’impôt, principe fondateur de notre République consigné dans la Déclaration des droits de l’homme et des citoyens, n’était plus que chiffon de papier et avait été remplacé par une autre règle : selon que vous serez puissant ou misérable.


Sur le champ, la petite phrase d'Henri Guaino a donc déchaîné les passions sur les réseaux sociaux. On comprend pourquoi, car la nouvelle est d’importance. Vos impôts vous donnent du souci ? Dans ce cas-là, n’allez plus frapper à la porte de votre inspecteur des impôts ? Non, allez frapper directement à celle de l’Elysée. Enfin ! Seulement si vous êtes riche…


Laurent Mauduit

 

http://t.co/pD0RvIji0l



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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 09:36

http://img.over-blog.com/300x169/3/98/30/52/Photo-sup/Compte-Nickel.png« Ouvert en cinq minutes, Compte-nickel sera accessible à tous, sans conditions de revenus, de dépôts ou de patrimoine, sans discrimination », assurent les initiateurs de ce projet bancaire. Tout particulier majeur disposant d’une pièce d’identité pourra ouvrir un compte en quelques minutes et ressortir avec un relevé d’identité bancaire et une carte de paiement… chez les buralistes ou les marchands de journaux. Il pourra ensuite domicilier ses revenus et approvisionner son compte par virement. Mais ses dépenses ne pourront pas excéder le solde du compte…

 

Cette initiative repose sur le principe dit de « light banking », directement inspiré des modèles à bas coûts (low cost) qui révolutionnent depuis des années des secteurs entiers comme le transport aérien, la téléphonie, l’hôtellerie ou encore la distribution. Compte nickel sera ainsi une banque aux structures allégées, puisqu’elle n’aura aucun guichet. Son offre devrait séduire une clientèle modeste et exclue des offres traditionnelles car trop coûteuse à rentabiliser. La crise pourrait avoir pour conséquence de voir les clients adhérer en masse à ce nouveau concept : environ 25 millions d’Européens qui souhaiteraient ouvrir un compte n’en ont en effet toujours pas. Et quelque 2,5 millions de demandes d’ouverture de comptes ont été rejetées pour diverses raisons, parmi lesquelles des revenus insuffisants. Or, sans compte bancaire, il est difficile, voire impossible, de percevoir son salaire ou les prestations sociales, de transférer de l’argent ou d’effectuer des achats au moyen d’une carte de crédit. La démarche de Compte-nickel s’inscrit ainsi dans les démarches entreprises par la commission européenne pour rendre les comptes moins chers et accessibles à tous.

 

Mais regardons de plus près Compte-nickel. C’est comme on pouvait s’y attendre une initiative totalement privée. Son nom fait référence à l’expression argotique « nickel », qui signifie que « tout est en place, propre, transparent ». Espérons-le. À l’origine de ce projet, on trouve Hugues Le Bret. Le personnage a toujours oscillé entre le monde de la finance et celui des media. Son associé se nomme Ryad Boulanouar. C’est un spécialiste des nouvelles technologies. Il a notamment installé le transfert d’argent dans les bureaux de tabac pour Moneygram et travaillé à la dématérialisation des recharges téléphoniques.

 

On est vraiment loin d’une ONG… Hugues Le Bret, belle gueule et tempes grisonnantes, est devenu familier des Français au moment de l’affaire Kerviel. Il était alors le directeur de communication de la Société générale et s’était alors retrouvé devant les caméras pour expliquer comment ce jeune trader avait pu faire perdre quelque 4,9 milliards d’euros à la banque qui était associée jusque-là à l’image du bon père de famille dans l’imaginaire collectif français. Kerviel a depuis été condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis, et Le Bret, victorieux de la guerre de la communication, a pu écrire un livre dans lequel il explique que « nous (les banquiers, NDLR) avions progressivement perdu notre vigilance et développé une culture de la conquête et du profit plus forte que celle du contrôle, du doute et de la suspicion ». Le

 

Bret devait quitter le monde de la finance. Il effectue aujourd’hui un retour en force et se fait pour l’occasion le « défenseur des pauvres ». Nous aurions tant aimé que ce soit vrai… Ce n’est malheureusement que la naissance d’un nouveau business fait sur le dos des classes populaires.

 

 

Capitaine Martin 

 

http://www.resistance-politique.fr/article-bientot-une-nouvelle-banque-pour-les-pauvres-en-france-118221650.html


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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:19

http://www.fbnstatic.com/static/managed/img/fb2/news/GoldmanSachsSignNYSE.jpg

 

On le sait depuis longtemps, la puissante banque privée américaine s'est diversifiée depuis 2007. Elle est en partie propriétaire d'Endemol, groupe de télévision, à qui l'on doit des programmes comme Loft Story, la Star Academy, Secret Story et autres émissions d'une haute qualité intellectuelle. Notamment où les participants s'affrontent à la recherche d'une gloire éphèmère. Et ce, généralement par le biais de phrases qui marqueront l'histoire tel : "Non mais allo quoi ! t'es une fille t'as pas de shampoing" ou "c'est la guerre mondiale de 78" ou encore par le biais d'acte héroïque comme se taper une future dépressive comme Loana, dans une piscine, devant la France entière (merci Jean Edouard et paix à ton âme)...

 

http://img.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L620xH437/Sans_titre-30-7b034.jpg

On le sait déjà, la banque d'investissement est déjà bien ancrée à la maison blanche. Depuis 2007, voilà qu'on laisse Goldman Sachs, en partie au contrôle de la société produisant les déchets télévisuels les plus abrutissants de la terre.


"Donnez leur du pain et des jeux", disait la maxime, voilà que les jeux sont servis par les mêmes maîtres qui soutirent le capital financier des Etats. Pendant que l'on divertit le monde, le tour de passe-passe via les dettes souveraines continuent, et en plus, ils peuvent se payer le luxe de payer l'opium télévisuel...


Déjà Etienne Mougeotte avouait vendre "du temps de cerveaux disponible". Là, il ne s'agit pas des publicités, mais des programmes avec Endemol. Donc de l'occupation du temps de cerveau indisponible (à comprendre : que le spectateur choisit consciement de regarder). Et donc malheureusement, de la qualité du divertissement. En l'occurence, au vu des programmes produits (source), c'est à se demander si il ne serait pas bénéfique pour les oligarques, d'abrutir le plus de gens possible, afin de les laisser lobotomisés face à la réalité (Non ! En fait, ça ne se demande pas...)


Du "Big Deal" avec Lagaffe ou à "A prendre ou à laisser" avec Arthur, c'est une bonne partie du PAF qui s'acoquine avec Endemol. Ces émissions, toutes aussi intéressantes qu'un épisode de Dallas ou des feux de l'Amour... Sauf que dans l'Histoire, c'est la Banque qui fait l'amour à la Télévision en trompant les téléspectateurs et JR diffuse les émissions qu'il veut pour abrutir les gens...


Pendant ce temps là, Goldman Sachs, alias, une banque d'investissement s'afférant ardemment à ses intérêts plus que privés, a réussi à placer ses pions sur l'échiquier internationale :

 

- Henry Paulson, secrétaire du Trésor des Etats-Unis depuis 7 ans le 30 mai, infiltré sous l'ère Bush Junior.

- Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne depuis un an et demi.

- Mario Monti, qui aura réussi à saborder l'Italie come il se doit, avant de sombrer politiquement.

- Loukas Papadimos, qui a su truquer les comptes publics grecs au moyen d'instruments financiers proposés par notre entreprise de charité : Goldman Sachs. Et a fait sombrer la Grèce dans une crise sans précédent.


Tant de gens ayant probablement oeuvré à ce que la Banque ne perde pas un centime dans la deuxième partie de l'année 2007(crise des subprimes : source). Et pendant ce temps là, la Banque investissait dans le temps d'occupation de cerveaux d'une masse encore crédule de sa télévision.


Bref qui contrôle le niveau intellectuel de pauvres asservis devant le tube cathodique (s'il en existe encore quelques-uns), peut continuer à faire des pillages tranquille, sans haine, ni violence et au vu et au su de tous... Sans que la police n'intervienne... Et après, on vous dit une seule chose :


Keep Cool !

 

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/goldman-sachs-proprietaire-d-136473


http://img.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L500xH373/tumblr_mbwq17QK6H1rogvkmo1_500-e3c3d.jpg

 

Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde 1/2

 

 

Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde 2/2

 

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