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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 06:26

http://aurelienloriau.free.fr/quatri%E8me/histoire/age%20industriel/images/jaures.jpg

 

23 avril 2014 par Francois Cocq

 

Ce 23 avril, François Hollande se rend à Carmaux pour « rendre hommage » à Jean Jaurès. Il aurait pu s’y ressourcer en se souvenant que Jean Jaurès avait si ardemment œuvré à la création de la SFIO, le 23 avril 1905, à la salle du Globe à Paris. Il aurait pu se souvenir que c’était aussi un 23 avril, en 1848, que se tinrent les premières élections au suffrage universel (masculin) en France pour désigner l’assemblée constituante. Au lieu de cela, comme un symbole, c’est le qu’il a choisi pour entériner définitivement le pacte de responsabilité, détailler les cadeaux aux Medef et expliciter la saignée de 50 milliards infligée au peuple. Sans vergogne, François Hollande est donc allé porter l’affront chez Jaurès, celui qui, parce que « le socialisme sort du mouvement républicain », n’a au contraire eu de cesse pour faire émerger la République sociale de lier les combats qui s’exercent dans les ordres politique, économique et social. 


Pendant que François Hollande salissait l’Histoire du socialisme et de la République, ses commis officiaient dans le service après-vente. C’est d’abord Bruno Le Roux qui dégainait de bon matin contre le peuple et la représentation nationale. Depuis le 14 janvier et l’annonce du « pacte de responsabilité » par le Président de la République, de nombreux parlementaires de la majorité demandent en effet à pouvoir exercer le mandat qui leur a été confié par le peuple en discutant (débattant voire délibérant) ce texte. Les palinodies simiesques orchestrées depuis Matignon pour feindre d’être à l’écoute des députés socialistes en recevant mardi 22 avril une délégation en service commandé n’auront donc pas même duré 24 heures. Mercredi 23 avril, sur France-Inter, le président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale Bruno Leroux, excroissance hollandaise s’il en est, vendait en effet la mèche : « [Les députés] peuvent discuter les modalités qui sont celles du gouvernement, non pas du pacte qui est présenté par le Président de la République, celui-là il est acté ». Voilà donc les 30 milliards offerts au Medef actés sans coup férir. Un nouveau bourre-pif en somme pour ceux qui prétendaient contraindre Hollande et Valls à respecter le Parlement, les socialistes, voire le Peuple. Voilà comment Hollande s’inscrit, ou plus exactement dénie, l’héritage du 23 avril 1848.


François Rebsamen, nouveau ministre du Travail, pouvait alors prendre le relais et donner à voir les dons sans droit d’inventaire faits par François Hollande à sa nouvelle Eglise Medef. On avait compris de longue date que les « contreparties » n’étaient qu’une vulgaire fumisterie qui n’engagerait jamais que ceux qui y croient…pour peu encore que celles-ci soient prononcées un jour par le Medef. Mais désormais, le Medef n’a plus à dire un mot, son meilleur porte-parole se trouvant au ministère du Travail. Ainsi, lors d’une audition au Sénat devant la mission d’information « sur la réalité de l’impact sur l’emploi des exonérations de cotisations sociales », François Rebsamen indiquait mardi 22 avril qu’à l’horizon 2017, les 10 milliards de baisse de cotisations patronales prévues par le gouvernement permettraient « la création ou le maintien de 190.000 emplois ». Voilà donc comment des « créations d’emplois » sont transformées en « créations ou maintiens d’emplois ». Contreparties avez-vous dit ? Pour Rebsamen, le statu quo patronal mérite déjà rémunération populaire.


Mais le ministre du Travail a été plus loin en chiffrant pour la première fois l’impact attendu du pacte de responsabilité : 190.000 emplois créés ou maintenus au titre des 10 milliards de baisse de cotisations patronales et 300.000 emplois créés ou maintenus au titre des 20 milliards offerts via le CICE. On est loin des 2 millions d’emplois réclamés par Arnaud Montebourg qui n’en a cure et continue de gesticuler et brasser de l’air au ministère de l’Economie. On est loin du million d’emplois accrochés à la veste de Pierre Gattaz, patron du Medef. On est même en deçà de ses premières projections de 600.000 emplois au moment de l’annonce du pacte de responsabilité.

 

Bref, un chiffrage au-dessous de tout pour un gouvernement en-dessous de tout.


A y regarder de plus près, le cadeau offert au Medef représente un juteux pactole. Selon le chiffrage gouvernemental, chaque emploi maintenu ou créé le serait donc au prix 61.224 € (30 milliards / (190.000 + 300.000)) d’argent public détourné au bénéfice des entreprises. Quand on sait que selon l’Insee, le salaire médian brut annuel en France (meilleure référence ici que le salaire moyen, les mesures gouvernementales touchant plus particulièrement-mais pas que- les bas salaires) s’élevait en 2011 à 20.100 €, on constate que dans le meilleur des cas, le gouvernement offre trois ans de travail gratuit aux entreprises. Sans bien sûr qu’il y ait la moindre contrepartie sur la nature et la pérennité de ces emplois qui n’ont pas même à être créés. Jackpot !!!


Restait au troisième larron la tâche de boucler la boucle et plus sûrement la ceinture : c’est ce qu’a fait Michel Sapin dans le journal Le Monde le 23 avril (daté du 24) dès la sortie du Conseil des ministres en détaillant l’austérité budgétaire liée aux 50 milliards de coupes claires dans la dépense publique. Là encore, ceux qui s’enorgueillissaient de pouvoir aller plaider leur cause à Matignon ont pu vérifier qu’être entendu n’est pas être écouté. Fin de non-recevoir donc pour celles et ceux qui, révolutionnaires, voulaient simplement différer d’un an la baisse des cotisations pour les grandes entreprises. De même pour le point d’indice des fonctionnaires dont Bruno Le Roux avait confirmé le gel dès le matin, laissant comme seule porte ouverte une éventuelle « clause de revoyure ». Mieux vaut parfois se taire que se moquer du monde la sorte.


Le volet des 30 milliards de cadeaux aux entreprises est donc depuis ce 23 avril « acté ». Les 50 milliards de baisse de dépense publique ont quant à eux donné lieu à un bal des faux-culs qui se poursuivra le 29 avril à l’Assemblée. Celle-ci sera en effet saisie « à titre consultatif » du plan proposé, non sans que dès à présent l’exécutif ordonne aux parlementaires de la majorité de marcher au pas en leur mettant le couteau sous la gorge, ce dont il pourrait d’ailleurs se dispenser vu que de nombreux parlementaires de droite (Benoist Apparu, Frédéric Lefebvre !, Yves Jégo…jusqu’au commissaire européen UMP Michel Barnier qui heureusement ne sévit pas à l’AN) annoncent dès à présent qu’ils sont prêts à voter le plan Valls. François Hollande pourra alors le 7 mai aller présenter devant la Commission Européenne la « trajectoire des finances publiques », Commission qui elle détient en la matière un pouvoir coercitif. Voilà la boucle ouverte par François Hollande en 2012 avec la ratification du traité Merkozy (et donc la validation du two-packs) qui se referme sur lui. La chausse-trape hollandaise qui permet d’appliquer l’austérité en se défaisant de la souveraineté populaire et en rejetant le socialisme aura donc fonctionné à plein. Jusqu’à ce que, pour avoir souillé les acquis républicains de 1848, craché sur le socialisme fondateur de 1905 et renié Jaurès, Hollande et sa bande soient mis en débandades dans les urnes le 25 mai prochain.

 

http://cocq.wordpress.com/2014/04/23/23-avril-184819052014-le-peuple-les-socialistes-les-fossoyeurs/

 

 

 

 


 
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:49

 

Écrit et envoyé par Gilbert Rémond (14 avril 2014) Référence commentée:

Il y a 80 ans, le procès de l’incendie du Reichstag et la libération de Dimitrov (Solidarité Internationale, cité par Danielle Bleitrach)

 

Les Nazis ne sont pas arrivés au pouvoir par les élections, contrairement à une idée qui court et dont on peut se demander le pourquoi de sa diffusion. Certes ils avaient fait un score important mais la gauche dans son ensemble représentait encore une alternative possible. 

 

S'ils sont arrivés au pouvoir c'est parce qu'ils ont été appelés par la droite libérale, comme plus tard leur collaborateur Pétain le fut par Daladier, Chautemps et leurs partisans. Ils n'avaient alors que quelques portefeuilles de ministre. Tout comme il lui fallait un espace vital sans cesse élargi, un parti comme le parti des nazis ne pouvait pas se satisfaire d'une portion de pouvoir. La figuration n'étant pas dans leurs gênes, ils organisèrent cette machination odieuse de l'incendie du Reichstag et accusèrent les communistes  d'en être les auteurs au fin de retourner une opinion  apeurée et faire leur coup d'État  sans résistance.  


 Selon une stratégie qu'ils réutiliseront dix ans plus tard en France avec l'affiche rouge, Dimitrov allait devenir pour la circonstance une cible toute désignée. Étranger et communiste, responsable de l’Internationale, il était le coupable idéal pour leur démonstration. Ce procédé deviendra une constante dans la propagande fasciste, une méthode commode qu'elle utilisera a profusion, sa marque de fabrication  en définitive puisque désigner l’étranger et le communiste à la vindicte populaire, fabriquer des boucs émissaires était une technique constante de la manière qu'avaient les fascistes d'exercer le pouvoir afin de détourner l'attention du peuple des véritables dangers qu'il courait.

 

 Mais ce procédé allait rencontrer une difficulté que les stratèges de la politiques usurpatrice n'avaient pas prévue car "Lors du procès monté a Leipzig en 1933.... La machination s'effondre. L'accusé devient l'accusateur. Dimitrov ne joue pas le jeu de l'ordre juridique. Il développe une stratégie de détournement politique. Le prétoire n'est plus le centre d'une compétition, d'un "duel" ou le lieu d'une preuve". Dimitrov renverse le procès  qui devient celui du régime. Après un courageux effort de présence, à soi d'abord, puis face aux  Nazis, "la duperie laisse à la vérité sa place. La dupe ne répond pas aux intentions du maître. Il le contourne et le situe dans ses croyances  et dans sa politique. Il le rogne sur ses flancs, en lui laissant ses illusions dominatrices. Il scie la branche à la racine sans jamais sourciller vers le ciel. La dupe a le sourire du clown et l'allure disloquée du burlesque. Dans les échanges verbaux il répond à côté, par l'humour ou la rime, par le mime ou par la métaphore. Il parle pour la cantonade en négligeant sans cesse la dialectique des cercles et des retournements. Ce héros du désert qui semble  battre les moulins à vent dénonce les manipulations par l'étrangeté et la distance....

Lorsque parle Dimitrov, à la cour impériale, les magistrats et les témoins, les chefs et les jurés sont épinglés comme en retrait au centre de leur théâtre; ils sont d'emblée victimes de ce jeu du regard décentré; à la fois comédien et sujets de leur rôle, ils deviennent au présent les acteurs de l'histoire".  (E.Roudinesco  in "pour une politique de la psychanalyse" éd Maspero).


Bref nous sommes loin de cet autre spectacle, celui que Mélenchon s'était évertué de nous donner face à la fille Le Pen et qui parce qu'il voulait lui administrer une raclée en direct se retournait à son désavantage cette dernière refusant de faire son jeu. Les rôles s'étaient inversés. La dénonciation postulée, devenait l'outil de la ridiculisation de ses auteurs. La victime plus que jamais était victimisée. 


 Bien loin de la politique-spectacle qui caractérise les apparitions médiatiques des faux Don Quichotte qui cherchent à nous émouvoir,  Dimitrov, lui, négligeait son être assujetti au décorum et au pouvoir de ses juges pour " donner place par sa parole, au témoignage d'une dialectique irréductible au jeu de boxe: celle de la lutte des classes". Invoquant l'histoire contre la logique il déclarait alors :" Je suis profondément convaincu que Van der Lubbe n'est dans ce procès que ce qu'on peut appeler le Faust de l'incendie du Reichstag et que sans aucun doute, derrière son dos, se tenait auparavant, le Méphisto de l'incendie. Le Méphisto ayant disparu, le misérable Faust est resté seul devant la Cour d'Empire." Et  Elisabeth Roudinesco  de conclure par un aphorisme que nous devrions méditer par les temps qui courent et que Mélenchon aurait été bien inspiré de lire avant de se lancer dans ses joutes pitoyables  avec la responsable du FN :" Le maître est assuré de son succès, tant l'ennemi semble un projet à son image." car alors la dialectique qu'il emploie est "miroir aux échanges, tourniquet aux alouettes, manège du sujet et de son autre". Il faut déstabiliser cette relation du maître à son esclave par un retournement où le maître perd pied et prestige, ridiculisé il se retrouve nu, son discours n’opère plus. Il ne connaissait de son adversaire que la psychologie imaginée par lui.

 

Ainsi que le note en guise de conclusion E Roudinesco pour caractériser cet événement du fait de la tournure que lui avait donné Dimitrov," Leipzig est une victoire  réelle du mouvement ouvrier, une victoire par anticipation sur une pensée philosophique qui réduit la politique à la science fiction et l'histoire aux principes de l'anticipation. Elle anticipe sur la forme des luttes à venir et permet, par la critique qu'elle inaugure des erreurs et des leurres du mouvement ouvrier, l’élaboration d'une ligne politique, d'une tactique et d'une stratégie capable de combattre sur son terrain, et par des alliances adéquates l'ennemi fasciste". 


Depuis les élections municipales nous sommes inondés de déclarations sur un fascisme revenu en conquérant sur la scène politique. La scène politique? Nous sommes bien dans cette occurrence.

 

Celle d'un spectacle et de l'espace arrangé à cet effet où se produisent les scénarios écrit par des communicants à la solde des intérêts capitalistes. Tel le voleur qui crie au voleur, faire peur et/ou construire de fausses alternatives constitue toute la besogne d'une armée de mercenaires d'un nouveau type. Leur art? C'est l'artifice par quoi ils cachent les évidences. D’ailleurs sur ce sujet quand on se penche sur la réalité des résultats en prenant comparaison avec les élections précédentes équivalentes, l'on voit toute autre chose que ce qui nous est ressassé à longueur de journaux. Que voit-on? On voit que la progression du Front Nationales n'existe pour ainsi dire pas.  Nous sommes dupés, alors que de vrais périls sont camouflés sous cette mascarade. La démocratie est bafouée par ceux-là même qui la mette en œuvre et prétendent la défendre. Le Front national est un arbre qui cache une forêt de connivences et de sous entendus dont les conséquences seront dramatiques pour les peuples. Ceux qui portent atteinte au suffrage universel et à l'expression populaire, ne sont pas à ce  jour ceux qui brandissent la flamme tricolore mais ceux qui détournent un référendum, détruisent les bases de la démocratie et liquident le cadre national au profit de structures de décision incontrôlables par le peuple qui imposent sans état d'âmes, des politiques décidées par des consortiums  troubles et hors sol. 

 

Dans un texte présenté en 1935 devant l'internationale communiste, " le fascisme et la classe ouvrière", Dimitrov développait à partir de son vécu de militant et de la connaissance politique que lui apportait sa responsabilité, une analyse qu'il est utile de rappeler dans les circonstances qui sont les nôtres. Tout en se demandant, pourquoi et de quelle façon le fascisme avait-il pu vaincre? Il écrivait: 


" Le fascisme est le pire ennemi de la classe ouvrière et des travailleurs. Le fascisme est l'ennemi des neuf dixièmes du peuple allemand, des neufs dixièmes du peuple autrichien, des neuf dixièmes des autres peuples des pays fascistes. Comment, de quelle manière, ce pire ennemi a-t-il pu vaincre? Le fascisme a pu accéder au pouvoir avant tout parce que la classe ouvrière, par suite de la politique de collaboration de classe avec la bourgeoisie que pratiquaient les chefs de la social-démocratie, s'est trouvée scindée, désarmée au point de vu politique et au point de vu de l'organisation, face à l'agression de la bourgeoisie. Quant aux partis communistes, ils étaient insuffisamment forts pour soulever les masses, sans et contre la social-démocratie, et les conduire ainsi à la bataille décisive contre le fascisme". 


Le Fascisme est un ennemi des couches populaire et de ses intérêts, or c'est lui garantir le succès que de désarmer la classe ouvrière en détruisant son unité et les organisations qui la représent. C'est à quoi travaillent dans une alliance retrouvée la bourgeoisie et  la social-démocratie avec le concours des appareils idéologiques d'État, qui n'ont jamais été aussi puissant depuis qu'ils ont carte blanche du fait de leur effacement dans le discours politique.


 

 

http://fdata.over-blog.net/1/30/57/63/avatar-blog-1011820533-tmpphpzXI8Vh.jpegSource : Réveil communiste 

 


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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:56

21 Avril  2014 

 

Le 7 avril 2014 Le Monde met en ligne un article de Frédéric Lemaître titré : " Difficultés à se réformer, manque de compétitivité… Les experts allemands notent la France 
Tous les experts allemands (de quoi, en quoi, à quels titres ? ) se seraient réunis pour " noter " la France ? 

Extraits :

la puissante fondation Bertelsmann publie, lundi 7 avril, une étude sans complaisance sur l’état de la France. Un pays qui « n’est pas compétitif », selon ses experts.


Ce ne sont plus LES experts allemands mais les experts de la fondation Bertelsmann.
Bertelsmann est un groupe  allemand spécialisé, pour le bonheur de l'humanité, dans les médias (RTL, M6, Voici, ...) : 
  • Bénéfice net du groupe : 870 millions d'euros.
  • Part du bénéfice revenant aux actionnaires : 498 millions d'euros.
  • Chiffre d'affaires : 16,4 milliards d'euros.


 Le Monde ne nous dit rien de ce que les experts de la fondation Bertelsmann appellent " le domaine des performances des politiques publiques " , " la qualité de la démocratie " et " la capacité de l’exécutif à mener des réformes " et reste muet sur la construction des " indicateurs " permettant de classer les pays.

le regard que portent les trois experts chargés d’ausculter la France. Pour les Allemands Reimut Zohlnhöfer, professeur à l’université de Heidelberg, Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l’institut franco-allemand de Ludwigsburg, et l’universitaire français Yves Mény
[Tiens, ce ne sont plus " Les experts allemands " mais seulement trois universitaires périphériques dont un français qui récitent le catéchisme libéral à la sauce Bertelsmann] « la France n’est pas capable d’affronter les défis de la construction européenne et de la mondialisation. Alors qu’elle se bat pour adapter son modèle économique et social à un monde changeant, les problèmes s’aggravent bien plus qu’ils ne diminuent ».


ils préconisent de « poursuivre les réformes qui accroissent la compétitivité »

Pour eux, il y a « culturellement, une méfiance fondamentale envers les marchés et une croyance largement répandue que l’action publique est un moyen efficace de guider l’économie et de résoudre les problèmes ».

Leur conclusion est sans appel : « Le refus des élites politiques d’admettre la nécessité d’adapter le modèle français a contribué à renforcer l’illusion qu’une politique économique différente pouvait échapper aux contraintes des marchés et de la compétitivité» .

Notre conclusion est sans appel : le refus de la part de bien des journalistes de s'interroger sur la fabrication des contenus des dossiers de presse des organismes de propagande libéraux  a contribué à renforcer l'illusion que la seule politique possible est celle de la Commission de Bruxelles, du FMI, de l'OCDE et de la Banque mondiale.

 

 


http://feedproxy.google.com/~r/blogspot/KBwlb/~3/Hhgvw0gox38/le-monde-se-fait-le-relai-de-la.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:53

La CGT aujourd'hui à Matignon... Manuel Valls tente d'enrôler les partenaires sociaux

 

Les médias précisent :

 

Trois jours après son discours de politique générale, Manuel Valls s'efforcera ce vendredi d'enrôler les partenaires sociaux dans le grand défi de son gouvernement, relancer l'emploi et l'investissement tout en contenant les dépenses publiques.


Le nouveau Premier ministre a hérité d'une feuille de route largement définie sous son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, et mise comme lui sur le dialogue social pour l'appliquer.

Il a affiché mardi une volonté d'accélérer la mise en oeuvre d'un pacte de responsabilité qui suppose, en contrepartie de baisses de charges pour les entreprises, des négociations dans les branches sur l'emploi, l'investissement et la formation.


Il promet aux entreprises 20 milliards d'euros de crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice), 10 milliards d'euros de baisses de cotisations et 8,5 milliards de réduction d'impôts.


A quoi s'ajoutera une diminution progressive du taux de l'impôt sur les sociétés et la suppression de plusieurs dizaines de petites taxes à faible rendement.


Un programme plutôt bien accueilli par les organisations patronales, même si le Medef se dit "vigilant" et souhaite un calendrier plus rapide, tandis que la CGPME regrette que ce pacte fasse, selon elle, la part belle aux grands groupes.


Selon la CGT, "le choix qu'a fait ce Premier ministre, c'est de continuer les politiques précédentes, qui nous conduisent à l'échec et qui ont été refusées (...) lors des élections municipales", dit le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, qui annonce des actions revendicatives, notamment le 1er mai.

 

Cependant, Thierry Lepaon n'écrivait-il pas dans "Le Nouvel Economiste" du 21 février 2014 :

Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté.


Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose »…

 

CE QU'EN PENSE CANEMPECHEPASNICOLAS et Jean LEVY


adhérent de la CGT depuis 1944

ancien membre du bureau fédéral  de la FD des Employés

ancien délégué national CGT du crédit du Nord


Cette déclaration, en divorce total avec l'orientation historique de la CGT, nous interroge quant à la volonté réelle de la direction confédérale de créer les conditions d'un vaste mouvement  de rupture avec la contre-révolution sociale exigée par le Medef et l'Union européenne et avalisée par leurs fondés de pouvoir à l'Elysée et à Matignon.


Il ne suffit pas d'organiser une manifestation trimestrielle, voire "un Premier mai",  sans perspective d'affrontement direct avec le Grand capital et ses mandants gouvernementaux, pour contrer efficacement la politique mortifère du capital européen, menée hier par Nicolas Sarkozy et amplifiée aujourd'hui par Hollande et Valls.


Ceux-ci,  brutalement désavoués dans les urnes par le peuple français, n'en tiennent aucun compte et accélèrent au contraire le dispositif législatif, exigé par Bruxelles,  de mise en oeuvre d'exploitation forcenée des salariés et des retraités. 


La CGT doit prendre l'initiative  d'un grand rassemblement pour préparer la contre-offensive ouvière et populaire.


Si telle n'était pas l'orientation de la direction confédérale, alors se poserait la question de la convocation d'un congrès extraordinaire , précédée d'un large débat au sein des organisations de la CGT, sur sa nécessaire orientation de classe permettant de mettre en oeuvre la stratégie de lutte pour libérer le monde du travail de la dictature de l'oligarchie industrielle et financière, mise en musique par son personnel politique.


Il n'y a plus de temps à perdre.

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:45

Plus de 80 députés PS

jugent dangereux

le plan d'économies de Manuel Valls

"Il y a un rejet au point que la dissolution ne fait pas peur à certains qui disent 'je préfère perdre en gardant mon honneur, sinon c'est la honte qui s'ajoute à la défaite'." déclare un député PS

CHICHE !

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Plus de 80 députés PS et une demi-douzaine d'autres élus du parti majoritaire jugent dangereux le plan d'économies présenté par Manuel Valls et s'opposent au gel de prestations sociales, dans une lettre adressée jeudi au Premier ministre.


Les signataires de cette missive, en partie issus de l'aile gauche du PS mais aussi des proches de la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, demandent également un report de l'objectif de retour des déficits publics à 3% du PIB en 2015.


"Nous estimons dangereux économiquement (...) et contraire aux engagements pris devant nos électeurs ce plan de 50 milliards d'économies", écrivent-ils dans cette lettre dont Reuters a obtenu une copie.


Au-delà de 35 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques, ils estiment que les "reculs sociaux" et la "mise à mal des services publics seront inéluctables".


Dans leur missive, ils estiment que l'effort demandé aux collectivités territoriales (11 milliards d'euros) risque de "briser l'investissement local".


Ils réclament un appel à projets d'investissements à hauteur de cinq milliards d'euros en direction de ces collectivités et un effort de cinq milliards en faveur du pouvoir d'achat en 2015, en plus des cinq milliards déjà prévus.


Ils demandent enfin à celui-ci de dégager un milliard d'euros pour financer 50.000 emplois aidés supplémentaires et un plan pour les chômeurs de longue durée.


Les 50 milliards de réduction des dépenses publiques sont censés contribuer au rééquilibrage des finances de l'Etat.


A 14 jours de l'examen par le Parlement du programme pluriannuel de stabilité budgétaire qui sera soumis à la Commission européenne, les signataires exigent une "trajectoire plus crédible" que celle qui est officiellement envisagée.


"Cet objectif de passer sous la barre des 3% pourrait être maintenu mais décalé dans le temps", écrivent-ils.


Ils souhaitent notamment que les dépenses de défense ne soient pas comptabilisées dans les déficits publics et que les aides aux entreprises soient ciblées sur l'industrie.


Ils ajoutent que leurs propositions guideront leurs votes lors des prochains rendez-vous avec le Parlement - programme de stabilité, programme de réformes, collectif budgétaire, lois de finances et de financement de la Sécurité sociale - et émettent le souhait d'en discuter avec le Premier ministre.


Ce sont les animateurs de cet appel qui se sont fait le plus entendre mercredi après la présentation du plan d'économies par le Premier ministre.


Les chefs de file du groupe socialiste à l'Assemblée se disent convaincus que Manuel Valls aura une majorité pour voter le programme de stabilité budgétaire le 30 avril.


Mais un député confiait jeudi avoir constaté à l'Assemblée "un niveau d'embrasement assez inégalé" : "Il y a un rejet au point que la dissolution ne fait pas peur à certains qui disent 'je préfère perdre en gardant mon honneur, sinon c'est la honte qui s'ajoute à la défaite'."

"Le problème, c'est François Hollande", ajoute cet élu, selon qui le chef de l'Etat socialiste "a perdu ce qui faisait sa force, qu'il aimait les gens plutôt que l'argent"

 

 

http://www.actioncommuniste.fr/article-seuls-11-d-entre-eux-avaient-refuse-de-voter-la-confiance-a-m-valls-etr-maintenant-123377192.html

 


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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 10:23

ri1oous0

QUEL EST VERITABLEMENT NOTRE ENNEMI PRINCIPAL ? par   Jean LEVY

 

Depuis la nomination à Matignon de Manuel Valls, c’est de bon ton, dans les cercles restreints de la soit-disante « gauche de la gauche », de faire du nouveau premier ministre la cible essentielle de ses  critiques.

 

Mais qui a nommé à ce poste l’ancien ministre de l’intérieur ?

 

Ne serait-ce pas François Hollande, s’appuyant sur des sondages préfabriqués, avec objectif d’en faire un effet d’annonce favorable à un rebond de sa popularité ?

 

Le fait que le Président ait repris les mêmes ministres, condamnés lourdement comme lui-même, par le suffrage universel, montre qu’il n’avait pas le choix.  François Hollande veut poursuivre la même politique rejetée massivement par les Français. S’inscrivant dans la logique de la construction européenne, il a fait sienne l’orientation de celle-ci : la constitution  d’un empire continental soumis à la domination de son oligarchie financière, au service exclusif de celle-ci,  au nom du « marché libre et non faussé  ».  Avec pour corollaire : la libre circulation des capitaux dont la rotation pour le profit maximum doit être toujours plus rapide, et la libre exploitation de la main d’œuvre européenne, mise en concurrence au plus bas prix possible.

 

D’où l’offensive pour réduire le « coût du travail » dans le cadre du futur  « Pacte dit de Responsabilité » et la recherche de travailleurs au rabais dans l’Est européen, et pourquoi pas en Ukraine…

 

Telle est la stratégie du capital européen.

 

Aujourd’hui avec François Hollande et le Parti socialiste, de sa « droite » musclée avec Manuel Valls à sa « gauche » ralliée de Benoît Hamon et d’Arnaud Montebourg. Comme hier (ou demain ?), avec Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé  et l’UMP.

 

Le capital joue ses cartes au mieux de ses intérêts et des circonstances.

 

Aussi celui-ci et ses divers fondés de pouvoir politiques qui, alternativement appliquent la même stratégie européenne,  sont les véritables  ennemis des salariés et de tous les Français qui en sont victimes.  

 

Ensemble les Français doivent préparer  « le troisième tour » électoral ,

 

en votant NON par le boycott

 

aux élections du 25 mai du Parlement européen

 

à cette structure  d’intégration qui enferme notre pays dans la prison des peuples qu’est l’Union européenne

 

Tout le reste n’est que billevesée, illusions de charlatans, qui veulent brouiller les repères et retarder ce rassemblement  des couches sociales sacrifiées par les puissances d’argent.

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-quel-est-veritablement-notre-ennemi-principal-par-jean-levy-123203808.html

 


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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 21:27

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Mercredi  16 avril, à l’issue du Conseil des ministres, le Premier ministre a annoncé son plan d’économies de 50 milliards d’euros comprenant, entre autres, une diminution de   11 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement des collectivités locales de 2015 à 2017. Ceci après la diminution pour 2014 de 1,5 milliard d’euros, dont les communes supportent la plus grande part (840 millions). L’annonce a laissé le président de l’Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, "un peu abasourdi". L’AMF évalue à "moins 25%" le montant des dotations qui seront versées en 2017 par rapport à 2013.


A l’ordre du jour : mutualisation des moyens entre communes, « rationalisation » des syndicats intercommunaux et suppression de la clause de compétence générale, jugée responsable des doublons.


La liste est longue,  des conséquences néfastes  de cette mesure pour une population déjà frappée par le chômage et les mesures d’austérité : privatisation et dysfonctionnement des services municipaux, avec augmentation des prix ; diminution ou disparition d’aides sociales et de  subventions aux associations ; réduction de  l’investissement public, dont la baisse est déjà estimée en 2014 à un recul de  5,5%, notamment dans les secteurs du BTP, donc perte d’emplois.

 

Les communes et les Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI) devront arbitrer entre les services rendus à la population et une diminution massive de leurs investissements. Toute politique  d’économie entraîne un transfert de charge qui sera supporté par le contribuable local.


Les Associations des maires de France (AMF), des grandes villes françaises ( AGVF) et des  communautés urbaines de France (ACUF) ont dénoncé cette mesure et réclament de toute urgence au gouvernement une négociation sur les finances locales (communiqué de presse du 18 avril 2014).

 

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 07:06

De Yanninfo

                                           

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                                    A l'Elysée, en avril 2014 (photo MaxPPP)

 

François Hollande est-il en manque d'idées sociales-libérales ? Les trois économistes Philippe AghionGilbert Cette, et Elie Cohen, récents auteurs de l'ouvrage Changer de modèle, de nouvelles idées pour une nouvelle croissance (éditions Odile Jacob), très critique contre la politique économique conduite par François Hollande depuis 2012, vont en tout cas aller lui glisser leurs conseils sur la manière de réformer la France, mardi 15 avril.

Une rencontre entre François Hollande et ces trois économistes apôtres du social-libéralisme version 2014 figure en effet à l'agenda officiel du président de la République, pour un déjeuner, mardi 15 avril.


Dans leur ouvrage, qui a bénéficié d'un large relais dans les médias, les trois économistes critiquent une France prisonnière d'un vieux logiciel de pensée, de la base à son élite. Ils regrettent par exemple la "doxa keynésienne, utile en son temps, (qui) n'est plus vraiment adaptée au contexte d'une économie mondialisée".


Ils n'hésitent pas, également, à bousculer quelques croyances de gauche, en réclamant, par exemple, la fin du SMIC.


Ils écrivent ainsi :

En constituant un obstacle à l'amélioration des revenus des personnes qui ne parviennent pas à trouver un emploi ou à augmenter leur nombre d'heures de travail, le SMIC se retrouve en réalité contre certains de ceux qu'il est censé protéger.

Sur ce point, ils rejoignent les prises de positions successives des socialistes Pascal Lamy, ou Hubert Védrine.


Si François Hollande cherche des idées iconoclastes, voilà un déjeuner qui devrait assurément lui en fournir.

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 22:37

 |  PAR PHILIPPE MARLIÈRE

 

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Il y a deux ans, un démographe donnait une interview choc dans les colonnes du Nouvel observateur. Contre la droite sarkozyste « inégalitaire » qui désignait des boucs émissaires (immigrés, jeunes, chômeurs) comme responsable de la crise, il saluait l’« appréciation très perspicace du sens de l’histoire » de François Hollande, ainsi que son plaidoyer pour une présidence « normale ». Il voyait un candidat socialiste « revenu au principe d’égalité », qui « prend le parti du peuple ». Il pariait sur un « hollandisme révolutionnaire » qui poserait la question du pouvoir de la finance une fois aux commandes de l’État, car les circonstances économiques et politiques du moment « l’amèneraient à se radicaliser ». [1]


N’accablons pas l’auteur de ces fortes paroles : le pronostic de notre démographe s’est en partie avéré pertinent : d’une part, les « circonstances » ont effectivement amené le président de la république à se radicaliser. Seulement c’est une radicalisation à droite, et non à gauche, qu’il a opérée. D’autre part, le hollandisme est effectivement de nature « révolutionnaire » dans le paysage politique français : Thatcher avait son ennemi de l’intérieur, les mineurs, Hollande a désormais le sien : la gauche de transformation sociale. Deux ans à peine après son élection, je propose une ébauche topographique du hollandisme présidentiel : où se situe-il et où nous amène-t-il ?


 À droite du New Labour


Le cap a été fixé dès le lendemain de l’élection présidentielle. Contrairement à la promesse de campagne, il n’y a eu aucune renégociation du pacte de stabilité germano-européen qui condamne virtuellement l’eurozone à des politiques d’austérité ad aeternam. La politique sociale et économique du gouvernement est uniquement au service des intérêts des possédants. Le monde de la finance et de l’actionnariat, vivement décrié dans le discours du Bourget, est choyé.

 

Il n’est pas une semaine sans que le gouvernement ne lui a octroie de nouveaux abattements fiscaux au nom d’un surréaliste « ras-le-bol fiscal ». Les patrons du CAC 40 ou de start up menacent et leurs vœux sont aussitôt exaucés. Le pacte de responsabilité est la caricature de ce hollandisme antisocial : faire des milliards d’euros d’économie sur le dos des travailleurs, petits et moyens, pour les redistribuer aux patrons et actionnaires sans contrepartie économique et sociale. Le hollandisme révolutionnaire n’est vraiment pas l’adversaire de la finance. Il est, au contraire, son plus fidèle et dévoué allié.


François Hollande a prétendu avoir entendu le message du peuple et tiré les enseignements de la déroute des municipales. Dans la foulée, il a nommé le plus droitier des dirigeants socialistes. Insouciance, mépris des électeurs, légèreté dans l’exercice de ses fonctions ? C’est possible. N’écartons pas cependant une décision mûrement réfléchie : le néolibéralisme autoritaire de Manuel Valls tient aussi de feuille de route du hollandisme.


J’ai vécu l’arrivée de Tony Blair à la tête du Parti travailliste (en 1994), puis son accession au pouvoir (en 1997), ainsi que ses réélections (en 2001 et 2005). Pendant cette période, la « troisième voie » blairiste était considérée à Solferino comme une variante soft du thatchérisme. À l’automne 1997, j’accompagnais une délégation du Parti socialiste emmenée par François Hollande à Downing Street. En sortant de la résidence du premier ministre, il me glissa : « Nous, en France, on ne fera jamais du blairisme ».


Bisounours politiques


Je le dis aujourd’hui sans forcer le trait : le hollandisme est une variante de droite du blairisme. Hollande partage avec Tony Blair la même conception du monde dans lequel les classes ont disparu (« We’re all middle class now ! »). Dans cet univers apaisé, les luttes de classes n’ont donc plus lieu d’être. La gauche et la droite sont devenues des notions désuètes puisque les représentants des deux camps s’entendent pour mener les mêmes politiques. Sur la planète des bisounours politiques, Hollande croit jouer dans la cours des Grands : Angela Merkel, Barak Obama ou le monde du business.


Blair cultivait un atavisme étatsunien qui nous valut une guerre d’Irak fabriquée de toutes pièces. Hollande nous offre « l’Europe, l’Europe, l’Europe ! ». Chez Hollande, l’Europe n’est jamais celle des peuples, de la culture ou de la solidarité. C’est l’Europe des élites, des possédants, des marchés et des entreprises.  Il ne reculera pas, n’en démordra pas : l’Europe des dominants est son unique projet. François Mitterrand l’avait rejointe après avoir tourné le dos à la social-démocratie de gauche au moment du tournant de la rigueur. [2] Hollande l’avait déjà adoptée avant d’entrer à l’Élysée. Le retour en Hollandie de Jean-Pierre Jouyet, ami intime, ex-ministre sarkozyste et autre cabri européen, corrobore mon développement. En nommant Jouyet secrétaire général de l’Élysée, Hollande réaffirme la ligne droitière décomplexée inaugurée lors de la conférence de presse de janvier dernier.


Cessons les médiocres débats sémantiques : François Hollande n’est ni un socialiste, ni un social-démocrate. Il ne se rattache pas non plus à la tradition sociale-libérale. Hollande est un centriste qui se positionne dans le sens du vent néolibéral. C’est ici que réside la nature historiquement révolutionnaire du hollandisme : il est fondamentalement hostile aux valeurs et aux politiques de la gauche.


Notes


[1] Emmanuel Todd, « Je parie sur le hollandisme révolutionnaire », Le Nouvel observateur, 5 mars 2012,http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120304.OBS2872/emmanuel-todd-je-parie-sur-l-hollandisme-revolutionnaire.html

[2] Philippe Marlière, « Republican King », London Review of Books, Vol. 36, No. 8, 17 avril 2014,http://www.lrb.co.uk/v36/n08/philippe-marliere/republican-king

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/090414/hollandisme-revolutionnaire

 


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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:07
Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH169/arton25059-2a5ef.pngIl s’avère que depuis la fin de la période des 30 glorieuses où le capitalisme n’avait pas encore atteint son stade ultralibéral, l’appareil économique (industries et commerces) a été une nouvelle fois confisqué par une poignée de capitalistes concentrés et possédant les moyens de productions et d’échanges.

Depuis 40 ans, les membres de cette minorité se sont rétribués et redistribuée les plus-values issues du travail et du surtravail produites par une majorité. Donc depuis 40 ans, la part pour les exploiteurs et possédants s’est à nouveau amplifiée exponentiellement, et mécaniquement la part pour les exploités, qui ne vivent que par leur travail, n’a cessé de baisser.


Ce cycle qui n’est pas terminé même si le capitalisme s’épuise de crise en crise, correspond aussi à la dégénérescence de la direction du Parti Communiste Français dont la ligne idéologique n’a plus grand-chose en commun avec le marxisme, c’est-à-dire avec le but de renverser le capitalisme pour abolir les classes sociales et mettre en place la dictature du prolétariat, le fond incontournable du communisme.


Son implication (PGE) dans l’idéologie Européenne qui forme depuis 60 ans un nouvel impérialisme par la fédération de ses Etats dans un bloc capitaliste composé de centaines de millions de travailleurs exploités ou asservis par l’ultralibéralisme, a miné les derniers espoirs révolutionnaires de ce parti qui fût créé au lendemain de la naissance de l’Union Soviétique. De compromis en compromis, d’alliances en alliances, de partenariats en partenariat, le PCF s’est délayé au point d’être relégué à l’état de supplétif des néolibéraux de la social-démocratie historiquement fourvoyée dans l’anticommunisme.


Les 25 dernières années ont été les plus douloureuses de cette période de 40 ans, car la chute (provisoire) de l’URSS et du bloc antagonique aux impérialismes en construction, a permis la re-mondialisation des marchés et de l’économie. Mais depuis le « choc pétrolier de 1974 », ce sont plus particulièrement les 12 dernières qui ont été les plus difficiles pour les travailleurs, et leur parti et syndicat historique (PCF et CGT) ont perdu d’année en année, même et malgré la plus grande sincérité de leurs militants honnêtes et dévoués dont les plans de carrière ne sont pas calqués sur une trajectoire électoraliste et réformiste.


En effet, le passage à la monnaie unique à fait grimper les prix alors que les salaires stagnent sur l’inflation, ce qui freine la capacité d’achats, et l’ouverture du marché dans le cadre de « la concurrence libre et non faussée » a permis des délocalisations vers les ex-pays du bloc socialiste, des zones où le coût de la main d’œuvre est faible (en termes de salaires, de cotisations sociale, et de droits) et dans lesquelles l’Europe, pour éviter la résurgence de son ennemi, a mis en place une politique économique keynésienne dopée par des aides et des prêts bonifiés, avec en bonus des subventions pour l’installation.


L’Europe a ouvert la boîte de Pandore, et une à une les productions sont délocalisées vers ses zones à fort taux de rentabilité financière à court terme, ce qui entraîne la montée du nationalisme chauvin incarné par l’extrême-droite qui masque sa réalité ultralibérale et profondément antisociale (la négation de la lutte des classes) en agitant des spectres divers et variés selon les périodes et les échéances électorales.


La France importe plus que ce qu’elle-même produit nationalement, par exemple, 80% des denrées alimentaires sont importées quand d’autres productions (céréales, pomme de terre,...) sont financiarisées et ne servent plus qu’à la spéculation depuis qu’elles ont été indexées sur les cours du pétrole, donc du dollar. Mais comment être en mesure de contrôler quand personne ne veut plus rien contrôler au nom de la concurrence libre et non faussée, alors que nous risquons réellement une crise des denrées alimentaires mais aussi une crise sanitaire ? (nous avions fait un n° spécial sur les pays de l’Est en proie aux multinationales de l’industrie agro-alimentaire : voir sur notre site)


Et, ce qui est valable pour l’agro-alimentaire l’est aussi pour l’ensemble des productions livrées aux marchés, à la spéculation et aux profits exigés par les actionnaires, c’est-à-dire à la dictature de la finance... pour un financier, produire des cochons, des voitures ou des chaussettes l’importe peu, lui il ne voit que les colonnes de chiffres, les marges et les bénéfices à s’accaparer... l’être humain passe en second plan, quant aux plus pauvres des êtres humains, ils passent dans la colonne des « pertes conjoncturelles » voire « naturelles », ils sont une « variable d’ajustement » dans un monde où la concurrence entre capitalistes est à son apogée... jusqu’à la guerre militaire !


Rappelons-nous toujours ce que :


-  Karl Marx, nous enseignait dans Le Capital « Le capital maudit l’absence de profit ou un profit minime, comme la nature a horreur du vide. Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10% d’assuré, et on peut l’employer partout ; 20%, il s’échauffe ; 50%, il est d’une témérité folle, à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines ; à 300%, et il n’est pas de crime qu’il n’ose commettre, même au risque de la potence. Quand le désordre et la discorde portent profit, il les encourage tous deux ; à preuve la contrebande et la traite des nègres »


-  Jean Jaurès, disait en août 14 quelques jours avant la grande boucherie de 14/18 : « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme les nuées porte l’orage »


-  Anatole France, écrivait à la fin de la Première Guerre mondiale : « On croit mourir pour la Patrie mais on meurt pour des industriels »


-  Michele Isgrò, le procureur fasciste italien, a dit au moment d’envoyer Antonio Gramsci en prison en juin 1928 : « Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans ».

Si effectivement, nos usines, nos industries et nos entreprises de service sont productives, d’ailleurs plusieurs expertises comme celle d’Ernst & Young sur l’industrie automobile, le démontrent, la propagande mise en place pour travestir cette réalité, a des effets subjectifs sur les consciences des masses.


Il nous faut donc être à la hauteur pour lutter contre cet endoctrinement réactionnaire pour répéter et expliquer que les productions sont productives en termes de rentabilité financière mais qu’en fait, elle été monopolisée par une minorité qui en demande toujours plus.


Cette caste de riches assiste dans une totale indifférence objective au creusement du fossé entre eux qui possèdent les moyens de productions et d’échanges, et la classe sociale composée des travailleurs qui produisent les véritables richesses. Il y a donc un profond antagonisme lié à la lutte de classes et ses balbutiements organisés, entre les salaires réels et une productivité dégageant d’énormes profits qui n’ont cessé d’augmenter depuis 40 ans.


Aussi, cette intoxication, voulue et organisée par les média, les experts et les politiciens... qui se comportent en valets corrompus par le capital, amène à une lutte à l’intérieur même de notre propre classe sociale. Il y a de plus en plus d’acceptation d’une re-prolétarisation de masse par ceux qui n’acceptent pas d’être re-prolétarisés...


Les couches moyennes et petites bourgeoises au sein même de notre classe sociale, voire même une partie de la classe ouvrière, qui n’ont pourtant pas d’autres moyens de subsistance que le travail, n’acceptent pas que la partie la plus précarisée voire même sous-prolétarisée, dépourvue de travail, soit aidée : ils appellent cela « assisté »...des camarades parlaient « d’un racisme social » qui se crée par la division même à l’intérieur de notre classe.


Les salaires en berne sont rattrapés par les minima sociaux et ceux qui travaillent considèrent de plus en plus ceux qui sont assistés comme des « parasites » à qui il faudrait confier les tâches les plus ingrates sans possibilité de refuser, afin qu’ils puissent garder leur petite indemnité de survie.


Au fur et à mesure des années, avec cet endoctrinement et de la déliquescence d’un parti de classe, mais aussi un effet du sentiment d’impuissance face à un appareil politicien, étatique, médiatique et économique complétement vérolé par le corruption et les arrangements de caste, la solidarité qui a fait la force historique des mouvements de masse a été remplacée par l’individualisme et le repli sur soi-même, la preuve dans la montée du sectarisme politique et du corporatisme syndical.


Le réformisme est aujourd’hui dépassé par l’intolérance, le vote à droite et à l’extrême-droite le confirme, et bientôt, l’esprit révolutionnaire sera banni et considéré comme une dissidence, une forme de déviance comportementale contre laquelle des lois seront votées au nom de la sauvegarde des intérêts de l’Etat.


En Allemagne, les réformes entreprises dès 2003 par Peter Hartz, le conseiller du social-démocrate Gerhard Schröder, ont autorisé le transfert des ressources et des richesses vers les entreprises et vers le secteur financier ... ce qui a permis à l’Allemagne de doper un temps ses exportations.

A coup de réduction des salaires et de lois drastiques du marché et du droit du travail, l’Allemagne a amélioré sa productivité mais en comprimant à l’extrême le coût du travail.


C’est sur cette stratégie que s’appuie le gouvernement français pressé d’un côté par le patronat et de l’autre par les commissaires européens, d’ailleurs Peter Hartz a été reçu à l’Elysée en janvier dernier… , « une visite de courtoisie » nous a-t-on dit en nous prenant pour des incultes.


Cette compétitivité est subjective dans la capacité d’un pays riche occidental à affronter la concurrence des BRICS, mais elle permet à un patronat opportuniste et décomplexé, d’exiger objectivement et sans détour, de privilégier son amélioration par des lois et des mesures qui permettent de diminuer les coûts à la production et de favoriser les exportations, donc d’augmenter les marges financières.


D’ailleurs depuis son arrivée en 2012 jusqu’à ce 30 avril 2014, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et sa majorité, n’ont cessé de tailler à coups de serpe dans les droits et acquis des travailleurs pour répondre aux exigences du capital...On ne peut nier que la re-prolétarisation forcée de millions de travailleurs, est en marche et que les réformes programmées ne vont pas améliorer la situation des familles...


Peter Hartz, conseiller courtois de François Hollande, n’avait-il pas affirmé que : « Un petit job de quelques heures payées à 4 euros est quand même mieux que pas de job du tout sans aucune ressource » ?


Ainsi, l’endoctrinement consiste à concentrer le débat sur le coût du travail pour ne pas aborder le coût du capital, alors que les revenus distribués aux actionnaires ne cessent de croître chaque année.


Le niveau actuel est historiquement le plus important depuis 70 ans, après s’être amplifié depuis le choc pétrolier de 1974, il a encore bonifié de manière très importante les 12 dernières années où des dividendes considérables ont permis, malgré la crise de 2008, le doublement du nombre de grandes fortunes en millions d’euros.


Donc les lamentations des sirènes patronales qui, les larmes aux yeux, se plaignent des « lourdes charges et du droit du travail contraignant » qui feraient abaisser leur taux de marge, pour expliquer les raisons des licenciements de masse, des faibles investissements dans les outils de production et dans la recherche et le développement, ne sont que des mensonges dans une stratégie du chaos.


Le capital veut passer sous silence la part du « gâteau » de plus en plus grosse, que les entreprises décident, via leur conseil d’administration, de redistribuer aux propriétaires des moyens de productions et d’échanges ou aux investisseurs financiers et actionnaires, et ce quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière.


La re-prolétarisation au service de la finance nous indique clairement le pourquoi et les raisons des attaques incessantes contre les droits des salariés, qui devraient être compressés pour gagner des parts de marché sur les pays à bas coût de production, notamment pour l’exportation.

 

On comprend mieux la raison qui avait poussé un cadre de Bridgestone à Béthune à dire : « dans deux ans, il faudra à Béthune, une productivité égale au sud-est asiatique ». A l’évidence, en accord avec le gouvernement, tous les coups deviennent permis pour toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et les places financières (fonds de pension, fonds d’investissement, bourses...).


Cette cohérence du capitalisme ultralibéralisé et mondialisé est toutefois prise dans ses propres contradictions, et les propos des DRH, patrons d’entreprise ou investisseurs financiers, atteignent des pics d’arrogance inouïe dès lors qu’une interdiction des licenciements boursiers ou pour raison de restructurations ou de délocalisations, est mis en avant. En effet, ces nantis osent nous expliquer que lutter contre les plans de licenciements revient à lutter contre l’emploi... mais compétitivité ne rime pas forcément avec chômage, avec précarité, avec explosion des inégalités, inversement à ce que marchés financiers et patrons imposent aux travailleurs depuis plus de 40 ans avec une accélération depuis 2002 et le passage à l’euro.


L’action politique auprès des masses laborieuses et des quartiers populaires qui rejettent en bloc la politique pro-patronale du gouvernement doit aujourd’hui renaître de ses cendres afin de modifier profondément les règles du jeu économique et social... c’est une question de survie pour notre classe.


Il ne s’agit plus, comme certains veulent le prétendre, de vouloir mettre sous tutelle le capitalisme ultralibéral, mais de tout faire pour le chasser et remplacer la culture du chiffre qui revient à fouler aux pieds les droits des travailleurs et la nature même du travail qui est la source de toutes les valeurs économiques et sociales. Cela ne se fera que par la construction, donc par la volonté de construire un grand mouvement national, un Front Populaire antilibéral qui fera resurgir le véritable Parti de masses et de classe et ses fondamentaux historiques plus d’actualité que jamais depuis 70 et 40 ans...


n° 90-01/04/2014

comibase@gmail.com - http://joukov.eklablog.com/


 

 


 


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