L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
JEUDI 10 AVRIL 20H30 - Au Prisme de SQY (Quartier des 7 mares à Élancourt)
CONFERENCE : Les origines de la construction européenne : mythes et réalités, Aux origines du carcan européen 1900-1960 La France sous influence allemande et américaine
par Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7, auteur de :
L’intégration européenne de la France. La tutelle de l’Allemagne et des États-Unis, Le Temps des cerises, 2007.
De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008.
Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2010.
L’histoire contemporaine toujours sous influence, Delga-Le Temps des cerises, 2012.
Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013.
La France sous influence allemande et américaine. Origines de l’intégration européenne, 1900-1955, Delga-Le Temps des cerises, 2014.
L’intégration européenne, facteur de paix ou instrument de casse des salaires en temps de paix comme en temps de guerre ?
Ce travail présente, sur la base des archives originales, une histoire de l’intégration européenne sans rapport avec celle que diffusent depuis des décennies les grands médias et l’historiographie dominante française.
Remontant aux origines du processus, né des rivalités inter-impérialistes au tournant du 19e, il montre la continuité,sans « dérive », d’une « intégration européenne » dans laquelle s’associent et s’affrontent les capitaux français et ceux des impérialismes dominants allemand et américain, et qui a été caractérisée par une course féroce à la casse des salaires, intensifiée dans les phases de crise. Il examine et critique la thèse, à nouveau en vogue en l’année du centenaire de la Première Guerre mondiale, d’un « super-impérialisme » financier propice à la paix et à l’harmonie des peuples, une des moutures du vieux thème de propagande : « L’Europe c’est la paix ».