L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
Je me suis à nouveau tapé hier soir un "C dans l'air" consacré à la situation économique. La présentatrice faisait son boulot, et les participants en faisaient un autre, qui a dû me faire monter la tension (je n'ai pas mesuré).
Donc, comme mon hypertension semble plutôt maîtrisée par de judicieuses molécules, j'ai pris la décision de la maintenir en état, et donc d'éviter de regarder les émissions dites de débats où pontifient les sempiternels experts politico-économiques.
Bien sûr, j'ai tort, parce que moi, je ne sais pas, alors que eux, ils savent.
Et quand ils distribuent le blâme et l'éloge à ceux qui nous gouvernent, c'est pour leur intimer d'appliquer scupuleusement les exigences économiques et financières européennes, et demander aux classes populaires et moyennes d'accepter cet effort, et d'y participer.
Je ne connais pas tous leurs noms, mais je connais trop tous leurs visages et leurs tics de langage. Il en est de venimeux, il en est de résignés, il en est de compréhensifs, mais (à la différence des démagogues syndicalistes ou politiques, suivez mon regard) ces docteurs des temps modernes ne vous cachent rien du diagnostic : " - C'est grave, Docteur ? - Soyez courageux, mais il faut regarder la vérité en face"...
Ils vous l'ordonnent : la potion ne sera pas magique, elle sera amère, mais il faut boire la ciguë... Oui, je sais, la ciguë est mortelle, mais en la buvant vous mourrez guéri.
Ceci dit, je pense partager avec beaucoup ce rêve éveillé : un jour une bonne fée rassemble ces experts et leur dit : "dorénavant, plus de sinécure d'enseignement, de bonne planque journalistique, de "ménages" bien rétribués à la télé et dans les colloques ; dorénavant, finis les contacts juteux, dorénavant plus de carnet d'adresses pour trouver le meilleur lycée pour vos gosses, le meilleur hôpital pour vos maux, la meilleure combine pour vos vacances ou pour vos placements ; oubliez votre matelas d'économies judicieusement constitué, il est bloqué ; et ne comptez sur personne désormais ; car vous allez participer à une aventure extraordinaire, une aventure enrichissante (enfin, façon de parler), vous allez tenter de vivre pendant dix ans avec pour tout potage notre bon vieux SMIC ; vous avez le choix du lieu de vie : l'un de vous nous expliquait l'autre jour que vivre avec le SMIC est bien difficile à Paris, mais que ma foi, en province, ça le fait... donc vous pourrez vivre l'expérience en province..."
http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-experts-123474066.html