L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
Vendredi 28 mars 2014
Le premier ministre grec, Antonis Samaras, est le destinataire d'une lettre ouverte, avec d'autres, réclamant qu'il apporte son plein et entier soutien au prix unique du livre en Grèce. Cette législation, introduite en 1997 prévoit que, durant deux années après leur publication, les ouvrages soient maintenus à un prix défini par l'éditeur. Or, le gouvernement subirait actuellement de fortes pressions, pour que la législation soit adoucie. Voire, pour certains, abolie.
Stavros Petsopoulos, directeur des éditions Agra, situées à Athènes, ainsi que Michelin Bouchez, précédemment attachées du livre à l'ambassade de France interpellent l'ensemble des autorités et des professionnels, pour demander la défense de la législation.
Le 19 mars dernier, dans la presse grecque, on trouvait en effet un témoignage des négociations menées entre la troïka et le gouvernement grec. Après sept mois de discussions douloureuses, les deux camps aboutissaient à un consensus qui inquiète, au moins sur l'un des points, les professionnels du livre. On parle en effet de la suppression du prix unique pour les livres non littéraires. En revanche, pour les livres littéraires, le prix unique sera maintenu, mais seulement pour leur première édition, notait l'ambassade de France en Grèce.
On retrouve dans Livres Hebdo la lettre de l'éditeur, qui souligne les difficultés rencontrées par un réseau pourtant dense de librairies, autant que d'éditeurs indépendants. L'idée d'abandonner le prix unique pour l'ensemble de la production, à l'exception de la littérature serait nuisible, puisque cette dernière représente 20 % des oeuvres publiées, mais seulement 8 à 10 % de l'activité éditoriale.
Les essais, les sciences humaines, les livres d'art, les livres pratiques, les livres jeunesse, les sciences, les manuels scolaires en seront exclus. Le prix fixe serait maintenu pour le premier tirage, notion pour un éditeur bien évidemment à géométrie variable selon qu'il s'agit d'une publication de poésie ou d'un best-seller. Jusqu'à présent le prix unique s'appliquait aux livres publiés ou réimprimés dans les deux ans après la date de fixation de prix. Les livres pouvaient ensuite faire l'objet de rabais. Actuellement, la TVA s'élève à 6,5 % contre un taux réduit de 13 % et un taux normal de 23% pour les autres biens.
Ce SOS est pourtant relayé dans la presse depuis plusieurs jours, et la menace qui pèserait alors contre le prix unique menacerait tout à la fois les établissements, et les personnes impliquées dans l'industrie de l'édition. Le premier ministre, Antonis Samaras, ainsi que le ministre de la Culture, Panos Panagiotopoulos, ont été interpellés, au travers de ce courrier, mais n'ont toujours pas réagi…
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