L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
26 février 2013
Le système de santé grec est-il en train de s’effondrer ?
Des livraisons de médicaments aux hôpitaux sont régulièrement suspendues à cause d’impayés. Et hier, c’est la Croix Rouge suisse qui a annoncé qu’elle allait devoir réduire ses livraisons de sang destiné aux transfusions.
"La décision a été difficile à prendre", dit le directeur du service des transfusions à la Croix Rouge. Mais le sang livré à la Grèce provient d’une réserve d’urgence et le non-paiement des livraisons par la Grèce finit par mettre en danger la continuité du service.
En 2011, les impayés ont atteint 4 millions d’euros. La Croix Rouge ne vend pas le sang en lui-même. Ce sont des dons. Les poches de sang sont offertes. La Croix Rouge Suisse en donne 30.000 par an à la Grèce. Mais il y a des frais de laboratoire, de livraison et d’administration.
Ils ne sont plus honorés. Alors la Croix Rouge donne encore deux ans à la Grèce avant de réduire ses livraisons qui seront diminuées par deux d’ici à 2020.
C’est le dernier événement qui illustre la descente aux enfers du système de santé grec. Les laboratoires pharmaceutiques ne veulent plus faire crédit. Des hôpitaux se retrouvent privés de médicaments essentiels. Le parti de gauche Syriza dénonce une "pénurie organisée" et a saisi la Justice.
Un exemple parmi d’autres : Merck a dernièrement suspendu ses livraisons d’un médicament contre le cancer. Les pharmacies, elles, se plaignent d’être remboursées au compte-goutte par la sécurité sociale et du coup, elles non plus, ne font plus crédit à des patients qui n’ont pas toujours de quoi payer leur traitement.
Pour résorber une dette de 2 milliards d’euros, le budget des soins de santé a été réduit de plus de 30% depuis 2010. Les hôpitaux manquent de choses aussi basiques que des pansements ou des compresses. Au point qu’ils doivent parfois demander aux patients de les apporter.
Dans le plus ancien hôpital d’Athènes, le budget a été réduit de moitié et seul un médecin retraité sur dix est remplacé, explique France 24. Dans ce pays où une personne sur trois n’a pas d’assurance maladie, les centres destinés aux démunis, tenus notamment par l’ONG Médecins du Monde, font le plein.
Robin Cornet (RTBF.info )
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