L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
Ils pourraient, par exemple, revenir sur la série d'accidents multiples qui ont endeuillé de nombreux pays l'an dernier, dont la France (accident de Brétigny)! Ils ont pourtant tous une cause unique: les choix de gestion capitaliste des chemins de fer, qui privilégient retabilité à sécurité !
Ils pourraient parler de la deuxième semaine de grève que mènent les cheminots suédois, face à leur patron Veolia: mais vous n'en saurez rien !
Ils pourraient organiser un débat télévisé sur
Voici quelques informations que les rédaction des radios-télés-journaux connaissent, mais choisissent de ne pas faire connaître aux citoyens:
La situation de transport dégradée que nous connaissons aujourd’hui est la résultante d’une stratégie à long terme décidée conjointement par l’Etat, RFF et la SNCF et encouragée par les politiques dogmatiques, de libéralisation de l’Union Européenne.
Les responsabilités de l’Etat et des gouvernements sont multiples :
Ces décisions politiques, lourdes de sens, se sont traduites par un creusement des inégalités entre les différents territoires, une accélération des dégâts causés à l’environnement, et une suite de catastrophes sanitaires, sociales et financières.
RFF, qui mène partout un lobbying effréné auprès des régions pour leur transférer une partie des infrastructures ferroviaires, avec comme conséquence la remise en cause de l’égalité de traitement des citoyens sur le territoire national, se trouve endetté à hauteur de 28 milliards d’euros.
De ce point de vue, l’appel de RFF à des investisseurs privés au travers du concept anglo-saxon des Partenariats Public Privé, notamment pour les lignes TGV, mais aussi pour la régénération du réseau, est assez éloquent. On doit continuer à combattre ce concept et lui opposer d’autres modes de financements par le biais notamment d’un Pôle Public Financier.
Ainsi l’État et RFF, oubliant le mauvais exemple britannique, entrouvrent la porte aux intérêts privés et tentent ainsi d’interrompre plus de sept décennies de tradition publique de construction de chemin de fer.
De plus le projet de convention de gestion qui est en train d’être renégocié entre la SNCF et RFF n’est pas de nature à nous rassurer. En effet, dans ce dernier, les lignes à moins de dix trains par jour sont comme en 1995, à nouveau menacées.
Responsabilité au niveau du Fret avec les dégâts des plans successifs FRET depuis 2003, reconnus et assumés par la direction.
Les prévisions pour 2011, avec 22 Milliards de tonnes/Km, alors que la SNCF transportait 56 Milliards de Tonnes/Km en 2000, annonce la mort prochaine de cette activité. On sonne l’hallali, avant la mise à mort !
Rappelons que l’ouverture à la concurrence du trafic fret ferroviaire, qui remonte déjà à cinq ans en France, n’a non seulement pas permis de développer l’activité, mais l’a, au contraire fragilisée, atrophiée, puisque le trafic fret ferroviaire a été divisé par deux en dix ans.
Les même recettes pourraient nous être servies concernant le transport de voyageurs, et notamment les trains express régionaux.
On mesure bien les écarts existants entre le discours emprunt de bonne volonté mis en avant par la SNCF et la réalité d’une politique du moindre coût imposée, au détriment des moyens nécessaires au développement du transport ferroviaire, dans le cadre de l’aménagement du territoire et de la préservation de l’environnement.