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  • : Le blog de Comite pour une Nouvelle Resistance- CNR
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  • : L’association, s’inspirant des idéaux et des réalisations énoncés et établis par le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) a pour but la mise en œuvre de réflexions, d’initiatives et d’actions visant à faire naître et vivre une « Nouvelle Résistance » favorisant la défense des conquêtes des mouvements sociaux de notre République.
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comité pour une nouvelle résistance C N R 06

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Lucie Aubrac résistante

St André des Alpes / 9 /07/11

Comité pour une Nouvelle Resistance- CNR / St André des Alpes / 9 / 07/ 11

 

Explication du maire , des raisons pour lesquelles  lui  et son équipe aient refusé le matin meme l'accès  à la salle alors que cette journée était prévue , organisée de longue date ...

Tout se termina bien  , Monsieur le maire et son équipe  ont fini par " capituler "  face à l'indignation de nos résistants d'hier...

29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:39
http://www.liberte-expression.fr/wp-content/uploads/2014/05/internementtsiganes-f0ad8-300x174.jpgAu programme de ce week-end festif :

un stand de tir au fusil, des pommes d’amour à déguster, un spectacle de danse Tzigane traditionnelle d’Europe de l’Est, et de la musique allant du Jazz Manouche avec la famille Rheinhart au rap Rom… tous les amoureux de la culture tzigane avaient de quoi satisfaire leur passion samedi et dimanche sur le parvis de la basilique de Saint-Denis (93),  là où  il est fait mention la première fois de la présence des « Tziganes » sur le territoire français.

Mais, sous ses airs de kermesse, cette « fête de l’insurrection gitane » est très lourde de sens puisqu’elle célèbre le 70ème anniversaire du soulèvement, le 16 mai 1944, du « camp des familles tziganes », d’Auschwitz II- Birkenau.


 http://www.liberte-expression.fr/les-rroms-fete-la-memoire-de-leur-insurrection-a-birkenau-en-mai-1944/
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:37
http://img.over-blog-kiwi.com/0/80/87/91/20140302/ob_bc7d41_sam-0987.JPG
Déclaration de Sortir du Colonialisme / 2 mars 2014

Depuis 6 ans,  l’Association Sortir du colonialisme”  organise avec le soutien de dizaines d’organisations, une marche de clôture de la Semaine anticoloniale et antiraciste, déclarée en préfecture conformément à la législation.

 

Or cette année pour la première fois, la préfecture nous signifie le refus de notre parcours allant de République à Ménilmontant en passant par Belleville, au motif que des “casseurs” l’infiltreraient (syndrome NDDL!)

Nous tentons alors de négocier un 2nd parcours qui irait en direction de Barbès pour arriver devant l’église St Bernard, et nous nous heurtons à un second refus sous prétexte de trouble à l’ordre public

 

Pour la première fois une interdiction nous a donc été notifiée​ par la préfecture de police ​qui veut par la pression ​nous impos​er​ un rassemblement statique Place de la République.

 
Alors que nous nous apprêtions malgré tout​ à partir en manifestation pacifique, un déploiement policier ​hallucin​ant et totalement disproportionné​ a bloqué le cortège, ​l’a empêché de quitter la place de la République refoulé sur le terre plein central pour l’encercl​er, ​interdisant toute possibilité de sortie de ce périmètre  jusqu’à 17 heures. Une sorte de camp de rétention provisoire à ciel ouvert a donc retenu en otage des centaines de manifestant​-e-​s en plein Paris ! 
 Même sous  la présidence de Chirac et de Sarkozy, de telles pratiques d’intimidation et de répression contre nos initiatives ne s’étaient jamais produites. L’association « Sortir du colonialisme” et les organisations signataires appelant à la manifestation du 1er mars  dénoncent cet abus d’autorité d’un pouvoir qui se prétend socialiste et bafoue l’exercice du droit constitutionnel de manifester. Après la véritable provocation du week-end dernier à Nantes, transformée en citadelle assiégée par les forces de l’ordre, Manuel Valls entend intimider et museler tous ceux qui refusent de courber l’échine devant la politique du gouvernement.

 

​C’est ce même ministre de l’intérieur qui, ​depuis des mois , fait preuve d’une grande complaisance envers les forces réactionnaires et fascistes ​qui ​occupent la rue en toute impunité et sécurité​, et défilent le bras tendu.

Nous dénonçons avec fermeté la politique colonialiste de la France, fer de lance de la défense des intérêts de la Françafrique, son soutien aux régime israélien, marocain, tur​c​ et autres qui maintiennent une domination coloniale sur les peuples palestinien, sahraoui, kurde.Nous dénonçons le​ maintien du système colonial en Kanaky, aux Antilles et partout ailleurs.Nous entendons poursuivre nos mobilisations malgré la répression et les intimidations, et appelons toutes les forces démocratiques à défendre notre droit inaliénable à la liberté d’expression. Nous nous réservons le droit de porter plainte contre cet atteinte inqualifiable contre le droit non négociable​ de manifester.

 

Notre combat continue.

Contacts: 

Gisèle Felhendler 07 86 10 95 30 jzl2805@gmail.com 

Patrick Farbiaz    06 81 07 59 29 p.farbiaz@gmail.com

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:22

http://i1.ytimg.com/vi/ez8V9FRSFpc/hqdefault.jpg

 

le 13 janvier 2014

Nous publions ci-dessous les communiqués du SNJ et du SNJ-CGT dénonçant le report tardif et inexpliqué de l’examen de la nouvelle loi sur la protection du secret des sources des journalistes. Un report d’autant plus gênant que le texte actuellement en vigueur permet aux autorités françaises de bafouer allègrement un principe qui constitue pourtant, selon la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse ». Certes, le texte devant être discuté semblait assez éloigné de la loi belge faisant référence en la matière, mais bien qu’ayant été très critiqué par la profession, il apportait quelques garanties supplémentaires non négligeables. (Acrimed)

Loi sur la protection des sources : report sine die !

La grande loi portant protection du secret des sources des journalistes, engagement fort du chef de l’Etat et de tous les ministres concernés de ce gouvernement socialiste jusqu’au premier d’entre eux, est reportée... sine die. Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, est surpris et choqué. L’annonce, aussi tardive qu’incompréhensible pour toute une profession, vient d’en être faite alors que les parlementaires devaient se pencher sur le dossier le 16 janvier prochain.


Des années d’intense lobbying avaient abouti à la loi du 4 janvier 2010, certes bien imparfaite, mais qui posait le principe de l’inviolabilité du secret de nos sources.


Deux ans de travaux supplémentaires avaient rapproché les ministères concernés, la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, les représentants du SNJ et les parlementaires. Après visa du Conseil d’Etat et de la Commission des lois de l’Assemblée, le texte final était prêt pour le calendrier fixé.


Même si pour le SNJ certaines dispositions devaient être aménagées et d’autres précisées, le texte allait globalement dans le sens voulu par toute la profession, c’est-à-dire pour une protection sérieuse sans zones d’ombres ni exceptions-alibis.


Pourquoi ce report, brutal, non motivé ?


Le SNJ en demande publiquement la ou les raisons.


Le SNJ ne peut croire que les tenants de la réaction, qui avaient tenté de torpiller le principe même de protection des sources par l’introduction d’exceptions et de notions très vastes, presque illimitées telles que l’intérêt national, aient pu triompher.


Le SNJ ne peut croire non plus à l’existence d’interventions prépondérantes et récentes qui auraient traduit certains déplaisirs enregistrés au plus haut niveau par la lecture d’une presse curieuse et pas toujours tendre quant à l’état de "désamour" des relations entretenues entre le chef de l’Etat et les Français.


Le SNJ exige que les raisons de ce report soient données publiquement et qu’une nouvelle date soit promptement donnée pour l’examen de ce projet de loi.


La protection des sources des journalistes est d’intérêt public. Elle est une obligation démocratique urgente.


Paris, vendredi 10 janvier 2014 




Report de l’examen du projet de loi sur la protection des sources : un mauvais coup contre la démocratie

Le SNJ-CGT a appris avec stupéfaction que l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi sur la protection des sources des journalistes était reporté après les municipales alors que ce texte avait été présenté en Conseil des ministres en juin dernier.


Ce projet de loi, un des engagements pris par François Hollande alors qu’il était candidat à la présidentielle, avait fait l’objet d’un long et fructueux travail parlementaire avec les syndicats de journalistes.


Les amendements proposés par la rapporteure du projet de loi, Mme Chapdelaine, précisaient dans le bon sens les modalités de porter atteinte au secret des sources pour prévenir ou réprimer une atteinte grave aux intérêts de la nation ; cette notion particulièrement large permettait, de fait, de justifier de trop nombreuses levées du secret des sources.


Cette décision avait été précédée par des prises de position du SNJ-CGT pour un amendement du texte initial et d’une lettre ouverte des syndicats et associations (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, Ligue des droits de l’Homme, RSF, Association de la presse judiciaire) à la Garde des Sceaux et à la ministre de la culture et de la communication, pour dire leur inquiétude sur le paragraphe incriminé.


Et alors que le texte devait enfin être examiné le 16 janvier, le gouvernement Ayrault a pris la grave décision de le déprogrammer sans autre explication.


Le SNJ-CGT interpelle le gouvernement pour connaître les raisons inavouées (inavouables ?) à ce jour, de cette décision aussi soudaine qu’intolérable et qui constitue un très grave retour en arrière malgré les engagements au plus haut sommet de l’Etat.


Le SNJ-CGT appelle dès maintenant à la mobilisation des syndicats, des associations, des parlementaires et des citoyens pour qui la liberté de la presse n’est pas un vain mot.


Après le refus du Sénat de lever l’immunité de Serge Dassault (patron et éditorialiste occasionnel du Figaro), le report de la loi sur la protection des sources est une mauvaise nouvelle pour la démocratie et un mauvais coup contre les libertés fondamentales de la part du gouvernement qui, hélas, n’en est pas à son coup d’essai. N’est-ce pas lui qui n’hésite pas à poursuivre les syndicalistes et qui expulse les étrangers à tour de bras ?


Tous ensemble pour défendre la liberté de la presse et de la démocratie dans ce pays, patrie des droits de l’Homme.


Montreuil le 10/01/2014

 

Source : Acrimed 

 


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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 13:38

Par  5 septembre 2013

 

barbedwirecamC’est un peu la version post-moderne des « avions renifleurs », une belle arnaque qui a ridiculisé Elf dans les années 70. Cachées derrière le vocale « intelligent — smart —, les vulgaires caméras qui scannent l’espace public deviennent des machines à flairer les intentions coupables, douées d’une capacité infaillible pour détecter des situations dangereuses ou autres « comportements suspects ».


La stratégie on la connait, héritée de l’antiterrorisme, se placer dans une posture « proactive », voire « prédictive ». Mais derrière la posture, c’est l’ère du vide.


Le maire de Nice, Super Estrosi, en a fait des tonnes, comme l’a rappelé Le Canard cet été (13/08), en présentant à la presse ébahi son nouveau central de surveillance vidéo en 2010. La propagande municipale niçoise vante les capacités d’un mystérieux logiciel la capacité de « détecter automatiquement et en temps réel, à partir des flux vidéo issus des caméras de vidéoprotection, tout comportement “anormal” qui aura été défini et programmé au préalable ». Impossible ensuite de vérifier la pertinence des alertes — « environ une vingtaine d’alertes par jour pour des intrusions, maraudages ou attroupements » —, face à la réalité du terrain. La mairie ne fournit que le nombre d’interpellations qu’auraient permises les caméras (soit un peu plus de 1 300 depuis ses débuts en 2010, dont 610 en 2012). Sans préciser en quoi un « attroupement » peut être désigné comme « suspect » a priori.


estrosi-nice-csu

Dans le même papier, on apprend au passage qu’un produit dérivé est utilisé à Paris, mais pas dans les rues criminogènes de la capitale. Dans les piscines! Ben oui, c’est bien connu, les bassins de baignade sont un repaire de malfaisants. Des caméras au plafond, mais aussi sous l’eau, scannent les formes humaines pour tenter de repérer des noyades… Ce merveilleux engin, le système Poséidon, — « le 3ème œil du maitre-nageur » (sic) — a déjà coûté plus d’un million d’euros aux finances parisiennes. Les appels d’offres se sont noyées dans la paperasse quotidienne, si bien que les élus n’ont jamais réellement pu débattre de l’opportunité de décharger les maitres-nageurs de la « prévention des noyades » grâce à une machine bien improbable. Le premier marché remporté par la cette société de savants fous, à l’époque Vision-IQ, date de la frénésie sécuritaire de 2001 (en décembre). En 2013, après zéro preuves, il parait que la mairie veut arrêter les frais. 9 piscines sont équipées.


Le point commun de ces jus de cerveau d’ingénieurs se trouve à l’Inria, le CNRS de l’informatique et des « mondes numériques ». Poséidon est issu du programme ODYSSEE, terminé en 2009 et dédié à la conception d’algorithmes de vision artificielle. Le super logiciel qui fait illusion à Nice a le même lien de parenté: l’Inria. Ce logiciel, c’est Safe Zone, présenté ici par son fabricant britannique Digital Barriers. Il a été conçu chez Keeneo, une petite start-up issue de l’Inria de Sofia-Antipolis, sur la French Riviera.


Parmi les fondateurs de Keeneo en 2005, une certaine Monique Thonnat, directrice de recherche sur le même campus, citée par le Canard en ces termes: « Qui dit sécurité ne dit pas forcément policier »! Pour être un peu plus complet, disons que Thonnat travaille sur la VSI — la vidéosurveillance intelligente — depuis le milieu des années 90. Elle dirigeait alors le programme ORION— dont les successeurs sont les charmants PULSAR et STARS (pour « Spatio-Temporal Activity Recognition Systems »). Orion était dédié aux « recherches sur les systèmes intelligents réutilisables et sur la vision cognitive ». Les autres sont dans la même veine: inventer des détecteurs de formes et de mouvements qui pourraient prévenir le pire.

 

Le premier « produit » de l’équipe Orion dirigée par Monique Thonnat, c’était le système VSIS, au début des années 2000. Ce sera le cœur du logiciel de la société Keeneo. Ce bijou a bénéficié d’une pub à double tranchant, un Big Brother Award, lors de sa première édition en 2000. Une distinction qui a créé un sacré trouble au sein de l’équipe d’Orion. Désormais Monique Thonna met sa science au service de la prévention des risques chez les personnes dépendantes ou à mobilité réduite. Filmer les personnes âgées dans les maisons de retraite, par exemple, pour anticiper des « situations dangereuses »… Moins sexy que de traquer la méchante petite délinquance dans l’espace public… Parait que les« gérontechnologies » ont la côte en ce moment.


Deux autre boites ont essayé de faire leur beurre dans la VSI. A Grenoble, la société Blue Eye Video (elle aussi issue, en partie, de travaux de l’Inria) a été contactée par la mairie en 2003 afin de prévenir des feux de poubelle en plaçant des caméras de VSI dans le quartier de la Villeneuve, réputé le plus chaud des quartiers sud. J’ai eu l’occasion de parler avec son boss, Pierre-Jean Rivière, qui se souvient avoir été contacté pour « intervenir avant que le feu ne se déclare… En fait on nous demandait de prédire l’avenir.

 

Mais on n’est pas des magiciens ». Alors au bout de quelques mois, la société a jeté l’éponge. Il s’est depuis « recyclé » dans un créneau plus porteur : le comptage « intelligent » des files d’attente. Moins sexy là-aussi, mais moins exposé. Le patron se souvient de l’incendie criminel qui a frappé un de ses bureaux, des années après, parce que des militants locaux étaient persuadé qu’elle « collaborait » toujours avec les flics de la mairie pour surveiller le quartier…

 


foxstreamMême désillusion chez Foxstream (dont est issu l’image ci-contre), société lyonnaise qui a cru, en 2005, pouvoir prévenir l’insécurité avec ses caméras « intelligentes » sur le campus de Lyon-II, prenant les étudiants comme cobayes.

 

« En sécurité urbaine, ça ne marche pas », tranche son fondateur, Jean-Baptiste Ducatez. Lui aussi rompt la glace: son système, vendu en boucle à la télé et sur internet à l’époque de sa sortie, n’a jamais fait ses preuves. En réalité, la « caméra intelligente » n’est donc qu’un banal détecteur de mouvements, assez smart pour repérer des intrusions nocturnes dans des zones bien définies, et pour désigner comme « colis suspect » toute forme immobile dans un espace limité. Dans l’espace public, la marge d’erreur est cruelle : appliquée à un flux de dizaines de milliers de personnes, les fausses alertes se comptent par centaines… Bref, dixit le patron de Foxstream, « notre concurrent direct, c’est le fabriquant de grillage ! »


foxcamLe géant Thales a signé un important contrat en 2009 avec la capitale du Mexique (« 8 080 caméras et senseurs déployés dans la ville » douées de « détection de comportements anormaux »). Une expérience citée en exemple lors du dernier grand raout européen sur la sécurité urbaine organisé à de Saint-Denis (EFUS 2012). Mais si le curieux cherche ensuite à se renseigner sur la réelle « performance » de l’arsenal, Thales devient muet.


Les projets de recherches qui surfent sur ces mirages techniques se multiplient, bénéficiant de fort opportunes subventions publiques, notamment de l’Union européenne — le projet INDECT cache une énorme forêt. En France, c’est d’abord l’ANR, chargée de distiller l’esprit des partenariats public-privé dans la recherche, qui pilote la chose dans son programme « Concepts systèmes et outils pour la sécurité globale ». Nous en avons repéré trois aux finalités différences mais à l’idéologie fort identique.

  • CAnADA (Comportement anormaux, analyse, détection, alerte). Sponsors: Thales Security Systems, Préfecture de police de Paris. Cinq labos impliqués (dont à Lille et à l’INSA de Lyon). Il prétendait pouvoir croiser des images vidéo et des bases de données pour répertorier les comportements humains et les classer en fonction de différents types de « menaces » et de « situations suspectes ». Le tout au moyen de logiciels de capture et d’analyse biométrique des visages, des corps ou des foules. Aucun résultat à ce jour. A peu près un millions d’euros dépensés en trois ans.

  • SAIMSI (Suivi adaptatif interlingue et multi-sources des informations). Sponsors: EADS Defense & Security, ministère de l’Intérieur, Gendarmerie nationale et la DGA (ministère de la Défense).  Ce truc est censé favoriser la « convergence » des outils de surveillance, en excluant toutefois les images vidéo: discerner des « situations à risques » à partir de « propos personnels », tenus en plusieurs langues, quels que soient les sources et le système d’écriture. En analysant en masse des contenus provenant de sites Internet, forums ou discussions publiques (ou privées, tirées de retranscriptions de correspondances interceptées ou de textes numérisés), il serait possible d’attribuer « une parole ou un texte non signé à un auteur ».

  • SCARface (Semantic Characterization and Retrieval of Faces). Sponsor: EADS. Deux labos, dont un du CNRS et un autre de l’Inria, classique. Ce projet agit un peu différemment, car il se propose d’intervenir a posteriori, en analysant les images vidéo pour identifier celles qui méritent une attention particulière. Un autre bidule dans son genre avait été utilisé dans la traque de présumés criminels d’origine basque. A un succès très mitigé.

predpol-lemondeLa police prédictive fait recette. Surtout si la presse bien pensante tombe dans le panneau. M, le magazine du Monde, s’est vautré dans la luxure policière en janvier 2012 (ci-contre). Le titre parle tout seul. : « Le logiciel qui predit les délits ».

 

C’est le géant IBM, architecte d’une « planète intelligente » comme chacun sait, qui a vendu sa came: « PredPol » (pour predicting policing) peut donc prédire « où et quand un crime va se produire ».

 

En vérité, ce programme, utilisé dans plusieurs polices municipales des États-Unis et dans la bonne ville de Kent en Angleterre, n’est qu’une savante moulinette à statistiques, déterminant des « points chauds » à surveiller en fonction de faits déjà commis. Dans ces zones criminogènes, la présence policière devient donc dissuasive, ce qui ne manquera pas de faire baisser les délits constatés dans la zone. Mais pas la délinquance, qui ne fait que se déplacer. En revanche cela risque de faire chuter… les effectifs policiers. Car ce gadget, en redéployant plus « scientifiquement » les forces de police, permet de justifier des suppressions de postes. Malin !


Et pour boucler la boucle, signalons aussi la mode des « renifleurs » d’intentions. Quand on a pas de pétrole, faut avoir des idées. Renifler les esprits, quelle riche idée. Car les ondes cérébrales ont une signature, et les Docteur Folamour rêvent de les scanner au hasard au milieu d’une foule, par exemple dans un aéroport, pour y dénicher d’ignobles « pensées coupables ». Pour stimuler les idées malsaines chez le pseudo terroriste, il suffirait de diffuser des images subliminales incitant à la guerre sainte pour faire crépiter certaines zones de sa cervelle. Cette discipline, appelée le « neurodroit », fait fantasmer à bloc. Y compris dans des revues scientifiques aussi sérieuses que Science ou Nature. Ces études suggérent que telle partie du cortex serait le siège d’intentions criminelles visibles par la magie de l’imagerie cérébrale. En 2008, un chercheur perplexe, Edward Vuln du  Massachusetts Institute of Technology, dissèque une cinquantaine d’études comportementales tirées de cerveaux scannés par résonnance magnétique (IRMf). Il en conclut que tout cela ressemble au « culte vaudou ».


Dernière étude en date: « Neuroprediction of future rearrest », publiée dans le très sérieux PNAS de l’Académie des sciences US. Les savants ont scanné le cerveau d’une centaine de détenus volontaires, et, à partir de leurs comportements criminels une fois sortis de prison, disent avoir identifié chez ces récidivistes des zones cérébrales plus ou moins actives… Les prisonniers ont déjà du mal à voir un médecin. Ils seront peut-être contraint de passer un scanner en entrant en taule.

 

(Image de Une tirée de ce blog à propos de l’histoire politique du barbelé)

 

Source: 

http://reflets.info/wp-content/uploads/2012/12/logo-reflets-home1.png

 

 

 

 


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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:54

01/08/2013

 

http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/08/photo-2_0.jpg

Le Palais de justice de Paris ce jeudi matin (Pierre Haski/Rue89)


Mis en examen pour une Vigie ! Pierre Haski, directeur de la publication de Rue89, a été mis en examen ce jeudi matin sur plainte en diffamation du groupe Bolloré pour une Vigie de onze lignes publiée en octobre 2012 et concernant l’accaparement des terres en Afrique.


Mme Saida Kelati, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris, a également mis en examen Julien Lusson, directeur de la publication de Bastamag, le site vers lequel pointait la Vigie en question, et Ivan du Roy, rédacteur en chef du site. Deux autres journalistes de Bastamag, Agnès Rousseaux et Nadia Djebali, sont convoquées en septembre pour la même démarche.


Plusieurs blogs ayant relayé l’information devraient être eux aussi visés par la procédure enclenchée, qui ne devrait toutefois pas déboucher sur un procès avant douze à dix-huit mois.

Accaparement des terres

Bastamag, une agence d’information « sur les luttes environnementales et sociales », avait publié un dossier sur l’accaparement des terres en Afrique, sur la base de plusieurs rapports des Nations unies et d’ONG internationales.


C’est vers cette recension de rapports de sources crédibles que Rue89 avait « pointé » cette Vigie, comme le site le fait quotidiennement dans cette rubrique qui sélectionne, comme l’indique son sous-titre, « le meilleur du Web ».


Pierre Haski a fait observer à la magistrate que la mise en examen faisait état de neuf passages jugés diffamatoires, or sept de ces passages ne figurent pas sur le site Rue89 ! Défendu par Me Antoine Comte, le directeur de Rue89 a contesté cette mise en examen qui lui a néanmoins été signifiée.

Poursuites fréquentes

Le groupe Bolloré est coutumier des poursuites dès qu’il est mis en cause dans les médias, en particulier dans les dossiers qui concernent ses investissements en Afrique où il est très actif. Plusieurs médias, dont France Inter et, déjà,Rue89, ont eu droit à de telles poursuites dissuasives pour enquêter sur les agissements de ce groupe.


Plusieurs groupes français étaient cités dans l’article de Bastamag et dans la Vigie de Rue89, mais Bolloré est le seul à avoir engagé des poursuites.


Nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire.


 

http://www.rue89.com/2013/08/01/rue89-bastamag-mis-examen-plainte-groupe-bollore-244686

 


 


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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 23:03

RESF INFO

 

Bonjour,


Nous sollicitons votre intervention comme nous l’avons souvent fait par le passé. Il s’agit cette fois d’une famille tchétchène avec deux enfants de deux ans et demi et de trois ans et demi enfermée depuis une semaine au centre de rétention de Rennes. Voir communiqué de presse RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/article47009.html?id_rubrique=


Vous verrez les photos à l’adresse http://untoitundroit35.blogspot.fr/2013/07/des-enfants-enfermes-aux-centre-de.html

http://3.bp.blogspot.com/-tnPuGi3sfgY/UfLOB7pMOnI/AAAAAAAABCI/wCVrLpDmtkw/s400/DSCN3095.JPG

 François Hollande s’était engagé pendant la campagne présidentielle à interdire l’enfermement des enfants. L’engagement n’a pas été tenu et depuis son élection, au moins une vingtaine d’enfants, certains de quelques mois à peine, ont été enfermés.


Vous trouverez des précisions sur la situation de cette famille et ce que nous en pensons sur le blog RESF sur Médiapart :http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/270713/enfants-en-retention-la-parole-non-tenue


L’expulsion de la famille Mejidov est prévue demain lundi 29 juillet à 9h45 de Roissy (vol AF1146 Terminal 2F) . Les enfants seront levés à 3 ou 4 heures du matin pour être transportés à l’aéroport. A leur arrivée en Pologne, ils risquent à nouveau d’être emprisonnés en attendant leur départ forcé pour la Tchétchénie.


Il faut que l’enfermement des enfants de sans papiers cesse, pour de bon. Vous pouvez faire connaître votre sentiment  en téléphonant, en faxant ou en envoyant un mail aux coordonnées suivantes.

  

  

Elysée :  01 42 92 81 00  Fax 01 47 42 24 65

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

  

Matignon : 

premier-ministre@pm.gouv.fr

jean-marc.ayrault@pm.gouv.fr

  

A l'Intérieur :  01 40 07 21 09

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

  

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 12:33

Auteur : Solidaires 33

 

http://solidaire33.free.fr/wa_2_t/pa_3s0g8wh4xczrvn/sl_crbst_jeunes_822_dxow.jpg?1xqif44rdrjlkfuLes faits : Le jeudi 18 juillet 2013 au matin, sur ordre du procureur de la république, la police (en nombre impressionnant selon le voisinage), a forcé les portes du 8 rue de la course pour perquisitionner nos locaux.  


A 10 h 56 ce même jour, un membre du bureau de Solidaires 33 reçoit un appel sur son portable, émanant d’un capitaine du commissariat central, pour l’aviser de venir récupérer les nouvelles clés installées par le serrurier. 

 

Cette perquisition fait suite à l’interpellation de plusieurs membres du DAL33 (Droit au logement) consécutive à l’occupation d’un appartement Bordelais. En effet, nous hébergeons, dans le cadre de notre solidarité, plusieurs associations qui n’ont pas ou peu de moyens financiers.


Pour le DAL 33, nous mettons à disposition une boite aux lettres, un casier et la possibilité de tenir leur réunion dans notre local en fonction des disponibilités. 

 

Solidaires 33 dénonce ces méthodes. En premier, la perquisition d’un local interprofessionnel relevant de l’atteinte à la liberté syndicale et ensuite la garde à vue des militants du DAL 33, disproportionnée au regard des fait incriminés.


Après échange avec les autorités compétentes, nous avons dénoncé l’arbitraire de ces pratiques, dans la mesure où ces mêmes autorités auraient pu nous contacter pour qu’on puisse assister à leurs investigations, pour vérifier qu’ils ne sont pas allés au-delà de leur mandat et éviter les frais que vont engendrer l’effraction de la serrure et les duplicatas de clés à refaire.  

 

Aucun procès-verbal d’intervention, de saisie ou autre, ne nous a été transmis. 

 

Le syndicat Solidaires 33, n’accepte pas cette politique répressive systématique envers ceux qui luttent pour une justice sociale et dénonce le maintien et l’accroissement de la politique de criminalisation de l’action syndicale et d’inculpation des militants.  


Nous tiendrons une conférence de presse le 23 juillet à 11 h 30 dans notre local (8 rue de la Course) et sollicitons le soutien des autres organisations syndicales et associatives. 

 

Téléchargez ce communiqué de presse en version pdf

 

 


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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:48

Cinq sites de vidéo-surveillance prévus par la mairie de Marseille affichent comme objectif les Roms et gens du voyage. L'association Rencontres Tsiganes est choquée par cette "discrimination ethnique dans un document officiel". De son côté, la commission nationale informatique et liberté (Cnil) évoque "une stigmatisation".


http://www.marsactu.fr/sites/default/files/imagecache/article/images/requisition_batiment.jpg 

 

Risques de braquage, axes routiers facilitant la fuite, lieux touristiques ou équipements publics où des actes de délinquance ont été recensés... Chacune des 407 caméras que la mairie va installer dans tout Marseille dispose d'une fiche précisant quelques"objectifs du site". Que la collectivité ait réfléchi au choix de sites pertinents, en s'appuyant principalement sur les statistiques et les demandes de la police nationale, c'est rassurant. Ce document qui figure dans les annexes de l'appel d'offres clôturé le 28 juin - c'est-à-dire le dossier technique communiqué aux entreprises candidates - réserve toutefois une surprise : parmi les objectifs assignés aux caméras figurent à cinq reprises les mentions "Roms" et "gens du voyage".

 

http://farm3.staticflickr.com/2883/9254868403_e8ecd488d5.jpg

 

"De la discrimination ethnique dans un document officiel, résume Jean-Paul Kopp, président de Rencontres Tsiganes. C'est consternant. On va exiger une modification de ces fiches." 

 

Contacté, le service juridique de la commission nationale informatique et libertés (Cnil) met en garde contre"une stigmatisation ciblant des catégories, notamment raciales ou ethniques". L'organisme, qui a publié l'année dernière un guide de bonnes pratiques sur la vidéo-protection avec l'association des maires de France, rappelle que la loi informatique et liberté interdit de recueillir et traiter ce genre de données qui "vise un type de population".


"Ce n'est pas nécessaire (...) ce n'est pas pertinent", insiste notre interlocuteur. D'autant plus que dans ce domaine particulier, "on assimile une fois de plus ces populations à la délinquance", se désole Jean-Paul Kopp. Sollicitée par nos soins, la Ville n'a pas donné suite à nos demandes d'interview. En l'absence de réponse de leur part, il est difficile de savoir d'où viennent ces mentions. Elles étonnent en tout cas à la préfecture de police, soutien technique et co-financeur à 50% du dispositif.

"Personne n'a fait tilt ?"

Mais là n'est pas le problème principal pour le militant associatif : "Ce qui me choque, ce n'est pas tant que quelqu'un ait fait une bêtise, mais que personne n'ait fait tilt ?

Ce document a bien été relu... On a l'impression qu'ils ne se rendent même plus compte." 

Une absence de réaction qu'il lie au climat d'impunité qui entoure les déclarations sur les Roms, le dernier exemple en date étant Christian Estrosi. "Et s'il y avait marqué juifs, noirs, Comoriens ou gays ? On n'a plus l'impression que la loi protège contre le racisme".


Au passage, l'appel d'offres de la mairie "fait encore un amalgame entre Roms et gens du voyage", note-t-il. En effet, nulle trace de "voyageurs" parmi les occupants de la caserne Cardot, à qui une caméra semble tout particulièrement destinée. Sans parler de l'inutilité d'un tel dispositif pour une population mobile au gré des expulsions, celle des habitants de Cardot étant d'ores et déjà prévue pour cet été...


Par Julien Vinzent, le 10 juillet 2013 / Marsactu


 

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Lucie Aubrac Résistante 

"Résister se conjugue au présent" disait-elle. 

Puissent ses mots résonner dans nos mémoires pour toujours.



 

 

 


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:21

Par Julien Salingue


http://3.bp.blogspot.com/-YRmjet7j52w/UcFqPlqWhpI/AAAAAAAAAIE/bbLQIlyVOqA/s200/Silence-Kills-2.jpgLorsqu’elle entre dans un commissariat de banlieue parisienne pour dénoncer l’agression dont elle vient d’être victime, la jeune femme est, selon les témoins, sous le choc. Elle explique aux policiers qui enregistrent sa plainte qu’elle vient d’être agressée en plein jour, devant des témoins, par plusieurs individus munis de couteaux, qui ont entre autres lacéré ses vêtements et coupé plusieurs mèches de ses cheveux.

 

Le caractère raciste des violences semble en outre avéré, l’un des individus ayant, durant l’agression, injurié la victime en raison de son appartenance religieuse (supposée). L’indignation nationale qui va suivre est à la hauteur du caractère particulièrement barbare de l’agression. Ou pas.


L’affaire est rapidement portée à la connaissance de la presse et du public, et les réactions politiques s’enchaînent dans les heures qui suivent, qui dénoncent sans détour cette agression : 

« le ministre de l'Intérieur […] a parlé d'une agression "ignoble", et a "donné instructions aux services de police pour retrouver les auteurs dans les plus brefs délais".
Le président de la République […] a exprimé son "effroi" et demandé à ce que les auteurs de "cet acte odieux" soient retrouvés, "jugés et condamnés avec toute la sévérité qui s'impose". […]
Le président de l'Assemblée Nationale […] a exprimé "la révolte devant ces actes ignobles", concluant que "la France ne peut accepter passivement de tels agissements parce que c'est l'âme et la tradition de notre pays qui est visée".
Le ministre de la Santé […] a déclaré : "Au nom du gouvernement, je voudrais dire combien la haine, l'antisémitisme, le racisme et la xénophobie sont certainement les pires dérives mortelles pour notre démocratie". […]
[Le] député socialiste du Val d'Oise et [le] maire socialiste de Sarcelles ont exprimé dimanche soir dans un communiqué commun "leur plus vive émotion et leur indignation" […]. Ils ont dénoncé "la lâcheté des agresseurs qui s'en sont pris à une mère de famille sans défense" […].
[La] secrétaire d'État aux Droits des victimes […] a lancé un appel à témoins pour retrouver les agresseurs, "j'en appelle aux témoins pour qu'ils se manifestent et que l'on puisse très vite retrouver et sanctionner les auteurs de ces actes indignes" » [1].

 

Dans les 48 heures qui suivent, la quasi-totalité des organisations politiques, syndicales, cultuelles… condamnent à leur tour l’agression :

« le maire de Paris, Bertrand Delanoë, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), la LICRA (Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme), […] le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), la section française du congrès juif mondial, SOS-Racisme, le conseil français du culte musulman (CFCM), la FSU (Fédération Syndicale Unitaire), cinq obédiences maçonniques (à travers un communiqué commun du Grand orient de France, de la Grande Loge féminine de France, de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra, de la Grande Loge mixte universelle et de la Grande Loge mixte de France), ainsi que, parallèlement, de nombreuses personnalités politiques du Front national, de l’UMP, de l’UDF, du PS, des Verts, et de La Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

[Le lendemain,] de nouvelles réactions, essentiellement syndicales, s’ajoutent à ce concert d’indignations. Apparaissent ainsi sur le "fil AFP", les condamnations […] de l’Union régionale CFDT Ile-de-France, du consistoire israélite de Paris, de la Fédération Sud rail, de la CFDT, de l’Union syndicale G10 Solidaires, du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), de la CGT et de Lutte Ouvrière (LO). C’est, à 18h24, le mouvement "Ni putes, ni soumises", qui clôt ce défilé » [2].

Les lecteurs et lectrices attentif-ve-s auront relevé deux étrangetés dans les lignes qui précèdent :
« UDF » et « LCR », deux organisations politiques aujourd’hui disparues. Et auront compris qu’il ne s’agit pas d’un recensement des réactions aux deux agressions islamophobes commises à Argenteuil au cours des dernières semaines contre des jeunes femmes voilées dont l’une, Leïla O, âgée de 21 ans et enceinte, a perdu son futur bébé. Les réactions ci-dessus datent en réalité de juillet 2004, lors de « l’affaire du RER D ». Une jeune femme de 23 ans, Marie L, avait alors déclaré avoir été victime d’une agression antisémite perpétrée par six individus armés de couteaux, comme le rapporte cette dépêche AFP publiée quelques heures après la plainte de la « victime » : « les six agresseurs, d’origine maghrébine et armés de couteaux, ont coupé les cheveux de la jeune femme, accompagnée de son bébé de 13 mois, puis ont lacéré son tee-shirt et son pantalon, avant de dessiner au feutre noir trois croix gammées sur son ventre. 

Les six jeunes hommes, qui étaient montés dans le train à la gare de Louvres, avaient commencé par bousculer la jeune mère, puis lui avaient dérobé son sac à dos, qui contenait ses papiers d’identité. 
C’est en voyant qu’elle avait une adresse dans le XVIe arrondissement de Paris - où elle n’habite plus - qu’ils auraient déduit qu’elle était juive […] » [3]. Quelques jours plus tard, il s’est avéré que Marie L. était une affabulatrice, et qu’elle avait tout inventé : le feutre noir et les ciseaux seront même retrouvés au domicile de son compagnon.

À l’exception du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) [4], aucune des principales organisations politiques du pays n’a, à ce jour, publié ne serait-ce qu’un communiqué national pour dénoncer les agressions islamophobes d’Argenteuil [5]. Et aucun dirigeant politique d’envergure nationale, sans même parler de la Présidence ou du Gouvernement, n’a condamné ces violences racistes.

Les plus optimistes estimeront que c’est parce que « l’affaire du RER D » encourage les responsables politiques à la prudence, et qu’ils ne manqueront pas de s’exprimer une fois que les circonstances des agressions auront été précisées. Rien n’est moins sûr. La (légitime) unanimité (du moins à gauche) lors de la mort de Clément Méric tend en effet à démontrer que les organisations de gauche sont capables de s’exprimer lorsqu’elles sont indignées par des violences à caractère politique, et ce sans attendre que les enquêtes soient terminées. Les agressions d’Argenteuil s’inscrivent en outre dans une longue série de violences islamophobes, qui n’ont pas suscité davantage de réactions indignées de la part des organisations politiques ou des pouvoirs publics. Force est de constater que les individus « d’origine maghrébine » ou « musulmans d’apparence » provoquent l’indignation lorsqu’ils sont des agresseurs supposés, mais pas lorsqu’ils sont des victimes avérées.

La hiérarchisation des réactions politiques en fonction de l'appartenance religieuse et/ou de la couleur de la peau des agressés et des agresseurs n'est rien moins que raciste. Et tous ceux qui refusent de condamner les agressions islamophobes en prétendant, contre toute évidence, que « l’islamophobie n’existe pas », devront un jour rendre des comptes, car un jour il y aura des morts.

Le silence assourdissant de ces derniers jours, dans un contexte d’évidente montée des violences racistes, notamment dirigées contre les musulmans, est en effet particulièrement inquiétant et révoltant. Car le silence tue.


 Post-Scriptum (21 juin) : le jeudi 20 juin, lendemain de la publication de ce billet, le Parti de Gauche a finalement mis en ligne un communiqué sur son site national [6].
__
[2] « RER D - Indignations et effets d’aubaine, par médias interposés », sur le site d’Acrimed.
[3] Lire l’analyse de cette dépêche AFP, et de ses effets, sur le site d’Acrimed.
[4] « Halte aux agressions racistes islamophobes », 14 juin, sur le site du NPA
[5] Ou alors de manière confidentielle. 
[6] « Agressions inacceptables sur des femmes musulmanes », 20 juin, sur le site du Parti de Gauche

Source:
http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/p/lorsquelle-entre-dans-un-commissariat.html

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 08:46


http://ecx.images-amazon.com/images/I/21u94m2KHEL.jpg

 

Un excellent documentaire !  

 

"LQR - La propagande du quotidien"

 

 

 

http://danielquerry.files.wordpress.com/2012/09/2012-09-16_21h14_20.jpg?w=627Citation de Franck Lepage :

 
"Le système capitaliste parvient à se faire aimer par nous alors même que nous croyons l'attaquer. Il utilise pour ça des trucs de langage, qui mobilise notre générosité à son service.

 Mesdames messieurs on nous a volé des mots. On nous a volé des mots et on nous a filé à la place de la camelote, de la verroterie, de la pacotille.

Il va falloir se battre sur les mots."

 

 

http://1.bp.blogspot.com/_KqaubkLDNT0/S--appwxcYI/AAAAAAAAGHk/FJKMn_sp6j8/s1600/il-faut-se-mefier-des-mots.jpg


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